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Le t�l�phone sonne
...
All� ?
Oui, c'est moi.
Quoi ?
Bon, j'arrive.
...
Sir�nes de bateau
...
Bonjour, M. Black ! Bonjour.
Le capitaine du renfloueur va arriver.
C'est une bonne surprise. �a, c'est une surprise.
Nous surveillons vos int�r�ts. Venez.
Voici o� a coul� votre cargo, la V�nus.
Au sud de Planier.
A 8003 azimut 223, par 15 m�tres de fond.
Bon, mais il y a des courants
et l'�pave s'est d�plac�e.
Deuxi�me rel�vement, azimut 218, 12 m�tres de fond.
Et elle arrive aux Catalans.
L� o� est le renfloueur. A l'entr�e de la passe sud.
D'o� danger pour la navigation. Alors, on renfloue.
Le commandant Le Qu�vic fait escale � Marseille,
nous en profitons. Le Qu�vic ?
Oui, de Brest. C'est un as, vous savez.
Pourquoi ne m'avoir rien dit ?
C'�tait sans int�r�t pour vous.
Ici ou ailleurs, votre �pave reste sous l'eau.
Du moment qu'on renfloue, il fallait vous pr�venir.
Je vous garantis pas que votre cargaison...
C'�taient des oranges ?
Oui, oui, des oranges.
Bonjour, messieurs. Pas de nouvelles du syndicat ?
M. Black, propri�taire de la V�nus.
Bonjour, monsieur. Votre �pave se pr�sente pas mal.
Je suis mouill� dessus.
On va la remonter facilement.
On va boucher la br�che, envoyer de l'air.
�a va revenir � la surface sans histoire.
Mais je suis en panne.
Pour combien de temps ?
Ah, �a ! Jusqu'� ce que je retrouve mon scaphandrier.
Il conna�t son m�tier, mais d�s qu'il a 4 sous,
il va faire la bringue.
Si le syndicat m'en envoyait un autre, je gagnerais du temps.
Je peux t�l�phoner ?
Dans un instant, la ligne est momentan�ment bloqu�e.
Venez � l'Ancre de Marine, vous y serez comme chez vous.
Bon, si vous voulez.
Au revoir.
Au revoir, M. Black.
C'est quoi ? L'Ancre de Marine ?
Apr�s les Catalans. Un endroit...
...
Encore du pastis ? La t�te me tourne.
Jean, attends-moi ! J'ai pas le temps.
Suzanne, tu es revenue ?
Je suis sa s�ur. Ce que vous lui ressemblez !
Vous la connaissez ? Excusez.
Jean !!
Un caf� cr�me avec un croissant.
Voil�, la cabine est l�.
Mme Aim�e, donnez la communication au commandant.
Oh l� l�, quelle chaleur !
Alors, �a vient, ce t�l�phone ?
Voil� la ligne !
All�, national 5441 ?
C'est toi, Michel ?
Qui est � l'appareil ?
Ah, dites-moi, vous n'avez pas une Lola chez vous ?
Si ! Je l'appelle.
Mlle Lola ? Au t�l�phone !
(Elle chantonne)
Qui �a ? Michel ?
O� il est ?
Je sais pas, moi.
Du travail ?
J'y peux rien.
Oh, c'est pas parce que je l'ai connu un soir de cafard.
Non, je vous dis que je sais pas o� il est !
J'en ai autant � votre service, grossier personnage.
T'aimes ton travail, non ?
J'ai pas de temps � perdre. T'as trop d'argent ?
H� l� ! Combien qui te reste ?
C'est tout ?! Et mon manteau de fourrure ?
Avec cette chaleur ?
En �t�, �a co�te moins cher.
Je veux du ragondin. Donne-moi �a.
Tu vas me donner �a !
Tu sais quoi ? J'suis trop ch�re pour toi.
Tu me feras cr�dit.
J'ai besoin d'un autre num�ro.
Le syndicat...
Je vous redonne la ligne, commandant.
Pas la peine, c'est le syndicat.
Venez, j'ai quelque chose � vous montrer.
Regardez.
Suzanne ! Non, ce n'est pas Suzanne.
Mais elle la recherche, c'est sa s�ur.
Il manquait plus que �a.
Au fait, o� est-elle donc, Suzanne ?
�a vous regarde ? Elle me doit un mois.
Elle est � Tanger. Je ne le savais pas.
Mais celle-l�, faites-la dispara�tre.
Dispara�tre ? Comme l'autre ?
Faites-lui peur, qu'elle ne revienne pas.
Peur de quoi ? Inventez quelque chose. Je pars.
Et le commandant ? Arrangez-vous.
Et nos comptes ? Plus tard, plus tard.
Tout en m�me temps... Vous les remettez � plus tard ?!
Qu'est-ce qui lui arrive ?
Ayez piti� d'un pauvre aveugle, bande de vaches.
Qui vit dans les t�n�bres, tas de fauch�s.
Ayez piti�, bonne m�re des anges.
Si �a continue, j'aurai pas mon billet.
Ayez piti� d'un aveugle assoiff�.
Ah, putain, quel m�tier !
Les filles de Marseille Le soir vont promener
Le long de la rue "Saint F�" Et apr�s, dans le tramway...
(...)
Les filles de Marseille Le soir vont promener
Le long de la rue "Saint F�" Et apr�s, dans le tramway...
(...)
Merde !
T'es l�, Fr�dot ?
Fr�dot ! Oh !
Donne.
Il siffle il y avait longtemps.
Ciao. Ciao.
