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9 AOÛT 1792
"LE ROI LOUIS XVI EST TOUJOURS ASSIS SUR SON TRÔNE MOUTÉ.
LES PARISIENS SONT SE PRÉPARER À LE RENVERSER."
Les Autrichiens viennent au secours du roi ! Ils menacent de brûler Paris !
Le peuple exige le renvoi du roi !
Demandez votre exemplaire de « L'Ami du people » !
- Catherine ! - Oui?
Tu viens ? Nous prenons les Tuileries.
Merci, mais j'ai déjà pris la Bastille, et ça me suffit. Bonne chance!
De beaux jours nous attendent.
- Merde ! - Ce qui s'est passé?
Poussez plus fort !
Qu'est-ce que tu as dans ces bras ? Ici.
Allez. Faisons ça !
C'est une bonne chose que je sois lĂ .
Allez, les enfants.
Il riposte ! C'est un canon monarchiste.
Toi, lĂ -bas, le sculpteur...
as-tu fini pétrir l'argile, Michel-Ange ?
Ce n'est pas de l'argile, c'est du marbre.
Eh bien, fais attention au tien et laisse le mien tranquille.
Je n'aime pas que les gens soient trop proches avec leurs mains.
Plus haut, dis-je. Plus haut.
LĂ . Vous le vouliez, vous l'avez eu.
j'envisage de recommencer pour le mĂŞme prix.
La prochaine fois, ça te coûtera plus cher.
L1 ne l'a pas fait exprès. Ce n'est pas c'est ma faute si tu as de si jolis fesses.
Ce n'est pas ma faute tu as de si belles joues.
Merci de votre aide.
A votre service, citoyen. Et pas de rancune.
S'il gonfle, mettez une compresse dessus.
Si ça devient aussi grand que ta beauté, ma tête sera comme ça !
Hé, ça suffit déjà !
Laissez passer les rebelles.
- Vive les sans-culottes ! - Vive les sans-culottes !
Allez, Marie. Nous retournons au magasin.
Si j'étais toi, j'éviterais les Tuileries.
Il y en aura sûrement un peu d'agitation là -bas.
Raison de plus pour aller voir !
J Dansons la Carmagnole, vive le son. »
Nous sommes venus ici de Marseille pour combattre. Que faisons-nous maintenant ?
- On prend les Tuileries ou pas ? - Les Tuileries !
Il y a là -bas plus de 2000 gardes suisses, armé jusqu'aux dents.
La Suisse par ci, la Suisse par lĂ . C'est quoi la France alors, merde ?
- Mort au tyran ! - A bas le roi !
Vers le bas!
Mort au tyran !
Vers le bas!
C'est Sans-Gène. Que faites-vous ici?
Pareil que toi. Je regarde les Suisses, et ce n'est pas joli Ă voir.
S'ils aiment tant le roi, ils devraient l'emmener avec eux.
Tu as raison.
Catherine, regarde !
Hé, dépêche-toi !
Que se passe-t-il? Des coups de feu sont-ils tirés dans ma cour ?
Un canon ! Ils ont mis un canon dans ma cour !
OĂą penses-tu tu pars, citoyen ?
Il me demande oĂą je vais !
Chez moi, bien sûr !
Prouvez-le. As-tu une attestation d'hébergement ?
Tu as un certificat de bĂŞtise sur ton visage.
Respectez la révolution, n'est-ce pas ?
Cet idiot m'embrocherait.
Ordres du sergent Lefebvre. Vous n'y arriverez pas.
- Et oĂą est le sergent Lefebvre ? - LĂ -bas. Le grand et silencieux.
J'ai réussi, tu vois ? Idiot!
Très bien, maintenant essaie de sortir.
Ces vandales, comment pourraient-ils ? Regardez ce gâchis !
Tu ne pouvais pas les arrĂŞter d'entrer ?
Ils ne nous ont pas demandé notre avis.
Utilisez les bacs pour déplacer la saleté.
- HĂ©, qui commande ici ? - Les gens.
C'est ma cour. je suis le peuple ici. Et le peuple est souverain.
Reprends ton petit canon à l'endroit où vous l'avez trouvé.
Vous disposez de cinq minutes. Et une minute pour sortir d'ici.
Bougez, citoyen. Ne vois-tu pas que tu es sur le chemin ?
L1 suppose que je me sens trop chez moi maintenant.
Fricassée ! Débarrassez-vous du citoyen pour moi.
Nous verrons qui se débarrasse de qui. Là !
C'est toi. Que faites-vous ici?
Et toi? As-tu choisi ma cour exprès ?
- Votre cour ? - Précisément. Vous êtes dans mon espace, ici.
Eh bien, tout va bien.
Non, ce n'est pas le cas.
Allez, ne reste pas lĂ .
Rentrez chez vous et comportez-vous bien. Obéissez toujours à vos supérieurs.
Je te trouverai un supérieur et nous verrons qui se débarrasse de qui. Ici!
Surveillez ma boutique, je reviens tout de suite.
Mon petit Bonaparte, je suis si contente tu es lĂ . J'ai besoin d'une grande faveur.
- Qu'est-ce qu'il y a cette fois ? - Les patriotes ont mis un canon dans ma cour.
- Quoi? - Oui, un canon. Et ils ne partiront pas.
Dites-leur de le déplacer. Tu es un officier, ils vous écouteront.
Que font les patriotes tu veux avec un canon ?
- Pour le tirer, bien sûr. - Sur qui ?
Aux Tuileries. Allons-y. OĂą est ta veste ? LĂ .
Que veulent-ils faire, expulser le roi ?
- Et le remplacer par qui ? - Pas avec toi, bien sûr !
Vous devriez ĂŞtre heureux de les accueillir.
Tu applaudis quand ils marchent dans la rue.
Dans la rue, oui, mais pas dans ma cour.
Les Français... vous êtes tous pareils. La révolution passe, vous applaudissez.
Mais s'il veut entrer, tu lui claques la porte au nez.
Vous n'invitez pas la révolution, cela pourrait casser un vase.
- Tu ne fais que parler. Allons-y. - Je dirai Ă vos patriotes d'aller au diable.
- Qu'est-ce qu'il y a maintenant ? - Ce n'est pas une raison pour brûler mon souper.
Dépêche-toi. Votre épée. On ne sait jamais. Ici.
Viens. Viens.
Allez, petit lieutenant, Je te soutiendrai.
Utilisez votre épée pour faire sortir ces grandes gueules d'ici.
- Vous en serez débarrassé dans cinq minutes. - Laissez passer le lieutenant !
Regardez, des renforts. C'est un tireur. Un timing parfait.
Lève-toi, Blanchet. Laissez passer le capitaine.
Laissez passer le général.
Ils ne savent pas ce qui les attend.
Qui commande ici ? Il doit y avoir un commandant de poste.
- Je suis. - Oui bien sûr.
Nous sommes organisés. Sergent.
- Bonjour, citoyen lieutenant. - Bonjour.
La Providence vous a envoyé. Nous avons besoin d'une couche d'armes.
Il ne vous reste plus qu'Ă commander.
Allez-y, commandez-les pour qu'on puisse rire.
Qu'espérez-vous faire avec ce canon ?
Faites exploser les Tuileries pour voir ce qui se cache derrière. Ce n’est pas une mauvaise position, hein ?
Oui, le premier coup sera envoyé l'archevêque jusqu'au ciel.
D'abord les prĂŞtres, puis le roi !
- Vive la nation ! - Vive la nation !
Cette chose ne peut pas rester ici.
- Bravo ! - Vive le lieutenant !
Vous n'avez pas assez de recul.
- Que devons-nous faire ? - Laisse-moi voir ici.
Le canon, ici.
- Que veux-tu dire par lĂ ? Tu es fou ! - Elle a raison, le portail gĂŞne.
- Si le portail vous gêne, enlevez-le ! - Oui, c'est ça ! Enlevez le portail !
Laissez le portail tranquille !
Non, tu es fou !
- Laissez le portail tranquille, sauvages ! Non! - Allez, citoyen.
Lâchez-moi, espèce de brutes. Espèce de gros singe !
- Travaillons. - Des vandales !
- Ma parole, elle m'a mordu ! - Calme-toi ou je t'écrase comme un escargot.
Tu es un escargot. Quel genre de coquille tu traînes ? Toi!
- Encore. - Vous, lieutenant des cannibales,
est-ce ton idée de leur dire d'aller en enfer ?
Oui. Bonne chance, citoyens.
Non, soit tu restes ici ou tu enlèves le canon.
Enlever le canon ? Tu es fou. Le lieutenant restera avec nous.
Je suis désolé, mais mes affaires ici sont terminées.
Quoi? OĂą vas-tu?
Etes-vous pour ou contre la révolution ?
Moi? Je suis pour l'artillerie.
Ne t'enfuis pas comme ça. Ce serait trop facile, Bonaparte.
Pas Bonaparte. Bonaparte avec un "U".
Oui, avec un "U". C'est ce que je pensais.
Allez, va dormir. Nous n'avons pas besoin de vous pour la révolution.
Nous le ferons nous-mĂŞmes.
Par l'ordre de la Commune de Paris,
l'assaut sera lancé demain matin.
- Oui. - Des alarmes retentiront au moment de la bataille.
Restez sur vos gardes jusque-lĂ . Vive la nation !
