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Original subtitles

172 est parti � Kinshasa hier.

169 est rentr� quelque peu mutil�.

Salement.

Je pars d�jeuner. Davis tiendra le fort.

Excusez ce retard. On sort vendre des secrets ?

Je n'ai plus d'offre valable pour nos secrets. Et vous ?

Je prends ce qu'on me donne. Les c�libataires ont des besoins.

Comment va Sarah ? - Bien.

Et le petit b�tard ? - Le petit b�tard aussi.

Ciel, on nous t�l�phone !

Si c'est le Za�re, transmettez au Foreign Office et au Tr�sor.

Le g�n�ral Tomlinson vous demande. - Le g�n�ral Tomlinson ?

A l'�tage, bureau A3.

A3. Merci.

Entrez.

Castle, entrez !

Le colonel Daintry... - Enchant�.

Asseyez-vous.

J'ai connu un cousin � vous � Cambridge.

Le colonel arrive pour diriger la S�curit�.

Mon cousin Roger ? Je ne l'ai pas vu depuis des ann�es.

Il est au Tr�sor. Mention TB en maths.

Avec ma mention AB en histoire, je suis ici.

J'expliquais que Davis et vous seuls traitez les c�bles top secret

qui passent par la section 6A.

Watson dirige la 6. Il les voit aussi.

Davis �tait donc � l'universit� de Reading ?

Vous lui avez parl� ?

Je lui ai parl� de vous, je vous parle de lui.

C'est un contr�le � ciel ouvert !

J'ai cru comprendre... qu'il �tait un peu de gauche ?

Il est membre du parti travailliste.

Et vous ?

Apolitique. Davis a d� vous le dire.

Ne voyez rien de personnel dans tout ceci.

Il faut appliquer les consignes.

Je ne vous retiendrai pas, j'ai un train � King's Cross.

Un week-end de chasse ? - Comment le savez-vous ?

Oui. �l�mentaire. - Mon cher Watson.

Watson dirige notre 6e section.

Je ne voulais pas... - Pure routine !

Il y a tant de r�gles que certaines sont n�glig�es.

C'est dans la nature humaine.

Par exemple, l'interdiction d'emporter du travail.

Les mallettes...

Vous vivez � la campagne. Peu pratique, non ?

A peine une heure de train. Nous avons un enfant, un chien.

"Huckleberry Finn" ? - C'est meilleur que "Tom Sawyer".

Vous achetez votre fromage chez Paxton ?

Il est mieux que chez Fortnum ? - Pas sp�cialement.

Mais un fromager, �a a quelque chose de t�m�raire et d'anglais.

C'est quoi, les "Malteser" ? - Des chocolats.

Bons ?

J'ai �t� d�sagr�able avec mon fils, ce matin.

Pas trop f�ch� ? J'en ai demand� autant � Davis.

Il ne portait pas de mallette.

C'est vrai.

Mais je pensais au contenu de ses poches d'imperm�able.

Est-ce une habitude d'emporter des dossiers � lire durant le d�jeuner ?

Pas que je sache.

C'est tr�s g�nant de prier des hommes

de vider leurs poches comme des �coliers.

Non pas que nous n'ayons pas confiance en vous, bien s�r !

Merci.

Croyez-vous que ces friandises plairaient � mon h�tesse ?

J'aimerais un cadeau qui sorte de l'ordinaire.

Alors, �a devrait convenir.

J'enverrai le portier. Chez Fortnum ?

Je l'ignore. C'est bon march�.

Oh, �a ferait pingre ! - Jouez la quantit�.

5 � ? 10 � ? Dans ces eaux-l� ? Vous croyez que �a l'amuserait ?

Certainement.

Je crois qu'on a fini.

Merci.

Sarah ?

Pardon, je parlais avec le Dr Barker.

Que se passe-t-il ? - Sam a la rougeole.

�a va aller. Qu'il se repose. - Un whisky, docteur ?

Non merci, je n'ai pas fini. J'ai des hypocondriaques partout.

Et quelques cas de rougeole, bien s�r.

Gardez ses rideaux tir�s. �vitez la lumi�re.

Merci d'�tre pass�, docteur.

Qu'est-ce que tu as ?

J'�tais inquiet. Rien n'�tait normal.

Ni �pouse, ni enfant, ni chien... - Il est dehors, � brouter l'herbe.

Ni whisky sur le buffet. - Quel homme de coutumes tu fais !

Je sais.

Je refuse les variations int�ressantes :

le whisky sur la pelouse et le chien sur le buffet.

Tout est normal, sauf la temp�rature de Sam.

Puis-je voir Sam ?

Il allait s'endormir. Mieux vaut le laisser.

Bonjour, Buller.

Pourquoi n'as-tu pas aboy� ? Tu es nul.

Il n'est pas nul en tout. Il a effray� l'�lectricien, ce matin.

M�me s'il se montrait juste amical.

Il me rassure quand tu n'es pas l�. Et Sam l'adore.

Tu l'as fini ?

J'ai besoin de changer. Je vais essayer "Guerre et Paix".

On ne l'a pas. - Je l'ach�terai lundi.

Du fromage.

Et des Malteser pour Sam.

L'�lectricien a eu peur de Buller ? Il le conna�t !

C'�tait un nouveau.

Il a l'air br�lant.

Tu le serais aussi, si tu avais 39,4�C.

Tu es triste qu'on n'ait pas fait d'enfant ?

Je m'inqui�te pour son entr�e au coll�ge.

C'est un bon coureur.

En Angleterre, on est accept� si on est bon en sport.

Je ne veux pas qu'il soit fait Blanc d'honneur.

�a, non.

Tu l'aimes, hein ?

C'est �trange... Un petit b�tard. - Davis l'appelle comme �a.

Il ne sait pas... - Non, bien s�r.

Il appelle tous les enfants "b�tards".

J'ai oubli� quelque chose.

Quelque chose t'inqui�te ?

Rien de grave. C'est qu'aujourd'hui, au bureau,

un nouveau chef de la S�curit� m'est tomb� dessus. �a m'a irrit�.

Ce n'est pas leur faute, ils font leur m�tier.

Je suis dans la Maison depuis plus de 15 ans.

Je m�rite quelque confiance.

J'aime la Maison.

Elle t'a donn� � moi. Je l'aimerai jusqu'� ce qu'elle te reprenne.

Comme le Seigneur.

A vous, Daintry.

Ce Daintry n'est-il pas un peu fou ?

Je ne crois pas. Quel fusil ! Pourquoi ?

Il est venu avec un grand paquet, me l'a offert.

Et en sont tomb�s 200 sachets de billes en chocolat !

Je suis cens�e en faire quoi ?

Mon cher ami...

Je monte, mais il y a � boire avant de se changer.

C'�tait sportif ?

Les faisans �taient au rendez-vous.

Je suis moi-m�me p�cheur.

Vous �tes Daintry ? J'avais pris votre tension.

Bien s�r ! Docteur Percival...

Je voulais qu'on parle au calme. Venez dans mon bureau.

Ciel ! Ce sont des Malteser !

Enfant, j'en achetais au cin�.

Nous les devons au colonel Daintry.

Un bail que je n'en avais pas mang� !

Je ne vais plus au cin�ma !

Il y a des fuites � la 6e section.

Au si�ge ? Sur le terrain ?

Je crains que ce ne soit au si�ge : une des sections africaines, la 6A.

J'ai achev� mon enqu�te � la 6. Inspection de routine.

La S�curit� s'�tait rel�ch�e, mais comme dans d'autres sections.

Des mallettes sortent � l'heure du d�jeuner.

Les Russes ont pu nous faire croire que la fuite vient d'ici.

Ils peuvent rechercher le scandale.

Briser notre moral. �a pourrait �tre pire qu'une fuite.

La fuite est donc sans gravit� ? - Une gouttelette.

Des mati�res �conomiques. Une id�e, Daintry ?

Le chef de la 6, Watson, est un nouveau. On l'a contr�l�.

Ensuite, il y a Castle.

Un homme de l'�poque laxiste. Mais je le crois fiable.

Remari�. Sa 1�re �pouse est morte. Un enfant.

Maison � la campagne. Assurance vie. Tranquille.

A la campagne ?

Une petite villa � Berkhamsted. Pas d'emprunt. M�me pas de voiture.

Un type assez terne. On l'a ramen� de Pretoria il y a 7 ou 8 ans.

Des ennuis en Afrique ? - Uniquement personnels.

A cause de sa future femme. - Une Noire, non ?

Est-ce pertinent ? - Ai-je dit cela ?

