Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
♪ T'es mon enfant à chaque instant ♪
♪ T'es mon amour de tous les jours ♪
♪ T'es mon soleil dès mon réveil ♪
♪ T'es mon enfant jusqu'à la fin des temps ♪
Ă€ chaque fois, c'est la mĂŞme chose :
Je me réveille quelque part, nulle part…
Je ne sais pas ou je suis, qui je suis.
Autour de moi, ça n'existe pas vraiment.
Je n'existe pas.
Je suis l'ombre d'un rĂŞve,
et ce rĂŞve n'est mme pas le mien.
- M. Desmarais ? - Oui.
Flavien Juste, du journal La Nouvelle Rubrique.
On s'est parlés au téléphone.
- L'ovnithologue ? - Oui.
C'est ici.
LĂ , j'ai fait un chemin parce que la police est venue,
hein, pis j'ai essayé de mettre ça propre.
Fait que j'ai vu de la lumière par la fenêtre.
Moi, je suis sorti, je pensais que le feu était pogné
dans le champ du voisin, M. Boudrias.
Boudrias.
La lumière est devenue de plus en plus forte.
Là , les 2 hernies m'ont poppé.
J'ai senti comme une brûlure dans le coup, là ,
comme si on m'avait mordu, juste ici en arrière de l'oreille.
D'ailleurs, j'ai encore 2 marques, lĂ .
Je suis tombé à terre, pis après ça, bien…
plus rien.
Je suis arrivé à la maison, ma femme m'a sauté
dans les bras en pleurant comme une Madeleine.
Vous étiez inquiète ?
Bien, je comprends donc. Ça faisait 8 jours qu'il était parti.
Vous étiez ou ?
Ou c'est que vous pensez ? Dans leur soucoupe.
Vous êtes pas obligé de nous croire, t'sais.
C'est pas pour rien qu'Ă part le vĂ´tre,
il y a pas un maudit journal qui a voulu me rencontrer.
Je vous comprends.
Des fois, on pense que ça arrive à personne d'autre.
On se sent tout seul,
on est sûr qu'on est fou.
Toi aussi, ça t'est arrivé ?
Gilles, donne-moi un peu
moins de narines parce que la grande est chromée pis onla voit pas, là .
La grande, ferme ta bouche. Mange quelque chose que t'aimes, O.K.?
La petite main, lĂ , la petite main Ă gauche, l,
mets la petite main sur ta cuisse.
Petite école, j'aime ça au boutte.
Tu voulais me voir, Raoul ?
Ferme la porte, Flavien.
Assieds-toi.
Le monde croit plus Ă nos histoires, ils veulent du vrai.
Ils accusent le journal de faire des fausses photos.
- C'est un peu ça, aussi. - Bien, pas toutes.
La femme Ă 3 seins, tu l'as vue comme moi.
C'est toujours bien elle qui se l'est fait greffer.
Bien, elle a quand mĂŞme 3 seins.
Pourquoi tu m'as demandé dans ton bureau, Raoul ?
Le monde est en train de partir.
Il y a plus personne qui achète le journal.
On fĂŞte quelque chose ?
T'es le seul qu'il me reste.
Je me demande bien pourquoi, d'ailleurs.
Parce que je t'aime.
On a passé par toutes les étapes,
toi pis moi, hein ? Les belles pis les moins belles.
J'ai jamais voulu que tu m'appelles ton père.
Reviens pas lĂ -dessus, c'est pas grave.
Je suis fatigué, Flavien, fatigué de ce jeu-là !
J'aimerais ça finir en beauté,
avoir une vraie histoire.
Je veux que tu partes avec Despas
pis que t'ailles me faire une série d'articles
sur un petit village ou le monde
disparaît. Ils entrent là , pis on les revoit plus jamais.
Jamais ?
Jamais ! Un mystère, comme le triangle des Bermudes.
Apparemment, il y a eu des enquêtes là -bas, mais ils ont jamais rien trouvé.
- S'il y a rien… - Il se passe quelque chose !
- Quand ? - Tout de suite.
Je peux pas, j'ai un article…
L'ovni du bonhomme, je m'en occupe.
Empaille tes petits, prends Despas avec toi pis va-t'en lĂ -bas.
Vos chambres d'hôtel sont déjà réservées, ils vous attendent.
- C'est beau ? - Ça a l'air.
Envoye, va-t'en.
Flavien.
Fais attention Ă toi, O.K.?
On en a-tu encore pour longtemps ?
Parce que moi, il faut que j'aille chercher mes enfants Ă la garderie.
Regarde, t'es payé pour faire le gorille, tu fais le gorille, O.K.?
Hé, l'artiste, énerve-toi pas le poil du cul, O.K.?
Plus vite Sylvie va arrĂŞter de bouger, lĂ , plus vite on va finir, O.K.?
Bien oui, mais je suis pas une acrobate, tabarnac.
Sylvie, je te demande pas d'ĂŞtre acrobate, bouge pas !
- Armand. - Quoi ?
Faut que je te parle.
- Ça peut pas attendre, là ? - Pas vraiment, non.
