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La Wibbly Wobbly Team présente :
DOCTOR WHO CLASSIC
Traduction : Sejalik Correction : ezri200
Sous-titrage : Albinou
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Elles ont dû être faites par un géant.
1x04 "MARCO POLO"
Partie I : "THE ROOF OF THE WORLD"
SUSAN : Qu'est-ce que vous en pensez ?
IAN : Ça pourrait être juste une empreinte, Susan.
Le soleil a pu faire fondre les bords
et les a fait paraître plus grandes qu'elles ne le sont.
Vous allez bien, Docteur ?
DOCTEUR : Oui... ah. Un peu essoufflé.
C'est tout à fait compréhensible.
Après tout, nous sommes à quelques milliers de mètres
au-dessus du niveau de la mer.
SUSAN : Vous ne savez pas où nous sommes, Grand-père ?
DOCTEUR : Et bien, j'ai dirigé le vaisseau vers la Terre
- et on dirait que j'ai réussi ! SUSAN : Et qu'en est-il de ça ?
DOCTEUR : Ça ? Oh, je ne vois rien sans mes lunettes.
Quoi qu'il en soit, je n'aime pas cet endroit !
Vous allez devoir m'excuser, mais j'ai beaucoup de travail à faire...
IAN : Barbara, est-ce que tu penses que ça pourrait être la Terre ?
Et si c'est le cas, où penses-tu que nous soyons ? Les Alpes ?
BARBARA : Ou alors les Andes ?
SUSAN : Himalaya - le toit du monde !
IAN : Le toit du monde ?
Je me demande... Si seulement...
Le Docteur n'est pas très fiable, vous savez.
Nous ne devrions pas trop compter là-dessus.
DOCTEUR : Oh, fichtre, fichtre ! Nous avons toujours des problèmes !
N'est-ce pas extraordinaire ? Ça nous suit partout !
IAN : Quel est le problème ? DOCTEUR : Tous les voyants
du vaisseau sont éteints ! Tous les circuits ont brûlé.
En plus, ça a affecté l'eau, nous n'en avons plus !
IAN : L'eau n'est pas un problème, Docteur.
Nous avons de la neige, beaucoup de neige.
- Mais qu'en est-il du chauffage ? DOCTEUR : Oh, le chauffage aussi.
- Rien ne marche ! BARBARA : Mais c'est très sérieux !
- Nous pourrions mourir de froid ! DOCTEUR : Sérieusement !
Vous dites... il n'est pas utile que vous me le disiez, vraiment !
IAN : Je pense que nous devrions essayer de trouver du carburant.
DOCTEUR : Du carburant ? Où diable pensez-vous trouver du carburant, hum ?
IAN : Je peux essayer, non ? DOCTEUR : Oh, très bien, bonne chance !
BARBARA : Je viens avec toi, Ian. IAN : Merci.
SUSAN : Oui, moi aussi ! IAN : Non, Susan, tu restes ici.
DOCTEUR : Tu restes avec moi, mon enfant. Tu devrais pouvoir m'aider.
IAN : Viens, Barbara, nous n'avons pas beaucoup de temps.
DOCTEUR : Susan, va dans le vaisseau et trouve-moi le 2-L-O.
SUSAN : J'y vais. DOCTEUR : Tu sais ce que c'est.
DOCTEUR : Même si je trouve la panne,
je ne suis pas certain de pouvoir la réparer avant que la nuit ne tombe
et là, nous pourrions mourir de froid !
BARBARA : Ian, attends. Je dois faire une pause !
IAN : Viens, Barbara ! Nous n'avons encore rien trouvé.
- Nous devons trouver quelque chose ! BARBARA : Alors vas-y,
- je... je te rattraperai. IAN : D'accord.
BARBARA : Oh... c'est sans espoir !
Ian !
IAN : Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
BARBARA : Je... je... il y avait... une sorte d'animal !
Juste là, en train de me fixer !
Tu ne me crois pas, n'est-ce pas ?
Regarde ces empreintes de pas !
Ian va examiner les empreintes.
IAN : Je ferais mieux de te ramener au vaisseau.
SUSAN : Pouvez-vous le réparer, Grand-père,
ou devez-vous en faire un nouveau ?
DOCTEUR : J'ai bien peur que ce soit un nouveau, ma chère...
et ça va me prendre des jours !
Oh bien... Je ne sais pas, vraiment... Je suis toujours dans le...
Eh bien, Chesterton ?