Les filles de Marseille Le soir vont promener
Le long de la rue "Saint F�" Et apr�s, dans le tramway...
On sonne
C'est une fa�on d'arriver chez son banquier ?
Sait-on jamais avec vous. Vous �tes seul ?
Pourquoi ce signal ?
Les lettres, �a s'ouvre. Le t�l�phone, �a s'�coute.
Un aveugle ne nous reconna�t pas. Que se passe-t-il ?
On renfloue la V�nus. Quoi ?
C'est ce que je dis.
Si on trouve des cigarettes... Et un cadavre.
Le bateau est � moi, mais la cargaison � vous.
Suzanne �tait ma ma�tresse, mais elle nous a d�nonc�s
pour toucher la prime.
Je l'ai supprim�e et laiss�e dans l'�pave,
mais vous avez coul� le bateau.
C'est un reproche ? Laissez-moi finir !
Je ne peux pas vous le reprocher.
Nous �tions cern�s par les vedettes de la douane.
Il n'y avait pas d'autre solution.
Mais maintenant, cadavre ou cigarettes,
nous sommes dans le bain.
De plus, la s�ur de Suzanne la recherche.
Qu'allons-nous faire ?
Oui, pas d'id�e, naturellement.
Faut toujours que ce soit moi. Alors, �coutez...
Entrez, mesdames et messieurs !
Mlle Lola et son striptease atomique !
(Jazz)
Beaucoup d�j� m'aimaient
Que moi je n'aimais gu�re
Mais d�s que je le vis J'ai murmur�, ravie
Voil� l'homme
de ma vie ! Ah ! C'que j'en ai fait
Pour lui plaire D'abord tr�s fleur bleue
Je lui ai fait les doux yeux
Rien ou si peu
Je me suis dit
Quel homme blas� A qui r�solument il faut
Pour r�ussir � l'embraser Ouvrir des horizons nouveaux
Ah ! C'que j'en ai fait Pour lui plaire
Je suis all�e loin Lui montrant des coins
Des petits coins Vraiment bien
Rien, rien Toujours rien
Me vexant, m'aga�ant
M'�nervant, m'ent�tant
M'emballant, m'affolant M'excitant
Ah c'que j'en ai fait Pour lui plaire
J'lui ai d�voil� Pour mieux le toucher
Mes secrets les plus cach�s
Rien, rien n'a march�
J'en �tais � me demander
Si jamais le bonhomme aboie
Lorsque l'ayant mieux regard� Tout s'est illumin�
Et j'ai d�m�l� ce qu'il fallait Pour lui plaire
Ce gar�on charmant ne devenait aimant
Qu'la bague au doigt seulement
Ah ! Qu'c'est bon !
Le sentiment !
Bonsoir, monsieur Michel. Bonsoir.
Bonsoir, Michel.
Lola a termin� ? A l'instant.
Merci.
Un martini.
O� tu vas avec ton scaphandrier ?
Mon scaphandrier ? C'est fini, il sait pas encore. Il est sans un.
Tu es s�re ? Si je suis s�re ?
Bonsoir, monsieur Michel. Bonsoir.
Allez, je vous laisse, les amoureux.
Dis donc, toi. Mmm ?
Tu reconnais ce portefeuille ? Oui, et alors ?
il y avait 49000 francs dedans. Pardon, 40500.
C'est un 1er versement pour mon ragondin.
Je m'en fous de ton ragondin. Je suis raide !
Tu fais bien de me le dire. On restera copains quand m�me.
Salope, va ! Me gifle pas deux fois !
Tu crois ?
Vous partez d�j� ? Je suis pas pr�s de revenir.
Ah, dans ce cas...
Qu'est-ce qu'il y a encore ?
La petite note. J'ai tout pay�, moi !
Pardon, pardon, pardon.
Le 18, une bouteille pour Mme Lola. Oui.
Le 19, un souper pour Mme Lola.
Le 21, encore une... Deux bouteilles, le 21 !
C'est une plaisanterie ? Elle devait avoir soif.
�a nous fait 36400 francs.
Et le barman doit avoir encore des fiches.
J'ai pas un sou. Ah ! R�fl�chissez !
Qu'est-ce qu'il y a ? �a vous regarde ?
Ma foi, oui.
Finie la mise en sc�ne. Bien, monsieur L�on.
J'ai des int�r�ts ici. Ah ?
C'est vous, le scaphandrier, l'ami de Le Qu�vic ?
Oui, et alors ? Quelqu'un a besoin de vous.
Venez.
(Ragtime)
(...)
Pour monsieur, ce sera quoi ? Un p'tit rhum.
Je m'appelle Baba. Baba ! Te revoil� !
Tu es l�, toi maintenant ?
C'est pas moi que t'es venu voir ?
Non. Alors, que fais-tu ici ?
J'ai pas le droit de venir ? Si, Baba. Tu m'embrasses plus ?
Tu n'as rien � me dire ? Pas pour le moment.
Je peux compter sur toi ? Bien s�r.
La preuve, je te laisse � ton boulot.
Alors, �a va, commandant ?
Oui. C'est un vrai bordel, votre bo�te.
Je voudrais bien, on serait plus tranquilles.
Et la morale l�-dedans ? La morale ?
Vous l'avez rencontr�e quelquefois ?
Non, pas souvent. Elle doit pas �tre belle.
C'est bien plus gentil comme �a.
A votre disposition, commandant.
Croyez pas que j'ai pass� l'�ge ?
Adressez-vous aux gens de m�tier.
Envoyez-moi la n�gresse, alors.
