All language subtitles for La Famille Belier 2014_track5_[fre]-fra

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Original subtitles

Meuglements.

- Ben voilĂ , Loulou. C'est fini.

T'es courageuse, hein.

T'as été trop forte.

- Ça a Ă©tĂ©. Vous avez bien fait de m'appeler.

- Si jamais elle remange pas d'ici demain,

je vous appelle?

- N'hésite pas.

- Merci.

Meuglements.

Laissez, je m'en occupe.

- Merci.

Quelqu'un fait pipi.

Des assiettes s'entrechoquent.

La porte claque.

La spatule tape sur la poĂȘle.

La cuillĂšre frotte contre le bol.

- Comment on l'appelle?

- Nuit blanche.

- Il est noir, ce veau!

Raciste toi-mĂȘme!

Je t'aime aussi.

Maman, j'ai plus 4 ans. Salut, bande d'enfoirés.

"That's not my name" The Ting Tings

- T'as fait les devoirs pour demain?

Tu soûles, là.

Merci.

C'est 20% plus cher. C'est pas possible pour nous.

Nos vaches font pas la différence entre vos granulés et les autres,

mais nous...

Ah, c'est super. Merci beaucoup, c'est gentil.

Au revoir et bonne journée à votre femme.

- Alors... ;Quién puede explicarme

qué significa la metÀfora de los molinos de viento

que usa CervantĂšs?

; Si, KarĂšne?

- Dice que Don Quichote...

iQuijote, KarĂšne!;La jota!

- Que Don Quichotte Ileva un combate inuûtil.

Y los molinos aparecen... - i SI?

Buenos dias, señorita Bélier. - Si, señora.

- Señorita. - Señorita...

- Vous rentrez de vacances fatiguée?

- Heu... - Oui?

- Je me mets Ă  l'heure espagnole.

En Espagne, c'est l'heure de la sieste.

- iQué graciosa! jAnda, fuera!

iVete a dormir a casa! Sigue, KarĂšne.

- Los molinos aparecen como monstruos.

El autor muestra

la debilidad...

- jQué niña!

- Allez! - On échange de famille?

- Quand tu veux! Mes frangins, c'est une équipe de rugby.

- Chacun ses boulets. - ArrĂȘte!

Et ta mĂšre, elle est canon. - Salut, Mathilde.

- C'est qui?

- Ça va? - Ouais.

- C'est qui? - Grégoire.

- T'as pas couché avec! - Si tu le dis.

- Et Kamel? - On a rompu avant les maths.

- Et lui? - AprĂšs les maths.

Il est trÚs appliqué. Il a d'abord. - T'es dégueu!

- On fait quoi?

- Tout le monde t'entend! - Nan.

On prend chorale, poterie, théùtre?

- Gabriel!

- Fais un effort!

Qu'on ait un cours ensemble! Tu m'écoutes?

- Ouais. - ArrĂȘte, avec ton parigot.

- Je prends la chorale.

- Il se la pĂšte trop.

- Bon, les filles. On se décide?

- T'as un problĂšme, Harry Potter?

- Merci.

- Alors? - Chorale.

- Chorale? - Ouais.

- Je fais une soirée samedi.

Une soirée samedi. Une soirée...

- Salut. - C'est une blague!

- Elle m'a lynchée!

Qu'elle le garde, son truc! - Qu'elle crĂšve!

Tu viens chez moi? - Ouais, grave.

Klaxon. - Merde, mes parents.

- Ah ouais.

- On te prend aprÚs le marché?

- Je viendrai en vélo.

Salut, salope. - Salut, connasse.

- ArrĂȘte de klaxonner, papa. On dirait un mongolien!

Pas besoin de partager notre bonheur avec tout le monde!

Musique Ă  fond.

Coupe!

On va chez le médecin.

Ça va.

- C'est du respect, pour toi et pour les autres.

- HĂ©, Paula, c'est la Techno Parade? - Ça va!

Tes concours de miss? Pas lĂ .

Allez, papa. ArrĂȘte! On y va!

Allez!

- Il bosse Ă  la poste, son pĂšre?

- Bon. Ça s'arrange pas.

- Je comprends pas. Je mets la crĂšme

dans mon. vagin.

- La mycose de ta mÚre s'est étendue.

Ton pĂšre met la crĂšme?

- Papa, tu mets la crĂšme du docteur?

Hou, hou! La crĂšme, tu la mets oui ou non?

- Non? - Pourquoi?

Quand je la mets, ça fait des grumeaux.

J'ai le vagin en feu! Des champignons partout!

Je vais t'en faire une poëlée, de champignons.

Tu vas voir. Oh!

Stop!

Je suis dĂ©solĂ©e. - Ça va.

Il doit mettre la crĂšme ou on s'en sortira pas.

- Tu dois mettre la crĂšme. C'est super important.

- Et pas de rapports.

- Combien de temps?

- 3 semaines.

- Quoi, pas d'accord?

Retenez-vous! Vous ĂȘtes pas des animaux!

- Ils ont compris.

Et toi, Paula?

- Ça va.

- Tes menstruations? - Heu...

- Je te ferai des petites gĂąteries.

- Toujours rien. Je suis pas pressée. Bon. Au revoir.

- C'est du lait, c'est du frais!

Venez goûter!

- Bonjour. Vos tommes...

Elles sont comment?

- Vous goûtez, monsieur?

- Non. - Les tommes...

- Oui, pardon.

- Je voudrais 2 tommes, les petites.

Elle a quoi?

- Division du travail. Elle sourit, je parle.

- D'accord.

- Et lui, il encaisse!

- Amusant.

- Ben, une famille!

- TrÚs bien, les fruits et les légumes!

Ah, madame Bélier!

BONJOUR, MADAME BÉLIER!

- Salut!

- C'est encore un. Alors, vous ĂȘtes trĂšs en.

TrÚs en beauté! - Vous goûtez, M. le maire?

- Merci. Sans façon.

Je viens voir si tout va bien. Renouer le contact!

Vous savez que dans 3 mois, il y a les élections.

Et avec mon équipe,

on va vraiment mettre le paquet sur les handicapés.

- M. LE MAIRE!

BONJOUR!

- Rossigneux. - VOUS VOUS PRÉSENTEZ ENCORE?

- Mais oui, oui!

D'ailleurs, je disais à M. et Mme Bélier,

qu'on va aider les handicapés

comme vous! - FORMIDABLE!

JE VOTE POUR TOI! - C'est gentil.

Merci. - Excusez-moi.

M. le maire.

Mon pĂšre vous demande de partir. On travaille.

- C'est toi qui nous fais passer pour des handicapés.

- Aucun problĂšme. Nous aussi, on a du travail.

Je vous dis Ă  bientĂŽt!

- À bientît!

Bonne journée. - Y en a partout.

- Bonne journée.

- Il est mignon, Obama.

Qui l'a appelé comme ça?

- C'est mon pĂšre. Allez. - Tu me le donnes?

- T'es malade! - Pourquoi?

- Dans 3 mois, il est vendu. 2 jours aprĂšs,

il est dans ton assiette.

- Ah ouais, je comprends.

- Je t'adore, meuf!

- Ben pas moi. - Connasse!

- Ils s'éclatent chez KarÚne.