IAN : Exactement comme vous l'avez dit, Docteur.
- Rien que la neige et la glace. BARBARA : Avez-vous localisé la panne ?
DOCTEUR : Oui, oui, oui, mais ça prendra beaucoup de temps pour la réparer...
du temps que nous n'avons pas !
Notre seule chance est d'essayer de descendre en plus basse... altitude
et... euh... vous savez avant qu'il ne fasse trop froid... et que nous...
BARBARA : Docteur... il y a d'étranges créatures dans la montagne.
- Je... j'en ai vu une. DOCTEUR : De quoi est-ce qu'elle parle ?
IAN : Et bien... j'ai seulement vu une empreinte.
DOCTEUR : Une empreinte ? Quel genre d'empreinte ?
Pattes, sabots, laquelle ?
IAN : À parler franchement, je pense qu'elle a été faite
par une botte en fourrure. BARBARA : Non, Ian, je...
je suis sûre que ce n'était pas humain !
DOCTEUR : Et... si ça l'était,
cela voudrait dire qu'il y a un abri à proximité !
SUSAN : Regardez !
BARBARA : Et voilà ! IAN : Vite, allons-y !
C'est notre seule chance !
Le Docteur s'arrête pour aller verrouiller le vaisseau.
SUSAN : Venez, Grand-père ! DOCTEUR : Oui, j'arrive.
Oui, oui, oui, oui !
IAN : Par où est-il allé ?
SUSAN : Grand-père ! IAN : Restez là.
IAN : Nous sommes des voyageurs perdus dans les montagnes.
Nous offririez-vous un abri ?
Tegana, le chef du groupe, les examine.
TEGANA : Écoutez-moi, Mongols.
Dans ces montagnes, vivent des esprits malins
qui prennent notre apparence pour nous tromper et nous conduire vers la mort.
Anéantissons ces esprits malins avant qu'ils ne nous anéantissent !
IAN : Nous ne sommes pas des esprits malins !
Nous sommes des personnes comme vous !
TEGANA : Anéantissez-les. MARCO POLO : Arrêtez !
Un Européen apparait derrière le groupe.
Baissez vos épées !
TEGANA : Veux-tu nous voir mourir ? Ce sont des esprits malins !
MARCO POLO : Je vous l'ordonne au nom de Kublai Khan !
Tegana range son épée, les autres font pareil.
MARCO POLO : Le vieil homme a le mal de montagne ?
IAN : Oui.
MARCO POLO : Ma caravane n'est pas loin. Venez.
IAN : Venez, Docteur !
SUSAN : Qui est-il, Barbara ?
BARBARA : Je me posais la même question.
Une jeune fille prépare de la soupe dans une petite tente.
Les compagnons entrent dans la tente.
MARCO POLO : Nous avons des invités, Ping-Cho.
- Ils ont froid et faim. PING-CHO : Oui, Messire Marco.
IAN : Asseyez-vous, Docteur.
DOCTEUR : Merci, très chère.
Ping-Cho distribue la soupe pendant que le Docteur s'assoit.
SUSAN : Il n'est pas comme elle, ni comme les autres.
BARBARA : Non, il est européen, Susan.
- Et il a mentionné Kublai Khan... SUSAN : Kublai Khan ?
BARBARA : Il a été un grand chef Mongol qui a conquis toute l'Asie.
Il avait un européen à son service. Il était vénitien et s'appelait...
MARCO POLO : J'ai bien peur que ce ne soit pas très chaud,
mais le froid ici est si intense, il enlève même de sa chaleur à une flamme.
DOCTEUR : Oh, c'est délicieux, monsieur.
IAN : Le froid ne peut pas affecter la chaleur de la flamme, monsieur.
Le liquide bout à une moindre température parce qu'il y a peu d'air ici.
MARCO POLO : Vous voulez dire... que l'air en est responsable ?
IAN : Eh bien, l'absence de celui-ci...
il en est de même pour la maladie de montagne du Docteur.
BARBARA : Est-ce que vous vous appelez Marco Polo ?
MARCO POLO : Oui, madame. Et puis-je vous demander qui vous êtes ?
DOCTEUR : Oh nous... nous sommes des voyageurs... oui.
C'est ma petite-fille Susan et voici Mlle Wright et ça c'est Charlton.
IAN : Chesterton. Ian Chesterton.
MARCO POLO : Mes compagnons sont Ping-Cho et le chef de guerre Tegana.