Bon, O.K. On va prendre un break, lĂ . Allez fumer une cigarette,
manger un petit beigne tranquilles, pis dans 5 min,
on finit ça, je vous le promets, O.K.?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Le boss a une job pour nous autres.
Je peux pas ĂŞtre Ă 2 places en mĂŞme temps,
je suis en train de faire son front page, lĂ :
Le mariage de l'homme gorille avec la drag queen Ă 3 jambes.
Ouais, bien c'est plus important que ça.
- On serait partis combien de temps ? - Indéterminé.
Ma blonde va me tuer, moi, lĂ .
Regarde, donne-moi une couple d'heures, le temps que je finisse ça
pis que je lui fasse des beaux yeux pour que ça passe, O.K.?
T'es capable.
Pas depuis qu'elle est en balloune, non.
Bien lĂ , crisse. ArrĂŞte, lĂ , ostie. Je vais revenir.
T'es mieux de revenir bientĂ´t, mon petit crisse.
Ouais, c'est un beau poste à gaz, ça.
- Ha ! - C'est tranquille, hein ?
Il y a quelqu'un ?
Hello !
Ça doit être un libre-service.
Si jamais il arrivait de quoi,
on se laisse pas tomber, hein ?
Tu commences pas à croire à ces conneries, j'espère ?
Non. Je dis juste "si jamais il y a de quoi"…
J'ai personne dans la vie Ă part toi, moi.
T'as ton vieux.
Ouais. Mon vieux, c'est pas vraiment mon vieux,
- fait que laisse faire mon vieux. - Tu serais pogné
en Afrique que j'irais te chercher, man.
Tu devrais le savoir, ça.
En plus que…
dans pas long, tu vas ĂŞtre parrain.
- Va donc chier. - Je t'ai pas dit ça ?
- Pas dit quoi ? - Ce que je viens de te dire.
- Bien non. - Bien lĂ , je te le dis.
- Je sais pas quoi dire. - Bien, dis oui, ostie.
Envoye, ma grosse guidoune, lĂ .
On va reprendre la route avant qu'on s'excite
pis qu'on se fasse des caresses.
Ostie, t'aimerais bien trop ça, mon cochon.
L'argent va ĂŞtre sur la tank Ă gaz !
Merci, lĂ !
Une chance qu'on avait de l'argent comptant,
parce qu'ils ont pas l'air de prendre la carte de crédit.
Qu'est-ce c'est qu'il y a, lĂ ? Pourquoi t'arrĂŞtes ?
Tu la vois pas ?
- Quoi ? - La fille.
Quelle fille ?
La mariée !
Qu'est-ce c'est que t'as ?
Rien.
Junior, qu'est-ce que tu fais ici ?
Pardon ?
Excusez-moi, je… je vous ai pris pour quelqu'un d'autre.
On a une réservation pour le journal La Nouvelle Rubrique.
On se demandait si vous arriviez aujourd'hui.
Suivez-moi, je vais vous montrer vos chambres.
L'autre dame, en bas, elle travaille pour vous ?
C'est Malvina, ma soeur cadette. Mais elle parle pas.
Ah, les 2 Malvina de l'auberge ?
Non, ma petite soeur était pas encore née quand mon père a bâti l'auberge.
- Donc, il y aurait une 3e Malvina ? - Oui.
- Elle est cachée ou, celle-là ? - Décédée. C'était ma mère.
Désolé.
Il y a pas de faute. Alors voici la 12 pour vous, M. Juste,
et lĂ -bas, la 14 pour vous.
- Passez une belle soirée. - Merci.
Pas trop originale, la mère, appeler ses 2 filles comme elle.
Ouais. Elle avait peut-ĂŞtre peur de se tromper.
Comme ça, pas de jalouses.
Oui !
- DrĂ´le de place, hein ? - Ouais.
- Pas sûr que j'aime le coin. - Non, moi non plus.
T'as vu quelqu'un sur la route tout Ă l'heure, hein ?
Tu l'as pas vue, hein ?
Non.
De toute façon, c'est pas la 1re fois que tu vois des affaires que je vois pas.
Je m'excuse.
Voyons, excuse-toi pas.
C'est juste freakant quand ça t'arrive, c'est tout.
Bien, c'était pas une hallucination.
C'était quoi ?
Autre chose.
- Bon, t'as-tu faim, toi ? - J'ai faim.
Ouais.
Bien écoute, je vais aller prendre une couple de photos
dehors en t'attendant, O.K.?
Ouais.
Chut, chut.
Chut.
Chut.
Armand !
Armand !
Je peux-tu t'aider ?
Euh, oui. Oui, vous auriez pas vu
un homme entrer ici, il y a quelques minutes ?
Il est reparti, par exemple.
Est-ce qu'il avait un appareil photo avec lui ?
Ça me surprendrait qu'Emile prenne des photos.
Ă€ moins que ce soit nouveau.
Est-ce que c'est fermé ?
Pourquoi ça le serait ?
♪♪♪
♪ Je ferai des folies
♪ Pour t'oublier
♪ Je donnerai ma vie pour t'oublier ♪
♪ Je prendrai…
- C'est-tu pour manger ? - Qu'est-ce que vous avez ?
