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Ici, Radio-Canada.
Je suis la fille d'un pédophile!
Pour le moment, Léla veut pas de deuxiÚme rencontre.
Elle a-tu recommencé à consommer?
Léla, je t'en supplie, il faut plus que tu te fasses encore plus de mal à cause de moi.
Monsieur Frazer est à l'hÎpital, gravement blessé.
Sa mÚre s'est déjà prononcée contre un acharnement médical.
Sa mĂšre?
Je voudrais revoir mon fils, entreprendre une démarche de médiation avec lui.
Je suis médiatrice en justice réparatrice maintenant.
On a eu une demande pour toi au bureau.
On pourrait se voir cet aprĂšs-midi.
J'aurais vraiment pas dû écrire mon numéro à Rémy.
C'est sûr que t'as pris un gros risque.
Lisanne aussi, elle m'a suivi, pis...
Ah! Surprise! Un plomb de mantra qui est crevé.
Je l'ai suivi.
De l'atelier de meubles à la maison d'une cliente qui l'a fait rentrer chez elle pour une livraison sans savoir qui était.
Il a déjà tué une femme.
Tu peux lire ça partout sur les réseaux sociaux en ce moment.
Pis toi, tu ne viens pas lui parler de la visite de Mélanie?
On aimerait mieux que t'ailles au chalet.
Personne n'aurait pu imaginer qu'il tuerait Mélanie à coups de couteau pis qu'il te colle, il se rend bas d'un pont.
Ăa t'a sĂ»rement bouleversĂ© qu'il s'en prenne Ă ton ami, mais d'un autre cĂŽtĂ©.
Ăa t'a peut-ĂȘtre sauvĂ© la vie.
On peut entrer?
On a reçu une information vous concernant.
Bonjour.
Est-ce que je peux vous aider?
Berenice Bachand, une amie de David Frazer.
Il m'a déjà parlé de vous, hein?
Ouais, moi aussi. C'est pour ça que je suis ici.
J'aimais mieux vous voir en personne compte tenu de tout ce que vous avez fait pour lui.
Ma fille Mélanie?
AllÎ, Mélanie?
Qu'est-ce qui se passe?
David est Ă l'hĂŽpital dans le coma.
Depuis cet aprĂšs-midi.
Les policiers enquĂȘtent pour savoir ce qu'il s'est passĂ©.
Et comme les médecins ne peuvent pas garantir qu'il va s'en sortir, je me suis dit que vous voudriez le savoir.
Ou mĂȘme peut-ĂȘtre le voir.
Ăa, c'est certain. Merci.
Ăa vous oblige Ă rien. Je voulais juste que vous soyez au courant.
Par respect pour vous et pour David.
[musique]
Moi, j'ai effectivement livré des meubles chez Madame Savoie.
Quatre chaises pour sa table Ă dĂźner.
Vous ĂȘtes-vous clairement identifiĂ©s en arrivant?
Avec votre nom de famille?
Je ne sais plus. Je ne penserais pas.
On s'était revus deux, trois fois à l'atelier. Pourquoi?
Madame Savoie vient d'apprendre que vous avez un dossier criminel.
Ăa, il fait peur.
Je suis désolé. Je n'ai pas pensé y en parler.
Je ne sais pas pourquoi j'aurais fait non plus.
Nous, on vous demanderait de ne plus aller chez elle ni de la contacter.
Compris?
Oh oui. Ce n'était pas mon intention non plus.
Je vais ĂȘtre vigilant la prochaine fois. Avec les autres clients, je veux dire.
On vous fait confiance, M. Frazer.
Bonne fin de journée.
[musique]
AllĂŽ, c'est moi.
On est Ă la cuisine.
Je voulais voir comment tu allais.
J'ai bien la mĂȘme chose.
Ma rideau est arrivée.
Juste Ă temps pour voir que ma vodka Ă 75 piastres.
Je l'ai refilée aux égouts municipaux.
Tu es sûre que tu ne fais pas le numéro de ma psy?
J'ai encore la mienne. Pourquoi tu ne l'appelles pas?
Vous savez que les psy, ça ne rÚgle pas tout.
Oui.
Mais c'est mieux de les consulter que de finir en prison.
Elle a suivi Frazer.
Puis elle a dénoncé une de ses clientes.
Ăa pourrait s'appeler du harcĂšlement.
J'ai juste prévenu une victime potentielle.
C'est une action parfaitement légitime, solidaire, préventive.
Rien de plus?
Vous pensez quoi? Que je pourrais vraiment m'attaquer Ă lui?
