All language subtitles for Candy.Mountain.(1988)_vo.fr

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Original subtitles

Julius, passe-moi la tenaille.

Réveille-toi, t'es ici pour bosser !

Gunther, je t'avais demandé de mettre la prise ici.

Je la veux ici.

Pas de problème !

Tu vas me déplacer la prise d'un mètre,

de ce côté.

Qu'est-ce que tu as ? Tu planes complètement.

Tu n'as qu'à le faire toi-même.

Inutile de revenir.

Super.

Salut, Mario, ça va ?

Super. Qu'est-ce que tu veux ?

Je viens reprendre ma guitare.

Tu ne tireras pas vingt dollars de cette gratte pourrie.

Je la garde, je veux en jouer.

T'as laissé tomber la guitare il y a bien longtemps.

D'ailleurs, je me suis attaché à cette gratte.

- On reprend. - Tu casses le rythme !

Il a raison.

Je veux ma guitare.

Mario !

Arrête de m'emmerder !

Touche pas ou je t'explose la tête.

Laisse tomber.

Tu ferais mieux de me tuer situ ne me la donnes pas.

J'ai une idée !

Tu nous donnes la guitare, on te branche sur un job.

Keith Burns passe au World, ce soir.

Ça te dit ?

- Combien ça paye ? - Rien.

C'est ce que tu vaux.

D'accord, je le prends.

Très bien.

Au Bowery !

Oui, c'est là.

C'est bon.

Comme une drogue

La route vous prend

File vous prend dans ses bras…

J'avais un boulot bien payé

Je faisais dans l'immobilier

Un jour, je me suis baladé

Un peu trop loin, j'étais paumé

J'ai décidé de m'arrêter pour téléphoner

Et leur dire de ne pas s'affoler

Je suis entré dans un bar pour pisser

Quand je suis sorti ma bagnole, on me l'avait piquée

Alors je suis resté et j'ai joué de la guitare

Quand finalement je suis rentré

On ma dit que j'étais viré

On arrête tout !

- Comment tu t'appelles ? - Julius.

D'où sort-il, ce mec ?

Tu joues depuis longtemps ?

Deux ans.

Ce n'est pourtant pas compliqué. Tu sais lire la musique ?

- Oui. - Regarde !

Tu as pigé ?

Tu lui apprends ça pour ce soir ?

Merci. Je fais une pause.

Avec un type comme lui, il vaut mieux y aller doucement.

Elmore Silk, je le connaissais bien.

C'était un type génial,

un peu étrange, sans doute,

mais qui faisait les meilleures guitares du pays.

Une guitare Elmore Silk des années Soixante,

ça vaut bien 20000 dollars.

Avec une bonne pub,

on peut même doubler le prix.

Vous connaissez bien ce mec,

je veux lui racheter tout son stock.

Je prends même les ratées, ce mec est un monument.

Ne t'en fais pas, Julius.

La seule passion de Keith, c'est Elmore Silk.

Ça l'obsède plus que les filles ou la boisson.

Ne t'inquiète pas, ça va marcher.

Salut, à ce soir.

Qui est-ce, Elmore Silk ?

C'est qui, Elmore Silk ?

Tu ne le connais pas ?

Tu es comme un basketteur qui ne connaîtrait pas Michael Jordan.

Alors, c'est qui, ce type ?

Il fait les meilleures guitares du pays.

Ce type a tout abandonné au sommet de la gloire.

Était-ce par peur ou par dégoût ?

C'est de la peur.

Je connais bien ce genre de type.

Elmore, on ne sait jamais ce qui lui passe par la tête.

C'est vraiment un type bizarre.

C'est une Elmore Silk ?

Oui. Tu connais cette marque de guitare ?

Tu rigoles ?

C'est le Michael Jordan de la guitare.

C'est lui qui m'a encouragé à jouer de la guitare.

- Tu connais Elmore Silk ? - Oui, bien sûr.

Il a disparu, je ne l'ai pas vu depuis cinq ans.

Tu parles, il est sans doute parti en tournée !

- J'aimerais bien le revoir. - Nous aussi.

Sa tête est mise à prix.

Il nous manque vraiment.

- Ce vieux salaud ! - [nous manque.

Pas moyen de le trouver.

Je peux essayer. J'arriverai à le convaincre.

Tu pourrais le retrouver

et voir ce qu'il veut faire de ses guitares ?

Ça ne devrait pas être difficile.

Il a décroché il y a si longtemps,

ça ne va pas être facile de s'y remettre.

Aujourd'hui, il faut savoir se vendre,

s'occuper de la distribution, faire de la pub, sinon….

T'es foutu.