- Nous voyageons vers Shang-Tu. BARBARA : Shang-Tu ?
C'est en Chine, n'est-ce pas ?
MARCO POLO : Chine ? Je ne connais pas cet endroit. Shang-Tu est en Cathay !
BARBARA : Oh, quelle idiote je fais ! Bien sûr, Cathay.
MARCO POLO : Vous devez être très fatigués. Ping-Cho, vous accueillerez... ?
SUSAN : Susan. MARCO POLO : Susan.
Je dormirai ici avec les autres, et Madame... ?
BARBARA : Mlle Wright. MARCO POLO : Mlle Wright,
- vous prendrez mon couchage. BARBARA : Merci.
DOCTEUR : Merci. Vous nous avez sauvés la vie !
MARCO POLO : Je... suis plutôt curieux de savoir
pourquoi vous erriez dans la montagne à la nuit tombante,
mais... les questions peuvent attendre jusqu'au matin.
DOCTEUR : Oh, il y a... il... il y en a deux
que je voudrais vous poser, jeune homme.
MARCO POLO : Allez-y. DOCTEUR : Euh... en quelle, euh,
année sommes-nous et... et où sommes-nous, hum ?
MARCO POLO : Vous ne le savez pas ?
DOCTEUR : Non, c'est pourquoi je vous le demande !
MARCO POLO : Depuis combien de temps voyagez-vous ?
Nous sommes en 1289 et c'est la plaine de Pamir,
connue par tous ceux qui voyagent vers Cathay comme "Le toit du monde".
IAN : Le toit du monde !
DOCTEUR : 1289 !
PING-CHO : Est-ce que tu dors, Susan ?
SUSAN : Non. PING-CHO : D'où viens-tu ?
SUSAN : La réponse n'est pas évidente, Ping-Cho.
PING-CHO : Tu ne sais pas où est ta maison ?
SUSAN : Eh bien, j'ai eu... beaucoup de maisons... à différents endroits.
- Et toi ? PING-CHO : Je viens de Samarkand.
Mon père est fonctionnaire du gouvernement.
SUSAN : Mais je pensais que Monsieur Polo avait dit que...
PING-CHO : Messire Marco ! C'est comme ça que nous l'appelons à Cathay, Susan.
SUSAN : Je pensais que Mess... Messire Marco a dit que vous alliez à Shang-Tu.
- Êtes-vous en vacances ? PING-CHO : Non.
Le palais d'été de Kublai Khan est à Shang-Tu. Je vais là-bas pour me marier.
SUSAN : Quoi ?
Quel âge as-tu ?
PING-CHO : Je suis dans ma seizième année.
SUSAN : Moi aussi !
PING-CHO : Est-ce qu'on se marie à cet âge dans ton pays ? Ici c'est la coutume.
SUSAN : Est-ce que ton fiancé est beau ?
PING-CHO : Mon quoi ?
SUSAN : Ton... l'homme que tu vas épouser.
PING-CHO : Je ne l'ai jamais vu.
SUSAN : Quoi ?!
PING-CHO : Le mariage a été arrangé par ma famille.
Je sais seulement deux choses à son sujet.
SUSAN : Quelles sont-elles ?
PING-CHO : C'est un homme très important.
SUSAN : C'est un bon début.
PING-CHO : Et il a 75 ans.
TEGANA : Tu aurais dû me laisser les tuer.
MARCO POLO : Pourquoi ?
Parce que leurs vêtements sont différents des nôtres ?
Parce que leurs mots ne sont pas familiers à nos oreilles ?
Non, Tegana, ce sont des voyageurs.
TEGANA : Ce sont des esprits malins. Des sorciers ! Des magiciens !
Demain, si nous vivons jusque là, tu verras que je dis la vérité.
MARCO POLO : Je pense que les rayons du soleil vont dissiper
- les ombres de ton esprit, Tegana. TEGANA : C'est ce que tu penses ?
Regarde...
leur moyen de transport n'a pas de roues !
C'est juste... mis là comme si c'était la tombe d'un seigneur de la guerre.
Et autre chose...
ce n'est pas assez grand pour transporter quatre personnes.
MARCO POLO : Si probablement. TEGANA : Je te dis que non.
Et pourtant, je les ai vus entrer là-dedans tous les quatre !
Je te le jure sur mon épée.
MARCO POLO : Donc c'est votre caravane ?
IAN : Oui, le Docteur l'appelle le TARDIS.
MARCO POLO : Où sont les roues ?
