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MÉCHANT WEEK-END
Je suis vraiment dans la grosse merde.
J'ai fait un pari débile avec un sociopathe lituanien.
Et maintenant, mon meilleur ami est en prison.
Mon père est en cavale.
Ils ont trouvé un cadavre dans le coffre de ma mère.
L'amour de ma vie me prend pour l'antéchrist.
Et... j'ai des morbacs.
Mais le pire dans tout ça...
Maman ?
Elle a pas pu partir loin. On est bien ravitaillés.
Maman ?
Maman ?
C'est la merde !
C'est une lettre pour notre chien.
- Les urgences, je vous écoute. - Oui, il me faut une ambulance.
- À quelle adresse ? - Au 44 rue de la Bascule.
Salut, Rick, ça biche ?
Rick ? Rick ?
Je vends des tickets de tombola
pour le bal de la police. Ta mère est là ?
Oui, mais je crois qu'elle est morte.
Y a une marche. Une autre marche.
Tout le monde se calme, d'accord.
- C'est une scène de crime. - Attends, bouge pas.
- Je prends ça en photo. - Circulez, il y a rien à voir !
Après ma mort, nourris le chien
Faut se dépêcher si elle est donneuse d'organes.
M'obligez pas à vous faire mal.
- Le nom de la victime ? - Lucy Rebecca Stevens.
- Date de naissance. - Mars quelque chose.
- Ça remonte. - Ça remonte.
Des études ?
Ma mère broute un tube respiratoire.
Et vous voulez savoir si elle a été à la fac ?
Il s'agit probablement d'un homicide. Je dois enquêter.
- "Un homicide ?" - Oui.
Toutes ces lettres sont bien la preuve d'un suicide.
Tu ne peux pas avoir ces lettres.
- Mais celle-ci est pour moi. - C'est des preuves.
Cette lettre est pour moi.
Seulement si je l'ouvre le premier.
Non, pas de ça.
Que veut dire "mal embouché" ?
Ça veut dire mal élevé et grossier.
T'es donc mal embouché.
Et t'as baisé avec sa meilleure copine.
Comment ma mère l'a su ?
D'autres sont peut-être au courant.
Billy va m'en vouloir à mort et je parle même pas de son père.
Ce dingue, son cher mari, un ancien joueur de football
qui a tourné néonazi, un employé de magasin de sport
qui vend des guns. Il va me tuer.
Mais ce qui m'inquiète,
c'est que Nina Pennington le sache aussi.
OK, assez parlé de moi. Ça dit quoi, ça ?
Non, ces documents sont confidentiels.
Oui, c'est normal.
Je les conserve jusqu'à ce que notre enquête soit terminée.
- D'accord. - Oh, et...
pour la tombola, ça t'intéresse ?
Copains pour toujours Mon ex-meilleure amie
Bien sûr. C'est Mme Bender, cette barjo,
qui lui a tout balancé.
Et sans expliquer le pourquoi du comment.
J'ai été forcé, je l'avoue.
C'est assez humiliant, mais...
je vais vous raconter toute l'histoire.
Je te parie 100 000...
Y a deux semaines, j'étais pas dans la merde.
- Tu connais Josh Groban ? - Tout allait plutôt bien.
DEUX SEMAINES PLUS TÔT
Pour tout vous dire, j'avais jamais eu de rapports sexuels
avec personne. À part avec moi-même.
Mais j'avais décidé que ça serait l'année du changement.
J'étais tombé amoureux et elle s'appelait Nina Pennington.
La tafiole, t'as pas rabaissé la cuvette.
C'est pas moi. Je crois que c'est maman.
Ah... pour l'amour du petit bébé Jésus,
laisse ces rideaux fermés, merde.
Certaines mères voient le verre à moitié plein.
D'autres, à moitié vide.
Ma mère le voit et vous demande si vous allez le finir.
Maman, t'as laissé la cuvette relevée ?
Pardon ?
Où est votre père ?
- Oh, il a encore déménagé. - C'est vrai.
Quelle sale petite enflure ! Vous verrez,
je vais demander le divorce, c'est clair.
Jeune fille, où étais-tu jusqu'à 3 h du matin ?
- J'aidais les sans-abri. - Oh... !
Pourquoi tu gobes ses conneries ? Tu m'as pas cru
pour le don du sang et j'ai été puni pendant une semaine.
T'avais pas de marques
et arrête les gros mots, c'est chiant.
Je suis première de ma classe.
Elle est première de sa classe.
- Tu as reçu ton appel de... - De Stanford.
Non, pas encore, mais tu sais, ça ne devrait pas...
tarder.
Tu es strip-teaseuse. Avec les pourboires que tu gagnes,
pourquoi il te faut un diplôme ?
Parce que j'essaie de me tirer vers le haut.
Tu devrais prendre exemple sur ta sur.
Pour devenir une petite salope ?
- Maman, tue-le. - J'ai le droit ?
Bon, alors, tout a commencé le samedi.
Et merde !
Joseph Stevens, mon donneur de sperme.
Il reste marié à ma mère parce qu'il n'a pas les moyens
de divorcer. Si ça c'est pas de l'amour.
Tu mijotes encore un mauvais coup.
- Non, du tout. - Tu es puni.
Y a pas moyen.
À moins que tu me rendes un tout petit service.
Et moi qui croyais que tu voulais profiter de ton fils.
Tu te rappelles le caméscope
que j'ai emprunté l'autre semaine ?
Oui, celui que t'as pris pour filmer
ton argumentaire de vente... avec ta secrétaire.
Mon argumentaire ?
Ah oui, l'argumentaire. Bref, j'ai laissé une cassette
dans le caméscope. Tu sais pas si ta mère a...
Maman a déjà du mal avec les portes,
- alors un caméscope... - Comment va ta mère ?
- Ça t'intéresse, Joseph ? - Non, rien à foutre.
Steven, Joseph veut son enregistrement !
Pédale !
Merci beaucoup.
La prochaine fois que t'empruntes le caméscope,
évite de laisser des résidus sur le trépied.
Quelle insolence ! Honte sur toi, tu es puni.
Tu es puni à vie.
Donc, tout a commencé le samedi 14 avril.
Hélas, cette histoire est tirée de faits presque réels.
Les noms n'ont pas été changés pour protéger les innocents.
Parce que tous les protagonistes sont coupables de quelque chose.
En parlant de coupable,
je faisais des petits boulots pour Jimmy Leach.
Il gère le club de striptease où travaille ma sur, Kristen.
Yo, petite chatte !
Il gère aussi très bien le fait d'être un vrai con.
Regardez cette 'stache.
Il est classé comme délinquant sexuel. Obligé.
Toi, tu vas aller me chercher Cherysh.
Elle s'est pas pointée au taf.
Il en avait rien à secouer.
Mais y avait pire comme façon de s'occuper.
- Tu vas bouger ton cul ? - Salut, Tanya.
Ah merde, cassez-vous.
- C'est quel jour déjà ? - Samedi.
Same...
OK.
Je veux bien te faire une pipe,
si tu lui dis qu'on a dû me faire un lavage de bide. Hein ?
Je suis plus du genre... moteur diesel.
OK. Je peux peut-être te mettre plus à l'aise.
D'accord, je sais que c'est pas très bien, mais encore.
Encore.
Du boulot vite fait, bien fait.
Billy, ouvre la porte. C'est Rick, Billy ?
Ricky ?
Ne vous laissez pas berner par son physique avantageux.
Elle est dangereuse.
J'aime pas pointer les gens du doigt,
mais tout était de sa faute.
Enfin, sauf le mec qui est mort.
- Salut. - Salut, madame Bender.
- Ça va ? - Oui.
Il est là, Billy ?
Oui, il est sûrement là-haut en train de...
OK.
Et attention au parquet !
- Tu devineras jamais... - Ah !
Billy Bender. Après avoir planté deux fois
son diplôme par correspondance,
ses parents ont dû l'envoyer dans une vraie école,
en vain.
Ah, Rick ! J'ai cru que c'était ma mère.
- Tu sais pas fermer à clé ? - Ah...
Tu pourrais me passer un grand mouchoir ?
Merci.
Non. Non.
- Tu devineras jamais. - Quoi ?
- Une nana m'a sucé la bite. - Sans déconner, merde.
- C'était avec qui ? - Une fille du club.
Une stripteaseuse !? J'espère qu'elle est pas séropositive.
T'es vraiment un rabat-joie de première.
L'autre jour, j'ai regardé un documentaire ou un film
ou je sais plus trop. C'était carrément l'angoisse.
Ils avaient tous le sida. C'était trop pourri.
Qu'est-ce qui était trop pourri ?
- Le film ou la maladie ? - Le film.
- Ah ! - Maman !
Ça va, les garçons ? Billy, mon chou,
tu veux bien aller au magasin me prendre des cigarettes ?
- Maintenant ? - Non, à la St-Glinglin.
Oui, maintenant, vas-y.
Prends de la monnaie dans mon sac.
Rick, est-ce que tu peux rester pour m'aider
avec le machin chose ?
Il est vraiment très serviable depuis qu'il a 18 ans.
Ça promet à sa majorité.
Tu as eu... une journée fructueuse.
Non, pas spécialement, non.
Billy m'a dit qu'on t'a fait une pipe.
Mais je viens de lui dire dans sa chambre.
Peut-être, oui. Mais je sais toujours tout, Rick.
Je vois pas de quoi vous parlez.
Et c'était pas vraiment une... une vraie pipe.
Mon grand, écoute-moi bien.
Ta maman chérie, qui est aussi mon amie, va découvrir
que tu fais des cochonneries avec ces... putes.
Il va falloir qu'on trouve un moyen... d'arranger ça.
- Ça reste notre petit secret. - D'accord, excellente idée.
- OK. - Très bien.
- Elle était douée au moins ? - Bien...
Je crois, oui.
Le petit oiseau a pris son envol,
c'est un grand jour, tu sais. C'est...
Oui.
C'est important de s'aventurer...
- en terre inconnue. - OK.