Steak.
Parfait, ça.
- Saignant ? Bien cuit ? - Médium.
Pilées ou frites ?
- Frites. - J'ai plus de frites.
Pilées.
- Café ? - Oui, merci.
Coming up.
♪ Mais jamais je ne cesserai de t'aimer ♪
♪ Je tâcherai de ne plus… ♪
Qu'est-ce c'est qu'on fait avec ?
Amène-lui. Dis-lui que c'est un cadeau pour toi.
Ostie de niaiseux. Ferme ça.
Veux-tu te battre ?
Pourquoi je voudrais me battre ?
Parce que tu cherches le trouble.
Non, je cherche pas le trouble.
Si tu le cherches, tu vas le trouver en ostie, mon ostie.
Oui ?
Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Ouais, vous auriez pas vu mon ami par hasard ?
Il prenait des photos dehors, tout Ă l'heure.
Non. Votre nom, monsieur ?
- Flavien Juste, chambre 12. - Fabien ?
Flavien.
Juste ?
C'est ça, oui.
J'ai aucune réservation à ce nom-là , monsieur.
Non, ça se peut pas, je suis arrivé tout à l'heure avec mon photographe.
La Nouvelle Rubrique, c'est eux autres qui ont fait la réservation.
Je vois rien ici, monsieur.
Bon, allez donc me chercher Malvina, lĂ .
- Malvina ? - Bien oui, les 2 Malvina :
La souriante pis la muette.
Les Malvina sont mortes, monsieur.
- Quoi ? - On a simplement gardé le nom en…
en souvenir.
Pourquoi vous avez changé les meubles ?
- Elles sont ou, mes affaires ? - Je sais pas, monsieur.
Armand ?
Armand !
Armand, réponds !
Il est ou ?
Je sais pas, monsieur.
Je comprends pas ce que vous dites.
AllĂ´ ?
AllĂ´, oui ?
- Raoul, c'est moi. - Flavien ?
Etes-vous arrivés au village, là ?
Oui, pis t'avais raison,
il y a des affaires bizarres qui se passent ici.
J'ai perdu Armand.
Peux-tu m'envoyer un article demain matin ?
Sacrament, Raoul !
Qu'est-ce c'est que tu comprends pas dans ce que je te dis ?
Armand, je l'ai perdu, je le trouve plus ! Appelle la police.
La police ?
Appelle la police, ostie !
O.K., O.K. Calme-toi, je m'en occupe, lĂ .
- Toi, qu'est-ce tu vas faire, là ? - Je sais pas ce que…
Flavien ? Allô ? All…
Salut.
Salut.
Envoye !
Câlisse !
Il y a quelqu'un ?
Bonjour.
Vous… vous êtes garagiste ?
Je suis venu faire le plein hier,
j'ai mis l'argent sur…
Euh, ma voiture est en panne sur le bord de la route.
Est-ce que ce serait possible de venir la remorquer ?
Quarante-cinq piastres.
Pas de problème.
Pourquoi vous portez un masque ?
Pour oublier ce que t'es.
Ça se peut pas, ma voiture était ici, là .
Il y a quelqu'un qui est venu la chercher certain.
Il y avait un gars avec un toutou,
il l'a bien vu comme moi que mon char était là .
- Quarante-cinq piastres. - Quoi ?
Quarante-cinq piastres.
Bien non, mon char est plus lĂ .
Envoye ! Je suis pas un taxi, moi. C'est 45$.
Je sais pas ce qui se passe dans ce maudit village de fous lĂ ,
mais il y a quelqu'un qui est en train de rire de moi pis j'aime pas ça !
Envoye mon argent.
Avant, je veux savoir ce qui se passe.
C'est 45$.
Je veux savoir ce qui se passe !
Pis à part de ça, tu vas te le câlisser dans le cul, ton 45$, alright ?!
HĂ© ! HĂ©, wo, wo, wo. C'est correct, c'est correct. Wo !
- Ça va faire 45$. - Oui.
C'est 45$.
Faut pas capoter non plus, lĂ .
Il manque 5$.
J'ai un autre 10, mais j'ai pas de change.
Ça va faire pareil.
Pis moi, qu'est-ce c'est je suis supposé faire, là ?
Pédale !
Salut.
Je sais pas si tu me reconnais, lĂ . On s'est vus matin.
Je voulais juste jaser de mĂŞme.
Je te vois rĂ´der encore une fois autour d'elle
pis je t'organise le portrait.
C'est-tu clair dans ta petite tĂŞte de merde de face de raie ?
- Mais je voulais juste jaser… - Crisse ton camp d'icitte.
Bonjour.
Pour faire développer des photos dans le coin, je devrais aller ou ?
On fait pas ça ici, monsieur.
Ha ! Ha ! Ha !
Faut aller au bureau de poste pis les envoyer faire développer…
Ă la ville voisine.
Pis le bureau de poste se trouve ou ?
Je peux t'aider ?
Oui, pour faire développer des photos.
Pour ça, faut que je les envoie à l'extérieur
parce qu'ici, on développe pas.