-Tu dois crever de chaleur avec �a sur le dos.
J'ai rien d'autre � me mettre. Suzanne s'habillait bien.
O� peut-elle bien �tre ? Je la cherche depuis 15 jours.
Avant, je recevais des cartes postales.
Depuis 4 mois, rien.
Et moi, pendant ce temps, j'ai perdu ma place.
On nous a licenci�s.
A l'h�tel, on a gard� ma valise.
Je suis sans papiers et sans argent.
Je dois travailler.
T'es venue pour �a ?
Surtout � cause de Suzanne.
Tant pis si elle a mal tourn�, c'est ma s�ur.
Faut que je la retrouve. J'y arriverai m�me sans aide.
Je peux te dire que ta s�ur �tait comme les autres.
Elle se faisait des illusions.
La derni�re fois, elle m'a dit : "J'ai le filon."
Quand on croit que c'est arriv�, �a casse.
En dernier, j'ai re�u sa photo avec quelqu'un.
Avec le filon ? En excursion, qu'elle m'a dit.
Mais c'est sur la Joliette, �a.
Mais dis donc, le type...
Mais c'est lui !
La blonde qui cause avec la Gaby.
Baisse ton feutre.
Tu sais comment les poulets se tiennent.
Il faut y faire quoi ?
Faites-lui peur.
Embarquez-la parce qu'elle a pas ses papiers
et arriv�s devant la pr�fecture, vous la rel�chez.
Mais foutez-lui les foies.
J'aime pas jouer les poulets, �a d�consid�re.
C'est un vicelard. Mais il les l�che pas.
�a m'�tonnerait que ce soit lui, le filon.
Va voir, mais te laisse pas pincer si t'aimes pas �a.
Lui, son sport, c'est les �pingles � chapeau.
Les �pingles � chapeau ? V'l� la tauli�re, m�fiance.
Comment elle s'appelle, votre s�ur ? Suzanne.
Suzanne. Il en passe tellement ici.
J'en ai connu une avec une jambe de bois.
�a l'aidait dans son business.
C'est s�rement pas elle.
La police ! Vous �tes en r�gle ? Comment �a ?
C'est une maison convenable. Les femmes sont en carte.
Vous attendez quoi ? Courez-lui apr�s !
Mais courez-lui apr�s ! Oh !
Tu perds ton temps, j'ai demand� la n�gresse.
-Police ! Vos papiers.
Mademoiselle est avec moi et elle y restera.
C'est pas une putain.
C'est pas �a...
C'est quoi, alors ? On doit s'assurer de son identit�.
Pourquoi ? Parce qu'on a des ordres.
De qui ? �a vous regarde pas.
Comment, �a me regarde pas ?
Je suis avec ma cousine. C'est ma cousine.
�a me regarde pas ? Montrez-moi vos papiers
avant de les demander aux autres.
Pourquoi insister ? C'est la cousine du commandant.
Pas de �a ici. Allez, ouste. Allez, allez !
Je comprends plus... Laissez-le tranquille !
Si on se laissait faire...
Foutez-moi le camp ! Mais foutez-moi le camp !!
Ces barbeaux savent rien faire.
Pourquoi vous �tes l� ? C'est pas un endroit pour vous.
Je vous connais pas, mais � vous voir.
J'ai peut-�tre eu tort, mais...
Vous �tiez venue danser ?
Oh, non !
Pourquoi, alors ? Parce que...
vous �tes en panne ? Puis, une rencontre, �a peut aider.
Pas tout � fait.
Pas tout � fait, mais �a commence comme �a.
Vous �tes en panne ?
Oui.
Asseyez-vous.
Comment tu t'appelles ? Martine.
Michel, on danse ? Non, merci, mon p'tit.
Je m'excuse, mais madame est avec moi.
Il me semble qu'elle est avec moi.
C'est une illusion. Tu viens ?
Pourquoi je viendrais ?
Excusez-moi, monsieur.
T'as bien fait de venir. Tu sais combien il m'offrait ?
5000. Les hommes sont des cochons au-dessous de 10000.
Tu dis �a pour moi ?
Toi, c'est diff�rent, tu me plais.
T'es mon homme, quand tu te d�cideras. D�cide-toi.
Montre voir ton fric. Non.
Je te jure que j'y toucherai pas. Je te connais.
De la part de monsieur L�on.
Bah dis donc, qu'est-ce qui se passe ?
Je me d�fends. Enfin, il se dessale. Fais voir !
Tiens. Regarde bien.
Et... c'est qu'une avance.
Voil�.
Viens l�. Dis, tu me le paieras, mon ragondin ?
Ah, ah.
V'l� le nid d'amour. Les chambres communiquent.
Vous voulez du champagne ? Oui.
Tu pleures d�j� ?
D'habitude, les larmes, c'est apr�s.
Je pleure pas.
Tu devrais pas t'en vanter.
De quel pays t'es ? Saint-Nazaire.
Tes parents font quoi ?
Ils sont morts. Mon p�re �tait marin.
P�ri en mer ? Oui.
Qu'est-ce que tu fous ici ? Je cherche quelqu'un.
Tu l'as trouv�.
C'est de la part des inscrits maritimes.
On frappe Entrez.
V'l� le champagne. Emportez �a � c�t�.
T'as bien fait de compter sur moi pour te lancer dans la carri�re.
Bonne nuit, mais ferme ta porte � cl�.
Les forces humaines ont des limites.
Alors, �a vient ?
Quoi, commandant ? J'ai pass� une commande.