Et... pour vivre l'aventure,
il vaut mieux que tu expérimentes
dans un environnement...
plus rassurant.
OK, madame Bender, vous essayez de me draguer ?
Non, pas du tout. Qu'est-ce que tu imagines ?
- J'en sais rien. - J'ai cru que...
Non, c'est juste... je veux t'apprendre des choses.
Je veux devenir ton professeur et t'aider à acquérir
ce qui te manque le plus, l'expérience.
- Tu as une copine ? - Oui. Non.
Une copine ?
Un jour, t'en auras forcément une.
Et le devoir d'un garçon, c'est d'être prêt pour elle.
- OK. - Parfait.
Approche.
Laisse-toi faire.
- Tu aimes ça ? - Oui, j'aime bien.
J'aime vraiment bien.
Si tu as des questions, lève la main.
C'est bon.
Il ne faut surtout pas délaisser les chéris.
- Les quoi ? - Les chéris.
- Oh ! - Oui.
Avec tendresse. Tu es très doux.
- Alors ça te plaît ? - Madame Bender ?
J'arrive plus du tout à respirer.
Ça va, je vais respirer pour deux.
Parfois, on peut se dire face à sa vie :
je fais tout pour être meilleur.
Et d'autres fois, on regarde sa vie en disant :
j'ai sauté la mère de mon meilleur ami.
Mais après cette scène épique de la perte de ma virginité,
une seule chose m'obsède :
s'ils savaient, que diraient les autres ?
Tu es le suppôt du diable.
Bien joué, fiston. Tu me montreras les photos, hein ?
Tu lui as bouffé la chatte ? Elle a le goût du gin fizz ?
C'est un peu normal.
Vous passez tout votre temps ensemble.
Ah, putain, sa mère. Beurk.
Nom d'une putain de Sainte-Vierge.
T'es un bel enfoiré, Rick Stevens
et jamais je ne deviendrai ta petite copine.
Nina ne doit jamais le savoir.
Je vais brancher Nina Pennington.
Oui, bien sûr. Elle te fait bander depuis la sixième
et elle sait même pas que tu existes.
Alors c'est le moment de changer ça.
Ça changera pas le fait
qu'elle sort avec Kevin Carpenter.
- Bien le bonjour, monsieur. - Putain de merde !
Je devrais sûrement prendre le temps de vous présenter
ce tueur en série en puissance. Ah, et puis merde.
Salut, Karlis.
Vous parliez de Nina Pennington, c'est ça ?
Un très joli brin de fille, c'est vrai.
Tu ne crois pas que tu vises un peu haut pour toi, Stevens ?
Non. Je vois pas pourquoi. Je suis pas manchot ou attardé.
J'aime beaucoup ta bravoure.
C'est très mignon.
Je te propose quelque chose pour rendre ça
un petit tantinet plus intéressant.
- OK, si tu veux. - Bien.
Je te parie 100 000 $ que tu ne pourras jamais conclure
avec Nina Pennington.
Personne peut conclure avec Nina Pennington.
- Pari tenu. - D'accord.
- Oui. - Pour début juin.
Merci, pour ton soutien spontané, Billy.
Ça fait deux semaines.
- Ça pose un problème ? - Non.
Serre-lui la main ou je vais me pisser dessus.
Yark !
Fait chier.
T'as parié avec un fils de mafieux.
Euh... un bus a renversé une première année.
- Oh, encore ! - Trop cool. Je veux voir ça.
J'ai pas 100 000 $, je suis un mec mort.
C'est quoi, cette folle ?
Relaxe. C'est une apparition divine.
On se connaît ?
Je suis Sainte-Lola, jeune homme.
La sainte patronne des adolescents.
T'embête pas à me chercher dans le missel,
je suis pas officielle.
Une sainte ?! Dans les toilettes pour les mecs ?
- Une vieille habitude, trésor. - Vous êtes le sosie de ma mère.
Sauf pour la fente apparente.
À chacun son truc.
On se fout de moi, on me fait une blague ?
Ne blasphème pas.
Le Tout-puissant n'est pas un déconneur. Je viens t'aider.
- À me faire Nina Pennington ? - Tu simplifies, chéri.
On a rarement besoin de ces choses
que l'on veut à tout prix.
Mon vu, vous allez pas l'exaucer.
Je suis une putain de sainte. Je ne suis pas un génie.
Je suis venue pour éclairer ta route.
T'aider à prendre les bonnes décisions.
- Elle est barge. - Cherche les signes.
Kevin Carpenter.
Le champion hors catégorie de tous les connards du monde.
Et le mec de Nina, accessoirement.
On avait vraiment de très bonnes raisons pour pas le blairer.
Parce qu'après la fête de Greg,
Billy s'était réveillé avec une capote dans le cul
et la peur agitait son regard. Kevin a mis une semaine
à lui dire que c'était un manche de balai
qui lui avait dépucelé l'anus.
- C'est fini entre nous, Kevin. - Ouais, pétasse !
C'est un signe. Sainte-Lola l'avait dit.
- Quoi ? - Dieu m'envoie un message.
Il me montre que ma place est avec Nina.
De préférence dans toutes les positions.
J'ai révisé et noté vos examens et je vous les remettrai
comme il se doit, à la fin du cours.
Mais cela m'étonnerait que vous les vouliez.
Mademoiselle Pennington a obtenu le seul A.
- Est-ce que c'est un A plus ? - Non.
Lequel d'entre vous pourrait conjuguer le verbe "vivo" ?
C'est quoi un verbe ?
Monsieur Stevens.
D'accord. La conjugaison du verbe vivo... euh...
Il me semble que c'est vi,
vive, viv...
C'était d'une vivace bêtise.
La conjugaison correcte du verbe vivo est...
- Première bourde. - ... vivere, vixi...
Cet après-midi-là,
le directeur Poole annula les cours
pour que chacun pleure M. Apgar à sa façon.
- C'est le moment parfait. - Hein ?
- Salut. - Salut.
Salut, je m'appelle Rick. On est ensemble...
Oui, je te connais. Le débile en latin. J'ai vu.
Euh... c'est ça.
- Félicitations pour ton A. - Merci.
Je ferai mieux au prochain exam.
Je me disais qu'on aurait pu...
que je pourrais t'emmener à l'enterrement. Si tu veux.
Tu vas y aller ?
Oui. J'étais super proche de M. Apgar. Je suis effondré.
Qui t'a autorisé à parler à ma meuf, gros tas de merde ?
Tous les deux, c'est fini, Kevin.
Mais on se remet toujours ensemble. Arrête de délirer.
Pas cette fois.
Rick était en train de me demander
de l'accompagner à l'enterrement de M. Apgar.
Et j'ai dit oui, sans hésiter.
T'as fait ça, toi ?
Bien vu. Et franchement, c'est parfait pour toi, un cimetière,
parce que t'es un homme mort.
- Kevin ! - Hé, enculé !
Alors c'est OK ?
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? - Non, y a rien, y a rien.
C'est cool. Y a pas de problème.
OK, à plus.
- Je suis lancé. - T'es mort.
J'étais pas mort, pas encore.
Mais c'est vrai, notre première sortie était à un enterrement.
Et après réflexion, c'était peut-être pas ma meilleure idée.
- C'était une belle cérémonie. - Vous n'avez pas trouvé
qu'il était plus frais que de son vivant ?
Oh non !
- J'adore cette chanson. - Moi aussi.
Mes parents n'aiment pas que j'écoute de la pop à la radio,
à cause des textes sataniques.
Mais j'écoute le CD du groupe Romance
quand je vais chez Mindy.
- Le chanteur est trop mignon. - Et c'est sorti sans réfléchir.
Quand il est en concert ici, je vais le voir dans sa loge.
Quoi ? Tu connais le chanteur de Romance ?
Oui, on est super potes.
Tu vas à son concert de demain alors ?
Ouais. J'y fonce.
Oui. Je t'aurais bien proposé de venir,
mais tes parents vont refuser alors...
En fait, mes parents sont partis à Omaha pour
la première de Jesus on Ice. De la danse sur patin.
Ils n'en sauront jamais rien. Ils y restent le week-end.
- Chouette ! - Deuxième bourde.
C'est trop génial ! J'hallucine.
Enfin, ça va me permettre de relâcher un peu
la pression des cours.
- Nina ? Tu vas bien ? - Ta mère va te tuer.
Demande-leur de faire un constat.
Rick, je suis bloqué.
C'est du foutage de gueule. Vous vous foutez de moi ?
C'est dingue, ça me fait penser à un porno allemand
que j'ai téléchargé.
- Père Krumins ?! - Richard...
Toutes mes excuses pour cette malencontreuse mésaventure.
- On appelle la police ? - Mademoiselle Pennington,
vous remercierez votre mère de nous avoir accueillis
pour cette magnifique soirée bingo.
Ses pets de nonnes, franchement,
c'est un véritable appel à la débauche.
On devrait pas appeler la police ?
Je ne crois pas que ce soit nécessaire. Non.
Si vous êtes d'accord, évitons un constat.
Ça serait dommage que notre malus en prenne un coup.
De plus, les surs ont fait vu de silence.
Alors limitons les questions et évitons qu'on les tourmente.
Mais pas d'inquiétude, l'archidiocèse s'occupe de tout.
La paix soit avec vous.
Venez, mes surs, il faut se dépêcher.
"On ne devrait pas appeler la police ?"
On te paie grassement pour gérer cet endroit.
Et tu peux pas faire mieux ?
On dirait que ces filles sont bouffées par l'hépatite.
L'équipe du matin est plus passive, c'est comme ça.
J'ai prévu de faire un buffet pour le petit déjeuner.
Vous allez voir, Vitolda, vous n'en reviendrez pas.
Des ufs, du bacon, de la crème fouettée, des saucisses
et un lap dance et tout ça pour moins de 13 $.
Vous êtes nulles ! Combien de fois je dois vous le dire ?
Ce n'est pas avec du vinaigre
que vous ferez venir les mouches.
Tu me dégoûtes, toi, va te laver le cul.
- Et toi, t'es virée. - Je travaille pas ici.
