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LA VALL�E DE LA VENGEANCE
Je vais vous raconter une histoire.
Une histoire de cow-boys, de p�turages,
de b�tail et d'hommes.
J'apprenais mon m�tier au Ranch Strobie.
Un m�tier fait de selles us�es, d'ampoules aux mains,
de quelques chansons, d'un peu de plaisir, d'un peu de sang.
Que demander de plus ?
La solitude, parfois, le froid,
et l'impression que vous ne rentrerez jamais.
Mais pour moi,jeune d�butant, c'�tait l'id�al.
Dans l'ensemble, ce sont de bons souvenirs.
On est l�-haut, surplombant le monde entier, l'air est pur,
transparent, et le seul bruit est le vent dans les branches.
Notre boulot, c'�tait l'�levage bovin.
Toujours � bouger le b�tail, cherchant de nouveaux p�turages.
C'�tait une nouvelle race de b�tail, endurcie,
pas comme les "longues cornes", mais des b�tes sauvages,
gentilles, malgr� tout.
Les saisons se suivaient paisiblement :
Printemps, �t�, automne... puis venait l'hiver.
Le b�tail devait se d�brouiller tout seul dans la neige.
Chacun pour soi...
Puis les cavaliers s'en allaient
� la recherche des animaux,
pour le grand rassemblement du printemps.
Ils rentraient de la campagne d'hiver, fourbus et vid�s.
Notre chef d'�quipe �tait Owen Daybright.
Il connaissait son m�tier. Nous l'aimions tous.
Il y avait son fr�re de lait, Lee Strobie.
Leur p�re �tait le propri�taire du ranch.
Les ennuis ont commenc� le soir de leur arriv�e.
- Regardez qui voil� ! - Comment vas-tu ?
Vous buvez toujours du whisky ?
J'en ai plein les bottes.
�a arrive quand on travaille pour quelqu'un
trop longtemps.
Tu as vu ma femme ?
Jen est venue une ou deux fois avec le vieux.
- Il allait bien ? - Pas trop mal.
Il n'aime pas trop le froid.
Et comment va Jen ?
Rentre � la maison, tu verras par toi-m�me.
Tu peux me vendre un rasoir ? Je ne voudrais pas l'effrayer.
Toujours occup�, Doc ?
Il doit s'occuper de cette fille qui travaillait au "Eden".
Lily ?
Je ne sais pas comment elle s'appelle.
Qu'est-ce qu'elle a, Doc ?
Un petit probl�me, gros comme �a, environ.
Il para�t qu'il est n� il y a une heure ou deux.
- Vous n'y allez pas ? - Certainement pas.
Tant que je ne conna�trai pas le p�re, je n'irai pas.
On peut attendre.
Plus un geste, cow-boy.
Approche, que je voie ton visage.
Allez, descends !
Owen... c'est toi ?
Pose cette arme, c'est un ami.
- Que fais-tu ici ? - J'aide.
- Personne ne voulait venir. - Il para�t.
Comment va Lee ?
Il veut te voir.
Je rentrerai d�s qu'elle dormira.
Qui est-ce ?
Son fr�re Dick Fasken, il n'est pas d'ici.
Il a pass� la journ�e � chercher l'homme.
Lily va bien ?
Quelqu'un pour toi, Lily.
- Bonjour, Owen. - Bonjour, Lily.
Une miniature !
Et magnifique.
Beau teint, aussi.
Le docteur n'a pas voulu venir. C'est Jen qui est venue.
N'y pense plus, Lily, pas maintenant.
J'ai beaucoup de chance, Owen.
Je n'aurais pas le courage de retourner travailler au restaurant.
Mme Burke m'a propos� un travail, d�s que je pourrais.
Je lui suis reconnaissante.
�a peut para�tre curieux � dire,
mais il aura une belle vie.
J'en suis s�r.
J'en suis s�r.
Caf� ?
Pourquoi me regardes-tu ainsi ?
Tu as chang�. On t'a lav� la figure et tu as une nouvelle robe.
C'est Arch. Et j'ai une baignoire dans ma chambre.
- Je me lave tous les jours. - De mieux en mieux.
Et cet hiver ?
Nous sommes encore en vie, le b�tail aussi.
Le ranch �tait enneig�.
On n'a pas vu les voisins pendant plus d'un mois.
Tu nous as manqu�, Owen.
C'est pour Lily.
C'�tait qui ?
Bonsoir, Jen.
Attends un instant.
- Tu es du coin ? - Pas loin.
Qui est le p�re ?
C'est l'affaire de Lily, non ?
- Je trouverai bien. - S�r.
M�me si j'y passe ma vie.
Parfait. Le coin est tr�s agr�able.
C'est qui ?
Owen Daybright.
Le fr�re de lait de votre mari, non ?
C'est �a.
Combien ?
500 dollars. Il a aussi apport� � manger.
Pourquoi ?
Vous vous trompez. C'est un homme bon.
Il n'y a personne comme lui, par ici.
Il va nous avoir � tous les coups, avec ses as.
- Trois fois. - Eh oui.
C'est un jeu de chance, les gars.
On rejouera un autre jour.
- J'y suis all�. - Merci, Owen.
C'est tr�s g�nant.
- J'ai achet� un manteau. - Je t'en suis tr�s reconnaissant.
C'est pas la premi�re fois que tu me sauves la vie.
Tu ne peux pas grandir un peu ?
Tout peut arriver. Je dors bien.
Ta femme �tait l�.
Elle se doute de quelque chose ?
C'est arriv� avant notre rencontre.