Elle doit avoir une robe canon. - De pouf, oui!

- Ils doivent tous baver.

T'as vu Gaspard, aujourd'hui? Il m'énerve!

- Gabriel aussi doit baver sur elle.

Ce con!

- Tu lui trouves quoi?

- Je sais pas. J'ai des goûts de chiottes.

- Comment on dit "petit con" en langue des signes?

- Petit. - Petit.

- Con.

Le "c", le "o", en gros, c'est ta tĂȘte et le "n".

Ça lui va bien? - Trùs bien.

Cris de plaisir. - Ils recommencent!

- Non!

- Y a pas d'heure ici!

Musique Ă  fond.

- Suivante.

- Allons enfants de la patrie Le jour de gloire est arrivé

- Oh lĂ  lĂ !

Il est pas prĂšs d'arriver!

Chut! On va voir les autres!

Chut! Suivante! Toi, avec les lunettes.

On t'écoute.

- Allons enfants de la patrie

- Oui? - Le jour de gloire est arrivé

- Pas mal. Un peu cafard. Va chez les bons.

Suivante. Suivante?

Tiens, toi. Allez!

Prends ton temps, hein!

- Allons enfants

de la patrie Le jour de gloire est arrivé

- Tes parents doivent ĂȘtre contents de toi. Allez.

Suivante?

- Vas-y!

II toussotte. - Oui?

Elle toussotte. - Allons enf...

- Suivante! - Mais...

- Ça va! Y a rien qui sort de la crevette.

Suivante!

Allez! - C'est mort!

- C'est un con.

- Tiens, la demoiselle, lĂ .

Au pull qui bave.

On vous écoute. - Je passe.

- Poussez sur le plancher pelvien.

On n'entend rien. - Je chante pas.

- Et pourquoi ça? - Non merci, la loose.

- Pardon?

- Merci, la loose.

- Alto, parfait. Allez.

- Mais je... - Allez.

- Salut, bande d'enfoirés.

Jingle du journal.

*-À Lassay-les-Chñteaux,

le maire sortant, M. Lapidus, lance un projet

de zone industrielle.

- Il y a le maire à la télé. Viens traduire.

*-Pourquoi ce choix

du site d'Hubert?

*-Eh bien.

Pour que les entreprises

s'installent prĂšs des sites de productions.

Le Hubert me paraßt idéalement situé.

- Mais c'est à cÎté du bois!

*-Selon nos prévisions,

une centaine d'emplois pourraient ĂȘtre créés,

dans les années à venir.

C'est une Ăšre nouvelle.

J'ai envie de dire:

En avant, Lassay!

- Il veut récupérer les terrains agricoles, ce dingue!

- Et la forĂȘt.

Y a le centre commercial.

- Je vais me défendre, moi. Il va voir!

- Tu vas faire quoi?

Te présenter?

Non, mais tu rigoles?

- On peut le battre, ensemble.

- Une coalition Ă  nous quatre?

- La famille Bélier!

- C'est toi le plus fort, papa.

Klaxon.

- Qu'est-ce qu'y a?

- Rien. Y a rien.

Klaxon.

- Si, je vois bien.

- C'est juste que...

Cette histoire d'élections. Je sais pas si c'est une bonne idée.

- Pourquoi? Parce que je suis sourd?

C'est pas un handicap d'ĂȘtre sourd, ma fille. C'est une identitĂ©.

- Pour faire de la politique, c'est pas trĂšs pratique.

- Et Obama, alors? Il est bien noir.

- Rien Ă  voir!

- C'Ă©tait pas un handicap pour devenir prĂ©sident, peut-ĂȘtre?

- Ouais...

- La famille...

- Bonjour. - Bonjour.

- On vient pour l'acte de candidature. - Bien sûr.

VoilĂ . - Merci. Au revoir.

- Au revoir.

- BIENVENUE, M. BÉLIER.

- Bonjour.

- Comment ça, qui je suis?

J'ai travaillé avec les plus grands chanteurs français!

10 ans que l'abruti de recteur me refuse Paris

et que je croupis avec des culs-terreux

pour qui Gérard Lenorman est normand!

Et si vous. Quoi? Non, je veux parler au recteur.

C'est trop demander? Sortez-vous les doigts du cul

et passez-le-moi!!

Allo? Allo 21?

- Putain. - II doit ĂȘtre seul, Thomasson.

- On fait du bénévolat?

Cet Ă©tĂ©? Ou un boulot oĂč on gagne du fric.

- Ouais. T'as un Kinder? - Un Snickers.

- Non, dégueulasse. - Mon Dieu!

- Non...

- Salope. - Je suis pas lĂ .

Paula gémit.

- C'est rien. I! arrive.

- On se casse.

- Non. - Viens!

On se casse! - ArrĂȘte!

- Ben alors?

On ne briefe pas les nouveaux?

Allez, en cours.

- Je hais ma vie.

- Bonne chance.

- Allez, le bétail. - Bonjour, monsieur.

- Bonjour.

Bon.

J'en reprends pour 2 ans Ă  faire chanter une chorale

d'escalopes panĂ©es. À part 4 ou 5 et le Parisien,

Gabriel Chevignon, c'est Le Désert des Tartares!

J'ai dû faire je-ne-sais-quoi dans une vie antérieure.

On va braver le sort et s'attaquer

Ă  un monument.

- Michel Sardou.

- On va travailler le répertoire de Michel Sardou.

Oui, oui.

Quand tout va mal, qu'il n'y a plus d'espoir,

il reste Michel Sardou.

- On peut pas changer?

- Pourquoi? C'est pas assez bien pour toi?

- Y a plus moderne.

- Moderne?

Michel Sardou est à la variété française

ce que Mozart est au classique:

intemporel.

Faites passer.

Elle court, elle court La maladie d'amour

Dans le cƓur des enfants

De 7 Ă  77 ans

Elle chante, elle chante

La riviĂšre insolente

Qui unit dans son lit

Les cheveux blonds, les cheveux gris

- Qu'est-ce qu'y a? On vous a débranchés?

J'entends rien, je sens rien.

Vous respirez pas. Il se passe rien!

La technique... Je m'en fous!

Vous, la petite nouvelle, lĂ . Venez.

- Moi? - Oui.

Asseyez-vous.

La respiration ventrale, ça vous parle?

- Non. - Non?

Écartez vos pieds. Voilà.

Plantez le sacrum.

Appuyez sur le plancher pelvien.

Ouvrez vos cĂŽtes.

Ouvrez. VoilĂ , respirez. VoilĂ .

Vous sentez votre diaphragme qui bouge?

- Oui. - Bon.

Alors concentrez-vous et reprenez avec moi.

PrĂȘte?

Piano.

- Elle court, elle court

La maladie d'amour

- C'est pas votre voix.

- Ben si.

- Non, ce n'est pas votre voix. Faites comme moi.

Notes de piano.

Il chante les notes.

Elle chante les notes.

- Détendez les épaules. Voilà. Lùchez.

Notes plus aiguës.

- Pas les yeux au ciel.

Droit devant vous.

Notes plus aiguës.

- Oui, ça commence à venir!

Notes plus aiguës.

- Ouvrez. Ça vient.

Notes plus aiguës.