Ça te branche qu'on se fasse un petit resto ?
Quel gros dégueu !
Les poulets nous ont dans le viseur.
Nos affaires ne sont pas au top.
Alors tu as plutôt intérêt à faire monter fissa
les recettes de ce rade. Ou tu perdras ton foutu job.
Oui. Et même les jambes.
Jimmy ? Jimmy ? J'ai besoin d'un service.
- Jimmy ? - Va te faire foutre.
Parle à ton ami de la Paramount.
Pourquoi ?
Je veux des billets backstage pour...
le concert de Romance de demain soir.
Ah oui ? Moi, je voudrais
que Britney Spears me masse les burnes.
Non, attendez, c'était pas ça.
Moi, je veux que JLo me fasse une petite branlette.
Non, ça, c'était mon père.
Ce que je voudrais,
c'est qu'on me ramone le fion, tu piges ?
Voilà, c'était ça. Quoi ? Je ferai ce que tu veux.
Tout ce que je veux ?
Jimmy aussi avait prévu de sortir avec une fille
et il avait besoin d'ecstasy. Le dealer faisait une promo.
Cinq cachetons offerts pour 20 achetés.
Alors je me suis gardé le bonus.
Vous faites pas de fausses idées sur moi car il est pas écrit
dans la Bible : "Tu ne prendras point d'ecstasy."
C'est juste.
Puisque l'archidiocèse faisait réparer la voiture de Lucy,
il m'en fallait une autre pour le concert de Romance.
Est-ce que je viens vraiment de dire ça ?
Madame Bender, vous pourriez me rendre un service ?
Demande tout ce que tu veux.
J'aurais besoin de votre voiture.
Ma voiture ! Où est-ce que tu m'emmènes ?
Il faut que je suive mon père et que je le prenne en photo
avec sa maîtresse pour l'avocat. C'est pour Lucy.
Elle doit pas l'apprendre,
elle pourrait s'emporter et devenir violente.
- Vous la connaissez. - Oh oui.
D'accord, c'est une très gentille attention.
- Oui ? - Hum-hum.
Cool. Je vous remercie.
Je connais un moyen de me remercier.
- Il faut vraiment que je file. - Ah !
Si tu veux la voiture...
- Miaou ! - Ah ! Oui, quoi ?
Putain ! J'ai eu la trouille de ma vie.
C'est ça qui est drôle.
Vous venez pour quoi ? Si c'est pour l'ecstasy, je...
Détends-toi, la Bible ne dit pas :
"Tu ne prendras point de cachets d'ecstasy."
- Les mensonges me tracassent... - J'avais besoin d'une caisse.
... les paris, l'adultère, l'irrespect pour tes parents,
- mauvais fils. - OK, c'est clair.
Tu es dans de beaux draps, chéri.
Si on imagine qu'à force de persévérance,
Nina te tombe dans les bras,
tu auras affaire à son ex-psychotique
qui a promis qu'il te tuerait.
Mais si on imagine qu'elle repousse tes avances,
- est-ce que tu as les 100 000 $ ? - Vous m'aidez vraiment pas.
Je croyais que vous alliez me dire comment lui plaire
au lieu de m'enfoncer.
La vie n'est jamais aussi simple, mon chat.
Ne va pas plus vite que la musique
ou tu te prendras les pieds dans la moquette.
- Oh ! Une dernière chose. - Oui, le vol, je sais.
Non.
Je pars à Ibiza, corazon.
Alors tu devras te débrouiller pendant quelques jours.
Pas de conneries. Oh, et méfie-toi des Lituaniens.
Je refais la déco de la cuisine.
- Oui, je vois ça. - C'est mieux en orange.
- C'est beaucoup plus gai. - Oui, c'est cool.
- Où est ma bagnole, Rick ? - Steven l'a prise.
Tant que c'est pas ton connard de père.
- Mais tu verras, cette fois... - Tu demandes le divorce.
Je vais me gêner.
Sac à merde !
Madame Bender ? Madame Bender ?
Bonjour, monsieur Bender.
- Je me prépare pour la chasse. - Génial.
Est-ce qu'il savait que je me tapais sa femme
sur leur nouveau canapé traité antitaches ?
Oh ouais...
Salut. J'ai pensé que Billy pouvait t'accompagner.
- Non. - Il te tiendra compagnie.
- Il prend son nouvel appareil. - On risque de s'emmerder
en attendant qu'il sorte de l'appart.
Il a l'habitude de s'emmerder.
- Éclate-toi bien. - Salut, maman.
Hé, tu sais pour le nouveau prof de latin du lycée,
il a eu un accident mortel sur le périph.
C'est pour ça qu'on dit que c'est une langue morte.
- Hein ?! - Au fait,
la garçonnière de Joseph n'est pas au programme.
- Mais... tu m'emmènes où alors ? - On va chercher Nina
et on récupère des billets backstage.
J'ai rendez-vous avec ma destinée !
Du moment qu'on prenne pas le périph.
C'est ici. Tourne là.
Il a dit 8 h 30. On est un peu en avance.
Quand je pense que je vais rencontrer Josh.
J'ai jamais rien fait d'aussi excitant.
Moi, j'ai vu David Spade dans la rue.
Quoi ? Je vous jure que si c'était pas lui,
c'était son portrait craché.
Cool ! Est-ce que tu as des projets après la fin du lycée ?
J'ai pas de projets vraiment précis.
Et tu crois que c'est une idée judicieuse ?
Tu parles de projets dans ce genre.
J'en ai un tas.
Et dis-moi, c'est quoi, tes projets ?
Je vais devenir prêtre.
Je ressens ma vocation depuis l'enfance.
- Jeu, set et match. Ciao ! - Quoi ? Comment ça ?
C'est rien, fais pas attention.
Mais c'est bizarre...
les filles, ça peut seulement être nonnes.
C'est que les laides qui sont nonnes.
- C'est faux. - Oui, c'est faux.
Billy, t'es un gros débile.
Fais pas gaffe à lui, il est...
- Il lui manque un chromosome. - Y a pas de mal.
Devenir prêtre, c'est une idée géniale.
Mais tu voudrais pas plutôt faire mannequin ou je sais pas ?
Il est 8 h 30.
Un prêtre.
- Ça veut dire que jamais... - Je sais, merci.
Mais t'as pété la voiture de ma mère !
- Tout va bien ? - Oui, tout va super bien.
Si ma mère voit ce carnage, elle va me tuer.
Tu crois ? Elle ne pourra pas te tuer
si je te ramène pas chez toi vivant.
Rick ?
Elle va être super énervée.
Elle va me gronder et je serai puni à vie.
Ta gueule. C'est ici. Jimmy, ouvre la porte.
- Oh ! - Putain, dégueu !
Elles sont où, mes pilules du bonheur, Rick ?
Tiens.
- Je peux avoir mes billets ? - Si tu les veux,
il faudra que tu jettes un très, très long coup d'il
- au cyclope de l'amour. - Quoi ?!
À la troisième jambe.
Mate ma teub.
Et après, tu me donneras mes billets ou...
Sois un homme.
Regarde mon gros gourdin.
Le serpent cracheur de foutre.
Le chibre du Bengale.
- Regarde ! Allez ! - OK.
- T'es un homme maintenant. - C'est bon.
Maintenant, tu me donnes les places ?
Bouge pas, je vais les prendre.
Oh, et avant d'oublier, je t'encule à sec !
Quel enfoiré ! Je suis dans une merde noire.
T'as vu ses couilles ?
Je fais comment sans les places ?
Dépêchez-vous. On va être en retard au concert.
- Ouais, on y va. - Allez, venez. Dépêchez-vous.
Hé, Rick, c'est la caisse de Joseph ?
Merde, je crois que t'as raison.
La voiture de qui ?
Qu'est-ce qu'il fout ici ?
Prends ça, petite salope !
C'est le père de Rick.
Et sa mère ?
Ça m'étonnerait.
C'est de ça dont mes parents tenaient à me préserver.
Ils sont plusieurs à l'évidence.
Je crois que je vais vomir.
J'ai peut-être une idée.
Brigade des murs !
Allez, plus vite ! Allez ! Monte dans la voiture.
Ne crie pas. Allez dépêche-toi !
- Allez, on se casse. - Elle va me tuer.
Merde, merde, merde !
Je ne veux pas aller en prison.
Vite.
- Billy ? - Richard ? Richard ?
- Reviens ici. - Nina, viens avec moi.
Espèce de sale petit morveux. T'es puni.
- C'était l'idée de Rick. - Quoi ?
Alors, comment tu t'appelles ?
- Nina. - Nina...
un bien joli prénom.
Pour... pour une jolie fille.
Trésor, qu'est-ce que je pourrais te commander ?
Un thé, une soupe,
un test de dépistage ?
C'était un pantalon tout neuf.
Tu sais bien que je vomis quand je stresse.
Alors on fait quoi ?
J'ignorais qu'on courait aussi vite avec un harnais.
Arrête de te foutre de moi. Pardon pour ma grossièreté.
Combien vous voulez ?
En clair, et corrigez-moi si je m'égare,
vous voulez qu'on efface ça de notre mémoire.
Et on ne demande pas mieux
que d'oublier tout ce qu'on a vu.
Mais la seule chose qui nous empêche d'entrer
en état de totale amnésie,
c'est cette histoire de bagnole un peu éraflée.
Si par magie...
... ça disparaît, on oublie ce qu'on a vu.
Ton tour de magie, c'est quoi ?
Ouais !
Tu dis que t'as embouti la voiture en sortant de chez toi.
- Elle était devant ton immeuble. - Pourquoi sa femme irait gober
que sa bagnole était devant mon appart ?
Je te conseille de me faire confiance.
- Quoi ? - On a rien à perdre.
J'oublierai jamais ça.
On est gagnants.
Un poulet pour la deux.
- OK. Ça roule. - Marché conclu.
Ça te dérange vraiment pas
que Billy et M. Bender te raccompagnent ?
Pas du tout. Ton père me fait un peu peur,
- sans vouloir te vexer. - Je comprends.
Et toi, tu es sûr que ça va aller ?
