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T'inquiète pas, fiston.
Demain, on sera à Paris et on sera riches.
Garde Bao.
Vous ne pourrez pas fuir.
On ne vole pas la mafia chinoise.
T'as les billets ?
Tiens, voilà 30 000.
"Ciccolini Bernard" ? Mais mon fils est à moitié chinois !
Ce sont les passeports de Corses,
volés au consulat.
Vous avez de la chance. Ça aurait pu être...
Napoléon !
Tu es vraiment condamné.
Allez, va...
Planque Bao !
En chinois Je te confie Bao.
Rendez-vous au bateau.
Instructions en chinois
Pourquoi garder 2 tables vides ?
Pas de réservation après 22 h 30. Vends ces tables !
Pas de table vide au Carco's !
- Bonsoir. - Le plein, je dors à la campagne.
Les 2 clients sont là.
C'est le préfet de la Meuse. Il fait un souk !
Colle-le au bar avec un Piper. Offert par la maison !
De la pêche, ce soir !
OK, M. Carco !
- Ça va, les filles ? - BONSOIR.
La pêche, ce soir, hein ? T'en fais pas,
tu es ravissante. Je compte sur toi.
Merveilleuse, du tonnerre.
Et soignez bien vos regards !
Ma grande, tu connais la règle ?
On fricote pas avec le client.
C'est pas un client, c'est un cousin du Gers.
Prends pas papi pour un débile.
Arrête ou t'es lourdée. Et ça, c'est mauvais pour le teint.
Régina refuse d'entrer en scène.
Qu'y a-t-il, mon bébé ?
Je ne monte pas sur scène avec Tchouk Tchouk. C'est elle ou moi !
Pourquoi ?
Elle fait du gringue à tout le monde.
Elle me déteste !
Elle veut ma place !
- Régina Podium, 2 min. - Sans moi, Lucky !
- La salle est bondée ! - Non.
Le préfet de la Meuse est venu pour entendre chanter Régina Podium.
Il arrive de Verdun !
J'y vais parce que je suis pro.
Si jamais tu as une histoire avec Tchouk Tchouk,
je t'arrache un œil !
Je te regarde, mon "love".
Ah, ces artistes...
Mais papi garde la tête froide.
Tu rates un super match. Italia mène 4 à 0 !
Minute, je fais mes comptes.
Elle s'exclame en italien.
Si une fois par semaine, on pouvait dîner ensemble...
Boude pas !
La semaine prochaine,
tout sera en place.
Je t'emmène à Saint-Barth.
- Allô ? - Antoine Mérignac ?
Qui est-ce ?
C'est Yvon.
Yvon Radmilo, "La Pince" !
- Tu te souviens de moi ? - "La Pince" ?
Je suis à Hong Kong. Ta frangine m'a donné ton numéro.
J'ai très peu de temps. Je suis très malade.
Comment ça ?
Une saloperie de cancer.
Je suis à l'hosto, paralysé.
- Merde... - Tu peux le dire.
Il paraît que t'as réussi. Moi, c'est tout le contraire.
J'ai merdé.
Sauf pour mon môme. Un petit Chinois gentil comme tout.
Il va se retrouver orphelin,
entouré d'une bande d'ordures. Viens le chercher.
On s'est pas vus depuis 15 ans et tu débarques sans prévenir.
Y a plus de Mérignac.
Maintenant, c'est Carco.
- Tu me dois une vie ! - Je sais, ma poule.
J'ai changé, j'ai pignon sur rue.
Tu comprends ?
Je me suis rangé.
J'ai pas envie de replonger.
J'ai pas plongé pour ton trafic de camions ?
J'ai lancé une grenade en plein tribunal. Tu te souviens ?
Oui !
Comprends-moi,
j'ai refait ma vie !
Le petit est sur une jonque.
Écoute, ma poule, tu me forces la main.
Il s'appelle Bao.
Ah oui,
je t'ai donné un surnom qu'il est le seul à connaître.
C'est quoi ?
C'est fin. C'est très fin !
C'est un môme.
Il a une lettre pour toi. J'ai mis de côté
15 millions de dollars, dont 20 % pour toi.
15 millions ?
- C'est du pognon. - Tu bluffes ?
Comment tu l'as eu ?
Retrouve la mère du petit. Une Chinoise, Lily Wang.
Elle vit à Bruxelles
avec un peintre.
Non, ma poule...
Je veux pas me mêler de ça.
- Je dois réfléchir. - Jure-moi de venir.
Jure-le-moi, Antoine.
- Je te le jure, mais... - J'ai plus que toi !
T'as plus que moi... Tu te fais du cinéma !
Les médecins peuvent se tromper.
Tu vas pouvoir garder ton môme, ma poule.
Garde l'espoir, ma poule !
C'est qui, "ma poule" ?
Tu vas pas me croire.
Un vieux copain que j'ai pas vu depuis 20 ans.
Je ne te crois pas.
Champagne ?
Juste une coupette.
Merci.
Ah oui, juste un petit verre.
- Mère Angelina ? - Père Tarain !
- Vous m'avez appelé ? - Oui.
Je profite de ce moment de répit
pour vous exprimer la gratitude des jeunes.
Ils garderont dans leur cœur
- une image de vous... - Blablabla !
Chacun a fait de son mieux et le Bon Dieu a guidé nos actes.
J'ai un service à vous demander.
Vous rentrez à Paris demain ? Je prends bientôt ma retraite.
Ça fait 40 années d'archives à rapporter.
- Mon Dieu ! - Si vous en rapportiez
le quart...
Sans problème. Nous nous répartirons allègrement la charge.
Tenez, tout est là.
Il faut ramener un quart de cela ?
Non !
C'est tout ça. Le reste est à côté.
Là.
En plus,
je vous charge de ces 2 malles pour l'archevêché.
C'est notre comptabilité des 20 dernières années.
Avec méthode, on devrait se débrouiller.
Merveilleux !
Digestif ?
- Un Martell ? - Juste une larme.
- Vous parlez chinois ? - Stop !
Enfin... le chinois courant.
- Sandrine, monsieur parle chinois. - Ah bon ?
Vous savez dire bonjour ?
Oui, quand même !
Il parle chinois.
Ah non.
Attention à l'accent, car un mot a des tonnes de significations.
Jérôme et Rachid, venez au camp, on a besoin de costauds.
C'est obligé ?
Vous, les petits, amusez-vous.
Baignez-vous.
Attention aux requins !
C'est toujours nous. C'est injuste !
Si tu trouves injuste d'aider ceux qui ont faim, ne viens pas.
Je me débrouillerai seul,
avec mère Angelina.
Ainsi, pas d'injustice.
- D'accord, on arrive, "padre". - "Padre" ?
Excusez-moi !
Vous vous êtes fait mal ?
C'est épouvantable !
Je suis mortifié, ma mère. Attendez.
C'est la cata !
Ça colle, c'est de la merde !
Sois poli !
Quel empoté ! Fais un effort, mon vieux.
- Bravo, Rachid ! - J'ai pas fait exprès.
Et voilà !
Ma chaussette !
Regardez !
L'oiseau d'acier va se poser au ras des buildings.
- Ouais, super. - Super !
Super ! Super !
Mr. Carco ? Il parle chinois.
Quoi ?
En chinois Comment allezvous ?
En anglais Qu'avezvous dit ? Perdu bagages ?
Non, je dis...
Il parle chinois.
Moi pas parler français !
Il parle chinois.
Il est bouché !
Ça m'est jamais arrivé.
J'ai appris le chinois il y a 20 ans...
Ça m'étonne que vous ne compreniez pas.
Moi pas parler français. Suivez-moi.
Il parle chinois.
Johnny !
En anglais Mon ami Yvon Radmilo,
dans quel hôpital ?
À la morgue.
Déjà ? Merde. C'est vite fait.
- Mort très subite. - Oui, oui.
Assassiné. Horrible !
"Horrible", oui.
Quoi, "assassiné" ?
Écrasé par un camion contre un mur. La Pince est devenue une crêpe.
Assassiné ?
Les Triades ! Mafia chinoise !
Triades ! Vous voulez dire LES Triades ?
Oui. Allons voir le môme.
Non, fini le môme !
C'est trop charrier.
"Too much" charrier.
"Don't take me" pour un con !
Pas de môme. Retourne à l'aéroport.
D'abord le môme. Après l'aéroport.
Je surveille les bagages.
Par ici !
Le gosse est ici.
L'enfant.
Il est petit.
Ramenez-le à sa mère.
Sa mère ? Je sais pas où elle est.
J'étais un copain de ton papa. Je m'occupe de toi.
Ton nom ?
- Antoine Carco. - C'est pas ça !
Le surnom ! Je suis con.
Capitaine Haddock !
Banque de Shanghai...
On va voir maman ?
- Je... - Fuyez !
Le gang de M. Mo !
Ils vont vous tuer !
Vite !
Allez, saute !
- Grimpe. Vite ! - Vite !
I'm so excited, Ruppert !
Par là !
Qu'est-ce qui vous prend ?
Mon Ruppert !
Assis !
No danger for you. Take that money.
Allez !
Emergency !
J'ai les Triades aux fesses !
Les Triades ?
Devant !
Baisse-toi !
Vite !
- Viens, vite ! - Là !
Disgusting !
Vite !
Il parle chinois.
PENSIONNAT
Y a des pensionnaires, ici ?
Oui.
Écoute-moi.
Je veux ma maman.
Oui. Mais pour l'instant, on est poursuivis par des gangsters.
On peut pas partir ensemble.
Je veux ma maman.