Je pourrais faire sa promotion.

Le génie de la guitare, un mythe qui fait vendre.

J'ai un oncle qui bosse à la télé. Enfin, un cousin.

Ne t'excite pas, fiston.

Tu peux le trouver ?

Oui, je peux le trouver.

Ça ne marchera pas, il va balader le gamin.

C'est un truand.

Laisse tomber, tu perds ton temps.

Une dernière répète, les gars.

Je peux le retrouver, j'en suis sûr.

T'es sympa, fiston, mais tu vas te faire bouffer.

Tu ne sais pas ce qui t'attend, surtout avec Elmore.

Qu'est-ce que vous risquez ?

Tu ne trouveras jamais un type comme Elmore.

Viens me voir au bureau demain, pas trop tôt,

on reparlera de tout ça.

Non, pas d'accord verbal.

Je vais lui soumettre votre proposition, c'est ça ?

Exactement.

Tu peux lui dire qu'on est réglo.

On te file une avance de 2000 dollars

et 1000 de plus si tu le fais signer.

Situ le retrouves, ta fortune est faite.

Alors 5000 tout de suite et cinq de plus si je réussis.

Je pars demain.

Ne t'emballe pas.

Tu veux vivre de quoi, de ta musique ?

- Je ferai de mon mieux. - Je préfère ça.

On va dire quelques mots à Elmore.

Il saura que tu viens de notre part.

Salut, Elmore ! C'est Keith

qui te fait le coup de la nostalgie.

On est tous là, Jim Stark, Lou Sultan,

on parlait du bon vieux temps et on a pensé à toi.

On est sur le cul de savoir que tu es toujours vivant.

Est-ce que tu fais toujours ces guitares fabuleuses ?

Lou Sultan insiste pour te dire un mot.

Salut, Elmore. C'est vraiment à toi que je parle ?

Je n'arrête pas de penser à toi. Non, je rigole,

tu sais bien que je ne pense qu'au business.

A propos de business, je te passe Jim.

Tu détestais ses contrats.

Je te le passe.

Salut, vieille branche.

On était en train de se dire

que ça serait bien de se revoir

et de donner une seconde chance à tes instruments.

On a tous à y gagner.

Elmore, c'est toi qui m'as aidé à devenir honnête.

Si je mets la main sur une de ses guitares,

j'aurai assez de fric pour me lancer.

Ce que je veux, c'est monter un groupe.

Un groupe qui sera différent, ça va marcher.

Alors on pourra se payer du bon temps.

Pendant la répète, Keith Burns m'a félicité.

Il trouve que je suis un bassiste génial.

Un type comme lui n'était pas obligé de me dire ça.

Si je deviens une star, je ne changerai pas d'attitude

parce la musique s'en ressent, ce n'est pas bon.

- Darlene. - Oui?

Est-ce que je peux compter sur toi ?

Tu ne vas pas faire la gueule toute la journée !

Tu veux rentrer chez toi ?

Bon Dieu, Darlene !

J'ai essayé de te le dire, mais tu n'écoutes pas.

Ne me fais pas ce coup-là !

- Je ne te fais rien. - S'il vous plaît,

pour rejoindre la route 17 Nord, je sors où ?

Prenez la sortie 22.

Merci.

On prend la 17 Nord.

Ah oui ?

Moi aussi, j'en ai marre d'être avec toi.

J'ai toujours su que tu n'étais pas à ma hauteur.

Je t'ai entretenu un an, avant ce boulot.

J'ai supporté tes chansons ratées.

J'ai supporté tes amis débiles.

Ne touche pas à mes chansons. Pourquoi tu ne pars pas ?

- Je ne peux pas payer un loyer. - Voilà du fric.

- Je n'en veux pas. - Prends-le !

Je n'en veux pas à ton fric, si c'est ce que tu penses.

Merde !

Quelle salope !

Merde !

Mon pauvre gars, j'ai tout vu.

Tu veux que je te dépose ?

Où est-elle allée ?

Elle s'est barrée, mec.

Allez, monte.

Ne t'en fais pas, petit.

La vie n'est pas une confiserie.

Avec les femmes, faut prendre le meilleur et le pire.

Il faut savoir encaisser.

Oui, mais la bagnole.

C'est vrai que sans bagnole, tu n'es plus rien.

Elle avait presque fini de la payer.

Comment vais-je faire, sans bagnole ?

Tu as des jambes, non ?

Une bonne paire de chaussures et c'est parti !

Voilà, je te dépose là.

Bon. Merci.

Une minute ! Tu n'oublies rien ?

Quoi?

Je ne fais pas ça pour rien !

- Combien ? - Allez, donne-moi 50 dollars.