Parlez-moi de Davis. - J'ai plus de mal avec Davis.

Le genre ostentatoire. C�libataire.

Assez d�pensier. Il a une belle voiture.

Moi aussi. - Il aime jouer.

Il aime le porto mill�sim�... - Moi aussi.

Universit� de Reading, math�matiques, physique. Travailliste.

Comme la moiti� des gens. Et les secr�taires ?

Mieux contr�l�es que quiconque.

La mieux inform�e est la fille du g�n�ral Chamberlain.

Qui nous a avertis ?

Moscou. Un transfuge sovi�tique rest� sur place.

Ce qui me pr�occupe,

c'est que Davis sortait un dossier du bureau.

On le place sous surveillance maximale ?

Voyons plus loin : et si vous prouviez que c'est lui ?

Les juges s'en saisiront.

Et ils auront gagn� !

Gagn� ? - Un autre proc�s.

La une des journaux.

Pour une fuite sans importance, on dira qu'on a encore �t� infiltr�s.

Notre source moscovite sera grill�e. Elle peut encore �tre utile.

Mieux vaut encore fermer les yeux.

Mettre le responsable � l'ombre et l'oublier.

Et encourager un crime ?

Les Russes vont rarement jusqu'au proc�s.

Si on veut les battre � leur propre jeu,

il importe de jouer selon les m�mes r�gles. Logique ?

Je ne saisis pas ce que vous dites.

Un autre whisky ou on en reste l� ?

J'en prendrais bien un autre.

Sans rien compliquer, j'aimerais y voir plus clair.

C'est assez simple. Prenez Davis... Mettez-le sous surveillance maximale.

Vous pourriez lui confier une information sp�ciale,

voir si elle ressort � Moscou.

Je pourrais lui donner une friandise plausible

venant des bact�riologistes de Porton.

Si elle nous revient, il n'y aura plus l'ombre d'un doute.

Quand on sera certains que c'est lui, il faudra l'�liminer.

L'�liminer ?

�vitons le vol de nuit et la salle de presse � Moscou !

Je devrais le pousser sous un train ?

De gr�ce, �vitons les enqu�tes !

Il devra mourir paisiblement, sans douleur. Le pauvre !

Qui ?

Si c'est Davis, il a juste 40 ans !

La vie est dure avec ces antibiotiques. Enfin... la mort !

Peut-�tre une crise cardiaque ? - Ou son foie, s'il boit beaucoup.

Vous parliez de porto, Daintry ?

Je ne dis pas qu'il est coupable.

Davis n'est qu'un exemple pour �tudier le probl�me.

Les bact�riologistes... Rien de spectaculaire.

Un certificat m�dical.

Voil� pourquoi Percival est avec nous.

Je ne vous d�range pas ?

Je vous pr�te quelque chose ? - C'est quoi ?

Recommand� par mon dentiste. L'eau passe entre les dents.

Parce que vous mangez beaucoup de chocolat !

Ceci m'a �t� recommand� par Cartier.

Il est plus de minuit !

Vous alliez vous coucher inquiet.

Vous sembliez choqu� par l'attitude de Hargreaves.

C'est possible.

Hargreaves aime choquer. C'est sa pointe de malice.

Vraiment ?

Vous vous rasez matin et soir ? - C'est une habitude.

Un rapport avec le mariage ?

Ma femme et moi sommes s�par�s.

Je n'ai jamais voulu me marier.

La saison de la truite est bien trop courte.

Autre chose... Vous �tes nouveau, sinon vous le sauriez :

nous vivons tous dans des bo�tes.

Vous connaissez Mondrian ? - Il est de la Maison ?

Pas que je sache.

C'�tait un peintre, l'ami !

Les bo�tes...

Des parties d'un m�me tableau.

Chacune est s�par�e mais maintient un parfait �quilibre.

Chacun est dans sa bo�te, vous dans la v�tre, moi dans la mienne.

Notre responsabilit� s'arr�te l�. C'est coh�rent, vous savez.

Trouvons notre taupe et passons-la � la bo�te d'� c�t�.

Pas de quoi en perdre le sommeil !

Le peintre partage-t-il votre interpr�tation ?

Il est mort.

Bonjour, M. Castle.

Tout va bien au Foreign Office ? - Tout est relatif.

1897 a d� �tre notre meilleure ann�e.

Avez-vous "Guerre et Paix", dans la traduction d'Aylmer Maude ?

Vous avez fini "Huckleberry" ? - J'aimerais changer.

J'ai l'Aylmer Maude. Il n'y a pas mieux pour Tolsto�.

En double, comme d'habitude. - La famille va bien ?

Mon fils a la rougeole, rien de grave. Et le v�tre ?

Ses affaires marchent tr�s bien.

Je le verrai un jour ? - Nous parlons souvent de vous.

Il aime savoir ce que vous achetez.

Entrez.

Voil�, beaut�. Une lettre pour M. Davis.

Et un c�ble. Du Mozambique. - Qu'en savez-vous ?

Il n'y a pas de secrets, ici. Il doit signer le re�u.

Un moment.

Une lettre pour vous. Il faut signer.

Et mon message ? - Je suis prise au d�jeuner.

Il y a un c�ble de Louren�o Marques. Je le d�code.

Me suivriez-vous � Louren�o Marques ?

J'ai toujours r�v� d'y �tre envoy� un jour...

Vous y �tes all�, non ?

Sarah et moi avons pass� quelques jours au Polona Hotel il y a 8 ans.

Quel est votre r�ve ?

La s�curit�. Pas celle fa�on Daintry.

Je suis trop romantique.

Au d�but, je r�vais de secrets atomiques, de L�ger...

L'atome, c'est la 8e section.

Pourquoi faut-il... Vous avez re�u �a ?

Entendu.

Hargreaves me demande. - J'ai une visite m�dicale !

Pour l'assurance, peut-�tre.

J'en ai eu une avant mon d�part � l'�tranger.

Vous croyez que je pars ?

Je veux bien vous proposer pour un �change.

Je suis s�rieux ! J'en ai assez d'�tre ici.

Allez-y.

Bonjour, monsieur. - Asseyez-vous.

Vous souvenez-vous de Cornelius Muller ?

Tr�s bien.

Il arrive d'Afrique. Il verra certains de vos documents.

Il doit tout savoir du Za�re. - Il s'int�resse au Mozambique.

Alors, Davis est votre homme.

Si vous lisez mon dossier, notre rencontre fut assez d�plaisante.

J'ai lu votre dossier. Comment va votre femme ?

Bien, merci. Il vaudrait mieux que Davis s'en charge.

Il n'a pas votre exp�rience du BS.

J'ai connu le Bureau de la S�curit� sur un plan personnel.

Vous �tes le sup�rieur de Davis, c'est le protocole.

Je sais que ce sera � couteaux tir�s des deux c�t�s...

Etes-vous v�g�tariens, au fait ? - V�g�tariens ? Non.

Bien. Prenez un faisan.

Ma secr�taire ne mange m�me pas d'�ufs !

�tonnant.

C'est tr�s aimable. - Venez, l'automne prochain.

A quoi bon ? Je n'ai jamais tir� de ma vie.

Pourquoi doit-on informer Muller ? - Je ne raffole pas des Hollandais.

Leur Afrique me d�pla�t. Mais, la pr�f�reriez-vous russe ?

Nous sommes associ�s dans l'op�ration "Oncle Remus".

Au cas o� Muller en parlerait.

Je vois.

Invitez-le chez vous.

C'est ce que je fais pour les tenir � distance.

Ils repartent en croyant avoir tout vu.

Que dira ma femme ?

Laissons-la d�cider, d'accord ?

N'oubliez pas �a.

Prenez donc les deux.

J'en donnerai un � Davis.

Pourrais-je vous parler de Davis ? - Bien s�r.

Il �touffe. Envoyons-le � Louren�o Marques.

Notre agent l�-bas pourra rentrer. - L'id�e est de Davis ?

Pas exactement, mais il aimerait partir.

Il est assez nerveux. - A quel propos ?

Les femmes, je suppose. Et la lassitude du travail.

J'y penserai.

Au fait, la visite de Muller est top secr�te.

M�me Watson l'ignore. Ne dites rien � Davis.

C'est la couleur exacte du Ch�teau Yquem

offert � l'ambassade de France l'autre soir.

Heureusement, la comparaison s'arr�te l�.

Je n'ai rien de grave ? Je me sens bien !

Surveillez votre foie. Montez sur la balance.

Quoi, mon foie ?

Il faut le m�nager. Surtout nous autres, c�libataires.