Oui. Mais oui.
Je vais prendre tes économies à la banque.
Je vais vite à Genève et je reviens te chercher ici.
Toi, tu restes en sécurité, avec les gentilles religieuses.
Je veux ma maman.
Oui.
Me regarde pas comme ça,
j'ai pas le choix !
Je peux voir le directeur de l'école ?
Jérôme !
On ne met pas ces grenouilles séchées dans les valises !
C'est répugnant !
Ça fait porte-monnaie.
Ça suffit !
Ça commence à bien faire ! On ne partira plus en voyage !
Allez, "padre".
Ne m'appelle pas...
Excuse-me.
Mère Angelina veut parler vous.
Yes.
Faites vos bagages, mais en silence !
I am coming.
- C'est votre fils ? - Oui.
- Sa mère est chinoise ? - Oui.
C'est pénible, ce que vous m'avez raconté.
Pénible.
Vous m'avez demandé ?
Je vous présente un compatriote. Monsieur... ?
Ciccolini. De Corse.
Tarain, "a-i-n", comme pain.
Oui.
Monsieur est ingénieur. Il doit réaliser le métro de Pékin.
C'était pas les Allemands ?
C'était.
On peut récupérer le marché. Le ministre m'y envoie pour ça.
Je ne peux pas emmener mon fils.
Il me demande de garder son fils.
C'est impossible à cause de nos travaux d'été.
Pas avant septembre.
Malheureusement, ma femme est bloquée à Paris à cause d'un deuil.
Le bout de chou
a perdu son pépé.
Il n'a pas osé le mettre au courant.
Un camion a fauché le pépé.
Mon Dieu !
Profitez de votre voyage pour le ramener à sa maman.
Oui, mais non. C'est impossible.
C'est presque un bébé et on croule sous les paquets.
On doit s'entraider. C'est un catholique pratiquant !
Tout à fait !
Mon frère a été séminariste.
Tant mieux.
J'ai déjà 7 gosses turbulents et 200 kg de fret pour vos archives.
Le voyage sera un véritable chemin de croix.
Si le père ne veut pas rendre service, je ne l'oblige pas.
Attendez ! J'ai pas refusé de rendre service !
Je m'occupe de délinquants depuis 7 ans et de caractériels !
Je rends assez service !
Bon, effectivement,
un mioche de plus ou de moins, ça ne change rien.
Sensationnel.
Ça réconforte de voir que l'Église ne nous laisse pas tomber.
Tenez son passeport, son billet et quelques dollars.
C'est inutile. Le plateau repas est compris dans le billet.
Je refuse !
Bon.
20 dollars pour vous.
Qui récupèrera
Bernard à Paris ?
Appelez-le Bao. Bernard l'horripile. Il est très chinois.
Comme sa maman.
- Elle est prévenue ? - J'appellerai de l'hôtel.
Appelez d'ici.
Nous prendrons rendez-vous.
Faites le zéro.
Oui.
- Carco's, j'écoute. - C'est Antoine.
- Toujours à Hong Kong ? - Oui.
Quelle différence entre une autruche et une armoire à glace ?
Une autruche est un oiseau
qui dort debout et une armoire à glace, c'est un meuble.
Elle est con, non ?
Oui. Très.
Comment réagit Luna ?
C'est triste d'être loin, avec la mort de son pauvre papa.
Son père est mort ? C'est dingue !
Je dois m'occuper du métro de Pékin.
Le métro de Pékin ? T'es bourré ?
Il ne peut même pas enterrer son pépé...
- Tu me passes Luna ? - Luna ?
Elle est en larmes.
Non, elle est en scène.
Elle répète avec le lion de mer.
Aïe !
Elle a glissé sur la banquise !
Je te passe Régina ?
Ne dérange surtout pas mamie Regina !
J'ai trouvé une solution pour le petit.
Dis à Luna que le père Pain ramène son fils de Hong Kong demain.
Tarain. Pas le père Pain. J'ai dit ça pour l'orthographe.
Un curé va ramener Bao à Paris.
Je comprends que dalle. Je vais te chercher Luna.
- Laissez-moi. - Non, non !
- Il vaut mieux que ce soit moi. - Elle va être choquée !
J'ai l'habitude, vous verrez. Allô ?
Allô, c'est Luna.
Je compatis.
Même dans la peine, on peut toujours trouver l'espérance.
Faut pas charrier.
Quelle pudeur...
- Qui est-ce ? - Le père Tarain, "a-i-n".
Pour le rendez-vous...
Nous arrivons à 5 h 30.
- Du matin ? - Vol 560
de Hong Kong.
Parce que j'ai 200 kg de bagages accompagnés
et je ne peux pas m'occuper de Bernard.
Bernard ?
Pardon. Je sais, Bernard l'horripile.
- Je le sais depuis peu. - Passez-la-moi.
C'est un cintré ?
- C'est Bao. - Passez-la-moi. C'est Antoine.
Elle est choquée.
Ressaisis-toi.
Mon amour, c'est moi.
M. Carco, vous me faites une blague ?
Bao est entre de bonnes mains. Je te demande d'être à Roissy demain.
- Je compte sur toi. - Roissy ?
La vie continue.
Je t'embrasse fort.
Je suis flattée.
J'en profite pour vous demander
d'engager mon frère comme videur.
Mon chat, je peux pas te répondre.
Ça va faire de la peine à Dédé.
Qu'elle rappelle, la communication coûte cher !
Ah oui ?
Mince ! Comment je la reconnaîtrai ?
Vous verrez, c'est une Chinoise,
très jolie, bien faite.
- C'est un beau châssis. - "Un beau châssis" ?
Un beau châssis.
Régina,
- tu as parlé à Carco ? - Non.
Il a appelé Luna de Hong Kong.
- Il t'a pas parlé ? - Il s'intéresse à Luna ?
Il s'occupe de son môme.
J'ai pas bien compris. Demande à Lucky.
Bonsoir, chérie.
Bonsoir.
Embrasse ton papa. Tu le verras pas pendant un mois.
C'est pas papa, c'est le capitaine Haddock !
J'oubliais !
Le capitaine Haddock...
Son pépé lui a offert Tintin.
Ça l'amuse.
Il m'appelle aussi Tournesol.
Viens, le capitaine va te parler.
Mon Bao, y a du changement. Tu rentres à Paris
avec le gentil père Pain.
Une dame que tu ne connais pas t'attendra.
L'amie de maman,
une Chinoise, Luna.
C'est fastoche à retenir, Luna.
Menteur !
Je suis pas un menteur !
Je me bats contre les gangsters, je peux pas partir.
Je te rejoins demain, et avec Luna,
on ira retrouver ta maman. D'accord ?
Allez, je me sauve. Merci pour tout !
- Vous êtes hyper chouettes ! - Merci.
Taxi !
Shanghai Bank, quick !
Merci.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Il parle chinois.
Excuse me ?
Sorry, one minute.
Your manager ?
- Hello. - Hello. Do you speak French ?
Vous parlez français ?
J'ai étudié à Paris.
Ma femme et moi avons hérité de ça. C'est quoi ?
Un bon de caisse de 300 000 dollars.
C'est comme du cash. C'est payable n'importe où.
Si vous voulez, nous avons d'excellents placements.
Je garde les bons,
pour respecter la volonté du défunt.
Méfiez-vous
des pickpockets.
Putain...
- Putain... - Monsieur !
- Avec nos compliments. - Merci.
Get me Mr Mo.
Passe-moi Luna.
Allô ? Pardon pour tout à l'heure.
Plus d'aéroport demain ?
Vas-y en deuil,
en tenue correcte.
Je ramène le môme d'un copain par l'intermédiaire d'un curé.
Demande à Régina.
Elle croirait que le môme est de moi !
Ça ne regarde personne.
C'est le fils d'un ami qui est mort !
Je suis pas idiote.
Récupère ce môme et garde-le deux jours chez toi,
jusqu'à ce que je le mette en pension.
Un détail : pour le père Pain, tu es ma femme
et tu as perdu ton papa.
Pour le gamin, tu es la meilleure amie de sa mère.
Je te revaudrai ça, ma poule. Au revoir.
C'était Carco ? Il voulait quoi ?
Ne le répète à personne. Je vais chercher son fils à Roissy.
Il a un fils ?
On parle chinois.
Christian Dior !
Il parle chinois.
Ne m'aidez pas.
Doucement, avec les bagages.
C'est trop lourd et les chariots sont niqués !
- Putain, faut des porteurs ! - Ton langage !
Rachid, qu'est-ce que tu fais ?
- Aïe ! - Merde !
Bravo, c'est joli !
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Allez, hop ! Filez là-bas. Allez, filez !
- Ça m'énerve ! - Vraiment...
Mais c'est un fou !
Et la vitesse ? "20 miles limited !"
Le père Pif ratatiné !
Irresponsible !
Completely irresponsible !
Oh, putain !
Come on, go ahead !
Mais c'est des dingos !
La cata !
On se rejoint à l'aéroport.
Jérôme, sois aimable, repère le comptoir d'enregistrement.
Ça marche.
Mon père, vous êtes là !
J'avais 2 heures à perdre,
je suis venu embrasser mon Bao.
Tu m'étouffes,
capitaine Haddock !
Accroché à la vitre d'un bus ?
Pas du tout, père Pain. Écoutez...
C'est Tarain. "A-i-n", comme pain. C'est un exemple.
Je suis resté accroché au bus parce qu'en sortant du taxi,
un chauffard en Toyota a failli me renverser.
NOUS AUSSI !
Ils ont failli niquer le père Tarain !