Mais elle ne comprendrait pas, tu la connais.
Moi, je la connais ?
Non, pas vraiment.
Elle est ce que les autres ne sont pas.
Elle est ce que j'ai toujours souhait� avoir.
Assez tra�n�, rentrons au ranch.
Un moment, les gars.
Toi, pousse-toi.
Tu as apport� 500 dollars.
C'est vrai. Elle n'en avait pas besoin ?
Pas pour �a.
Il lui fallait de l'argent pour quitter la ville.
Je ne te le demanderai qu'une fois.
C'�tait ton argent ?
Baisse ce fusil, fiston, et retourne-toi.
On se reverra.
Tu tires des conclusions h�tives. J'aime pas.
- Laisse tomber. - Je m'en charge, Conn.
Pas tant que je suis le sh�rif.
�a fait 2 fois, ce soir.
La prochaine fois que tu me menaces, tire.
Bienvenue � la maison, les enfants !
- Comment vas-tu, Owen ? - Bien ! Et ta jambe ?
Pas mieux qu'avant et �a dure depuis 20 ans.
Salut, les gars.
- Un caf� bien chaud ? - Merci, M. Willoughby.
Toujours le m�me jus de chaussettes ?
- Vous n'en voulez pas ? - Je blague.
Alors soyez plus poli.
Comment va le foie ?
Parfois, je me demande si je survivrai jusqu'au soir.
Arr�tez de manger votre cuisine.
Je suis coinc� ici, il est trop tard.
Arch, ces cigares viennent de Pittsburgh ?
Kansas City.
C'est la d�ch�ance.
Alors ?
Demande au chef. Moi, je n'ai fait qu'ob�ir aux ordres.
Ta femme t'attend.
Je n'oublie pas.
Je vais la voir.
- Bonsoir. - Bonsoir, fils.
Il se porte bien.
Il a travaill� dur, cet hiver.
Il a beaucoup � se faire pardonner.
Il s'en sortira. Peut-�tre gr�ce � Jen.
Il peut se d�brouiller, maintenant.
On dirait une d�mission.
Il est mari�, maintenant.
Jen est la belle-fille id�ale pour vous. Je suis de trop.
- Si tu n'es pas bien... - Je n'oublierai jamais.
Vous avez fait tout votre possible.
Quand vous m'avez recueilli,
je n'�tais qu'un vagabond, il y a 15 ans d�j�.
De longues et belles ann�es. Maintenant, je dois partir.
Tu es s�rieux.
Je veux voler de mes propres ailes.
Comment t'expliquer...
Quand je t'ai recueilli, c'�tait pour Lee.
Je ne pouvais pas l'�lever moi-m�me,
alors je t'ai choisi pour le faire.
Mais � l'�poque, je ne savais pas...
que moi aussi, j'avais besoin de toi.
C'est encore vrai.
Tr�s bien, Arch.
�a fait si longtemps, alors...
Jen, d�p�che-toi un peu.
Pourquoi tu ne t'habilles pas devant moi ?
Une minute seulement.
Un hiver, c'est tr�s long.
Je le sais. Mieux que toi.
Je t'ai manqu�, alors ?
Naturellement.
Tu es superbe.
Tu le penses vraiment ?
Vraiment ?
La premi�re fois que je t'ai vue, tu portais un pantalon de cow-boy.
Et tu m'as aid�e � me sortir de tout cela.
Toi et Arch.
C'est seulement ma deuxi�me robe du dimanche.
Dans la premi�re, j'ai enterr� ma m�re,
puis mon p�re.
J'ai fini par la br�ler.
Maintenant, tu es une dame � la mode.
C'est ce que disent les livres de bonnes mani�res.
J'ai fait peu de choses intelligentes, dans ma vie.
L'une d'elles a �t� de t'�pouser.
Nous serons heureux, Lee.
Rien ne l'emp�chera, ma ch�rie.
Deuxi�me et dernier appel !
- Bonjour, M. Willoughby. - Bonjour, Owen.
Tu ressembles de nouveau � un �tre humain.
Merci, M. Willoughby.
Un �tre humain v�ritable ?
Il a attendu que le soleil lui chatouille les narines pour se lever.
Vous autres, �a fait si longtemps que vous dormez bien
que vous ignorez pourquoi vous vous couchez.
Il lui passe de la pommade.
D'accord, d'accord, j'ai dormi tard.
Pourquoi faut-il passer ses journ�es dehors
pour avoir droit � un bon petit d�jeuner ?
Car quand il reste � la maison, il ne voit pas l'int�r�t de se lever.
Votre contrat ne vous oblige pas � manger ma cuisine.
Si elle est telle que vous creviez de faim,
je vous laisserai le temps d'en trouver une meilleure.
Bien parl�, M. Willoughby.
Je m'excuse.
Il accepte tes excuses.
Tout � fait.
Sans rancune ? Encore un peu de caf�.
Volontiers.
Je vais vous d�ranger, sh�rif.
On regarde passer les trains ?
J'aime savoir qui va et qui vient.
J'ai re�u ta lettre il y a une semaine.
Tu es tonton.
Comment va Lily ?
Bien.
Qui c'est ?
La Loi.
Vous �tes les fr�res ?
Je vais tuer quelqu'un avant de partir d'ici.
Quelqu'un en particulier ou je ferai l'affaire ?
Je ne le connais pas, mais je trouverai.
Surveillez-moi bien. Je m'appelle Fasken.
- O� sont les chevaux ? - Derri�re le d�p�t.
Les fr�res Fasken cherchaient Lily.