Ben, ça fait 25 ans que tu nous en parles.
Avec raison. Tu ne penses pas?
Non, je ne pense pas ça.
Ah ben non. Toi, tu crois en la réhabilitation des monstres?
à t'entendre parler, c'est eux qui deviennent des victimes de la société.
Pas du tout. Je m'inquiĂšte pour toi.
Si tu allais jusqu'Ă agresser David, c'est lui qui deviendrait la victime, puis toi le bourreau.
Pour qui vous me prenez?
T'es en crise depuis qu'il est sorti de prison.
TraĂźne-tu toujours ton canif?
Pour me protéger, oui.
Rien de plus.
Ăa fait du bien.
Je m'en occupe.
Je vais mettre la pommade sur la table de chemin.
Parfait. Merci. Ă demain.
On arrĂȘte-tu de se bouder?
Je ne boude pas.
Dis-le Ă ta face de bas.
Je te promets de ne plus rien cacher Ă propos de lui.
Ăa vaut pour toi aussi.
Pourquoi tu dis ça, là ?
Pour que tu te sentes Ă l'aise Ă tout me dire.
Je ne sais pas.
Est-ce que tu as su le cas, peut-ĂȘtre?
Et oĂč venir?
Parce que tu es sur le pont avec son nouveau chum.
Moi aussi, je suis en crise.
Je vais nous venger.
Ce n'est pas moi qui va t'en empĂȘcher.
OĂč tu vas?
Je vais nous venger.
Ăa me fait peur qu'il revienne dans nos vies.
Il ne peut plus rien nous faire.
Lisanne a dit qu'il va nous séparer.
Lisanne n'est pas prĂȘte Ă pardonner.
Elle ne sera probablement jamais.
Toi, tu serais prĂȘte?
Oui.
C'est mĂȘme la seule chose
que je peux faire moi-mĂȘme tout seul
pour avancer.
Bordel, excuse-moi.
Tu dois geler.
C'est juste un Frenchie.
Ăa va sĂ»rement me rĂ©chauffer.
Le visage, au moins.
Excuse-moi.
Oui.
Tes parents baisent-tu?
Il paraĂźt que la petite pilule bleue
fait la job.
Toi, ils t'ont fait ensemble?
Il vit trop.
Moi, c'était plus simple.
Mais tu viens me dire qu'il baisse.
Oui, mais baiser et faire des baisers
de choses différentes.
Puis...
ton pĂšre, il sent rien, non?
MĂȘme le plaisir, ça...
ça part d'ici, il paraßt.
J'ai vu personne de ma famille
depuis que j'ai Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.
MĂȘme si je peux comprendre
leur réaction,
je me sens en train de croire
qu'il n'y a que moi.
Il n'y a que moi.
Il n'y a que moi.
Il n'y a pas que moi.
Il n'y a pas que moi.
Il n'y a pas que moi.
Il n'y a pas que moi.
Il n'y a pas que moi.
Il n'y a pas que moi.
Si je peux comprendre leur réaction,
je me sens trĂšs seul.
J'ai écrit à ma mÚre pour qu'elle vienne me visiter,
mais elle a refusé.
Je n'oserais jamais faire la demande Ă mon pĂšre.
Ce serait une perte de temps.
Heureusement, toi, tu m'écris.
Tu me gardes en vie.
(sonnerie)
(sonnerie)
(sonnerie)
(sonnerie)
(sonnerie)
AllĂŽ?
Bérénice? C'est moi.
T'as gardé mon numéro?
C'est quand mĂȘme surprenant
que tu ne l'as pas changé depuis le temps.
Pourquoi je l'aurais fait?
Pour éviter que je t'appelle à un moment donné.
Au contraire, j'espérais que tu le fasses.
Peut-ĂȘtre que tu ne me crois plus,
mais c'est important pour moi de savoir comment tu vas.
Si tu t'en sors bien...
Ăa va.
Merci.
Je voulais te dire
que la visite des policiers n'avait rien à voir avec Rémi.
Ils sont venus pour quoi, d'abord?
Une visite de routine, je dirais.
C'est comme ça depuis que je suis libre.
Les moindres faits et gestes sont scrutés à la loupe.
David, est-ce que tu retournes en dedans?
Non.
Mais je vais reprendre quelques jours de congé.
OĂč ça?
Dans le nord. Mes employeurs,
c'est aussi mes amis et le prince L'Orchel.
(sonnerie)
Il faut que je te laisse. J'attends quelqu'un.
Votre troupe?
Bye.