A cause de la vie mondaine. Je vais prendre votre tension.

Je ne suis pas tr�s mondain. J'aime siroter un bon porto.

Je vais parfois au pub. J'en bois un ou deux au club.

Je devine assez bien dans quel club vont les gens.

Le Garrick ?

La salle du Playgirl.

Je suis membre du Wig & Pen.

Invitez-moi au v�tre, je vous inviterai au mien.

�a vous dirait ?

Pourquoi pas ? Je n'ai jamais vu de striptease.

Les seins dans le Martini...

C'est mauvais pour la tension.

Savez-vous ce que je fais ici ? - Je crains que non.

Je suis dans ma petite bo�te, comme vous dans la v�tre.

Vous pouvez vous rhabiller. - Mais vous �tes de la Maison !

Je fais la liaison avec Porton. - Je n'aime pas penser � Porton.

On craint tant le nucl�aire qu'on oublie le bact�riologique.

Ne critiquez pas Porton, nous y surclassons les Am�ricains.

C'est tr�s utile. - Pourquoi ?

Je n'en sais rien.

Si. Je vous donne un exemple.

Si les Am�ricains nous demandent de cr�er une bestiole

qui survive � tous les insecticides des Cubains

et ravage leur canne � sucre,

nous r�pondons : "Bien s�r ! En �change d'une faveur."

Vous me suivez ?

Vous ferez une autre prise de sang. - A quoi servent tous ces tests ?

Nous autres, toubibs, adorons �a. Par amour de la chasse.

Traquer la maladie chez ceux qui se croient bien portants.

Je dois sortir ce soir avec un des chefs.

Davis me logera. - �a se terminera si tard ?

�a t'emb�te ?

Je sais que Davis te chaperonnera.

Voici l'�charpe officielle. - Merci.

Muller viendra d�ner.

Cornelius Muller ?

Je dois me montrer amical. C'est un ordre.

Il ne peut plus rien contre nous.

Comment vous me trouvez ?

Tu es superbe !

35 �, monsieur.

�a doit vous rappeler le bon vieux temps.

Pourquoi ?

L'Afrique.

Pensez � votre tension !

Vous ne m'effrayerez pas ce soir.

La m�me chose. - Non, merci.

Messieurs, je cr�che ici. Je vous dis bonne nuit.

Je regrette qu'il soit venu. - Vous disiez bien l'aimer.

Oui, mais il m'a tap� sur les nerfs � me parler de ma tension.

En quoi �a le concerne ?

Il est vraiment m�decin ? - Il travaille avec Porton.

Oui, il me l'a dit.

Ah oui ?

Il �tait assez fier de Porton. - Comment �a ?

Ils devancent les Am�ricains.

Les Am�ricains viennent, casquette � la main,

mendier des insectes bouffeurs de canne � sucre cubaine.

C'est ce qu'il m'a dit.

Faites comme chez vous.

Je nous sers un dernier verre.

Un peu de musique ?

Personne ne fait le m�nage ?

Une dame vient le lundi. Je laisse tout pour elle.

Un verre de porto ?

Vous n'avez pas de scotch ?

On appellera �a un "Black & White Walker" !

On devrait lancer ce "Black & White Walker" :

un panda g�ant qui marche en haut-de-forme.

Qui �a peut �tre ?

C'est Sarah. Je vous d�range ? - Non, pas du tout. C'est Sarah.

Tu n'�tais pas couch� ?

Qu'y a-t-il ? C'est Sam ? - Non, Sam va bien.

J'ai peur. Le t�l�phone a sonn� deux fois

depuis minuit.

Des erreurs. C'est fr�quent. N'aie pas peur.

Quelqu'un sait que tu n'es pas l�.

Je rentrerais bien, mais...

Non, je vais mieux maintenant que je t'ai parl�.

Je suis sotte, hein ? Je t'aime, ch�ri.

Moi aussi, ch�rie.

Excuse-moi aupr�s de Davis. - Bonne nuit, ch�rie.

Bonne nuit, Maurice.

Rien d'ennuyeux ?

Pas du c�t� de Sarah. Je crois que vous �tes sur �coute.

Qu'en savez-vous ?

J'ai senti comme une porte ouverte, habituellement ferm�e.

Les �coutes sont devenues ind�tectables.

Sauf s'ils le veulent. - Mais pour quoi ?

Pour vous faire peur. - Pourquoi moi ?

Ce que vous a dit Percival m'inqui�te.

Ils ont une fuite et ils enqu�tent.

Ils nous suspectent ? - L'un de nous deux.

Peut-�tre les deux.

Comme c'est pas nous, on s'en fout.

Qu'est-ce qu'on s'en fout !

Ils me rendent malades ! Je ne viendrai pas lundi matin.

Cynthia est libre, je l'ai invit�e au zoo

et pour un homard au Bentley's.

Elle a dit qu'elle viendrait ? - Mais elle n'a pas dit non.

Peut-�tre aura-t-elle piti� de moi ?

Pauvre Davis, vous �tes tr�s amoureux !

Si on me demande, je suis chez le dentiste.

Je promets d'�tre l� � 13h.

Watson n'attend pas le rapport de 69300 ?

Apr�s le d�jeuner. Je l'emporterai.

Vous prenez des risques !

J'emm�nerai Cynthia �tudier la copulation des singes.

Pardon pour ce retard. - Bonjour, papa.

J'ai pris un sherry. - La m�me chose.

Comment va ta m�re ?

J'ai une nouvelle � t'annoncer. Seule maman est au courant.

Ne veux-tu pas entendre ma nouvelle ?

Une nouvelle ? Oh... d�sol�, ma ch�re.

J'ai reconnu quelqu'un.

Je vais... me marier.

Te marier ? Ta m�re le sait ?

Je viens de te dire que oui.

Il est dans une agence de pub.

Il a le talc pour b�b� Jameson.

Ils d�pensent des fortunes pour d�tr�ner le talc Johnson.

Colin a �crit le slogan : "Jameson est le plus doux.

Ce sont les fesses de b�b� qui vous le disent !"

Colin est tr�s cr�atif. - En effet.

Ma ch�re, es-tu absolument s�re ?

Nous le sommes tous les deux.

Apr�s tout, nous vivons ensemble depuis un an.

D�sol�, je ne savais pas.

Pendant que j'y pense, je te donne notre t�l�phone.

J'y serai officiellement � partir du 21.

C'est un mariage � la mairie. Nous n'invitons personne.

De la famille.

Sauf maman.

Tu es le bienvenu, bien s�r. Si tu n'as pas trop peur de maman.

Je ne suis pas s�r de pouvoir.

Qu'aimerais-tu comme cadeau ?

Ce serait un ch�que, le mieux. Et le plus simple pour toi.

Tu devrais venir. - J'essaierai.

Viens accompagn�, �a sera mieux. - Accompagn� ?

Tu as bien des amis, non ?

Oui, bien s�r !

Je sais o� �tait Davis lundi dernier.

Au zoo.

Et alors ?

Il avait dit aller chez le dentiste.

Il y a vu quelqu'un ?

Non, mais il attendait quelqu'un. Il avait un dossier sur lui.

C'est peu probant. - Je suis convaincu que c'est lui.

Et Watson ? C'est lui, la nouvelle recrue.

Il repousserait m�me une infirmi�re communiste nymphomane.

Reste Castle. Encore plus improbable.

Fils d'un m�decin de famille vieux jeu.

Sa m�re �tait chef d'�lot pendant la guerre.

Elle va aux meetings des Conservateurs.

�a innocente la m�re.

C'est un bon fils. Il lui rend visite chaque mois.

Bon p�re de famille, pas d�pensier, mod�r� sur la boisson.

Il n'aurait pas l'imagination d'un agent double.

Quand on sera fix�s, avez-vous d�cid� de la mani�re ?

Nous �laborons un joli petit plan.

Les arachides.

Les arachides ?

Les arachides, comme les cacahu�tes.

Je sais ce qu'est une arachide, j'ai v�cu 6 ans au Nigeria.

Elles peuvent produire une moisissure.

Laquelle produit une substance nomm�e aphlatoxine.

Gar�on !

S'il vous pla�t, M. Davis...

Bon, je me cache le premier.

La "proie" a froid ! - C'�tait votre id�e.

Sam me fait craquer. Il adore jouer � cache-cache.

Je l'appelle. - Non, attendez !

Je veux vous parler, Castle.

Je suis suivi.

Jeudi, j'ai emmen� Cynthia au Scotts.

Un homme se tenait � l'entr�e � notre d�part.