Ils savaient qu'elle �tait chez une veuve, Mme Burke,
propri�taire d'un ranch des environs.
On cherche Lily. On est ses fr�res.
Je ne savais pas qu'elle avait une famille.
Elle n'en a jamais parl�.
- Elle a peut-�tre honte de nous ? - Pas Lily.
Ce n'est pas son genre. Elle est dans sa chambre.
- Je l'appelle. - Ne vous d�rangez pas.
Alors tu l'as appel�...
� cause du b�b�.
Je ne t'ai pas demand� de venir.
Surtout ici.
Notre famille est ainsi.
Pas d'affection inutile.
Nous nous sommes bris�s les uns les autres.
Mais nous sommes li�s.
- Par le sang. - Va-t'en, Herb.
Va-t'en !
Tu veux te marier avec Owen ?
Je ne veux ni de lui ni de vous.
Je me d�brouille
sans l'aide de personne.
Daybright sait quelque chose.
S'il ne parle pas, il aura affaire � moi.
Allez, vas-y !
Montre-lui qui est le ma�tre !
Dis donc, l'excit�, tu as perdu quelque chose !
Il n'a pas l'air content.
Tu sais bien que ce n'est pas la bonne mani�re.
Avais-tu besoin d'utiliser ce fouet ?
Owen est trop sensible.
Arr�te ton num�ro, un coup de fouet n'a jamais fait de mal.
Viens.
- Les autorisations sont l� ? - Sauf celle de Mme Burke.
J'y vais.
Pr�pare deux chevaux.
Comment �a va ?
Tr�s bien, pourquoi ?
Je me demandais.
�a me fait plaisir.
Merci.
Je demandais, parce que... vous avez l'air d'aller tr�s bien.
Vraiment bien.
- Le petit d�jeuner ? - Du meilleur Willoughby.
Avec deux bras cass�s, pas facile de faire la cuisine.
Les affaires d'abord, la cuisine ensuite.
Il nous faut votre autorisation pour le rassemblement annuel.
Je pensais qu'on me faisait la t�te.
Avec votre cuisine ?
Je vais chercher de quoi �crire.
Merci, Owen.
- Je me porte bien, maintenant. - Tu as l'air.
C'est ce que dit Hewie.
J'aimerais te remercier pour l'argent.
- Mais comment ? - N'en parlons plus.
Je n'aime pas que tu prot�ges Lee.
- Je pense � Arch. - Je sais.
Tu prot�ges Lee, tu t'interposes, et il s'essuie les pieds sur toi.
Peut-�tre...
Et je pense � Jen.
Et � tout ce qu'elle a fait pour moi.
C'est pour �a que je ne peux pas parler.
Alors nous partageons le secret.
Lily, il ne faut pas...
J'ai eu peur de beaucoup de choses cet hiver :
De ce que les gens diraient de moi,
comment j'allais �lever le b�b�,
comment nous survivrions tous les deux...
Il ne s'est rien pass�, alors je n'ai plus peur.
Je n'aime pas ce qui est arriv�. J'ai eu tort, je le sais.
Simplement, je n'ai plus peur de vivre.
- Daybright est l� ? - � l'int�rieur.
Va jusqu'� la remise, l�-bas.
Pourquoi ?
On ne te fera rien si tu restes � l'�cart.
- Mais que voulez-vous ? - Tu verras bien.
Mesdames, on se verra apr�s le rassemblement.
T'as appel� le grand fr�re ?
Je ne suis pas arm�, quand je rends visite � un voisin.
- Cet argent �tait � toi, Daybright. - Tiens donc...
Et ce b�b� aura besoin d'un nom : Le tien.
Second service ?
Allez... tire !
D'abord moi et apr�s, le gosse, puisqu'il t'a vu.
Puis Mme Burke et ta propre s�ur, car elles t'auront vu aussi.
Allez... tire !
Il va le faire !
Je crois pas qu'il ait le cran.
Pose �a.
L�che ton arme, grand fr�re, tu t'en serviras pas.
Je te casse le bras, si tu la gardes.
Arr�tez !
Toi, l�che ce pistolet.
Allez, te laisse pas faire, ce n'est que ta s�ur.
Il faudra bien tuer quelqu'un !
Prends �a !
�a suffit, Hewie !
Comme vous voudrez.
Allez, Herb, on n'a pas encore fini.
Je n'ai pas assez de probl�mes.
En plus du b�b�, vous voulez un meurtre ?
Amenez-les au sh�rif.
Je d�poserai plainte, s'il le faut.
Bien, Lily,
comme tu veux.
On dit que le ranch Lazy est � vendre.
- Combien ? - 35000 dollars cash.
Justement ! Tu me dois de l'argent.
Comme d'habitude...
Benson m'a dit que tu �tais � d�couvert � la banque.
Ne t'inqui�te pas, je r�approvisionnerai ton compte.
Toujours le m�me probl�me ?
Je n'arrive pas � retenir tes le�ons...
Tu as d�pens� notre argent ?
C'est un compte commun.
- Combien a-t-il tir� ? - 500 dollars.
Tout en pi�ces.
�a doit faire une jolie musique, dans la poche.
� plus tard. Je dois me pr�parer pour le travail.
Tu peux me passer le lait, Jen ?
Tu ne crois pas cette histoire des 500 dollars ?
Non.
�coute, ch�rie, il y a des choses que tu dois comprendre.
Je n'aime pas que Arch soit au courant de tout.
Et je comprends que tu ne veuilles pas qu'il sache.
Ces 500 dollars, c'est une grosse somme.
