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Titre français: L'AMANT SANS VISAGE
SOUS-TITRES FRANÇAIS PAR GRIZZLI06 Synchronisés pour film à 25 images/seconde
[ Sifflet du bâteau ]
[ Sirène de la voiture de police ]
HĂ©, le voilĂ ! Allez.
Pourquoi l'avez-vous tué ? L'avez-vous tué ?
Il ne parlera pas, les gars.
Allez, Jack. Donnez-nous une news.
Pourquoi l'avez-vous tué ?
Qu'est-ce qu'il a, il est timide ?
Ne me demandez pas. Il n'a pas dit un mot
Ă qui que ce soit dans tout le pays.
Eh bien, que pensez-vous de ça ?
PALAIS DE JUSTICE
Le tribunal m'a désigné comme votre avocat.
C'est mon devoir de vous défendre,
Mais je ne peux rien faire pour vous si vous ne me parlez pas.
Dites-moi quelque chose que je pourrais utiliser pour votre défense.
Le procureur dit que vous n'avez pas seulement tué le Dr. Talbot,
mais que vous l'aviez fait chanter pendant plusieurs mois avant le crime.
Si c'est vrai, tu devais avoir quelque chose sur lui.
Qu'est-ce que c'était ?
Si vous me le dites, ça m'aidera dans votre défense.
Le Dr Talbot était un membre respecté de la communauté.
Il a vécu dans la même maison, dans la même rue, année après année.
Tout le monde l’admirait et le respectait.
Mais ensuite, quelque chose s'est produit. Il a fait quelque chose.
Quelque chose qui vous donnait un moyen de pression sur lui.
Qu'est-ce que c'était ? Que cachait-il ?
Qu'est ce qu'il a fait ?
D'accord. Vous savez ce que ça signifie si vous êtes déclaré coupable ?
Mieux vaut y réfléchir.
Le procureur affirme
que tu n'avez pas seulement tué le Dr. Talbot,
mais que vous le faisiez chanter.
Ça veut dire que vous deviez avoir quelque chose contre lui.
Qu'est-ce que c'était ? Tout est dans la défense.
Mieux vaut y réfléchir. Mieux vaut y réfléchir.
Le Dr Talbot était un homme bien,
Il a vécu dans la même maison, dans la même rue, année après année.
Tout le monde l’admirait et le respectait.
Mais quelque chose s'est produit. Il a fait quelque chose.
Quelque chose qui vous donnait un moyen de pression sur lui.
Qu'est-ce que c'était ? Que cachait-il ?
Qu'est ce qu'il a fait ? Qu'est-ce que c'était ?
Que cachait-il ? Qu'est ce qu'il a fait ?
Bonita ?
- Bonjour, Lucie. - Bonjour mon cher.
Je suis en retard.
Dépêche-toi, Bonita. Il est plus de 8h00.
Je descends, mère.
Bonjour, papa.
Bonjour, Greg.
Je ne vois pas pourquoi Bonita n'est jamais Ă l'heure.
Greg est toujours ponctuel.
Je suis toujours ponctuel.
Si tu enlevais les miroirs de sa chambre,
Elle n'arrivera peut-ĂŞtre pas si tard.
Et bien, le petit lapin grandit. Elle veut ĂŞtre belle.
Pour une fille, c'est toute une affaire, j'imagine.
Un dur travail. Qui prend du temps. Soyons patients, d'accord ?
Bonjour. Oh, est-ce que quelqu'un l'a remarqué ? Quelqu'un a remarqué ?
Quoi ?
C'est le printemps. Vous n'avez pas remarqué ?
Les plantes sortent de terre,
Quelque chose bouge !
Vous ne le ressentez pas ?
Je sens un courant d'air.
Veux-tu s'il te plaît fermer la fenêtre, Bonita,
Et venir t'asseoir pour prendre le petit déjeuner ?
Un jour, quelqu'un sera en retard dans cette maison pour la 1ère fois
et les murs tomberont.
Ne marmonne pas, chérie.
Oui mère.
Bonjour, Lottie.
Bonjour.
Tu es très jolie ce matin, mon lapin.
Hmm. Très jolie.
Ne la gâte pas, Richard.
Vraiment, je suis un peu ennuyée.
J'essaie de maintenir une sorte d'horaire fixe
et Bonita le bouleverse toujours.
Quelle différence quelques minutes feront-elles ?
Ce n'est pas une question de quelques minutes.
Elle est systématiquement en retard.
Systématiquement.
Quand j'avais son âge,
mon père m'a obligé à faire attention à ce genre de choses.
Votre père était un homme très... plutôt strict.
Ne vous attendez pas...
J'attends de ma famille qu'elle soit fiable.
Je suis fiable.
- Père était fiable. - Oui mais....
C'est ce qui a construit son Cabinet,
Et le vĂ´tre aussi. Les gens savent qu'ils peuvent compter sur vous.
Mais Bunny n'a pas l'intention de devenir médecin.
Ce n'est pas le sujet.
Une personne doit faire preuve d’une certaine discipline personnelle.
Si l'on néglige les petites habitudes... Toast, Gregory ?
On risque de devenir négligent envers les choses plus importantes.
Ta mère a tout à fait raison, mon lapin.
Rappelez-vous cela.
Oui papa.
Rappelez-vous cela.
Maintenant tu n'oublieras pas: tu rentres Ă 19h, hein ?
Oui chérie.
Au revoir. Au revoir. Au revoir.
C'est particulièrement important ce soir
Parce qu'on va dîner chez Morgan, tu te souviens ?
Je serai là , chérie.
Tu sais, Lucy, Bunny a raison.
C'est un jour glorieux, n'est-ce pas ?
Euh-Hmm. C'est très gentil.
Il doit faire beau en montagne maintenant.
Je ne pense pas que tu aimerais aller au chalet pour le week-end.
Oh, pas ce week-end.
Les enfants et moi allons chez maman.
Oh je vois...
Je sais que tu as beaucoup Ă faire.
Tu n'as même pas commencé ton papier
Pour la convention médicale encore.
Et bien non. Je pensais que je pourrais peut-ĂŞtre...
[ Le téléphone sonne ]
Je le prends, Lottie.
Au revoir chéri.
[ Le téléphone sonne ]
AllĂ´ ? Oh, bonjour, Margaret.
Non, je dois juste amener Richard au travail.
Vendredi prochain ? Eh bien, laissez-moi voir.
Il faut que je regarde mon agenda.
Bonjour, doc. Vous ĂŞtes en retard.
Oui. C'était une si belle journée
J'ai traversé le parc en voiture en descendant.
MĂŞme heure ce soir ?
MĂŞme heure.
- Bonjour. - Bonjour.
Bonjour Judson.
Bonjour Docteur.
Merveilleuse journée, n'est-ce pas, Judson ?
Ce qu'il en reste. Vous réalisez que vous êtes en retard de 20 minutes ?
Eh bien, c'est la première fois depuis 10 ans.
Pas une mauvaise moyenne.
Il y a un certain Mr. Bailey dehors,
Un des patients du Dr. Merriam.
Il a l'air mal. Je pense que vous feriez mieux de le voir.
OĂą est le Dr. Merriam, Ă l'hĂ´pital ?
Non, et j'ai téléphoné à son appartement.
Il n'est pas lĂ -bas non plus.
Il n'était pas à sa maison de la nuit dernière.
Faites rentrer Bailey.
Judson, quand le Dr. Merriam arrive,
Dites-lui que je veux le voir.
Oui Monsieur.
Vous pouvez entrer maintenant.
Mr. Bailey ? Veuillez entrer, s'il vous plaît.
Bonjour, Richard.
Bonjour, Bailey.
Bonjour Docteur.
Comment vous sentez-vous ?
Un peu mieux, je pense.
Désolé, j'étais en retard.
Eh bien, ce n'est pas grave.
J'avais hâte de rencontrer le Dr. Talbot.
Je vous conseillerais d'y aller doucement ces prochains jours, Mr. Bailey.
Dès que vous pressentez une autre attaque,
mieux vaut trouver un moyen de contacter le Dr. Merriam ou moi-mĂŞme.
Oui je le ferai.
- Je remarque que vous vivez au YMCA. - Oui.
N'avez-vous pas de famille ou d'amis avec qui vivre ?
Je ne pense Ă personne. Pourquoi ?
Eh bien, ce serait plus sûr.
Je veux dire, il y a toujours le risque que...
Je comprends.
C'est une grande ville et il n'y a personne à connaître
Que vous soyez vivant ou mort,
Et très peu de gens pour s’en soucier.
Eh bien, merci, docteur.
Prenez soin de vous, Bailey.
Merci.
- C'est un homme très malade. - Oui je sais.
Je suis content que vous l'ayez vu.
Je voulais vous demander de jeter un œil sur lui.
Je pensais que vous pourriez le prendre en charge.
Joel, ce ne sont pas mes affaires,
Et je n'aime pas dire ça, pas plus que vous n’aimerez l’entendre.
Je sais, je suis en retard, je suis désolé.
Il n'y a pas que ça. Judson a appelé ton appartement,
Vous n'étiez pas à la maison de la nuit dernière.
J'ai été un mauvais garçon.
Joël, je suis sérieux.
Nous avons beaucoup de patients comme Bailey.
S'ils ont besoin de vous en cas d'urgence...
J'ai dit que j'étais désolé.
Je ne vous demande pas avec quelles femmes vous étiez
ni combien de verres vous avez bu hier soir.
Pourquoi devriez-vous le faire ? c'est ma vie.
Cela aurait pu affecter la vie de Bailey.
Tu es médecin, Joel.
Il y a une certaine dignité.
Oh, arrêtez ça, Richard.
Je vais essayer de faire mieux, mais ne me faites pas la leçon.
Quant à la dignité, vous pouvez la garder pour vous.
C'est trop ennuyeux pour moi.
Il est 18h30, docteur. S'il n'y a rien d'autre...
non, non, je ne pense pas.
J'ai quelques points Ă finir.
- Vous n'avez pas besoin de rester. - D'accord. Merci.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
[ Klaxon + Crissemement de pneus + Cris ]
Laissez-moi passer. Je suis un médecin.
Que s'est-il passé ?
Elle est sortie devant la voiture. Je ne pouvais pas la voir.
Vas-y lentement. Calmez-vous.
Eh bien, dites quelque chose, doc. Comment va-t-elle ?
Tu ferais mieux de l'emmener Ă mon bureau.
Il doit y avoir un moyen plus simple de prendre un taxi.
HĂ©, oĂą est mon bracelet ?
Oh, je... je l'ai. Je suis médecin.
Suis-je morte ou quoi ?
Non, vous venez de vous évanouir.
Ai-je laissé quelque chose dans la rue ?
Un bras ou une jambe ?