Bye.
J'étais un peu en avance.
C'est correct. Entre.
(musique douce)
Veine nature?
C'est ce que j'aime.
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
C'est quoi?
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
Qu'est-ce que tu fais?
Je veux voir la bataille.
Quelle bataille?
David Fraser est parti régler le compte
avec mes duquets.
C'est tellement con, des gars.
(musique douce)
Maridot, attends!
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
Reste avec lui.
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
Vois-tu avoir le temps de déjeuner?
Non, pas vraiment.
Fuck.
(musique douce)
Je vais profiter pour parler
d'exclusivité.
(rire)
Tu viens?
Bien lĂ , tu sais ce que je pense
des grands engagements?
Pourtant...
on dirait que tu sors moins
depuis quelque temps.
Bien oui, parce que je vieillis,
j'ai moins d'énergie, mais c'est pas
parce que je vais me caser.
Ah, t'es pas déçue, là ?
Non.
- On est bien, quand on se voit?
- Ah, mais oui, on est super bien, mais...
Si on devient exclusifs, je me connais, lĂ .
Je vais me sauver en courant.
Puis t'es pas trop jeune pour vouloir ĂȘtre en couple avec moi?
- (Rires)
- Je vais y penser, OK?
- (Souffle)
- (Cri)
- (Cri)
- (Cri)
- (Cri)
- (Cri)
- (Cri)
- (Cri)
- (Rires)
- Christ, maman!
- Depuis quand tu sens qu'aprĂšs moi?
- Tu peux faire exploser la maison
avec les bonbons de chiennes Ă papa.
- C'est pour ça que je veux me dehors, là .
- Là , t'écris rien sur les réseaux sociaux.
Je disais sur la gratteur de ton pĂšre.
- Non, c'est pas l'envie qui manque.
- Quoi, que c'était malade-là ? Il mériterait pas mal plus
que juste des insults sur Facebook, lĂ .
- Quoi, tu penses, lĂ ?
- Bien, comme disant...
Tu m'éretterais pas de vie.
- ZoĂ©, tu peux pas dire des affaires lĂ -mĂȘme.
- C'est ça. Mais toi, tu peux te ruiner les poumons
parce que juste de le boire aux nouvelles, ça te stresse?
- C'est pas juste ça. T'as faim à brasserie, là .
C'est pas évident, la business, depuis la pandémie.
- (Soupir)
- Tu veux-tu conduire?
- OK.
- Mais...
Il faut compter jusqu'Ă trois Ă chaque arrĂȘt.
- Dis-le. Sinon, je reprends le volant.
- HĂ©!
- Ăa, c'est des choses que j'aurais aimĂ© faire avec ma fille.
Montrer comment conduit une auto, son vélo.
- Mon pÚre avait toutes ses capacités.
Il m'a rien montré de ça.
Il est parti, j'avais quatre ans.
- Tu l'as jamais revue?
- Hum.
C'est pour ça que...
Je la trouve quand mĂȘme chanceuse, votre fille.
Vous avez peut-ĂȘtre pas pu lui montrer Ă patiner,
mais vous ĂȘtes toujours lĂ .
- Un peu trop, mĂȘme, peut-ĂȘtre.
(Rires)
- PrĂȘt pour votre petit-dĂ©jeuner?
- Hum-hum.
(Réveil)
(Vibreur)
(Vibreur)
(Vibreur)
(Vibreur)
(Vibreur)
(Vibreur)
- AllĂŽ?
- Oui, bonjour, David Frazer.
- Moi-mĂȘme?
- Oui, c'est Sylvain Maurice, médiateur en...
(Vibreur)
(Vibreur)
(Vibreur)
- Ăcoutez, le but de mon appel, c'est pour vous annoncer
qu'on a reçu une demande en médiation pour vous.
Quelqu'un qui aimerait vous rencontrer
ou vous revoir
pour une démarche de dialogue
respectueuse et encadrée.
Je vous accompagnerai dans le processus si ça vous intéresse.
- C'est qui?
- Votre mĂšre.
- Merci.
Bye-bye.
(Soupir)
- Pour le moment, c'est non.
- Il faut peut-ĂȘtre lui laisser le temps d'encaisser l'invitation.
Ăa fait une Ă©ternitĂ©
qu'il n'a pas eu de contact avec ses parents.
Ils ont carrément réuni aprÚs le drame.
- C'est quand mĂȘme dit qu'on s'appellerait la semaine prochaine.
Il est à l'extérieur de la ville pour le moment.
- Est-ce qu'il a dit oĂč?