Une commande ? La n�gresse, elle fait quoi ?
Ah, excusez ! Bah alors ?
(Musette)
Ailleurs, pour charmer les belles Un gar�on doit tout essayer
Cadeau, bijou, fleur, bagatelle
Mais pas quand il est marseillais
Car sur la Joliette
Quand passe une fillette
Un sourire, et �a y est !
Port du d�sir Port du plaisir
Que de coquettes ont estoqu�
Les c�urs en f�te Le long des quais
Aux Joliettes, le plus balourd...
J'ai chip� �a pour vous � la cuisine.
Le samedi, Mme Aim�e me surveille moins.
Vous �tes gentille.
Vous sortez jamais ?
Travailler, c'est fatigant, mais je sais faire que �a.
Encore heureux d'avoir du travail.
Oui. J'en connais de plus malheureuses.
Celles qui s'amusent, je les vois. C'est pas dr�le.
C'est mieux que crever de faim.
(...)
Allez, je me sauve. Vous descendez pas ?
Faut pas rester l� � vous emb�ter.
(Swing)
(...)
Comme t'as chaud, beaut�.
Non, �a ne d�teint pas.
Tu fais quoi dans la vie, grande brute ?
Devine. Tu t'y connais en �lectricit� ?
Oh...
Viens dans ma chambre, un plomb a saut�.
L�-haut, c'est la petite dont je vous ai parl�.
Elle est gentille. Elle est serveuse dans la bo�te ?
Non, elle recherche sa s�ur qui travaillait ici.
En qualit� de putain.
Elle a la m�me vocation ? Je sais pas.
Elle descend. Invitez-la � danser.
Elle vous fera des confidences. C'est une id�e !
Alors ? Elle veut pas danser.
Votre gueule lui pla�t pas. Non.
Elle se trouve trop mal habill�e.
Elle est polie, au moins.
Je suis pas venu ici pour faire tapisserie.
Oh ! H�, vous dansez ?
Non. Oh si.
Alors, des nouvelles de ta s�ur ?
Non.
Reste pas ici.
O� voulez-vous que j'aille ?
T'es pas assez aimable pour r�ussir ici.
Il faut �tre aimable ?
Plus on est malheureux, moins il faut le montrer.
J'ai pas demand� de conseils.
H�, p'tit ! Ecoute.
Tu me rendrais un service ? Oui.
Ta copine, la Martine.
Emm�ne-la se nipper un peu. J'irais bien, mais...
c'est g�nant et j'y connais rien.
Avec toi, �a fera plus naturel.
Lui dis pas que �a vient de moi. Bien s�r.
C'est gentil de penser � �a.
Elle a tellement l'air d'�tre de la cloche, la pauvre.
Tu m'entourloupes pas ?
Pensez-vous, sa s�ur �tait ma copine.
Parole de femme.
�a sera suffisant, �a ? Je m'arrangerai.
Merci.
Alors, on est en anse ? Oui, je rentre � bord.
Ce soir, c'est mon second qui tire sa bord�e.
(Accord�on)
(...)
On fout quoi, ce matin ? Hier, on n'a rien fait.
�a te tracasse ? On n'a pas de scaphandrier.
Et le commandant ? il pense � cette fille.
Et on dit que les Bretons sont travailleurs !
Puisque vous me demandez pas mon avis, je vous le donne.
Si elle s'est jet�e dans ce milieu,
elle est oblig�e de passer � la casserole.
Je vois pas ce qui vous emp�che d'en profiter.
�a, vous voyez pas, mon vieux.
Si c'est pas vous, c'est un autre.
Vous avez une �me de sous-ma�tresse.
�a vaut mieux que se laisser monter le bourrichon par des garces.
C'est la fille d'un coll�gue.
Elles disent toutes �a.
Fille d'un officier fr�quentant une dame du beau monde.
C'est les pr�jug�s bourgeois qui l'ont pouss�e au ruisseau.
Ma m�re �tait concierge. Jamais d'extras dans les �tages.
Croyez-moi, commandant. A la casserole !
Qu'est-ce qu'il vient foutre ?
Bonjour. Vous voulez quoi ?
Je suis le Rossignol.
Et alors ? Vous avez demand� un scaphandrier.
Oui. Eh ben, c'est moi.
Vous �tes scaphandrier ou rossignol ?
Je suis le Rossignol, scaphandrier.
Vous travaillez pas ? Ben, non, les jeunes...
Pourquoi on vous appelle Rossignol ? Parce que je tousse.
Eh ben, �a va pas mieux. Non, �a va pas mieux.
Bon, ben... Venez � 2 h, on plongera cet apr�s-midi.
Merci, commandant.
Dites donc, si c'�tait un effet de votre obligeance...
Une avance ? Oui.
Tenez. Merci, commandant.
Alors, � 2 h. D'accord, merci.
Bah, mon vieux !
Eh ben, il se fiche pas trop, dis !
...
Le t�l�phone sonne
All� ?
Oui.
Comment ?
On a dispos� du num�ro 1, le 2 vient vous voir ?
Ah ! Oui, parfaitement.
J'attends le num�ro 2.
On sonne � la porte
Vous d�sirez, mademoiselle ?
C'est bien vous, n'est-ce pas ?
Moi ?
Entrez.
Asseyez-vous.
Je ne comprends pas. Que voyez-vous sur cette photo ?
Vous.
Moi ? il y a certainement un malentendu.
Je cherche ma s�ur qui a disparu.
C'est elle sur cette photo et c'est vous avec elle.
Pour les disparitions, adressez-vous � saint Antoine, pas � moi.