Vous avez un bleu plutôt sérieux au-dessus du genou.
Mais s'il n'y a pas de blessures internes...
Ouf. Ce n'est pas très joli, n'est-ce pas ?
Rallongez-vous, s'il vous plaît.
Aucune douleur? Non.
HĂ©, allez-y doucement.
Était-ce sensible ?
Non, juste chatouilleux.
Vous pensez que je vais vivre ?
Oui, je pense que tout ira bien.
Eh bien, vous n'avez pas besoin d'ĂŞtre si sombre Ă ce sujet.
Vous avez une cigarette ?
Oui.
Comment va-t-elle, docteur ?
Rien de sérieux.
Bien. Puis-je partir maintenant ?
Non, restez dans les parages. Je dois faire un rapport.
C'est quoi toute cette agitation lĂ -bas ?
Le chauffeur du camion et le policier.
Ils veulent vous poser quelques questions.
D'accord. Faites-les entrer.
Eh bien, je... je n'ai pas fini.
Oh, ça ne me dérange pas. Faites-les entrer.
Très bien, nous verrons ce qu'elle a à dire. Maintenant, calmez-vous.
Ok, n'essaye pas de m'intimider...
merci.
Entrez maintenant.
- Ne vous mettez pas en colère. - Du calme.
Comment vous sentez-vous, mademoiselle ?
J'ai déjà été examinée.
Écoutez, madame, ce n'était pas ma faute. Vous êtes épuisée...
Vous ellez vous taire, mon pote ? Attendez que j'ai posé quelques questions.
Oui bien sûr.
Quel est votre nom, mademoiselle ? Je dois déposer mon rapport.
C'est Prentiss, Nora Prentiss.
OĂą habitez-vous ?
Aux appartements Golden Gate en bas de la rue de l’autre côté.
Profession ?
Je suis... chanteuse, discothèque.
Artiste.
Vous voulez porter plainte ?
Porter plainte pour quoi ? Le doc a dit qu'elle allait bien.
Oh, oubliez ça. Je suppose que c'était ma faute.
Avez-vous entendu ? Puis-je partir maintenant ?
OK OK.
Merci. Vous ĂŞtes une vraie Lady.
Bonne nuit Mademoiselle. Bonne nuit, docteur.
Bonne nuit.
Eh bien, j'ai eu du succès avec le chauffeur du camion.
Nous allons nous occuper de ceci maintenant.
Est-ce que... ça vous dérangerait ?
On dirait que j'ai été mordu par un cheval... Un cheval instruit.
Vous ĂŞtes le Dr. Talbot, n'est-ce pas ?
Oui.
Je vous ai déjà aperçu. De la fenêtre de mon appartement.
Vous ne le saviez pas, n'est-ce pas ?
Nous sommes dans une grande ville. Vous ne connaissez même pas votre voisin d'à côté.
Est-ce trop serré ?
Mais je vous connais. En fait, je connais l'heure grâce à vous.
Quand vous arrivez le matin, il est 9h00.
C'est le lundi, mercredi et vendredi.
Le mardi, jeudi et samedi, il est 11h00.
Je vais Ă l'hĂ´pital ces jours-lĂ .
Quand vous allez déjeuner, il est 12h15.
Et Ă 18h30, vous rentrez chez vous.
Vous donnez l'impression que tout ceci est trp routinier.
Pourtant j'étais en retard aujourd'hui.
C'était une chance pour moi.
Sinon, je serais peut-être encore allongée là -bas dans le caniveau...
en attendant que quelqu'un s'intéresse à moi.
Et nous ne nous serions peut-être jamais rencontrés.
VoilĂ . Cela n'a pas l'air mal.
Le bandage ou bien la jambe ?
- Jeune femme, je... - Vous ne savez pas dire, docteur ?
Eh bien, je... j'ai fait le pansement. Je n'ai pas fait la jambe.
Je... j'ai l'air de vous amuser.
Un peu. D'une manière agréable.
Quel est le problème, je suis mal foutue ou quoi ?
Au contraire.
Merci. C'est la chose la plus gentille qu'on m'ait jamais dite.
Votre bracelet.
Vous devriez rire plus souvent.
Ça vous fait du bien.
Ooh. Oh, j'ai un peu le vertige.
Vous n'auriez pas un verre par hasard ?
Oui. J'en garde un peu à des fins médicinales.
C'est ma marque préférée.
Je suppose que vous n'en prendrez pas un avec moi ?
Non, merci.
Vous n'aimez pas cette idée ?
Je ne m'y oppose pas si cela améliore le pronostic du patient.
Eh bien, il faudrait plus qu'un verre
pour améliorer mes perspectives, mais ça aide.
Ooh. Je me sens comme neuve.
Merci. Quelle heure est-il?
Près de 7h00. 7h00 !
Je ne pensais pas qu'il était si tard.
Je vois que vous êtes marié.
Oui... j'avais un dîner de fiançailles.
Je suis un peu en retard.
Croyez-vous que vous pouvez marcher ?
J'ai bien l'intention d'essayer.
Bien. Je vous verrai chez toi.
Je ne sais pas si je pourrai travailler ou non ce soir.
Je ne pense pas que vous devriez essayer de travailler.
En fait, vous feriez mieux d'y aller doucement pendant un jour ou deux.
Juste lĂ -bas.
Si vous ne vous sentez pas bien demain,
mieux vaudrait me laisser vérifier.
Oui.
Eh bien, doc, merci pour la cigarette et le verre.
En fait, merci pour tout.
Oh, c'est très bien. Bonne nuit.
Euh, juste une minute. Combien je vous dois ?
Oh, je vous enverrai une facture.
Vous connaissez mon nom ?
Prentiss. Nora Prentiss.
- N'oubliez pas. - Je n'oublierai pas.
Au fait, vous avez été très patient avec moi.
Vous ne l'avez peut-être pas remarqué, mais j'étais un peu impertinente.
J'ai remarqué.
Je ne sais pas pourquoi... quelque chose en raport avec vous.
La prochaine fois, je serai polie.
C'est très bien. La prochaine fois, ma facture ne sera pas si importante.
Lucy, euh... Ă quoi je ressemble ?
Ça va. Pourquoi ?
Je ne sais pas, ce costume semble un peu vieillot, tu ne trouves pas ?
Non, je n'avais pas remarqué.
Il a l'air vieux et un peu strict...
tant pis.
Tu es ravissante ce soir, Lucy.
Oh, voyonns, Richard. Cette robe est ancienne.
Je ne parle pas de la robe...
Je parle de toi.
Je ne sais pas pourquoi... J'ai eu une journée très fatigante.
Devons-nous vraiment aller chez les Morgan ce soir ?
Je... je préfèrerais passer la soirée avec toi.
Mais tu passes la soirée avec moi.
Je veux dire seul. Je ne peux pas l'expliquer,
mais c'est une si belle nuit.
Les gens mariés ratent beaucoup d'occasions, Lucy. Par routine.
Ce ne devrait pas être comme ça.
De quoi parles-tu ?
Eh bien, tu iras chez ta mère pour le week-end,
je ne te verrai pas avant lundi.
Nous ne semblons jamais nous amuser ensemble, Lucy.
S'amuser ? Eh bien, nous ne sommes plus des enfants, Richard.
Il me semble que nous menons une vie tout Ă fait normale.
Maintenant, tu veux bien m'apporter ma veste, chéri ?
[ Une porte claque ]
Il y a quelqu'un ?
Oh bonsoir. Les lumières étaient allumées,...
la porte était ouverte, alors je suis entrée.
Mlle Prentiss.
J'espère que je ne vous interromps pas.
Non, non, bien sûr que non.
Mon patron m'a appelé. Il dit que ma présence est nécessaire.
Le samedi soir est une très grosse soirée.
Vous pensez que je pourrais aller travailler ?
Eh bien, ..., comment vous sentez-vous ?
Votre jambe, est-ce qu'elle vous fait mal ?
Ah, un peu. Pas beaucoup.
Eh bien, je suppose que tout ira bien.
Cependant, je ferais attention Ă ne pas trop danser.
Je n'ai pas besoin de danser. Je suis chanteuse...
et je suis toujours prudente.
Eh bien, je suppose que tout ira bien.
Allez au travail.
Merci. Bonne nuit.
Mlle Prentiss...
Oui ?
Je... je ferais attention, cependant.
Vous venez juste de dire ça.
Oui, je... je suppose que je l'ai dit.
Vous semblez travailler vous-mĂŞme.
Oui, j'essaie.
J'écris un article sur les maladies cardiaques.
Un article ? Je pourrais écrire un livre.
Eh bien... au revoir.
Bonne nuit.
Mlle Prentiss ?
Oui ?
OĂą avez-vous dit que vous travaillez ?
Je ne l'ai pas dit, mais c'est chez Dinardo, quai des pĂŞcheurs. Pourquoi ?
Eh bien, je pensais que je pourrais sortir dîner plus tard.
Comment est la cuisine lĂ -bas ?
Si c'est de la cuisine que vous voulez, restez à l'écart.
Mais on y chante bien, si vous cherchez des chansons.
♫ La renommée, qu'est-ce que la renommée ♫
♫ C'est le résultat net quand les gens impriment votre nom ♫
♫ Jusqu'à ce qu'avec une répétition constante, cela devienne un mot familier ♫
Bonsoir Monsieur.
Bonne soirée.
Voudriez-vous une table ?
Oui.
Vous ĂŞtes seul ou vous attendez quelqu'un ?
Eh bien, je...
oui Monsieur.
- Pierre ? - Oui Monsieur?
Amenez ce monsieur Ă une table.
Par ici s'il-vous-plait.
♫ Mais elle ne serait qu'un jockey comme les autres ♫
♫ Si quelqu'un n'avait pas regardé ♫
♫ Ils ne seraient pas dans l'histoire s'il n'y avait pas de publicité ♫
♫ Car leur ambition, après tout, était de trouver des places au Temple de la renommée ♫
♫ Comment écrire l'histoire alors que personne n'a jamais entendu parler de moi ♫
♫ Je n'ai jamais rien fait qui mérite d'être noté ♫
♫ Personne ne s'est jamais battu pour moi ♫
♫ Aucun champagne rosé n'a été acheté pour moi ♫
♪ Je n'ai jamais dit un mot qui puisse être cité ♪
♫ Je n'ai rien de certain, je ne suis pas démonstrative ♫
♫ Mais si la bonne personne arrive ♫
♫ Je peux donner beaucoup de choses ♫
♫ Voudriez-vous un souvenir ♫
♫ Juste une petite chose pour garder cette mémoire à jour ♫
♫ L'amour est une belle routine ♫
♫ Prends-le-moi ♫
♫ Voudriez-vous un souvenir ♫
♫ Un souvenir qui gardera toujours nos rêves en contact ♫
♫ Chéri, ça compte tellement ♫
♫ Tu n'es pas d'accord ? ♫
♫ Dois-je te laisser m'embrasser ♫
♫ Je ne te manquerai jamais quand tu t'arrêteras ♫
♫ Prends quelque chose de matériel, ce truc impalpable est un flop ♫
♫ Oh, voudriez-vous un souvenir ♫
♫ Quelque chose de proche de moi que vous pouvez appeler "vôtre" ♫
♫ Quelque chose pour toi seul, définitivement ♫
♫ Si votre conscience vous dérange, ne le laisse pas faire ♫
♫ Venez le chercher pendant qu'il est là ♫
♫ Vous ne vous tromperez pas si vous emportez un souvenir ♫
Je vois que vous avez décider de dîner.