Plus tard, il buvait un Black Velvet au Scotts.

Aujourd'hui, en sortant, j'ai remarqu� une Mini dans la rue.

Par hasard. Je croyais le conna�tre.

Ce n'�tait pas le cas, mais il m'a suivi dans Londres.

Il vous a suivi ici ? - Non, je l'ai sem�.

Vous �tes bel et bien sur �coute. - Castle, que se passe-t-il ?

Il doit y avoir une taupe. On vous surveille ostensiblement.

Pour vous faire craquer. Si vous �tiez la taupe.

Vous ne croyez pas �a ? - Non, bien s�r.

Ils finiront par s'en dissuader. - Je n'aime pas �a.

Je n'avance pas dans "Guerre et Paix".

C'est un grand livre. Ah, si vous aviez la patience !

Vous avez lu "La retraite de Moscou" ?

Non, et mon amie s'est lass�e avant moi.

Voyons ce que nous pouvons faire...

Et un grand victorien ? Trollope ?

Mon fils vous en conseillera un. Il adore Trollope.

C'est curieux...

C'est un gar�on surprenant. Mais c'est l'argent...

Il doit gagner beaucoup.

Il a de gros besoins, pour l'imp�t sur le revenu de la police.

C'est ce qu'il dit : "La police revenue, on paie l'imp�t !"

Deux, comme d'habitude ?

Veuillez entrer.

Entrez, Castle.

Vous vous connaissez, bien s�r.

Content que vous ayez pu venir, Castle.

Asseyez-vous.

�a n'a pas �t� commode, mais je suis l�.

�crire � votre ambassadeur aurait caus� un scandale inutile.

Vous avez �t� tr�s imprudent.

Le capitaine Van Donck, de la S�curit�, nous a inform�s.

Selon lui, il y a souvent abus des privil�ges diplomatiques

par les jeunes employ�s d'ambassade.

Il veut vous arr�ter pour violation de la loi.

Quelle loi ? - Baisez vos putes noires

dans les bordels du Lesotho ou du Swaziland !

Dans votre soi-disant Commonwealth !

Vous �tes sous surveillance.

Sachez que, sans les privil�ges diplomatiques,

vous seriez en prison ! - O� est-elle ?

�a ira, capitaine. Merci d'avoir aid� le minist�re.

Croyez-moi, je la retrouverai !

Il risque d'avoir la main dure avec elle.

Je pourrais lui offrir une protection.

Arrive un temps o� il faut choisir ses amis.

John doit savoir que j'ai tent� de vous recruter.

Recruter ? �a n'est pas tout � fait le mot.

Mais nous aurons fini par collaborer.

Si j'avais su votre v�ritable travail,

je ne vous aurais pas menac� � travers cette Bantoue.

J'ignorais qu'elle �tait un de vos agents.

Je vous avais pris pour un de ces sentimentalistes anti-apartheid.

Sans rancune ?

Nous sommes des pro.

Votre agent est sorti par o� ? - Mon agent ?

La Bantoue. Par le Swaziland, je suppose ?

Nous croyions notre fronti�re herm�tique !

Vous avez un souvenir du capitaine Van Donck ?

Tr�s vif !

Je l'ai r�trograd� pour avoir laiss� fuir la fille.

Comment s'appelait-elle ? Mankosi ? - Sarah Mankosi.

Je savais que c'�tait une histoire d'amour. Ne le prenez pas mal.

Je pensais que vous collaboreriez si nous la gardions en prison.

Voyez-vous,

j'ai eu un jour une exp�rience avec un cul de n�gresse.

Pas dans la R�publique, bien s�r...

Au Lesotho, avec mes fr�res noirs au Holiday Inn Casino.

�a semblait assez diff�rent, l�-bas.

Mis � part que c'�tait l�gal.

Donc, � 10h30.

Oui, enfin...

�a a un rapport avec Oncle Remus et nos �ventuels probl�mes communs.

Votre pays, mon pays, et les USA, bien s�r.

La voil�. Bonsoir, ch�rie.

Je te pr�sente M. Muller. Ma femme, Sarah.

Ravi de vous rencontrer, Mme Castle.

On a failli se rencontrer il y a 7 ans.

Sept ans de g�ch�s.

Votre �pouse est tr�s belle.

Et notre fils.

Quel �ge as-tu ? - Sept ans. Et vous ?

Que pensez-vous du climat ici, Mme Castle ?

Apr�s l'Afrique du Sud.

Il est moins extr�me. Vous parlez bien du temps ?

Oui, du temps.

Il est moins extr�me.

A quoi buvons-nous ?

A Oncle Remus ?

Laissons Oncle Remus au bureau. - Si vous voulez.

Je pr�f�re boire � vous et votre femme.

Elle s'est retir�e � cause de nous ? - Non.

A vous deux !

Nous avions un excellent porto de Louren�o Marques,

du temps des Portugais.

La ville a beaucoup chang�. - Pauvre Davis.

Qui ?

Rien. Un jeune avec qui je travaille.

L'Afrique doit parfois manquer � votre femme.

Elle en a d'autres souvenirs que vous.

Allons, nous sommes tous deux africains !

Ma famille �tait l�-bas avant l'arriv�e des Bantous.

Les derniers arrivants identifient les Africains par la couleur.

Surtout les communistes, bien s�r. Comme ce pauvre Connolly.

Pourquoi "pauvre" ?

Il �tait all� trop loin, il avait des liens avec la gu�rilla.

C'�tait un bon avocat. Il a men� la vie dure � la S�curit�.

Il continue ?

Il est mort en prison il y a un an. De pneumonie.

�a lui a �pargn� un long proc�s.

Bonjour. - C'est �a.

Je suis Castle. - C'est �a.

Content que vous soyez venu.

C'est M. Castle, de l'ambassade britannique.

Je ne viens pas en diplomate. Je suis �crivain.

Il rejoint le groupe de discussion et r�pondra aux questions.

J'esp�rais en poser aussi. - C'est un �change.

C'est �quitable. Qui commence ?

J'ai une question. Qu'est-ce que tu fous l� ?

Question rh�torique.

Je savais pas. On parle pas la m�me langue.

Et j'ai pas envie de lire tes livres.

J'essaie juste de...

On a nos Blancs lib�raux. Pas besoin d'importation.

Laissez-le parler. - De quoi ? Un �crivain !

Tu sais ce que les Lib�raux devront faire ?

Dites-moi. - Ils devront se planquer !

Ce n'�tait pas une bonne id�e. - Mais non, j'apprends.

Alors, ce livre ?

C'est dur de contacter les gens.

Il vous faut un relais. - Tout est bienvenu.

Je verrai ce que je peux faire.

Voici Sarah Mankosi. Pouvez-vous la ramener � Pretoria ?

Bien s�r. - Ne vous faites pas remarquer.

Au revoir. - Merci.

J'ai une vision un peu na�ve de l'Afrique du Sud.

Habill�e en domestique, je pourrais �tre devant.

Vous ram�neriez votre bonne � la maison.

Connolly dit que je peux vous aider.

C'est bon. Codez-le pour Londres.

OK demain H�tel Carlton. Ch. 299

Sarah, tout va bien ?

L'avion avait du retard.

Et votre interlocuteur n'�tait m�me pas dedans.

J'ai eu peur qu'un drame vous soit arriv�.

Pas � moi. A lui, peut-�tre.

Vous �crirez votre livre sans lui. Mais il y en a d'autres.

Vous �tes en s�curit�, ici ? - Suffisamment.

C'est un h�tel cher. L'un des meilleurs.

Si on se rencontrait � Marmelodi ou � Soweto,

la S�curit� serait intrigu�e. Il y a d'autres lois pour l'argent.

J'ai apport� � boire.

Whisky ? - Un petit. Merci.

Avec de l'eau.

Bonne chance.

D�sol�e pour ce ratage. �a sera mieux la prochaine fois.

Vous devriez arr�ter apr�s �a. - Pourquoi ?

Je m'inqui�te pour vous. - �a me manquerait si j'arr�tais.

Pourquoi Connolly vous a-t-il choisie ?

Je m'apitoyais sur mon sort

et il a pens� que je devais me rendre utile.

Que s'�tait-il pass� ? - Un ami � moi est mort il y a peu.

Renvers� par une voiture. - Un ami proche ?

Oui.

Comment boire un verre sans attirer l'attention ?

Pretoria est conservatrice, ce n'est pas Johannesburg.

Johannesburg est � moins d'une heure !

D'accord.

Vous �tes vraiment diplomate ? - Bien s�r. Pourquoi ?