Si vous trouvez que �a me ressemble, vous vous trompez.
Je n'ai pas d'argent � d�penser avec des dames.
Vous me laissez cette photo ? Non, j'y tiens.
...
Qu'est-ce que vous voulez ?
Ah oui, c'est vrai. Entrez donc.
Mais si je vous d�range, je peux... Entrez.
Du cognac ? Jamais d'alcool.
C'est bien, �a.
Asseyez-vous.
Vous �tes s�rieux.
Nous allons nous entendre facilement et vite.
Vous connaissez Le Qu�vic. Il doit renflouer la V�nus.
C'est l� que vous pourriez nous aider. L�on n'a rien dit ?
il m'a parl� de...
De quoi ?
De cigarettes.
C'est cela m�me.
La V�nus �tait pleine de cigarettes de contrebande.
Elle ne doit pas
r�appara�tre.
�a se conserve dans des caisses �tanches.
Et les amendes de la douane, c'est scandaleux.
Un petit coup de plastique bien plac� suffirait.
Alors, vous avez pens� que... Oui.
Le commandant Le Qu�vic vous embauchera de nouveau.
Il n'a pas trouv� un autre scaphandrier ?
Si, mais figurez-vous qu'il vient d'avoir un accident.
Une chance.
Pas pour lui.
Non, mais pour vous.
C'est que...
Une �pave, c'est d�licat.
�a se fait pas sauter sans pr�paration.
La V�nus n'est pas une �pave comme les autres.
J'ai toujours �t� pr�voyant. A bord, il y avait
du plastic
dans une cabine �tanche. Il sera intact.
Et vous me donnez combien ?
Vous avez touch� 500000 francs.
Nous compl�terons le million quand la V�nus aura saut�.
D'accord.
Dites-moi.
Vous portez des chapeaux ?
Tu fais de l'effet maintenant. T'aurais d� prendre la robe fendue.
Je pr�f�rais celle-l�. Sois pas timide ou renonce.
Je ne renonce pas.
Il t'a fichu la trouille ?
il me d�go�te, mais j'ai pas peur.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Je vais remercier le commandant.
Je devais pas le dire. Pourquoi l'as-tu fait ?
J'avais peur que tu refuses.
Il esp�re quoi ? Le commandant ? il te le dira.
Tu as eu tort de pas prendre la fendue.
Remets-moi �a.
D'accord, voil�.
Bouh !!
Qu'est-ce qui vous prend ? Vous n'�tes pas impressionnable.
C'est vous que j'ai vu ce matin ?
Oui, �a semblait barder. N'en parlons pas.
Parlons d'autre chose.
Je m'appelle Michel. Je suis un pauvre type sans travail.
Voyez, j'en ai tout � fait l'air.
Je suis une pauvre fille sans travail.
Vous en avez, vous aussi, tout � fait l'air.
On a assez menti, non ? Si on faisait connaissance ?
On danse ? Non.
Merci. Venez. Venez.
(Valse musette)
(...)
Oh, le commandant. Bonjour, commandant !
On en a des relations !
Salut, commandant !
Vous le connaissez ? Le p�re Le Qu�vic ?
Bien s�r.
Appelez-moi le type qui danse avec la petite.
H� !
Moi ?
Oui, vous.
Montez, on vous demande.
Bon, j'arrive.
Excusez-moi.
Quelle gueule ! Parce qu'elle danse ?
Non, mes soucis sont purement professionnels.
J'ai besoin d'un scaphandrier.
Comme vous pouvez pas le remplacer...
Bonsoir, commandant.
Ah, te v'l�, toi.
T'as bonne mine en gravure de mode.
T'auras bient�t fini de faire tes conneries ?
Vous pouvez disposer, on vous a assez vue.
Trop aimable, commandant.
Vous vous connaissez ? On vient de se rencontrer.
Je voulais �trenner ma robe.
O� tu te cachais ?
Je me cachais pas.
On m'a dit que vous aviez des ennuis, alors, me voil�.
Bon, tu plonges demain.
Comme �a, tout de suite ?
Rends-moi �a. Tu dois �tre en forme demain.
Allez, hop. Tu vas rentrer te coucher.
Moi, je plonge pas. Je m'occuperai de mademoiselle.
Bravo, j'ai compris.
T'as rien compris du tout, imb�cile.
Rentre et dors sur tes deux oreilles. Fous le camp.
Bonsoir quand m�me. Bonsoir.
Allez, va, va, va !
M�fie-toi, pour le baratin, y en a pas deux comme lui.
Pourquoi avez-vous fait �a pour moi ?
Oh... T'as achet� ce qu'il te fallait ?
Beaucoup trop. C'est la faute de Gaby. Merci.
Pas de quoi.
Tiens, des pantoufles.
T'as des pantoufles d'homme ? Oui.
Du 45 ? �a peut toujours servir.
�a a d�j� servi. Tu me prends pour Jeanne d'Arc ?
Te v'l� arriv�e, je te quitte.
Je peux vous embrasser ?
Si tu veux.
T'es une dr�le de fille.
Je peux venir � bord demain ? Pour quoi faire ?
Pour voir si je suis fr�quentable en dehors d'ici. Je peux ?
C'est pas un endroit pour les femmes,
mais si tu veux venir, viens.
Allez, bonsoir.
Bouh !
Je vous fais toujours pas peur ?
Vous �coutiez ? Non, mais j'ai entendu.
Ecoutez-moi, Martine. Et essayez de me comprendre.
Ce matin, vous sortez de chez un type.