- Bien essayé.
Si je le savais, je te le dirais pas.
- Sylvain,
je l'ai revu.
J'ai fouillé dans tes notes, j'étais allée chez lui,
j'ai dit que sa mĂšre voulait le revoir,
puis que c'est pas moi qui s'occuperais de son dossier.
- Mais t'aurais pas dĂ».
- Je sais, je voulais qu'il se sente Ă l'aise
de faire le processus ici, mĂȘme si on avait peut-ĂȘtre se croisĂ©.
- Ăa a pas eu l'effet Ă se compter.
- Je pense pas que c'est juste de ma faute.
Quand j'étais là , des policiers sont arrivés.
Avec tout ce qui se dit d'inquiétant sur lui
en ce moment, je pense qu'il y a d'autres préoccupations
que de Renaud avec sa mĂšre qui voulait plus rien savoir de lui
quand il en avait le plus besoin.
- Salut, Jean.
- Comment ça va? - C'est correct.
Ăa se passe bien avec votre fille?
- Oui, oui.
Elle veut pas parler de toi,
mais elle nous en veut plus.
Elle accompagne un minin Ă l'hĂŽpital aujourd'hui.
- C'est super.
Je pensais pas que
tu travaillais ici aussi souvent.
- Disons que
ça me tente plus depuis que t'es là .
- Cool.
Penses-tu que
je pourrais t'inviter à souper à un moment donné?
- Pourquoi pas?
- Tes parents t'ont-tu déjà parlé de moi?
- Je sais que t'as déjà fait de la prison.
Puis surtout,
j'ai pas besoin de l'approbation de mes parents
pour accepter une dette.
- Ăcoute-moi, toi,
t'as-tu changé un pneu, gérard?
- Créaison.
J'ai roulé dessus un peu trop longtemps.
- Ah oui, monsieur Bongec.
Ăcoutez, j'en pars bonne note,
puis on s'en reparle. Merci.
- Au revoir.
- Tu te caches pour rien parler?
- Non, c'est un client.
Tu lui veux du sofa?
- ArrĂȘte, papa, t'es pas capable de mentir.
T'as-tu lu ce qui s'est écrit sur lui?
- Un peu.
- Bien, ça peut vraiment ennuyer à votre business, puis à notre famille.
- On l'a gardé à notre emploi.
Ăa enlĂšve rien Ă la peine qu'on a de repartir ta sĆur.
On a appris Ă le connaĂźtre
et Ă l'engager,
avec des experts qui nous ont guidés et sécurisés.
- Je sais, mais ĂȘtre en lien au quotidien avec un homme
qui a déjà tué une femme, pour moi,
c'est complÚtement incompréhensible, papa.
- Mais ta mĂšre puis moi, elle va pas savoir
que t'allais le trouver de ton goût.
On verra si ça, on l'aurait pas engagé.
- Bien, il est pas trop tard, vire-le.
- Bien non, on a besoin de lui, puis on a promis de l'aider.
L'important, c'est que tu saches ce qu'il a fait,
puis que tu tiennes loin de lui, non?
Madame Savoie?
- Je veux payer le solde de ma facture.
- C'est gentil, mais vous étiez pas obligé
de vous déplacer, non?
- Je voulais vous voir en personne.
J'ai appris pour votre employé
les crimes qu'il a commis.
- Bienvenue, monsieur de Maisonneuve.
- Merci.
- Est-ce que je vous offre un café et de l'eau?
- De l'eau, c'est bien parfait, merci.
- OK, suivez-moi.
- Bonjour, Madame Desrosiers.
- Bonjour. J'ai presque pas dormi.
J'avais hĂąte de le savoir.
- Il va falloir ĂȘtre patiente, je pense.
Venez, on va pouvoir en parler.
- Vous laissez un auteur de féminicide
faire des livraisons?
- Il a-tu fait quelque chose de pas correct?
- Non, mais il y aurait pu.
- Je comprends que ça puisse vous déstabiliser,
mais David est un trÚs bon employé.
Il a purgé sa peine, puis il fait un cheminement.
- Elle a quand mĂȘme raison, papa.
C'est pas une bonne idée qu'il fasse des livraisons.
- C'est pas illégal non plus.
- Je vous demanderai de retirer mon nom
de la liste de vos clients et de plus jamais
me solliciter avec vos promotions.
- Vous ne pratiquez plus comme avocat?
- Non, non, j'ai...
Je suis devenu ambulancier
il y a plusieurs années.