- Vive la nation ! - Vive la nation !
- Vous restez jusqu'Ă demain matin ? - Vous l'avez entendu.
- Ici? - Ici et lĂ , oui.
- Tout le monde? - Tout le monde.
Tu penses vraiment que je dépense la nuit seule avec 18 sans-culottes ?
Non, vous ne serez pas tout seul. Je reste avec toi.
- Moi aussi! - Merci,
mais évitons les formalités.
Ne les laisse pas s'approcher de toi sous prétexte de prendre les Tuileries.
- Non! - Je suis marié mais ce n'est pas une raison.
je ne suis pas marié, mais ce n'est pas une raison non plus.
Vierges timides, pour vous, la révolution triomphante
signifiera la liberté, toutes les libertés.
Si un jour tu veux te marier un homme instruit et beau
qui aime l'ordre et la vertu, comme moi, par exemple, juste pour vous donner une idée,
il suffit d'un consentement mutuel et nous serons homme et femme.
C'est la révolution, c'est la liberté. C'est le bonheur universel.
Vive la nation !
Citoyen Fricasse.
Je le jure, je préfère t'emmener que les Tuileries.
Cela pourrait s’avérer plus difficile.
Ici. Tu n'iras pas au combat avec une chemise pleine de trous.
Les balles les traverseront.
- Une jolie chemise avec de la dentelle. - Vous vous prendrez pour un aristocrate.
Vous crierez : « Vive le roi ! » et "A bas la nation!"
- Tu es juste jaloux. - Que diront vos clients ?
Rien du tout. Ils sont tous partis sans payer.
Avec une chemise comme celle-ci, tu ne veux pas pour te faire tuer encore.
Servez-vous. Ici.
- Hey vous. Attraper. - Merci.
- Ici. - Et moi ?
Si tu ne peux pas avoir la peau des aristocrates,
tu peux au moins avoir leurs chemises.
Regarde comme je suis jolie.
- C'est pour toi, grosse brute. - À quoi vais-je ressembler là -dedans ?
Comme un homme en chemise. As-tu peur ta femme va te demander oĂą tu l'as eu ?
Je n'ai pas de femme.
Malheureusement.
Alors, votre portail.
HĂ©!
Oui?
Après avoir pris les Tuileries, Je vais le remettre en place.
- Tu penses encore à ça ? -Fernand !
Regardez l'état Je vous retrouve, paresseux.
Écoute, Sophie, je vais t'expliquer.
Ce n'est pas nécessaire. Un seul regard sur toi dit tout :
une courtisane qui regarde comme une fille du Palais Royal ;
Et lui, un père de famille.
Est-ce là le but de votre révolution ? Vous avez l'air bien ?
Voudriez-vous rentrer immédiatement à la maison ?
Mais Sophie, je ne peux pas. je suis un rebelle, Je dois prendre les Tuileries.
Il y en a d'autres. Ils prendront les Tuileries sans toi.
Avez-vous été brûlé ?
Citoyen Lefebvre, votre présence est demandée. Venez vite.
- Je sors. - Je vois ça.
- Commune de Paris, vous ĂŞtes combien ? -18.
- Combien d'armes ? - Quatre.
- Ce n'est pas beaucoup. - Nous nous débrouillerons.
Va dormir, je veillerai.
- C'est étouffant là -dedans. - C'est vrai.
- Vous surveillez ? - Oui.
- C'est une longue attente, n'est-ce pas ? - Ça dépend.
- Qu'est-ce que tu attends ? - L'alarme.
Vous avez des rencontres.
Ils sont nécessaires.
Au moins, ils sont bavards.
- Pouvez-vous entendre ce qu'ils disent ? - Oui.
- J'ai un chat. - Non. Et tu lui parles ?
Oui, souvent.
J'ai une chambre au 16 rue de l'Arbre-Sec.
Pourquoi tu me dis ça ?
Si je devais me faire tuer, Veux-tu prendre soin de mon chat ?
Quelle idée. On ne meurt pas comme ça.
Elle s'appelle Thérèse, c'est une chatte.
Je m'appelle Catherine. Et le vĂ´tre?
François.
Qu'est-ce que c'est? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Si je devais me faire tuer...
Encore! On ne peut pas mourir deux fois de suite.
Si je devais me faire tuer, ma tĂŞte...
- Quoi? - Tu te souviens de ma tĂŞte ?
Ta tĂŞte. C'est comme la lessive,
Je vais le marquer pour le reconnaître.
Vive la nation !
Vive la nation !
Vive la révolution !
A bas le roi ! Vive la nation !
Vive la nation ! A bas le roi !
Vive la nation !
Très bien, assez de ça.
Chacun à son poste. Remplissez le canon. Fricassée !
C'est bon, reste où tu es. J'allumerai la mèche moi-même.
-Blanchet ! - Oui?
Faites reculer les citoyens.
- EmpĂŞchez-les de passer. - Allez, recule !
Ce ne sera pas une perte pour tout le monde, non ?
- Oui. - Attention devant !
Laissez le canon lĂ , C'est inutile.
Allez, prenez vos armes.
Tu viens, Fricasse ? Qu'est-ce que tu attends ?
je t'attendais pour tirer le canon.
C'est arrivé il y a longtemps, idiot !
- Es-tu sûr? - Oui.
- Avez-vous entendu quelque chose ? - Non.
D'accord, reste lĂ . j'irai traitez avec le roi et je reviendrai.
Lefebvre!
Tu n'as pas pensé Je partirais comme ça, n'est-ce pas ?
- Promets-moi. - Oui.
Et si quelqu'un est tué, ce ne sera pas le cas sois moi. C'est moi qui te le dirai.
Reste ici. Ne soyez pas imprudent, ce n’est pas le moment.
Les femmes à l'arrière. A l'arrière !
Il faut toujours se mélanger avec les hommes.
Tu es complètement fou. C'est un véritable abattoir là -bas.
Catherine. Ils tirent de tous côtés. C'était un appel serré.
Citoyen Fouchéé, que faites-vous ici?
- Se mettre à couvert. Imaginez ça. - Oui, j'attends que ça passe.
Pourquoi n'es-tu pas lĂ -bas avec eux ?
Je n'ai pas d'arme. En plus, Je suis un représentant du peuple.
Ma place est à l'Assemblée, avec la nation.
- Pourquoi n'es-tu pas à l'Assemblée ? - J'y vais tout de suite,
mais je dois y arriver en un seul morceau.
Tout ce qu'il faut c'est une balle rater sa cible.
Ma vie appartient Ă la nation. Je n'aurai pas le droit d'en disposer.
Je pense que tu peux y aller maintenant.
J Levez-vous, enfants de la patrie et
4 Le jour de gloire est arrivé. J.
Marcel, rentre chez toi ! Vas-y tout de suite ou j'appelle ton père.
Ces enfants ! Nous n'avons pas pu garder depuis que nous avons pris les Tuileries.
Alors, François...
Je n'aime pas ça quand tu m'appelles François.
- Pourquoi pas? - Je ne sais pas, c'est juste une pensée,
mais tout le monde on peut l'appeler François.
Quant à Lefebvre…
Pour moi, il n'y a qu'un seul François et un Lefebvre, et ce sont les mêmes.
Et je l'ai pour moi tout seul.
Que voulais-tu me dire ?
Cela m'a échappé.
Alors Thérèse, tu es contente de moi ?
Le petit Ménard prend des cours de piano.
Dimanche.
Vous avez envie de vous promener Ă Creil ? On pourrait prendre la diligence.
Oui, nous pourrions inviter Fricasse et Héloïse à venir.
Dimanche. C'est dans cinq jours.
Dis, Lefebvre, tu veux y aller tout de suite ?
Et ne pas retourner au combat ?
Pas tout de suite. BientĂ´t.
Je ne veux pas qu'on se sépare comme ça. Parce que maintenant, sans toi...
- Tu n'étais pas tout seul avant ? - Oui, presque.
Mais je n'y ai pas pensé. Je ne savais pas que tu existais.
Mais maintenant tu es d'un côté et je suis de l'autre.
Cela laisserait un grand vide, vous comprenez?
Mon Lefebvre.
Mon François Lefebvre, mon sergent, mon supérieur.
Je pensais que les choses allaient se calmer après les Tuileries.
Moi aussi. Mais ce n'est pas réglé.
Le monde entier est contre nous, et tout cela parce que nous voulons ĂŞtre libres.
Et pas les autres tu veux ĂŞtre libre aussi ?
Oui, mais ils sont obligés de ne pas le faire.
S'il n'y avait que le peuple, tout irait mieux.
Le roi a perdu son trône aux Tuileries, mais il a gagné l'Europe.
Tous les autres rois ont l'impression d'avoir été piqué au cul par les patriotes,
et les rois n'aiment pas se faire piquer au cul.
Surtout s'ils sont assis sur le trĂ´ne.
C'est pourquoi le pays est en danger Ă Marseille et sur le Rhin.
Nous ne pouvons pas laisser les choses ainsi.
Dis, Catherine, tu es en colère contre moi ?
Bien sûr que non.
Mais tu crois qu'on pourrait aller Ă Creil le dimanche, en diligence ?
Oui, nous irons Ă Creil.
- Tu aimes aller Ă Creil ? - Est-ce que j'aime aller Ă Creil ?