Je le sais, vous venez de me le dire.
Ça prend au moins 4 à 5 jours.
Pas vrai ?
C'est comme ça.
Raymond, Raymond, les chats sont cachés.
Faut pas le dire.
De qu'est-ce c'est ?
Il travaille pour un journal, innocent.
Salut.
Salut !
- Tu me reconnais ? - Oui !
Moi, je m'appelle Flavien. Toi, c'est quoi ton nom ?
- Médé. - Salut, Médé.
Salut !
- Lui, c'est quoi son nom ? - Raymond.
Arrange-toi pour qu'il te les donne,
sinon tu peux oublier ta nouvelle vie
pis tu continueras Ă respirer avec ta pompe,
ostie d'épais.
Ouais, il est timide, hein ?
Ah non ? Pourquoi il veut pas parler, d'abord ?
Raymond dit des choses que le monde veut pas entendre.
- Ah ouais ? Comme quoi ? - Des choses.
Médé ! Arrête de déranger les gens, là .
- Non, non, non. C'est correct. - Viens ici, lĂ .
Viens-t'en, Médé.
- Salut, Médé. - Salut.
J'ai appelé à la ville voisine pis ils peuvent vous développer les photos
- en 2 jours. - Ah ouais ?
Merci, je vais y penser.
Une chambre, S.V.P.
Désirez-vous une chambre en particulier ou…
La 12, si c'est possible.
- Ou la 14. - Voyons voir.
Va pour la 12.
C'est strictement réservé aux gens de l'auberge ici, monsieur.
- Oui. - 500, chemin Laforge.
AllĂ´ ?
AllĂ´ ?
Beaux petits pitons, beaux petits pitons !
Laisse-moi te pin…
Le maire veut te voir.
Flavien Juste, je présume.
M. le maire.
Paraîtrait-il que vous semblez vouloir demeurer chez nous.
Ça se pourrait, oui.
Ici, c'est un petit village paisible, monsieur.
Les gens aiment ça de même.
Pas sûr que la police va penser la même chose.
Ecoute-moi bien, ma petite crisse de tĂŞte de linotte.
Ça fait 30 ans que je suis maire
du village, pis s'ils me réélisent, c'est parce qu'ils ont confiance en moi.
Pis c'est pas un petit crisse de journaliste sans talent
qui cherche la gloire dans son journal bas de gamme
qui va changer quoi que ce soit à l'administration de ma communauté.
Mon ami est quelque part ici…
pis je vais le trouver,
quitte à déterrer les morts.
Déterre pas trop, petit crisse de chromo.
Des plans que tu te creuses un trou.
Sors-moi ça d'icitte avant que je lui fasse avaler mes jointures.
Envoye, déguidine.
C'est moi. Je viens d'avoir une conversation avec votre protégé.
Tardez pas trop avec mon fils, sans ça je le passe.
Clovis, mon amour…
Tu ressembles tellement Ă Faussetin.
Mon bébé aussi était comme lui. On a volé mon bébé.
Mon bébé.
Toi aussi, tu la vois, la mariée, hein ?
Elle me l'a dit. Elle pense que tu la connais,
elle pense que tu viens pour l'aider.
Mais va pas croire que c'est ma maman.
Non, c'est pas ma maman, c'est pas ma maman.
Non, non, non.
Qu'est-ce que vous faites ici ?
Vous seriez mieux de monter dans votre chambre
avant que Barnabé se réveille.
Ta soeur commence Ă faire des siennes.
C'est ta soeur aussi, il me semble.
Je commence à croire que ma soeur est pas si folle que ça.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Lui aussi, il voit Mélanie.
Mélanie, ça se peut pas, elle est morte.
Bon, j'ai du travail.
Va-t'en !
Tiens !
La terreur du village !
Toujours en train de te faire passer dessus par ton fermier ?
J'aimerais ça essayer, moi aussi.
Hé, Méchant ! Montre, voir, qu'est-ce qu'elle cache dans son sac !
Ouais, Tite-fille, qu'est-ce tu caches dans ton sac ?
Crisse-moi donc patience !
- Ha ! Ha ! - Houuu !
Maligne. Hé, lâche-moi !
As-tu un petit creux ? Hein ?
- Tu peux toujours rĂŞver. - HĂ© !
Il y a-tu un problème ?
T'es qui, toi, pour nous jaser de la manière que tu nous jases ?
Elle vous a demandé de la laisser tranquille.
T'as une ostie de belle face de cul, toi.
Ça se peut.
Veux-tu te battre ?
- Non. - Sûr ?
Ouais.
Parce que moi, j'ai vraiment le goût de me battre.
Bon, les gars, faites de l'air !
Hé, toi, Ti-Mile, cache-toi en arrière de ta caisse pis ferme ta gueule.
- Ouais, ta gueule ! - Toi too, ta gueule !
Je vais t'édenter le portrait, mon ostie, quitte à me fendre les poings.
On va se revoir, mon ciboire.
Toi too, Tite-fille !
Ouais.
Qu'est-ce qu'ils ont Ă t'en vouloir ?