C'est passé rasibus !
RASIBUS !
Gardez votre énergie
pour porter les bagages.
Je vous donne un coup de main !
Doucement. Doucement.
Ils parlent chinois.
Mais...
Attention aux bagages. Doucement.
Oui, doucement.
Tout ça est à vous ?
Nous sommes 8, ça devrait aller.
Je vais voir.
Attention !
Ce sont de précieuses archives,
je ne veux pas les jeter à la poubelle.
Enfin ! Qu'est-ce que c'est que ça ?
Mon père !
On peut voir les boutiques ?
Pas maintenant.
Occupez-vous des bagages et moi, des enfants.
Qu'est-ce que tu fais là ? Regarde-moi ça !
Attendez !
Haddock ! Je voudrais ces deux-là, capitaine.
Ramène la monnaie.
OK, c'est parti.
7 enfants,
ça doit compenser l'excédent de bagages.
Ça n'a aucun rapport, désolé.
- Père Train ? - Pardon ?
Tarain, "a-i-n", mais y a pas de père Train.
Père Train ?
- Haddock ! - Quoi ?
Et nous ?
Tiens...
C'est cool.
C'est cool, oui.
Tout de même, la compagnie pourrait faire un effort financier
pour une femme qui a dévoué sa vie à l'humanitaire.
Je sais, monsieur.
Je pensais avoir
assez de billets.
Il est là-bas !
Stop !
Arrêtez !
Je vais aux toilettes.
M. Sue, de la Banque de Shanghai,
dit que vous avez volé son portefeuille.
Où avez-vous dégoté ces horreurs ?
CAPITAINE HADDOCK !
- Il est parti ? - OUAIS.
Bon... Il aurait pu me dire au revoir.
Voler un portefeuille ?
Il l'a,
on le suit depuis la banque. Mes papiers sont à l'intérieur.
OK. Nous allons faire une fouille approfondie.
Votre pantalon,
chaussettes, caleçon, tout le bataclan !
- Pardon ? - Vite, à poil !
On garde celle-là,
elle ne part pas.
Ces trois-là, oui.
Ça coûte plus que 1 320 francs ?
Vite, s'il vous plaît.
Une minute,
je transvase mon agenda dans ma valise.
Voilà, là,
c'est terminé.
Merci.
On la garde avec nous.
Et vos masques, je vous les rends à Paris.
- Désolé. Regrettable méprise. - C'est lamentable !
Je risque d'avoir raté mon avion !
Il reste encore une place en 1re pour Paris ?
L'enregistrement est clos. Les passagers embarquent.
Ma femme va accoucher à Paris.
Attendez.
Si je vous demande une 2e place pour un ami, vous me faites un prix ?
Nous sommes gâtés : poulet, haricots, riz cantonais,
pâtés impériaux et gâteau opéra.
Un dîner exceptionnel.
Oh là là !
- Qu'y a-t-il ? - J'en ai marre de Johnny !
- Attention à la calotte. - C'est pas moi !
On va nettoyer ça avec du Sopalin aux cabinets.
Quel animal, ce Johnny !
N'ouvre pas le robinet comme ça, tu en mets partout !
Monsieur,
prévoyez un repas pour mon ami prêtre qui va me rejoindre.
- Pas de problème. - Je veux lui faire plaisir.
Je comprends !
Pardon, monsieur.
La nuit va être longue.
Un Coréen dit recevoir du riz dans la nuque. Il a sonné 3 fois.
Vous êtes dans l'avion ?
Le consul m'a appelé
pour m'annoncer le retour des Allemands pour le métro.
Alors, j'ai dit :
"Pierre, je rentre pour m'occuper du petit
"et de sa maman."
On va voir maman !
- Qu'est-ce que tu fais là ? - T'es content de me voir ?
On déguste le repas et on vous rejoint.
Je suis en 1re. La place est vide à côté.
Je vous ai commandé à dîner. Beau menu !
J'en suis sûr, mais je ne peux pas laisser les enfants.
- Emmenez votre fils. - S'il vous plaît, venez !
Je ne veux pas le favoriser par rapport à ses copains.
Vous êtes le papa de Bao, personne ne mouftera.
C'est un principe. Je le fais pour mon fils.
J'ai payé un billet de 1re, je vais pas le balancer.
C'est une situation
- très embarrassante. - Rendez-moi ce service.
Je dois être franc.
J'ai les chocottes en avion.
Les chocottes ?
Les chocottes.
Pour vous soutenir,
pour rendre service, le problème est différent.
Les enfants !
Je vais manger un bout à l'avant.
En 1re ?
Le pot !
Jérôme,
occupe-toi des petits.
- On te confie Bao. - OK, "padre".
Tout roule.
J'emmène votre serviette.
C'est inutile, je reviens.
Vous pourriez avoir besoin de papiers.
Au moindre problème, appelle l'hôtesse.
OK, "padre" !
- Bonne bouffe ! - BONNE BOUFFE !
Il vous appelle "padre" ?
Je préfère pas,
mais c'est un brave garçon. Un peu rugueux,
mais responsable.
Clope ?
Vous êtes donc
missionnaire en Asie ?
J'aurais aimé, mais non. Je suis curé à Écouen,
ravissante bourgade derrière Sarcelles.
Je réunis tous les 2 ans des fonds pour emmener les enfants en stage.
Ils voient que leurs problèmes, qui leur paraissent des montagnes,
sont peu de choses à côté de ceux des "boat people".
Original.
J'en connais chez moi à qui un stage ne ferait pas de mal.
Après 2 mois à marner,
ils comprendraient
et finiraient par la boucler.
Nous ne "marnons" pas, les enfants sont passionnés.
Je pensais surtout à des problèmes humains.
Bien sûr, 100 % d'accord. On devrait tous faire ça.
Je suis un catholique pur et dur,
j'ai jamais eu le flanc de m'y coller.
Mais je suis sûr que c'est bon.
Et comment.
Je suis un vrai catho pantouflard.
Messe de minuit, Télérama, papamobile,
lecture de L'Osservatore Romano...
- C'est ça... - Resservez M. le curé.
Juste un doigt, merci.
- Il est rond, ce bordeaux. - Tout à fait.
Et ces cailles !
Elles feraient croire en Dieu !
Vous qui êtes très catho, que pensez-vous des positions du pape ?
Les positions ?
Qu'avez-vous pensé de Splendor Veritatis, son encyclique ?
Ah, l'encyclique ! Je trouve que c'est une encyclique formidable.
Vous ne la trouvez pas
à contre-courant des mœurs actuelles ?
Comme certains pratiquants convaincus tels que vous.
Je suis à 98,5 % d'accord avec l'encyclique.
Je suis à fond pour le pape !
Ça va de soi. Quand vous dites "98,5 % à fond",
les 1,5% qui restent portent sur quelles restrictions ? Hein ?
Je vous titille...
Pour un catho convaincu, comme moi,
98,5 % ou 100 %, c'est kif-kif bourricot.
Mais celui qui ne croit pas à ces salades,
l'encyclique, il s'en fout !
Merci, je n'en prends plus.
Merci beaucoup.
- Du café, mon père ? - Merci infiniment, pas de café.
C'était divin. Mon meilleur repas depuis 2 ans.
Mais j'ai abusé.
J'ai trop pris de tiramisu.
Avec la glace Cointreau, je me sens ballonné.
Vous avez fait honneur aux desserts...
Oui.
Je reviens.
Occupé !
- Dépêchons ! - Occupé !
Pousse-toi !
Ça va pas !
- Steward ? - Oui ?
Vous auriez un tournevis ? Ma serrure est coincée.
- Je regarde ? - Je veux juste un tournevis.
D'accord, je vais faire mon possible.
Tenez.
Le canif du commandant !
Très aimable.
Steward !
Cassé.
Le canif
- a eu un problème. - Mince, il y tenait beaucoup.
Je me débrouillerai. Excusez-moi auprès de lui.
Elle est tombée ?
Y a eu un trou d'air, vous n'avez pas senti ?
Non.
La serrure est arrachée !
- Elle est tombée comme ça. - Ah bon ?
Un pickpocket à coup de rasoir. C'est un classique.
Vérifiez si vous avez tout.
- Ça ne ferme plus ! - Steward !
Avez-vous de l'Araldite ?
Non, monsieur, désolé.
Laissez-la-moi,
je la garde,
personne n'y touchera.
Mince...
Quoi ?
Vous faites quoi ?
Je cherche le passeport de Bao,
j'en ai besoin ! J'ai une tête de linotte !
Tout est par terre !
C'est pas moi !
En dormant, vous avez tout fait tomber.
- Fallait le dire. - Je n'ai pas osé.
- Vous avez des bonnes œuvres ? - Pardon ?
Je voudrais vous remercier en vous versant une obole.
Merci de votre générosité.
Nous réunissons des fonds pour refaire notre clocher.
Je participe !
J'ai un devis de 180 000 francs et nous n'avons que 11 300 francs.
Déjeunons la semaine prochaine.
Vous me le montrerez,
on verra.
Bien.
Sortez votre agenda.
Je m'en suis débarrassé. J'ai bonne mémoire.
Vous vous en êtes débarrassé ? Le gros agenda en cuir ?
Avec une grosse tête de Vierge ?
Une "grosse tête de Vierge" ? Je n'en ai jamais eu un comme ça.
- Je l'ai vu ! - Pas du tout.
Je ne suis pas fou !
Ah ! Sainte Catherine de Sienne ! Vous la confondez avec la Vierge.
Vous me décevez.
Une "grosse tête"...