Je sais pas ce que j'aurais fait si j'avais découvert
mon père dans un motel en compagnie du voisin
et d'une très jeune prostituée.
C'est pas une première. Je suis...
Je m'excuse pour le concert raté.
C'est rien. C'était assez marrant.
- Tu trouves ? - Très curieusement, oui.
C'est vrai ?
Génial !
Eh bien, dans ce cas, on pourrait bientôt recommencer.
Ça me dirait bien.
Ça me dirait aussi.
Enculé !
Je sais très bien, toi, Billy,
M. Bender et ton sale enfoiré de père, la nuit dernière,
et n'essaie pas de nier. J'ai fait suivre ton père
par un détective privé. Quelle honte que lui
et ce cher Keith soient dans un motel
avec une pute ramassée dans la rue
et que toi et Billy rameniez une traînée en prime.
Les hommes de cette famille sont des malades !
Vous êtes tellement mauvais qu'il faut que vous appeliez
le voisin à la rescousse. Où est ton père ?
Je l'ai pas eu quand j'ai appelé pour l'engueuler.
Il est... en voyage d'affaires en Lituanie.
Ça m'étonne pas que le rat quitte le navire.
Dès que je rentre...
c'est clair, j'engage un avocat.
Il perd rien pour attendre.
- Tu vas où ? - Comment ça, je vais où ?
On est en avril.
Ça marche pas sur toi, les cures, maman.
- Je crois que t'es immunisée. - Ça marche bien sur moi
jusqu'à mon retour dans ma famille.
Maman ? Tu fais une blague ?
- Quoi ? - De la vodka ! Ah, super.
Débarquer sobre comme un chameau en cure,
c'est comme aller au tennis sans raquette.
Au revoir.
Vends pas la maison cette fois.
- Ricky ! Coucou ! - Ah, merde !
Je peux te parler une minute ? Oui, c'est à toi que je parle.
- Richard ? - Père Krumins.
J'y vais et merci, madame Bender
de nous ouvrir votre belle maison pour la soirée bingo.
C'est bien normal. Espérons que, cette fois,
personne ne coincera sa prothèse bêtement
dans le sani-broyeur.
Keith a mis quatre heures à dégager ce truc-là.
- Dieu te bénisse. - Merci.
OK, salut.
J'ai parlé avec ta mère. Tu faisais quoi
- avec cette traînée hier soir ? - Laquelle ?
Combien de traînées tu fréquentes ?
Une. Aucune.
Nina n'est pas une traînée. C'est une fille de mon cours.
Je trouve que tu me délaisses de plus en plus.
Désolé... ?
- J'ai une question pour toi. - Je vous écoute.
- Tu veux bien me baiser ? - Euh... madame Bender,
- j'ai un cours. - Je te ferai un mot.
Oublie l'école. Lâche-toi, viens !
- Ah ! - Salut.
Salut, Karlis, ça va ?
Est-ce que tu avances bien avec Nina ? J-7.
- Je vais bientôt conclure. - Ha !
- Est-ce que tu aimes tes doigts ? - Quoi ? Si j'aime mes doigts ?
Tu aimes avoir des doigts ?
- Oui. J'aime mes doigts. - J'espère bien.
Hé, t'étais pas en math. T'étais où ?
- Je sodomisais ta mère. - Quoi ?
Non, je déconne. J'ai raté le réveil ce matin.
Salut, Billy. Salut, Rick.
Salut.
Je vous présente la sur Marie-Thérèse-Francine Dubois.
Elle remplacera le défunt M. Apgar et le défunt M. Marcar
mort tragiquement sur le périphérique.
La sur est une carmélite. Elle a fait vu de silence.
Mais face à l'urgence de notre situation,
le père Krumins a eu la bonté
de permettre à la sur de vous parler.
Elle évite ainsi les flammes de l'enfer.
Ma sur.
Tu me veux quoi ?
Je suis fort contente de vous enseigner.
Je m'appelle sur Marie-Thérèse-Francine Dubois.
Puisque je n'aurai pas le temps de voir avec vous
tout ce que je voudrais,
je ne répondrai à aucune ques...
Elle est morte.
Non, elle...
Elle dort ?
Cinq dollars que la nonne va se réveiller
dans moins d'une minute. Tu paries ?
Oui, OK.
On se réveille...
Trente secondes.
Moins 45 secondes.
Cinquante-cinq secondes.
- Ouais ! - Et merde.
... les forces de la civilisation
prennent le pas sur les barbares ipso facto...
- OK. On double la mise ou rien. - Sans moi.
Mais quoi ? Quoi encore ?
Est-ce qu'il serait possible d'annuler les cours
comme pour M. Apgar ?
Je me sens clairement traumatisé encore.
En plus, on s'est fait avoir quand son remplaçant est mort
- pulvérisé sur le périph. - M. Marcar n'a jamais
fait cours à cette classe !
D'accord. Après tout, c'est votre éducation
et j'en ai vraiment rien à foutre.
Mais je vais modifier le règlement sur les décès
dans notre enceinte. Messieurs Stevens et Bender,
je veux vous voir dans mon bureau.
Au revoir.
Je me sens pas très bien, Rick.
Kevin Carpenter m'a informé que vous aviez parié
- sur la mort de la sur. - Kevin Carpenter est un con.
On a parié sur quand elle émergerait.
Billy ?!
Vous avouez donc les paris dans l'établissement.
Ce qui me donne un motif d'exclusion pour un bon moment.
Depuis le temps que j'essaie de me débarrasser de vous deux.
Il y a un parent d'élève qui veut vous parler du truc
qui s'est passé dans la salle... la salle où vous savez...
Maintenant ?
Je ne serai pas long.
- Je vais vomir. - Avale.
Mais qu'est-ce que tu fais ?
Regarde. Poole me l'avait confisqué.
C'est quoi, ça ?
Putain !
C'est des photos des filles dans le vestiaire de sport.
Y a même une photo de Nina.
Qu'est-ce que vous faites, Stevens ?
Oh, rien. J'ai juste eu la main heureuse.
C'est quoi, ça ?
Au hasard, je dirais des filles mineures.
Je n'ai jamais vu ces photos de ma vie.
Mais qui a parlé de photos ?
Bien... Ces clichés se sont pas de moi.
Et ils sont peut-être là depuis de nombreuses années.
Comment savoir ?
Cette photo ressemble à s'y méprendre à Emily Tolls
et elle est encore en première.
OK. Je vous propose...
de faire comme si toute cette histoire de pari
n'avait jamais existé.
Et moi, je vous propose
de nous oublier jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Rick et Billy qui ?
Stevens et Bender. Aïe !
Je vais tuer Carpenter.
Mais si t'arrêtes pas de draguer Nina,
- il va te descendre. - Oui, mais si j'arrête
et que j'ai pas l'argent de Karlis,
il va me découper en petits morceaux.
Console-toi avec la photo bandante de Nina.
Sans l'avoir vue, j'ai déjà une gaule de compétition.
- Je vais la brûler chez moi. - La brûler ! Pourquoi ?
Parce que c'est bizarre de la voir nue à son insu.
Hein !?
Et puis je la verrai bientôt en vrai.
Qu'est-ce que voulait le directeur Poole ?
Il nous a demandé notre avis pour le nouveau règlement
- sur les morts dans le lycée. - Qu'est-ce que vous foutez là,
les deux grosses raclures de chiotte ?
Parce que j'ai pensé qu'il pouvait faire mieux.
Hé, les mongolitos, vous êtes encore là ?
Hé, les fientes puantes, vous êtes encore là ?
Je laisse tomber. C'est un attardé préhistorique.
Je croyais que Poole avait expulsé vos gueules.
Ils aidaient M. Poole à modifier le règlement du lycée
et ils s'apprêtaient à me raccompagner chez moi.
Abandonne ou je te fume.
- Bouffeur de fiente. - Ah, le con !
La pauvre nonne. Il faut que j'arrête de pleurer pour un rien
si je veux devenir prêtre.
Alors ce truc de... de prêtre,
c'est pour aller au paradis à coup sûr ?
Non, idiot, c'est pour le plaisir d'aider.
C'est pour ça que je fais aussi du bénévolat à l'hôpital.
Ça ne coûte pas grand-chose d'aider un peu son prochain.
Mais t'es canon. Aider les autres, t'en as pas besoin.
Il faut bien le faire.
Personne n'a un saint personnel à son service.
Et puis, je veux être une pionnière.
Comme Hillary Clinton.
Ou Amelia Earhart. Sally Ride.
J'ai envie de devenir une femme spéciale.
Je te trouve déjà spéciale.
Bon, merci de m'avoir raccompagnée.
Quand tu veux. Je...
J'adore quand...
quand on passe du temps ensemble.
- À demain. - Oui.
Il reste de l'espoir.
- Ah ! - Salut, Steven.
Qu'est-ce qu'il y a, les pédés ?
Steven, par pur hasard, tu connais le latin ? En gros.
- Hein ?! - Sauvé grâce à sa stupidité.
Au fait, un mec a appelé pour la bagnole.
Drôle de façon d'écrire "auto".
- Oui. - Allô, Mantas Bartuska ?
- C'est Rick Stevens. - Ah, euh...
J'en ai pour une semaine à réparer la voiture de ta mère.
Alors, je voulais savoir quel genre de bagnole
- tu voulais qu'on te prête. - Un prêt ?
Le père Krumins demande que je te prête la voiture que tu veux.
- Ce que je veux ? C'est-à-dire ? - N'importe quelle voiture.
Ce que je préfère comme voiture, c'est une Aston Martin.
Je t'amène ça d'ici une heure.
Ils vont me prêter une Aston Martin.
Ouais ! Ouais !
- Je suis reçue à Stanford ! - Trop bien !
- Tu quittes la maison. - Ouais !
- Ha ! Ha ! Ha ! - Quoi ?!
Colle-toi une érection, pète-toi la queue
et fous-la dans ton derche bien profond.
Deux bonnes nouvelles d'un seul coup.
Mais... c'est qui Aston Martin ?