- Excusez-moi.

- Il était temps que ça sorte!

Sonnerie.

- Ta ceinture abdominale. Ouvre. Grand.

Chante pas pour toi dans le masque.

C'est quoi votre nom, déjà?

- Paula Bélier, comme un bélier. - Paula Bélier.

Vous ĂȘtes une putain de soprane.

- Bien sûr. - Prenez-le comme vous pouvez.

Y a quelqu'un à réveiller.

Paula Bélier!

Venez par lĂ . Venez.

Ça vous dit de faire un duo tous les deux?

- Heu...

- Oui, oui. - TrĂšs bien.

Apprenez cette chanson par cƓur.

Écoutez-la bien.

- C'est quoi, "J'vais t'aimer"?

- "JE vais t'aimer." C'est quoi?

Un monument. Merci, Mlle Bélier.

Gabriel, on s'y remet.

Pense Ă  ce que je t'ai dit.

Piano.

- Mes chers parents, je vole

Comprenez bien, je vole

Sans fumée

Sans alcool

Je vole, je vole

Elle pousse un cri.

Un cri suraigu.

Un son grave.

Un son aigu.

Un son trĂšs grave.

- Merci. Au revoir. - Merci. Bonne journée.

Ouais, c'est bien. C'est audacieux.

Oui, non. C'est super!

Entre les 2, je choisis qui?

Je vote pas.

- AH, MONSIEUR BÉLIER!

Alors, ça avance, cette petite campagne?

Une belle affiche! - Du fromage, M. le maire?

- Non, merci. Sans façon.

Je félicite votre pÚre.

- Il te félicite. - Quelle petite merde!

- Qu'est-ce que...

- II vous remercie.

- C'est gentil. Moi aussi.

- Je vais te défoncer.

- EtlĂ ...

- Il demande si ça va.

- Oui. Je me réjouis d'avoir un tel adversaire.

La victoire n'en sera que plus grande.

- Je vais te péter les 2 jambes.

- ArrĂȘte!

- Je vais vous prendre du fromage. - Oui.

- Pas fort. - Mais non.

- Dites.

Votre pĂšre pense que les gens vont voter pour un sourd?

- Pourquoi pas. Ils ont bien voté pour un con.

- C'est trÚs élégant, mademoiselle.

Ça promet

une campagne de haut niveau. Oubliez le fromage.

- Ouais...

- Par-lĂ . Bonne. Allez!

- Je lui ai dit que t'allais le défoncer.

- Si tu fais ce que t'as noté,

sur l'école et le logement, ça te ramÚnera des voix.

- Rodolphe, t'as aucune chance.

Personne supporte Lapidus,

mais tu vas perdre.

- Tu connais pas l'histoire.

Dire "impossible" l'encourage.

Il a voulu reprendre la ferme de son oncle.

J'ai dit "impossible".

On vivait Ă  Fresnes, quand mĂȘme.

Quand il l'a annoncé à mes parents,

ils ont aussi dit "impossible".

Quand il a une idĂ©e en tĂȘte, mieux vaut ĂȘtre

derriĂšre lui

que devant. - J'encourage.

Moi, je vote pour lui.

- Oui. Faut l'encourager.

- Mais pendant ce temps,

Lapidus distribue ses subventions.

Nous, on est gentils, mais ça sert à quoi?

- Les gars, moi, j'y crois.

J'en ai la capacité.

MĂȘme si j'ai 1 chance sur 1 000, je la tente.

Je décide de mon destin.

- C'est bien. Parfait.

"La Maladie d'amour" parle de l'amour avec un grand "A".

Et y a pas d'amour dans votre voix.

Ça vous est jamais arrivĂ©, les boutonneux?

Vous connaissez pas ce frissonnement qui vous tord les boyaux?

Faut que ça sorte, que ça se vidange,

sinon, ça va pourrir. Vous crÚverez d'un cancer du colon.

Le chant, c'est votre fosse Ă  purin. Alors ressentez, bordel!

Avec vos tripes.

Ouais bon, allez. Dehors.

Vous avez appris la chanson?

- Oui. - Oui.

- TrĂšs bien.

Alors prĂȘts? 3, 4...

Piano.

- À faire pñlir tous les marquis de Sade

- À faire rougir les putains de la rade

- Qu'est-ce qui vous arrive?

Bon, voilĂ  ce qu'on va faire.

Reprenez, mais en dansant.

- En dansant?

- Oui. - Mais quoi?

- Le slow.

Approchez-vous.

C'est Stone et Charden.

Je me souviens, en 76, pendant la canicule...

Collez-vous.

Allez, allez. On se colle.

VoilĂ .

Et on chante.

- À faire pñlir tous les marquis de Sade

- À faire rougir les putains de la rade

- Gnagnagna...

C'est une chanson sur le désir,

sur la passion.

Je veux de la luxure! Faites-moi bander, putain!

Bon allez, déguerpissez.

- T'as un concours? - La maĂźtrise de Radio France.

- C'est quoi? - Une école de chant à Paris.

Dans 4 mois, je me tire. - Pourquoi t'es venu?

- Mon pĂšre peut pas me garder. Je suis chez ma grand-mĂšre.

- Ta mĂšre est oĂč? - Je sais pas. Je file.

- Attends. Et les répÚtes?

- Ben ce soir. - OK.

- Chez toi, 18 h. T'es dans l'annuaire?

- Ouais, OK.

"Ouais, OK. OK..."

Sonnerie. Pourquoi je parle, putain!

Meuglements.

- CÇa va. Je voulais vous dire...

Ce soir, un ami vient Ă  la maison.

Oui, un garçon.

Alors me foutez pas la honte.

Quoi "enfin"?

Lesbienne?

Ça va pas?

Mais non!

On a pas couché.

Je peux vous faire confiance?

Vous faites flipper.

Ça va, enfin. Je suis un peu barbouillĂ©e.

C'est pas un rendez-vous.

ArrĂȘte avec ça, maman!

Clic photo.

- Bonjour.

- C'est toi. Salut. - Ça va?

C'est ton pĂšre, dehors? - Ouais.

- Il est un peu bizarre. - Un peu sauvage.

On y va? - Ouais.

Bonjour, madame.

- Bon, ben c'est ma chambre. - Cool, cool.

- On y va?

On fait comment? - Toi, lĂ  et moi, ici.

- Et le slow? - Oublie ça. C'est un peu ringard.

- Ouais, ça craint.

Je préfÚre qu'on soit de dos. - Comme tu veux.

Musique.

- À faire pñlir tous les marquis de Sade

- À faire rougir les putains de la rade

- À faire crier grĂące Ă  tous les Ă©chos

À FAIRE TREMBLER LES MURS DE JÉRICHO

JE VAIS T'AIMER

À faire flamber des enfers dans tes yeux

- À faire jurer tous les tonnerres de Dieu

- À faire dresser tes seins

et tous les saints

À FAIRE PRIER

ET SUPPLIER NOS MAINS

JE VAIS T'AIMER

JE VAIS T'AIMER COMME ON NE T'A JAMAIS AIMÉ

Je vais t'aimer plus loin

que tes rĂȘves ont imaginĂ©...

a? si Ça va pas "

C'est super bien. C'est génial.