Quand t'es pas comme les autres, ils te le font savoir.
Touche Ă rien !
Je veux juste t'aider.
Tu viens juste de faire le contraire.
Salut, Médé. Tu me reconnais ?
- Flavien ? - C'est ça, ouais.
- Ça va bien ? - Couci-couça.
Ecoute, Médé…
Médé ?
Est-ce que ton ami Raymond sait ou se trouve mon ami ?
Parce que lĂ , j'ai vraiment besoin de le retrouver.
Finis ton manger, Médé, ça va refroidir.
Oui, maman.
C'est votre fils ?
Ouais. Pis j'aime pas ça quand on tourne autour de lui.
Ah, mais je voulais juste…
Laisse-le tranquille !
- Salut, Médé. - Salut.
Qu'est-ce tu fais lĂ ?
J'aime ça laver la vaisselle, ça nettoie le passé.
Moi, j'hais assez ça, clisse, ça me fucke tous les ongles.
Je voulais vous dire… vous êtes belle dans votre kit.
Hé, wo, wo. Essaye pas, là , ça fait des années qu'on me regarde plus.
Parce que vous avez le dos tourné quand on regarde.
Je m'excuse pour Médé.
On dirait qu'il y a juste lui qui veut m'aider.
Ouais, c'est dans sa nature d'être généreux.
Pourquoi personne me dit rien, moi ?
Tout ce que je veux, c'est retrouver mon ami pis partir.
Parce qu'on peut pas.
- Je comprends pas. - Pourquoi tu penses que
le monde fait rien ? Parce qu'ils veulent pas, c't'affaire.
Ils espèrent tous qu'un jour,
ça va être leur tour.
Leur tour de quoi ?
De changer les morceaux brisés.
Vivre plus longtemps.
T'sais, des fois, il y a du monde
qu'on aime qu'on veut pas voir partir.
C'est comme ça qu'il les achète.
Qui ?
L'affaire.
Rien que d'en parler, ça me donne des frissons, clisse.
Moi, je l'ai jamais vu pis je veux pas le voir non plus.
Mais ceux qui l'ont vu disent qu'il est pas humain.
Il est ou ?
HĂ©, regarde, mĂŞme si je le savais, lĂ ,
je te le dirais pas. Il me reste rien que
lui dans la vie, pis je veux pas le perdre.
Raymond, il faut que tu manges, lĂ .
Sinon, lĂ , tu vas avoir
une punition.
Bon, envoye, Médé, finis ton manger, là .
Pis arrĂŞte d'en donner Ă Raymond, des plans qu'il fasse une indigestion.
Ostie de chiens ! Fuck you !
T'as-tu un laissez-passer ?
Envoye.
Gros crisse d'enfant de chienne !
Envoye, mets-moi ça à la porte !
- Sors-moi ça, là ! - Calme-toi. Sors ça.
Je prendrais une petite bière, S.V.P.
Il y a pas de petite icitte, juste de la grosse.
O.K.
Pas game ! Pas game !
Est-ce que vous savez si White est ici ?
Non.
Pensez-vous qu'il va venir Ă soir ?
- Pourquoi ? - C'est important.
Bien oui.
C'est moi, White.
Je m'appelle Flavien.
Qu'est-ce tu veux ?
Vous parler de votre cousine.
J'ai pas de cousine, moi.
Mélanie Blackburn.
Connais pas.
Elle est disparue le soir de son mariage…
HĂ© ! Tu joues avec le feu en venant me barber jusqu'icitte, lĂ .
Prends tes clics pis tes clacs, pis décrisse !
J'ai perdu quelqu'un.
Je cherche juste Ă savoir pourquoi.
HĂ© ! Vite, embarque !
Je m'excuse pour tantĂ´t, mais
s'ils nous voient ensemble, bien c'est moi qu'ils vont venir chercher.
- Qui, ça ? - Ceux qui te courent après.
Mélanie est morte depuis 30 ans.
C'est quoi le rapport avec ton chum ?
Je sais pas.
Mais j'ai le feeling qu'il y a peut-ĂŞtre un lien entre les 2.
En tout cas, moi, le seul lien que je vois,
c'est que tu lui ressembles comme 2 gouttes d'eau.
Ă€ qui ?
Le mari de Mélanie.
Clovis.
En même temps, ça peut pas tre toi. T'aurais vieilli.
Je pense que j'ai une photo de mariage quelque part.
Qu'est-ce qu'il est devenu ?
Qui, ça ? Clovis ? Disparu. La même journée qu'elle.
Qu'est-ce qui s'est passé ce soir-là ?
Personne le sait. Tout le monde a sa version.
La tienne, c'est quoi ?
Plus t'en sais, moins tu veux en savoir.
Voyons, ostie !
Dans le village,
il y a des affaires de plus en plus bizarres qui se passaient.
Le monde disparaissait.
Les jeunes femmes surtout.
Il y en a qui revenaient, mais d'autres jamais.
Fait que…
le monde a pris peur, puis ils sont partis. Mais pas elle, lĂ .
Faut dire que c'était devenu une vraie star dans le coin.