Je... je n'arrivais tout simplement pas Ă me mettre au travail...
Voulez-vous vous asseoir ?
Merci.
Vous ne parvenez pas à soigner vos problèmes de coeur ?
- Non. - J'ai aussi des problèmes avec le mien.
Vous savez, docteur, je me demande ce qu'est un homme marié
avec une routine stricte, fait dans un endroit comme celui-ci.
Vous ĂŞtes en retard maintenant, n'est-ce pas ?
Oh non. Pas vraiment.
Je n'ai rien Ă faire que je ne pourrais remettre Ă plus tard.
Vous voyez, ma femme n'est pas en ville.
Oh. Maintenant, je comprends.
Je vous demande pardon ?
La petite épouse est partie,
Alors pourquoi ne pas descendre et se lier d'amitié
avec cette chanteuse, quel est son nom déjà ? Est-ce que c'est ça ?
Eh bien, je pensais...
Je sais ce que vous pensiez.
Autant mettre les choses au clair, doc.
Je n'ai peut-être pas été traitée avec délicatesse,
mais je ne suis pas usée pour autant.
Vous... vous avez fait une erreur, mademoiselle Prentiss.
Je suis venu ici seulement parce que... je pensais que nous étions amis.
VoilĂ tout.
Attends une minute. Ne partez pas.
Asseyez-vous s'il vous plait.
Je suis désolée.
J'ai peur de ne pas bien comprendre les femmes.
J'ai bien peur que vous ayez raison.
Quoi qu'il en soit, je suis contente que vous soyez lĂ .
Excusez-moi.
- Oh, bonjour, Phil. - Bonjour ma chère.
Je ne savais pas que ce monsieur était un de tes amis.
Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ? Je vous aurais donné une meilleure table.
Eh bien, c'est bien ainsi.
Oh, Phil, c'est euh... Mr. Thompson.
Robert Thompson. Mon patron, Phil Dinardo.
Ne vous levez pas. Ne nous sommes-nous pas déjà rencontrés ?
Oh non. Il vient de l'extérieur de la ville.
Eh bien, ravi de vous rencontrer.
Merci.
Si je peux faire quoi que ce soit pour vous, faites-le-moi savoir.
- Le serveur a déjà pris votre commande ? - Non, pas encore.
Qu'est-ce que ce sera ?
Bourbon et soda. Et vous ?
- Je... je... - Fais-en deux.
D'accord. Ça arrive.
Heureux de vous voir ici.
Vous... vous n'étiez pas obligée de dire que je m'appelais Thompson.
Dans un endroit comme celui-ci, les vrais noms n'ont pas d'importance.
Eh bien, merci...
que pensez-vous de ce troquet ?
Oh, je suppose qu'il est bien.
Cependant, votre place n'est pas ici.
Oh, la prochaine chose Ă demander est comment j'ai eu ce genre de vie.
Je n'ai pas ma place ici, vous non plus, mais nous y sommes ous les deux.
Eh bien... je croyais que vous ne buviez pas.
Eh bien, docteur. Talbot ne boit pas, mais Mr. Thompson si.
Eh bien, Ă Mr. Thompson.
Voulez-vous danser ?
Je... j'ai peur de ne pas être un très bon danseur.
Venez.
Euh-Oh. Je n'ai pas encore eu l'occasion de résoudre ce problème.
Pas de poches.
Je le garde pour vous ?
Merci.
♫ Tant qu'il désire qu'il me serre dans ses bras ♫
♫ Peu importe ce que disent les gens ♫
Eh bien, 14h30. Ça fait longtemps que vous n'êtes pas sorti aussi tard.
Vous oubliez que je suis médecin. Parfois, en cas d'urgence, c'est plus tard que ça.
Ce n'est pas très amusant.
As-tu passé un bon moment ce soir ?
Eh bien, oui. J'espère que ce n'était pas trop ennuyeux pour vous.
Pourquoi aurait-ce pu ĂŞtre ennuyeux ?
Eh bien, j'ai été accusé d'être ennuyeux récemment.
Oh, peut-être un peu timide, mais c'est une nouvelle expérience pour moi.
Plutôt agréable.
Vous êtes une nouvelle expérience pour moi. Très agréable.
Depuis combien de temps êtes-vous marié, doc ?
Oh, ça fait longtemps.
Vous avez des enfants, j'imagine. Deux ?
C'est exact. Comment le saviez-vous ?
En regardant certains hommes, on pense : "C'est un homme avec deux enfants".
Comme vous. Vous n'avez pas l'air inquiet d'un homme avec 3 enfants,
ni l'air aussi joyeux d'un homme qui n'en a pas.
Vous savez, c'est très sympa...
d'ĂŞtre seul avec quelqu'un qu'on aime.
Voudriez-vous monter ? Je vous préparerai une tasse de café.
Eh bien, je...
Vous n'avez pas peur de moi ?
Eh bien, pas tellement de vous, mais de moi...
Je vois. Eh bien, bonne nuit.
Oh, je vous raccompagne Ă votre porte.
Vous voulez que je vous dise quelque chose ? Vous êtes un gars très sympa, doc.
Voulez-vous m'embrasser pour me souhaiter une bonne nuit ?
Oui.
Alors pourquoi ne le faites-vous pas ?
Ça n'a pas fait mal, n'est-ce pas ?
[ Le téléphone sonne ]
[ Le téléphone sonne ]
AllĂ´ ?
Euh... c'est moi.
Je... j'espère que je ne vous ai pas réveillée.
[ Le téléphone sonne ]
Euh... ton bracelet. J'ai oublié de te vous rendre.
Oh oui. Et j'ai oublié de vous demander.
Je viendrai le chercher Ă votre bureau un jour.
Oh oui. Ou je pourrais vous l'apporter si vous le souhaitez.
Vous pourriez ? Quand ?
Eh bien, demain ?
Très bien, à demain alors. Merci d'avoir appelé.
Oh, et mademoiselle Prentiss ?
Oui ?
Euh... peut-ĂŞtre que vous aimeriez aller faire un tour en voiture quelque part.
Peut-être que j'aimerais ça.
Bon, c'est bien. Je vous appelle demain matin ?
- D'accord ? - D'accord.
Eh bien, c'est bien. Bonne nuit.
Bonne nuit.
OĂą allons-nous ?
Partout oĂą vous le souhaiterez.
C'est une belle journée pour un pique-nique.
Où mène cette route ?
Ă€ beaucoup d'endroits.
Par exemple ?
Par exemple, ma cabane Ă la montagne.
Une vraie cabane ?
Mm-Hmm. Avec de vraies montagnes.
Aimeriez-vous y aller ?
Bien sûr, pourquoi pas ? J'ai toujours voulu voir une montagne.
D'accord. Nous irons.
VoilĂ , nous y sommes.
Oui, l'air y est merveilleux ici, n'est-ce pas ?
Oui. C'est ce dont j'ai parlé à mes poumons.
Voyons à quoi ça ressemble à l'intérieur.
Je... je ne suis pas venu ici depuis longtemps.
Je vois ce que vous voulez dire.
C'est un peu poussiéreux, non ?
Pas un peu !
La couche est si épaisse qu’on pourrait y planter des fleurs.
Eh bien, je suppose que ce n'est pas très accueillant.
Comment avez-vous pu laisser les choses en arriver Ă ce point ?
Personne ne se soucie de cet endroit, sauf moi.
Oh, qui joue du piano ?
Moi parfois. Du moins, j'en jouais.
Vous savez, cet endroit est à peu près la seule idée
que j'ai eue tout seul.
Maintenant, regardez ça. Des toiles d'araignées de partout.
Peut-ĂŞtre qu'on ferait mieux de s'en aller.
Oh, vous n'avez pas vraiment envie de partir d'ici, n'est-ce pas ?
Non mais...
eh bien, ce n'est pas si mal.
Nous pouvons nettoyer en un rien de temps. Allez.
Vous... vous voulez dire que vous allez rester ? Cela ne vous dérange pas ?
Certainement pas. Je pense que je me souviens encore...
quelle extrémité du balai fait le travail.
Eh bien, ne restez pas lĂ .
Ouvrez la fenĂŞtre. Occupez-vous.
Oui m'dame !
[ Piano doux et romantique ]
Fatiguée ?
Eh bien, ça a été une grosse journée , vous savez.
Cuisine, ménage, lessive, repassage.
Je ne sais pas vous dire Ă quel point je vous suis reconnaissant.
Cet endroit n'a jamais été aussi beau.
Vous pouvez le déduire de ma facture.
C'est beau. J'aime ce morceau.
Chopin. La berceuse.
Oui je sais. En ré bémol mineur, pour être rigoureusement précis.
Ré bémol majeur, pour être encore plus précis.
Oh...
Vous ĂŞtes une fille incroyable, Nora.
D'oĂą ĂŞtes-vous ?
Oh, d'une petite ville. Midwest.
Qu'est-ce qui vous fait sourire ?
Comment savais-vous que je souriais ?
Oh, on aurait dit que c'était le cas.
Quoi qu'il en soit, pourquoi souriais-tu ?
Oh rien d'important. Juste d'y penser.
C'est une soirée un peu différente de la plupart de mes soirées.
Je suppose que vous avez beaucoup d'amis.
Eh bien, je ne les appellerais pas exactement des amis.
Des bagarreurs amateurs, pour la plupart, Ă la recherche d'un partenaire.
Et Dinardo ? Je pense qu'il vous aime bien.
Oui, c'est ce qu'il dit. Il part bientĂ´t Ă New York pour ouvrir un nouveau cabaret.
Il veut que je l'accompagne.
Vous irez ?
Je ne crois pas.
Il n'est pas ce que je recherche.
Que recherchez-vous, Nora ?
Je ne sais pas. Je pensais l'avoir trouvé une fois.
Je suis venue ici en pensant faire un break.
Vous savez, quelqu'un me remarquerait et m'enverrait Ă Hollywood.
Des trucs d'enfants. Des rĂŞves.
J'ai abandonné tout ça maintenant.