- Vraiment? - Ouais. On le fait en dansant?

I! va falloir, de toute façon.

- Ben... De toute façon...

- Ouais. Bon, ben.

Musique.

- À faire pñlir tous les marquis de Sade

- À faire rougir les putains de la rade

Paula?

Elle ferme à clé.

- Paula?

T'es oĂč?

- Je suis là. - Ça va?

- Ouais, ouais.

Tu peux me rendre un service? - Ben ouais.

- Va chercher ma mĂšre. - OK.

Excusez-moi!

Paula vous attend en haut.

Sérieux. Elle vous attend.

Ah putain. Désolé.

EXCUSEZ-MOI. JE SAVAIS PAS.

Heu.

Paula vous attend. Toilettes.

En haut.

- Merci.

Maman!

- Maman, je saigne!

Ah! ArrĂȘte, maman!

C'est pas le moment! ArrĂȘte!

- T'as couché avec elle? - Pardon?

Ah ouais.

- Paula a ses rĂšgles! - Ah...

- Il est pas là-haut? - Ça y est! Paula est une femme.

- C'est lui?

- Le pauvre, il n'y est pour rien.

- Comment tu le sais?

- Ils n'ont pas couché. J'ai demandé.

- Ça va, Gabriel?

- Qu'est-ce que j'ai fait?

Une tradition chez les Juifs? On est pas Juifs.

- Bon, j'y vais.

- Tu veux pas...

- Merci. Salut. La porte claque.

- Merde!

Être sourd

n'excuse pas tout!

Je vous déteste!!

- Il a vu la tache? - J'en sais rien.

Je voudrais ĂȘtre une souris ou un brocolis, mais pas moi!

- C'est un mec. Il a rien compris.

- Tu m'étonnes. Il venait pour un slow.

- T'es une femme.

- Tu vas pas t'y mettre. J'ai ren demandé.

- HĂ©, Paula! Pistache...

T'as une tache. Pistache.

- T'as fini?

Oh, la salope!

Ça va? - Mmm.

HĂ©!

T'es qu'un petit con qui se la pĂšte. T'es du vide, t'es du rien!

- Silence!

À vos places. - Je t'expliquerai.

- Spectacle dans 3 mois. On se secoue.

J'entends rien.

- OUI! - VoilĂ .

Le cancer du colon. N'oubliez pas.

Vos partitions au 2e refrain. Levez-vous.

1, 2.

1, 2, 3, 4.

Piano.

- Quand on fait la java Le samedi Ă  Broadway

On danse sur les trottoirs

- Allez. C'est la java!

Allez! Voilà. - À grands coups d'arrosoir

Et on ne sait plus Ă  midi

- C'est bien. LĂąchez!

- Si on est Ă  Clichy - Broadway!

- Ou en Californie

Quand on fait la java Le samedi Ă  Broadway

Ça swingue comme à Meudon

On s'défonce, on y va Pas besoin de beaujolais

Quand on a du bourbon

C'est peut-ĂȘtre pas la vraie de vrai

La java de Broadway

Oui, mais c'est elle qui plaĂźt

- Vous avez une pépite dans le gosier.

Et elle est en colÚre, votre pépite.

Ça vous dirait d'apprendre le chant à Paris?

- Moi?

- 10 ans que mes élÚves échouent au concours,

mais avec vous et...

Gabriel? Venez.

Avec vous et Gabriel, on a nos chances.

Le concours est dans 3 mois, aprĂšs le spectacle.

- 3 mois.

- C'est court, mais vous y arriverez. Y a du boulot.

Vous avez un don.

- Si je suis prise? - Ce sera Paris,

le chƓur de l'opĂ©ra, les meilleurs profs...

En continuant le lycée.

Alors? Qu'est-ce que vous en dites? Ça fait rĂȘver, non?

- Non.

- Attendez. Paula. La porte claque.

- Mathilde! Mathilde glousse.

- J'arrive!

- Excuse, mais... - Non, tout va bien.

Bon, qu'est-ce qu'y a?

Je te rappelle. À tout à l'heure.

C'est trop bien! - Je peux pas aller Ă  Paris.

- Mais pourquoi?

- Avec mes parents... - ArrĂȘte.

C'est des sourds, pas des chiots. Comment ils faisaient avant?

Tu veux faire cette école? - Je crois.

- Tu crois ou t'es sûre? - Je suis sûre.

- Alors passe le concours. Tu verras aprĂšs.

- Ouais, mais... - ArrĂȘte. C'est bon.

Tu veux passer ta vie ici, Ă  manger du fromage?

T'as un don. Tu te rends compte?

Putain, ma meilleure amie a un don!

- T'as peur?

- M. Thomasson? - Oui. 2 s.

Qu'est-ce qu'il y a?

- OK pour le concours.

- Vous ĂȘtes sĂ»re? - Et vous?

- Certain. Et vos parents? - Ils sont pas contre.

- Bon, mais ça va pas ĂȘtre "sympa".

Beaucoup d'appelés, peu d'élus. Va falloir bosser.

Vous en avez conscience "? - Ben oui.

- TrĂšs bien. Rendez-vous tous les soirs Ă  18 h

jusqu'au concours, week-end inclus. On est d'accord?

- Ouais. - TrĂšs bien.

Alors Ă  ce soir.

13 chemin de la manufacture au Horps. Pas de retard.

- Oui.

J'ai fait au plus vite, Mme Delton.

C'est normal, le découvert. La coopérative ne nous a pas réglé.

Quoi? J'en sais rien, moi. Demandez-leur.

Au revoir. Merci, Mme Delton.

- Au revoir. - Au revoir.

- Salut.

Dis pas bonjour, surtout.

- Posez-le lĂ , Paula.

Vous pouvez mettre vos affaires lĂ .

Vous avez pensé à une chanson? - Non, pas vraiment.

- Tenez.

- "Je vole"? C'est la chanson de Gabriel.

- Oui. Gabriel passera pas le concours.

- Ah bon? - Non, il a mué.

- Il a mué? - Oui. Il a perdu sa voix.

Le rĂšglement est formel.

Un garçon qui mue ne peut pas se présenter.

- En fait, je sais... C'est ma faute. On s'est disputés...

- Non. Oh lĂ  lĂ ! L'ego des ados, lĂ !

La terre tourne pas autour de vous.

Vous vous en rendrez vite compte.

- Pour le duo,

on fait quoi?

- La chorale? II pourra la faire. Bon, on s'y met.

La chanson est pas si facile.

- On fait "En chantant"? Je la connais mieux.

- OK.

Si vous voulez.

- Merci.

II toussotte. - Bien? Allez.

- Quand j'étais petit garçon

Je repassais mes leçons

En chantant

Et bien des années plus tard

Je chassais mes idées noires

En chantant

C'est beaucoup moins inquiétant

De parler du mauvais temps En chantant

Mais c'est tellement plus mignon

De se faire traiter de con - Quoique...

- En chanson. - C'est bien.

- La vie, c'est plus marrant

C'est moins désespérant

En chantant

La premiĂšre fille

de ma vie Dans la rue, je l'ai suivie

- Hou lĂ ! - En chantant

- Votez Bélier!