- La guerre sera finie dans deux mois. - Tu crois ?
C'est inévitable. Une nation unifiée marche comme un seul homme.
J'aimerais tellement qu'aujourd'hui soit dimanche.
Patience, ma chère. Patience.
Ça y est, Lefebvre, nous partons.
Le bataillon sera lĂ dans deux minutes.
Je dirai au revoir à Héloïse.
Quand je pense que nous étions censés y aller à Creil ensemble dimanche...
Tu verras, Catherine.
Nous irons aussi Ă Creil un autre jour.
Continue. Dépêchez-vous et finissez-en.
Tu es une vraie femme.
Vous le prenez bien.
- Toi aussi. - Oui...
mais c'est mon métier.
D'accord. Le plus tĂ´t Je pars, mieux c'est.
Et plus tĂ´t je reviendrai.
Dépêchez-vous alors. Ça fait moins mal.
Très bien alors.
D'accord.
Je t'aime vraiment, tu sais ?
Ne le dis pas.
Continue.
Remonter le moral. Je m'occuperai de Lefebvre, tu prends soin d'Héloïse.
Salut, Catherine. J'ai rejoint pour faire chier ma femme, et elle pense que je pĂŞche !
Salut Catherine.
Catherine, je suis venu dire mes adieux.
Vous aussi, vous partez pour le Rhin ?
Le Rhin ? Que ferais-je lĂ -bas ?
Je suis allé à Saint-Cyr chercher ma sœur. Dis bonjour, Élisa.
- Je l'emmène en Corse. - En Corse ?
Oui, c'est plus sûr. La France n'est pas un endroit pour les jeunes filles.
Vous partez pour la Corse, lieutenant.
Tu t'en fous sur le pays, alors ?
Quel pays ? La Corse est mon pays.
Ce n'est pas un pays, c'est une île.
Une île pour un homme comme toi.
Je me demande ce que tu feras sur une île.
Je vais tenter ma chance. Mon avenir est lĂ . C'est un endroit maudit pour moi.
Foudroyé? Si ce n'est pas une honte...
Voici votre chemise. Vous me devez 26 blanchissages.
- 26 blanchiments ? - Oui.
- Je n'ai que deux chemises. - Oui, mais je les ai lavés 26 fois.
Allez, ne vous inquiétez pas. Payez-moi une autre fois.
Tu as raison de rentrer chez toi avec ta sœur. Vous n'êtes pas apte à commander.
Tu as raison. Au revoir, Sans-Gène.
Pas de rancune.
Pauvre homme, je suis désolé pour lui.
4 ANS PLUS TARD - "LE PAUVRE" ÉTAIT CHEF GÉNÉRAL DE L'ARMÉE ITALIENNE.
C'est quoi ce gâchis ?
Avant!
Etes-vous d'anciens soldats du régime ou des soldats de la République ?
Pensez-vous que c'est un défilé ? Regardez-vous le cortège ?
Brigaud, dégagez immédiatement le pont.
L'artillerie d'abord. C'est la priorité. L'infanterie après.
Mais les chevaux et les calèches entraînera un retard important.
Au diable eux ! Demandez-leur de traverser la rivière à gué.
Hey vous,
Hey vous,
le corps d'infanterie et de ravitaillement je dois traverser la rivière à gué par là .
Tout le monde, continuez.
Commande supérieure. Pas de discussion.
Allons-y. Plus rapide.
Les voitures, par là . Traversez la rivière à gué.
Allez, dégagez le chemin. Dépêche-toi.
De cette façon. Suivez les autres.
Sois prudent. Continue.
HĂ©!
Qu'est-ce qu'il y a maintenant ?
Tiens bon, nous allons dans l'eau.
Pourquoi?
Le général Bonaparte ne veut pas de nous pour traverser le pont.
Bonaparte ! Nous n'avons pas entendu le dernier sorti de lui.
Qui a eu l’idée d’aller combattre en Italie ?
L'Italie ne nous a rien fait. Pourquoi pas la Russie tant qu’on y est ?
Vous n'avez pas l'air de l'aimer beaucoup. Que t'a-t-il fait ?
C'est de sa faute si je suis là maintenant, courir après mon homme.
En quatre ans de bataille, nous ne nous sommes vus qu'une fois,
juste le temps de se marier. Pas de feuilles. Aucune nouvelle.
Je pensais il était encore dans l'armée du Rhin.
Mais non, il a été transféré en Italie.
J'ai essayé d'obtenir un permis. Cela ne servait à rien !
Tu aurais dû rester à la maison. Si vous êtes capturé ici...
J'ai deux mots Ă dire Ă Bonaparte.
Qui doit-il remercier pour ĂŞtre lĂ oĂą il est maintenant ?
Si nous n'avions pas été là le 10 août,
il ne serait pas là aujourd'hui, ce gamin mal lavé.
Ça monte, ça monte !
Ne vous y trompez pas, Bonaparte ne fait pas la guerre aux Italiens,
il me fait la guerre !
Je vais mourir.
Bonaparte. HĂ©, arrĂŞte !
Je ne pourrais jamais le faire.
Si vous pouvez le faire avec un, vous pouvez le faire avec eux tous.
La semaine dernière, c'était les Autrichiens, cette semaine, ce sont les Français.
Regardez comme ils sont heureux de nous voir,
les vraies reines que nous sommes.
Il y a des hommes qui ne trompent pas leur femme.
Ouais, les morts ! Les hommes sont encore pires que nous.
Mettez-vous à leur place. Ils sont démunis.
Tu as quitté un endroit comme Paris courir après un homme ?
- Oui bien sûr. - Il doit être autre chose.
- C'est mon mari ! - Vous appelez un mari un homme ?
- Ça dépend. - Regardez-les.
- Regardez-les. - Bonjour.
Ils sont fous ! Je descends.
- Tu es idiot. - Je descends.
Bonjour!
Attendez. Attendez un instant.
Allons-y.
Viens avec moi... à l'arrière.
Le capitaine Lefebvre veut avoir un mot avec toi.
J'arrive !
Abruti!
- Attends ici. - Oui. je viendrai te voir
- après que j'en ai fini avec le capitaine. - Merci.
Capitaine, elle est lĂ .
Comment va-t-elle ?
Vous êtes excusé.
Ă€ bientĂ´t.
- Vas-y, sors d'ici. - Pourquoi?
C'est mon mari.
- Eh bien, si c'est votre mari... - Ne parle pas !
...c'est une autre histoire.
Catherine, c'est toi.
Oui, c'est moi.
Je jure que je ne t'ai jamais trompé.
Et je jure que je ne t'ai jamais giflé.
C'est pour ça que j'ai traversé les Alpes ? Bâtard!
Catherine, ouvre !
Ouvre, Catherine ! Je vais t'expliquer !
Catherine ! Non!
Je reviens tout de suite.
Catherine.
- Catherine est là . - Je sais, espèce d'idiot !
Catherine !
Catherine !
Catherine !
Catherine !
Catherine !
Catherine, écoute-moi !
Catherine !
Catherine, ne sois pas stupide !
Va-t'en, je ne veux pas pour te voir plus. Aller!
Catherine !
Va-t'en, je ne veux pas pour te voir plus.
-Catherine. - Ne me touche pas.
- Écoutez-moi. - Ne me touche pas !
Catherine.
C'est idiot.
Laissez-moi vous expliquer.
- Non! Non! - Écoutez-moi. Viens!
Allez, tu ne penses pas c'est idiot ?
Soyez raisonnable, Catherine.
Tu as raison, c'est idiot. C'est fini.
Catherine, je ne t'ai pas trompé.
Peut-ĂŞtre que j'allais le faire, c'est vrai.
Allez, vous vous sous-estimez.
Il faut comprendre ça pour un soldat...
Laisse-moi tranquille.
- Tu commences à m'énerver. - Très bien, c'est bon.
Doucement, d'accord ?
Donc.
Alors Augereau, oĂą est cet abri ?
Nous y sommes presque. C'est cette ferme lĂ -bas.
Félicitations. Qui diable a envoyé ces hommes ?
- Vous déshonorez la République. - Laissez-les.
Ils ont mérité le droit de s'amuser. Ce sont des hommes, après tout.
Et ils se battent aussi pour cela.
Tu ne peux pas avoir les filles tout pour vous.
Qui commande ici ?
J'ai dit, qui commande ici ?
Capitaine Lefebvre, Citoyen Général.
Allez le chercher.
Il n'est pas là , citoyen général.
- Quoi? Il n'est pas là ? - Non, citoyen général.
OĂą est-il ?
Il reviendra, citoyen général.
Il est parti en patrouille, Citoyen Général.
- Et avec qui patrouille-t-il ? - Il est seul, citoyen général.
Est-il avec une fille ?
Non, citoyen général, au contraire.
Que veux-tu dire, au contraire ? Allez, appelez le lieutenant.
Il n'est pas là , citoyen général.
Félicitations, Augereau, vous avez un excellent assistant.
Cet idiot par ici. Où est passé votre lieutenant ?
Il a dû partir pour trouver Capitaine Lefebvre, citoyen général.
Laissant ainsi le bataillon dans l’anarchie ?
Quelle pagaille! Personne aux commandes !
Pardonnez-moi, citoyen général,
C'est moi qui suis en charge ici... Sergent Fricasse.
Ça va mieux ! Les sergents servent désormais de capitaines.