Cinquante dollars !

Service compris.

Je cherche Elmore Silk.

Ici, c'est chez son frère.

Je peux lui parler ?

Ça dépend. Qui êtes-vous ?

On veut lui offrir beaucoup d'argent pour ses guitares.

Je vois. Entrez.

Merci.

Attendez là un instant.

Monsieur Silk, il y à un jeune type qui cherche Elmore.

Qu'est-ce qu'il a encore fait ?

Il dit que ses guitares valent cher.

Sans blague ?

- Qu'en dis-tu ? - Je ne sais pas.

Je m'attends à tout de la part d'Elmore.

C'est une grosse affaire.

L'argent, ça me connaît.

Je suis le seul dans la famille à avoir réussi financièrement.

J'ai beaucoup d'argent.

Vous avez vu ma maison ?

Je n'ai même pas vu toutes les pièces.

Vous imaginez ?

Je suis censé ne pas divulguer son adresse.

C'est un accord entre nous.

Monsieur Silk, c'est une question de vie ou de mort.

Arrêtez vos conneries !

C'est peut-être urgent, mais ça n'est pas important.

Si on allait discuter à l'intérieur ?

La route, ce n'est plus comme avant, petit.

On bouffe mal et tous les coins se ressemblent.

Je saurai me débrouiller.

J'aime les types décidés. Je vais vous dire où il est.

Merci.

Vous avez songé à investir dans les marchés financiers ?

M. Silk, je n'y connais pas grand-chose.

Vous devriez jouer au golf. Vous êtes encore jeune.

Je sais.

Pensez-y.

Une dernière fois avant que je prenne la route

La route de Killarney

Une dernière fois, supplie-moi de rester

Quand le vent soufflera

Sur ma tombe, je chanterai

Une dernière fois une foute dernière fois

Encore une fois et pour toujours

M. Silk, votre fortune est faite.

Vous devriez réfléchir à mon offre.

Oui.

Il faut que je m'allonge, je suis un peu sonné.

Oui.

Vous avez bien dormi ?

On va peut-être pouvoir faire affaire, Julius.

Je suis disposé à vous vendre une voiture.

Vous allez avoir besoin d'une voiture, là où vous allez.

Vous allez me dire où se trouve Elmore ?

Je vais t'indiquer la direction.

Combien as-tu d'argent sur toi ?

Deux mille dollars.

Donne-moi la moitié.

Où est Elmore ?

Avec sa fille.

- Sa fille ? - Ma nièce.

A six heures d'ici, à l'est des chutes du Niagara.

J'irais bien avec toi, petit,

mais on ne s'entend pas très bien….

Tu sais ce que c'est, la famille…

M. Silk, j'accepte votre proposition.

Enlève le frein à main.

Ne noie pas le moteur.

Julius Brooke, de New York, vient d'entrer dans le studio.

Comment ça va, Julius ?

Assieds-toi, je t'en prie.

On va ouvrir le courrier de tes fans.

Voyons ce qu'il y a dans cette boîte.

On dirait des cookies aux raisins.

C'est Lisa Hardy, une lycéenne, qui te les envoie.

Elle aimerait bien un disque dédicacé.

- On va le lui envoyer. - Tu es sympa, Julius.

- Merci. - Tas l'air en forme.

- Toi aussi. - Merci.

J'ai quelques questions de nos auditeurs.

- Je peux te les poser ? - Oui.

Comment as-tu débuté ?

J'avais monté un groupe avec des copains,

je composais et ils m'accompagnaient.

Quel était le nom de ton premier groupe ?

- "Situation Critique".

J'ai déjà vécu ça !

Je sais ce que c'est !

Gardez la monnaie.

- Je cherche Elmore Silk. - Il n'habite plus ici.

Mon papa l'a viré. Attendez une seconde.

Maman !

- Maman ! - Qu'est ce qu'il y a ?

Un type qui cherche Elmore.

Dis-lui de monter.

Que lui voulez-vous ?

Une affaire à lui proposer.

Quel genre ?

Mes associés aimeraient lui acheter ses guitares.

Dis donc !

Situ veux traiter une affaire, adresse-toi à moi.

Voilà le roi du business !

- Ne l'écoutez pas. - Où étais-tu ?

Ne te mêle pas de mes affaires !

Tu peux aller danser dans ta caravane

parce que c'est moi qui discuterai avec ce type.

J'ai vraiment pas eu de chance dans la vie.

Je suis toujours passé à côté des bonnes occasions.

C'est vrai, papa serait là à faire des guitares en or,

situ ne l'avais pas foutu dehors.

- J'aurais été son agent. - Un agent double !