�a ne me faisait pas plaisir de les pr�lever, mais...
c'�tait pour l'honneur d'une dame.
Arr�te, Lee, arr�te. Je sais tout sur Lily et toi.
Je vois. Tu crois que...
Ces 500 dollars, c'�tait pour aider Owen.
Je ne veux pas que Arch ou un autre le sache.
Mais puisque c'est ainsi, je peux tout te dire.
Tu vois,
Owen a mis Lily dans l'embarras.
Tout ce que je pouvais faire pour l'aider...
Tu sais combien Owen m'est cher ! Je devais lui donner cet argent.
Tu es un menteur.
Un menteur minable et m�prisable.
Vous �tes tous pareils : Toi, Arch, Lee...
- Tu pourrais t'expliquer. - Des menteurs.
J'en ai assez. Je pars.
Doucement...
Ces 500 dollars que tu as donn�s � Lily, je sais d'o� ils viennent.
Tu le prot�ges encore, jusqu'� te battre avec les fr�res de Lily.
Tu savais tout de leur liaison.
Ce n'est que du blabla, je n'y ai pas pr�t� attention.
Tu ne peux pas �tre ton propre ma�tre ?
Ces malentendus arrivent parfois...
Tous les gens mari�s se querellent de temps � autre.
Je le d�teste.
Toi et moi sommes dans la m�me situation.
Arch est notre seule famille.
Avec lui, nous avons des racines.
Nous pourrions lui rendre un peu de son affection.
Que puis-je faire ?
Reste ici. Pour Arch.
Tr�s bien.
Je reste, mais sans plus.
Que t'est-il arriv� ?
Deux gros malheurs. Les fr�res Fasken.
Fasken !
Deux fr�res ?
Le clan de Lily se rassemble.
Ils savent ?
Tu es toujours en vie...
Tu crois qu'ils d�couvriront ?
Pas de si t�t. Le sh�rif les a mis derri�re les verrous.
- Pour combien de temps ? - Une semaine.
Ils essayeront de nouveau.
Qui leur dirait ?
Lily, par exemple. Elle ne veut pas, mais...
- Ils sont plut�t durs. - Et je fais quoi ?
- Tu ne le ferais pas. - Dis toujours.
Il n'y a qu'une solution. Emm�ne Jen avec toi et pars.
Recommence � z�ro.
Tu n'as plus rien � faire ici.
- Ben voyons ! - C'est �a ou te faire tuer.
Moi parti, le ranch est � toi !
Tu as le droit de le penser,
mais ne me le redis jamais.
Tr�s bien.
Sans rancune ?
Un jour, tu me frapperas une fois de trop.
Quand vous partez pour un rassemblement de b�tail,
si vous avez un cheval minable ou mal nourri,
autant y aller � pied.
Voici un cheval pas cher, l'affaire de la journ�e.
Sain de corps et de jambes.
Il a tant de marques qu'on dirait un catalogue.
Fais-moi une offre.
12 marquages. Qu'en penses-tu, Lee ?
- Au moins, oui. - �a fait 12 clients m�contents.
- Non, je passe. - Bon, bon.
- Personne d'autre ? - Laisse tomber.
Il vaut pas un clou.
J'ai ici le meilleur cheval � l'ouest de Kansas City.
J'ai son pedigree, � celui-ci.
Faites-moi une offre.
Laisse-moi voir. Ouvrez la barri�re.
Bon cheval.
Mais pourquoi il siffle ? Il a des fuites !
Des fuites ?
Owen, on ne cavale pas en ville un samedi.
Les chiens couraient derri�re, ils ont failli s'enfuir.
C'est la faute du cheval : Il siffle, on le suit.
Attendez, j'ai pas fini.
Retiens donc ta respiration un instant.
Allez, du vent !
Voyons si les fr�res Fasken sont bien install�s.
- On s'en fiche. - Allons voir tout de m�me.
Tu passeras me prendre au saloon.
Comment va ?
Doucement. On se pr�pare pour le rassemblement.
- C'est du boulot. - Tu ne veux pas t'inscrire ?
30 dollars par mois.
Pas moi. Je dors dans un bon lit toutes les nuits.
Je peux t'aider ?
J'apporte des g�teaux aux Fasken.
Donne-les-leur au bout d'une perche.
C'est une paire de casse-pieds.
- Tu veux entrer ? - Trop contagieux.
Le juge vous a mis ici pour une semaine.
Juge ? Un minable juge de paix.
La prochaine fois, on aura un vrai juge.
Avec tout le tralala.
La prochaine fois, �a sera diff�rent.
Lily s'en tire tr�s bien sans vous. Laissez-la donc tranquille.
Elle n'a pas de "Madame" devant son nom.
- Tout peut arriver. - Pas � notre s�ur.
Vous jouez aux idiots, on vous traitera en idiots.
� votre sortie, le sh�rif vous collera dans le train. Lui-m�me.
Si on vous voit dans le coin, vous reviendrez ici.
Pour 6 mois.
Tu me fais peur.
Dites-moi s'il vous faut des doubles rideaux.
J'ai d�cid� de participer au rassemblement.
C'est facile, mais on ne peut pas toujours fuir les probl�mes.
- Je verrai �a � mon retour. - Non, maintenant.
Attention ! Un Cheyenne dans l'arbre.
Dans le mille.
Tu tires plus vite que ton ombre. Comment fais-tu ?
- L'entra�nement. Essaye. - Pas le temps.
Le vieux campement cheyenne.
Tu te souviens de la nuit o� on leur lan�ait des pierres ?