Je nage sur Catherine de Sienne !
Il est où, l'agenda, merde ?
- Pardon ? - Où ?
Dans la soute.
Il vous intéresse tant ?
C'est pour noter le rendez-vous.
C'est plus commode. C'est normal de le noter sur un agenda.
- Si on veut. - Dans cette soute ?
- Oui. - De cet avion-ci ?
Oui !
Voilà, au poil. Il suffisait de le dire.
"Au poil", si on veut. Quand on pense à l'excédent payé
- pour ces valises... - On va les retrouver à Roissy.
Je vais faire un petit somme.
Au dodo !
M. Ciccolini ! Le rendez-vous !
Notre rendez-vous !
Lequel ?
- Le mercredi, j'ai catéchisme... - Je suis crevé.
On verra ça demain.
This way.
Vous allez rencontrer M. Mo.
Je suis désolé...
Carco a pris l'avion pour Paris.
Comment me rattraper ?
Récupérez l'argent à Paris
et tuez Carco !
Mon téléphone et mon adresse.
Appelez-moi pour le clocher.
Je vais vous aider à passer la douane
et on prendra rendez-vous avec votre agenda.
Sainte Catherine !
Je peux prendre un rendez-vous de tête !
Mais je vais profiter de votre aide.
Profitez !
Tiens...
Voilà.
- Celle-là est à vous ? - Oui. Celle de l'agenda !
Oh, je la prends !
Pas de chariot ?
Non, c'est léger !
Excusez-moi ! Ne perdons pas de temps !
Suivons Haddock !
Par ici !
Quoi ? Je suis avec le curé et les enfants.
Parfait.
Qu'y aurait-il dans les valises d'un curé ?
On va voir.
- Oui ? - C'est à vous ?
- Oui, mon fils. - Je suis pas votre fils !
Attendez...
Vous voulez bouffer du cureton ou quoi ?
On laisse passer des terroristes,
et on harcèle un curé qui rend service ?
Monsieur fait son travail, c'est normal.
Pas du tout !
Monsieur fait chier !
C'est un anticlérical épidermique ! On va pas se laisser faire !
Changez de ton ou ça va mal finir !
- Je prends le ton que je veux ! - Allons...
Passez, M. le curé. Montrez-moi vos bagages à vous.
Je n'en ai pas ! C'est un crime ?
Du calme.
Pas de bagages ?
- Non, pas de bagages ! - C'est vrai, c'est curieux.
Très curieux. Nous allons procéder à une fouille approfondie.
Je reviens.
- Je vous attends avec le petit. - Je reviens.
Jérôme !
Ça a été ?
C'était très positif, n'est-ce pas ?
OUAIS !
On a turbiné !
On a bien boulonné, je crois.
- Il l'a eu avec qui, ce môme ? - Ben...
Il m'a rien dit.
Je suis oncle !
Tu sais que tu dégages, en deuil, toi ?
En deuil de qui ?
Merci.
Il s'est donné du mal.
So long, "padre" !
Mon père...
Le châssis !
Je suis la maman.
Mme Ciccolini, mes condoléances.
Salut, je suis le frangin d'Antoine.
L'ancien séminariste ?
De quoi ? Ah ouais !
Regarde, maman est venue te chercher !
Non !
Viens ici !
Il se doute déjà.
Je veux rester avec toi.
C'est ridicule. Tu reconnais pas ta maman ?
Non !
Comment ça, non ? Pas de caprice.
C'est pas ma maman.
Embrasse maman.
Vous l'embrassez pas ?
Je suis pas sa maman. Ça me dégoûte de mentir !
Antoine m'a obligée.
Voilà la vérité.
Excuse-moi, mon petit. Je m'excuse.
Je m'en suis sorti !
Ils voulaient me fouiller le cul avec une lampe torche !
La maman !
Elle est là !
Ça boume ?
Moyen à cause du pépé.
- Quel pépé ? - Vous savez,
celui qui a été écrasé !
Ah, le pépé !
Le pauvre pépé !
Je ne veux pas que le petit sache,
- ça le traumatiserait ! - Vous me coupez la circulation.
Et cessez de mentir, je sais tout !
Comment ça ?
Ce n'est pas sa mère, vous mentiez.
Je suis divorcé et je n'osais pas le dire.
L'amour,
ça ne se commande pas. Luna est ma nouvelle femme,
et Bao est le fils
d'une Chinoise dont je suis séparé.
J'adore les Chinoises !
La maman du petit m'a quitté
car j'ai craqué pour Luna.
Hein, chérie ? Explique !
Dégueulasse !
Tous des dégueulasses !
Ça fait 10 min que je suis là, j'ai tout compris !
Régina, là, tu tombes vraiment au mauvais moment !
Qui est Madame ?
Sa fiancée !
Je suis sa fiancée.
8 ans sacrifiés à ce macho
qui veut épouser
cette grognasse
qui s'est fait faire un bébé. On a que 2 ans d'écart !
15, ma chérie !
Et tout ça avec la bénédiction du curé !
Bravo l'Église !
Il n'y est pour rien !
Sale chinetoque !
Tu crèves de jalousie !
Mesdames, un peu de sang-froid !
- Ta gueule ! - Régina !
Je ne peux pas te dire la vérité en public, mais quand tu sauras,
tu seras folle de joie.
Difficile d'expliquer en public qu'on a eu un bébé avec une autre !
C'est fini !
- Finito ! - Amour...
C'est dégueulasse, de mentir à un prêtre !
Je vous prenais pour un type génial...
Désillusion !
Mais quoi ?
T'as envoyé le bouchon franchement...
Je t'ai pas sonné ! Va raisonner Régina
et donne-moi les clés de la BM.
Je dois parler au père Pain.
Tarain ! C'est Tarain !
"A-i-n", comme train. Non, nain !
Non, comme du bon pain !
Vous aurez du mal à vous expliquer.
Je vais pas essayer !
Je t'ai fait perdre assez de temps.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous fauchez ?
C'est à moi !
Vous me prenez pour un couillon ? Les CRS !
J'ai transporté des choses à moi.
Ce larfeuille est à toi ? Non !
Autre chose, t'es un chef pour t'occuper des mômes,
et chez moi, le climat familial est agité.
Si tu gardais Bao le temps que je retrouve sa mère,
ça m'aiderait.
Vous ne savez pas où elle est ?
Pas de sermon ! J'ai assez d'emmerdes !
J'ai pas le temps pour penser aux autres !
Tu me rends service ou tu m'envoies bouler ?
Vous n'abandonnerez pas votre enfant !
Je l'abandonne pas, je te le confie !
Je ne peux pas m'en occuper maintenant.
Tiens, pour la bouffe, c'est un acompte.
T'as une bonne occasion de pratiquer la charité.
Tiens ! Tiens !
Je fais ça pour ton bien.
Il est méchant, Haddock.
Vous ne vous en tirerez pas comme ça !
Tu m'arrêteras pas !
C'est votre conscience qui vous arrêtera !
On n'échappe pas à sa conscience !
Ça va vous tarauder, vous ne vivrez plus !
Alléluia !
Elle vous poursuivra jusqu'à la St-Glinglin !
"L'œil était dans la tombe et regardait Caïn" !
J'espère qu'il y en a beaucoup,
car tu as agi de façon inadmissible.
J'entends des voix, je suis fatigué.
Je vais planquer ça,
et je vais piquer un joli petit roupillon.
Rien à voir avec la fatigue.
Tu es devenu un salaud, Toutoune.
Regarde devant toi.
Merde !
Ça va pas ?
Vous êtes marteau ?
C'est à cause du type dans ma voiture !
Y a personne. Il a été éjecté ?
Ma voiture n'a rien, pauvre con !
Attention !
La mienne est foutue ! C'est votre faute !
C'est ma faute ?
On pile pas ! On le mettra dans le constat.
Et les distances ? On reste maître de sa vitesse !
T'es en tort, on le mettra dans le constat !
Toutoune ! Tu fais encore le salaud.
Il est là ! Il est là !
Toutoune !
Il est revenu, c'est lui ! Regardez !
Il me ressemble énormément.
Il lévite.
Regardez, il se soulève.
Faut qu'il souffle dans le ballon.
Vous hallucinez
souvent ?
Première fois.
- Vous dormez bien ? - Décalage horaire.
Oh ! Évitez le surmenage, mon vieux. Rentrez dormir
et demain, vous vous réveillerez en pleine forme.
Merci, docteur, je me sens déjà mieux. Au revoir.
Tu crois qu'un médecin
lavera tes péchés ?
Ah ! Il est là ! Ça recommence !
Toutoune ! Là !
Laisse tomber, ils ne me voient pas !
Je suis ta conscience.
- Ton ange gardien ! - Encore un problème ?
Je suis invisible !
Si je voulais me faire remarquer,
je pourrais pas !
- Ça recommence ? - Je vais aller me pieuter, peinard.
Merci.
Merci.
Tu m'as pas oublié ?
T'es gentil, quand tu veux.
Regarde, la roue !
Toutoune...
Ma casquette !
Tu crois échapper à ta conscience ?
Avec l'éducation de maman et tatie ? Il est temps de faire ta BA.
Au nom du Père, du Fils et du St-Esprit.
- Bénissez-moi, j'ai péché. - Je vous écoute.
Je t'attends
pendant que tu fais ta BA !
J'ai fait une boulette : j'ai effacé la facturation de M. Pieuchot.
L'informatique, c'est compliqué.
Je l'ai fait exprès.
- Ah oui ? - Pour faire accuser Mme Pelletier.