Elle était tellement belle. Le portrait tout craché
de la vieille Malvina, c'est ça que les plus âgés disaient.
Laquelle ?
La vieille, la mère des 2 Malvina.
Elle est morte ça fait longtemps.
Bien, Mélanie, là , elle était pareille comme elle
quand la vieille avait son âge.
Trouves-tu ça normal, toi ?
Elles étaient même pas parents.
Sainte ostie de câlisse…
Quoi ?
Descends en bas.
Va lĂ .
C'est qui ?
C'est Barnabé !
- Quoi ? - Envoye, ouvre !
♪ T'es mon enfant à chaque instant ♪
♪ T'es mon amour de tous les jours ♪
♪ T'es mon soleil dès mon réveil ♪
Oups ! Excuse, excuse.
Excuse. Je pensais pas…
- Merci pour ma tĂŞte. - C'est rien.
Je pense qu'il est arrivé
quelque chose Ă ton ami White.
C'est pas mon ami.
Les vaches sont à lui, mais…
T'as pas l'air Ă avoir beaucoup d'amis, hein ?
Non, pis j'en veux pas.
Ça doit être plate quand t'as personne dans la vie.
Je monte sur une montagne, je crie "Je t'aime" pis l'écho me répond.
Va-t'en.
Sortez-moi d'icitte !
J'ai rien fait !
Flavien.
Flavien, c'est toi ?
Flavien !
Flavien, mon ostie de bâtard !
Ouvre-moi !
Je veux m'en aller, Flavien !
Flavien !
Flavien !
Sors-moi d'icitte, tabarnak ! Flavien !
Maman ?
Oh ! Tu m'as fait peur, Junior.
C'est qui, lui ?
De qui tu parles ?
Celui qui est comme moi.
Je sais pas, Junior.
Pourquoi on m'a jamais parlé de lui ?
Pourquoi il est dehors pis pas moi ?
Faussetin veut pas, c'est trop dangereux.
J'en peux plus de sortir juste la nuit pour faire
- sa maudite job sale ! - Junior !
Tiens.
Saint Antoine de Padou va t'aider Ă trouver ce que tu cherches.
Si un jour il m'entend,
je veux lui demander de me pardonner.
J'ai pas voulu qu'il s'en aille de mes bras.
- Tu fais ton frais, mon homme ? - Tabarnak.
- Qu'est-ce que t'as ? - De l'arthrite.
C'est un peu jeune.
Oui.
C'est un vrai musée ici, hein ?
Je ramasse tout ce que je trouve.
À quoi ça te sert ?
À me rappeler comment je me sentais ce jour-là , quand je l'ai trouvé.
Est-ce que c'est normal qu'un petit gars me regarde ?
Tu peux rentrer, ti-cul !
Je m'appelle pas ti-cul, je m'appelle Quentin.
C'est ça que j'ai dit.
- T'as un beau nom. - Bien sûr, c'est mon nom.
- Pourquoi tes cheveux sont laids ? - Ti-cul…
C'est parce que mon coiffeur est aveugle.
- Pourquoi il est aveugle ? - Parce qu'il a plus de yeux.
- Pourquoi il a plus de yeux ? - Parce qu'on les a enlevés.
- Pourquoi on les a enlevés ? - Parce qu'il posait trop de questions.
Penses-tu qu'il y en a déjà eu, ici, des dinosaures ?
Oui. Il y en a eu partout, dans tous les pays.
- ArrĂŞte donc. - Oui.
C'est-tu ton vrai nom, Tite-fille ?
L'héritage de ma grand-mère. C'est elle qui m'a élevée.
Tes parents ?
Un accident de char.
Les tiens ?
Jamais connus.
Comment ça ?
Jamais su.
Le père de Quentin, lui ?
Jamais su non plus.
- Wouh ! - Envoye, envoye, vole, ti-cul.
Envoye, vole !
Maman, est-ce que les anges existent ?
J'espère.
Est-ce qu'ils ont des ailes ?
Je sais pas.
Ah, moi je dis que oui.
Sauf que ça veut dire que si un oiseau meurt, il va avoir4 ailes.
Bien non. Les oiseaux vont pas au ciel, ils sont déjà dedans.
Les anges mangent des étoiles.
Quand il y aura plus d'étoiles, qu'est-ce qu'ils vont manger ?
- Bien, il y en aura toujours. - Pourquoi ?
- Bien, parce que c'est infini. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que…
c'est pour toujours.
Toujours, toujours ?
Ouais.
Est-ce que nous autres, on est comme ton mot ?
- Non. - C'est plate que les étoiles
ont le droit, pis nous non.
C'est comme ça.
Je t'aime.
Pourquoi tu me dis ça ?
Pour que tu le saches.
Mon coeur veut sortir tellement ça fait mal.
Je te connais pas, mais
c'est comme si t'avais toujours été en moi.
Viens-t'en, on s'en va.
Ou ?
LĂ ou tu veux.
Encore plus loin, si on peut.
Pourquoi t'es belle de mĂŞme ?
Parce que c'est toi qui me regardes.
HĂ©, elles sont lĂ , ostie !