Je me souviens surtout de la racl�e de Arch.
C'�tait pire que les Cheyennes.
Deux sales gosses jouant avec les Indiens.
C'�tait le bon temps, hein ?
- Bonjour, Arch. - Bonjour, Lee.
Je grossis.
Tu as achet� des chevaux hier ?
Obby a essay� de nous vendre un tocard, mais Owen a l'�il.
Obby veut toujours rouler son monde.
Arch, j'ai r�fl�chi, la nuit derni�re.
Tu me diras �a en marchant.
Allez, on y va.
J'ai vu un cheval que j'aurais aim� avoir.
Quand on a parl� argent, je me suis souvenu que j'�tais fauch�.
Il y a toujours de l'argent pour un bon cheval.
Ce n'est pas le cheval, j'en ai assez comme �a.
Il s'agit d'autre chose :
Un homme de mon �ge, mari�,
avec un p�re qui poss�de la moiti� du comt�,
ne peut s'acheter un cheval parce qu'il n'a pas assez d'argent.
Tu n'as jamais voulu me faire confiance.
Et tu avais raison, mais c'est le pass�.
- J'ai bien travaill� cet hiver ? - Oui, c'est vrai.
Ne crois-tu pas que j'en sais assez ? Pas autant que toi ou Owen,
mais assez pour gagner de l'argent.
S'il te faut plus d'argent, tu l'auras.
Quand tu as ramen� Jen,
je croyais que c'�tait encore une de tes frasques.
Mais non.
Jen �tait diff�rente, elle �tait parfaite.
C'est pour �a que je te paye bien pour un cow-boy.
Non, Arch, ce serait trop simple.
Soit je suis ton fils et tu me fais confiance,
pour le ranch et pour le reste, soit je ne le suis pas.
C'est l'un ou l'autre.
Que veux-tu ?
Je veux �tre copropri�taire du ranch.
J'en veux une partie.
Je suis mari� et install�, maintenant.
Je veux vivre ici, avoir des enfants, mourir ici.
C'est ici que je reprendrai le ranch quand tu...
quand tu en auras assez.
Je ne reste pas ici pour un salaire,
mais pour m'installer. Je suis ton fils.
J'y ai pens� aussi, bien plus que toi.
Tu es de mon sang, j'ai une dette envers toi.
- Tu n'as pas de dette envers moi. - Si, une vieille dette.
Depuis le jour o� ta m�re est morte, il a fallu faire sans elle.
On s'en est tir�s, l'ancien.
Je commence � croire que j'en suis un.
Je vais en ville demain pour �tablir l'acte.
� partir de maintenant, la moiti� du ranch est � toi.
Ma part ira � Owen quand je mourrai.
- Hamilton ? - H ail�.
- Kneeling ? - Double fer.
- Sam ? - Lazy S-O-O.
- Frank Peter ? - Fourche dans un cercle.
- Frank Martin ? - F dans un cercle.
- Double F. - C'est �a, double F.
Alors, � quoi tu penses ?
Avec 40 marquages, pas le temps de tra�ner.
- Tu as une minute, Owen ? - Oui, bien s�r.
J'�tais dans les collines, hier, parti chercher des chevaux �gar�s.
J'ai fait le pointage, ils sont tous l�.
Pourtant, il reste un peu de b�tail � nous, l�-haut.
Des marquages � peine lisibles, mais c'�taient bien les n�tres.
Je ne pouvais pas m'arr�ter, avec les chevaux, puis je les ai perdus.
Tu vas les chercher ?
J'ai voulu le faire ce matin, ils n'y sont plus.
Probablement une autre �quipe qui les aura rassembl�s.
- Ils sont all�s de l'autre c�t�. - Tu as suivi leur piste ?
Aussi loin que possible.
- Essayons de nouveau. - Je viens avec vous.
Va chercher nos fusils, Hewie.
Regarde ce fer � cheval.
Les deux asp�rit�s � l'int�rieur...
Le cavalier a sign� son forfait.
Deux chevaux et quatre b�ufs.
Les traces vont tout droit.
J'ai d� m'arr�ter ici, il faisait presque nuit.
- Id�al pour traverser. - S'ils voulaient traverser.
Tu parles comme un voleur de b�tail.
Traversons.
Un seul cheval est sorti de la rivi�re, ici.
Je m'en doutais, c'est une fausse piste.
Ils peuvent �tre en haut ou en bas. Hewie, va en aval.
Aucune trace par ici.
Ici, oui, et ils menaient des b�ufs.
Ils sont pass�s par l�.
C'est le ranch de Backett.
Allons voir.
En voil� deux.
- Vous cherchez quelque chose ? - Quatre b�ufs.
Ils sont pas ici. C'est un hold-up ou quoi ?
Approche.
Tu vois ces asp�rit�s ? Elles font partie du fer � cheval.
- � qui appartient le cheval ? - Jamais vu.
Encore une trace, et r�cente.
- Alors, Herb ? - Alors quoi ?
Ces chevaux ont men� quatre de nos b�ufs ici.
Si tu vois tes b�ufs ici, d'accord.
Sinon, j'ai rien � y voir. Prenez vos chevaux et d�gagez.
Tu les a abattus pour les peaux, mais je n'ai pas de preuve.
Alors je vais faire pour le mieux.
Tu en auras pour ton argent, pour chaque b�te vol�e.
Il para�t que tu te bats souvent, au saloon.
Comment fais-tu, sans bouteille ni poignard ?
Nous emmenons quatre de tes b�ufs.
Tu l'as eu. Pourquoi risquer la prison pour vol de b�tail ?