On l'a virée.
Poussez-vous !
On n'est pas au cirque !
Tu m'as envoûté ? Je deviens maboul !
Je me confessais ! Chacun son tour !
Ta gueule !
Viens, toi !
C'est la maison de Dieu, de la décence !
J'aurai de la décence quand tu m'auras exorcisé !
Prends un grigri et ôte-moi ces visions !
Vous me prenez pour un sorcier ?
Priez et je m'occupe de vous. Madame !
Tu m'as menacé à l'aéroport.
"L'œil était dans la tombe", je l'ai !
Il est toujours avec moi !
Je peux pas te le montrer,
il se dit invisible, mais l'empaffé est là !
Je sais pas s'il vient de Dieu,
mais tu vas me donner l'absolution et l'empaffé va se tirer !
Rentre et écoute-moi !
La miséricorde s'implore à genoux.
Si la culpabilité vous taraude, je ne peux rien pour vous.
Ça me fait même plaisir
de vous voir souffrir. Je refuse de vous confesser !
Je ne peux plus écouter
vos lamentables mesquineries de bureau.
Revenez demain à 15 h. Du balai !
Attends, l'abbé !
Putain, qu'est-ce que tu leur as mis !
Qu'est-ce que c'est ?
La vieille va pas te faire chier pendant 10 ans.
T'es pas surpris ?
Tu as refusé de les confesser
au mépris de la plus élémentaire charité. C'est génial !
Qui êtes-vous ?
Ça va mieux...
Oh, mon Dieu, merci. Mais qu'est-ce qui m'a...
Mais qu'est-ce que c'était ?
Je suis là, mon poulet !
Ouvre ou je défonce la porte !
Bien fait !
Il est encore là ?
Si tu veux plus me voir, cesse de ne penser qu'au pognon
et je disparais sur-le-champ.
Souviens-toi
du chic type que tu étais à Brive.
Vade retro !
Ça me chatouille !
Satanas !
Mon père ! Je vous apporte des œufs frais !
Monstre !
Mme Albert ! C'est une méprise.
Tu n'as pas tenu ta parole donnée à un mourant.
J'ai ramené le môme sain et sauf !
Tu as pris l'argent du chérubin et tu l'as abandonné.
Le temps que le curé lui trouve une famille.
T'as vu mon job ? C'est un bel exemple ?
Tu as l'âge
de fonder un foyer, d'avoir des enfants.
Je te montre le droit chemin.
Si je refuse ? J'en serai désespéré.
Désespéré, désespéré...
Mais en cas de refus,
y a des sanctions ? Je suis ta conscience.
Je suis non-violent. Pas de punition ?
Non.
Je ne te veux pas de mal.
Alors, je m'en fous. J'ai à faire !
Y a ça !
Je vais vous sécher
au séchoir.
Voilà. Tenez, Mme Albert.
Mme Albert !
Griller ! Il a voulu me griller ! À l'assassin !
C'est une méprise, ce n'est pas moi !
C'est qui, alors ? Moi ?
Il a eu les jetons !
Satan, que viens-tu faire dans ma vie ?
Je suis l'ange de la tentation ! Je repartirai
quand l'autre cul partira.
"L'autre cul" ?
L'ange gardien du bigame. Ciccolini a un ange gardien ?
Lui, il fait le bien. On s'équilibre !
Je deviens fou !
Avec moi, tu vas t'éclater.
Regarde la petite, là-bas !
Quel scandale !
Elle est cul nu !
Qu'est-ce qu'on fait ?
Tu l'aides ou on déculotte les filles ?
La confession de M. Ciccolini !
Il est parti. Comment le retrouver ?
Te bile pas. Je sais où il est, moi !
Rameute.
Elles se battent.
J'arrive. Un souci, Toutoune ?
Ta gueule !
M. Carco ! Je peux remplacer Régina. Je connais son numéro par cœur.
Oui, oui.
Régina est dans ton bureau.
- Elle hurle des insanités. - Dis à Maryse d'appeler René
pour qu'il contacte Interpol.
Je cherche Lily Wang à Bruxelles.
C'est qui, si ce n'est pas Luna ?
Qui est la maman qui vient de Hong Kong ?
Un ectoplasme veut me faire changer de vie, je suis fatigué.
Alors, change de vie ! Tu as bousillé la mienne.
Salope, mon Lautrec !
Je vais me tuer !
Mon Lautrec !
- Carco ! - Non !
Adieu !
D'ici, tu ne risques qu'une foulure !
Que tu dis, "stronzo" !
Mains en l'air !
- L'argent ! - Allez vous faire foutre !
Vous avez buté mon pote !
Il l'a mérité.
Il a cambriolé Mr Mo,
déshonoré sa nièce.
Lily Wang est la nièce de M. Mo ?
Prends ça !
Dis à M. Mo qu'il arrête de me faire chier !
Arrête ce massacre !
Lâche-moi ! Je t'empêcherai de le tuer.
Tu ne tueras point.
Mais quel con ! Quel con ! Quel con !
- Carco ! - Oui, mon amour ?
C'est pour la poubelle !
C'est là ? Ce n'est pas possible !
C'est un dancing.
C'est l'adresse que vous m'avez donnée.
Ça vaut le détour !
T'étais moins coincé quand tu jouais au docteur avec Magali !
Je joue pas au docteur !
Ça me regarde pas, mais vous descendez ou pas ?
S'il vous plaît, madame ?
Je ne fais pas les réservations.
La vache, les miches qu'elle a !
Tais-toi !
Je cherche M. Ciccolini.
Elle parle italien. Pas très serviable.
Franchement !
Je ne veux plus t'entendre !
Quel est le gland qui gueule ?
Moi.
- Vous ? - Où est M. Ciccolini ?
C'est l'adresse que tu cherchais. Lily Wang vit avec un peintre,
Bob Van Dick.
Antoine ! Regarde !
Non...
Il cherche un Ciccolini...
Qu'est-ce que vous faites ici, M. le curé ? Venez.
- C'est un bastringue ! - Comment m'avez-vous trouvé ?
C'est mon... une relation qui connaissait l'endroit.
Que faites-vous ici ?
Je suis là pour Luna.
Vous la reconnaissez ? C'est la 3e à gauche.
Oui, votre 2e épouse, la fausse mère du petit.
Elle voulait mon avis pour son numéro de danse.
Il y a du nu ! Votre 2e épouse danse nue ?
C'est pas encore ma 2e épouse.
Je me suis déjà engagé ailleurs.
Avec la mère,
votre 1re épouse.
Non, avec Régina, la bombe qui a fait sa crise à Roissy.
Vous êtes trigame ?
J'ai surtout les emmerdes du trigame !
C'est effrayant ! Lamentable ! Et c'est le petiot qui trinque !
C'est assez gratiné. Vous voulez quoi ?
Votre fils a une otite ! Il est sous antibiotiques.
Je ne sais pas si c'est l'avion ou la scène à l'aéroport,
mais il a 39 et veut sa mère.
Quand on parle de son papa, il dit qu'il est mort.
Je cherche sa mère. Voilà la raison de ma venue.
Son adresse !
Pourquoi vous vous mêlez de ça ?
Arrête de mentir. Ne refuse pas cette main tendue.
Hep, hep, hep ! Tu la fermes !
Toutoune ! Merde !
Vous ne m'impressionnez pas.
Je comprends pourquoi la mère est partie !
Allez, adieu.
La police finira par trouver Mme Ciccolini !
Je vais vous donner son adresse après la répétition.
Amène le père Pain dans le bureau de la direction.
Le bureau de qui ?
De la direction ! Le bureau de la direction !
- Ah ! - La direction.
Je n'aurais pas dû refuser de vous confesser.
Les plus gros pécheurs ont la priorité.
Je peux vous entendre ici.
Un ange gardien vous turlupine.
Après confesse, il partira et après, enfin, on aura la paix.
Tu m'intéresses.
J'aide le patron et j'arrive.
- Je vous attends. - J'arrive !
Ton curé en a marre d'attendre.
Il a pris 5 cafés.
Excellentes photos ! C'est seyant !
Lâche ça, vicieux !
Je préfère les vraies ! Reste ici !
Sale démon !
Salut, les garces ! J'arrive !
Pas ça !
Dieu, empêchez ça !
Merci, mon Dieu.
Tu viens aussi ? Lâche cette pépée !
Quelle honte !
Tu déshonores ton habit !
Génial !
Attends que je t'attrape !
Reviens !
Frangin, vite !
Le curé a pété les plombs !
Il est timbré !
Qu'est-ce qu'il fout ?
Raté ! Ciao !
Navré. La maison vous offre un magnum de Piper !
- Espèce de peloteur ! - J'ai failli l'avoir !
Vous devriez avoir honte !
On enchaîne !
Bougez pas !
Ça va pas ? Elles vous rendent marteau ?
- J'ai reconnu quelqu'un. - Vous avez pété une table !
Il faudra rembourser.
- Faites un chèque au patron. - C'est qui ?
Hein ?
Un brave type. 1 000 balles et il passe l'éponge.
"1 000 balles" ?
- Des Chinois, patron ! - Des Chinois ?
Pourquoi appeler votre mari "patron" ?
Le petit !
Vous me devez une petite explication !
Commissariat ?
Nous sommes agressés par des gangsters armés.
Vite !
Magnez-vous, bordel !
Pétochards !
Vous êtes le patron ?
Ils arrivent par là. Vite !
Venez ! Venez !
Mais oui !
Je vous écrase pas ?
- Ça va. - Vous êtes sûr ?
À la guerre...