Pourquoi ?
Les rĂŞves ne durent qu'un temps.
Après, tu as faim.
Nora...
oh, ne t'en fais pas pour moi.
J'aime ma vie comme elle est. Je m'aime juste telle que je suis.
Nora Prentiss. 6 chansons par soirée
Et un verre de temps en temps avec les meilleurs clients.
Et tout est bien ainsi. Je ne me plains pas.
Vous êtes très gentille.
Vous ĂŞtes bien plus gentille que vous ne le pensez.
Et c'est gentil de votre part de le dire.
Personne ne m'a jamais dit que j'étais meilleure que je le pense.
J'aime ça.
Il y a deux jours, quand vous ĂŞtes venue dans mon bureau,
Vous aviez l'air si dure et si indépendante.
Je pensais que rien ne pouvait vous atteindre.
Deux jours, j'ai ressenti la mĂŞme chose vous concernant.
Vous aviez l'air si froid et digne.
Il y a deux jours, nous étions des inconnus l'un pour l'autre.
Nous ferions mieux d'y aller.
Quel est le problème ?
Rien rien. Nous sommes restés ici toute la journée
et il y a une fin Ă tout.
Ai-je dit quelque chose qui vos aurrait blessée ?
Bien sûr que non. Vous êtes le premier homme à se soucier de
mes sentiments.
Alors qu'y a-t-il ?
Il y a Ă peine un instant, vous aviez l'air heureuse.
Je l'étais. J'avais oublié qu'il pouvait y avoir des jours comme celui-ci.
J'avais espéré qu'il ne finirait jamais.
Je... je ne comprends pas.
Écoutez, c'est moi qui ai commencé tout ça.
Au début c'était pour rire, pour m'amuser un peu.
Mais ce n'est plus drĂ´le.
Vous ĂŞtes le genre d'homme qui pourrait me ridiculiser.
Et je n'aime pas ça.
Nora...
non, à quoi ça sert. Quand tout est fini, Qu'est-ce que j'y gagne ?
J'ai pris assez de coups dans ma vie,
et je ne veux plus prendre de risques.
S'il vous plaît, partons d'ici.
D'accord.
{ Nora pleure ]
Nora...
ne dites rien.
[ Musique romantique et passionnée ]
- Mlle Prentiss ? - Oui.
- Des fleurs. - Merci.
Tu rentre juste maintenant, Richard ?
Non non. Je suis Ă la maison depuis un moment.
Non, Lucie. Je ne pourrais pas y venir, mais allez-y.
Passez un bon week-end.
Le Dr Talbot n'est pas lĂ , Dr. Merriam.
Chérie, il est terriblement tard. Je dois y aller. Bonne nuit.
Bonjour maman.
Bonjour, mon lapin.
Bonjour, ma sœur.
Oh, joyeux anniversaire.
Merci.
Oui, joyeux anniversaire, chérie.
Merci, maman.
Qu'est-ce que ça fait d'avoir 16 ans ?
Ça ne change rien.
Ah,doux 16 ans.
Euh... papa n'est pas encore réveillé ?
Ah... Greg, je pense que tu ferais mieux de le réveiller.
- Mère ? - Oui chérie?
Qui vient Ă la fĂŞte ce soir, Ă part les enfants, je veux dire ?
Oh, grand-mère, bien sûr, et oncle Joe. Les Morgan. Pourquoi ?
Je me demandais juste... est-ce que papa en a parlé récemment ?
Parlé de quoi ?
Mon anniversaire. Vous ne pensez pas qu'il a été oublié.
Oh, bien sûr que non.
Tu sais qu'il n'oublierait jamais une chose pareille.
Papa papa.
Réveille-toi, papa.
Qu'est-ce que c'est?
Il se fait tard. Maman pensait que...
tard ? Quelle heure est-il ?
Il est plus de 8h00.
Plus de 8h00 ? Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé plus tôt ?
Je suppose que nous avons oublié.
Oublié ? Je dois être au bureau à 9h00.
Tu ne pouvais pas me réveiller plus tôt ?
Désolé papa.
Désolé. Une maison entière pleine de monde et personne n'a pensé à me réveiller.
Je le prends. Vous n'êtes pas obligé de m'aider.
Eh bien, ne reste pas là . Descend et prend ton petit-déjeuner.
Je suis désolé, mon fils.
Je viens dans quelques minutes.
Oui papa.
- Au revoir, maman. - Au revoir chérie.
- Bonjour, papa. - Bonjour, mon lapin.
- Bonjour, Lucy. - Bonjour.
Tu te lèves si tard que tu n'as pas le temps de lire le journal du matin.
Eh bien, je le lirai ce soir.
Café ?
Oui s'il te plait.
Richard, je sais que tu es très occupé, mais...
rentreras-tu tĂ´t ce soir ?
Oui... enfin, le plus tĂ´t possible.
Cela signifie-t-il encore après minuit ?
Lucy, je n'y peux rien si je suis occupé.
Nous allons essayer de l'aider ce soir car c'est particulièrement important.
C'est toujours important, n'est-ce pas ?
Est-ce que cela vous est déjà venu à l'esprit...
que ce que je fais pourrait aussi ĂŞtre important ?
Bien sûr, Richard, je l'ai seulement mentionné
Parce que ce soir, c'est...
J'en ai marre que tu me dises quand me lever et quand dormir,
Ă€ quelle heure aller travailler et Ă quelle heure rentrer Ă la maison.
Richard, ce n'est pas nécessaire.
J'ai passé 20 ans de ma vie dans la routine.
Vous êtes-vous déjà demandé
si c'est simple pour moi
de pointer ici à 19h00 précises ?
As-tu déjà montré un instant d'intérêt pour moi,
ou mon travail, ou ce qui se passe en moi ?
Je commence Ă me demander ce qui se passe en toi.
Qu'est-ce que tu veux dire par lĂ ?
Oh, rien, mais je ne suis pas vraiment une imbécile.
Cette nécessité soudaine pour toi de travailler nuit après nuit
jusqu'à 3h00 et 4h00 du matin, cela me semble très étrange.
La population de San Francisco ne peut pas être si malade que ça.
Je...
nous en reparlerons une autre fois.
Avez-vous aperçu le Dr. Talbot ?
Non.
C'est le relevé de Bailey.
Mieux vaut le lui montrer dès son arrivée.
Oui Monsieur.
Bonjour, Richard.
Matin. Quelque chose ne va pas ?
Bailey est à l'intérieur. On devait relever ses constantes à 9h00.
Oui je sais. Je n'avais pas oublié.
J'ai demandé au Dr. Merriam de le faire
Parce que Mr. Bailey doit ĂŞtre au travail Ă 10h00.
Cela ne pouvait pas attendre ?
Ce n'était que l'affaire de quelques minutes ?
Je suis désolée docteur, je ne savais pas.
Oui, eh bien, laissez-moi voir ça.
D'accord. Vous pouvez y aller, Judson.
Oui Monsieur.
Bailey a hâte de vous parler.
Il est assez contrarié.
Eh bien, que puis-je lui dire ?
Il lui reste moins de 6 mois Ă vivre.
Bonjour docteur.
Mr. Bailey. Je vois que vous avez été pris en charge.
Oui merci.
Bien, qu'en pensez-vous ?
Je n'ai pas encore pu étudier cela.
Appelez-moi plus tard dans la journée, voulez-vous.
Oui Monsieur. Au revoir, docteur. Dr Merriam ?
Restez en contact avec nous.
L'hĂ´pital voulait savoir
s'ils pouvaient organiser l'opération Patterson pour demain matin.
Je vais les contacter.
Je leur ai dit que tout irait bien.
J'ai essayé de vérifier avec vous, mais vous n'étiez pas à la maison
et impossible de vous localiser.
Oui, je sais, je sais. J'ai été pris. J'ai reçu un appel d'urgence.
Vous avez eu pas mal d'urgences ces derniers temps, Richard.
Bien sûr, je ne devrais rien dire...
c'est exact.
Y a-t-il autre chose ?
Non, je suppose que non.
J'ai quelques appels à passer. Je ne reviendrai pas aujourd'hui. À ce soir.
Oui.
Ce soir?
Jouez un autre morceau, Rod.
- Lequel voulez-vous ? - Oh, n'importe quoi. Continue.
D'accord.
- Mère ? - Oui chérie.
On ne peut pas rappeler son bureau ? Ou l'hĂ´pital ?
Nous avons déjà appelé plusieurs fois.
Mais ne vous inquiétez pas. Il sera bientôt à la maison.
Ne t'énerve pas, chérie. Il est encore tot.
Mais peut-être que quelque chose lui est arrivé, Grammy.
C'est absurde. Rien n'arrive jamais à ton père.
Il est un peu distrait.
Ta grand-mère a raison, mon lapin.
Découpons un tapis.
Faites attention Ă ce jeune homme. J'ai entendu parler de lui. Waouh !
Oh, maman.
Je ne peux pas le faire.
Ta femme est-elle au courant pour nous ?
Non, et si elle le découvre... je ne sais pas ce que je pourrais lui dire.
Ce serait un choc terrible.
Ça occupe mon esprit toute la journée.
Je n'ai pas pu travailler tellement j'y pensais.
Pourquoi tu me dis ça, Richard ?
Eh bien, je... je ne pourrai peut-ĂŞtre pas te voir aussi souvent que je l'ai fait.
Oh... ne serait-ce pas mieux
si tu arrêtais complètement de me voir ?
Non bien sûr que non.
C'est... c'est juste que jusqu'Ă ce que je puisse trouver une solution...
Tu veux dire que tu me verras quand ça te conviendra.
Je n'ai pas dit ça.
Mais c'est ce que tu voulais dire.
Nora, s'il te plaît...
c'est difficile pour moi. Tu ne comprends pas ?
Bien sûr, je comprends,
mais cela me concerne autant que toi.
Tu en as assez de te faufiler dans les coins et de trouver des excuses.
et bien moi aussi. À ton avis, comment ça s'est passé pour moi ces derniers mois ?
Nora, je réalise...
tout allait bien tant que nous étions heureux,
Mais nous ne sommes pas heureux maintenant, aucun de nous, n'est-ce pas ?
Je... je ne sais pas quoi dire.
Je ne sais pas quoi faire.
Je t'ai dit une fois que tout irait bien
lorsque le moment sera venu pour toi de partir.
Et ce moment est arrivé... Richard...
tu as une femme et des enfants
et une vie Ă laquelle je ne rentre pas.
Alors rentre chez toi. Rentre chez toi et laisse-moi seule.
Et toi ?
Je vais... je m'en sortirai bien.
Phil Dinardo m'a télégraphié aujourd'hui. Je pourrais aller à New York.
Non, tu ne peux pas faire ça. Je ne te laisserai pas partir.