MĂȘme si c'est
pas mal moins payant, lĂ ,
ça correspondait davantage à mes valeurs.
J'ai toujours voulu aider les autres.
En tant qu'avocat,
c'était pas toujours le cas.
- Qu'est-ce qui vous amĂšne ici?
- J'aimerais ça rencontrer une femme
dont j'ai démoli le témoignage à la cour
il y a plusieurs années.
Elle accusait mon client d'agression sexuelle,
puis...
Je repense souvent Ă cette femme-lĂ , puis...
puis je m'en veux.
- Je suis déçue, évidemment.
- Vous savez,
parfois les gens prennent le temps
de s'y penser,
avancent de leur cÎté,
puis ils nous reviennent aprĂšs quelque temps,
prĂȘts Ă faire la dĂ©marche.
- Il me reste juste Ă me croiser les doigts?
- Vous pouvez ĂȘtre fiĂšre
d'avoir fait les premiers pas.
J'aurais aimé savoir s'il a conservé
la boĂźte de souvenirs
que j'avais fait livrer au pénitentier,
des choses auxquelles il tenait avant,
que j'ai jamais osé jeter.
J'espÚre que ça l'a apaisé
ou laissé complÚtement indifférent.
Je le saurais jamais.
- On sait pas.
Peut-ĂȘtre que vous pourriez lui poser
toutes ces questions-lĂ un jour.
- Qu'est-ce que vous voudriez lui dire?
- Que je suis désolé.
Que je regrette ce que j'ai dit Ă la cour.
Elle était confuse,
toute mĂȘlĂ©e dans ses histoires,
nerveuse.
Moi, j'en ai profité pour la discrédité
complĂštement.
J'espĂšre qu'elle s'en sort.
Sinon, je me dis que
peut-ĂȘtre que ça pourrait l'aider
d'entendre mes excuses.
- Est-tu au courant si Berenice
l'a revue depuis qu'il est sorti de prison?
- Pourquoi vous voulez savoir ça?
- Parce que j'aurais peur pour elle.
Si mon fils a pas vraiment changé,
elle pourrait ĂȘtre en danger.
- Viens voir!
Viens voir!
C'est ce que je pensais.
C'est quelqu'un qui a crevé les pneus de la vanne.
Regarde.
Comme quoi, c'est pas tout le monde
qui est capable de pardonner nos meurtriers
repentis qui flashent leurs actes et reĂŻquent nos veines.
Qu'est-ce qu'on fait?
On appelle la police?
(soupir)
- Merci, Sylvain.
Merci pour ton écoute.
Ta bienveillance.
- Bon courage, Madame Desrosiers.
- Berenice?
Est-ce que je peux te parler?
- Oui.
- Es-tu toujours en contact avec Rémi Duguay?
- Non, mais j'y ai pas encore parlé de vous.
- C'est pas grave.
J'avais prévu le coup.
Peux-tu lui remettre ça de ma part?
- Vous pourriez lui poster Ă sa microbrasserie?
- Non, je préfÚre que tu lui remettes en main propre.
Je te fais confiance.
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
(musique douce)
- AllĂŽ?
- Tu te caches ou quoi?
- Je savais pas que t'étais arrivée.
Deux visites back-to-back. C'est louche.
Elle voulait donc que t'aies venu pour voir Charles.
- Non, non, non.
Je pense à rien avec lui. On a à peine flirté.
- Ăa aurait Ă©tĂ© cool
qu'il se fasse une nouvelle blonde.
- Puis ce serait moi la blonde?
Non, c'est ton ami, tu peux pas ça.
La mÚre de David Fraser est passée à nos bureaux.
Elle a laissé une enveloppe pour toi.
- C'est bizarre.
Je n'ai jamais été contacté par ses parents.
- Ils sont déménagés à Boston aprÚs l'arrestation.
Ăa m'en vient de revenir.
Je t'en laisse?
Rémi, si ça t'envoie, je peux rester
pendant que tu regardes ce que c'est.
- Va falloir que tu l'ouvres pour moi, Néouin.
Go.
âȘ âȘ âȘ
- Pour réparer un temps soit plus le mal
que mon fils vous a fait...
respectueusement, marque dérosée.
250 fucking mille piastres.
C'est une joke, hein?
- Tu veux savoir en déposant le chÚque.
- Ăa n'a pas de sens.
âȘ âȘ âȘ
- Tu me laisses un message
comme quoi tu pars pour le chalet,
mais tu réponds pas sur ton sel.
- J'ai oublié mon chargeur.
- J'en ai un.