Vous n'agissez pas en diplomate.

C'est tr�s diplomatique d'�tre amical avec les habitants.

Vous avez une chambre, ici ? - Non, pourquoi ?

Le risque vous fait peur ? - Pas vous ?

�a va. C'�tait mon id�e.

Ce n'est pas ce que je voulais dire.

Tu ne regrettes pas ?

Qu'y a-t-il � regretter ?

Je ne peux pas passer la nuit ici.

Je te raccompagne. - Non, tu dois rester.

Ton d�part para�trait suspect.

J'ai des amis � Johannesburg, je rentrerai demain.

Quand te reverrai-je ?

Si tu as besoin de moi, passe par Connolly.

Je crois que j'aurai besoin de toi.

Mais je te reverrai hors de tout danger.

Je viendrai � l'ambassade.

Territoire britannique : ce sera l�gal dans ton bureau.

Ne plaisante pas.

Ai-je l'air respectable ?

De gr�ce, fais attention � toi.

Pourquoi ne pas venir chez moi ? Nous aurions toute la nuit.

Personne ne vient ici.

Te prot�ges-tu contre... - Contre quoi ?

Ne crains-tu pas d'�tre enceinte ?

C'est trop tard. - Comment �a ?

Tu n'es pas concern�. Je suis tomb�e enceinte avant de te conna�tre.

Que dis-tu ?

J'en suis � dix semaines. - Et tu ne me disais rien ?

�a ne te concerne pas. Le p�re est mort, je te l'ai dit.

Pas que tu portais son b�tard ! - Une Blanche l'aurait fait ?

Tu t'es moqu�e de moi ! - Sale hypocrite !

Tu ne m'as pas connue � une soir�e tennis !

Tu voulais essayer une Noire ! V�rifier si on dit vrai.

Ne parle pas comme une pute. - Je parle comme je veux.

Ram�ne-moi.

Tu attendais que je m'en aper�oive ?

Arr�te-toi ici. - Pourquoi ?

Arr�te la voiture !

L'inculp� parle d'un coup de pied dans le ventre.

Quand il �tait au sol. - Il n'a jamais �t� au sol.

Et la rupture de sa rate ?

Il m'a fonc� dessus, je l'ai arr�t� de la main.

Montrez-nous comment.

Veuillez descendre.

Que l'inculp� approche.

Montrez-nous �a � nouveau.

L'inculp� �tait sur des �chasses ?

L'audience est ajourn�e jusqu'� 14h.

Vous l'avez vue ? - C'est d'accord.

Elle viendra ?

O� ? - Chez vous.

Merci.

Je ne savais comment te parler. Je regrette pour...

Si c'�tait pour �a, c'�tait inutile.

Non, je voulais te revoir.

Tu m'as manqu�.

Tu m'as manqu� aussi, Maurice.

C'�tait affreux.

On dirait que je suis amoureux de toi.

Car les choses n'�taient pas dites. Mais �a ira.

Non, �a n'ira pas.

Je t'aime.

Tu vas t'attirer de gros ennuis.

Nous en attirer.

Oui, nous en attirer.

Oh, je t'aime !

La cl� de Sarah.

N'ayez crainte pour elle, elle est entre de bonnes mains.

Dieu merci ! - Votre bureau est averti ?

Londres veut que je parte.

Prenez le premier avion pour Louren�o Marques.

Attendez Sarah au Polona Hotel. Je vous l'enverrai.

Je vous suis si reconnaissant !

C'est pour la cause.

J'aimerais pouvoir dire que j'y adh�re, mais c'est faux.

Votre communisme ne doit pas �tre le vrai.

Si, c'est le vrai communisme.

Sa fuite prendra peut-�tre une semaine ou deux. Adieu, Castle.

Content de vous revoir.

Je pensais ne jamais vous revoir, Boris.

Ils m'ont renvoy� ici apr�s votre dernier rapport sur Muller.

C'est quoi, �a ?

Je donne des cours de langue. - De russe ?

D'anglais ! Mon seul �l�ve est polonais.

Saviez-vous que Connolly �tait mort ?

Je l'ai appris r�cemment.

J'aidais Connolly car il avait sauv� Sarah.

Je ne partageais pas ses vues. Et Connolly est mort !

Vous vous disiez naturalis� noir par amour pour Sarah.

Vous faites �a pour le peuple de Sarah.

On a besoin de vous. - Mes informations sont sans valeur.

Oncle Remus, c'est du s�rieux.

Et chez vous ?

Il y a ces appels... Sarah croit � des voleurs.

Et Sam et Sarah ? Si j'ai un ennui...

Votre fuite a �t� pr�par�e. - Ma fuite ? Et Sarah et Sam ?

Ils suivront. Vous pouvez nous croire.

Je sais. D�sol�.

Qu'y a-t-il ? Mon avion attend !

J'ignorais que vous partiez � Washington.

Moi aussi. Que voulez-vous ? - Un feu vert.

Un feu vert ? - La carte marqu�e est revenue.

Quelle carte ?

Vous vous rappelez cette soir�e chez vous, apr�s la chasse,

avec vous, Daintry et moi ?

Je devais passer une information � un ami � nous

qui est en mauvaise sant�.

Elle est revenue comme un pigeon voyageur.

Vous �tes s�r ?

Je suis s�r.

Bien.

Le bureau croit que vous avez la gueule de bois.

Je me sens affreusement mal. On n'a pas bu tant que �a.

J'ai eu tort de vous sevrer du porto. Assis, mon vieux.

�a doit �tre le champagne.

Les alcools dans ces stripteases sont une honte nationale.

Que faites-vous ?

C'est meilleur que le verre au r�veil.

Merci pour votre aide. - Inutile de vous laisser souffrir.

Voici le courrier.

Le sac du Za�re est arriv� ? - Au fait, Arthur est malade.

Qu'est-ce qu'il a ?

La migraine. Il a appel� lui-m�me. �a devrait aller.

La gueule de bois ? - Peut-�tre.

Il a dit �tre sorti avec le Dr Percival hier soir.

J'irai le voir au d�jeuner. Vous viendrez ?

J'ai du travail.

C'est gentil d'�tre venu. - Je reviendrai.

La prochaine fois,

pourriez-vous demander � Cynthia de venir avec vous ?

Comment va Sarah ? - Bien.

Et le petit b�tard ? - Bien aussi.

J'aimerais avoir un petit b�tard. Mais avec Cynthia !

"Pourquoi m'a-t-elle regard�, elle qui refuse mon amour ?"

Je suis atteint ! Je lis des po�mes.

Et je marque les passages qui me rappellent Cynthia.

Je lui demanderai.

Je ne fais pas semblant, j'ai les bras et les jambes en compote.

Ne croyez pas que �a m'arr�tera.

Vous arr�ter ?

Je serais un autre homme � Louren�o Marques.

J'en ai parl� � C.

Vous �tes un ami.

A bient�t.

Entrez !

Vous vouliez me voir ?

Venez vous asseoir.

Ma fille.

Belle fille !

Elle se marie ce matin. - F�licitations.

Je ne connais pas l'�poux. On parlerait fesses de b�b�s...

Fesses de b�b�s ?

Il a invent� le slogan :

"Jameson est le plus doux,

ce sont les fesses de b�b� qui vous le disent."

Vous ne vous sentez pas seul, ici parfois ?

Je m'entends bien avec Davis, �a change tout.

Vous �tes content de lui ?

S'est-on plaint de lui ? Car je me porte garant de lui.

Me rendriez-vous un service ?

Je suis l�ch� par le gars que j'emmenais au mariage.

Je ne voudrais pas que ma fille croie...

...que je n'ai pas d'amis.

Nous n'irions pas � la mairie.

Mais il y a une petite r�ception chez ma femme.

Qu'en dites-vous ? - Je serais ravi de venir.

Vous me sauvez.

Je ne connais personne, sauf ma femme, bien s�r.

Mais je ne lui ai pas parl� depuis sept ans.

Il est d'un sexy !

Je suis Daintry.

Le p�re de la mari�e. - Le mari de Sylvia !

Et vous �tes ?

Partons. - Vous devez voir votre fille.

J'avais oubli� les chouettes.

Edward m'a dit que tu �tais l�. Trop aimable d'�tre venu.

Voici Castle, du bureau. J'ignore votre... Maurice Castle.

Bon sang, Edward ! Est-ce une chouette ?

Non ! Juste un cendrier.

Vous �tes un ami de Colin ?

Il est g�nial. - Vous travaillez ensemble ?

Je suis le talc de b�b� Jameson !