Je vais parler Ă Lucy. Je vais lui demander le divorce.
Le divorce ?
Oui. De cette façon, ce n’est acceptable pour aucun d’entre nous.
Nous partirons quelque part. Construisons-nous une nouvelle vie.
Es-tu sûr que c'est ce que tu veux ?
Oui. Je lui dirai ce soir.
Je t'appellerai demain matin à la première heure.
Richard, je t'aime tellement.
Bonne nuit.
Bonjour. Avez-vous vu le Dr. Talbot ?
Quand il entrera, demandez-lui-d'appeler chez lui, voulez-vous.
Merci.
Tu vas user ce téléphone, Lucy.
Je ne sais simplement pas oĂą il peut se trouver.
Joël, qu'est-ce qu'il a ? Il ne me le dira pas.
Il ne me l'a pas dit non plus.
Mais quoi qu'il en soit, essaie d'être moins mariée avec lui, Lucy.
Non, je suis sérieux. Les gens mariés parfois
agissent trop comme... comme des gens mariés.
Bien...
Écoute l'avis d'un célibataire,
Fais-lui prendre des vacances. Et pars avec lui.
Passez ensemble une deuxième lune de miel.
Et n'attendez pas trop longtemps.
Le voilĂ !
Préparez le gâteau. Il est là !
Oui m'dame.
- Richard ! - Lucie.
Oh, je suis si contente que tu sois Ă la maison.
Eh bien, que se passe-t-il ? Pourquoi tout le monde ?
Eh bien, j'ai essayé de te le dire ce matin, c'est l'anniversaire de Bunny.
L'anniversaire ?
Oui, j'avais peur que tu aies oublié.
Qu'est-ce que ça fait ? Je ne lui ai pas offert de cadeau.
Comme je n'ai pas eu de tes nouvelles cet après-midi, j'en ai acheté un.
Tiens, tu le lui donneras.
C'est exactement ce qu'elle veut.
Lucie, je...
tu ferais mieux d'entrer maintenant.
Fais comme si de rien n'était, hein ?
Allez, vas-y.
Papa !
Eh bien, comment se passe ton anniversaire, ma fille ?
Oh, papa, tu n'as pas oublié.
Oublié Regarde juste dans cette poche...
qu'est-ce que c'est ? Est-ce ce que je pense ?
Je pense que c'est ce que tu penses.
Oh, c'est vrai.
Oh, papa, c'est adorable, c'est adorable.
Je suis contente que ça te plaise, chérie.
Oh, maman. Il n'a pas oublié.
N'est-ce pas beau ?
Oui en effet. C'est exactement ce qu'elle voulait, Richard.
Ah, le gâteau. Allez.
Bonjour Docteur.
Bonjour Talbot.
[ Le téléphone sonne ]
AllĂ´ ?
Nora ?
Oh, bonjour, Richard.
Je suis Ă l'hĂ´pital.
Je fais une opération ce matin.
Oui ?
Je ne sais pas quoi dire, je...
Je ne lui ai pas dit.
J'allais le faire,
Mais ce n'était tout simplement pas le bon moment.
Tu vois, c'était l'anniversaire de ma fille,
Et je l'avais complètement oublié.
Quoi qu'il en soit, je ne pouvais tout simplement pas lui dire.
As-tu dit quelque chose ?
Non.
J'espère que tu n'es pas déçue.
Non, je suis contente que tu ne lui aies pas dit.
Mais je vais le faire.
Bien sûr. Au revoir, Richard.
Je passerai dès que j'aurai fini ici.
Je préférerais que tu ne passes pas.
Qu'y a-t-il ?
Je ne veux plus te revoir, Richard.
Nora, s'il te plaît.
A quoi ça sert de continuer ?
C'est la fin de l'aventure. Au revoir.
Attends une minute... Nora, attends une minute, s'il te plaît.
Ah, Richard.
C'est le Dr. Oberlin, polyclinique de New York.
- Dr Talbot. - Enchanté.
J'ai lu votre article sur cette opération, docteur.
J'aimerais pouvoir observer, si cela ne vous dérange pas.
Non, non, bien sûr que non.
Nous ferions mieux de commencer.
Quel est le pronostic sur ce type de cas, Dr. Talbot ?
Hmmm ?
Qu'est ce que c'est ?
- Je disais... - Nous croisons simplement les doigts.
Oui oui.
Qu'est-ce qu'il y a, Richard ?
Rien.
Vous ne vous sentez pas bien ?
Si, si, bien sûr.
On ferait mieux de se dépêcher, ils sont tous prêts.
Vous venez, docteur ?
[ Musique traduisant un suspense angoissant ]
[ Sonnerie de la porte ]
[ Sonnerie de la porte ]
Qui est-ce ?
C'est moi, Nora.
- Richard, je te l'ai dit... - Ouvre-moi, Nora, s'il te plaît.
[ Tape Ă la porte ]
Je t'ai demandé de ne pas venir ici.
Donne-moi un verre.
Quel est le problème ? Qu'y a-t-il ?
S'il te plaît, ne me pose aucune question. Donne-moi juste un verre.
L'opération...
J'ai failli tuer un homme.
Il serait mort si Joel n'avait pas été là .
Ma main tremblait tellement. Je n'arrivais pas Ă me ressaisir.
Par la suite, j'ai même oublié quoi faire.
Oh, comme si les choses n'étaient pas déjà assez difficiles,
maintenant, tu ne peux mĂŞme plus faire ton travail.
Je ne sais pas ce qui s'est passé.
Je vais te dire ce qui s'est passé.
Un soir, tu as quitté ton bureau en retard,
et tu as rencontré une fille.
Depuis, ta vie est un véritable désastre.
- Ce n'est pas de ta faute. - Non ? Ă qui d'autre alors ?
Si je n'étais pas venue, cela ne serait jamais arrivé.
Eh bien, ce ne sera plus jamais le cas.
Je pars.
Partir ?
Oui, tu peux désormais redevenir comme avant.
[ Le téléphone sonne ]
AllĂ´ ?
Oui, c'est elle.
Compartiment C ?
Nora, tu ne peux pas me quitter.
Je ne te laisserai pas partir.
Richard, j'ai causé assez d'ennuis.
Je ne veux plus en causer d'autres.
Pouvez-vous répéter ?
Tu ne sais pas ce que tu fais. Donne-moi juste un peu de temps.
Du temps pour quoi ?
Je ne te reverrai plus jamais !
Oui je l'ai.
Compartiment C, voiture 131.
Donne-moi juste un jour ou deux,
Je vais trouver une solution.
A quelle heure part-il ?
Je ferai tout ce que tu dis si tu attends.
Oui, oui, merci.
Au revoir.
Écoute, chéri, on ne peut pas continuer à se voir.
Et je ne resterai pas dans cette ville sans te voir.
Je pars pour New York ce soir.
Nora, je sais que ça n'a pas été facile pour toi.
Facile ?
C'était un pique-nique.
Les épouses ne savent pas ce qui leur manque.
Elles ne savent pas ce qu'est la solitude.
Je suis la fille qui attend, Richard,
Et j'en ai marre d'attendre.
Maintenant, si cela ne te dérange pas, j'ai encore quelques bagages à faire.
Je ne dirai pas au revoir.
Je trouverai un moyen.
Docteur Talbot !
Docteur Talbot !
Je suis content que vous soyez lĂ , docteur. -
- J'avais peur que vous soyez rentré chez vous. - Eh bien, je venais juste de partir.
C'est mon cœur.
Je ne sais pas, je n'ai jamais été aussi mal auparavant.
Eh bien, allez-y et asseyez-vous.
- Je peux Ă peine, Ă peine respirer. - Ne parlez pas.
Oh, la douleur, la douleur.
Je reviens avec vous.
Relevez votre manche.
Oui Monsieur.
Docteur...
Oui, juste un instant.
Docteur !
Docteur, je...
[ Musique tragique ]
[ Musique tragique ]
[ Musique dramatique ]
numéro, s'il vous plaît ?
Passez-moi la police.
[ Musique traduisant le suspense ]
Ici la police,
Sergent Clancy Ă l'appareil.
AllĂ´ ?
AllĂ´ ?
Ici la police.
AllĂ´ ? AllĂ´ ?
Attention, s'il vous plaît.
Bateau en partance, correspondance avec le train numéro 68
pour Reno, Salt Lake City, Cheyenne et Chicago.
Les passagers sont priés d'utiliser le pont supérieur du ferry
en traversant la baie de San Francisco.
[ Sirène du bâteau ]
[ Sirène du bâteau ]
Nora !
[ Sirène du bâteau ]
Bonjour Docteur.
Bonjour, Judson.
Cela semble impossible qu'il ne soit pas lĂ , n'est-ce pas ?
Oui.
Ă€ quelle heure est mon premier rendez-vous ?
10h 00.
- Bien, j'ai différentes choses à régler. - Oui Monsieur.
Docteur...
Bureau du Dr Merriam.
Juste un moment.
[ Le téléphone sonne ]
Oui ?
Merci.
Bonjour, Lucie.
J'espère que je ne vous dérange pas, Joel, mais je devais vous appeler.
Pas du tout, que puis-je faire pour vous ?
Eh bien, je suis un peu inquiète.
J'ai envoyé quelques chèques l'autre jour,
et la banque vient d'appeler pour dire que notre compte est à découvert.
À découvert ?
Il doit y avoir une erreur.
Eh bien, il semble que ces derniers mois, Richard avait retiré pas mal d'argent,
Et ce dernier jour,
Le jour de l'accident,
il avait retiré une somme très importante.
Il m'avait toujours dit s'il y avait des dépenses inhabituelles,
Et je, euh, je me demandais juste si tu savais quelque chose Ă ce sujet.
Eh bien, non, je ne sais pas,
Mais je vais voir ce que je peux découvrir.
Si tu as besoin de quoi que ce soit...
Non, non, ce n'est pas ça.
Il y a de l'argent sur le compte d'épargne.
C'est juste que ... je ne comprends pas.
Ne vous inquiétez pas. Je vais vérifier et je vous appellerai plus tard.
Merci. Au revoir.
Au revoir, Lucy.
Oui, docteur ?
- Voulez-vous venir, s'il vous plaît ? - Oui, docteur.
Judson, y avait-il eu de grosses dépenses
au bureau ces derniers mois ?
Pas que je sache.
Pourquoi, quelque chose ne va pas ?
Je ne sais pas encore.
Au fait, vous avez dit que le Dr. Talbot est revenu ici
après l'opération. Est-ce correct ?
Oui c'est ça.
A-t-il mentionné quelque chose à propos d'aller jusqu'à Carmel ce soir-là ?
Pas que je m'en souvienne.
Mais Mme Talbot est descendue le mĂŞme matin, peut-ĂŞtre qu'il...