Papa.

Merci, ma chérie.

Est-ce que ça vaut quelque chose ?

Non, ça ne vaut pas un clou.

Bon sang !

Vingt mille dollars foutus en l'air !

Dites-moi où se trouve Elmore.

A une condition.

Laquelle ?

Qu'est-ce que j'y gagne ?

J'ai dû supporter ses lubies pendant un an.

J'ai droit à un dédommagement.

Maman, il t'a écrit. Tu dois savoir où il est.

- Tu ne me l'avais pas dit. - Tu t'en fous, non ?

C'est à vous, cette bagnole ?

La T-Bird, il vous l'a vendue ou vous l'avez volée ?

Il ne prête pas sa voiture.

Je l'ai achetée !

Je vais vous faire une fleur.

Je sais ce que tu penses. Ce n'est pas correct.

Tu as raison, ce n'est pas correct.

J'ai aussi droit à ma part du gâteau.

Bon Dieu !

Ça y est, je l'ai ! Si vous voulez son adresse,

je vous échange la camionnette contre la T-Bird.

- Tu ne conduis plus, alors… - C'est moi qui cause, pétasse.

Il est au Canada. Je vous donne l'adresse et on fera l'échange.

Donnez-moi un coup de main.

Ne t'en fais pas, c'est une emmerdeuse.

Je contrôle la situation, mec.

Ne t'inquiète pas, c'est moi qui fais les affaires ici.

Elle date, mais c'est une super camionnette.

Félicitations !

Vous avez un message pour Elmore ?

Papa, s'il te plaît, reviens.

Je vais divorcer. Henry se trouvera un boulot.

Entraîneur de volley-ball pour les anciens combattants.

Viens dire un mot à ton grand-père.

Salut, grand-père, ils se chamaillent encore.

Pourquoi sont-ils comme ça ?

Situ étais là, on irait au ciné ou au basket.

Tu me manques. Reviens vite et apporte-moi une guitare.

- Je ne la casserai plus. - Donne !

J'ai deux mots à dire à Elmore.

Elmore, je regrette de t'avoir foutu dehors cette nuit-là.

On était tous bien cassés.

On n'arrêtait pas de s'engueuler,

mais tu sais que tu m'énerves, comme moi, je t'énerve.

Mais la vérité,

c'est qu'on est tous dans le même bateau.

Après tout, tu es mon beau-père.

On est de la même famille.

C'est toi qui parles de famille, elle est bien bonne !

Tu me fais rire !

- Je dis ce que je veux. - Pas à mon père.

Elmore, tu es un sale égoïste, voilà la vérité.

Ta fille est une emmerdeuse qui vieillit mal.

Tu peux dire ce que tu veux, j'en ai rien à foutre.

Je vous emmerde tous les deux.

Tu me rapporteras une guitare ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Quelle merde !

Avance, saloperie, avance.

Je te déteste, espèce de saleté de camionnette.

Bon Dieu !

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Le moteur s'est mis à déconner.

Il est foutu, ce moteur.

- Est-ce que ça sera long ? - Une semaine, environ.

- Ça vous coûtera 600 dollars. - Et merde !

Je peux téléphoner ?

Le téléphone, c'est par là.

Passez-moi Lou Sultan.

Il n'y a personne ? C'est Julius Brooke.

Je travaille pour M. Sultan sur l'affaire Silk.

Je suis à court d'argent.

Est-ce que je peux parler

au comptable ou à quelqu'un qui soit au courant ?

Allez vous faire foutre !

Je n'ai pas les 600 dollars.

Bon, donnez-moi 200 dollars et le combi Volkswagen

et je vous donne cette Chevrolet de 73.

Elle marche bien.

- Où allez-vous ? - Au Canada.

Vous connaissez Dorothy Fox, alors ?

Non, c'est la première fois que j'y vais.

Je n'ai que 175 dollars.

D'accord. Vous avez déjà assez de problèmes.

C'est une bonne voiture.

- D'où êtes-vous ? - De Richmond, dans l'Illinois.

Vous venez pour quoi ?

Je viens voir un ami.

Combien de temps pensez-vous rester ?

Quelques jours.

Bonne chance.

- Je vous emmène ? - Volontiers.

La neige est lourde aujourd'hui.

Que faisiez-vous dehors ?

Un peu d'exercice.

C'est un temps agréable.

- Un peu froid. - Oui, bien sûr.

Dans le Sud, on trouve ça froid.

Nous aussi, mais il faut bien s'en accommoder.

Avez-vous des enfants ?

- Non. - Ah bon ?

Pas encore.

Au revoir.

Vous êtes fou ?

Je crois que oui.