Le pneu crevé sur la vanne, c'est du vandalisme.
Jean l'a signalé à la police.
T'es peut-ĂȘtre en danger, David.
- Le pneu crevé, ça me fait pas vraiment peur.
- Je suis aussi au courant
pour le signalement de la cliente
de l'atelier de meubles.
- J'en mettrais plus jamais, pis elle est lĂ , c'est tout.
- Est-ce que c'est passé
quelque chose avec elle?
- Qu'est-ce que tu veux dire? - Moi, je ne sais pas.
Je t'ai appelé trois fois avant que tu répondes,
c'est un jour-lĂ . - Ah, Steve...
OK, oui, on a couché ensemble.
Je dis bien ensemble, elle était parfaitement consentante.
Tu n'as plus le droit de baiser, c'est ça?
- Disons que dans le cadre de ton travail,
c'est assez délicat, je dirais.
- Mais c'est la clientĂšle qui me fait des avances.
- Non, parce que toi, t'as été incapable de refuser.
David, merde! - Est-ce que c'est plainte de ça?
- Non, mais on sait pas comment ça peut tourner.
- Mais ça serait sa parole contre la mienne.
- Mais justement, je suis pas sûre que ça joue rentre
Ă faveur avec ton casier judiciaire.
- Ah, ils causent!
- C'est ça.
- Pourquoi elle fait ça, là ?
- L'héritage de son mari, je pense.
- Son fils est-il au courant?
- Aucune idée.
Est-ce que tu serais plus Ă l'aise
de lui parler directement Ă elle?
On a ses coordonnées au bureau.
- En fait...
j'aimerais mieux parler Ă Fraser.
- OK.
- Je me sens prĂȘt Ă leur voir.
- Ta grande sĆur veille toujours sur nous, tu sais.
- En ce moment, c'est sur toi
que Julie devrait mettre toute ses énergies.
- Tu crois encore, toi, qu'on va finir
par savoir ce qui lui est vraiment arrivé?
- Oui.
- Ăa fait 8 ans, 3 mois, 17 jours
qu'ils l'ont retrouvĂ©e et les enquĂȘteurs
ne nous rappellent mĂȘme plus.
- Une chose est sûre.
Ta sĆur aimait la vie.
Elle se serait jamais lancée
dans le fleuve pour en finir.
Celui qui a fait ça,
qui nous a enlevé Julie,
va payer un jour pour son crime.
- Non, mais lĂ , sans preuve d'ADN,
j'ai l'impression que c'est peine perdue.
- Pas moi.
Quelqu'un pourrait faire des aveux?
Il faut garder espoir, Mélanie.
C'est la seule chose qui nous reste.
- Ăa te fait quoi,
de te retrouver ici, tout seul?
- Ăa me donne l'opportunitĂ©
de me faire des nouveaux beaux souvenirs.
Il y a des UR dans le coin, j'aime ça.
- Belle place pour t'entraĂźner, en tout cas.
Il y a un médiateur
en justice réparatrice
qui m'a demandé ton numéro de cellulaire.
- Il m'a déjà appelé.
- Est-ce que tu m'entraĂźras
en une démarche?
- Avec ma mĂšre, non.
- Tu m'as déjà dit que t'avais trouvé
ça difficile de rejeter tes parents.
- Au début,
mais je vis trÚs bien avec ça maintenant.
Je ne pense mĂȘme plus.
...
- Jean...
Mélanie a raison.
Ăa devient dangereux pour nous,
si des gens veillent Ă David Ă ce point-lĂ .
Faut le congédié.
- On n'est pas vraiment sûrs
que c'est lui qui soit visé.
Qu'est-ce que tu as besoin de plus, papa?
- Moi aussi, ça me dérange
de briser l'entente
qu'on a avec David.
Mais on l'a déjà beaucoup aidé.
Il va faire sa vie de son cÎté.
- AllĂŽ, rentre.
- Oui.
- Ăa vient de qui? - Aucune idĂ©e.
Voici Nancy.
- Merci.
...
- Donc, dans une journée de brassage,
on a fait un beau gruau
pour transformer la farine des céréales
en sucre dissout dans de l'eau.
AprÚs avoir épicé
ce liquide-lĂ avec du houblon,
on vient le...
le mou.
Le mou, c'est ce qu'on envoie dans la cuve
qu'on appelle un fermenteur
parce que c'est lĂ -dedans que se fait
la... - La fermentation?
- Oui. On a ici un gagnant
ou au moins quelqu'un qui m'écoute, bravo.
Avez-vous des questions?