Les manteaux dans la chambre. Par l�.

Vous �tes Castle ?

On vous demande. Une femme. Elle semble boulevers�e.

Sarah ?

Cynthia ! Que se passe-t-il ?

Tu n'as pas encore vu Colin.

Davis est mort.

Il est mort. Le Dr Percival est l�-bas.

Percival ! Mon Dieu, cet homme !

Edward, John a cass� une chouette !

Je ne peux pas �tre partout !

Vieux barbon, je ne te le pardonnerai jamais !

Venez, Castle. - Et en plus, que fais-tu chez moi ?

Je ne m'y attendais pas. - Que voulez-vous dire ?

Je ne m'attendais pas � ce que �a arrive si vite.

Il y aura une autopsie ?

Bien s�r, si son docteur la demande.

Que font ici les Sp�ciaux ? - Je les ai appel�s.

Vous croyez qu'il a �t� tu� ? - Non, bien s�r.

Son foie �tait dans un �tat terrible.

Je ne comprends pas ce qu'ils cherchent.

C'est un contr�le de s�curit�.

Encore une : la m�me marque verticale dans la marge.

"Pourquoi m'a-t-elle regard�, elle qui refuse mon amour ?"

Guerre et Paix

Tu sors ?

J'ai besoin d'air. Buller aussi.

Ch�ri, attendons de dire � Sam pour Davis.

Il cherche encore ses marques � l'�cole.

C'est toi qui sais.

Pauvre Davis. Fini, les cache-cache. - Oui, fini, les cache-cache !

Viens, Buller.

SVP, cessez toutes communications

Adieu

Cours, papa, cours !

Buller !

Messieurs...

Ferguson, bureau du 1er ministre. Phipps, Renseignements de l'arm�e.

M. Muller. Voulez-vous vous asseoir.

D�sol�, mais M. Watson va directement aux fun�railles.

Zut ! On est sans la 6e section.

Mais j'ai eu M. Castle. Il est l�. - Faites-le entrer.

On a un mort dans la famille. - Navr�. Qui est-ce ?

Un gars nomm� Davis.

M. Muller rentre tout juste d'Allemagne.

Merci d'�tre venus si vite.

D�sol� de vous priver d'enterrement. Remplacez Watson.

Bien entendu.

Allez-y. Pas de notes, messieurs.

Merci.

C'est une r�union informelle concernant l'op�ration Oncle Remus.

Il faut d'abord dire que cet Oncle Remus

ne vise pas � d�fendre l'Afrique du Sud, mais tout l'Occident libre.

Ce doit �tre compris � Washington, d'o� Sir John revient � l'instant.

Si une guerre raciale ferme les mines d'or,

la Russie contr�lera le march� de l'or.

En comparaison, la crise p�troli�re sera un d�sagr�ment mineur.

Il y a l'or, mais aussi les diamants, l'uranium.

Et si la guerre �tait perdue, comme au Vietnam,

le tableau serait assez pr�occupant.

Ils ne s'engageraient pas � nouveau.

Je veux dire, avec des troupes sur un continent �tranger.

Ils connaissent aussi mal l'Afrique qu'avant, l'Asie.

Oncle Remus rendrait l'emploi de troupes presque inutile.

Le plan, en cas d'invasion, consiste � fermer l'Afrique du Sud au nord

en laissant un corridor o� l'ennemi serait d�fait.

Comment ? La fronti�re est longue et ouverte.

Trop longue pour miner le terrain. Vous voulez b�tir un mur ?

Un mur invisible, oui.

L'usage d'armes tactiques en pays d�sert cr�erait ce mur.

Tactiques ?

C'est un mot rassurant.

La bombe tactique est raisonnablement propre,

bien plus que celle d'Hiroshima.

Mon Dieu !

M. Castle, j'esp�rais votre visite !

J'ai le Trollope pour vous.

Mon fils dit qu'il vous plaira beaucoup.

J'esp�rais le voir. Le trouverai-je ici ?

Pas maintenant. Un message pour lui ?

C'est une affaire assez d�licate.

J'ai des livres chez moi, datant de mon enfance.

Des livres illustr�s qui pourraient l'int�resser.

Je me disais que certains pourraient valoir une belle somme.

Vous savez ce que c'est. J'ai une liste avec moi.

Je m'assurerai qu'il l'ait d�s son retour.

C'est tr�s aimable. - Et pour "Comment nous vivons" ?

Le livre de Trollope ?

Je peux ne pas le prendre ? Pour me reposer de tout �a.

Attendez une minute.

Tire-toi.

Bien. C'est d'accord.

Un autre pauvre Davis ? - Tu ne sais rien de Davis.

Mets du soda. - Ne me materne pas, Sarah !

D�sol�.

Il est arriv� quelque chose.

Pourquoi ne m'en parles-tu pas ? Parce que c'est interdit ?

La loi sur les secrets et autres b�tises !

Ce n'est pas eux.

A notre arriv�e en Angleterre, Connolly m'a envoy� quelqu'un.

Il vous avait sauv�s, Sam et toi.

Il demandait un peu d'aide en �change. J'ai accept�.

Quel mal � cela ?

Je suis agent double depuis 7 ans.

Et j'ai attendu pour te le dire.

Es-tu en danger ? - Je l'ai toujours �t�.

Ce soir ? - C'est pis que jamais.

Ils avaient d�couvert des fuites et ont cru que c'�tait Davis.

Tu crois qu'ils l'ont tu� ? - Oui.

�a aurait pu �tre toi.

Comment ont-ils su, pour les fuites ?

Un transfuge � Moscou doit avoir acc�s � mes rapports

et les repasse � Londres.

�a veut dire que tu es � l'abri.

Arr�te maintenant, �a confirmera que Davis �tait le tra�tre.

Je sais.

J'ai dit � l'homme de Connolly que j'arr�tais tout.

Mais il s'est pass� autre chose.

�a m'est arriv� comme un don du ciel, ou une ironie du sort.

Le plus grand secret qu'on m'ait jamais confi�.

Parce que Watson �tait aux fun�railles !

De quoi parles-tu ?

Je devais leur dire ce que ces salauds manigancent.

Mais Maurice, c'est du suicide !

Davis est mort. Quand ton rapport reviendra � Londres...

�a peut sauver tant de vies ! Des vies de ton peuple.

Ne me parle pas de mon peuple. Tu es mon peuple.

Qu'attends-tu de moi ?

Le mieux serait de prendre Sam et d'aller chez ma m�re.

S�parons-nous un moment, pr�tends qu'on s'est disput�s.

Si rien ne bouge, je resterai ici et on se retrouvera.

Mais s'il arrive quelque chose ? - Ils m'ont promis un plan de fuite.

Seul.

Ils vous contacteront, toi et Sam, quand tout se sera calm�.

Nous ne pourrons pas communiquer,

peut-�tre pendant longtemps.

Tu n'as pas dit un mot de reproche.

Que pourrais-je dire ?

Je suis ce qu'on appelle un tra�tre.

Nous avons notre propre pays, toi, moi et Sam.

Et �a, tu ne l'as jamais trahi.

Combien de temps avons-nous ?

Pourquoi avoir tir� cette conclusion ?

Une chose ne cessait de me tracasser apr�s ma soir�e avec Castle.

J'ai compris plus tard

que c'�tait sa r�action en apprenant la mort de Connolly.

C'�tait un ami. - Un ami communiste.

Son poste exigeait qu'il en ait. - Je ne me suis pas alarm�.

Je me suis simplement dit qu'en cas de fuites dans la section,

ce serait Castle. - Int�ressant.

Puis �a a �t� l'enterrement d'un certain Davis.

Il est mort de cirrhose. - Que vous dites.

Connolly est mort de pneumonie.

Je ne dirai qu'une chose, Sir John.

S'il y a un tra�tre dans la section africaine,

j'affirme avec une certitude absolue que c'est Castle.

Je r�p�te, il n'y a pas de fuites,

mais perte d'un bon �l�ment trop port� sur le porto.

J'esp�re que vous dites vrai.

Vous �tes chez moi !

Ne le prenez pas mal.

Nous devons tous les deux mentir de temps en temps.

Mais j'esp�re pour vous que l�, ce n'est pas le cas.

Bonsoir.

M. Halliday est l� ? - Non.

Mais je suis Mme Halliday.

Je m'appelle Ca... Je suis un client.

Oui, M. Castle. - C'est pour une lettre...

Je ne sais pas quand il rentrera.

O� est-il ? - Il a d� aller au tribunal.

Au tribunal ?