Bientôt des privés remplacera les généraux, non ?
Négligence de service. Abandon de poste.
Tu tireras sur le capitaine à l'aube, avec le lieutenant, bien sûr.
Parfait. Puisque tu refuses pour répondre à mes questions,
vous serez tous les deux abattus.
Ma pauvre petite Catherine,
penser que tu as fait tout ce chemin seulement pour mourir avec moi.
Au moins, nous resterons ensemble ainsi.
Tout de mĂŞme,
je trouve ça étrange mourir ici, dans un moulin.
- Pourquoi? - C'est là que j'ai commencé.
Mon père était meunier.
- Je me souviens quand j'avais six ans... - Aucun souvenir ! Ce n'est pas le moment.
Pensez plutĂ´t Ă l'avenir,
l'avenir que nous n'avons plus. Bon sang, nous devons sortir.
- Je ne veux pas mourir ! - Sois courageuse, Catherine.
Je suis courageux parce que je veux vivre. C'est tout ce que je sais faire.
Je ne sais pas comment mourir. Je n'ai jamais appris.
Je n'ai pas atteint cet âge.
Écoutez... l'artillerie.
Tu penses que c'est pour nous ?
Pensez-vous ils nous tueraient avec un canon ?
Canon ou pas, nous serons morts ce soir de toute façon.
Pas nécessairement.
- OĂą vas-tu? - Attendez.
- Réponds-moi, Lefebvre. - Tu verras.
- Bien? - Attendez.
- Pourquoi tu fais ça ? - Laissez-moi tranquille.
- Bien? - Tu m'énerves !
- Ça t'énerve ! - Hé, à côté de toi, il y a un levier.
Tout ce que tu as à faire c'est d'essayer et soulevez-le avec votre épaule.
- Tout ce que j'ai Ă faire c'est... - C'est exact. C'est tout ce que vous avez Ă faire.
- Dépêche-toi. - Je vais quand même essayer.
- Dépêche-toi. - Tais-toi, tu veux ?
- Bien? - Fermez-la.
- Faites un effort. - S'il vous plaît, ne m'énervez pas.
Continuez encore un peu.
C'est ça.
Ça va marcher.
Vous l'avez ? Oui.
- Est-ce que ça va ? - Oui c'est le cas.
Abaissez le levier. Abaissez le levier.
Attention, Lefebvre.
Tu me chatouilles.
Ce n'est pas le moment. Suis-moi. Dépêche-toi.
- Les vaches ! - Pourquoi?
Allez, allons-y.
C'est une attaque surprise. Ils vont les massacrer.
- Il faut les prévenir. - Comment?
- Tu me fais confiance ? - Oui, tant qu'on ne nous tire pas dessus.
Allez.
Wow, c'est élevé. Accroche-toi à moi, ne me laisse pas tomber.
- Il n'y a aucun danger. - Oui.
Quand j'étais enfant, la première fois J'ai grimpé sur les pales du moulin,
mon père m'a donné un coup de pied dans le cul.
Je t'ai dit que c'était le cas un mauvais moment pour se ramollir.
Tiens, accroche-toi.
Lefebvre!
Prenez-en un, nous les mettrons de retour au moulin.
Mon Dieu, il est lourd. Ne va-t-il pas se réveiller ?
Attendez. Attention, cachez-vous !
Laissez-moi m'occuper de ça. Reste ici.
- Ici. - Vite, vite.
Allez.
Que se passe-t-il? Ça arrive de là -bas. Allons-y. Avant!
Qu'est-ce que cela signifie? Les Autrichiens ?
Je ne comprends pas. Ils étaient à vingt lieues.
C'est peut-ĂŞtre le cas, mais ils sont lĂ maintenant.
Ils sont fous. Qu'est-ce qu'ils font exploser ?
Nous leur apprendrons Ă faire du bruit sans mon commandement. Allons-y!
Militaires! Il y a un moulin lĂ -haut plein d'Autrichiens.
Allez leur rendre visite.
Avant. Aller!
Je ne peux pas aller plus loin. Je crois que je me suis tordu le pied.
Poser. Laissez-moi jeter un oeil.
- Ça fait mal. - Tu entends ça ? Ce sont les Français.
HĂ©!
Attendez-moi. Gardez nos prisonniers.
- Attention aux Autrichiens. - Ils sont loin.
HĂ©! HĂ©!
- Que faites-vous ici? - C'est moi.
- C'est moi, quoi ? - C'est moi, citoyen général.
- C'est moi. - C'est moi, qui ?
C'est moi, celui qui a fait exploser ça juste sous votre nez pour vous alerter.
Je suis dans le 13ème bataillon, Division Augereau.
J'ai pris le capitaine et le colonel prisonnier.
- Ils sont là -bas, raides comme des bûches. - Où sont les autres ?
Là -bas. Si tu veux les attraper, il va falloir se dépêcher.
- Tu es courageux. Quel est ton nom? - Capitaine Lefebvre.
Lefebvre? Eh bien, capitaine Lefebvre, c'était un appel serré.
J'en sais une chose ou deux Ă ce sujet.
- Vous aussi, vous avez failli vous faire tirer dessus. - Tu me le dis !
Rassurez-vous, c'est fini maintenant. Je vous promeut colonel.
Traitez les prisonniers. Avant!
Colonel?
Merci, citoyen général, merci !
Catherine, je suis colonel ! Un colonel !
Colonel?
- C'est une blague ? - Bonaparte lui-mĂŞme m'a promu.
- Bonaparte ? - Oui, Bonaparte.
Comment va ta cheville ?
Mieux, mais marcher, c'est une autre histoire.
je vais émettre une commande pour vous faire évacuer vers Paris,
maintenant que j'ai de nouvelles responsabilités.
Non, je ne te quitte plus.
Ne pensez pas que vous allez faire la guerre seul.
La guerre est très sérieuse, Catherine.
Si c'était si grave,
Bonaparte ne le ferait pas je vous ai fait colonel.
BONAPARTE SAUVEUR DE LA NATION
BONAPARTE PREMIER CONSUL
BONAPARTE CONSUL À VIE
BONAPARTE PREMIER EMPEREUR
NAPOLÉON MAÎTRE DE TOUTE L'EUROPE
Vous êtes notre monarque, Sire, mais tu es aussi notre frère.
Ne nous demande pas d'oublier l'affection
que nous, tes frères et mes sœurs, compatissez pour vous.
Est-ce que cette affection ne plus ĂŞtre mutuelle ?
Nous avez-vous entendu ?
L'homme que tu veux faire roi est un étranger à la famille.
Donner la Westphalie au duc de Dantzig ? Votre Majesté est folle.
Pensez-y, mon frère,
le duc de Dantzig n'a pas ce qu'il faut pour ĂŞtre roi.
C'est suffisant pour me faire mourir de rire.
Mourir de honte, oui.
La Westphalie est quelque chose. Deux millions d'habitants.
C'est un joli retour.
L'Europe ne doit absolument pas quitter la famille.
Tu ne vois pas, Jérome ? Le royaume nous glisse entre les doigts.
Dire quelque chose!
Il y a des moments oĂą j'ai envie devenir anglais.
Oui, l'anglais.
Tous les membres de la famille sont servis
sauf moi, le maudit.
Votre Majesté m'a forcé à divorcer. J'ai obéi.
Je pensais recevoir une certaine compensation.
Je ne sais pas, l'Espagne ou l'Italie...
quelque chose. Ma femme valait un trĂ´ne.
Qu’est-ce que j’ai gagné de tout cela ?
Le titre de contre-amiral.
Un royaume flottant. Et pendant ce temps-lĂ ,
La Hollande a été donnée à cet idiot de Louis. Joseph a eu l'Espagne. Elisa, Toscane.
Caroline a eu Naples. Et j'ai été dépossédé.
Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais...
VoilĂ donc la taille de la Westphalie. C'est la taille d'un mouchoir.
Est-ce Ă cela que sert toute cette agitation ?
Donnez-le au duc de Dantzig et n'en parlons plus.
- Bien sûr, tu... - Je quoi ?
- Qu'essayez-vous d'insinuer ? - Vous n'en avez rien Ă foutre.
Ton royaume est ton lit, et elle compte plus de deux millions d'habitants.
Oui, sans compter les touristes.
Madame Murat, je n'ai jamais été La maîtresse de Junot.
Vous avez du culot !
Arrêtez, arrêtez, imbéciles !
- Vous déshonorez la famille. - Regarde qui parle, imbécile.
- Sois prudent-- - ArrĂŞte, arrĂŞte !
Je pense que personne n'a plus de chance que moi quand il s'agit de famille.
Très bien, récapitulons :
Lucien est un ingrat ; Joseph, un libertin ;
Louis est infirme ;
Et Jérôme est un espiègle.
- Mais, Sire... - Et il est vaniteux, espiègle, paresseux,
inepte et trompeur.
Quant Ă vous, mesdames, nous savons ce que tu es...
le patrimoine familial, ce qui m'est dĂ».
J'ai été dépossédé. Mais qu'est-ce que tu possédais
dont vous pourriez être dépossédé ?
L'Europe ne doit pas quitter la famille.
Tu en parles comme si vous avez conquis le pays vous-mĂŞme.
Ne pas quitter la famille. Vraiment?
Et d'oĂą viens-tu ?