Hé, grouille-toi, ostie ! Elles décrissent !
Elle va arrĂŞter de faire chier, la crisse.
Je vais lui couper le sifflet assez vite Ă ses concerts, moi.
Tiens, mes tabarnak !!!
Tire dans le tas !
Méchant ?
Qu'est-ce c'est qu'il y a ?
Va chercher mon père.
- Je peux pas te laisser… - Va chercher mon père !
- Oh, tabarnak… - Méchant je reviens !
Médé !
O.K. Médé,
il faut absolument que je parle Ă Raymond, O.K.?
O.K., Raymond, c'est important, il faut que tu m'aides, O.K.?
Je cherche un ami Ă moi.
Moi aussi, j'ai perdu des amis.
Ah oui ?
Médé ! Amène tes fesses icitte, ça presse.
Toi, qu'est-ce que je t'ai dit, toi ?
Je t'ai dit de laisser mon fils tranquille.
Tu comprends pas que c'est nous autres qui allons écoper ?
Tu comprends pas ça ?! Moi, je suis
bien patiente pis je suis bien d'adon, mais quand je pète
- une coche, je pète une crisse de coche ! - Arrête, maman !
ArrĂŞte, maman ! Arrte, maman ! ArrĂŞte.
ArrĂŞte.
- Va-t'en Ă la vieille usine. - O.K.
Je m'excuse, mon amour.
HĂ© ! Armand !
Armand ! Qu'est-ce que vous faites ?
Armand ! Armand, c'est moi !
Qu'est-ce vous faites, tabarnak de gang de sales ?!
Qu'est-ce vous faites ?! Armand !
Armand ! Armand !
Arrête ! Lâchez-le ! Armand, c'est moi !
Armand !
Flavien !
Qu'est-ce c'est que tu faisais lĂ ?
Je t'ai suivi, je savais que tu irais lĂ .
Tu vas me dire ce que tu sais.
Je sais rien.
C'est pas vrai. Tu me mens en pleine face, câlisse.
Je sais rien.
- Je veux savoir ce que tu sais. - Je sais rien !
Lâche-moi, tu me fais mal !
Hé ! Mon ami est mort, tu comprends-tu ça ?
Il est mort, ils l'ont tué ! Je veux savoir pourquoi !
- Je le sais pas ! - Je veux savoir pourquoi !
Je le sais pas !
Je le sais pas.
Je la connais, cette place-là , parce que…
je me souviens peut-être de…
d'y avoir été.
- Quand ? - Je sais pas.
J'étais comme endormie.
C'était peut-être juste un rêve.
Qu'est-ce c'est que t'as vu ?
Des tĂŞtes au-dessus de moi, lĂ .
Et des yeux qui me regardent.
Un homme en blanc…
qui me sourit.
Pis après ?
Je sais pas.
Je me suis réveillée dans la roulotte.
Mon fils est en train de mourir.
Vous m'aviez promis son ami !
Qui vous a couverts depuis le début ?
À qui on va poser des questions quand ça va aller trop loin ? À moi !
Je vous garantis que je serai pas tout seul Ă avaler le morceau !
Faussetin !
♪ T'es mon enfant jusqu'à la fin des temps ♪
Non !
Sais-tu comment appeler la police d'ici ?
Oui, je pense.
Mélanie ?
C'était ma fille…
ou presque.
Je pouvais pas avoir d'enfants,
fait que ma femme pis moi,
on a décidé de faire confiance aux nouvelles méthodes du docteur.
Quel docteur ?
Faussetin.
Ma femme est morte Ă l'accouchement.
J'ai été obligé d'élever Mélanie tout seul.
Je l'aimais tellement,
comme si c'était ma propre fille.
Quand Mélanie a disparu,
j'ai cherché à comprendre pourquoi.
J'ai compris.
Quoi ?
Les méthodes du docteur.
Créer des bébés avec du monde qui
- existe déjà . - Je comprends pas.
Pour Mélanie,
ça a été la mère du docteur.
Il a pris quelque chose dans le ventre de sa mère à lui,
pour que Mélanie soit pareille…
comme une copie.
Clovis était aussi le résultat de ses expériences,
excepté qu'il a pris quelque chose dans son ventre à lui pour le faire.
Clovis était sa copie à lui.
Mélanie pis Clovis se sont mariés.
C'est pour ça qu'il l'a tuée.
C'était comme si lui-même faisait l'amour avec
sa propre mère, tu comprends ?
Sa mort correspondait avec la naissance de 2 autres bébés.
Encore des copies Ă lui. Dans le ventre
de ses 2 soeurs,
les 2 Malvina.
C'est Ă ce moment-l
que j'ai décidé de faire…
Flavien !
Flavien !
Flavien ! Je voulais que tu saches
c'était quoi de perdre quelqu'un.
T'étais comme un père pour moi.
Il a tué ma fille, Flavien !
Il l'a tuée !
Flavien !
Je voudrais parler Ă votre soeur.
Merci, j'ai trouvé ce que je cherchais.
Garde-la, elle est Ă toi.
On perd toujours quelque chose.