Et ici, je vous trouve avec un autre.
J'ai pens� que vous saviez pas choisir vos partenaires.
Je me suis tromp� de chemin.
Vous vous �tes tromp�... Faut pas vous tromper.
Je suis pas m�chant, je suis m�me plut�t gentil.
Bonsoir, Martine. Bonsoir.
Bonsoir !
On frappe Martine !
Martine ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Ne gardez pas une mauvaise impression de moi.
Ouvrez-moi la porte.
Alors ?
J'ai l'air d'un mauvais gar�on ?
Non. C'est tout ce que vous vouliez savoir ?
Oui, c'est tout.
Alors, bonne nuit. Bonne nuit.
Ah, je m'appelle Michel. Oui, comme tout � l'heure.
Bonne nuit, Michel.
Bonne nuit.
...
Il est gourdin comme �a.
Essaie donc de valser avec lui.
�a va pas, Michel ?
Si, �a va. J'ai perdu l'habitude.
�a t'apprendra � faire la bringue.
T'as serr� la collerette ?
On prend la pompe � moteur ? Ah, non !
Celle � bras, elle tombe pas en panne.
T'�tais moins prudent � Brest. Je t'ai remont� �vanoui.
Allez.
Tu viens avec moi ? Non ? Alors, embrasse-moi.
Allez, fini le baratin. Voil�, patron.
...
Tu l'embrasses maintenant ?
Je vous embrasse bien, vous. C'est pas pareil.
...
Faut que je te pr�vienne.
Ton Michel, c'est un salopard qui court apr�s toutes les filles.
Et il faut voir lesquelles.
Il sort, se so�le la gueule et d�pense tout son salaire.
Ah, il est joli !
Pourtant, vous avez de l'amiti� pour lui.
Oh, parce que je suis un imb�cile, que veux-tu.
C'est moi qui lui ai appris son m�tier.
...
Quoi ? il remonte d�j� ?
...
Qu'est-ce qui se passe ?
R�ponds. Tu te sens mal ?
Je suis fatigu�.
Fatigu�, fatigu�. Une journ�e de foutue, oui.
Je pouvais pas, patron.
Tu pouvais pas ?
Va te reposer, on recommence demain.
Il est malade ?
Malade ? il est vid�, oui.
Pas �tonnant avec la vie qu'il m�ne. Reste pas l�.
...
Je vais reprendre mon sac.
Un petit porto ? Je veux bien.
J'ai une explication � te demander. Oui ?
Que fais-tu ici ?
J'ai � vous parler.
Je m'en fous.
Je dois le vous dire. Quoi ?
Ben, voil�...
Je renonce. Tu renonces � quoi ?
Au travail.
Tout �a pour m'emmerder.
Michel ! T'occupe pas, toi.
Alors tu plaques ? Oui.
Il le faut, patron. Et pourquoi ?
T'es m�me pas capable de le dire.
Tu crois que �a me g�ne ? Fous le camp.
Tout de suite, avant que je te fasse sortir !
Tu viens ?
Tout � l'heure.
Vous aviez de l'affection pour lui.
J'en ai plus.
Pourquoi vous vous f�chez ? S'il est fatigu� ?
Je sais ce que c'est, c'est de la jalousie.
C'est �a que je voulais te demander. Tu l'aimes ?
Moi ?
Oui, toi.
Je sais pas.
Tu le tutoies, alors je suppose que t'as couch� avec.
Quand ? Hier soir ?
R�ponds, quoi !
Eh bien, oui !
Tu couches avec sans l'aimer, c'est du propre !
C'est plus propre comme �a qu'autrement.
Je me suis tromp� sur ton compte, t'es une belle putain.
Si j'avais couch� avec vous, j'en serais pas une ?
T'as rien compris non plus, toi.
Comme t'as pas compris,
je vais t'expliquer.
Je vais te dire une chose que j'ai dite � personne.
J'avais une fille. Ou plut�t, j'ai une fille.
Je parle d'elle au pass� et pourtant, elle est bien vivante.
Elle fait la vie.
Elle aussi s'est trouv�e dans un port, seule.
Sa m�re �tait partie quand j'�tais � la guerre.
A mon retour,
il �tait trop tard.
Si quelqu'un l'avait aid�e, j'aurais encore ma fille.
Tu comprends ?
Je comprends.
J'avais cru...
T'avais cru.
Elle habite toujours ici. J'ai pas pu m'en d�barrasser.
Il va falloir le faire. Je m'en occupe. O� est-elle ?
Avec Le Qu�vic.
Je lui envoie des amis.
Comme vous voudrez, o� vous voudrez, mais pas ici.
Tu t'en vas ? Je rentre chez ma m�re.
Tu divorces d�j� ?
Je vais changer de chemise. T'en as pas.
T'es l�, toi ? Oui, c'est moi.
C'est comme �a que tu d�couches ?
Je suis pas mari�. Justement.
Quand on est mari�, je comprends.
Quand je me suis r�veill�e, �a m'a fait bizarre d'�tre seule.
Qui est-ce ?
De quoi tu parles ? Oh, dis...
Chambres communicantes, c'est pratique.
Et puis, la gueule que t'as faite en me voyant.
Mais qu'est-ce que tu as ?
Je suis dans de jolis draps. C'est la belle combine ?
Je peux pas faire ces trucs-l�. Mais pourquoi ?
Y a des choses dont j'aime mieux pas me m�ler.
T'acceptes les avances. Je savais pas.
Tu sais pas grand-chose. L'argent facile n'est jamais propre.