Ils ont arr�t� notre fils. - Ils l'ont arr�t� ?

N'avait-il pas un accord avec la police ?

C'est ce qu'il croyait, jusqu'� 6h ce matin.

C'est affreux, n'est-ce pas ?

D�sol�, je croyais qu'on avait du temps.

J'avais tort.

Tu emm�neras Buller. - Que vas-tu faire ?

J'ai un num�ro de d�tresse. J'ignore s'il fonctionne encore.

Ils m'aideront � fuir, ou la police viendra.

Nous, c'est fini ? - Bien s�r que non !

Nous sommes en vie, nous nous retrouverons.

Ta m�re ne semblait pas ravie.

Si rien ne se passe, revenez. - Et si...

Tu �tais bien arriv�e jusqu'au Polona !

Au revoir, papa.

Au revoir, fils.

A bient�t !

Zut !

Sur quoi se fonde Muller ?

Sur l'intuition. - L'intuition ?

Ma secr�taire a tent� de joindre Castle. Pas de r�ponse.

Il a d� partir une journ�e en famille.

Daintry est all� s'assurer sur place qu'il ne s'agit que de �a.

Sinon, �a voudra dire que Davis �tait innocent.

Ce n'est pas une grande perte.

Il �tait inefficace, imprudent, et il buvait trop.

T�t ou tard, il aurait pos� probl�me.

Prenez une cacahu�te.

Non, merci.

Puis-je t�l�phoner ?

C'est Maurice ?

Heureusement, tu es l�. Sarah te croyait parti.

Je suis encore l�. - Votre dispute est absurde !

�a n'a rien d'absurde. - Sarah dit qu'elle a oubli� Buller.

Oui, je sais.

Sam demande si tu l'as nourri.

Dis-lui que oui.

Daintry ! - Puis-je entrer ?

Bien s�r. Donnez-moi votre manteau.

Entrez.

Un scotch ?

Un petit, si vous permettez.

Asseyez-vous.

Que faites-vous ici, Daintry ? - Une cigarette ?

Non, merci. - Je peux ?

Je passais en voiture, j'ai pens� vous rendre visite.

D�sol�. La s�curit� est une chose s�rieuse.

Vous venez ajouter � mes ennuis ? - Y ajouter ?

Ma femme m'a quitt�. Elle est partie avec mon fils chez ma m�re.

D�sol�. - On s'est disput�s.

C'est affreux quand �a arrive.

On s'est vus pour la derni�re fois le jour du mariage de ma fille.

On avait fil� � cause de la mort de Davis.

Oui, le pauvre gars.

Que pensez-vous de sa mort ?

Je n'en sais rien.

J'essaie de ne pas trop y penser.

On le croit coupable de fuites dans ma section ?

On ne s'ouvre pas aux officiers de la s�curit�.

Davis n'a jamais trahi personne.

Vous croyez cela ? - Je le sais.

J'ai des doutes, pour tout vous dire.

Ils se sont donc ouverts � vous.

Vous aviez pass� une sale journ�e : d'abord la chouette bris�e,

puis Davis sur son lit de mort...

Je n'ai pas aim� les mots du Dr Percival.

Il a dit : "Je ne m'y attendais pas."

Oui, je me rappelle. - �a m'a ouvert les yeux.

Ils ont conclu trop rapidement, sans �tudier les alternatives.

Vous-m�me ? - Ou Watson.

Watson ! Je l'oubliais.

Et nos agents l�-bas ?

Et les secr�taires ? Qu'a fait la S�curit� ?

Je ne suis pas aussi libre que vous le croyez.

Ils vous ont parl� des bo�tes ?

Vous connaissez �a aussi ? - On a tous droit � ce baratin.

Davis est dans une bo�te, en ce moment !

Un autre scotch ?

Non merci, �a ira.

Vous et moi pouvons aussi commettre la m�me erreur

en tirant des conclusions h�tives.

Davis �tait peut-�tre coupable.

Si notre section �tait soup�onn�e,

l'information devait concerner l'Afrique.

Oui, je pense.

�a indique un int�r�t africain,

ou un attachement � l'Afrique ou aux Africains.

Je doute que Davis ait connu un Africain !

A part ma femme et mon fils, bien s�r.

Par comparaison, prenez un homme comme 69300 � Louren�o Marques...

Personne ne conna�t ses amis. Il a ses agents, dont des communistes,

comme j'en avais � Pretoria.

Vous me suivez ?

Il est temps que je m'en aille. Bonsoir.

C'est votre voiture ? - Je suis gar� plus haut.

J'avais mal lu les num�ros.

Merci pour le scotch.

Quel beau chien !

La porte de derri�re �tait ouverte.

Nous n'avons que peu de temps.

Votre chien de garde est si amical !

Il m'a trouv� pendant que je vous regardais.

M. Halliday, je ne m'attendais pas � vous voir.

Non, je ne pense pas.

Avez-vous remis ma lettre � votre fils ?

J'ai pr�f�r� �viter.

Il y a toujours eu un petit malentendu :

mon fils ne s'int�resse pas � vos affaires.

J'ai pass� le message � qui de droit.

O� sont votre femme et votre fils ? J'ai des ordres.

Je comprends. Je les ai mis au vert.

C'est une difficult� en moins.

Dommage qu'elle n'ait pas pris le chien.

C'�tait si pr�cipit� ! - Qu'allez-vous faire du chien ?

Je ne sais pas. Vous ne...

H�las, vous n'�tes pas sportif ?

Je veux dire, au tir...

J'ai un revolver Smith & Weston.

Il y a une balle dans le barillet. Elle y est depuis 10 ans.

Vous avez une cave ?

Comment s'appelle-t-il ?

Tu ne feras pas d'histoires, hein, vieux coquin...

Quelle a �t� votre impression ?

Mon impression ?

Vous avez tu� la mauvaise personne.

Dommage.

Qui vous a m�l� � �a ? - Pas m�l�.

Je suis membre du Parti depuis ma jeunesse.

Vous �tes un des fid�les ? - Cach�s.

Ni meetings, ni d�fil�s. C'est une vie solitaire.

Ils m'utilisent pour de petites choses.

J'ai souvent ramass� vos enveloppes.

Vous n'avez jamais dout�, Halliday ? La Hongrie, la Tch�coslovaquie ?

J'ignore ce que vous avez fait pour nous,

mais je suis fier de vous aider � partir � Moscou.

Je ne voulais pas finir � Moscou. Je crains de n'�tre pas communiste.

La cl� dans la bo�te � gants, chambre 1028.

Vous n'avez plus qu'� prendre l'ascenseur.

Et apr�s �a ? - Je ne sais pas.

Un petit cadeau pour vous.

Le Trollope. Vous serez content d'avoir de la lecture.

Merci. - Au revoir.

S'il vous pla�t, nous avons tr�s peu de temps.

Asseyez-vous.

Voici votre passeport, Monsieur "Partridge".

C'est un billet pour Paris, seulement.

Ils vont surveiller tous les avions !

Ils surveilleront en particulier l'avion pour Prague,

qui doit partir � la m�me heure que celui pour Moscou,

lequel a �t� retard�.

Peut-�tre qu'Aeroflot attend un passager important.

La police sera tr�s attentive aux vols pour Prague et Moscou.

Et au bureau de l'immigration ?

Tout aura �t� r�gl�.

Veuillez rester tranquille, M. Partridge.

Quelle est ma profession ?

Retrait�.

Il y a au moins une chose de vraie.

Puis-je parler � Mme Castle ?

Votre nom ? - Butler.

Veuillez attendre ici.

Un certain M. Butler te demande.

Ne laisse pas tra�ner tes jouets, sois gentil.

Mme Castle ?

Je suis l'inspecteur Butler.

Peut-�tre sauriez-vous comment joindre votre mari ?

Vous ne savez pas o� il est ?

Pourquoi la police saurait-elle o� il est ?

Avez-vous essay� � son bureau ?

Son bureau a sugg�r� de vous chercher ici.

J'ignore o� il est. C'est � quel propos ?

En partie, au sujet d'un chien. - Buller ?

Les voisins se sont plaints d'un bruit, un g�missement.

Quelqu'un a appel� la police.

Le chien a �t� abattu, mais le travail a �t� mal fait.

D�sol�, mais on a d� l'achever.

Mon Dieu, que va dire Sam ? - Sam ?

Mon fils. Il adorait Buller.

Dites qu'il a �t� renvers� et tu� sur le coup.

Oui, peut-�tre.

Je ne peux pas vous aider, je suis s�par�e de mon mari.

Quand l'avez-vous vu ? - Samedi matin.