Quand elle s'est déshabillée

J'ai joué le vieil habitué

En chantant

J'étais si content de moi Que j'ai fait l'amour 10 fois

En chantant

Je ne peux pas m'expliquer Qu'au matin

elle m'ait quitté

Enchantée. - Enchantée.

- L'amour, c'est plus marrant

C'est moins désespérant En chantant

- C'est bien. Respirez, lĂ .

- Tous les hommes vont aux galĂšres

À la guerre ou à. Pardon.

- On continue.

- En chantant

La fleur au bout du fusil

La victoire se gagne aussi

En chantant

On ne parle à Jéhovah, à Jupiter, à Bouddha

Qu'en chantant Quelles que soient les opinions

Obama!

On fait sa révolution

En chanson

Le... monde est plus marrant

C'est moins désespérant en chantant Oh!

- CÇa va, ça va.

- 3 erreurs.

- La 1re fois.

Faut bien qu'on démarre.

C'est pas le concours. Ils font comment, les autres?

C'est quoi, le travail?

- Heu... - C'est quoi?

On se trompe, on tombe, on continue.

- On recommence, alors?

- Qu'est-ce qu'est pas un steak? PastĂšque!

Rires.

- Tu fais Bella de Twilight. - Ça va.

- Dis-le Ă  tes parents. - Change de sujet.

- Oh, tu fais chier.

- T'es relou, toi!

- Il nous calcule pas.

Petit con! Con.

- Je te laisse. J'y vais. - Quoi?

- T'arrĂȘtes la chorale? - Qu'est-ce que ça peut te foutre?

- Et le concours?

- CÇa va. Lñche-moi. - C'est moi qui devrais

faire la gueule. - C'est bon.

- Pour toi! - T'as ce que tu voulais.

- De quoi tu parles? - Du concours!

- Mais ça a rien à voir!

Oh, je te parle, lĂ !

Maman?

Je rentre pour le dĂźner.

La télé...

C'est pas demain?

Ça a changĂ©?

Fallait me prĂ©venir. À 18 h.

Faut que...

Mon amoureux. Je peux pas lui faire ça! Allez!

- Tu le vois tous les soirs.

- On avait prévu des trucs.

- Je vais te recoiffer.

Tu peux pas passer à la télé comme ça.

- Oui, la télé. Super.

Génial.

- C'est magnifique.

La lumiĂšre est belle.

Hein, c'est bien, lĂ ?

On va tourner des images dans la ferme pour l'interview.

OK? C'est parti.

- Ça, Paula.

C'est tous les matins? - Oui.

- Tu te mets avec Gigi.

Caméra à l'épaule, on la suit.

Et aprĂšs, qu'est-ce qui se passe?

- Quentin et moi, on va en cours.

Mon pĂšre va dans les champs

et ma mĂšre fait les fromages.

- Partez.

C'est quoi, ça, Paula? - Du camembert et du brie.

- Super. T'en veux?

- Paula! Souris! Pense à ton chéri. Super!

- Il signe et je traduis. - OK.

- Super.

Vous ĂȘtes prĂȘts?

M. Bélier, vous vous présentez

aux élections municipales de Lassay.

Pourquoi?

- Depuis quelques années, nos commerces ferment.

Nos jeunes s'en vont.

Il n'y a plus de médecin et l'école est à l'abandon.

Vous pensez quoi? Je vais laisser faire la fatalité?

En se mobilisant,

on va redynamiser Lassay et lui donner un nouvel élan.

- Je veux donner un nouvel élan à Lassay.

- Mais vous ĂȘtes sourd.

C'est pas un handicap, pour ĂȘtre maire d'un village?

- Absolument pas.

Être sourd ne m'a jamais empĂȘchĂ© de travailler, ni de vivre.

Pourquoi ça m'empĂȘcherait d'ĂȘtre maire?

- Non.

Pas du tout.

- T'es sûre de tout traduire?

- Ben oui, je traduis tout. Comme d'hab".

- Pourquoi elle fait cette tĂȘte, alors?

- Ton pùre a raison. Ça ne va pas, là.

- J'en sais rien, moi, pourquoi elle fait cette tĂȘte.

- On peut reprendre? Refaire?

On peut reprendre?

- Traduis.

- On va procéder différemment.

Vous allez sous-titrer mes réponses.

Vous trouverez quelqu'un

à la rédaction pour traduire ce que je dis.

Si vous parlez doucement,

je lirai sur vos lĂšvres.

Si on se comprend pas, vous écrirez.

- D'accord.

- Merci. Tu peux y aller.

- Alors, heu.

OK. On y retourne. Vas-y.

Monsieur Bélier,

vous vous plaignez du projet Lapidus...

Grondements de tonnerre.

- M. Thomasson! C'est moi, Paula!

Monsieur?

Monsieur?! - Vous vous foutez de ma gueule?

- C'est pas ma faute. J'ai été retardée.

- C'est pas un libre-service ici!

Rentrez questionner votre engagement.

- Ouvrez! Il pleut, s'il vous plaĂźt!

Putain!

oh...

Une porte claque.

- M'excuser auprĂšs de papa? De quoi?

D'avoir une vie?

Ah, je t'épuise?

- C'est bien joli d'avoir un amoureux, mais nous, on attend.

- Je suis pas amoureuse.

J'ai un truc important Ă  vous dire.

Non, je suis pas enceinte.

Je présente la maßtrise de Radio France.

Une école de chant à Paris.

M. Thomasson, mon prof de chant, pense que je peux l'avoir.

Ouais, Ă  Paris.

Non, je veux pas aller Ă  Paris.

C'est l'école qui est à Paris.

Oui, je chante et je fais partie

de la chorale du lycée.

Depuis 3 mois.

Oui, 3 mois Ă  peu prĂšs.

Il savait pas.

J'avais peur que vous pensiez que je vous abandonne.

Je suis un bébé? Tu m'as dit que j'étais une femme!

J'ai eu mes rĂšgles

et je me la raconte? Merci.

Pour le lycée, je me débrouille.

Je répÚte le soir, chez mon prof.

Tu comprends quoi?

La ferme, le marché,

la campagne de papa... Comment s'organiser?

II faut réfléchir à une autre solution.

Quoi, mon frĂšre?

Il est grand, fort et j'ai confiance en lui.

- T'en penses quoi, toi?

- Tu vas te coucher? Papa!

Non, je suis pas contente.

- Je pourrai prendre sa chambre?

Une porte claque.

- Notre fille veut devenir chanteuse. Tu te rends compte?

- Et alors? Qu'elle chante!

- Elle est en danger.

Et c'est pas Hollande qui va la sauver.

Son prof dit qu'elle a une belle voix.

- Parce que tu l'as déjà entendue, toi, sa voix?

- TrĂšs drĂŽle!

- Elle vient de commencer. Ça va peut-ĂȘtre lui passer.

- Ah oui?

Imagine si elle est prise.

Toute seule Ă  Paris.

- C'est pas ça qui te fait peur.

Tu as peur que nous, on soit tous seuls ici.

- Tu sais bien que c'est mon bébé.

- Ton bĂ©bĂ©, il saigne du minou quand mĂȘme!

Pour la ferme, on prendra un commis.

On aurait dĂ» le faire depuis longtemps.

- Ce serait parfait! Merci.