Et où serais-tu si je ne t'avais pas élevé à mon niveau ?
Si bas que tu serais encore en Corse,
mourir de faim.
J'ai dĂ» aller en Italie Ă la recherche de nourriture.
Bouches inutiles, ventres pleins.
Et aujourd'hui tu te bats pour un trĂ´ne
comme des chiens qui se battent sur un os dans la boue.
C'est pour moi ! C'est pour moi !
Donne-moi Rome, et je te donnerai Byzance.
Donnez-moi Byzance, et je te donnerai Athènes.
Prends-le alors !
Vous voulez un morceau d'Europe ? Qui veut un morceau d’Europe ?
Il n'y en aura pas pour tout le monde. Ceci est pour vous.
Ceci est pour vous. Ceci est pour vous.
Qui veut un morceau d’Angleterre ?
Un morceau d'Italie ? Un morceau d'Autriche ?
Qui veut un morceau de Prusse ? Prends-le !
Prenez l'Europe et ramenez-la chez vous !
Prends-le ! Je ne veux plus te revoir !
Plus de ça et je me serais mis en colère.
- Fouché ! - Sire.
- Va voir le duc de Dantzig demain. - Le duc de Dantzig. Oui, Sire.
Tu lui diras...
Oui, Sire. Je crois que c'est la meilleure solution.
J'ai tout entendu.
Votre Excellence.
- Le duc et la duchesse sont-ils à l'intérieur ? - Oui, Votre Excellence.
Parfait.
Et dans le courrier de la duchesse ?
Rien, Votre Excellence.
Rien qui vaut le prix que je te paie.
- Et le duc, toujours pas de liaison ? - Non, Votre Excellence.
Je me demande ce que vous faites ici.
- Rien, vraiment. - Rien, Votre Excellence.
Je te trouverai alors un autre poste.
- Qui dois-je annoncer, Excellence ? - Moi.
Vous présenterez M. Estérel plus tard.
Mon Dieu, c'est tellement moche.
- Mon cher Comte ? - Non, merci. Jamais le matin.
Votre Excellence pourrait-elle me suivre ?
Le duc et la duchesse vous attendent.
- Entrez, Fouché. - Entrez, cher Duc.
- Bonjour, cher Duc. - Bonjour, cher Duc.
Mes respects, madame.
Vous devrez m'excuser. Je repasse toujours les chemises de Lefebvre.
- Oui, mon cher Duc. - Nous avons oublié comment être informel.
Tout se perd, tu ne penses pas, Zi-Zig ?
Zi-Zig. C'est moi.
C'est plus sympa que "Duc de Dantzig", non ?
Entre nous, est-ce que ta femme t'appelle Fou-Fou ?
Notre relation est un peu différente.
Je l'appelle seulement le duc de Dantzig quand nous sommes au lit.
On plaisante au lit, mon cher petit duc de Dantzig.
Mais sinon c'est bĂŞte appeler de vieux amis par leurs titres.
Comme avec l'empereur. L'idée de l'appeler Votre Majesté... non, non.
Je l'imagine encore portant sa chemise raccommodée.
Dire qu'on ne s'est pas vu depuis la dernière fois. C'est incroyable.
Je serais surpris s'il continue Je me souviens de moi, avec la vie qu'il mène.
Eh bien, tu auras la chance pour le revoir.
Il m'a demandé de t'inviter à une réception à la cour. C'est dans trois jours.
Le tribunal ? Moi? HĂ©, Zi-Zig, peux-tu nous imaginer Ă la cour ?
Non, remerciez-le en notre nom.
Dis-lui que je suis vraiment désolé, mais j'ai l'habitude de me coucher tôt.
- C'est un ordre, cher ami. - Une commande pour moi ?
- Allez, Catherine. - Il pourra m'inviter à prendre un café alors.
Tu n'as pas de café avec l'empereur.
Dommage, alors !
Peut-ĂŞtre qu'elle a une bonne raison ne pas aller aux Tuileries.
- Vraiment? - C'est plus sûr.
Plus sûr ?
Pourquoi s'exposer aux gens qui vous regardent ?
- Quelles personnes ? - Personnes.
Les gens qui aimeraient pour te faire trébucher et te voir tomber.
Les sœurs de l'empereur, Par exemple.
- Etes-vous en train de dire que tout le monde me regarde ? - Oui.
Eh bien, dans ce cas, j'irai aux Tuileries
et nous verrons qui mange qui.
S'ils me piquent, ça va devenir bruyant.
Abstenez-vous de leur répondre, c'est tout ce qu'ils veulent.
Si par hasard vous vous retrouvez sur le point d'exploser,
garde tes yeux sur moi--
la tabatière, le reniflement, l'avertissement.
Bon plan, Fouché.
Dans les jours Ă venir, te souviendras-tu
que j'étais de ton côté dans cette affaire ?
C'est très gentil tout cela, mais que vais-je porter ?
Très simple. Robe de cour et veste.
Je suis allé voir Mme Despeaux. Elle s'occupera de tout.
Une robe de cour ? Avec le train ?
Oui.
- Est-ce utile ? - C'est indispensable pour faire la révérence.
- Je ne sais pas faire la révérence. - Vous apprendrez.
Suivez-moi et j'aurai quelqu'un de spécial vous apprendra comment.
Viens, Zi-Zig, nous ferons la révérence.
- Je vous présente M. Estérel. - Viens, Zi-Zig.
Il était autrefois employé par la reine Marie-Antoinette.
Il est actuellement un professeur d'étiquette.
- Vous connaissez le Duc et la Duchesse ? - Oui, je connais Mme Lefebvre.
Pardonnez-moi, la duchesse.
Vous savez, quant aux révérences...
C'est une habitude à prendre. Tout dépend sur qui vous vous inclinez.
Bien sûr, on ne peut pas toujours choisir.
Que fais-tu? Vous déménagez ?
Cela servira comme train pour le moment.
Je vais m'y emmĂŞler.
Non, tu verras. LĂ .
- Tout à vous, mon cher Comte. - Très bien.
La duchesse aimerait...
Appelez-moi Mme Lefebvre, comme vous venez de l'ĂŞtre.
Nous nous sentirons tous plus Ă l'aise. Je n'aimerai pas non plus les noms fantaisistes.
Très bien. Regardez-moi.
Un deux trois.
Une petite flexion du genou suffira.
Un deux trois.
Plus facile Ă dire qu'Ă faire.
Votre main, Mme Lefebvre.
Faites les mĂŞmes gestes que moi.
Un deux trois.
- Tais-toi, Lefebvre. - Encore une fois, s'il vous plaît.
Un deux trois.
Pas mal.
- S'il vous plaît, pas d'émotion. - Oui, pas d'émotion.
- Recommençons. - Recommencez.
Un deux trois.
- Merci. - Encore.
Un deux trois.
Je l'ai fait, Zi-Zig, je l'ai fait !
Encore une fois, s'il vous plaît.
- Et moins raide cette fois. - Oui.
Un deux trois.
As-tu vu ça, Zi-Zig ?
C'est fantastique !
Je t'ai dit que tu étais fait pour la vie à la cour.
Pour la cour de Napoléon, oui.
Sautez le commentaire, monsieur Estérel. Maintenant la révérence.
Très bien, nous allons essayer.
J'aime bien M. Estérel parce qu'il est de bonne humeur.
Regardez-moi, s'il vous plaît. Je m'incline comme ça,
tout en soutenant gracieusement mon arrière-train avec ma jambe gauche.
Et puis je descends doucement.
- Tout Ă vous, madame. - Oui, je comprends.
- La jambe droite derrière toi. - Un instant.
- La jambe droite derrière toi. Arc. - Oui.
Et maintenant, foncez.
Un peu plus doucement, s'il vous plaît.
Descendez.
- Descendez. - Descendre ? Je vais finir sur le cul !
Non non. Vous êtes l'incarnation de la grâce.
Encore.
LĂ . Oui, parfait.
- C'est parfait ? - Oui.
- Comment ça ? - Je crois que tu es maintenant prêt
aller Ă la cour, duchesse.
Merci pour vos paroles encourageantes.
Je vais essayer de vous faire honneur.
Je vous promets un triomphe.
C'est dommage que tu n'aies jamais tenez vos promesses, cher duc.
Un deux trois!
Le duc et la duchesse de Dantzig.
- J'aurai de la chance si j'arrive au fond. - N'aie pas peur, je suis lĂ .
- As-tu peur ? - Non, je suis nerveux.
- Où est l'impératrice ? - Je ne la vois pas.
- Merde ! - Allez, Catherine.
Rester calme.
Duc, Sa Majesté vous attend dans ses appartements.
- Mais je dois d'abord... - Si le Duc voulait bien me suivre.
Veuillez m'excuser. L'empereur...
Je reviens tout de suite.
- Ne me quitte pas ! Lefebvre! - Soyez fort !
- Ce n'est pas si grave. - Bonjour, madame.
C'est toi ! Où est l'impératrice ?
- Elle est malade. Elle ne viendra pas. - Super! Pas de révérence.
Oui, Ă l'empereur.
Quoi? je ne ferai pas la révérence à un ancien client.
C'est exactement le genre de chose tu ne devrais pas dire ici.
Viens avec moi, je vais te présenter aux dames les plus calmes.
- Le train. - Tu n'as pas oublié que si je renifle,
ça veut dire que tu descends un chemin dangereux.