IAN : Il n'en a pas.
MARCO POLO : Alors comment avance-t-il ?
IAN : Par les airs !
TEGANA : Je t'avais dit qu'ils étaient des esprits malins.
MARCO POLO : Êtes-vous Bouddhistes ? IAN : Non, pourquoi ?
MARCO POLO : Eh bien, à la cour du Khan à Pékin, j'ai vu des moines bouddhistes
faire voler des coupes de vin pour les offrir aux lèvres du grand Khan.
Je ne l'ai pas compris, mais je l'ai vu.
Il y a de la place pour vous tous là-dedans, Mlle Wright ?
BARBARA : Oui.
Marco essaie d'ouvrir la porte du TARDIS
MARCO POLO : Et on entre par-là ?
BARBARA : C'est fermé. MARCO POLO : Où est la clef ?
BARBARA : Le Docteur l'a. Et vous ne le laisseriez pas venir ici.
MARCO POLO : Oh oui, il a le mal de montagne. Pouvez-vous la faire voler ?
IAN : Non, seul le Docteur a ce pouvoir.
MARCO POLO : Pourquoi est-il là ? SUSAN : Il est endommagé.
MARCO POLO : Quoi ?
IAN : Euh... une partie est cassée.
MARCO POLO : Mais nous pouvons la bouger ?
IAN : Oh, oui, si vous avez assez d'hommes.
MARCO POLO : Eh bien, nous la ferons glisser vers le bas...
puis nous verrons !
Ping-Cho est en train de préparer le repas.
DOCTEUR : Ping-Cho.
Cela sent très, très bon ! Qu'est-ce que c'est ?
PING-CHO : Soupe de germes de haricots, mon seigneur.
DOCTEUR : Ah... hmm... je peux ?
Le Docteur prend de la soupe et la goûte.
- Oh, c'est délicieux, délicieux ! PING-CHO : Mon seigneur est bon.
DOCTEUR : Hum, tu sais, c'est très surprenant de trouver
la fille d'un haut fonctionnaire du gouvernement
travaillant comme servante dans la caravane de Marco Polo.
PING-CHO : Je tiens à servir, mon seigneur, bien que
dans le cortège de Messire Marco il y a un homme qui se dit cuisinier.
DOCTEUR : Son nom ne serait pas Tegana ?
PING-CHO : Oh non, mon seigneur ! Le seigneur de guerre Tegana
est un émissaire spécial du camp du grand seigneur Mongol
que l'on nomme Noghai. Il a été à la guerre avec Kublai Khan.
DOCTEUR : Ouais, les Mongols se battant contre les Mongols, hum.
PING-CHO : La guerre est finie, mon seigneur. Noghai a déclaré la paix
et Tegana se rend à la cour de Kublai
- pour discuter des plans d'armistice. DOCTEUR : Oui, oh oui.
Pour un émissaire de la paix, je dois dire qu'il a plutôt des habitudes sanguinaires.
Marco entre, suivi par Barbara et Susan.
MARCO POLO : J'ai trouvé votre caravane assez inhabituelle, Docteur.
DOCTEUR : Oui, euh, Messire Marco, elle est différente !
MARCO POLO : Et elle a besoin d'être réparée ?
DOCTEUR : C'est vrai, hum.
SUSAN : Messire Marco a ordonné de faire un traineau.
- Il va descendre le TARDIS jusqu'ici. DOCTEUR : Oh, vraiment ?
C'est charmant de votre part, très charmant !
Cela ne me prendra pas longtemps pour le réparer, un jour ou deux.
Mais je vous assure que je ne vais pas retarder votre voyage plus que nécessaire.
MARCO POLO : J'ai bien peur que nous ne puissions rester ici.
Nous traversons la plaine de Pamir le plus rapidement possible.
Cependant, nous resterons quelques jours à Lop.
BARBARA : Lop ? Où est-ce ?
MARCO POLO : C'est une ville, en bordure du désert de Gobi,
- vers Kashgar et Yarkand. DOCTEUR : Je vois.
Et vous nous prendriez avec vous, y compris le TARDIS ?
MARCO POLO : Docteur, j'ai déjà transporté l'équipement
de toute une armée de, euh, Cathay jusqu'en Inde, et sans pertes.
DOCTEUR : Oh, bien, bien !
Je peux alors travailler pendant que nous y allons.
MARCO POLO : Euh, non.
DOCTEUR : Pourquoi, hum ?