ArrĂȘte, j'ai pas envie.

Ça suffit!

- Avec ce doigt. Fromage. - Ah OK.

- VoilĂ .

Tu fais un "c', c'est le pot de yaourt. Yaourt.

- Ah, tu manges, en fait. - Ouais, c'est ça.

Laisse tomber. Faut surtout savoir compter.

Ça, c'est "euro". - Euro.

- I euro, 2 euros, 3 euros.

- 3 euros, 4 euros...

Ouais. - D'accord. VoilĂ .

Quoi?

Il veut t'apprendre Ă  signer. Tu me prends pour un Kinder?

- C'est pas con.

Comme ça, tu réviseras l'espagnol.

- Bon. OK.

Touche Ă  un cheveu de ma copine et je te bute.

- Merci, Mlle Bélier, de me faire l'honneur de votre présence.

Vous avez travaillé? - Oui.

Dites, pourquoi Gabriel vient plus?

- Vous vous parlez plus, tous les 2?

À votre avis? Il est dĂ©primĂ©, dĂ©motivĂ©.

MĂȘme sous la douche, ça chante plus.

- On peut rien faire? - Je sais pas.

- Pour la chorale, le duo?

- C'est lui qui veut arrĂȘter. J'y suis pour rien.

Ben oui, quel gùchis. C'est désolant.

Le duo, vous le ferez seule.

Ouais, bon. On reprend?

- J'ai vraiment un don?

- Paula, doutez de tout. Jamais de moi.

D'accord? - Ouais.

Ça a Ă©tĂ©?

Oui. Mathilde, le marché...

Ah ouais, vous avez rien vendu.

Et tu baises plus? C'est quoi, le rapport?

C'est moi? Ça a rien à voir!

Mathilde, une catastrophe? ArrĂȘte!

Ton visage, c'est quoi?

Un eczéma.

C'est nerveux?

Elle débute. Laisse-lui le temps. Elle est intelligente.

VoilĂ !

C'est votre faute. Vous faites aucun effort.

Mathilde rit. - Je roule sur toi?

Ah non, je suis amoureuse...

- On vous dérange pas? - Oh, on déconne.

J'ai pas assuré au marché. - Merci, je suis au courant.

- Ton frÚre continue de me donner des leçons.

- Génial!

- OK...

Heu.

Bon, j'y vais.

Salut, Quentin.

À demain.

J'ai vu Stéphane au marché. - Tu te l'es fait?

- Il m'a dit que Gabriel avait eu un accident.

- Mais il va bien?

- Oui. Il a posé la caisse de sa grand-mÚre sur un rond-point.

Et il a parlé de toi.

Et je me suis pas tapé Stéphane.

- Pardon, je deviens conne.

Paula gémit.

La spatule tape sur la poĂȘle.

C'est toi qui as dormi dans le canapé?

Bon.

Ben, salut!

- Qu'on se voie cet été.

- J'y vais. Amuse-toi bien. - Salut.

Sonnerie.

- Tu regardes quoi?

- Rien, je regarde rien. Je regarde ce que je veux.

Tu vas pas en cours? - Tu comprends vite.

- Sinon, ça va? L'accident? C'était qui, là? Ta grand-mÚre?

- C'était mon pÚre. T'es lourde ou quoi?

- J'y peux rien si t'as mué. - De quoi tu parles?

- Pourquoi t'arrĂȘtes le spectacle?

- T'en fais pas, des conneries? - Non.

C'est la 1re fois que je sĂšche!

- Tes parents s'intéressent à toi. - Ton pÚre te laisse vivre, lui.

- Ou il en a rien Ă  foutre.

On prend la voiture et on part Ă  Paris.

- Bien sûr!

- Tu veux pas?

- SĂ©rieux? ArrĂȘte, on peut pas.

- Pourquoi? T'as pas les couilles! - T'es un mec, toi!

Avec la voiture de ta mamie, Ă  te balader sans permis.

- Alors, on y va?

- Ah lĂ  lĂ ! Ça va rĂ©gler tous tes problĂšmes.

- Tu fais quoi? - Je me casse. Je me fais chier.

- Ma, me, Mi, MO, MU

A, e... Quelqu'un entre.

Maman, je t'avais dit de frapper!

Mon pull!

Il a rétréci!

Si, il a rétréci!

Désolée, mon cul!

Je suis pas petite.

M'habituer Ă  faire les lessives?

Pour vivre seule? Je suis pas partie!

On en est oĂč? Vous faites toujours la gueule.

Quelle solution?

Mais...

Rossigneux va traduire le meeting?

Il fait pas honte aux sourds?

- On réapprend à se débrouiller sans toi.

- Je suis pas morte! Je suis lĂ .

Je t'avais dit que je t'aiderais.

Oui, je suis prise, mais...

*-Test, test.

Un, deux.

- Ma femme t'avait dit de faire un effort sur la tenue.

- Tu n'aimes pas mes rayures? C'est mon costume de marié.

- Pourtant, j'ai répété.

- Je comprends pas. Souvenez-vous de Mike Brant.

Il parlait pas le français. Il comprenait pas ce qu'il chantait.

Et du coup, c'était sublime!

Le problÚme, c'est que vous réfléchissez trop.

Essayez d'ĂȘtre con.

Hein?

Ouais.

Mike Brant.

- L'ouie! L'ouie...

La vue. La vue.

La bouche.

Le goût? Ouais!

Le goût.

Brouhaha.

- Merci! Ah, bonjour!

Effet larsen.

Ah!

Bonjour Ă  tous.

Ouais, bienvenue Ă  tous.

- Les seins?

Les tétons.

Les tétons!

OK.

Frotter?

Heu. Gratter? Ça gratte?

Heu. Comment.

Caresser? Caresser, OK.

Caresser, oui.

Mathilde gémit.

Elle rit.

- Allez!

- Ça fait partie de mes prioritĂ©s.

- Vous comptez faire quoi pour mon raccordement ADSL?

- Rien.

Ta ferme est Ă  2 km de la nationale.

Si tu veux l'ADSL, tu déménages.

- Personne votera pour toi!

- Il a raison. ArrĂȘtez de vous plaindre!

- OH!!

- Lapidus vous a mal habitués.

On parle de la communauté.

C'est écrit: "Je vous entends."

C'est pas pour écouter vos conneries.

- C'est la meilleure!

- Il a perdu, Bélier!

- Qu'est-ce qu'y a? C'est chaud?

C'est bizarre, ça. C'est...

Normalement, c'est pas comme ça.

Quoi? Ça brĂ»le?

Je l'enlĂšve.

si...

La couleur, ça va pas!

Quentin?

- Faut s'ouvrir au monde. Ouvrez-vous.

Son portable sonne.

- Vous ĂȘtes comme des poulets dĂ©plumĂ©s.

- Mathilde, pas maintenant!

- Ton frÚre s'est évanoui. Il s'est réveillé.

Oui, il respire!

Brouhaha.

- Vous ĂȘtes des handicapĂ©s!

- C'est un choc anaphylactique.

C'est comme une réaction allergique.

- Quentin a fait une allergie.

Une allergie Ă  quoi? - Au latex, je suppose.

Allez, au revoir.

- On vous doit combien?