- Un avertissement. - Oui oui.
Mme Lauriston.
Mme de Turenne, Mme de Thomiére.
Bien sûr, tu sais la duchesse de Dantzig.
- Par réputation. - Par réputation ?
Le duc de Castiglione parle souvent de toi.
Le duc de Castiglione ?
Pierrot!
Oui, Augereau. Le duc de Castiglione, Pierrot.
C'est un bon ami. Il vient souvent manger de la soupe.
De la soupe au bœuf, bien sûr. Et qu'a-t-il dit de moi ?
Des choses très gentilles. Il vous tient en haute estime.
Il cache bien son jeu. Il a son chemin de m'exprimer son estime.
Tu ne croirais pas ce qu'il fait pour rendre Zi-Zig fou.
Non, je ne peux pas vous dire ce qu'il fait.
Est-ce que M. Fouché vous gêne ? Fouché, prenez vos distances un instant.
- Veux-tu que je... - Oui.
Non, s'il vous plaît. je peux le dire devant lui.
Il connaît Augereau aussi bien que moi, et que dès qu'il voit une femme,
il ne peut pas s'arrĂŞter de la pincer...
Vous pouvez vous asseoir maintenant.
Qu'est-ce que je disais ? Augereau je suis juste venu et je me suis pincé les fesses.
Tu as de la chance que Zi-Zig parle avec l'empereur.
Lefebvre, j'ai décidé tu me rendrais un grand service
en acceptant la couronne de Westphalie.
- La couronne ? - Oui, Lefebvre.
- Et le trĂ´ne ? - La couronne et le trĂ´ne, oui.
Je ne comprends pas.
- Est-ce que ça veut dire que je serais roi ? - Oui.
- Et ma femme serait reine ? - Bien sûr.
Sire, c'est trop.
Ressaisissez-vous. Vous avez mieux géré la situation à Dantzig.
J'avais déjà vu la bataille de Dantzig.
Et c'est la première fois J'ai été nommé roi.
Vous m'avez pris par surprise.
- Etes-vous content ? - Tellement content que je ne ressens rien.
Vous vous habituerez rapidement à l'idée. C'est une habitude à prendre.
Nous avons chassé les rois et maintenant nous avons besoin de quelqu'un pour prendre leur place.
La République a ses avantages, n'est-ce pas ?
Nous ne serions pas lĂ sans cela.
Tu me le dis.
Désormais, tu es officiellement le roi de Westphalie. Vous pouvez vous asseoir.
Merci, Sire.
Ici, votre royaume.
Ma femme sera ravie de le découvrir.
Et c'est comme ça que j'ai rencontré Lefebvre.
C'est un plaisir de vous écouter.
- Acclamations! - Acclamations!
Depuis la duchesse de Dantzig ne veut pas venir nous saluer...
Laissez-la exactement lĂ oĂą elle est.
J'ai l'intention qu'elle reste oĂą elle est, Ă sa place.
Viens, Jérome.
Il n'y a rien de plus amusant que détrôner une reine avant qu'elle ne soit couronnée.
Révérence, cher ami. Révérence. Pardonnez-moi.
Si Leurs Altesses Impériales daignerait me permettre de vous présenter
la duchesse de Dantzig...
Son Altesse Impériale, la Reine de Naples, grande-duchesse de Bergues.
Votre Altesse.
Son Altesse Impériale, la princesse de Lucques et Piombino.
Votre Altesse.
Son Altesse Impériale la Princesse de Borghèse, grande-duchesse de Guastalla.
Ton-- putain, j'ai brouillé celui-là .
J'ai fait ce que j'ai pu. Que veux-tu que je fasse ?
C'est comme de la mayonnaise, parfois il faut...
Son Altesse Impériale, Prince Jérome Bonaparte.
Encore? Cette fois, je vais réussir.
Ça t'a fait taire, hein ? Vous pouvez être fier de votre élève.
C'est lui qui m'a fait répéter.
Tu nous l'as caché, Fouché. Félicitations.
Vous avez un étudiant qui va certainement faire de grands progrès.
Vous avez en effet beaucoup Ă apprendre.
Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Mais avec lui, si je trébuche,
Je sais que je tomberai toujours sur mes pattes arrière.
Vos pattes arrière, vraiment ? j'ai négligé remarquer que nous avions des pattes postérieures.
Si j'ai bien compris,
tes pattes postérieures n'ont jamais été je t'ai emmené aux Tuileries.
Mon Dieu, non. J'ai hésité à venir ici.
Je suis un peu timide.
- Timide"
Comment vous entendez-vous avec vos clients, alors ?
- Mes clients ? - Oui, nous avons entendu dire que vous étiez...
Une blanchisseuse, oui.
tu as lavé le linge sale des autres.
- J'étais blanchisseuse, après tout. - Et ça ne t'a pas donné la nausée ?
Pourquoi? C'est mieux de sentir comme le savon que d'autres choses.
- Aucune profession n'est sans mérite. - Il n'y a que des sales boulots.
Laver quelques-uns de vos les chemises de mon frère n'étaient pas un sale boulot.
C'est à ce moment-là que j'ai rencontré ton frère,
et toi en mĂŞme temps.
Je ne m'en souviens pas.
Je fais. C'était en août 1992.
Ce qui est drôle, c'est que si je n'avais pas été une blanchisseuse, je ne serais pas là ce soir.
Nous sommes toutes des dames du 10 août, tous dans le même bateau.
Car, Votre Altesse, où serait toi et moi serons sans le 10 août ?
Nous venons tous de loin, et nous n'avons rien Ă cacher.
Regardez Augereau.
Sa mère vendait des légumes dans la rue de Mouffetard.
HĂ©, Augereau ! Tu peux rester.
N'ayez pas honte. Au contraire, cela nous honore.
Comme toi, Jourdan, tu étais un garçon de magasin.
Et toi, Masséna, tu as commencé en vendant des olives dans la rue.
Non, pas des olives... des oranges.
Pardonnez-moi, duc de Rivoli, ça change tout.
Et j'ai oublié ton mari, Murat le courageux.
Quel était le roi de Naples ? Un domestique pour son père aubergiste.
Et il doit être très fier aujourd'hui quand il entend les gens dire « Votre Altesse ».
Les mĂŞmes personnes qui ont dit un jour, peut-ĂŞtre, "HĂ©, gamin, change mon assiette.""
Nous sommes une étrange sorte de noblesse.
Nous ne descendons pas des croisés, mais de nous-mêmes.
Encore une autre raison de garder ce langage et ces manières en dehors du tribunal.
- Mme Sans-Gène était une cantinière. - Elle pense qu'elle est toujours au camp.
Quand elle a couché avec les soldats.
- Un jour ici, un jour lĂ -bas. - Celui-ci aujourd'hui, celui-lĂ demain.
- Quoi? - S'il vous plaît, madame.
Laisse-moi tranquille!
C'est donc vers cela que vous vouliez en venir.
Votre Altesse, « dormir » a un une signification différente pour vous que pour moi.
Tu devrais être les derniers pour me reprocher la vie que j'ai menée.
Que cela plaise ou non Ă Vos Altesses,
les hommes avec qui j'ai couché avaient plus de respect pour la femme que je suis
et le nom que je porte que pour toi, les altesses que vous ĂŞtes !
J'ai eu ma part de plaisir.
J'ai eu ma part de plaisir Ă travers l'Europe.
Et ils savaient qu'ils me trouveraient quand ils avaient besoin de moi...
pour panser leurs blessures, pour leur apporter quelque chose Ă boire.
Les troupes avec qui j'ai couché,
certains d'entre eux mĂŞme je me suis endormi dans mes bras.
Et à qui ai-je donné son dernier baiser ? Dors bien, ma douce.
Et maintenant ils dorment tous seuls, comme cette pauvre Fricasse.
Pauvre Fricasse.
Mes histoires d'amour sont belles, n'est-ce pas ?
Tu pourrais rire, si tu avais le courage.
Juste en versant un verre pour les soldats qui t'ont conquis un royaume,
J'ai fait plus que toi pour ta couronne. Tu ne te baisserais mĂŞme pas
pour récupérer la couronne qui était trempé dans leur sang.
Vous regretterez d'avoir dit ça.
Avez-vous vu?
Quoi?
Zi-Zig, Zi-Zig ! Que se passe-t-il?
Rien. En fait, quelque chose d'incroyable.
- Je n'arrĂŞte pas de me demander si je rĂŞve. - Oui.
- Non, pas ici. Viens. - Le train ! Attendez!
J'espère que tu n'es pas assez stupide faire le jeu de la duchesse.
Expliquez alors votre comportement.
- Fais-moi confiance. - Comme si on pouvait te faire confiance.
Je me fais confiance, et je me connais bien.
Comme vous le voyez, ce n'était pas un échec complet.
L'Empereur !
Eh bien, Élisa, tu as l'air toujours aussi maussade.
- Tu boudes toujours, je vois. - Je ne boude pas, Sire, je suis indigné.
Il y a eu des insultes.
Des insultes ? Affrontements !
Votre patron ne fait pas les choses à moitié.
Une couronne pour chacun de nous. Cela semble drĂ´le, n'est-ce pas ?
- Vu mes états de service... - Oui, mais quand même.