Non, je lui en ai parlé.
Elle ne l'attendait pas.
- C'est tout, Judson. - Oui Monsieur.
[ Musique traduisant le suspense ]
[ Musique traduisant le suspense ]
[ Musique traduisant le suspense ]
[ Objet roulant par terre ]
BRIGADE CRIMINELLE
J'ai vérifié auprès de la banque.
Il s'agit d'une liste détaillée des retraits.
400, 400, 500, 750.
Et le jour de l'accident,
$6,500.
Mm-mmm
Le Dr. Talbot a déjà été accro au jeu ?
S'il l'a été, je n'en ai jamais entendu parler.
Non, je pense que c'est assez peu probable.
Avez-vous une idée de ce qu'il a fait avec cet argent ?
Non, c'est pourquoi je suis venu vous voir.
Je n'aime pas la tournure qu'ont pris les choses.
Comment a-t-il quitté sa famille ?
Eh bien, ce n'était pas un homme riche,
Mais ils sont confortablement installés.
Et il ne s'est certainement pas suicidé uniquement
en raison de la perte de quelques milliers de dollars.
Oh, surement pas.
- Vous avez identifié le corps ? - Oui.
Je ne voulais pas que Mme Talbot...
Eh bien, il a été brûlé au point de devenir méconnaissable.
Je comprends.
Comment avez-vous procédé à l'identification ?
Eh bien, sa bague, sa montre,
Pince Ă billets. Plusieurs choses.
Je vois.
J'aurais aimé savoir ce qu'il y avait écrit dans cette note.
Ou qui l'a brûlé.
Pensez-vous qu'il ait pu ĂŞtre victime d'un chantage ?
- Un chantage ? - Oui.
Qu'est-ce que quelqu'un aurait pu lui reprocher ?
Il menait une vie tellement exemplaire.
C'est comme ça que fonctionne un maître chanteur, docteur.
Il découvre quelque chose que personne d'autre ne sait
et puis le vend très cher.
Le chantage expliquerait beaucoup de choses.
Ces retraits de la banque.
Le stress dans lequel vivait le médecin.
Cette note.
C'est possible, bien sûr, mais...
Je n'ai pas grand-chose Ă faire,
Mais je vous parie que le docteur n'est pas mort par accident.
Je dirais que ça ressemble à un meurtre.
Je vais du côté de la falaise.
Jeter un oeil à cette épave.
Vous feriez mieux de venir.
Avec plasir.
Édition spéciale ! Édition spéciale !
Oui Monsieur ?
Auriez-vous un journal de San Francisco ?
Oui Monsieur.
Celui de mercredi dernier, ça va ?
Oui.
DERNIERS SACREMENTS POUR LE DR. TALBOT
Édition spéciale ! Édition spéciale !
Le Procureur ordonne une enquĂŞte sur la mort du Dr. Talbot
Des doutes sur le caractère accidentel de la mort
Bonjour, Mr. Thompson.
Bon après-midi.
[ On tape Ă la porte ]
[ On tape Ă la porte ]
Qui est-ce ?
C'est moi, chéri.
Puis-je te parler un instant ?
Oh, eh bien, pas maintenant.
Je te rejoins dans un instant.
Cela semble suspect.
Je pensais que tu allais m'appeler
Dès ton arrivée.
Je suis désolé, mais j'avais de petites choses à faire.
Dois-je m'habiller pour le dîner ?
Oui oui biensûr.
J'arrive dans un instant.
Oh, ne te presses pas.
Et bien ?
Tu aimes ?
C'est très élégant.
Je suis allée faire du shopping. J'ai acheté beaucoup de choses.
Attends de les voir.
C'est très bien.
Suffisamment élégant ?
Juste parfait.
Eh bien, c'est la conversation la plus ennuyeuse que nous ayons eue depuis des mois.
Richard, tu... tu as l'air si différent.
Vraiment ?
Oui quoi...
Oh, tu as coupé ta moustache.
J'aurais préféré que tu la gardes. Je l'aimais.
Je suis désolé.
J'en ferai pousser une autre pour toi un jour.
Chérie, la robe est magnifique.
Et tu es magnifique dedans.
Juste pour ça,
tu peux m'inviter chez Phil Dinardo ce soir.
Chez Dinardo ?
Oui, nous allons le surprendre.
S'il découvre que je suis là et que je ne l'ai pas appelé...
Je préférerais ne pas y aller.
Oh, viens, Richard, ça va être amusant.
Je vais réserver une table.
Je ne veux pas le voir.
Et je ne veux pas que tu le voies.
Je te l'ai dit, je ne veux pas voir quelqu'un que j'ai connu Ă San Francisco.
Chérie, nous devons faire attention,
Vivez tranquillement jusqu'à ce que le divorce soit prononcé.
Je ne veux aller nulle part oĂą je pourrais ĂŞtre reconnu.
Mais je ne comprends pas.
Nous n’avons rien fait de mal.
Non,
Mais nous pourrions rencontrer quelqu'un,
qui poserait des questions.
Je suis médecin, Nora.
Je dois obtenir une licence pour exercer Ă New York.
Eh bien, il y a beaucoup de difficultés associées que tu ne comprends pas.
C'est pourquoi j'utilise le nom de Thompson jusqu'à ce que tout soit réglé.
Richard, je veux aider, pas interférer.
C'est seulement ça, eh bien, nous ne smmes pas sortis depuis notre arrivée ici...
Je sais, mais nous aurons le temps pour ça plus tard.
Pourquoi n'allons-nous pas dans un petit endroit tranquille,
dîner et voir un film après ?
Tu sais, nous ne sommes jamais allés au cinéma ensemble.
Je suis un peu trop habillée pour un long métrage, tu ne trouves pas ?
Tu pourras porter cette robe une autre fois.
Je te le promets.
D'accord.
Je vais me changer.
- Je, euh... - Un livre de plus ?
Oui, j'en ai acheté quelques-uns de nouveaux pour toi.
Si ça continue, j'aurai une éducation littéraire.
Aimerais-tu prendre un verre ?
Je pourrais commander quelque chose en bas.
Cela n'aidera pas.
Je sais que tu t'ennuies et que tu es agitée,
Mais je t'ai expliqué...
Je sais, nous devons ĂŞtre prudents
Jusqu'à ce que le divorce soit prononcé.
Mais quand cela arrivera-t-il ?
Je pensais qu'Ă ce moment-lĂ ,
nous serions mariés, aurions une maison,
pour vivre comme les autres.
Et qu’en est-il de ton métier ?
Ne devrais-tu pas chercher un bureau ? Avoir une activité ?
Devons-nous passer le reste de notre vie dans cette chambre d'hĂ´tel ?
Nora, je n'aime pas ça davantage que toi.
Mais je fais de mon mieux.
Si seulement tu étais patiente.
Patiente ?
Nous sommes ici depuis des mois et rien ne se passe.
On ne va jamais nulle part, on ne voit jamais personne,
Si nous sortons, c'est dans un restaurant caché
ou pour voir un film de quartier.
Nous ne pouvons mĂŞme pas nous promener en plein jour.
J'essayais seulement de...
peut-être que j'ai été trop prudent.
Il n'y a peut-être pas lieu de s'inquiéter.
Oui, de quoi avons-nous peur ?
D'ĂŞtre vus ensemble ?
Qu'y a-t-il de si terrible lĂ -dedans ?
Chérie...
Veux-tu sortir ce soir ?
J'aimerais faire quelque chose.
Être avec des gens, écouter de la musique.
- Je veux me sentir vivante Ă nouveau. - D'accord.
Je t'emmènerai où tu voudras.
Habille-toi glamour et nous y allons.
Richard, ce sera merveilleux pour nous deux.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Avez-vous réservé ?
- Oui, je m'appelle Thompson. - Thompson.
Mr. Dinardo nous attend.
- Phil ! - Nora.
La dame a dit ĂŞtre attendue.
Cette jeune femme est toujours attendue, mais ne vient pas toujours.
- Comment vas tu mon coeur ? - Très bien, phil.
Tu as déjà rencontré Mr. Thompson.
- Bien sûr, comment allez-vous ? - Très heureux.
Venez, j'ai une table pour vous.
- Tu aimes cet endroit ? - Très beau.
Tu devrais voir les deux belles hypothèques qui vont avec.
Ici, ma chère. Vous pourrez voir tout ce qui se passe.
Merci.
Tu es toujours la la plus magnifique femme que j'ai jamais vue.
- Quand es-tu arrivée en ville ? - Oh, il y a pas mal de temps.
Tu savais que j'étais là ,
Tu n'étais surement pas pressée de me trouver.
Il y avait des raisons Ă cela.
Je ne pense pas que Mr. Dinardo s'intéresse à nos affaires personnelles.
Oh, on peut le dire Ă Phil.
Nous allons nous marier.
Oh je vois.
Toutes mes félicitations.
Je ne dirai pas que je suis content. Tu sais pourquoi.
Vous êtes un gars très chanceux, Thompson.
C'est pour quand le grand jour ?
Eh bien, nous ne... Nous, euh...
Nous te le ferons savoir.
Merci. Je ne suis pas très doué pour deviner.
Ah, Leigh ? - Oui Monsieur ?
Dites, que diriez-vous d'une photo pour nous trois seulement ?
Non.
Une autre fois.
Vois-tu, Phil, nous attendons le divorce.
Oh je comprends.
Vous vous cachez de votre femme, hein ?
Peu importe, Leigh.
Pendant un instant, j'ai cru qu'il s'agissait d'un vol ou d'un meurtre.
Tu vas à San Francisco après le mariage ?
Ne te sens pas obligé d'y aller
Passez tout votre temps avec nous, Mr. Dinardo.
Je suis sûr que nous vous gardons éloigné de votre travail.
Merci, je suis plutôt occupé ce soir.
Je vais vous faire apporter du champagne
De la direction et avec amour.
Merci, phil.
Ce n'était pas très gentil, Richard.
Eh bien, il...
Il posait trop de questions.
Nous n’avons rien à lui cacher.
C'est un vieil ami Ă moi.
Je suis désolé chérie.
Nous sommes venus ici pour passer un bon moment. Allons-y.
Veux-tu danser ?
D'accord.
Tommy, "peu importe ce que disent les gens"
Pour un vieil ami.
Te souviens-tu ?
Oui.
Oh je suis désolé.
Eh bien, ce n'est pas grave.
Je suppose que nous...
Qui est-ce ?
Euh, je ne sais pas.
Je l'ai déjà vu quelque part.
Viens, on rentre Ă la maison.
Quel est le problème ?
Rien, ne pose pas de question.
Richard, qu'est-ce qui ne va pas ?
S'il te plaît, allons-y !
Je suis désolé d'avoir gâché ta soirée, chérie.
Je me rattraperai une autre fois.