C'est le nouveau patron qui parle ?
On a un rassemblement � faire. Comment fera-t-on, en prison ?
Tu viens, Hewie ?
Tu es toujours chef d'�quipe.
Tu m'emp�cheras pas d'aller voir le sh�rif.
Un effort, Herb.
Je t'ai menac� d'une arme ? Je t'ai tir� dessus ?
C'est moi qui emm�ne tes b�ufs ?
Je n'ai rien � voir l�-dedans.
Il est ton chef d'�quipe.
Triste mais vrai.
Et si je paye pour tes b�ufs...
On ne m'ach�te pas.
C'�tait une racl�e � 250 dollars, qu'en penses-tu ?
D'accord, tope-l�.
Mais j'ai pas fini avec lui.
Tant que je pourrai tirer, je n'aurai pas fini.
Viens en ville avec moi. On va chercher l'argent.
Il faut d'abord que je soigne ma main et que je boive un coup.
Tu ne danses pas, fiston ?
Non, ce soir, je me saoule.
Attention � cette gn�le, elle va te couper les pattes.
Vous avez vu Owen ?
Il saigne � nouveau, Jen l'a emmen� � la maison.
- Pas trop serr� ? - Plus c'est serr�, mieux c'est.
Tu sembles avoir beaucoup d'ennuis, ces derniers temps.
Des ennuis ?
Ne te sens pas oblig�.
Tu pourrais faire taire ces ragots sur toi et Lily.
Je m'en fiche, j'aime bien Lily.
Laisse-moi t'aider.
Merci, Jen.
Tu ne peux pas aider Lily tout seul.
Lee avait...
J'aimerais parler avec Jen.
Attends, Owen...
Reste.
Que veux-tu ?
Je pars demain, ch�rie. Grand rassemblement de b�tail.
- Je serai absent longtemps. - Je le sais bien.
Je peux te dire au revoir, non ?
Eh bien, au revoir.
Ah non, pas comme �a.
Plus maintenant.
Laisse-moi tranquille !
Facile de fermer la porte � son mari quand quelqu'un prend sa place.
Tu es saoul, Lee.
Saoul, je verrais double. Mais je te vois ici, avec Jen.
Navr�e de t'infliger cela.
J'aimerais pouvoir t'aider.
Te savoir ici m'aide beaucoup.
J'aimerais te dire des choses.
Quelles choses, Owen ?
Je dirais que je n'ai pas le droit de m'en m�ler.
Je dirais que c'est dommage.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Te parler.
Et ta main ?
�a fait toujours mal. Assieds-toi.
Je suppose que tu n'aimes pas beaucoup Owen.
Mon tour viendra.
Il para�t que les fr�res Fasken vont sortir de prison bient�t.
Et ils vont continuer � chercher le papa.
D'apr�s eux, Owen sera bient�t un homme mort.
Non, il sera parti.
Le rassemblement de b�tail ?
Ce sera facile de le retrouver.
Deux minables comme eux, ils seraient trop visibles.
S'ils veulent en �tre, il leur faudrait le laissez-passer
d'un �leveur connu.
Toi, par exemple.
Owen les emp�chera d'y participer.
Bien s�r, s'ils rejoignent l'�quipe de l'ouest.
Mais s'ils rejoignent ceux de l'est, avec ta lettre, on les acceptera.
Je serai avec l'�quipe de l'est.
Probablement comme chef de chariot.
Les deux �quipes ont besoin de nous
pour achever le rassemblement ?
Achever, c'est bien �a.
Herb, j'aurais d� te faire un plus gros ch�que.
C'�tait quand m�me une dr�le de racl�e.
Une sacr�e racl�e.
Jones, � l'ouest.
Hewie, avec moi.
Stu Miller, ouest.
Bart, � l'est.
- Gueule de bois ? - Je vais tr�s bien.
Comment �a s'est fini, avec Herb ?
- Je lui ai pay� ses b�ufs. - Bon prix ?
250 dollars.
Pour des b�ufs ?
Je vais suivre tes conseils : Je quitte le pays apr�s ce coup.
Toi, repartir � z�ro et travailler ?
Tr�s pr�cis�ment.
Et Jen ?
D�s que je serai install�, elle me rejoindra.
Le jour de notre d�part,
le soleil nous chauffait les �paules.
Mais le c�ur n'y �tait pas.
Il y avait quelque chose dans l'air qui ne nous disait rien.
� peine arriv�s de la campagne d'hiver, ils repartent d�j�.
Tu n'as pas peur de passer tout un mois seule avec moi ?
Tu les attendras seul, cette fois.
Qu'y a-t-il, Jen ?
C'est � cause de Lee ?
Je ne peux rien dire.
�a m'a l'air d�finitif.
C'est d�finitif.
Je voulais partir sans rien dire.
Je peux t'aider ?
Tu ne pourras pas toujours rattraper ses erreurs.
Je l'ai toujours fait, jusqu'ici.
�a n'a rien arrang�.
Mais c'est peut-�tre ma faute.
C'�tait probablement vou� � l'�chec.
Je ne tiens pas en place, ici, je suis habitu�e � vivre seule.
On ne s'est jamais menti, on ne va pas s'y mettre maintenant.
Tu pars car Owen est amoureux de toi ?
Tu es une bonne �me.
Tu m�rites une vie riche et paisible.
Mais si tu abandonnes maintenant, tu n'auras que d'amers souvenirs.
Attends leur retour.
- C'est ce que m'a dit Owen. - C'est un bon conseil, Jen.