Avancez, par là !

Vous êtes saoul.

J'ai besoin de mon sac.

M. Brooke, vous avez violé notre propriété,

en traversant la pelouse et le jardin.

Dans votre pays, cela a peu d'importance, mais ici.…

Ici, c'est pareil que les sévices sur des mineurs.

C'est pire.

Non, mais ça ne se fait pas.

Appelez les flics !

C'est nous, les flics.

- Levez-vous ! - Merde.

Je suis gardien de la paix et mon père est juge.

Génial.

Que faites-vous par ici ?

Je cherche un homme.

- Vous êtes chasseur de primes ? - En quelque sorte.

Quel crime peut justifier

que l'on viole les lois de notre pays ?

Un délit de fuite dans une affaire financière.

Il a bloqué de l'argent ?

Que veux-tu dire par là ?

Tu ne comprends rien aux affaires d'argent.

- Je comprends tout. - Tu ne sais rien du tout !

Il y a toujours moyen de s'entendre.

Vous insultez la cour en proposant un arrangement ?

On n'est pas à vendre.

On est incorruptibles.

Chez nous, les arrangements n'existent pas.

Mon type est en cavale.

Mes clients veulent le récupérer.

Vous avez violé une propriété privée.

Cela va vous coûter très cher,

en argent ou en temps.

Vous n'êtes pas prêt de rentrer chez vous.

On procède autrement, ici.

On est plus intimes.

Non, je n'ai pas parlé d'intimité.

On est plus respectueux.

Je n'ai pas d'argent. C'est suffisamment intime ?

Tout à fait, je vois.

Nous allons vous incarcérer jusqu'au jugement.

Combien de temps allez-vous me garder ?

C'est difficile à dire.

Mon père aime bien avoir un prisonnier.

Moi, ça m'est égal. Je préférerais partir d'ici.

Pourquoi ne pas le faire ? Partez avec moi !

- Je ne peux pas l'abandonner. - Mais non,

on l'emmène avec nous. Je l'aime bien.

Il ne veut pas bouger d'ici.

Il passe ses journées devant la télé, c'est une honte.

Je ne veux pas me mêler de vos affaires,

mais vous devriez prendre votre existence en main.

J'ai des responsabilités envers mes concitoyens.

On ne peut pas partir et se laisser dériver.

Pourquoi pas ?

Si vous ne comprenez pas ça, vous ne savez rien.

J'ai faim !

J'ai faim !

Vous pouvez me laisser sortir.

Je veux vous remercier de m'avoir donné cette leçon.

Je n'avais plus le sens des valeurs.

Vous m'avez aidé à trouver ma véritable personnalité.

Bon, je suis prêt. C'est quand vous voulez.

Tu ne déplaceras pas les bornes de ton prochain….

J'entends l'appel

Des contrées lointaines

Des visages nouveaux

Apparaissent sur la mer

Perdus dans l'obscurité

Comment va M. le chasseur de primes ?

On a failli vous oublier, Léon et moi.

Cela devient une habitude, on ne voit même plus les autres.

Oui.

Léon, il ne quitte jamais la maison, jamais !

J'ai beau le jeter dehors, il revient comme un chien.

Que dois-je faire de lui ?

Il ignore tout et il m'est très attaché.

Cela ne facilite pas les choses.

Je vous donne la camionnette, elle vaut 500 dollars.

Il ne me reste que 100 dollars.

Il n'y a pas de mal à négocier honnêtement

si tout le monde y trouve son compte.

Donner de l'argent à mon fils ne serait pas une bonne chose,

ça le perturberait.

Suivez-moi, on va en discuter.

Voilà, l'affaire est conclue.

Signez la carte grise et on va boire un coup.

Ne partez pas si vite !

On va fêter ça.

Je suis le Juge de Paix

Au nom de la loi, ne résistez pas

Je les mets en prison je les entends gémir

Il marche vers nulle part

- Où allez-vous ? - À Mountain Road.

Je vais au port, montez.

Elle est coincée, montez derrière.

"Situation Critique".

On vous a vu jouer à Halifax, ma femme et moi.

Vous faites du heavy metal ?

Non, du bon vieux rock'n'roll.

Moi, je préfère la country.

Ma femme adore le rock, Bo Didley, Jerry Lee Lewis.

- Vous avez joué par ici ? - Non, jamais.

Le groupe s'est séparé il y a quelques années.

J'essaie de le reformer.

Que s'est-il passé ?

Les trucs habituels.

Suicide, inceste,

ambition, trahison.

Eh bien !

- "Situation Critique", hein ? - Oui, situation critique.

Si je trouve Elmore, je pourrai revenir dans le circuit.