- Oui, c'est quoi,
votre job exactement?
- Moi, je suis maĂźtre brassage.
MĂȘme si, bon,
je brasse pas grand-chose avec mes mains.
Mon travail, c'est de...
créer des biÚres uniques,
de qualité, combiner mes deux passions.
La biĂšre et puis
le monde des affaires.
Oui.
- Ătes-vous paralysĂ©
depuis votre naissance?
- J'avais...
j'avais à peu prÚs votre ùge quand c'est arrivé.
Un mauvais plongeon
sous eau d'un pont.
- Ă cause du gars
qui a persuadé votre plomb?
- Oui.
Mais comme vous pouvez le constater,
ça m'a pas arrĂȘtĂ©.
Puis ça m'arrĂȘtera jamais.
- J'ai promis à Rémi de l'aider.
- C'est sûr que tu peux pas prendre
son dossier, mais oui.
- Tu serais vraiment à l'aise avec ça?
- Je l'ai jamais rencontré, dit David.
Puis je suis pas le seul Ă savoir
ce qui s'est passé avec Vanille O'Connor.
- Non, mais quand mĂȘme, c'est plus que ça.
C'est beaucoup trop pour ĂȘtre parfaitement impartial.
- Mais l'important, c'est juste que les deux
soient Ă l'aise avec moi, finalement.
Du fait qu'on travaille ensemble, qu'on se connaĂźt.
Puis s'ils sont pas,
on mettra le dossier Ă un autre bureau.
- Oui. - Prends-le.
Il faut que je parte. J'ai promis Ă Paul
d'arriver plus tĂŽt. - Embrasse les enfants
pour moi. - Viens donc faire ton tour.
T'es la bienvenue, tu le sais. - Non,
j'ai pas brisé votre bulle familiale.
Moi, on n'en aurait juste pas de famille.
D'ailleurs,
Paul aimerait qu'on discute
de l'idée d'avoir un troisiÚme enfant
avec toi, si j'aimais ça te parler.
- Ah non! Bye!
- OK, bye!
...
- Vous ĂȘtes allĂ©e Ă l'atelier
de meubles du travail de David Frazer?
Oui, pourquoi?
- Dans la nuit
qui a suivi la division du bulletin de nouvelles
dans laquelle on a vu Monsieur Frazer,
la caméra de surveillance
a capté des images.
On peut voir quelqu'un, sans doute une femme,
crever un pneu du camion
de livraison.
- Ha!
J'ai rien à voir avec ça.
Je l'ai mĂȘme pas vu le bulletin de nouvelles.
Je l'ai déjà dit.
- Vous ĂȘtes quand mĂȘme active
sur les réseaux sociaux.
Il y a des gens qui approuvent vos commentaires,
disons, négatifs sur Monsieur Frazer.
Il y en a peut-ĂȘtre
qui vous écrivent en privé?
- Hum-hum.
- Avez-vous des noms en tĂȘte,
cette personne qui a des idées de vengeance?
- On a des raisons de croire
que vous auriez pu crever un pneu
du camion de livraison de l'atelier de meubles
du jour... - C'est n'importe quoi.
- Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ allĂ©e?
- Oui.
Mais j'ai rien fait de malin.
Je l'ai juste...
regardée.
- Qui, ça?
- David Frazer.
- Vous lui en voulez
ouvertement sur les réseaux sociaux?
Vous avez avisé une de ses clientes
qui avait assassiné votre meilleure amie?
- Vous ĂȘtes bien informĂ©e. - On fait notre travail.
- Votre travail, ce serait pas
de surveiller les vrais criminels
dangereux remis en liberté.
- Les petits criminels
nous intéressent aussi.
- Ăa veut dire quoi, ça?
- Qu'on apprécierait que vous nous
suiviez au poste, Madame Yu Lemieux.
Briser ou abĂźmer ce qui appartient
à une autre personne, c'est un méfait,
c'est une infraction criminelle.
- Elle a donné 50 000 piastres
Ă la Fondation aussi.
As-tu devenu millionnaire, ce femme-lĂ ?
- Je vais le demander Ă son fils.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Avant de déposer le chÚque de sa mÚre,
je veux voir dans sa face à lui qu'il réalise,
qu'il regrette ce qu'il a fait.
C'est ça le plus important pour moi.
- Je te comprends pas.
- Pas besoin.
- C'est juste que tu m'appuies
comme tu l'as toujours fait.
- Tu recommences Ă faire des cauchemars
depuis que tu levais la télévision.