Le rassemblement de printemps est une chasse.
En hiver, le b�tail vagabonde.
Il faut ramener les b�tes � leur propri�taire.
Et puis il y a les veaux, aussi.
Il faut les compter, les marquer, les tondre et les �corner.
J'�tais avec Owen, dans l'�quipe de l'ouest.
Nous travaillions dur, du matin au soir.
Nous mesurions le temps � la hauteur de l'herbe.
Tout �tait planifi� et marchait en douceur.
Montez.
Nos armes ?
Je les lancerai sur la plate-forme, une fois le train parti.
Vous vouliez tuer quelqu'un...
- J'ai pas dit mon dernier mot. - � la prochaine ?
- Exactement. - Maintenant, j'ai peur.
- On voyage ? - Qu'est-ce que vous voulez ?
J'esp�re juste que vous trouverez Owen Daybright.
De quoi je me m�le ?
J'ai une petite affaire.
Elle consiste � mener du b�tail d'un point � un autre, tr�s loin.
Surtout par mauvais temps, d'ailleurs.
Daybright me d�range.
Pourquoi ne pas lui r�gler son affaire ? Vous pourriez, non ?
Pour finir au bout d'une corde ?
Je cherche quelqu'un qui serait pr�t � le tuer.
C'est tout trouv�.
Voil� le plan.
Daybright est au rassemblement. Je vous fais entrer dans l'�quipe.
Une fois l�, vous le trouverez facilement.
Et ensuite ?
Quand le train arrivera en haut de Bench Grave,
il roulera au pas.
On descendra l�. Trois chevaux nous y attendent.
Daybright sera surpris de nous voir.
C'est ici.
De l'autre c�t� de la montagne, Lee �tait avec l'�quipe de l'est.
C'est le troupeau marqu� double "O".
Tu peux les livrer � M. Jenkins.
Double "O".
Je n'arrive pas � lire la marque.
- Double "O", d'apr�s moi. - �a ressemble au mien.
Pas de probl�me ? C'est le v�tre, Jenkins.
- Quelle marque ? - Double "O".
Tu vois les deux types derri�re Hardisson ?
Ils ont apport� �a.
Ils viennent de la part d'un �leveur pr�s de chez vous.
Oui, c'est bien �a.
Tu connais ces gars ?
Oui, je les ai d�j� vus.
Bien, je les mets avec toi.
Certains gars n'aiment pas travailler pour cet �leveur.
Alors qu'ils aillent au diable.
On ne peut pas faire �a, il a droit � son troupeau.
Je vais les surveiller de pr�s.
Mets-les chez quelqu'un qui ne les conna�t pas.
- Je ne les veux pas avec moi. - C'est bon.
Dans l'�quipe de Lee, le travail �tait le m�me que pour nous.
Ils ratissaient le paysage,
faisaient sortir les animaux de leur cachette
les poussant vers le troupeau...
C'est le 1er des n�tres qu'on voit.
Ils viennent de loin.
Ils sont plus beaux que quand ils restent au ranch.
�a fait plaisir � tous les gars.
Arch va �tre riche.
Toi aussi.
Tu es associ�, maintenant ?
C'est vrai, j'oubliais.
Je pr�pare ma saison d'�t�.
Je vais au Texas pour racheter du b�tail.
Comment vas-tu l'emmener du Texas au Montana ?
Le temps de les acheter,
le Kansas sera de nouveau en quarantaine.
Si tu passes par le Nouveau-Mexique, m�me chose.
Il faudra que tu restes au Texas, et c'est pas dr�le.
Les chemins de fer, tu connais ?
Je les mets dans des wagons scell�s,
avec une r�serve d'air pur du Texas, et je d�charge au Montana.
Je m'appelle Strobie. Je n'ai pas saisi votre nom.
Dave Arness.
Vous allez renvoyer votre �quipe au Montana
et racheter du b�tail au Texas ?
Je peux vous �viter cette peine.
J'aurai 3000 t�tes � vendre � la fin du rassemblement.
En bonne forme ?
Regardez vous-m�me, elles ont notre marquage.
- Combien ? - 14 dollars.
Elles seront � Wet Mountain Meadow.
Affaire conclue.
Le temps de trouver le t�l�graphe le plus proche.
�a prendra quelques jours pour r�unir les 42000 dollars.
Voil� du caf� chaud.
Merci, M. Willoughby.
Je devrais m'acheter un magasin chauff�, avec mes �conomies.
Je connais ces magasins, il y a des courants d'air.
- C'est mieux que de se faire rincer. - Et comment !
Viens � l'abri, mon vieux.
Tu es de quelle �quipe, est ou ouest ?
Ouest.
- Je m'appelle Arnett. - Daybright.
Merci, j'en avais bien besoin.
J'ai besoin d'un cheval, aussi. Je dois repartir cette nuit.
Hewie, va lui chercher un cheval.
O� allez-vous ?
Je quitte l'�quipe de l'est, je cherche un t�l�graphe.
Vous l'avez rat�, par ce temps.
On ne voit rien, avec cette pluie. Je suis presque noy�.
Il y a un t�l�graphe � Wet Mountain Meadow.
Hewie, change sa selle pendant qu'il finit son caf�.
C'est votre marque ?
Oui.
Je viens d'acheter votre troupeau.
Je cherche le t�l�graphe pour obtenir l'argent.
Achet� ? Vous devez vous tromper.
- Strobie, c'est �a ? - Oui.
3000 b�ufs � livrer au point de rencontre.
- Ils sont bien � Strobie ? - Oui, il peut les vendre.