Recoller les morceaux.

De la colle, ce n'est pas ce qui manque chez moi.

De la colle blanche, de la colle à bois, de la colle à métaux,

de la colle à chien,

de la colle pour la télé, de la colle à colle.

Tu sais ce que je pense ?

On doit tous faire notre temps, sur cette terre.

On a du bon temps ou bien on galère.

Toi, je ne sais pas, mais moi, je galère.

Pas tout le temps, mais souvent.

Non, disons, la moitié du temps.

Je prends le volant.

Pousse-toi.

Tu la connaissais ?

Non.

- On y est, mon pote. - C'est là-haut ?

Va falloir marcher, la voiture n'arrivera jamais là-haut.

D'accord.

Merci pour tout.

Je cherche Elmore Silk.

Il n'est plus là.

Il est parti il y a deux mois.

Il ne reviendra plus.

Savez-vous où il se trouve ?

Non, je l'ai perdu de vue.

J'ai peut-être gardé son adresse.

Voulez-vous entrer ?

Oui, merci.

Vous avez l'air très fatigué.

Un autre thé ?

Oui.

Vous n'êtes pas d'ici.

Je suis venue de France pour soigner ma mère.

Pourquoi cherchez-vous Elmore ?

On l'attend à New York.

Ses guitares valent beaucoup d'argent.

Elmore ne vit pas pour l'argent.

D'ailleurs, je ne sais plus ce qui fait vivre les gens.

Même pour moi.

Si j'arrive à négocier avec lui, ça me donnera un avantage.

J'aurai une monnaie d'échange.

Elmore n'a rien à négocier et il ne veut voir personne.

Il veut qu'on le raye de la carte.

Je ferai ce qu'il voudra.

C'est le docteur, pour ma mère.

- Bonjour, docteur. - Cornélia.

Je vous présente Julius.

Enchanté.

Il cherche Elmore, il paraît que ses guitares

- valent beaucoup d'argent. - Vraiment ?

Mais j'y pense…

Elmore m'a donné une guitare, pour ma fille.

Combien est-ce qu'elle vaut ?

Au moins 20000, peut-être plus.

Vingt mille dollars américains ?

Oui.

Grand Dieu !

Je pourrais enfin quitter ce trou,

aller à Toronto.

Je pourrais aller en Floride, ailleurs, n'importe où.

Est-ce qu'Ellmore a laissé des guitares ici ?

J'en ai une, mais elle appartient aux voisins.

Il voyage sans bagages.

Où est-il allé ?

A New Waterford, au bout d'Elm Street.

Elle vous réclame, docteur.

Vous pouvez aller vous reposer à côté.

Elle est si faible.

Je ne sais que faire.

Elle n'en à plus pour longtemps.

Combien de temps ?

Trois ou quatre semaines.

- Vous connaissez ce jeu ? - Les osselets.

C'est un jeu pour les gosses.

Je l'ai trouvé là-dedans.

Ça se joue avec une balle.

Je pourrais vivre ici, c'est un endroit paisible.

Je ne sais pas si c'est la paix que je cherche.

Vous devez vous sentir seule.

Oui, je me sens seule.

Vous êtes musicien, je crois ?

Oui, en effet.

Pourriez-vous jouer un air pour ma mère ?

Elmore lui chantait souvent des chansons.

Je ne joue pas comme lui.

Elle ne s'en rendra pas compte, elle entend à peine.

Les cailloux font la rivière

Les arbres font le vent

Un arbre sur ta tête

Mon doigt sur ta peau

Le sommier grince

Mais le lit est vide

Que vais-je faire aujourd'hui

Que vais-je faire demain

Vous êtes fatiguée ?

Merci pour la chanson.

J'espère qu'elle va mieux.

Voulez-vous dormir dans ma chambre ?

- Vous ne voulez pas ? - Si, si, je veux bien.

Elmore avait trouvé la paix ici.

Il m'aidait à soigner maman.

Nous avons commencé à nous disputer pour rien.

Il lui arrivait de disparaître.

Pour quelques jours, puis, pour des semaines.

C'est un homme singulier. Il a traversé ma vie

comme ce vent violent qui souffle dehors.

J'ai cru que ma vie allait changer.

Je me vois bien vivre ici.

N'y songe pas.

Pourquoi pas ?

Tu ne pourrais pas terminer ta chanson.

Ce qui compte, c'est de terminer ta chanson.

Je finirai ma chanson.

C'est bien.

Que veux-tu que je lui dise de ta part ?

Je n'ai rien à lui dire.

Au revoir, Julius.

Situ repasses par ici, viens me voir.

Promis.