Fais-toi plaisir, gamin.
Quand Nina te verra dans cette caisse,
elle va carrément rouler à tes pieds.
On achète des glaces, s'il te plaît ?
- Oui. - C'est vrai ?
Non.
Je me disais, t'as un truc de prévu ce soir ?
Oui,
je vais d'abord livrer des repas
et j'irai au refuge jouer avec des animaux abandonnés.
Pourquoi ?
C'était juste pour savoir.
T'as assez de place derrière ?
Oui, il est bien. T'inquiète pas pour lui.
C'est très petit.
Qu'est-ce qu'il veut ?
Garez-vous sur le côté droit de la chaussée.
Oh non, mais qu'est-ce qu'il nous veut ?
Je sais pas du tout. C'est sûrement rien. T'en fais pas.
Vous savez que cette voiture appartient à Mantas Bartuska ?
Et c'est qui, lui ?
C'est l'homme le plus connu de la mafia lituanienne
dans toute la région. Rien que ça.
- C'est une voiture de la mafia ? - Non, il me l'a prêtée
parce qu'il répare la voiture de ma mère.
Votre mère fait bosser la pègre ?
- C'est vrai ? - Non.
Le père Krumins m'est rentré dedans. Tu te rappelles ?
Et m'a envoyé chez M. Bartuska pour faire les réparations.
Un curé de l'Église catholique vous a envoyé chez les mécanos
de la famille Malinauskas. C'est bien ça ?
C'est pas possible.
Monsieur Stevens, j'aimerais bien que vous répondiez
- à une question. - D'accord.
Alors dites-moi donc pourquoi votre mère avait
le corps de Bartuska dans son coffre ?
Quoi ? Je savais pas que Bartuska était décédé.
J'y suis pour rien.
Vous étiez au volant de son Aston Martin.
Expliquez-moi ça, s'il vous plaît.
- Est-ce que vous me soupçonnez ? - Tu m'étonnes...
Que ce truand se soit fait abattre,
ça ne devrait pas m'inquiéter,
mais M. Bartuska était prêt à négocier
une réduction de peine
en échange du nom du grand manitou de la mafia lituanienne.
Cet homme est tellement insaisissable,
tellement discret, que même son nom nous échappe.
Mais Bartuska avait le nom de cet homme,
et il était à deux doigts de parler quand on l'a buté.
Je ne sais pas en quoi tu es trempé là-dedans,
mais je sais que tu es coupable de quelque chose...
- Je sais rien du tout ! - Me coupe pas la parole !
Oui ?
Mlle Stratton-Osborne est là pour Rick.
Pas elle, bordel ! Faites-la entrer !
- Qui ? - Ton avocate.
Je vais représenter monsieur Stevens,
donc j'aimerais pouvoir parler seule à mon client.
- Une cigarette ? - J'ai que 17 ans.
Tu te demandes ce que je fais ici ?
Le père Krumins a besoin de ton aide.
Le père Krumins a besoin de mon aide ?
Il veut que tu t'abstiennes de mentionner
que c'est l'église qui t'a envoyé vers Bartuska.
Mais je leur ai déjà dit !
Oh... eh bien,
- dis que tu plaisantais. - L'église me ferait mentir ?
Oui. Est-ce que tu veux sortir d'ici ?
Bien sûr.
Je me suis renseignée : ton père est en voyage d'affaires à Vilnius.
Oui, je crois. C'est ce qu'il a dit.
Fais ce que je dis et ce sera un mauvais souvenir.
- Vous allez me décharger ? - Si tu savais tous ceux
que j'ai fait décharger, je ne compte même plus.
Comment tu l'as eue, l'Aston Martin ?
Quelle Aston Martin ?
Si tu essaies de faire le malin,
je te promets une place au violon
avec un prisonnier qui dévorera ta bite dans ton sommeil.
Fais comme convenu : dis-lui la vérité, Rick.
- M. Bartuska me l'a donnée. - Il aurait donné
une Aston Martin flambant neuve à un gamin, c'est ça...
Il voulait qu'elle revienne au fils de l'homme qu'il respectait.
C'est pas un petit cadeau.
Je serais curieux de savoir pourquoi il le respectait.
C'est vraiment pas du tout parce que mon père est un baron de la mafia.
Vous voulez me faire avaler que ce tocard à un père dans la pègre ?
Je vous laisse tirer vos conclusions,
mais si vous considérez que la mafia
a pu engager cet enfant, franchement... regardez-le.
Ce serait plus judicieux d'enquêter sur le père, non ?
Vous avez des preuves solides pour étayer cette piste ?
Mon père est actuellement en voyage... en Lituanie.
Vous aurez vos preuves en vérifiant ses relevés de compte.
Votre client est libre pour l'instant.
Je vais prendre mon téléphone... et enquêter.
Je vais poser des questions
et si les réponses ne sont pas à mon goût,
je te traquerai sans trêve.
Bien joué.
Le temps que ces ploucs vérifient les conneries
que tu as racontées sur ton père,
cet incident sera oublié depuis longtemps.
J'ai failli oublier : j'ai récupéré ta voiture.
Tu peux la garder pendant les réparations.
Tu me raccompagnes au volant de ton bolide ?
Pourquoi ça pue le vomi, là-dedans ?
Si on me colle un PV pour excès de vitesse, vous pouvez le faire sauter ?
C'est un jeu d'enfant. Oh, je te prends un comprimé,
j'ai une de ces migraines.
Prenez pas ça, c'est de l'ecs...
Ils sont expirés...
On tourne ici !
Ah oui, j'aime ça ! Touche ma main. Trop bien.
C'est le nirvana !
C'est génial !
Trop bien ! Bravo !
Tu es un garçon si délicat.
Tu es tellement tendre, tu es si pur,
comme un bébé chiot au premier jour,
un ange d'innocence.
Tu irradies comme un mignon petit chiot,
un bébé chien venu du ciel pour nous sauver.
Tu voudrais pas qu'on s'écoute un peu de musique trance ?
Ne craque surtout pas.
Tu es à un cheveu de ma terre promise, Rick...
- Non ! On est arrivés. - Quand j'étais petite,
je voulais des gros seins, et puis finalement, je les ai eus.
- Ouais... c'est vraiment super. - C'est trop cool, non ?
C'est génial. Merci.
Tu veux venir boire de la tequila avec moi ?
Au revoir ! Non. Non, non. Et merci ! Au revoir !
- Dégueu ! - Oui, vraiment à gerber.
T'étais où, tu t'es perdu ?
Mais... j'étais interrogé sur mes liens avec la mafia par la police criminelle.
Très drôle !
- Salut, Cherysh. - Salut...
- Tu ouvres un bar à putes ? - Tu connais les règles.
Elles ont le droit de toucher,
mais tu n'as pas le droit de les tripoter.
C'est parfait !
Elles font ça tout le temps. Et nous, on va se faire un max de fric !
Comme ça, on pourra payer Karlis !
Si je comprends, tu veux jeter l'éponge ?
Non, je vais... je vais... assurer mes arrières,
au cas où Nina décide... d'y aller tout doux.
OK...
Leurs vaccins sont à jour ?
On s'en fout, on ouvre une boîte de striptease,
pas un cabinet de véto.
Mais elles touchent les coussins !
Kristen, on devrait organiser une fête pour ton départ.
Pour fêter ton entrée à Stanford.
- Ouais, on va s'éclater ! - C'est l'esprit.
Elle sent la marée haute à plein nez.
Qu'est-ce que tu mijotes ?
Rien du tout.
Steven peut inviter les Musclor de la salle de sport.
On pourrait tâter dans la planque d'alcool de maman chérie.
Oh, elle va péter un plomb.
Ça nous permettrait de l'aider à se sevrer. Je pense qu'à son bien.
Steven.
Tu penses que ça va marcher ? Tu crois pas que ta sur va t'en vouloir à mort
que tu lui refiles des bonbons à la place de l'ecstasy ?
Vu comme elle est bourrée, elle s'en rendra pas compte.
Et de toute façon, elle voulait dix cachets, et...
j'en ai plus que deux.
Putain, t'as cassé la lampe préférée à ma mère...
Elle va être super en colère.
Va falloir qu'on chauffe l'ambiance,
ou je me ferai jamais 100 000 dollars.
Salut, tout le monde !
Billy a dit que vous faisiez une petite fête...
Vous avez l'air de bien vous amuser.
Aïe, Rick !
Je suis invitée ?
Ouais. Tant que vous dites rien à ma daronne.
Lui dire quoi ?
- Et euh, trésor, je... - Oui ?
Je te dois un flacon d'aspirines.
- OK. - J'ai pris les deux derniers.
- Un cocktail ? - Ouais, merci !
C'est un club de striptease, t'invites pas ta mère !
Madame Bender ? Madame Bender ?
Je ne porte pas de culotte.
Madame Bender... Billy et les autres sont dans le salon !
- Oh... ! - Lâchez-moi !
Je t'aime tellement !
- Madame Bender ! - Tu es trop sexy !
Non, ça suffit !
Pas de bruit, y a tout le monde dans la pièce d'à côté !
- Chut, chut, chut... - Billy !
Ouais... ! Ça fait du bien, ce truc-là !
Ça fait du bien !
J'adore ce lave-vaisselle !
Ouais !
J'ai entendu M. Bender garer son pick-up.
- Je vais me faire mettre. - Bonne idée.
- Allons donc le mettre. - J'ai envie de toi.
- Oh, non ! - J'ai envie de ton corps.
Je suis toute chose...
Voilà enfin un outil à ma mesure.
Non, non, non.
C'est un bel engin. Un très bel engin.
Non, pas ça...
C'est très perturbant.
Rick !
C'est quoi, ce délire ?!
Vu la tête de Billy, j'en déduis qu'il avait
jamais vu sa mère se masturber sur le sol de la cuisine.
Mais qu'est-ce que tu fais à ma pauvre maman !
Rien ! Non, c'est elle ! Moi, j'ai rien fait du tout.
Ta mère, c'est elle... Enfin,
- elle s'est mis le truc dedans. - C'est le pied.