C'est marrant, on dirait qu'on est 3.
C'est l'occase !
Touche-la ! T'es cap de toucher un sein ?
Tais-toi !
- J'ai rien dit, mon père. - Je sais, mon petit.
Chut !
Ça peut la détendre !
Dis les cochonneries que tu veux, je ne t'entends pas.
Je n'ai pas envie de vous dire des cochonneries.
C'est une méprise, je ne vous parle pas.
- Mon père ! - Pardon !
J'ai dû glisser sur une chaussure.
Saloperie de chaussures !
Prends ça !
Chaussure ! Chaussure !
C'est fou
d'en avoir autant !
Saloperie de chaussures !
Une autre chaussure !
Tiens !
Ils sont partis ?
Vous faites quoi ?
On se cachait à cause du Chinois.
Ce sont les Chinois...
Mes pompes !
Dans quel état vous les avez mises !
Patron, regardez.
C'est le Far West !
- La mafia ! - Je suis dans le show-biz !
J'ai une tête de truand ?
Je n'ai plus confiance. Je vous prenais pour un bon chrétien,
- et vous êtes un menteur ! - Sauve-toi.
Si je m'étais présenté comme le proprio d'un cabaret,
vous m'auriez écouté ?
Bonsoir, patron !
AU REVOIR.
Selon St Matthieu, les derniers seront les premiers.
Vous êtes chanceux,
car vous êtes le tout dernier !
Y a les flics.
Écoute, Lucky, faut que tu sois à la hauteur,
parce que j'ai à faire avec le curé.
Quoi donc ?
- Tu t'en occupes. - Hep hep !
- Tu m'as pas vu de la soirée. - Quel cadeau...
- On y va. - Pourquoi fuir la police ?
Je ne fuis pas.
L'agression n'a rien à voir avec le Carco's,
mais avec mon fils et sa mère.
- Où est Bao ? - Chez mes parents.
À Écouen ?
Il faut aller le chercher et le ramener
à sa mère
pour le sauver.
- Venez. - Quoi ?
Y a un problème ?
J'ai été très secoué.
Buvez ce Schnaps. Ça remonte.
Vous n'allez pas vomir ?
Je préfère la Tourtel.
Je m'en veux de m'être excité sur vos chaussures.
C'est impardonnable.
Oublions ça.
Quel rapport entre votre fils et la fusillade ?
Sa maman est la nièce d'un caïd des Triades.
Bravo, de mieux en mieux ! C'est le pompon !
Je réponds à vos questions. Un peu de tolérance, merde !
Excusez-moi.
Tu fais culpabiliser ce brave type !
- Je t'emmerde ! - Pardon ?
Rien.
- Faites confiance à bibi. - Bibi ? Qui est "Bibi" ?
Tu es avec Luna ?
Je suis avec mon ami, le père Hervé. Je fonce chez lui.
A 3 h du matin, tu vas chez un prêtre !
Tu me fatigues.
Je vais brûler la maison et m'asphyxier.
- C'est du chantage ? - Je vais prendre des barbituriques !
Stronzo !
Un embêtement ?
Pas question que je cède à ce chantage !
Quand on a choisi votre vie, on assume.
Demi-tour ?
C'était Écouen !
Si elle se bute, je me le pardonnerai pas.
Elle a brûlé la Jag ! Elle l'a fait !
Regarde ça ! Où est l'extincteur ?
Bon sang !
Une fortune !
- Je suis là ! - Elle est vivante !
Éteignez ça !
Vite, viens voir !
Ça ne marche pas, M. Ciccolini !
Mince !
M. Ciccolini !
Des Chinois ont mis le feu à la voiture.
- Raccroche ! - Ils m'ont menacée !
Je t'expliquerai. Viens !
J'enlève les tutus !
Les tenues de scène !
Et voilà !
Mince !
Ça, c'est pas de chance !
Mince...
Non ! M. Ciccolini !
C'est effrayant...
C'est la cata !
M. Ciccolini !
Carco, j'ai droit à une explication !
Prends une petite valise.
Que se passe-t-il ?
- T'es en danger, ici. - Je veux savoir pourquoi !
Ton fils menace ma vie !
C'est le fils de ce vieux copain qui m'a appelé de Hong Kong.
- "Ma poule" ? - Oui, "ma poule" !
"Ma poule" est un copain, pas une femme !
Vous avez fait un bébé ensemble ! Tu me prends pour une conne ?
C'est la vérité.
En 10 ans, tu n'as jamais appelé personne "ma poule".
Surtout pas un mec !
Je l'appelais "ma poule". On était une bande de voyous, en Asie.
On s'appelait "ma poule" ou "mon coco" !
Y a 20 ans, c'était la mode !
C'est clair, non ?
Je veux te croire. Présente-le-moi.
Il est mort !
Comme par hasard ! Pauvre Carco, tu t'enfonces !
Crétin !
Ça sent le brûlé. Quel con !
Qu'est-ce que tu fabriques, ma poule ?
Tout crame.
J'éteignais le feu quand un 2e foyer a pris chez votre voisin.
Ensuite, ça a été les plantes. Appelez des professionnels.
Non ! Prends le tuyau !
J'ai un autre extincteur !
Il nous fait caguer.
Je vais allumer la maison du voisin.
Arrête, sale démon !
Je t'en empêcherai !
Tu l'as appelé "ma poule". Je n'ai pas rêvé. C'est lui !
T'es siphonnée, c'est un curé !
Antoine ! Peux-tu me jurer que ce n'est pas lui ?
Toutoune, attention.
- N'accuse pas un innocent. - Jure-le-moi.
Je ne peux pas.
Toutoune !
Quelle honte ! Tu aides un prêtre à pécher !
Ne l'accable pas. Cette nouvelle l'a beaucoup choqué.
Hervé a eu une liaison
avant d'être ordonné.
La semaine dernière, il a su que le petit Bao était son fils.
J'ai accepté de porter
le chapeau.
Toutoune, c'est infect !
Ne mens pas à Régina !
Tu me lâches ?
Pardon ?
Ne le juge pas sur les apparences. C'est un prêtre extraordinaire.
Il a l'air.
Tu vas l'avoir, ta saucée !
T'es marteau !
T'arroses la piscine !
T'es dingue !
Sale curé !
Je t'aurai ! On verra...
Je t'ai eu !
Ma roseraie !
Les voisins ! Qu'est-ce qu'il a fait ?
Et voilà.
Oui ?
Un problème ?
Réglez ça avec Madame.
Ma maison, OK,
mais pourquoi celle du voisin ?
Dites-moi,
dans le jardin,
j'ai pensé qu'il était urgent de vous confesser.
C'est pas le moment, ma poule.
Tu m'appelles "ma poule" ?
Raspoutine !
Chut ! Pas trop de bruit.
Tu es sûr qu'on dérange pas ?
Non. Ma famille a le cœur sur la main.
C'est quoi, ce chahut ?
C'est le père de Bao et une de ses amies.
Ils viennent le chercher.
Il ne faut pas le réveiller. Il est malade. Il faut qu'il dorme.
Demain.
Vous avez vu l'heure ? Lise est enceinte, elle !
Merci de nous accueillir.
C'est un cas de force majeure.
Il a raison, c'est pas l'heure de faire un tel ramdam !
Si bon-papa se réveille... Bravo !
C'est qui ?
C'est moi !
C'est Hervé, bon-papa.
C'est un SDF ?
Le papa de Bao et une de ses copines.
Ils dormiront séparément.
Mais qui c'est, cette poule ?
Ça lui va bien, de faire le puritain.
Je vous mets en chambres séparées.
Chez toi, tu es libre,
mais ici, évitons de choquer ma famille.
Si elle savait tout, elle serait sonnée.
- Pourquoi ? - Je me comprends.
Vous faites chier !
Pourquoi...
Bonsoir...
Bonsoir.
- La vache ! - Arnaud, au pieu !
Laisse-nous. C'est mon neveu.
Il est ici pour bûcher son DEUG d'économie.
T'aurais pas un frichti ?
On n'a pas dîné, j'ai faim.
Probablement.
D'abord, voyons ta chambre.
Bon-papa y fait la sieste.
Il y dort comme un loir.
- On va bouffer ? - Oui.
Y a de quoi se faire un bon casse-dalle.
Les cornichons sont faits maison, tous les 5 ans.
Pas pour moi.
Je prends ta part.
L'eau ici est d'une qualité...
J'ai vu une bière au frais.
Oui, c'est la Stella de bon-papa.
Il boit un verre par jour et nous interdit d'y toucher.
Ah bon ?
Oui.
J'attaque parce qu'à force d'en parler, on a les crocs.
- Y a pas de pain ? - Ma belle-sœur vous prêtera
un passe-montagne à Bao.
Il sera content de voir votre ex-femme !
- L'ex-femme de qui ? - C'est une plaisanterie.
On est crevés, fermons-la.
Mangeons !
Arrêtez les bobards.
Dites-lui que la maman,
sa 1re femme,
habite Bruxelles.
Stronzo !
Merci, vieux.
C'est un salaud !
Un salaud, M. le curé !
Il m'a humiliée et il vous fait porter le chapeau !
Quoi ?
Elle se venge !
Ah non !
Ah non !
Mais merde, alors ! Zut, zut et flûte !
Vous vous rendez compte des dégâts que vous pouvez causer ?
Elle est italienne,
jalouse comme une tigresse,
agressive et retorse. Je suis incapable d'un tel mensonge.
L'imagination des femmes me sidère.
Hervé,
qui a fait ça ?
C'est moi. La carafe m'a échappé des mains.