Tu savais pas �a non plus ?
Tu vas pas flancher ?!
Ton ragondin, hein ? Ton ragondin.
Je pense � toi, imb�cile.
Ils sont dangereux. Ils donnent pas d'argent pour rien.
Et ils t'en ont donn�. Alors, fais ton boulot.
Je peux pas, moi.
Oui, �a peut para�tre �trange, mais je suis encore honn�te.
T'as d�couvert �a cette nuit ?
T'es tomb�e sur une communiante ? Ici ?
Va-t'en. Pourquoi je partirais ?
J'ai rendez-vous ici.
Je reste. Alors, je pars.
Eh ben, je te suis.
H�, toi ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Martine est en danger, viens. N'y va pas.
Alors, tu viens avant qu'il soit trop tard ?
Oui, j'arrive.
Baba !
Voici l'adresse. L�-bas, vous serez tranquilles.
Merci, Baba. Prenez l'autobus.
(Musette)
Port du d�sir Port du plaisir
Que de coquettes ont estoqu�
Les c�urs en f�te Le long des quais
Aux Joliettes
Le plus balourd devient po�te...
(...)
Baba, c'est ici ? Maman !
Pardon, madame.
Puisque Baba vous envoie, vous �tes les bienvenus.
Je vous donne sa chambre. Merci.
C'est un bon fils, Baba. S�rieux.
Ah oui ? Oui.
Il travaille dur.
H�, Hector ! L�ve-toi !
Celui-l�, c'est un fain�ant. Il est pas du m�me p�re.
On est comme on est.
Ici, vous serez tranquilles.
Tu viens ?
Merci bien, madame !
(Ragtime)
(...)
Stop !
Allong�, chass�, gliss�.
Reprenons.
(...)
100000, 200000, 250,
300, 310, 320, 330000 francs.
Ah !
Et alors ? �a ne va pas mieux.
Votre scaphandrier...
Il n'a rien fait et il est parti avec la s�ur.
Quelle s�ur ? La s�ur, quoi.
Oh !
Patron, vous allez �tre content.
�a m'�tonnerait. Si, si.
Une filature suivie d'une enqu�te.
Ils sont � la porte d'Aix, chez les bougnoules.
J'aurai bient�t l'adresse exacte.
Je l'esp�re pour vous.
(...)
Une seconde, je reviens.
Vous avez revu Michel ? Celle-l�, maintenant.
Nous casse pas les pieds. Je veux savoir.
Dans quoi vous l'avez embarqu� ? �a te regarde ?
Oui, je veux pas qu'il lui arrive du mal.
Fallait pas nous en faire. Il a fait quoi ?
Ne vous en m�lez pas. Je vous cause ?
Je vous ai jamais autant vu.
Et puis, enlevez donc vos sales pattes.
Il me fait mal. Tu sais � qui tu parles ?!
Fous-nous la paix. Qu'il arrive rien � Michel !
Allez !! Non.
Vous croyez me faire peur ? Faites ce qu'on vous dit.
Bon, �a va.
A surveiller.
(...)
Lls sifflent
-Ah, c'est beau !
Commandant !
Commandant !
Enfant de pute ! Quelle remorque !
Qui voulez-vous que j'aille trouver ? Pas la police.
Il vous aimait bien.
Vous �tes venue pour rien. Il est parti.
C'est pas une raison pour le laisser tuer.
Vous avez des visions, non ? J'aimerais mieux.
Il a pas re�u 500000 balles pour rien.
Il a re�u 500000 balles ?
il descendra pas, je l'ai vid�.
Il va se faire descendre.
Je m'en fous. La fille aussi.
Il a d�couvert une chose qu'il devrait pas savoir.
Trouvez ce que c'est.
Et puis, �a peut vous int�resser.
...
Vous me voulez quoi ? Police.
La police et apr�s ? On verra.
Faut pas rester ici, on se fait casser la gueule.
En attendant, vous me cassez les pieds.
Explique-toi. Que faisais-tu sur ce bateau ?
Dis-nous ce que tu sais. Je sais rien.
Oh l� l� !
La police s'en m�le. Je n'aime pas �a.
Elle se taira ? Quand on montre ses fesses, on tient pas sa langue.
Vous �tes s�r ? il vaut mieux �tre prudent.
Que sait-elle ? Elle nous conna�t, �a suffit.
...
Chocs
Elle crie
Voil�. Y a un train demain matin.
Paris et puis, Brest. L�, nous serons en s�curit�.
Je trouverai du travail.
Je voudrais d�j� �tre loin.
Oui, moi aussi, loin, tr�s loin.
Avec toi.
Tu m'aimes, Michel ?
Et toi ?
Je ne sais pas, peut-�tre.
�a commence comment, l'amour ?
Comme �a.
Il faut s'�tre plu. Tu m'as plu tout de suite.
Toi aussi.
Tu ne reverras jamais ta s�ur.
Te voil� toute seule. Quant � moi,
j'ai d�cid� de l'�tre. Tu me crois ?
Ce soir, je crois tout ce qu'on me dit.
On accepte une petite saloperie et on tombe dans une grande.
Dis-moi que j'ai eu raison de pas marcher.
Dis-moi, Michel. Dis-moi que nous nous aimons.
�a devient plus compliqu�.
Y a un moment o� faut s'arr�ter de parler.
Alors, voil�.
Je te prends dans mes bras.
Je te serre contre moi, ma ch�rie.
Je te serre fort et je m'approche de tes l�vres.
Comment veux-tu que je te parle puisque je vais t'embrasser ?