- Justement, peut-ĂȘtre qu'en leur voyant
en personne, j'en ferai plus.
- Ăa dĂ©range pas si sa mĂšre dort ici?
- Non, mais si, elle dort.
- Peu importe ce que j'en pense.
Ta décision est prise, je le vois bien.
(soupir)
- Ton pĂšre, il peut pas rester
deux minutes seule dans la maison?
- Bien, deux minutes oui, mais pas des heures.
Il faut juste toujours quelqu'un
avec lui pour l'aider.
- 24 heures sur 24.
- Sept jours sur sept.
J'aimerais ça pouvoir le venger.
Tu sais, j'y ai déjà pensé
quand j'étais plus jeune, mais...
Son agresseur, il était en prison.
Puis quand il est sorti,
je savais pas Ă quoi il ressemblait.
Mais je le sais.
(musique douce)
(souffle)
(cri)
(cri)
(cri)
(cri)
(musique douce)
(musique douce)
(soupir)
(sonnerie)
- Toi, je t'ai laissé un message.
- Je me sens dormi.
- Hein.
Tu fumes du pot?
Une autre affaire Ă l'encontre de tes conditions?
- J'en prends juste ici.
Y a personne qui Ă©tait censĂ© ĂȘtre tĂ©moin de ça.
- Tiens.
David...
Elle sait pas trop comment te dire ça.
Il va falloir que tu te trouves une autre job.
Y a une cliente qui est débarquée à l'atelier,
elle est en furie.
Une madame Claudine, sa voix, c'est-tu quelque chose?
- Ouais.
- Ouais.
Je sais que ça va à l'encontre de tes plans, là .
Mais j'ai hĂąte de faire une lettre de recommandation,
puis je vais te donner une semaine de salaire.
C'est tout ce que je peux faire, lĂ .
- Et si je fais plus de livraison, ça réglerait le problÚme?
- Le pneu crevé, c'était pas un accident.
Pour Amina puis Mélanie,
c'est comment ça ĂȘtre toi qui attends.
- Il va falloir que je revienne vite en ville
de voir pour m'organiser.
- Je vais te texter quand Mélanie retourne chez elle.
OK?
Je te dérange pas plus longtemps.
AllĂŽ?
AllĂŽ?
- David, c'est moi.
- Eh?
- Excuse-moi, je m'attendais pas à ça.
C'était un appel masqué.
- Ouais, je suis au bureau.
- Ăa va?
- Ăa va, merci.
Faudrait qu'on se voie pour signer les papiers.
- C'est bon?
- Oui.
- Ăa peut pas attendre encore un peu?
- On peut pas rester mariés indéfiniment.
- C'est pas ça le but du mariage?
- Je suis sérieuse, David.
- Je l'ai déjà dit, là .
Je suis pas en ville pour quelques jours.
- Il est oĂč au chalet de tes patrons?
- Dans le Nord.
- Mais oĂč? Dans le Nord, je pourrais passer.
- Pas sûr que c'est une bonne idée.
- Pourquoi pas? Ăa me dĂ©range pas.
Ăa me dĂ©range pas.
- Moi, oui.
- Je comprends pas.
On a déjà été tout seul ensemble?
- Ăcoute, mes patrons
ont acheté le chalet.
- Qu'est-ce que tu veux dire? Quel chalet?
- Le chalet.
- Ils ont acheté le chalet?
C'est donc bien bizarre.
Evidemment, oui, mais dans les circonstances, pas tant.
Je les ai rencontrés dans un groupe de justice réparatrices.
Je suis encore en dedans.
Leur fille aßnée a été assassinée.
Ils savent toujours pas par qui.
On s'était aidés mutuellement.
Ăa a pas vraiment changĂ©.
- Prépare-tu qu'on reparte?
- Non, c'est correct.
C'est ça le but, voir comment je me sens.
- Puis?
- Ăa va.
- Salut, Berry, ça va?
- Tu peux pas rester.
- Quand je suis sorti de prison,
je suis venu avec eux autres faire un tour dans la région
dans le cadre d'une démarche thérapeutique.
Puis par hasard, le chalet était à vent.
Au final, ça me fait du bien, moi,
de voir que pour eux autres, cet endroit-lĂ
est synonyme de détente, de vacances.
J'ai trouvé ça rough les premiÚres fois,
mais avec Amina,
l'idée, ça a été
de changer les énergies.
...
- Est-ce que Rémi puis les filles sont au courant
de tout ça?
- Ils sont encore au courant de rien.
Sinon, je les aurais déjà perdu.
Sous-titrage ST'501
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Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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