Ce n'est pas grave, allez vous coucher.
Ne claquez pas les portes !
Il dort comme un ange.
Il est mignon, ce môme.
- Hein ? - Le p'tit gars.
Bienvenue, M. Mo.
Mais faites attention !
- Carco, debout ! - Les Chinois !
Dépose-moi à la gare.
- Viens à Bruxelles ! - Je rentre à Rome !
C'est ridicule ! Y en a marre de tous ces mensonges !
La mère n'est pas mon ex.
Une seule femme compte dans ma vie : toi.
J'ai dormi sur ce coffre
dur comme la pierre.
Et cette machine à laver !
Écoute !
On ne couchera plus avant d'être mariés.
Quoi ?
Ça vient de sortir ?
T'es malade ou quoi ?
Je t'accompagne. Y a personne ?
- Ils sont à la messe. - À la messe ?
- Sauf le frère. - T'es là ?
Ça va mieux ?
Ça va mieux.
On va voir ta maman.
Fais ton sac !
Je reviens !
On y va !
Je dépose les petits.
Fais manger Bao, il va à Bruxelles.
You !
Au nom du Christ.
Il s'est passé quelque chose d'épouvantable !
- M. Carco ? - Où est Bao ?
Nous vous rendrons Bao et le frère Tarain contre l'argent.
- Je dois aller le chercher ! - Je vous rappellerai.
Si vous appelez la police, ils sont morts.
Allô ?
- J'appelle la police ! - T'as pas compris ? T'es neuneu !
Ils tueront ton frère comme ils ont tué mon copain !
C'est les Triades !
Faut pas céder !
Faut les débusquer à la carabine, ces faces de pamplemousses !
Épargne-nous tes discours racistes !
Venez, bon-papa. Quelle journée de malheur !
Capitulards ! Tous des capitulards !
- Vous avez les 15 millions ? - Et vous ?
Bien sûr que non !
Jean-Luc est fichu ?
Ça me tarabuste. Vous m'avez dit que Mo était l'oncle de votre ex-femme...
C'est votre oncle ?
Nous sommes séparés. Je dois la retrouver à Bruxelles,
pour lui demander l'adresse de ce M. Mo, à Paris.
Crois-moi, tout le monde sera indemne.
- Des méthodes de truand ! - Écoute, ma poule...
Cessez de m'appeler "ma poule", je ne suis pas votre poule !
- Hervé ! - Oui ?
Quoi, bon-papa ?
Si ça castagne, on en aura besoin !
Le Viêt-Minh n'entend que ça.
Ce n'est pas le Viêt-Minh, bon-papa !
Ton frère est un emmerdeur,
ça lui fait les pieds !
La ferme, toi !
Sur un autre ton !
Je vais lui porter mon fusil. Fais-moi descendre !
Ce n'est pas à toi que je parlais. Que fera Ciccolini de cette pétoire ?
Antoine part pour Bruxelles !
So long, "padre" !
Attendez-moi !
Je me casse la gueule !
Quel con !
Quel con !
Mais quel con !
Mais c'est d'un con !
Ton grand-père a essayé de m'abattre !
Un accident.
Ça a effleuré le mollet.
Mais c'est mon mollet ! Accélère ou on arrive dans 2 mois.
Je n'ai pas conduit de voiture plus rapide qu'une Twingo !
Comment ? Quoi ?
Quoi ? C'est pas possible...
Ils rentrent pas avant 7 heures. Il est vaseux, ce mec !
Chnouf et compagnie !
"Chnouf" ? Ah bon ? Ça promet.
Faut qu'on poireaute.
Ça va vous faire drôle, de revoir votre 1re femme.
Évite de lui rappeler
qu'on a été mariés.
D'après ce que j'ai compris,
son compagnon est très jaloux. Pas de gaffe.
Évitons !
Laisse ton sac dans la voiture !
Non, ce genre de voitures
d'un luxe tapageur tentent les voleurs à la tire !
Tu les excuses ?
Trop de luxe,
c'est de la provocation.
Rentre en stop, je vivrai pas comme un pouilleux !
Quelle vulgarité ! Tu humilies ce garçon qui marche en sandales !
Pouet pouet !
Oh, "pouet" !
Bonsoir. Une coupe ?
Oh, un curé !
T'as vu l'engin ? C'est le coin à connaître !
Regarde cette pépée ! Putain, alors !
Tu es qui ?
C'est une méprise.
Une lopette
- déguisée en cureton ! - Allons...
Il ne te visait pas, pigé ?
La ferme, le gros !
Qui est gros ?
Arrêtez la musique !
Je suis le propriétaire.
Partez, nous n'apprécions pas la violence.
Interpol nous a donné votre adresse.
Où est Lily Wang ?
Vous êtes de la police ? M. le curé aussi ?
Il m'accompagne, il pratique l'extrême onction en cas de bavure.
Vous me suivez ?
Ça va, suivez-moi.
Ben... Qu'est-ce que... ?
Je ne vis plus avec Lily Wang.
Elle est en cure depuis 6 mois. Son gamin lui manquait tant...
Chamboulez pas tout !
- Où elle fait sa cure ? - À Jemapes.
Vous voulez le phone ?
On aurait mieux fait d'aller à Jemapes.
Le toubib va appeler dans 10 min.
Jemapes est tout petit.
Pour trouver un resto...
Vous pouvez manger ?
Quand je pense à mon frère et à Bao,
- je n'ai plus d'appétit. - Moi, j'ai la dalle !
C'est copieux, le waterzooï ?
- C'est un plat. - Un.
- Il y a de la salade d'endive ? - De chicon ?
Oui. Une salade simple.
- Uniquement avec le carré d'agneau. - Non.
- Ou jarret de porc. - J'en prends aussi !
Je t'aiderai. Et une bière.
Un baron de gueuse pour la 3 !
De l'eau.
Mettez-moi de côté ce Paris-Brest.
Je le prends.
Pr Van Der Berg ? Je vous appelle
au sujet de Lily Wang.
Je suis un ami, je lui ramène son fils.
Je suis avec le père Pain, qui connaît l'enfant,
et qui est spécialiste des chnoufés.
Pardon ? Des drogués, c'est ce que je dis.
Le Paris-Brest. On va fermer.
Merci, il revient.
Dessert ?
J'ai déjà trop mangé.
Ben vas-y, bouffe-le !
Tu adores le Paris-Brest !
Tu perds ton temps !
Comme chez mamie Huguette !
Prends-en une bouchée, pour comparer !
Tu lui rends service avec son cholestérol.
Regarde, cette crème au beurre !
Lâche ça !
Mange-le !
Tu me le paieras !
J'ai parlé au professeur, on la prend en charge demain.
- J'ai dit que t'étais curé. - Tu as bien fait.
Je prends mon Paris-Brest et on va à l'hôtel.
- Garçon ! - Pas la peine.
Ils ont été obligés de le donner à un habitué.
Pas de chance !
On y va, j'ai payé.
Ils ferment.
Non, c'est des cons. Garçon !
- Mon Paris-Brest ! - Il était désolé.
Il en pleurait.
Allons-y. C'est pas dramatique.
Oui, mais enfin...
Pas de dessert, c'est comme un week-end sans nana !
Pardon.
On n'a qu'une chambre.
Je peux appeler Namur...
Non. Vous ne ronflez pas, j'espère ?
Non !
Merci, ma fille.
Minibar,
salle de bains,
et le lit !
Très moelleux !
À la guerre comme à la guerre ! On n'a plus besoin de vous !
Quelle violence...
Je ne garde
- qu'un polochon. - J'espère que tu ronfles pas.
C'est quoi, ces pantoufles ?
Des babouches offertes par Mahmoud, le père de Rachid.
Si t'es à l'aise...
Très à l'aise.
T'en veux un ?
Non merci, je ne mange jamais de sucre.
Moi, je peux pas dormir sans sucré.
Pardon, Seigneur.
J'ai fait un cauchemar !
Quoi ?
- Les Chinois m'étranglaient. - C'est normal.
Calmez-vous et faites dodo !
Bonsoir, je ne suis pas là...
T'es un macho, ce n'est que justice. Je t'ai causé ?
Autrefois, tu étais romantique.
La fille du pépiniériste, tu lui chantais la sérénade...
C'est ça.
Tu ne te souviens plus ? Tiens !
Putain, con ! C'est pas possible, ça !
Casse-toi !
- Fais chier ! Laisse-moi dormir ! - Je fais pas chier, je dors !
C'était quoi ?
J'ai balancé ton sac sur l'ange gardien qui me fait la morale !
La morale ? Le mien, c'est le contraire.
- T'en as un, toi aussi ? - Oui.
Quelle tête il a ?
Il te ressemble ? Moi, il est assez proche.
Il a une tête de veau.
Le mien ne me ressemble pas.
Cheveux dans le cou, vulgaire, dévergondé, très loin de moi.
- Il te fait pas la morale ? - Il me pousse à pécher.
- Tu lui cèdes ? - Non, tout de même.
Moi non plus, je ne lui cède pas du tout.
Sauf tout à l'heure.
Il m'a obligé à manger ton Paris-Brest.
Quoi ? C'est une enflure !
Un démon
de la tentation !
J'échangerais bien. Mon communiant, je peux plus le saquer !
Comment faire ?
On ne se débarrasse pas de sa conscience, mon fils.
Quand on est en accord,
- elle vous laisse en paix. - C'est gai.
Quand vous confessez les gens,
vous les engueulez ?
Mon fils, nous ne sommes pas là pour juger.
Même si c'est chargé ?