Monsieur,

c'est bien comme ça que ça s'écrit ?

"La culture est une force active, une dimension significative…"

Ça s'écrit "nifi".

Oui.

" Qui détermine les individus. La pop musique,

"les blue-jeans, les hot-dogs."

Terminus.

Vous allez vers Waterford ?

C'est possible.

Si vous m'aidez, je vous y emmène.

Ce sera long ?

Deux heures, peut-être.

Ou peut-être toute la nuit.

Que voulez-vous faire ?

Je vais tuer un cerf.

Qui habite cette cabane ?

Des Américains qui ne viennent qu'en été.

Apportez-moi la torche et le fusil.

Merde !

Vous croyez qu'il va neiger ?

J'ai une idée.…

Vous chassez la première et moi, je dors.

Ensuite, je chasserai et vous dormirez.

Non, si je suis seule, je pense et je ne veux penser à rien.

Que voulez-vous faire ?

Je veux attendre un cerf, c'est tout.

Vous ne risquez pas de penser ?

Si je sens que ça m'arrive,

on se racontera des histoires. D'où on vient, qui on est…

J'espère que ça n'arrivera pas.

J'ai passé deux jours en prison

pour avoir heurté un bateau avec ma voiture.

Je ne sais même pas où je suis.

Je n'ai plus d'argent, plus de voiture….

J'étais parti pour négocier une affaire en or

et je me retrouve avec vous, à traquer le cerf.

Je ne sais même pas ce que je dois faire.

Vous me comprenez ?

Non.

Tu ferais mieux de dormir.

C'est une biche,

je l'ai touchée à l'épaule.

Elle va courir un peu, puis elle va tomber.

Une biche ?

Je viendrai la chercher plus tard.

- Dois-je vous aider ? - Tu n'y arriverais pas.

Si vous cherchez Elmore, il n'est pas ici.

Je ne sais pas quand ce fils de pute reviendra

et pour tout dire, je m'en fous complètement.

Excusez-moi, je cherche monsieur Elmore Silk.

Moi aussi.

Désolée de vous déranger.

Êtes-vous une amie d'Elmore ?

Je m'appelle Kokwi Alimoto, nous sommes en affaires.

Il s'agit d'instruments de musique ?

Je ne peux vous en dire plus, c'est une affaire délicate.

Que pensez-vous de ces modèles ?

Je trouve ça un peu trop original.

C'est peut-être une nouvelle voie.

Les Américains regardent vers l'avenir.

C'est possible.

Je suis ravie de croiser un ami d'Elmore.

C'est l'un des fondateurs de la musique d'aujourd'hui.

Vraiment ?

La musique d'aujourd'hui, quel grand débat !

C'est sans doute une question de point de vue.

Ses guitares valent

très cher, au Japon ?

Il n'y a pas que l'argent.

Il s'agit d'un témoignage historique.

Ravie d'avoir rencontré un ami d'Elmore. Au revoir.

On se verra de l'autre côté du miroir.

Le Nord appelle le Sud.

Notre homme est en pleine forme.

Il vit au bout du monde.

Je sais que j'arriverai à le convaincre.

Je sais que j'arriverai à le convaincre.

Il est évident qu'il n'a pas d'autre choix.

Il va me recevoir comme le fils prodigue.

Les instruments, j'en vois au moins seize.

Un ou deux sont un peu trop délirants.

Elmore Silk na pas perdu la main.

Sans blague !

C'est incroyable.

Je suis sûr qu'on va s'entendre.

Bon sang, Elmore, le passé, c'est le passé.

Salut, Keith.

Tu me manques.

Toi aussi.

Elmore, fais-moi confiance.

Combien de fois...

Bon Dieu ! Keith est vraiment un con.

Veux-tu que je te dise, Keith ? Tu as toujours été un con.

Elmore, c'est toi qui m'as aidé à devenir honnête.

Reviens, Elmore, reviens.

Je rigole parce que je t'aime bien. Reviens !

Tu me manques. Reviens et apporte-moi une guitare.

Je m'appelle Julius Brooke, je viens de New York.

Je vais prendre un café.

Je ne voulais pas m'introduire chez vous comme ça

et examiner votre travail sans votre autorisation.

Je vous admire sincèrement,

je ne suis pas comme ces types.

Une dame m'a dit de vous attendre ici, voilà.

C'est idiot, je n'ai pas à m'excuser.

Une de vos amies, Cornélia,

m'a chargé de vous saluer.

Ce n'est pas ce qu'elle a dit.

Sa mère est toujours malade.

C'est une fille bien.

Je ne comprends pas les femmes.

J'essaie de survivre, c'est tout.

Je sais ce que tu veux dire.