Qu'y a-t-il de si incroyable là -dedans ? J'ai suivi la procédure :
sergent, capitaine, commandant, colonel, général, maréchal, duc et roi.
- J'ai de l'ancienneté ! - Oui, mon Zi-Zig. Zi-Zig I.
- Attention Ă votre comportement, vous ĂŞtes une reine. - C'est vrai.
Réalisez-vous que nous sommes à 200 mètres de mon ancienne boutique ?
Nous avons parcouru 200 mètres et ça ne m'a pas semblé très long.
Un rêve, le 10 août. Vous souvenez-vous de cette chaleur ?
Tu étais prêt à perdre la vie pour prendre les Tuileries et expulser le roi.
Maintenant nous sommes aux Tuileries et je suis le roi.
Comment allons-nous régner ?
Il suffit de donner des ordres, Je suis habitué à ça.
Qu'est-ce qu'un royaume, après tout, mais une grande caserne ?
Ce foutu train me suit partout comme un petit chien.
Donne-moi ta main.
C'est ainsi que nous marcherons au milieu de mon peuple.
- Vos hommes ? - Notre peuple, nos sujets.
Il n'y a pas d'erreur tu feras un bon despote.
Je connais bien mon métier.
Nous devons laisser une trace dans l’histoire. Pour ce faire, il suffit de se faire remarquer.
J'aurai une garde personnelle...
oui, deux mètres de haut, vêtu de jaune.
Et tout le monde utilisera notre argent,
votre profil d'un côté de la médaille, mon profil de l'autre.
Vous aurez des demoiselles d'honneur et vous n'aurez plus jamais à faire la révérence.
Ils feront la révérence pour vous.
C'est très gentil tout cela, mais je ne veux pas quitter Paris.
En tant que souverain, vous êtes obligé envers votre nouveau pays.
- Je ne veux pas ĂŞtre westphalien. - Vous devez faire ce qui est requis.
Tant qu'on ne se sépare pas.
Tu es peut-ĂŞtre roi, mais je ne t'aime pas pas plus qu'avant.
J'avais le sentiment que je ne pouvais pas t'aimer pas plus que moi.
Je sais, je sais. Voudriez-vous arrêter de rabâcher ce sujet ?
Allez, espèce d'idiot maladroit,
si la duchesse de Dantzig J'ai parlé à tes sœurs avec irrévérence,
c'est parce qu'ils l'ont demandé.
Sire, il ne s'agit pas d'eux, il s'agit de moi.
Non, je ne veux pas parler de toi.
J'ai pris ma décision et c'est tout.
Lefebvre sera roi.
Ségur....
tu feras asseoir les Westphaliens d'affilée selon l'âge.
La cérémonie va commencer 10 minutes après le défilé.
Les ordres sont donnés, Sire.
Votre Majesté a-t-elle lu la presse étrangère ce matin ?
Que dit le « Times » ?
Comme les autres, pure poubelle à propos de la duchesse et de vos sœurs.
Que veux-tu que je fasse à propos de la mauvaise réputation de mes sœurs ? Allons-y!
La presse anglaise se trompe
pour vous impliquer personnellement dans cette affaire.
M'impliquer ? Dans quelle loi ?
S'il te plaît, lis-moi une partie de cette misérable calomnie.
Je ne pouvais pas t'insulter ainsi.
Un article intitulé « L'Empereur des bouffons et de la reine des poissonnières.
Je ne peux pas répéter des choses aussi horribles.
Ils ont même osé appeler le bal des Tuileries le Bal des Barrières. Méprisable.
Ils ont insinué que tu nous mettions une poissonnière sur le trône.
Une poissonnière, pour l'amour du ciel.
Ils prétendent que tu es la risée de l'Europe.
Ils ont aussi osé mettre langage scandaleux dans l’écriture.
Justifiable, cependant, compte tenu des propres mots de la duchesse.
Ils disent, comme elle l'a fait, que tu as trouvé tes maréchaux dans la boue,
et que tu as ramassé ta couronne du sang de vos victimes.
Voyons, "Empereur des Cimetières...
Clown imbibé de sang." C'est répugnant.
La pauvre duchesse de Dantzig ne pouvait je savais que ses remarques sans tact
provoquerait un scandale si spectaculaire.
Hélas, ce soir elle sera reine, et regarde qui la consolera.
-Lefebvre. - Sire.
Écoutez-moi. Votre femme a réussi très clair qu'elle n'est pas digne
des hautes fonctions qui lui étaient destinés.
Ainsi, j'ai décidé que tu je divorcerai d'elle le plus tôt possible
et que tu vas te marier le Margrave de Sandomir,
l'un des plus illustres familles du Saint-Empire.
Lefebvre! On y va ? Cela se produit maintenant, n'est-ce pas ?
Maintenant, oui. Allons nous asseoir cinq minutes.
- Que se passe-t-il? Dites-moi! - Rien, asseyez-vous.
Alors qu'a fait l'empereur te dire ?
Vous étiez aussi sérieux que les papes, vous deux.
Bien que les papes à cheval serait assez étrange.
Écoute, Catherine.
Qu'est-ce que c'est? Vous semblez bouleversé.
- Je t'aime, tu sais. - Moi aussi.
Je suis tellement heureux. j'ai le sentiment cela ne fait que commencer pour vous et moi.
Si je te faisais du mal, le ferais-tu m'en vouloir ?
Non, parce que tu ne l'aurais pas fait exprès, étant aussi maladroit que vous.
Alors tu m'as blessé ?
- Ce n'est pas ma faute, tu sais. - C'est si grave ?
L'empereur ne veut pas de toi ĂŞtre reine.
C'est ça! Et pourquoi pas ?
A cause de ce que tu as dit l'autre soir.
- D'accord. - Quelqu'un lui a dit.
- Donc? - Il n'était pas content.
La presse anglaise en profite pour se moquer de lui. Il n'aime pas ça.
Qu'est-ce que ça lui fait ? Il ne parle même pas anglais.
Tu n'étais pas trop attaché à la couronne de toute façon.
C'est vrai. Je l'ai trouvé trop gros pour ma petite tête.
Après tout, il y a beaucoup de monde qui ne sont pas des rois, n'est-ce pas ?
Alors il veut te couronner sans moi ?
Oui.
Il y a plus que cela.
- Oui. - Quoi?
Il veut que nous divorcions.
Divorcer ?
La grandeur lui est montée à la tête.
Et qu'a-t-il dit lorsque vous avez refusé ? Qu'a-t-il dit ?
Salut, Lefebvre. Regardez-moi.
Il t'a ordonné de me quitter et tu as dit oui ?
- Je n'ai pas dit oui. - Alors tu as dit non ?
Je n'ai pas dit oui.
Tu n'as rien dit.
Tu n'as rien dit.
Tu penses que c'est facile dire non Ă l'empereur,
après avoir dit oui pendant 15 ans ?
Personne ne lui a jamais dit non.
Alors tu aurais été le premier.
J'aurais aimé vous y voir.
Il m'aurait écouté.
Il aurait vu que je suis une femme qui aime son homme.
Je lui aurais dit : "J'ai mon Lefebvre et je le garde.
Nous vivons ensemble depuis trop longtemps.
Nous avons été trop heureux, nous avons trop souffert ensemble
être séparé comme ça."
C'est ce que tu aurais dĂ» dire Ă ton empereur...
si tu m'aimais autant que je t'aime.
Catherine.
Dis-moi que tu n'es pas en colère contre moi. Ne pleure pas.
- Je ne le suis pas. - Bonjour. Es-tu prĂŞt?
Quand tu es assis sur ton trĂ´ne,
je ne pourrai plus pour vous pincer les fesses.
Des fesses de reine. Ma reine !
Tu me fais toujours rire.
Je vois que tu es ému en ce moment. C'est compréhensible.
Tu n'es pas roi tous les jours.
Demain elle n'y pensera plus.
A bientĂ´t les amis.
- Je suis un salaud. - Oui.
Je ne vous ai pas tout dit.
Il veut aussi que je me marie un margrave.
Oui, une princesse. Un Westphalien, pour couronner le tout.
Je ne sais pas Ă quoi elle ressemble. Je ne l'ai jamais vue.
Tout ça me tombe sur la tête en même temps--
une couronne, un trône, un divorce, une épouse.
Je traverse vraiment une période difficile.
Il a annoncé tout cela à cheval. Oui, à cheval.
Catherine. Je t'aime!
Je ne t'ai jamais autant aimé, je le jure.
Je t'aime plus que tout au monde.
L'empereur, quand il est en face de moi, c'est comme s'il n'y avait personne d'autre.
C'est vrai, il m'intimide.
Je ne sais pas ce que je ne donnerais pas redevenir sergent. Oui, un sergent.
Maréchal, monsieur. Les messieurs attendent Votre Majesté.
- Que dois-je faire? - Va chercher ta petite couronne.
-Catherine... - Dépêche-toi, tu vas te faire gronder.
Maréchal, monsieur. Maréchal, monsieur.
Si Votre Majesté je vous prie de vous asseoir.
- C'est le maréchal Lefebvre ? - Oui, Votre Altesse.
C'est un homme séduisant.
HĂ©.
- Qui c'est? - Votre future épouse, le margrave.
- Qu'est-ce qu'on attend ? - L'empereur.
Oui bien sûr. L'empereur.
- Oui, Sire, c'est moi. - Enfin.