OK. OK. Maman ?
Je suis tellement contente que tu sois là.
- C'est carrément très bizarre. - Non, pas du tout !
Pas gentil de dire ça de sa maman.
Tu peux la monter dans la chambre de Lucy ?
La coucher sur le lit ?
Elle est un peu... tu vois... le truc...
- Elle est... - Tu viens ?
Elle m'avait pas mordillé depuis mes 10 ans.
- C'est un peu bizarre. - Je t'aime tellement, tu sais.
- Je t'aime tellement ! - Oui, je t'aime aussi, maman.
- Allez, accroche-toi. - Oh, non, non, non !
- Quoi, je suis occupé ? - C'est Rick.
J'ai besoin d'un conseil lié à la drogue ! Tu peux m'aider ?
- Je t'écoute. - Une nana a gobé deux tab.
C'est pas trop la grande forme. Elle va mourir ?
- Elle est bandante ? - Ouais.
Mais je vois pas le rapport.
Pourquoi tu me demandes ça ?
T'affole pas, j'arrive tout de suite.
- Génial ! - T'as de quoi lubrifier ?
N'OUBLIEZ PAS LES POURBOIRES
Merci. Faites-vous plaisir.
Pas sur le mobilier, hein ?
Elle est où, la bonasse ?
C'est la mère de Billy. Tu peux l'aider ?
Fais-moi confiance. J'ai été médecin.
C'est le bordel ! Vous branlez quoi, ici ?
Tu connais Kristen ?
Je promets de tout avaler !
Rick ?
Salut, Nina ! Qu'est-ce que tu fais là ?
Salut. Je venais voir si le problème de la voiture était réglé.
Oui. C'était juste une petite méprise.
- Tant mieux, je... - C'est réglé.
- Je m'inquiétais pour toi. - Tu t'inquiétais pour moi ?
Pourquoi elles ont les seins à l'air ?
C'est chelou, je sais pas trop.
Mets-le dans mon cul !
Peut-être qu'on pourrait aller dans un endroit plus tranquille.
Quand je pisse, ça me brûle.
Merde !
Allez !
Où est Nina, le glandu de service ?
Ce club est réservé aux membres !
Tu vas me dire où est passée Nina ou j'appelle les flics,
et ça m'étonnerait que votre club de strip soit approuvé.
Euh, euh... ça te brancherait, 50 % offert sur un lap dance ?
Et un autre balai dans le fion, ça te branche ?
Et si la maison offre le lap dance ?
Choisis la blonde du fond, là.
Elle a l'air de casser des bites.
Mais j'envoie la sauce et après, je reviens.
Et je te conseille de me dire où est Nina. Grosse merde !
Oh, le con !
J'ai jamais fait une fête de ce genre de ma vie.
Moi non plus. C'est... c'est surtout des amis de Kristen.
C'est amusant.
Ah oui ? Bien...
je crois que...
c'est le festival du rire tous les jours dans ma famille.
Mais tes parents, ils sont souvent absents ?
Ma mère rapplique quand la mutuelle ne paie plus ses cures
et mon père, il débarque à la maison quand...
quand il a besoin.
Mes parents aussi sont toujours dans la nature.
Ils sont... dans un quelconque pèlerinage
ou à un sanctuaire à la mode.
C'est depuis que ma petite sur est morte dans un accident.
- Je savais pas. Je suis désolé. - T'inquiète.
Mes parents n'aiment pas en parler.
Et je fais avec, parce que je sais...
que si on réfléchit à tout ça, nos parents...
sont aussi désorientés et aussi perdus que nous.
Ils ont peur de tout, eux aussi.
C'est vrai.
J'avais pas...
imaginé mes parents sous cet angle.
Tu devrais peut-être essayer.
- Donne-moi ta main. - Ma main ?
Bouge pas trop.
- Tu dessines quoi au juste ? - Regarde.
C'est la croix de Saint Antoine.
C'est le symbole qu'utilisait Saint François d'Assise,
le patron des familles.
Elle pourrait te donner plus de chance avec la tienne.
T'es vraiment exceptionnelle.
Tiens, une pierre.
Merci beaucoup.
C'est une pierre tombée du ciel,
alors c'est,
en quelque sorte,
une bonne étoile.
Et tu peux...
tu peux faire des vux sans aucune limite.
Toi aussi, t'es pas mal, dans ton genre.
Merci.
Salut, Ricky.
Salut, jolie poupée.
Je suis tellement contente que tu sois venu me voir.
Le docteur va t'ausculter.
Oh, un jeu de rôles. On va bien rire.
Je suis ton nouveau gynécologue.
J'adore jouer au Docteur Mamours.
- Je vais examiner tes ovaires. - Ah ! Oh...
tu n'es pas du tout Ricky, toi.
Respire...
- Ça t'excite, ça ?! - Serre-les...
Serre-les plus fort. Plus fort, plus fort !
Serre-les fort !
Comme si tu voulais...
presser un bon jus de couilles bien frais. Serre-les fort.
- Ouais... ! - Ah !
Pervers !
Lequel d'entre vous est Rick Stevens ?
- On dirait un T. - Un T ?
En plus, c'est ma lettre préférée.
C'est chouette.
Qu'est-ce que tu fais à mon Ricky, sale catin de bas étage ?
- Rien du tout, madame Stevens. - C'est pas ma mère.
Elle le savait ?
Je t'attendais, tu sais ? Tu m'as oubliée ?
- Elle est très jolie. - Fais pas attention,
elle est sous l'effet de la drogue.
Qui est Rick Stevens ?
Tu peux me dire c'est quoi cette rumeur à la con
dont on m'a parlé comme quoi dans ta famille,
vous seriez les plus grands mafieux du coin ?
- Quoi, ta famille est mafieuse ? - Ta famille est mafieuse ?
Et je peux savoir pourquoi
vous ouvrez un club de strip sur notre territoire ?
Vous êtes qui, vous ?
Les Malinauskas ! Tu percutes ?!
Aïe... les Malinauskas ?
Comme toute mafia digne de ce nom,
on possède des espions dans la police
et ils me disent que Joseph Stevens essaie
de nous prendre nos affaires. Mais le problème,
c'est que je connais pas ce type.
Alors tu sais ce que je crois ?
Je crois que tu es un vermisseau, un zéro.
C'est un vermisseau.
C'est vrai. Je suis pas un caïd.
Pas comme vous. Je suis un zéro.
Et mon père, c'est un moins que rien.
Et dans le coffre de ma mère, on a pas retrouvé Mantas Bartuska
- avec une balle dans le crâne. - Tu dis que c'est ton père
qui lui a mis une balle en pleine poire ?
J'ai rien dit.
Et j'ai pas dit que mon père a refroidi environ 150 fils de pute à Jersey.
Et j'ai certainement pas dit
que je suis sous protection des témoins avec toute ma famille.
Tu es dans une famille de mafieux
sous protection des témoins et pour en rajouter une couche,
tu as aussi des rapports avec cette vioque ?!
Une vioque ?! C'est vraiment trop méchant.
Quand je pense que j'ai failli t'embrasser !
- Connasse ! Reviens. - Attends, Nina !
Pas si vite. Je voudrais dire deux mots à ton père.
Un autre jour !
Nina, Nina ! Attends, attends, s'il te plaît !
Tu n'es pas le genre de fréquentation
que je souhaite avoir dans ma vie, Rick Stevens.
- Laisse-moi tout t'expliquer. - C'est toi, Rick ?
Ouais.
J'ai un message de la part de Karlis.
Demain, le compte à rebours sera terminé,
alors t'as jusqu'à minuit pour la baiser,
sinon, t'as intérêt à avoir les 100 000 dollars si tu veux pas finir mal.
T'as parié que t'allais baiser une fille ?
- Non. - Y a d'autres filles
- sur qui t'as parié coucher ? - Y a que toi !
- C'est pas ce que tu crois. - Tu es...
un sale enfoiré !
Putain, t'as vu ça ?!
Ça va aller ?
S'il vous plaît...
Je veux voir tout de suite mon avocat !
C'est Osborne !
Monsieur l'agent, c'est un énorme malentendu !
Un malentendu ? Suivez-nous au commissariat.
- Calmez-vous, les jeunes ! - Tu fais quoi ?
- Madame, gardez votre culotte. - Nina ! Nina !
Brian Savage, pour Channel 9. Témoin oculaire...
monsieur Stevens, est-il vrai que la bagarre de ce soir
résulte de conflits opposant des familles mafieuses...
Je suis Tina Johnson, reporter d'investigation en chef pour Channel 5.
J'aimerais une interview en exclusivité.
Je vous promets...
que vous ne regretterez pas de vous être confié à moi.
Pouffiasse !
Poussez-vous ! Laissez-moi passer !
C'est de la discrimination !
Du calme ! Tout le monde se calme.
Ouais, je sais que c'est mal, mais...
encore. Encore. Encore !
Envoyez d'urgence une patrouille !
Merci d'avoir volé mon histoire, connasse !
Hé, ta sauce de mes couilles !
Ça, c'est pour avoir volé Nina !
Merde !
T'as volé mon scoop !
Je te préviens, c'est quidproquo !
- C'est du latin ! - Plus un geste.
C'est mignon.
Envoyez des renforts au plus vite.
Je vous confie ma montre. Elle est en cuir véritable.
Pour les repas, je ne peux pas manger de pain...
Je ne tolère pas le gluten.
Je n'ai le droit qu'à la farine de maïs.
Directeur Poole ?
Rick ? Ah, voilà, j'ai un alibi. Vous voyez ?
Explique-leur que je n'ai pas pris ces photos dans le vestiaire des filles.
J'ai jamais vu cet homme de toute ma vie.
- On avait un accord. - Hmm-hmm.
Je demande à voir mon avocate ! Annette Stratton-Osborne !
Allez, avance le rigolo.
Salut, Jimmy.
Alors primo,
t'étais au courant que madame Bender,
- elle avait les babines rasées ? - J'étais au courant.
Secundo : un sale ripou a osé planquer deux grammes de coke dans mes poches.