Tu gagnes quoi, dans cette affaire ?

J'ai tout à gagner, je joue ma vie.

Un contrat, de l'argent, une carrière…

J'ai quand même droit à une récompense, non ?

Je suis le seul à vous avoir retrouvé.

Qu'en sais-tu ?

- Tiens, prend ça. - Oui.

Tiens ça.

Ça doit être dur pour les guitares, ce temps humide.

Je sais, il faut souvent s'adapter.

C'est incroyable de vous voir encore travailler.

Ailleurs, les gens sont vidés, finis.

Il y a un malaise qui s'installe.

Moi, je ne suis pas fini.

C'est évident, ça se voit !

Vous êtes en pleine forme !

- Attention ! - Oui.

Viens, donne-moi ça.

- Vous allez réfléchir ? - J'ai réfléchi.

Je vais les vendre.

C'est super !

- Vous ne le regretterez pas. - Pas si vite !

Je n'ai pas dit à qui je les vendais.

Monte dans la voiture.

Le diable a sauté sur un lapin et lui a volé son entrain

Il est devenu si lent

Qu'un jeune faucon la mangé

Le diable a sauté sur un faucon et lui a volé son entrain

Il n'arrivait même plus à voler

Le faucon s'est couché pour pleurer

Sois prudent.

Holly !

Ceil est ici ?

Elle ne veut pas te voir.

C'était juste pour savoir.

Allez, Elmore, tire-toi.

J'ai encore une chance ?

Tu sais ce que je pense de toi !

Êtes-vous un de ses amis ?

Oui.

Oui, c'est ça.

Je n'ai rien à te dire.

Je ne t'en veux pas.

Tu as été salaud avec moi.

Je suis venu te dire que tu avais pris la bonne décision.

Quelle décision ?

De me quitter. J'aurais fait la même chose.

Vraiment, t'aurais fait ça ?

Je ne suis pas très facile à vivre.

Je n'aurais pas dû me laisser te draguer dans ce restaurant.

Tu m'as fait rire avec tes palourdes.

C'étaient de drôles de palourdes !

J'ai toujours de l'esprit

devant une jolie femme.

Arrête de me baratiner.

Cela fait trois semaines qu'on s'engueule.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Tu connais Julius.

Ça va ?

Julius est un fan de New York qui vient voir une guitare.

Prends ta guitare et casse-toi.

Je suis vraiment content d'être sur le coup, pour une fois.

Fiston, tu n'es pas dans le coup.

Quoi?

Tu es à côté de la plaque.

Que voulez-vous dire ?

- Il paraît que tu nous quittes. - C'est possible.

Emmène-moi, fais-moi voir du pays,

fais de moi une vedette.

Tu es déjà une vedette.

Qu'en est-il de notre affaire ?

Il ne s'agit pas que de moi.

Que vais-je leur dire, à New York ?

Voilà une bonne question.

Écoute, tu devrais t'installer ici.

Je suis sûr que tu trouveras l'inspiration ici.

Quelle est votre dernière offre ?

Pour douze guitares faites dans le style traditionnel,

nous vous verserons une rente mensuelle confortable

pour le reste de votre vie.

Mais vous devez détruire les guitares qui vous restent

et vous engager à ne plus en faire de semblables.

Je peux signer.

Vous avez donc détruit les autres guitares ?

Pas encore. Je vous promets que ce sera fait demain.

Elmore,

je crois que vous dites :

"Un coup pour la route."

"Un pour la route, deux pour l'argent."

J'espère que vous viendrez me voir au Japon.

J'ai une vieille maison et un beau jardin.

J'aime bien ça.

Mais il faudra attendre l'été.

Je voyage beaucoup.

Oui, c'est crevant, la route.

Elmore, qu'allez-vous faire ?

Je n'en sais rien. Je vais voyager.

- Dans l'Ouest, peut-être. - Je vois.

L'appel de la liberté et des grands espaces.

C'est la tradition de l'Ouest.

On le dit.

Et vous, qu'en dites-vous ?

Je ne crois pas que la liberté se trouve sur la route.

Elmore ?

La pièce était vide.

Elmore brûlait ses guitares.

Je suis sorti affolé.

Que faites-vous ?

Laisse-moi.

Pourquoi faire ça ?

Il n'y a pas moyen de s'entendre avec vous.

Je lui ai dit d'aller au diable avec ses guitares.

Mais il les brûlait toutes.

Je jouais sur une de ses guitares dingues,

l'aube se levait et notre affaire partait en fumée.

Il faisait très froid, ce matin-là.

Il fait toujours froid quand on s'en va.

Sous-titrage : C.M.C.

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