Bonne nuit.
Richard... je veux te parler.
Ça ne peut pas attendre demain ? J'ai un terrible mal de tête.
Pas demain. Tout de suite !
Je veux savoir ce qui se passe.
Pourquoi avais-tu si peur de cet homme ?
Je t'ai dit pourquoi.
C'est un médecin. Je l'ai rencontré à San Francisco.
J'avais peur qu'il me reconnaisse.
Je ne te crois pas. Quelque-chose ne va pas, et je veux savoir ce que c'est.
Soit tu me le dis, soit je le découvrirai par moi-même.
D'accord...
non attends.
Entre.
Je t'ai menti... Sur tout.
Il y a longtemps que je voulais te le dire.
Je ne savais pas comment.
Tu vois, un cadavre ne doit pas retrouver de vieux amis.
Il pourrait être gêné.
Qui était cet homme dans la voiture ?
Comment est-il décédé ?
Il s'appelait Bailey.
C'était un de mes patients.
Richard, tu n'as pas...
Non, je ne l'ai pas tué, si c'est ce que tu veux dire.
Il est mort d'une crise cardiaque dans mon bureau.
Votre bague, votre montre, vos clés... c'est écrit ici...
Oui, tout ceci était à moi.
Nora, ça signifiait qu'on pouvait partir ensemble.
Ce dernier jour, j’étais fou. Je ne savais pas quoi faire.
J'avais écrit une lettre à Lucy pour tout lui diret,
Mais je n'ai pas pu l'envoyer.
Et puis Bailey est arrivé.
Je t'ai supplié de me laisser partir. Je t'ai supplié.
Tu as dit : « non, tu penserais à quelque chose. »
Tu as pensé à quelque chose, d'accord.
Richard, comment espérais-tu t'en sortir comme ça ?
Tôt ou tard, ils le découvriront, n'est-ce pas ?
Je pensais que non.
Maintenant, je n'en suis pas sûr.
Une enquête a été ouverte, mais il n'y a rien eu de plus à ce sujet.
J'ai lu les journaux tous les jours.
Mais qu'en est-il de Bailey ?
La police ne va-t-elle pas tenter de découvrir ce qui lui est arrivé ?
Eh bien, il... Il vivait seul.
Il n'avait pas de famille.
Je ne pense pas qu'ils feront le lien entre sa disparition et moi.
Tu espères.
Au moins, je comprends tout maintenant.
Tu ne pourras plus jamais pratiquer.
Je ne serai jamais ta femme.
Toutes les choses que nous avons toujours espérées ont disparu.
Je sais que j'ai fait un gâchis.
Mais je ne pouvais pas m'en empĂŞcher.
Je pensais que ça marcherait.
Eh bien, nous allons essayer.
Demain, je commencerai Ă chercher un travail.
Mais il vaut mieux rester longtemps sans se voir.
Tu ne peux prendre aucun risque.
Tu ne me quitteras pas, n'est-ce pas ?
Te quitter ? Non.
Après tout, tu as fait ça pour être avec moi.
Nous allons tenir le coup ensemble.
Bonne nuit.
♫ Laissons-les dire que nous sommes fous l'un de l'autre ♫
♫ Laissez-les bavarder comme ils peuvent ♫
♫ Tant qu'on est fous l'un de l'autre ♫
♫ Qui se soucie de ce que disent les gens ? ♫
♫ Quand ils disent qu'ils ont vu ses bras autour de moi ♫
♫ Dois-je lui retirer les bras ? ♫
♫ Tant qu'il désire me serrer dans ses bras ♫
♫ Qui se soucie de ce que disent les gens ? ♫
♫ Nous avons construit nos rêves trop haut ♫
♫ Pourquoi devrions-nous tous les laisser s'effondrer ? ♫
♫ Je sais que lui et moi ♫
♫ Garderons notre amour vivant ♫
♫ Même si nous parlons de tout le monde ♫
♫ Laissez-les dire que nous sommes toujours vus ensemble ♫
♫ C'est comme ça que nous voulons rester ♫
♫ Tant que nous pouvons toujours être ensemble ♫
♫ Qui se soucie de ce que disent les gens ? ♫
♫ Qui se soucie de ce que disent les gens ? ♫
Nora PRENTISS, La star de Phil DINARDO devient populaire
Avez-vous remarqué la lumière dans les yeux de Phil DINARDO quand Nora Printiss chante?
Je voudrais parler Ă Mlle Nora Prentiss.
Eh bien, oĂą est-elle ?
Je m'en fiche si elle répète ! Dites-lui ceci...
Ne me dis pas que tu as répété toute la journée.
C'est un nouveau spectacle... ça nécessite beaucoup de travail.
J'imagine.
Richard, je n'ai pas choisi ce genre de vie. Mais maintenant que c'est arrivé,
Ne crois-tu pas que nous devrions en tirer le meilleur parti ?
Eh bien, et le dîner ?
Veux-tu manger avec moi ce soir ?
Nous pouvons commander quelque chose ici.
Pas ce soir... je dois m'habiller et retourner au club.
Cela signifie que je dois Ă nouveau manger seul.
Ce n'est pas très agréable de manger seul dans une chambre d'hôtel étouffante.
Je passe autant de temps avec toi que possible.
Que fais-tu...
[ On sonne Ă la porte ]
- Un paquet pour vous, Mademoiselle Prentiss. - Merci.
Qu'est ce que c'est ?
Si tu me laissais juste une chance de l'ouvrir.
Ça vient de Phil.
C'est bien ce que je pensais !
Laisse moi voir ça !
Un petit cadeau assez cher.
Pourquoi t'envoie-t-il des bijoux ?
Quand un homme envoie des bijoux Ă une femme...
C'est que c'est un gars sympa, c'est tout.
Personne n'est aussi gentil sans raison !
Cette broche doit coûter 1 000 $.
Très bien, je vais le renvoyer. Est-ce que cela te satisfera ?
Crois-tu que je suis un imbécile ?
Je sais ce qu'il y a entre vous deux ?
S'il te plaît, Richard, je suis fatiguée et je dois faire un spectacle.
Maintenant, laisse-moi partir !
Quel est le problème ?
Est-ce que je te dégoûte ? Je n'en avais pas l'habitude.
As tu fini ?
Nora !
Nora, je ne le pensais pas !
Je suis désolé ! Nora !
Nora !
Quelle heure est-il ?
Bien sûr, Joe, je m'en occupe pour toi demain matin.
Merci beaucoup, monsieur Dinardo.
- Je vous conduis ce soir, chef ? - Non, merci, tu peux rentrer chez toi.
- As-tu laissé les clés dans la voiture ? - Oui Monsieur.
- Ok, bonne nuit, Billie. - Bonne nuit, chef.
- Oui ? - C'est moi, Nora. ĂŠtes-vous visible ?
Bien sûr. Entrez, Phil.
- Bonjour ma chère. - Bonjour.
- Tu dois être fatiguée. - Un peu.
- Comment c'était ce soir ? - Sensationnel, grâce à toi.
Très bon spectacle.
Tu as éé excellente.
- Une seule chose a gâché ma soirée. - C'est quoi ?
Cette broche que je t'ai envoyée... Pourquoi ne l'as-tu pas portée ?
Oh, j'aurais voulu, mais je ne pouvais pas.
En fait, je ne peux pas l'accepter.
Pourquoi donc ?
- S'il te plaît, ne me demande pas. - Mais je ne comprends pas.
Les choses sont assez compliquées pour moi en ce moment.
Je ne veux pas qu'elles empirent.
Nora, il n'y a aucune condition.
Tu en as fait assez pour moi ici au club. Je n'en demanderais pas plus.
Je sais.
Nous nous connaissons depuis des années, et je ne t'ai jamais fait d'avances.
Un gars comme moi... ne fait pas d'avances à la fille qu'il aimerait épouser.
S'il te plaît, Phil.
Mais je le pense. Je t'aime depuis longtemps.
Tu le sais.
Écoute, tu es un gars très gentil, mais...
Que faites-vous ? Une autre répétition ?
Calmez-vous, Thompson. Il n’y a pas de quoi s’énerver.
Sortez !
Allez ! Sors d'ici !
Attendez une minute... Il se trouve que c'est chez moi.
C'est habituellement moi qui jette les gens dehors.
Et éloigne-toi de Nora. Je t'aurais prévenu !
Je pense que tu as bu un peu trop
mon vieux. Nous ferions mieux de sortir.
Ne me touche pas !
Richard !
ArrĂŞte-toi !
Es-tu fou ?!
Phil !
[ On frappe Ă la porte ]
Mlle Prentiss, quelque chose ne va pas ?
Sors. La police va arriver.
Sors !
Regarde ça !
C'est toi, Nora ?
Oui chéri.
Vas-tu me pardonner ?
Bien sûr.
Tu... ne veux pas... partir ?
Mlle Prentiss ?
Oui ?
Il y a un officier dehors qui veut vous voir.
Oh...
Ne t'inquiète pas.
Tout ira bien, n'est-ce pas, docteur ?
Nous allons opérer dans quelques minutes. Nous ferons de notre mieux.
Miss Prentiss, je suis désolé de vous déranger,
Mais je dois vous poser quelques questions.
D'accord.
Asseyez-vous.
J'ai parlé à Mr. Dinardo. Il n'a pas été d'une grande aide.
Je veux savoir ce qui s'est passé.
Quel était le motif de la dispute ?
Je ne sais pas.
Ne me dites pas ça. C'était dans votre loge, n'est-ce pas ?
Eh bien, oui, mais tout s'est passé si vite, je...
OĂą habitez-vous ?
HĂ´tel Rutherford.
Depuis combien de temps ĂŞtes-vous ici ?
Oh, un certain temps.
D'oĂą venez-vous ?
San Francisco.
Ce type Thompson... Il est de lĂ aussi, n'est-ce pas ?
Je ne sais pas d'oĂą il vient.
Oh je vois.
Depuis combien de temps le connaissez-vous ?
Juste un petit moment.
Quelle importance cela a-t-il ?
Tout dépend.
Est-ce tout ?
Oui, mais ne quittez pas la ville. Nous aurons peut-ĂŞtre besoin de vous.
Qu'avez-vous découvert ?
Ah, rien... Elle se cache.
As-tu fouillé ses vêtements ?
Rien Ă part un livret de banque et quelques factures d'hĂ´tel.
6 000 dollars.
Le 17 octobre, il a déposé 6 000 dollars.
Comment un gars en rade comme lui pourrait-il gagner 6 000 dollars ?
Son oncle le lui a laissé.
Pourquoi ne te détends-tu pas ?
Rédige un rapport et laisse le quartier général faire le reste.
Dois-je attendre ?
Non, je pense que c'est mieux s'il ne te voit pas.