Où voulez-vous en venir ?
Il se casserait ?
J'ai pas dit ça !
Mais on est toujours plus proche de Dieu dans la vérité.
Qu'est-ce que vous faites ?
Maintenant ?
- Oui, maintenant. - Bon.
Que Dieu vous bénisse et nous éclaire pour vous confesser.
Je vous écoute, mon fils.
Je m'appelle Carco. Lily Wang n'est pas ma femme. Bao n'est pas mon fils.
J'aide un copain qui m'a sauvé la vie autrefois.
Il a été assassiné par les Triades.
Quoi ?
- Tu te sens soulagé ? - Plus d'ange !
Moi non plus. Plus de nouvelles, bonnes nouvelles.
Pourquoi tu chantes ça ?
Ça m'est venu cette nuit, je peux pas m'en débarrasser.
Docteur...
Appelez-moi Georges.
Le père Hervé.
- Mon père. - Georges.
Le mari de Lily Wang est décédé ? C'est arrivé comment ?
Un chauffard. C'est fréquent à Hong Kong.
Vous étiez là ?
Enfin...
Il a été écrasé comme une crêpe. Y avait plus grand-chose à voir.
Oui, mais non ! Évite les détails pour Lily Wang.
Même si elle est clean,
elle est restée fragile.
- Évite les gaffes. - C'est vrai, merde !
Ne dites pas encore qu'il est mort, mais qu'il est en voyage.
- Compris ? - Oui.
Allez.
On va aller la voir à l'atelier céramique.
Je vous la confie.
Ça ira bien !
- J'en doute pas ! - Au revoir !
- Elle s'en sortira. - Au revoir !
Mon père.
- Je suis un copain d'Yvon. - Et alors ?
À 20 ans, on était inséparables.
Ça ne me rassure pas.
Il était comme ça. Un type de confiance.
On s'est connus en 1969, en Birmanie,
au cours d'une bagarre dans un bar malfamé.
- La chaleur... - Attendez.
Allons droit au but.
Minute.
Le spécialiste a dit de la ménager.
Il n'était pas au courant de l'ultimatum.
Le spécialiste avait l'air parfaitement compétent !
Laissez-moi faire !
A Rangoon, en août, l'air est très humide
et les moustiques sont gros comme ça.
Abrégez !
Ils appelleront et maman ne saura pas quoi dire !
Demandons-lui l'adresse
de son oncle.
Et il faudra bien lui dire que son mari va mal !
T'es con ou quoi ? Le spécialiste a dit
qu'elle ne supporterait pas des choses comme ça.
J'en ai encaissé pas mal.
Tu vois, elle est d'accord.
Alors ton mari a été salement buté par la mafia.
Bao a été enlevé
avec le frère de Monsieur.
Voilà la vérité toute nue !
Ça te va ?
Tu es d'un balourd !
Tu voulais la vérité !
Y a quand même une demi-mesure !
De l'eau !
Mets-lui les pieds en l'air !
Comme ça, sa jupe va tomber !
Sagouin !
Bao ?
Bao !
Où est Bao ?
Écoute, on a une petite chance de sauver ton fils.
Pour ça, il faut se dépêcher.
Réponds par oui ou non.
Tu as l'adresse de ton oncle ?
J'ai pas d'oncle.
Tu n'as pas bien compris.
Ton oncle a enlevé Bao !
- Et mon frère. - Oui...
Je suis orpheline.
Tu n'es pas la nièce de M. Mo ?
- M. Mo a enlevé Bao ? - OUI.
Il n'a jamais été mon oncle !
J'étais sa manucure, puis sa petite amie.
Cet hypocrite me disait sa nièce !
Sa nièce ?
Tu connais pas l'expression ?
Pas du tout.
C'est classique quand une jeune fille est avec un vieux,
on dit que c'est sa nièce.
Je savais pas.
Moi, je pense à la fille de ma sœur, pas à un vieux con.
Si tu veux me vexer avec ta culture, moi, je t'emmerde !
Ne le prends pas comme ça.
On peut très bien être intelligent sans être cultivé.
Et mon fils ?
- Désolé. - Excuse-moi.
Tu es en quels termes avec M. Mo ?
Il ne pardonne pas ma rupture.
Elle est bien roulée, hein ?
Sagouin !
- T'es malade ! - Je visais l'autre !
Il est là, lui ? Tu n'as pas tout dit.
Les 3 millions,
tu ne les as pas confessés.
C'est à moi ! Donner, c'est donner !
Déposez-moi. Les cintrés, j'en sors.
- Attendez... - L'hôpital se moque de la charité.
Passe-moi Luna.
Tu connaîtrais un Chinois dans le milieu chinois de Paris ?
Bonjour.
Mon frère, Lin Bu.
- Enchanté. - Enchanté. Enchanté.
Enchanté.
Beau châssis !
Vas-tu cesser ?
Ça suffit comme ça, dégénéré !
Les voilà.
Il a dit qu'un M. Mo
fait de l'import et a aussi un restaurant dans le 8e.
- Y a un Bon Dieu. - Je me tue à vous le dire.
C'est pas à toi que je parlais, maman.
Il est dans un salon privé.
Luna et Lily attendent avec le père Hervé.
Dédé et M. Bu...
Moi, c'est Bu. Mon nom est Lin. En chinois, c'est inversé.
Vous parliez pas chinois ?
C'est pas le moment de discuter grammaire !
- Pas trop de violence. - Le minimum.
Vous avez réservé ?
Oui, Dubois.
Séparez-vous et faites diversion au 1er coup de feu.
- Les toilettes ? - C'est privé, ici.
Pousse-toi !
On va chercher le môme !
Allez !
Viens ici !
J'y vais.
Carco veut pas !
Mon frère est là-bas, je dois y aller !
Sportif, ton frère...
Hop là !
Wait !
Je dois y aller, mon fils.
- Le prêtre s'est fait choper. - Le prêtre ?
Venez avec moi !
You...
Glad to see your friend ?
Antoine...
- T'as pas le droit ! - J'ai pas pu résister.
Je suis désolé.
Faux cul !
- Ferme ta boîte à camembert ! - Tiens !
Pauvre con !
Viens ici !
Tu vas me le payer !
- Laissez passer ! - Tiens !
Voilà le travail !
Merci. Sans toi, j'étais mal.
Viens, on va chercher le môme.
Parle en français.
Ouvrez, c'est M. Mo.
Bouge pas !
M. Carco, on les a trouvés !
- Bao ! - Maman !
Pour une fois,
- je suis content de te voir. - Moi aussi !
Partez.
Ils trafiquent. Regardez !
De la drogue !
- Ça vous regarde pas ! - On sera bientôt tranquilles.
Allô, René ? Tu vas avoir une promotion à Interpol.
J'ai ferré un poisson.
Lily, voulez-vous épouser Lin ?
- Mon prénom, c'est Bu. C'est inversé : Bu Lin, Lin Bu.
Excusez-moi. Voulez-vous épouser...
Bu...
Je suis confus.
Bu, pour l'aimer fidèlement tout au long de votre vie ?
Je le veux.
Bu, voulez-vous épouser Lily,
pour l'aimer fidèlement tout au long de votre vie ?
Je vais encore me faire engueuler...
Vous êtes unis par les liens sacrés du mariage.
- Toutoune... - Ça va !
Régina, voulez-vous épouser Antoine ?
Elle est belle !
Oui, je le veux.
Antoine, voulez-vous épouser Régina ?
- Oui. - Vous êtes unis
par le sacrement du mariage.
Pour les œuvres du père.
Il en fera bon usage.
Bravo, Toutoune, je suis fier de toi. A bientôt.
Remonte pas, on se marrait bien !
- Tu regardes quoi ? - Rien. Je t'aime.
Oui, bonhomme ?
Un bisou, capitaine Haddock ?
Viens.
Magnifique !
On coupe.
Ça me fait rire !
Vos ennuis seront terminés...
Il bafouille, maintenant ! Gérard !
Attends !
- Bonjour, mon père. - Bonjour, Georges.
Bonjour, Georges.
Vous êtes ici dans la maison de Dieu alors...
Il réclame sa maman.
J'ai décidé de le ramener à sa mère.
Le corps du Christ.
Quand je dis "ma nièce", je pense à la fille de ma sœur.
- Pas à... - Oh non ! On coupe !
J'ai les chocottes en avion.
Je t'ai senti venir !
À Écouen...
Écouen...
Il faut aller le chercher et le ramener à sa mère...
Où est Bao ?
Merde... Je vais y arriver.
Il te ressemble ? Moi, il est assez proche.
Mais avec une tête de veau.
Y a quelque chose, mais...
avec une tête de veau.
Moi, il est assez proche...
Il te ressemble ? Moi, il est assez proche.
Lily, voulez-vous épouser Bu, ici présent ?
Lily...
Lily, voulez-vous épouser Bu ?
Bu, ici présent...
Lily, voulez-vous épouser Bu,
ici présent ?
Lily...
Bu...
Bu...
Bu...
Bu ?
Ils voulaient
- me fouiller le cul ! - Une torche dans le cul.
Mais quand même !
Mon père !
Moi qui suis d'une famille catholique pure et dure...
Recommence, Gérard.
J'ai jamais eu le flanc...
Ils se marrent !
Je suis sûr que ça apporte beaucoup.
Non ?
Que pensez-vous des positions du pape ?
Les positions ?
Pardon ?
Un pickpocket a dû essayer...
Regardez.
Ça vous fait rire ?
Oh, le masque du petit !
Sous-titrage : ECLAIR
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