Tu es venu me donner ton retard excuses, mais c'est trop tard, madame.
- Mais, Sire... - N'interrompez pas.
Pensiez-vous que ma cour c'était un marché aux poissons ?
Pensais-tu que tu pourrais me faire la risée de l'Angleterre ?
- Je ne voulais pas... - Asseyez-vous! Asseyez-vous.
- Je suppose que tu es au courant de ma décision ? - Oui.
"Oui, Sire, avec votre permission."
- Qu'as-tu dit en réponse ? - Sire, je lui ai ri au nez.
- On lui a ri au nez ? - J'ai ri, Sire. En face, Sire.
- Oui? - Il a ri plus fort que moi, Sire.
Oui. Personne ne rit en face, madame !
Allez! Les gens ont trop peur de toi.
Un clin d'œil de Votre Majesté fait trembler toute l’Europe.
Sauf que je ne suis pas l'Europe, et je ne te laisserai pas me diviser.
Je suis la femme de Lefebvre. Imaginez ça.
Et si tu penses pouvoir devenir veuve hors de moi sans ma permission...
Assez! Ce comportement est inacceptable.
Vous avez de la chance. Oui, tu as de la chance avoir été l'épouse de Lefebvre.
Mais n'en profite pas de la situation.
La peine peut dépasser la gravité de l'infraction.
Se détendre. Pesez vos mots, comme moi.
Plus tard, vous regretterez d’en avoir trop dit.
Rendez-moi Lefebvre et restons-en lĂ .
Rendez-le-moi parce que tu devras l'abandonner de toute façon.
- L'abandonner ? Moi? Surveillez vos paroles. - Oui, Sire, vous. Pensez-y.
Vous pouvez envoyer des milliers d'hommes partent se battre.
Tu découpes des royaumes avec ton épée, et vaincre d'autres tyrans.
Tu peux tout faire sauf une chose :
EmpĂŞche-moi d'aimer Lefebvre,
et empĂŞcher Lefebvre de m'aimer.
Croyez-moi, Sire, l'amour n'est pas votre domaine.
Vous ne prenez aucun risque. Tu perdrais pour une fois.
j'aimerais savoir ce que pense Lefebvre de tout cela.
Il m'aime sans y penser, comme respirer.
Pourquoi diable Lefebvre me remplacerait-il,
qu'il aime, avec un margrave dont il s'en fiche ?
C'est une vraie aristocrate.
A ses yeux, il ne le fera jamais soyez plus qu'un parvenu.
Il y a de glorieux parvenus, madame.
Oui, et tu le saurais quelque chose Ă ce sujet.
Le duc de Dantzig n'a-t-il pas accepté tous les honneurs qui lui ont été accordés ?
Oui, il s'est laissé corrompre par sa déférence envers vous.
Corrompu !
Vos paroles franches peuvent vous mener plus loin que tu ne peux l'imaginer, tu le sais ?
Ne profitez pas de ma patience.
Votre scandale mériterait à lui seul l’exil.
Vous avez provoqué un horrible scandale !
Oui, on peut dire que c'était un véritable scandale.
- Je ne le tolérerai pas. - Et tu as raison.
Personne n'a le droit de traîner ton drapeau dans la boue, y compris vos sœurs.
Comment peux-tu dire ça ?
C'est juste que quand les gens attaquer l'armée...
J'y ai servi aussi.
- Toi? - C'est exact. J'étais cuisinier de camp.
- Non. - Et comment ? J'étais sur la 15ème ligne.
Je n'ai pas lâché Lefebvre. Nous avons participé à de nombreux combats ensemble.
Vous vous ĂŞtes battu ? Toi?
Oui, j'ai même été décoré sur les lignes de front des troupes
par ce gros idiot d'Augereau après ma deuxième blessure.
Quoi? Vous avez été blessé ?
Oui, c'est probablement pour ça tes sœurs m'ont traité comme une tarte.
Blessé?
Écoute, dis-moi que je mens. C'est le deuxième.
- C'est une très jolie blessure. - Oui, mais ce n'est pas pour toi.
Je ne te montrerai pas les autres, ils sont trop intimes.
- Hé! - Tu n'aurais pas pu dire ça plus tôt ?
- Quoi? - Eh bien, maintenant que...
- Il n'y a pas de quoi se vanter. - Cela explique votre langage.
Vous parlez comme un... puis-je le dire sans vous offenser ?
Comme un soldat !
J'ai fréquenté votre école.
Personne ne m'a jamais parlé comme vous l'avez fait.
Ils avaient tort de ne pas le faire. Cela aurait pu vous faire du bien.
Vous avez l'habitude de diffuser votre linge sale dans mes appartements.
C'était mon métier, comme si tu ne le savais pas.
- Comme si je ne savais pas quoi ? - Que j'étais blanchisseuse.
Une blanchisseuse ? J'aimerai mieux cuisiner au camp.
Peut-ĂŞtre. Mais ne me dis pas tu ne m'as pas reconnu.
Je t'ai reconnu tout de suite.
C'est moi qui ai lavé ton linge quand tu étais lieutenant.
L’hôtel des Patriotes Hollandais ?
Il n'y a que nous deux ici. Vous pouvez vous souvenir de moi.
- Non! - Oui, mon lieutenant.
- Sans-Gène. -Bonaparte.
Oui bien sûr.
- Je me suis dit aussi... - Oui, mais tu l'as dit très doucement.
Quelle heure, hein ? Je n’aurais qu’une douzaine de chemises.
- Non, deux. - Deux douzaines ?
Deux chemises, dont un entier.
-Catherine. - Oui, c'est moi.
Tu me dois encore deux Louis. Pardonnez-moi, deux Napoléon.
Je suis terriblement désolé, Je ne les ai pas sur moi.
C'est bon, Je peux attendre encore un peu.
Catherine ! Est-ce possible ?
Ne me flatte pas. C'est toi qui as changé, pas moi.
Vous le pensez ? Ai-je vieilli ? Prendre du poids ?
Non, tu es devenu plus grand.
Non, tu as changé. Vous êtes devenu ami il y a deux minutes.
Avec le lieutenant Bonaparte, oui.
- Vous avez aimé le lieutenant Bonaparte ? - J'aurais.
Il ressemblait Ă un pruneau.
J'ai aimé les pruneaux.
Mais tout cela appartient au passé.
Nous étions tous plus décontractés à l’époque.
- Tu sais-- - Désolé?
Repriser! Votre Majesté, je suis désolé.
Oui, je n'ai pas toujours mangé jusqu'à ce que j'étais rassasié à cette époque.
Tu as tort à ce sujet, tu as mangé tout un monde.
Votre Majesté se souvient-elle quand ils ont tiré au canon depuis chez moi ?
Tu m'as demandé de venir chasser les rebelles hors de ta cour !
Je t'ai joué un sacré tour, n'est-ce pas ?
Oui, tu as bien ri hors de celui-lĂ .
- Mon portail ! - Quelle porte ?
Quelle porte ? Vous avez tout de suite enlevé mon portail.
C'est exact! Et je suis sûr que tu n'étais pas très content.
Tu ne voulais pas l'ouvrir pour moi. Quelle histoire.
Et l'idiot Ă qui j'ai appris Ă viser !
Qui sait où il a volé le canon ?
Il ne pouvait mĂŞme pas l'utiliser !
Tu as rendu ce idiot le Maréchal de France.
- C'était Lefebvre. - Ce con, c'était Lefebvre ?
Précisément. Et tu allais pour faire de ce idiot un roi.
Heureusement, tu as changé d'avis.
- Parce que j'ai changé d'avis. - Oui, tu ne le savais pas ?
J'annule également votre séparation d'avec Lefebvre.
- Puisqu'il n'est plus roi. - Femmes.
Quand vais-je apprendre résister à leurs charmes ?
Merci! Merci, mon lieutenant.
Tu dois admettre que tu es content que je sois venu.
Mais que penseront les gens ?
Je ne peux certainement pas donne la couronne à Jérome.
Oui, vous pouvez. Quelle est la différence ? Un roi de plus, un roi de moins.
Jérome ne sait pas quoi faire avec lui-même. Cela l'occupera.
- Entrer! - Votre Majesté, le Roi de Westphalie.
Monsieur, s'il vous plaît, pardonnez-moi pour avoir fait irruption comme ça,
mais je ne peux plus faire ça. J'ai toujours obéi à Votre Majesté.
Je n'ai rien dit quand tu m'as fait un général. Ou un maréchal.
Ou un duc. Je n'ai jamais protesté.
Mais aujourd’hui, je n’en peux plus.
Je suis ici pour présenter ma démission. Pour le roi, le duc, tout.
Je ne veux pas épouser le margrave. Je n'y peux rien.
J'aime ma femme, Sire.
Je sais qu'elle est idiote, mais que peux-tu faire ?
Ce n'est pas un crime, après tout.
Regardez Ă gauche, Marshal.
Allez, embrasse-la. Elle m'a vaincu. C'est la première bataille que je perds.
- Et j'espère que ce n'est pas la dernière ! - Lefebvre !
Et j'allais en faire un roi !
Vous êtes excusé maintenant.
Votre audience est terminée.
- Oui. - Je crois que nous n'avons plus rien Ă dire.
En effet, madame. Je crois que tu m'as tout dit.
LA FIN
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