Des fois, c'est mieux comme ça.
Mélanie est partie.
Je sais.
Je suis content pour elle.
- Malvina. - Oui ?
Pleurez plus votre bébé.
Je suis sûr qu'il vous a pardonné.
Tu penses ?
Dites Ă Faussetin que je m'en viens.
Bonjour, Flavien.
Faussetin ?
C'est moi.
J'avais hâte de te voir.
Je savais que tu reviendrais, je commence à me connaître.
Mes traits ont vieilli, mais
c'est à ça que tu risques de ressembler
plus tard.
Vous ĂŞtes malade.
Pour l'instant, t'es en colère, c'est normal.
Mais tu vas t'apercevoir qu'être éternel,
c'est la chose la plus belle.
La plus belle ?
Combien de gens vous avez tués pour que ce soit la chose la plus belle ?
Je l'ai fait pour l'évolution humaine.
Qu'est-ce que c'est en comparaison avec
tout ceux qui sont tués chaque jour, pour rien ?
Comme tuer une femme le jour de son mariage ?
Pourquoi j'aurais fait ça ?
Vous le savez pourquoi.
Vous étiez pas capable de vous tuer vous-même, c'est ça, hein ?
Tuer sa mère, c'est plus facile.
Va pas trop loin.
De toute façon, Clovis a fait
ce que vous avez pas été capable de faire :
Il s'est tué.
- De quoi tu parles ? - J'imagine qu'il était plus capable
de se regarder dans le miroir parce que c'est pas lui qu'il voyait,
c'était vous en train de poignarder sa femme.
ArrĂŞte !
T'es rien sans moi, mon gars, t'es rien.
Un peu de respect.
Tu devrais plutĂ´t me remercier ; Oublie pas
que t'es lĂ parce que je l'ai voulu.
Pis si j'ai envie que tu partes, tu vas partir.
Qu'est-ce que tu penses faire avec ça ?
En finir.
Tu serais pas capable, t'es pas comme ça.
Non.
Mais vous, vous l'ĂŞtes.
Attends !
Es-tu réellement convaincu que tu peux être le dernier ?
Flavien !
J'ai peur.
Reste avec moi.
Je suis lĂ .
Est-ce qu'il y en a d'autres, des comme nous autres, Junior ?
Combien ?
Un.
C'est qui ? Il est ou ?
Junior, reste avec moi. Junior.
Junior ?
♪ T'es mon enfant à chaque instant ♪
♪ T'es mon amour de tous les jours ♪
♪ T'es mon soleil… ♪
♪ …soleil dès mon réveil ♪
♪ T'es mon enfant jusqu'à la fin des temps ♪
♪ T'es mon amour de tous les jours ♪
♪ T'es mon soleil…
♪ …dès mon réveil ♪
♪ T'es mon enfant jusqu'à la fin des temps ♪
Toi aussi, tu connais la chanson ?
Oui.
Les vaches à maman sont parties manger des étoiles.
Ah oui ?
Est-ce que ça te tente de prendre une marche avec moi ?
Oui !
Ou on s'en va ?
Au bout de tout.
Flavien !
Est-ce que ma mère vient avec nous ?
- Non. - Pourquoi ?
Parce que je suis trop en amour avec ta mamanpour ça.
C'est quoi, en amour ?
C'est ĂŞtre capable de voler par en dedans.
C'est quelque chose de bien fort, avec des papillons dans le corps.
C'est compliqué.
Assez, oui.
On est dans les herbes hautes comme des vrais explorateurs.
Oui.
Ti-cul !
Ecoute-moi, Quentin.
Ecoute-moi bien comme il faut, il faut que tu comprennes
ce que je vais te dire, O.K.? C'est important.
Pourquoi ?
Parce que c'est un secret entre toi pis moi.
T'es capable de garder un secret ?
Oui.
T'es unique, Quentin. Oublie jamais ça.
Unique, ça veut dire que t'es tout seul.
Bien non, je suis pas tout seul, j'ai toi pis maman.
Je veux dire que t'es tout seul comme toi.
C'est comme les papillons.
T'sais, les papillons, ils se ressemblent mais ils sont pas tous pareils, hein ?
Ton rouge, c'est ton rouge Ă toi.
- Pis ton bleu. - Pis mon jaune ?
Oui, du jaune.
Du jaune, du noir, du mauve.
Tu vas venir rester avec moi pis maman ?
Flavien peut pas. Flavien, faut qu'il parte.
Pourquoi ?
Pour que Quentin reste.
Quentin ?
Tu vas dire Ă ta maman
que je vais toujours, toujours ĂŞtre avec elle.
O.K.?
O.K.
Vas-y, mon bonhomme.
Vas-y, cours, Quentin ! Cours !
Flavien !
Cette question :
Un corps peut-il vivre sans âme ?
Il ne vit pas.
Il fait semblant.
Il erre jour et nuit, et le vide l'envahit.
Il se demande :
"Ă€ quoi bon vivre, puisque je ne suis pas l'oeuvre de Dieu,"
"ni celle du diable ?"
Cette question :
Une âme peut-elle vivre sans corps ?
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.