- T'imagines le plan d'enculé ? - C'est vrai.
- C'est très dur à imaginer. - Faut pas que je m'éternise.
Ma belle gueule, ces abdos. T'as vu mon cul aussi ?
Tertio : tu vas contacter illico mon avocate.
Une belle paire de loches. Annette Stratton...
Osborne, OK.
Kristen. Pleure pas.
Tu seras bientôt libre. J'ai pris l'argent de la soirée pour la caution.
J'ai un putain de casier, t'entends ?!
Comme beaucoup de monde, Kristen.
Stanford va faire annuler mon inscription.
C'était mon unique chance !
Je vais voir ce que je peux faire, OK ?
- Génial, t'es super. - OK...
Ouah ! Fils de pute ! Vas-y, approche !
- Non, merci. - Viens là, fils de pute.
On se calme. Je suis content de te voir.
- Quoi, tu te fous de ma gueule ? - Ouais, c'est ça.
- Enculé. - Ouais.
- Billy ! Hé, Billy ! - Ah !
- Ça va ? - Rick !
Pardon de t'avoir réveillé. C'est dingue, hein ?
Je suis là pour proxénétisme.
J'ai même pas compris ce que ça veut dire.
Écoute, je crois que si tu prends l'argent qu'on s'est fait,
- tu pourras payer ma caution. - Il reste rien. Désolé.
Comment ça, il reste plus rien, mais... ?!
Y a plus d'argent.
Mais on avait toute une boîte à chaussures de billets !
- Je l'ai utilisé pour ma sur. - Et moi ?
Ta mère peut pas te faire sortir ?
Mais elle aussi, elle est en prison.
C'est vrai. Tu marques un point.
Mais un gardien m'a...
gentiment offert un examen approfondi.
Au moins, j'irai pas chez le médecin.
Je supporte pas les docteurs.
Ça craint, Billy. Accroche-toi.
Tes parents sont pas encore venus ?
Non, ils sont à Dallas pour la convention des pro-vie.
Tu veux quelque chose ?
Oui, je voudrais...
que tu te fasses mettre.
Je t'aimais bien, tu sais.
J'étais bien avec toi,
même si tu n'as pas de vrais projets pour ton futur.
Et même si tes chaussettes sont toujours dépareillées.
Et sans parler de ta sonnerie de téléphone qui est vraiment trop nulle.
Je l'aime bien, ma sonnerie.
J'ai cru que tu pouvais être un garçon différent.
Mais c'est clair, je me suis plantée.
Non, je suis différent.
Je suis pas le même quand je suis avec toi, Nina.
Si mes potes et ma famille me plantent, j'y peux rien.
Comme le pari, c'était pas mon idée !
Tu veux pas essayer de grandir ?!
Ce serait pas mal que tu comprennes enfin
et que tu acceptes que, parfois,
tes erreurs sont entièrement de ta faute.
Comme le fait que je veuille plus te revoir.
Nina.
- Nina, je m'excuse, je... - Fous le camp !
Écoute... Je...
Je suis désolé.
Notre père a été arrêté parce
que tu as été parler de ses soi-disant liens avec la mafia à la police.
Maman rentre de sa cure et elle est très énervée.
C'est mon tour !
- Ici Kristen Stevens. - La femme de Joseph Stevens ?
Non, seulement la fille du mafieux.
American News veut vous interviewer.
Je vous vendrai mon histoire en exclusivité.
Mais pas en dessous de 1 500 dollars.
- Quoi ?! - On vous envoie un chèque.
OK, salut.
Ils ont acheté ton histoire pour 1 500 dollars ?
Le crime paie. Je l'ai déjà vendue à 1 000 et 1 200 dollars.
- T'as pas d'histoire. - Qu'est-ce que t'en sais ?
C'est mon tour, tapette ?
C'est grâce à moi qu'ils l'ont arrêté.
Syndicat du crime Stevens.
C'est quoi cette façon de répondre au téléphone !?
- Salut. - Arrête ton numéro du...
- Génial. - Tu sais quel enfer je vis ?
J'ai plus de boulot !
J'ai passé la nuit dans une prison lituanienne !
Un mec s'est masturbé devant mon visage et,
j'ai des putains de morbacs !
- T'as chopé la poisse. - Joue pas au plus con.
Je sais qui est l'enfoiré qui a balancé ses rumeurs,
et tu vas avoir de gros ennuis, je te préviens.
Je ne t'entends plus. Tu perds le réseau.
Une cabine, enfoiré !
Tu passes dans un tunnel !
Papa vous passe le bonjour !
C'est quoi, ça ? C'est quoi, ce délire ?
- Des morpions. Bien joué. - Buenas tardes.
J'en ai marre ! Ça vous dit pas d'essayer la porte ?
Essaie ça, ça a marché pour moi.
Et Ibiza ?
À Ibiza, c'était carrément fabuleux.
Mais à cause de toi, j'ai dû rentrer un jour plus tôt.
Je comprends pas ce que vous dites.
Dieu m'a demandé de te donner un message.
Ça suffit, les plans minables.
- Oh, et garde la foi. - C'est tout ?
- Dieu a que ça à dire ? - Et quoi ?
Tu veux le tirage de la loterie en plus ?
Fin de la partie. Tu as perdu, mon petit poussin.
Il faut payer tes dettes.
Et comment je peux tout arranger ? Je dois faire quoi ?
Arrête de penser avec ta queue.
Tu as deux cerveaux.
Faut toujours qu'elle fasse ça.
Ce qui nous ramène au début de l'histoire.
Non, pas là ! On a déjà vu tout ça.
Pause ! On est revenu au point de départ.
Et je sais pas plus que vous comment ce merdier va se terminer.
Pardonnez-moi, mon père, car j'ai péché.
Ma dernière confession remonte à presque 2 mois.
- Ça fait plus de 3 ans, Rick. - Ah ouais ?
- Oui. - Ça passe vite.
- À quel péché as-tu cédé ? - Pfff...
- j'ai dit un paquet de mensonges. - Pourquoi avoir menti ?
Je voulais séduire Nina Pennington, mais j'ai foiré.
Ce péché n'est pas mortel. Continue.
- J'ai eu des rapports sexuels. - Il me faut des noms précis.
Eh bien...
une fille du club de strip m'a fait un semblant de fellation.
- Elle s'appelle Cherysh. - C'est un péché véniel.
C'est assez grave, mais ça n'a rien de mortel.
J'ai aussi eu des rapports de façon assez régulière avec... madame Bender.
- Pamela Bender ? - Yep...
La femme de Keith ? La mère de ton ami Billy ?
- Ouais. C'est bien elle. - Espèce de fils de pute !
C'est toi l'enflure qui m'a refilé des morpions !
Tu es excommunié, nom de Dieu ! Excommunié !
Ça s'est pas vraiment passé comme je l'espérais.
J'ai pas eu le temps de dire au père Krumins
que ses morpions venaient plus probablement
d'une pute bourrée de crack.
Ricky...
- tu m'as refilé des morpions. - Vous me les avez refilés.
Tu as tant d'humour.
Où est ta mère ?
Elle a fait une tentative de suicide
et l'ambulancier a dit qu'elle devait être morte.
- Quelle horreur ! - Ouais.
- T'es sûr ? - Elle avait pas de verre.
Elle vous a fait un petit mot pour vous accuser de tout.
Je l'ai appelée hier soir. Je devais être plus saoule que je le pensais.
Ouais. Je m'en veux d'avoir fait souffrir ma mère en couchant avec vous,
alors j'ai promis à Dieu de ne plus jamais vous baiser
s'Il voulait bien épargner sa vie.
Ça faisait un peu trop mélo, alors j'ai ajouté...
Un petit cocktail ?
Non, merci, faut que j'y aille.
À la prison, voir si Billy s'est fait violer.
Vous l'avez toujours pas sorti de là ?
Mais j'étais crevée.
Faut que j'aille à l'hôpital pour voir si ma mère est morte.
Tu pourras m'appeler quand tu auras des nouvelles ?
Si elle survit, je nous prends une chambre à l'hôtel !
Madame Bender, j'ai promis à Dieu.
Tu préférerais quoi ? Expliquer à Dieu une faiblesse passagère
ou devoir expliquer à mon mari,
qui possède un magasin rempli de flingues, d'où viennent ces morpions ?
Je dois assumer mes responsabilités
ou quelqu'un d'autre pourrait essayer de se suicider.
Je n'aurais jamais cru que tu pensais ça.
Madame Bender.
Je croyais que tu appréciais nos rendez-vous.
C'était le cas. Peut-être un peu trop, mais...
vous vous rappelez quand vous m'avez dit
de tenter de nouvelles aventures ?
Hum-hum.
Je vais le faire. C'était un bon conseil.
- Je vais secourir ma famille. - Ah...
Au revoir, Pamela. Et merci pour tout.
- Je ne suis pas loin, tu sais. - OK. OK...
Au revoir, au revoir...
Docteur Barley est demandé en neurologie.
- Pourquoi vous êtes là ? - J'étais à la cafétéria.
Leurs beignets sont un régal.
Oh, tu as une sale gueule.
C'est ma faute si tout va de travers.
Nina ne me parle pas ; ma sur a été virée de l'école, et...
- je pense que ma mère est morte. - C'est bien.
- Tu fais enfin des progrès. - Des progrès ?
Pour une fois, tout ne tourne pas autour de ton nombril.
Ta mère sera tellement fière.
- Mais, elle est où ? - Elle est morte, trésor.
Morte, comment ça ?
Son cur a arrêté de battre.
Ils l'ont conduite au crématorium il y a 20 minutes.
Mais... ma mère peut pas être morte.
C'est comme ça. On meurt tous un jour ou l'autre.
Mais je suis sûre qu'elle savait que tu l'aimais.
Toutes les mères savent ces choses.
Non...
Je pense pas qu'elle savait.
Jamais elle saura que Kristen a été reçue à Stanford
ou que Steven est gai.
C'est obligé, elle était au courant.
Elle aurait bien les boules si elle savait qu'on l'a incinérée !