- T'inquiĂšte, va. - Merci.

Vous pouvez la ramener? - Bien sûr.

- J'en peux plus, de ta Mathilde.

- Dis pas "connards". C'est tes électeurs.

C'est nous, les connards?

On t'a pas laissé tomber. Quentin a fait une allergie.

Il dort dans sa chambre. Ça va.

Maman? Pff.....

Maman, tu fais quoi?

Maman, tu peux pas rester comme ça!

Laisse-toi faire.

- J'ai pas été une bonne mÚre pour toi.

J'ai essayé de te transmettre les valeurs de la famille.

Mais ça pouvait pas marcher entre nous.

Je suis sourde, moi.

C'est ma faute.

J'ai tout raté.

- T'es pas une mauvaise mĂšre. T'es la mĂšre rĂȘvĂ©e!

- Pourquoi tu veux aller Ă  Paris? - Maman!

- C'était à moi de t'accompagner jusqu'au bout.

Qu'est-ce que j'ai loupé?

- Au contraire!

C'est grùce à toi et à papa que j'ai réussi à faire ce choix.

Vous m'avez donné les clés.

- À ta naissance, quand j'ai su que tu Ă©tais entendante...

Tu te souviens?

J'ai tellement pleuré!

J'ai jamais pu encadrer les entendants!

C'est ton pĂšre qui me consolait.

Il me disait: "T'inquiĂšte pas.

"Elle sera sourde dans sa tĂȘte.

"On l'élÚvera comme une sourde.

"Avec un peu de chance, elle entendra rien!"

Et maintenant, tu chantes?

Il manquerait plus que tu sois allergique au lait de vache!

- D'accord!

Je dois vendre du fromage toute ma vie

parce que j'ai pas la chance d'ĂȘtre sourde?

C'est ça que vous voyez

quand vous me regardez?

Et toi, tu dis rien?

- Pour quoi faire?

C'est bon, vas-y. On sera trĂšs bien tous les deux.

- Paula? On a pas rendez-vous. Si? Bon venez.

- J'arrĂȘte. - Hein? Comment?

- Je passe pas le concours à Paris. - Ah. Pourquoi ça?

- C'est pas pour moi. - Oh! Je comprends.

Tous les grands artistes ont ça. Nicoletta, avant un concert,

elle était dans un état...

- Je suis pas une grande artiste.

- Non, c'est vrai. Vous ĂȘtes une petite merde.

- Peut-ĂȘtre. J'arrĂȘte. C'est tout.

- Non, non. C'est pas tout, non.

Vous croyez arrĂȘter, mais vous creusez un trou.

Vous vous allongez dedans et recouvrez de terre.

Je le connais bien, ce trou. Je suis dans le mĂȘme cimetiĂšre.

- Et alors? Je fais ce que je veux. C'est ma vie.

- Votre vie, vous ĂȘtes sĂ»re?

- Oui.

- Réfléchis. S'il te plaßt.

- J'arrĂȘte.

Loulou, Obama! Meuglements.

Allez!

Allez.

- Ça te dit qu'on aille faire un tour?

- OĂč ça?

Chez le coiffeur?

Ouais.

Ouais, ça me fait plaisir.

Meuglements.

Brouhaha.

Mathilde, tu me corriges?

To walk along the seaside it's a good idea.

- Is a good idea.

- OK. Is a good idea. - Ildea.

- Je peux m'asseoir? Ma grand-mĂšre a vendu sa voiture.

- Génial.

- Vous parlez en codes? - J'ai repris la chorale.

- Depuis quand? - Depuis qu'une fille m'a engueulé.

Et en plus, elle s'est barrée.

Ça va, toi? - Non.

- On reprend le duo? - Grave!

- ArrĂȘte! Oublie-nous. Thomasson t'a pas dit?

- Si, tu passes pas le concours.

- J'ai rien Ă  foutre Ă  Paris.

- Nan, passer un concours à Paris, c'est débile.

T'as raison.

Notre duo, c'est pas Ă  Paris.

Donc... - Non. Thomasson voudra jamais.

- C'est lui qui m'envoie.

Alors? - Ben oui! Oui!

- Non. T'en penses quoi, toi?

- Ça pourrait ĂȘtre gĂ©nial.

- OK.

On répÚte chez toi.

- OK. - Putain!

Vous ĂȘtes pas simples.

Bon, je vous laisse.

- Attends. - J'ai pas le temps.

- T'as pas le temps? Mathilde! Attends!

- Mehdi! Quelle buse! Ton tee-shirt est Ă  l'envers.

Ça pardonne pas dans le showbiz! Allez!

- A, e, i, o,u....

- T'es stressée? - Nicoletta.

- Ça va aller.

- Bonsoir Ă  tous. Bienvenue. Quel privilĂšge...

- On t'attend. - Bon...

- Comment tu te sens?

- Heu... Magnifique! Comme d'habitude.

Heu. Bon, allez.

C'est parti. Showtime.

- Showtime. - Showtime!

Bonsoir!

Bonsoir, bonsoir.

Bonsoir. Merci.

Ce soir,

vous avez la chance et le privilĂšge

d'entendre les plus célÚbres chansons du grand Michel Sardou.

Merci.

Les enfants ont travaillé dur.

Ils sont lĂ , vous aussi. Accueillez-les.

Place Ă  la chorale!

Quand on fait la java Le samedi Ă  Broadway

Ça swingue comme à Meudon

On s'défonce, on y va

Pas besoin de beaujolais

Quand on a du bourbon

C'est peut-ĂȘtre pas la vraie de vrai

La java de Broadway

Oui, mais c'est elle qui plaĂźt

Musique.

Quand on fait la java Le samedi Ă  Broadway

Ça swingue comme à Meudon

On s'défonce, on y va Pas besoin de beaujolais

Quand on a du bourbon

C'est peut-ĂȘtre pas la vraie de vrai

La java de Broadway

Oui, mais c'est elle qui plaĂźt

AH!

Elle court, elle court

La maladie d'amour

Dans le cƓur des enfants

De 7 Ă  77 ans

Elle chante, elle chante La riviĂšre insolente

Qui unit dans son lit

Les cheveux blonds, les cheveux gris

Elle fait chanter les hommes

Et s'agrandir le monde

Elle fait parfois souffrir

Tout le long d'une vie

Elle fait pleurer les femmes

Elle fait crier dans l'ombre

Mais le plus douloureux

C'est quand on en guérit

Tous les hommes vont aux galĂšres

À la pĂȘche ou Ă  la guerre

En chantant

La fleur au bout du fusil

La victoire se gagne aussi

En chantant

On ne parle à Jéhovah

À Jupiter, à Bouddha

Qu'en chantant

Quelles que soient nos opinions

On fait sa révolution

En chanson

Le monde est plus marrant C'est moins

désespérant En chantant

- Merci. Merci pour eux. Avant de nous quitter,

nous avons une derniĂšre surprise.

Paula Bélier et Gabriel Chevignon vont vous chanter

"Je vais t'aimer".

Ils se changent, mais ils ne devraient pas tarder.

Les voilĂ .

Piano.

- Elle est belle.

- À faire pñlir tous les marquis de Sade

- À faire rougir

les putains de la rade

- À faire crier grĂące Ă  tous les Ă©chos.