Nous prendrons un taxi pour rentrer.
J'espère qu'il ira bien.
A propos de la bagarre et de la voiture... Oublie ça.
Merci, Phil. Tu as été génial.
Reviendras-tu au club ?
J'ai bien peur que non.
beaucoup de raisons, mais... eh bien, je dois faire les choses à sa manière.
- Je te reverrai, n'est-ce pas ? - Je ne pense pas.
Si jamais tu as besoin de quelque chose, Ă tout moment...
Je sais.
J'aurais aimé que les choses soient différentes, Nora.
Au revoir, phil.
Bonne chance ma puce.
Nora.
Comment te sens-tu ?
Oh, je suis juste un peu agité.
Ce n'est pas surprenant.
Après tout, tu attends depuis des semaines de retirer ces bandages.
Tu sais, j'ai réfléchi.
Cela pourrait être une aubaine après tout.
Je veux dire, mon visage...
Il était assez gravement brûlé,
et il y avait beaucoup de verre.
S'il était vraiment changé,
alors personne ne me reconnaîtrait.
Plus besoin de se cacher, plus besoin de fuir.
Je pourrai peut-ĂŞtre mĂŞme sortir et trouver un emploi.
Bonjour.
- Comment allez-vous, mademoiselle Prentiss ? - Bonjour Docteur.
Eh bien, prêt pour la découverte ?
Le plus tĂ´t sera le mieux.
Très bien... Mettez ça là .
C'est bien... Des ciseaux.
Je crois devoir vous prévenir...
C'est toujours un peu un choc la première fois que l'on se voit.
Oui je sais.
Je veux dire, vous n'avez pas à vous inquiéter pour moi, docteur.
C'est très bien.
Eh bien, ça a l'air plutôt bien.
Nora ?
C'est... Tout va bien.
C'est bon.
Ce ne sera pas si mal quand les cicatrices disparaîtront.
De nos jours, la chirurgie plastique...
Oui. Oui bien sûr.
Il peut sortir aujourd'hui, Mlle Prentiss.
Mais il devrait revenir Ă la clinique environ une fois par semaine.
Infirmière.
Venez au bureau, il y a des papiers Ă signer.
J'arrive tout de suite.
Richard, je...
Je vais bien, Nora.
Après tout, c'est ce que je voulais, n'est-ce pas ?
Personne ne me reconnaîtra désormais.
Je reviens dans quelques minutes.
Euh-Euh. Je vois.
Est-il prĂŞt Ă sortir ?
Oui, mais je pensais que son cas ne serait pas évoqué avant la semaine prochaine.
C'est autre chose.
- Eh bien, voici sa chambre. - Merci, doc.
Très bien, Thompson. Enfilez vos vêtements.
Qui ĂŞtes-vous ?
Police. Tu viens avec nous.
Oh... je suppose que c'est Ă cause de la bagarre.
Non, tu pars pour un petit voyage...
San Francisco... Avez-vous déjà entendu parler de cet endroit ?
San Francisco....
Ou le Dr. Richard Talbot. Est-ce que ça vous rappelle quelque chose ?
Alors vous l'avez découvert.
Eh bien, d'une certaine manière, je suis content.
Heureux a-t-il dit.
C'est la première fois que je vois un homme heureux d'être arrêté pour meurtre.
Pour meurtre ?
Plusieurs empreintes digitales Ă San Francisco correspondent aux vĂ´tres.
Vous êtes recherché pour le meurtre du Dr. Richard Talbot.
Robert Thompson,
Que plaidez-vous ?
Pour les accusations
d'extorsion et de meurtre ?
Coupable ou non coupable ?
Votre Honneur, l'accusé a toujours refusé de discuter avec moi
des faits de cette affaire.
Par conséquent, j'estime que je ne peux pas représenter correctement l'accusé
et je demande au tribunal de me relever de cette obligation.
Refusé.
Le défendeur doit voir ses droits constitutionnels protégés à tout moment.
Restant muet et refusant de plaider,
le Tribunal ordonne qu'un plaidoyer de « non-culpabilité »
soit inscrit pour le défendeur et que le procès se déroule.
...et l'attitude du prévenu
en refusant d'affirmer ou de nier sa culpabilité.
J'ai l'intention de vous prouver, mesdames et messieurs,
que l'accusé est coupable des accusations portées contre lui.
Qu'est-ce qui vous a pousser Ă penser que
ce Dr. Talbot a été victime d'un acte criminel ?
J'ai trouvé une note qui confirme mon opinion
Ce Dr. Talbot avait vécu sous un stress inhabituel.
Et aussi, une statue brisée que j'ai trouvée dans d'étranges circonstances.
Est-ce la note ?
Dr Merriam ?
Est-ce la note ?
En effet.
Est-ce la statue ?
Oui.
Le Dr. Talbot, a-t-il effectué le 12 octobre
un retrait tel qu'enregistré ici de 6.500 $
dans la banque dans laquelle vous étiez employé comme caissier ?
Il a fait.
Je propose comme preuve le livret bancaire de Robert Thompson,
montrant un dépôt de 6.000 $...
dans une banque de New York...
5 jours plus tard.
Est-il vrai que vous avez fait une analyse chimique
Du rembourrage de l'automobile incendiée du Dr. Talbot ?
En effet, oui.
Qu'avez-vous trouvé ?
De grandes traces d'alcool.
Mesdames et messieurs du jury,
il a été établi...
que ce bidon d'alcool vide
a été retrouvé sur l'épave
de la voiture du Dr. Talbot.
Avez-vous recherché des empreintes digitales ?
Oui.
Et les empreintes digitales se trouvant sur ce conteneur sont-elles ...
identiques à celles de Robert Thompson telles qu'enregistrées...
par la police de New York ?
Elles sont identiques.
Je propose ce contenant comme preuve.
Vous n'avez pas beaucoup dormi la nuit dernière, n'est-ce pas ?
- Eh bien, je ne vous en veux pas. - Une journée difficile vous attend.
On m'a dit que la veuve du médecin va témoigner aujourd'hui.
Les femmes rendent toujours les choses difficiles.
Eh bien, allons-y.
Quel est le problème ?
Allez, ne créez pas de problèmes.
Jurez-vous solennellement que le témoignage que vous ferez
durant ce procès devant ce tribunal
sera la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ?
Je le jure.
Mme Talbot, avez-vous déjà vu l'accusé,
Robert Thompson, auparavant ?
Je m'y oppose, votre honneur.
C'est hors de propos et sans importance.
Qu'est-ce que la Défense cherche à établir par cette question ?
Votre honneur, je souhaite établir
qu'à aucun moment durant ce procès
l'accusation n'a démontré un lien
entre le prévenu et le Dr. Talbot
ni n’importe quelle preuve de chantage.
J'ai l'intention de montrer que Robert Thompson
n'avait jamais été vu avant de comparaître devant ce Tribunal.
Ni par le Dr., la famille ou les proches collaborateurs de Talbot.
Objection rejetée. Continuez.
Mme Talbot, je vous le demande Ă nouveau...
Avez-vous déjà vu l'accusé auparavant ?
Levez la tĂŞte.
Non... non, je ne l'ai jamais vu auparavant.
Les faits sont clairs,
Mesdames et messieurs du jury. Les preuves parlent d’elles-mêmes.
Et qu'est-ce que la défense a proposé
pour contredire ces faits ?
La seule preuve présentée jusqu'à présent
est que personne n'avait jamais vu
Robert Thompson et le Dr. Talbot ensemble.
Ă€ partir de lĂ , ils affirment qu'un chantage ne peut avoir eu lieu.
Evidemment, le souhait d'un maître chanteur...
est d'éviter tout contact avec ses victimes, en public.
Et quant Ă la nature de ce chantage,
seules deux personnes peuvent en témoigner...
L'accusé et le regretté Dr. Talbot.
Mais l'accusé a refusé de comparaître à la barre des témoins,
et sa victime étant morte, elle ne dira plus rien.
En revanche, nous avons établi
le retrait bancaire par le dr. Talbot,
le dépôt équivalent par l'accusé
dans une banque de New-York 5 jours plus tard,
Et les empreintes digitales du prisonnier sur le contenant d'alcool.
Par conséquent, mesdames et messieurs du jury,
Je vous demande de déclarer l'accusé coupable de meurtre au premier degré.
Mesdames et messieurs du jury, avez-vous rendu un verdict ?
Oui, votre honneur.
Veuillez remettre votre verdict au greffier.
L'accusé peut-il se lever, s'il vous plaît ?
Pour l'affaire État de Californie contre Robert Thompson,
Nous, le jury, déclarons l'accusé coupable de meurtre au premier degré.
Silence !
Silence ! Silence !
Très bien, madame. Par ici.
Richard.
Je t'ai suppliée de ne pas venir ici.
Veux-tu qu’ils recommencent à t'interroger ?
Je m'en fiche.
Je ne vais pas te laisser capituler de cette façon.
Tu dois leur dire la vérité !
Qu'est-ce que je gagnerais Ă leur dire ?
La vie sauve.
Quel genre de vie serait-ce ?
OĂą irais-je ? "Que pourrais-je faire?"
Puis-je reprendre la médecine ? Ou retourner dans ma famille ?
Oui, ils vous pardonneraient.
Me pardonner ?
Me pardonneraient-ils d’avoir gâché leur vie ?
C'est exactement ce qui arriverait si je disais la vérité.
Nora, tu as vu mes enfants au tribunal.
Tu les as entendu parler de leur père.
Pour eux, c'était un homme bon.
Leur souvenir de lui était celui d'un homme bon.
- Je veux que cela continue. - Mais je...
Regarde-moi !
Regardez-moi bien.
Ne vois-tu pas que ... je ne suis bon pour personne ?
Pour toi, pour ma famille, ni pour moi-mĂŞme.
Je ne pourrais jamais prouver mon innocence. Tu le sais.
Ils ne me croiraient jamais.
Si un homme commet un crime, il est facile de le soupçonner d'un autre.
En plus, je suis coupable d'avoir tué un homme.
J'ai tué Richard Talbot.
Si seulement je pouvais faire quelque chose.
Tu peux.
Garde ça pour toi.
Ne dis jamais un mot Ă qui que ce soit.
Promet-le moi.
Tu ne peux pas me demander de continuer Ă vivre
en me rappelant que j'aurais pu te sauver et je ne l'ai pas fait.
Tu ne peux pas faire ça.
Si je peux mourir en me souvenant de ça,
tu peux vivre en t'en souvenant.
Le temps est écoulé, mademoiselle.
Promet-le moi.
Au revoir.
Si je peux mourir en me souvenant de ça,
Tu peux vivre en t'en souvenant. Promet-le moi.
Promet-le moi.
SOUS-TITRES FRANÇAIS PAR GRIZZLI06
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