Un probl�me ?
Aucun, mon ami, aucun.
Bon, merci pour tout.
Je ne le croyais pas si malin.
C'est pour �a que Lee a voulu �tre associ� ?
C'est s�r. Vendre le troupeau et s'�clipser avec l'argent.
Pourquoi fuit-il ?
Il a des dettes.
Tu le d�fendras toujours, hein ?
Quand on est loyal envers quelqu'un, on accepte tout.
M�me ses d�fauts, m�me son fils.
C'est dr�le, ce que tu dis au sujet de Arch.
Je ressens la m�me chose pour quelqu'un.
Lily.
Jour apr�s jour, les deux �quipes se rapprochaient l'une de l'autre.
Owen et Lee aussi.
Pour l'explication finale.
Tout droit par l� !
L'�quipe de l'est est au-del� de la colline.
- Salut, mon grand. - �a va bien ?
Comment te sens-tu ?
Pas trop mal, apr�s une telle chevauch�e.
- Lee est-il l� ? - Oui.
Lee !
- Comment vas-tu ? - Bien. Tout a bien march�.
- Tu en as compt� combien ? - 2000. Et toi ?
Un peu plus de 1000.
�a fait 3000 pour Arnett.
Qui est Arnett ?
Le type auquel tu vas vendre le troupeau.
C'est bien �a, oui.
C'est Arch qui sera surpris.
D'autant qu'il pr�voyait d'aller au Texas pour acheter des b�tes.
L'affaire est d�j� conclue.
- Je suis son chef d'�quipe. - Et moi, son associ�.
- Je paye la moiti� de tes gages. - Tu donnes la moiti� des ordres ?
Tes ordres, c'est de ne pas te m�ler de mes affaires.
Sauf si tu voles le b�tail de Arch.
Disons que j'ai mal entendu.
Apr�s-demain, nous rentrons au ranch.
Ce sera difficile, c'est un tr�s grand troupeau.
Dis � Arnett que c'�tait une erreur.
Qu'il laisse tomber.
Tes ordres sont les m�mes : Ne te m�le pas de mes affaires.
Un instant, Lee.
Tu ne crois pas que je vais te laisser faire ?
Allez, on y va.
Je passais pr�s du dernier chariot, � la rivi�re...
- Je ne comprends plus. - Quoi ?
J'ai vu les fr�res Fasken.
- Tu es s�r ? - Absolument.
Ils �taient du voyage.
Ils discutaient avec les autres gars, pas ras�s,
les v�tements tremp�s, comme nous.
Lee le savait, mais il n'a rien dit.
Il devrait pourtant s'inqui�ter.
J'ai r�fl�chi � cette affaire avec Arnett.
Je me suis tromp�.
Comme toujours quand tu n'es pas l� pour me guider.
Heureux que tu comprennes.
Je vais descendre au t�l�graphe,
demander � Arnett de ne plus y penser.
- D'accord, vas-y. - Tu m'accompagnes ?
J'ai beaucoup � faire.
Je serai plus convaincant si tu m'aides.
Je vais pr�venir Mead.
Lee et moi allons au t�l�graphe.
- Ce ne sera pas long. - Tr�s bien.
On ne tire pas tant que Daybright n'est pas � ce rocher.
Oui, je sais.
Ce sera probablement notre dernier rassemblement ensemble.
J'ai essay� de te jouer un tour avec la vente � Arnett,
mais je n'ai pas r�ussi. Je quitterai quand m�me le pays.
Comme je te l'avais dit.
Je te laisse la place libre, Owen.
Je l�che tout :
Arch, le ranch, Jen, toi...
C'est � toi, le tout.
Tu y as bien r�fl�chi ?
Depuis le temps que tu me montres le droit chemin...
C'est ton id�e, que je recommence ma vie ailleurs.
Cela m'ennuie beaucoup, c'est tout.
Peut-�tre...
pour tous les bons moments pass�s ensemble.
Oui, c'est vrai.
Tu te souviens, quand Arch nous a emmen�s � ce congr�s d'�leveurs ?
J'ai jou� aux cartes avec un gros Texan.
Tu l'as battu. En cinq parties de poker.
C'est l� que j'ai compris ce qu'�tait une fouille.
Oui, on a eu de bons moments.
- �a va me manquer. - � moi aussi.
M�me en vieillissant, on n'oublie pas ces moments-l�.
Je suis content que tu le dises.
Je m'en souviendrai quand je serai loin de toi.
- O� est Owen ? - Au t�l�graphe, avec Lee.
Tu entends ? Quelqu'un a des ennuis.
Prends quelques hommes et vas-y.
Va de l'autre c�t�.
Essaye de le contourner, je te couvre.
Je t'emm�ne avec moi. On va r�gler nos comptes.
S�rement pas.
Nous allons dire toute la v�rit� � Arch.
Pour une fois.
Sors de l�.
Tu oublies que j'ai encore un atout.
J'ai toujours d�gain� plus vite que toi.
C'est � voir, mais �a ne changera rien.
Sors de l�.
Ou je viens te chercher ?
Voil� toute l'histoire, Arch. Absolument tout.
�a me crevait les yeux depuis des ann�es,
mais je refusais de le voir, je me suis menti.
Toi aussi, tu as menti, pour me rendre les choses plus faciles.
Tu ne l'as pas tu�, c'est moi.
Voici longtemps.
Le jour o� j'ai abandonn�, esp�rant qu'il changerait.
Espoir inutile.
Je vais devoir le dire � Jen.
Je vais le faire moi-m�me.
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