Silence.

- BRAVO!!!

Grave! -On a tout déchiré!

- La soirée se termine ainsi.

J'espÚre que vous avez passé un bon moment.

On se revoit l'an prochain.

Vous retrouverez les enfants en coulisse. Au revoir!

Applaudissements.

- Bon, heu. J'y vais.

- C'était beau, je suis fiÚre. - Paula!

- C'était magnifique. - Merci.

- Vous devez passer ce concours. - Mais...

- L'audition est Ă  10 h, demain.

Bonsoir. Oui, bonsoir.

Votre fille a une voix exceptionnelle.

Mais au lieu de l'aider, vous l'enfoncez.

- I! vous remercie.

- Merci.

Le spectacle était magnifique.

Les costumes, les lumiÚres, c'était impressionnant.

Félicitations.

Oui, félicitations. Pareil.

Au revoir.

- Je vais prendre l'air. J'éteindrai.

Bonne nuit.

- Je t'écoute.

La chanson?

C'est un homme et une femme qui s'aiment comme jamais.

LĂ , tout de suite?

À faire pñlir tous les marquis de Sade

À faire rougir les putains de la rade

À faire crier grĂące Ă  tous les Ă©chos

À faire trembler les murs de JĂ©richo

Je vais t'aimer

À faire flamber des enfers dans tes yeux

À faire jurer tous les tonnerres de Dieu

À faire dresser tes seins et tous les saints

À faire prier et supplier nos mains

Je vais t'aimer

Je vais t'aimer Comme on ne t'a jamais aimé

Je vais t'aimer Plus loin que tes rĂȘves ont imaginĂ©

Je vais t'aimer

Je vais t'aimer

Je vais t'aimer Comme personne n'a osé t'aimer

Je vais t'aimer

Comme j'aurais tellement aimĂ© ĂȘtre aimĂ©

Je vais t'aimer

Je vais

t'aimer

- Merci.

- De rien.

Qu'est-ce qu'y a?

À 10 h, mais comment tu sais?

On va Ă  Paris?

Klaxon.

Oui. Je veux chanter.

- M. Thomasson!

M. Thomasson!

Thomasson? - Quoi?

Ça va pas?

- Vous avez une voiture? - Non.

- Et celle-lĂ ?

- Ben... C'est une amie espagnole qui a dormi lĂ .

Du coup, elle a laissé sa voiture, si quelqu'un en a besoin.

Fallait le dire!!

Il crie.

- Bonjour, je viens pour l'audition. Paula Bélier.

- Vous ĂȘtes en retard.

Paula Bélier... C'est bon. Allez-y.

Les parents, c'est à l'étage.

Porte de droite. - Merci!

- Bonjour. - Bonjour. Installe-toi lĂ .

Musique.

- Je peux regarder? - Oui.

"Air de Cupidon" Purcell

- Waouh!

- Tes parents sont lĂ .

- 300 bornes de flamenco!

- Oui. Je connaissais pas, mais j'aime bien.

L'Espagne, ça respire. Viens!

- Faut attendre un peu. - D'accord.

*-Faites entrer la suivante. - OK.

On y va?

- Heu... Ouais.

Bonjour.

- Bonjour. Vous ĂȘtes? - Paula BĂ©lier.

Comme un bélier.

- Paula Bélier.

Qu'allez-vous chanter? - "Je vole", Michel Sardou.

- Pardon? - "Je vole", Michel Sardou.

- Vous avez une partition?

- Heu, non.

- Michel, vous connaissez? - Oui, mais sans partition...

- Alors chantez a cappella.

- A cappella? - Nous vous écoutons.

- Excusez-moi.

Pardon.

Je peux l'accompagner. Je connais la mélodie.

- Vous ĂȘtes?

- Fabien Thomasson, professeur de chant.

- Merci.

- On a perdu assez de temps.

Allez-y.

II toussotte.

Piano.

Mes chers parents, je pars

Je vous aime, mais je pars

Fausse note.

- Pardon. Excusez-moi. C'est l'émotion.

Je suis désolé.

Qu'est-ce tu fais?

Ferme les yeux. Envole-toi.

Je reprends.

Pardon.

Quand tu veux, princesse.

- Mes chers parents, je pars

Je vous aime, mais je pars

Vous n'aurez plus d'enfant, ce soir

Je ne m'enfuis pas, je vole

Comprenez bien, je vole

Sans fumée, sans alcool

Je vole, je vole

Elle m'observait hier

Soucieuse, troublée, ma mÚre Comme si elle le sentait

En fait, elle se doutait

Entendait

J'ai dit que j'étais bien Tout à fait l'air serein

Elle a fait comme de rien

Et mon pÚre, démuni

A souri

Ne pas se retourner

S'éloigner un peu plus

Il y a la gare, une autre gare

Et enfin, l'Atlantique

Mes chers parents, je pars

Je vous aime, mais je pars

Vous n'aurez plus d'enfant, ce soir

Je ne m'enfuis pas, je vole

Comprenez bien, je vole

Sans fumée, sans alcool

Je vole

Je vole

J'me demande sur ma route

Si mes parents se doutent

Que mes larmes ont coulé

Mes promesses et l'envie d'avancer

Seulement croire en ma vie Voir ce que j'me suis promis

Pourquoi

OĂč et comment Dans ce train

Qui s'éloigne chaque instant

C'est bizarre

cette cage

Qui me bloque la poitrine

Je ne peux plus respirer

Ça m'empĂȘche

de chanter

Mes chers parents, je pars

Je vous aime, mais je pars

Vous n'avez plus d'enfant

ce soir

Je ne m'enfuis pas, je vole

Comprenez bien, je vole

Sans fumée, sans alcool

Je vole

Je vole

La, la, la, la,

la, la, la

La, la, la, la, la, la

La, la, la

la, la, la, la

Je vole

Je vole

- Bravo! Bravo!

Bravo!! Bravo!!

- Merci.

On vous rappellera.

- Bravo!

Bravo!

- Mademoiselle?

TrĂšs bon choix.

- Merci.

- Au revoir. Au revoir.

Au revoir. Au revoir, monsieur. Merci.

Au revoir. Merci.

- Merci. - Oh, c'était pas.

Oui. Non. Faut pas faire ça!

Non, non... - Merci. Merci beaucoup.

- Je comprends rien. Allez!

Le chien gémit.

- ArrĂȘtez-vous.

- Va-t'en.

Elle court, elle court

La maladie d'amour

Dans le cƓur des enfants

De 7 Ă  77 ans

Elle chante, elle chante

La riviĂšre insolente

Qui unit dans son lit

Les cheveux blonds, les cheveux gris

Elle fait chanter les hommes

Et s'agrandir le monde

Elle fait parfois souffrir

Tout le long d'une vie

Elle fait pleurer les femmes

Elle fait crier dans l'ombre

Mais le plus douloureux

C'est quand on en guérit

Elle court, elle court

La maladie d'amour

Dans le cƓur des enfants

De 7 Ă  77 ans

Elle chante, elle chante

La riviĂšre insolente

Qui unit dans son lit

Les cheveux blonds, les cheveux gris

Musique.

Sous-titres: Laetitia Rauscent Pour Mars Films

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