T'as pensé à nourrir le chien ?
Je suis derrière le rideau, abruti.
C'était trop dur de laisser ta maman avoir une mort paisible.
Merci, Dieu, de l'avoir sauvée.
Je vais remplir ma part du contrat, maintenant.
Tu m'as apporté de la vodka ?
Quoi ? T'as déjà vidé le minibar, maman.
Écoute, le petit génie, si tu veux que je reste dans ce monde,
dis-toi bien que ce sera à ma manière.
Oh, chérie ! Il te faudra plus que ça.
Où est-ce que ça s'achète, votre produit ?
Pour m'assommer, avec des cachets et une maxi bouteille de vodka, ça pourrait le faire.
Je reviens dans une minute.
Tu sais que tu te plantes sur toute la ligne, pas vrai ?
- Quoi ? - Ne sois pas si surpris.
Je fouille tes poubelles et je t'espionne au téléphone.
Je sais ce que tu fabriques.
Je dois quand même avouer que...
tu te fasses Pam Bender, alors ça...
ça m'a vraiment mis sur le cul.
Mais... j'en sais bien plus sur toi que tu ne le crois.
Maman...
Tu la fermes et tu écoutes ta mère.
Rien de ce que t'as fait...
n'est irrémédiable.
Tu vas aller voir cette Nina Pennington
et lui dire ce que tu ressens.
Elle refuse de me parler. Et à sa place, je ferais pareil.
J'ai vraiment été con.
Tu n'as qu'une seule chance. Mais...
Et si je laisse passer cette chance ?
Avec Nina, rien ne pourra te faire pardonner.
Mais... elle finira par oublier,
si tu fais tout pour te rattraper.
Fais pas comme ton père. Faut que tu sois un mec.
C'est la première fois qu'on a une conversation où t'es un peu lucide.
Tu es prêt ? C'est parti.
T'es obligé ? Non, attends ! On pourrait...
Trop tard !
Connard d'enculé de mes couilles de sa race !
T'as pas couru, t'as galopé.
- Tu les pètes pas ? - Non.
Quand on fait faire mon paternel dans son froc,
- on devient mon ami. - Oh, c'est cool. Merci.
OK, ça va.
J'ai été un crétin de faire ce pari débile et...
et mon père est trop con pour être de la mafia. Dis-le au tien.
Je vais le faire mariner encore un peu, si tu veux bien.
- On est quittes. - OK. C'est cool.
C'est bon, vas-y.
Je sais que vous êtes sûrement très occupée,
alors merci de prendre le temps de me recevoir.
Vu au rythme auquel ta famille et tes amis sont arrêtés,
tu devrais m'engager à plein temps.
C'est plus économique.
- Vous êtes allée à Stanford ? - Oui, que de souvenirs.
Mais je m'étonne de pouvoir encore marcher.
Ou de ne pas avoir eu une MST.
C'est quoi le sceau de cire rouge sur les enveloppes ?
Je devrai te tuer si je te le disais.
Ah non. Mais ce que tu ne sais pas ne me nuira pas.
Alors... est-ce que vous pouvez la faire disculper ?
Elle doit te plaire, cette fille.
Beaucoup. Et elle veut plus qu'on se revoie.
Mais sa galère, c'est ma faute. Pas la sienne. Je vais l'en sortir.
OK, je le ferai pour 2 000.
2 000 dollars ? J'ai pas tout ce fric.
Combien tu as au juste ?
Environ 37 dollars.
Mais j'ai encore tous mes doigts.
Mais ça vaut rien, les doigts.
Sauf s'ils sont dans le cul.
Je les prends comme acompte. Et pour le reste,
je cherche justement un clerc à temps partiel.
On peut s'arranger, ou tu pourrais vendre un rein.
- J'ai des contacts. - Je choisis d'être votre clerc.
Bienvenue dans le cabinet.
- Merci de m'avoir sorti de là. - Normal, t'es mon meilleur ami.
Et je me sens un peu responsable de ce qui t'est arrivé.
Au fait, comment t'as pu payer ?
C'est mon esclave.
Ça me fait penser... Kevin Carpenter est encore là !
Il tient le coup ?
Disons que c'est pas un balai qui lui a dépucelé la rondelle.
- Oh, maman ?! Maman, c'est moi ! - Hé ! Salut !
- Tu venais me chercher ? - Oui, évidemment, mon cur.
Vous êtes qui, vous ? Le soutif, c'est en prime ?
L'avocate de Rick et sa nouvelle patronne... pour 20 ans.
Tu devrais prendre exemple et travailler aussi, mon chéri.
Tu fais vraiment preuve de maturité.
- Merci. Au revoir. - Salut, Rick.
Maman, on peut aller acheter des glaces ?
Lundi, tu prendras un jeans bien serré.
Ouais, à ce sujet...
C'est quoi ?
C'est... une lettre compromettante
que vous a écrite le père Krumins.
Vous savez ? Votre ami, le grand chef de la mafia lituanienne ?
Tu me fais chanter ?
Non. Je voulais seulement vous la rendre.
Merci. Et je me contenterai de 10 ans.
- OK. - À lundi, petit cul !
Dr Ludman, veuillez appeler l'administration.
Gros nibards m'offraient 10 000 pour des photos. C'est pas si mal.
Tu iras droit dans l'enfer éternel.
Elle ira d'abord à Stanford.
Ma patronne est une ancienne étudiante.
Et le doyen lui devait un service pour des raisons obscures.
- Tu n'es pas un connard ! - Je retrouve ma gentille fille.
Il est énorme, ce placard. Vous avez vu ?
- Et ça y est, t'en sors ? - Quoi ?
Tu peux arrêter d'être aussi méchant avec les autres
- et commencer à t'assumer enfin. - Et mieux t'habiller.
- On t'aimera pareil, chéri. - Tu savais ?
Une mère sait toujours ces choses.
Et tu te fais les abdos-fessiers 5 fois par semaine.
- Tiens. - C'est quoi ?
Le formulaire pour le divorce. T'as plus qu'à signer.
J'hésite. L'idée d'être seule est un peu effrayante.
T'inquiète...
Badge...
Même si t'es pas morte,
on a quand même pensé à nourrir le chien.
Et on sera toujours là pour toi.
Pitié, un verre !
Tu peux pas regarder quand tu traverses ?!
Tu vas bien ?
Salut, Nina. Je m'excuse.
Rick...
Et avant de me rembarrer, laisse-moi...
laisse-moi m'expliquer.
Je sais bien que j'ai fait n'importe quoi.
Je manque un peu... d'assurance
et je fais parfois des trucs un peu débiles.
Enfin... j'en fais tout le temps, pour être honnête.
Tout ce que je voulais, c'est que tu m'aimes bien
et que tu me trouves cool.
Mais je le suis pas. En voulant t'épater,
j'ai perdu de vue ce qui comptait.
Je t'apprécie énormément, Nina.
Rick...
t'es un garçon assez cool.
- Tu trouves ? - Mais t'as raison :
t'es un abruti total.
Mais je t'aime bien quand même.
J'ai entendu ce que t'as dit à ta famille,
et j'ai trouvé que ça laissait voir ta vraie nature.
Ouais... aider les gens, c'est carrément mon truc.
Je te jure que j'essaie pas de te baratiner !
Aider les gens, ça fait du bien.
Alors on a carrément plus de points communs que je croyais.
Emballe...
Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours.
Enfin, certains plus que d'autres.
Annette Stratton-Osborne vous souhaite la bienvenue
pour la grande réouverture de la Pomme d'amour !
Où les hommes sont chauds bouillants
- et où tout est légal ! - Je suis gai !
Ouais, je m'en doute !
Mesdames, le prochain danseur est un petit nouveau.
Faites du bruit pour Sparky !
Il est jeune, mais dans la limite légale.
Sparky aime les longues balades sur la plage, et les chatons !
Vous bossez pour Poole, sa secrétaire.
Et qu'on lui doigte le derche !
Oh non, tu bouges pas de là, mon bichon !
- Billy Bender ! - Maman ? Mais...
- Allez, bouge ton corps. - Qu'est-ce que tu fais là ?
J'ai eu un pneu qui a crevé.
- Ton verre, Pam. - Merci, c'est gentil.
Tu m'as dit de trouver un job.
Je parlais d'un travail où tu gardes tes fringues.
Franchement, regarde-toi.
Regarde-toi... !
Les filles, c'est moi qui l'ai obligé
à faire de la muscu pendant 7 ans.
- Vous avez vu ça ? - Vous voulez pas vous asseoir ?
Dis, Billy, tu as le manche tout dur.
C'est la cata ! Ma mère ! Et moi qui bande !
C'est la punition garantie !
Hein ?!
Maman ?
Je ne suis pas ta mère, je suis une sainte.
Et toi, mon ange, tu as été un très vilain petit garnement.
Si vous venez pour le striptease...
Non. Je m'inquiète surtout pour les livres de la bibliothèque.
Tu es en retard pour les rendre, et ça va être très compliqué de les... décoller.
Scène 67, première prise. Clap !
On a retrouvé le corps de Mantas Barrukas.
- Ça se prononce comme ça ? - Bartuska !
De Mantas Bartukas.
Bartukas. Bartukas. Bartuka. Bartukas.
On a le corps de Mantas Bar...
Je sais que tu voudrais bien me cracher le morceau...
mais pour l'instant, la peur te paralyse.
- C'est vous qui avez peur. - Tu crois ça ?
- Vous vivez dans la peur. - Que je vis dans la peur ?!
Voilà, ton petit cul par terre. C'est ça, ta place.
Je te parle de Mantas Bartukas !
Mantas Bartukas ! M. Bartukas. Bartukas.
Le corps de Mantas Bartukas a fini dans le coffre de ta mère. Tu m'expliques ça ?
- Quoi ? - T'as pas pu le tuer.
- Comment ça ? - Mais regarde-toi.
Si jamais tu éternues,
tes petites couilles vont se détacher de ton scrotum.
- C'est méchant. - C'est pas méchant.
C'est une façon de changer de sexe sans essayer.
Coupez !
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