MARCO POLO : Les porteurs mongols
pensent encore à moitié que vous êtes des esprits malins.
Ils pensent aussi qu'à l'extérieur de votre caravane, vous êtes sans défense.
Toutefois...
si l'un d'entre vous essayait d'y entrer, il y aurait des problèmes.
DOCTEUR : Hum, je comprends.
Vous nous avez sauvé la vie, Messire Marco,
et le moins que nous puissions faire est de respecter vos souhaits.
Personne ne rentrera dans le TARDIS
tant que nous ne serons pas arrivés à Lop.
MARCO POLO : Parfait.
Un succès... mon plan a fonctionné !
Les étrangers et leur étrange caravane m'accompagnent à Lop.
Notre route nous mène par le toit du monde
vers la vallée de Kashgar au sud-est de Yarkand.
Là, nous allons prendre l'Ancienne Route de la Soie,
par laquelle le commerce a transité
pendant des centaines d'années de et vers Cathay.
Je me demande... quelle sera la réaction des étrangers...
quand je leur dirai ce que je compte faire.
La caravane est arrivée à Lop.
Les porteurs mongols déchargent la caravane
MARCO POLO : Ma caravane est grande, Yeng,
je vais donc avoir besoin de beaucoup de nourriture et d'eau
pour traverser le désert de Gobi.
Susan et Ping-Cho descendent les escaliers.
SUSAN : ... très joli.
PING-CHO : Oh, je suis contente que tu l'aimes.
SUSAN : ... charmant.
MARCO POLO : L'hébergement est à votre goût, Ping-Cho ?
PING-CHO : Merci, Messire Marco. C'est très confortable.
SUSAN : Oh, je pense que c'est fab ! PING-CHO : Fab ?
- Qu'est-ce que c'est, Susan ? SUSAN : Eh bien, euh...
Ça veut dire merveilleux ! C'est un terme que nous utilisons souvent sur Terre.
DOCTEUR : Oh, Messire Marco, ces stations,
- en avez-vous beaucoup dans Cathay ? MARCO POLO : Oui, le Khan les a...
placées régulièrement sur son domaine.
Ceux qui travaillent pour lui...
... et portent le sceau d'or du Khan
ont le droit de demander tout ce qu'ils veulent :
des provisions, des chevaux, un abri.
SUSAN : Est-ce que je peux jeter un coup d'œil, s'il-vous-plait ?
MARCO POLO : Bien sûr. SUSAN : Merci.
Ian arrive de la cour.
IAN : Docteur ! DOCTEUR : Oui ?
IAN : Ils ont déchargé le TARDIS dans la cour.
DOCTEUR : Oh, excellent, excellent !
Euh, si vous voulez bien m'excuser. J'ai beaucoup de travail et...
Lorsque le Docteur s'apprête à partir, un Mongol lui bloque la route.
DOCTEUR : Qu'est-ce que ça veut dire ?
MARCO POLO : S'il vous plait, asseyez-vous, Docteur.
DOCTEUR : Je n'ai pas envie de m'asseoir.
Je veux que vous rappeliez vos hommes !
MARCO POLO : S'il vous plait, asseyez-vous.
DOCTEUR : Non !
MARCO POLO : Je vous demande de m'écouter !
DOCTEUR : Mais j'ai du travail !
BARBARA : Je pense que nous devrions peut-être l'écouter. Allez.
Le Docteur finit par s'assoir.
DOCTEUR : Très bien !
MARCO POLO : Ma maison est Venise.
Je l'ai laissée pour venir à Cathay en 1271 avec mon père et mon oncle.
Le voyage jusqu'à Pékin nous a pris trois ans et demi.
Quand je suis arrivé à la cour du Khan, j'avais 21 ans.
J'étais un jeune homme alerte, doué pour les langues et désireux d'apprendre.
- Le Khan m'a apprécié. DOCTEUR : Oh, vraiment ?
MARCO POLO : Pour mon 25ème anniversaire,
on m'a offert un poste au service du Khan.
BARBARA : En 1277 ?
MARCO POLO : C'était, comme vous venez de le dire, en 1277.
Depuis, j'ai voyagé dans toutes les parties de son domaine et au-delà.
Il y a deux ans,
mon père, mon oncle et moi-même avons demandé au Khan
la permission de rentrer à la maison.
Il a refusé.
Je pense que nous l'avons trop bien servi.
DOCTEUR : Je ne vois vraiment pas ce que ça a à voir
avec ma réparation du TARDIS.