Je t'aime.
C'est fou ce que tu comprends vite.
...
H�, M. Michel !
O� vous allez comme �a, avec votre nouveaut� ?
A la gare Saint-Charles. Alors, je vous accompagne.
Peut-�tre pas � la gare, mais je vous accompagne. Allez !
Allez !
...
Mon vieux Le Meur, on donne pas 500000 F comme �a.
Y a un truc louche. Vous croyez la fille ?
Elle a pas invent�.
Elle m'a pr�venu, c'est tout. C'est � moi de trouver.
Pour �a, il faut y aller.
Vous plongez plus depuis 10 ans. Je suis lessiv� ?
Mais non, c'est pas �a. Je veux en avoir le c�ur net.
Allez, tu y es ?
il va plonger lui-m�me. C'est imprudent.
Et s'il d�couvre tout ? On le fera taire, comme Lola.
...
Vite, je dois aller � terre. C'est vilain ?
Comme vous dites.
J'ai quelques d�tails � vous demander.
Je vais vous interroger s�par�ment,
et suivant une m�thode qui a fait ses preuves.
La blonde, devant.
Allez !!
Ici.
Allez !
Va au jardin, je m'en occupe.
Tu vois, �a s'appelle un �ventail � bourrique.
�a persuade les t�tus.
Puis aussi, les fain�ants
qui se sont d�gonfl�s.
Tu vois ?
Tu deviens plus raisonnable.
Mais ta promesse
reste vague. �a doit �tre termin� demain.
Coups sourds
...
Cri de douleur
...
Tiens !
il crie
Haut les mains ! Police !
La police, toi ? Je t'expliquerai. O� est Martine ?
Martine ! Elle est partie.
Je vais � l'Ancre de Marine, � tout � l'heure.
Tiens, un revenant.
Vous savez o� habite ce Black qui m'a amen� ici ?
Vous avez du flair, il vous attend.
Ah, il est l� ?
Bonsoir.
Vous avez trouv� cette pauvre enfant ?
Oui. C'est bien elle, hein ? Naturellement.
�a va vous co�ter cher. Mais non.
Ce sera donnant, donnant. N'effrayez pas le commandant.
Vous croyez me faire peur ? �a va venir.
Asseyez-vous.
La police est pr�venue et sait o� je suis.
Oh, la police... Il dit �a pour cr�ner.
Venons-en au fait.
Martine est entre nos mains.
Elle n'est pas seule. Son scaphandrier l'accompagne.
Ou bien vous arrangez les choses, ou bien ils y passent.
Vous croyez qu'ils m'int�ressent ?
Mais oui, mais oui.
Le commandant est � bord ?
Non, il est encore � L'Ancre de Marine.
A la casserole, tiens. A la casserole.
Pas d'app�tit, commandant ? Laissez-nous.
Il faut comprendre les honn�tes gens.
Et vous �tes honn�te. Vous feriez pas de mal � une mouche.
Moi, les mouches, je leur arrache les ailes.
J'h�siterai pas � supprimer
ces jeunes gens.
D'autant plus qu'ils s'aiment.
Ils sont l�-haut, ils causent. Pourquoi ?
Pour le plaisir. Me parlez pas des gens intelligents.
Ils g�chent tout. Nous autres, le milieu.
Eh bien, le milieu, c'est le milieu.
On est pas tr�s intelligents, on est b�tes,
mais la police aussi et les douaniers d'en face.
Ils sont aussi b�tes, sans quoi ils feraient autre chose.
�a devient un jeu entre gens imb�ciles.
Mais avec les gens sup�rieurs,
a�e, a�e, a�e !
Baba, c'est moi. Le commandant est l�.
Les autres aussi.
A qui parles-tu ? �a vous regarde pas.
�a me regarde pas ? Tiens !
Esp�ce de souris. Tu vas me dire � qui tu parlais.
...
Toi, reste ici.
Je l'ai eue. Elle est morte ?
La mauvaise graine ne meurt pas. Aaahh !!!
Oh, toi, je t'aurai, ma vieille !
Et toi, t'es de la police !
Me touchez pas ! C'est une agression !
On verra �a au poste !
Nous continuerons �a ailleurs.
Filez vers la sortie. Au moindre geste, vous �tes mort.
Haut les mains !
Coups de feu
Ah !! Mes yeux !!! ...
Aaahh !!
...
Je vous descendrai tous !!
Rends-toi !
Sors de l�.
...
...
La m�me ?
-Le voil� !
Tirez pas !
Fracas
Coups de feu
-il va tirer dans le tas !
-Planquez-vous !
-A terre !
-Attention !
...
Aaahh !
...
Merci.
C'est tout ce que tu sais dire, toi.
C'est pas moi qu'il faut remercier, c'est Michel.
Le v'l�, ton Michel.
Peut-�tre qu'avec toi, il restera tranquille.
Je me rends. O� �a ?
Arr�tez-moi. Il veut qu'on l'arr�te.
De suite, M. L�on. Ah, merci.
Je ne suis qu'un modeste trafiquant.
J'ai horreur de la brutalit�. Doucement.
Allez, bonne nuit.
Fais pas le zouave. Demain, boulot. Oui, commandant.
Vous voulez pas rester ? Y a de la place � l'Ancre de Marine.
�a me r�ussit pas d'�tre � terre. Je pr�f�re les �paves dans l'eau.
Vous dites �a pour moi ?
Non. L'amour, y a que �a de vrai.
Qu'ils disent.
...
Sous-titrage : Eclair Vid�o
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