MARCO POLO : Docteur, je n'ai pas revu ma maison depuis 18 ans.
- Je veux rentrer ! DOCTEUR : Alors redemandez au Khan !
MARCO POLO : J'en ai bien l'intention !
Mais cette fois,
je dois lui offrir un présent si magnifique...
qu'il ne pourra pas me refuser.
IAN : Vous voulez dire que vous voulez lui donner la caravane du Docteur ?
MARCO POLO : Oui.
Le Docteur se lève d'un bond.
DOCTEUR : Vous êtes fou !
MARCO POLO : Vous pouvez en fabriquer un autre.
DOCTEUR : Quoi, à Pékin ou à Shang-Tu ?
MARCO POLO : Vous m'offensez, Docteur !
Je ne vous laisserai pas bloqué à Cathay,
tout comme je ne vous ai pas laissé mourir dans la montagne.
Vous allez venir avec moi à Venise et en fabriquer un autre là-bas.
DOCTEUR : Oh, vous le pensez vraiment ? Oh non ! Oh non !
IAN : Marco, c'est impossible ! MARCO POLO : Pour un homme
qui possède une caravane volante, tout est possible.
IAN : Non ! Nous avons besoin de métaux spéciaux,
de matériaux, de choses qui n'existent pas à Venise.
J'ai peur que vous ne compreniez pas toutes les difficultés que cela implique.
DOCTEUR : Et vous non plus, jeune homme !
MARCO POLO : Eh bien, rentrez chez vous en bateau.
Nous marchandons avec tous les ports du monde. Cela pourrait être long,
mais vous arriverez bien un jour.
DOCTEUR : Un jour ? Il ne sait pas de quoi il parle.
- Cet homme est insensé ! MARCO POLO : Non, Docteur, désespéré.
Il y a beaucoup d'hommes qui sont jaloux de l'influence de Polo à la cour,
et le Khan souffre d'une affection pour laquelle il n'existe aucun remède.
BARBARA : Qu'est-ce que c'est ?
MARCO POLO : La vieillesse.
S'il meurt... je ne pourrai jamais revoir Venise.
DOCTEUR : C'est votre problème, pas le mien.
MARCO POLO : Il vient juste de devenir le vôtre aussi, Docteur !
BARBARA : Mais vous reverrez Venise, Marco, je le sais !
IAN : Qu'est-ce qui vous fait penser
que la caravane du Docteur sera un cadeau suffisant ?
Le Docteur est le seul qui peut la faire voler.
MARCO POLO : Je vous ai parlé des moines bouddhistes.
Ils découvriront son secret. (Le Docteur rigole.)
Une caravane qui vole !
Est-ce que vous pouvez imaginer ce que ça signifiera pour le Khan ?
Cela fera de lui l'homme le plus puissant que le monde n'ait jamais connu !
Tegana semble intéressé.
Plus fort qu'Hannibal, peut-être même qu'Alexandre le Grand !
IAN : Marco, vous ne comprenez pas !
MARCO POLO : Je refuse d'en écouter davantage.
Ma décision est prise !
Votre caravane va me suivre chez Kublai Khan !
Marco quitte la pièce.
BARBARA : Docteur, venez vous asseoir.
DOCTEUR : Quel pétrin, n'est-ce pas ?
SUSAN : Grand-père !
Grand-père !
DOCTEUR : Oui. Aller par la mer qu'il dit !
SUSAN : Pourquoi riez-vous ?
- Il le pense vraiment ! BARBARA : Docteur, il est sérieux.
DOCTEUR : Je le sais ! Oui !
SUSAN : Mais qu'allez-vous faire ?
DOCTEUR : Je n'en ai pas la moindre idée !
Dans une allée proche, Tegana reçoit une fiole de verre.
HOMME DE LOP : Soyez prudent, mon seigneur.
Une goutte peut empoisonner une armée !
TEGANA : Je saurai bien l'utiliser...
sur tous, mais tout d'abord sur la gourde d'eau de Marco Polo.
Demain, la caravane va traverser le désert de Gobi.
Vous nous suivrez...
et à la troisième nuit, je viendrai vers vous...
et nous repartirons à Lop.
Nous attendrons deux jours...
et puis...
nous reviendrons vers la caravane...
pour prendre le... l'objet magique...
qui mettra Kublai Khan à genoux !
Prochain épisode : Partie II : "THE SINGING SANDS"
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Traduction : Sejalik Correction : ezri200
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