Et vous ignorez o� il est ?

Je crains de ne plus beaucoup m'en soucier.

Merci, Mme Castle.

Je me r�jouis de vous avoir persuad�e de venir.

Un verre ? Je me suis command� un sherry.

C'est parfait.

Pourquoi ai-je accept� de venir ?

R�glons d'abord les choses importantes.

Ici, mieux vaut manger anglais. Je sugg�re une pot�e Lancashire.

�a m'est �gal.

Et comme entr�e ? - Rien.

Je suivrai votre exemple admirable.

Un peu de vin ?

Juste un verre.

Excellent !

Vous devez �tre tr�s anxieuse.

Anxieuse ?

N'�tre au courant de rien... - �a ne m'int�resse pas beaucoup.

Mais vous �tes ici ! - A votre demande.

Nous aimions tous Maurice.

Vous en parlez comme d'un mort.

Il a d� arriver en toute s�curit� � Moscou.

Je vous ai pein�e !

Non, �a va.

Nous attaquerons directement par la pot�e.

Je pensais que vous saviez la bonne nouvelle.

La bonne nouvelle ? - Je parle de son point de vue.

Maurice a choisi une voie tr�s dangereuse.

Esp�rons que vous resterez � l'�cart.

Je me suis s�par�e de Maurice.

Bien s�r ! C'�tait la chose �vidente � faire.

�a aurait �t� un peu voyant, � trois.

Pour vous, je suis une tra�tre moi aussi ?

On ne dit pas "tra�tre" dans la maison.

On laisse �a aux journaux.

Maurice a suivi une loyaut� diff�rente.

Et y a-t-il plus sacr� que la loyaut� envers la famille ?

Que ferez-vous quand il vous contactera ?

Je ferai ce qu'il me dira.

Merci d'avoir dit �a. Nous pouvons �tre francs l'un avec l'autre.

Il vous dira t�t ou tard de le rejoindre l�-bas.

Et j'irai.

Avec l'enfant ? - Bien s�r !

Une bouteille de Mouton Cadet. - Vous ne pourrez nous en emp�cher.

Ce n'est pas si s�r. Nous avons un gros dossier sur vous.

Vous �tiez proche de Connolly, un agent communiste.

Bien s�r ! J'aidais Maurice pour vos services !

Sans le savoir. Je croyais qu'il �crivait un livre.

Maurice aidait peut-�tre d�j� Connolly.

Maurice est � Moscou.

Le Ml5 pourrait penser qu'il faut enqu�ter sur vous.

Acceptez juste d'�tre raisonnable.

Restez dans le pays avec votre belle-m�re et l'enfant.

L'enfant de Maurice. - C'est une autre histoire.

Vous avez rencontr� Cornelius Muller.

Il pense, pardonnez ma franchise,

que le p�re �tait un des v�tres. Vous aviez un amant.

Il est mort.

Muller dit qu'il est sous les verrous. Vivant.

Muller ment !

Probablement. Quelle diff�rence ? L'enfant est sur votre passeport ?

La d�livrance des pi�ces est parfois tr�s lente.

Quelle bande de salauds !

Ma ch�re, �coutez le conseil d'un ancien,

d'un ancien qui fut l'ami de Maurice.

Et de Davis ! Vous �tiez aussi un ami de Davis, non ?

Vous ne partez pas ?

Oh si, je pars !

Et veuillez ne plus me t�l�phoner.

Bonjour. Je suis Bellamy.

J'ai rassembl� mon courage et me voici.

Kroutchank m'a montr� o� on trouve �a,

et j'ai montr� � Bates. Vous ne les connaissez pas encore ?

Ils passeront, maintenant que votre pr�sence est officielle.

Votre conf�rence de presse est imminente.

Qui vous l'a dit ? - Un ami russe.

�pouvantable, hein ?

Mais il suffira de faire valoir vos standards.

Vous serez surpris de ce qu'on obtient si on est sage.

Ils veulent notre bonheur.

Je crains de ne pas me rappeler...

Bellamy, dites-vous ? - Bellamy, du consulat britannique.

Oui... une histoire compliqu�e. J'avais un ami allemand.

Il dirigeait beaucoup d'agents � l'Est, ce que j'ignorais.

L'idiot s'est laiss� s�duire par une horrible femme.

Il m�ritait d'�tre puni, alors je l'ai siffl�,

si vous pardonnez l'expression.

Elle m'a d�nonc� � l'ambassade britannique, la garce !

J'ai �t� heureux de laisser Checkpoint Charlie derri�re moi !

Vous �tes heureux, ici ? - Oui, j'ai un ami russe maintenant.

C'est ill�gal, mais ils font des exceptions.

Et mon ami est un officier du KGB.

Il faudra venir voir notre villa au printemps !

C'est quoi ?

Votre t�l�phone.

Il est branch�. Et pour appeler Londres ?

Ils vous diront quand.

Boris ! - Bienvenue !

Ne faites pas attention, je partais. - Voici M. Bellamy.

A bient�t, les enfants !

Comment va Sarah ? - Une minute.

Elle m'a charg� de vous en donner une de sa part,

et une de la part de Sam.

Ils vont bien.

Quand les verrai-je ? - Il y a des difficult�s.

Lesquelles ? - Soyez patient.

Vous l'avez vue ? - Je lui ai parl�.

Elle semblait bien ? Quelles difficult�s ?

Ils tentent de la retenir.

Ils ne peuvent pas ! - Sam n'a pas de passeport.

Et vos services pourraient la faire arr�ter pour complicit�.

Vous aviez promis ! - De bonne foi.

On pourrait la faire sortir si elle laissait l'enfant.

Elle ne fera jamais �a. - Elle me l'a dit.

Vous m'avez fait sortir ? Halliday savait pour Oncle Remus !

Nous avons r�pondu � votre signal d'urgence.

Il nous importait aussi beaucoup de vous sortir.

Pourquoi ?

On ne vous a jamais dit la v�rit�.

Vos services pensaient avoir un agent ici, � Moscou.

Mais il les infiltrait pour nous !

Il repassait vos informations � Londres.

Vos rapports avaient pour seul int�r�t de cr�dibiliser le transfuge.

Et il passait d'autres informations, fausses, qu'ils ont crues.

Une belle intoxication.

C'est moi qui ai �t� intoxiqu� ! Par Connolly et vous !

Et j'ai toujours trop donn� dans l'�change.

Puis �a a �t� Oncle Remus.

Notre meilleure r�ponse � Oncle Remus, c'�tait la publicit�.

Tout dire. Nous avions besoin de vous ici pour montrer notre source.

J'aurais d� rester. Au moins, les prisons ont des jours de visite.

Vous verrez bient�t la presse.

Et si je refusais, pour avoir Sarah ?

On fera sans ! Notre gratitude est r�elle, mais comme l'amour,

on doit l'alimenter ou elle risque de s'�teindre.

On n'est pas si mal, ici.

Vous appr�cierez mieux avec le printemps.

Maurice est � Moscou. - Je sais.

Il �tait � la t�l�vision, entour� de journalistes,

en train de se justifier...

Il a eu le culot, le toupet...

C'�tait �a, votre dispute ?

Tu as bien fait de le quitter !

Notre dispute �tait feinte. Il ne voulait pas m'impliquer.

Tu �tais impliqu�e ? - Non.

Dieu merci ! Je n'aurai pas � te jeter dehors.

Vous auriez jet� Maurice dehors si vous aviez su ?

Non, je l'aurais retenu le temps d'avertir la police.

Comprenez, par amour pour Sam et moi...

Maurice est un tra�tre ! - Envers qui ?

Muller et ses amis ? La S�curit� ?

Je ne sais pas qui est Muller. C'est un tra�tre � son pays.

Si tu ne comprends pas �a,

tu serais peut-�tre mieux � Moscou.

J'irai, s'ils me laissent. - Tu ne prendras pas Sam.

Sam est mon petit-fils.

Un sujet britannique. Je l'emp�cherai.

Vous ne pouvez pas faire �a !

Je verrai mon avocat demain.

Maurice, o� es-tu ?

Tu le sais. Je t'aime, Sarah !

Je t'aime tant, Maurice !

Faisons vite, ils peuvent couper. Comment va Sam ?

Dis-lui que je l'aime.

Je le ferai. Tu vas bien ?

Tu me manques terriblement.

Toi aussi, toi aussi ! Mais je ne peux pas laisser Sam.

Bien s�r que non, je comprends.

Est-ce que tu es bien ?

Ils sont gentils. J'ai un travail.

Leur gratitude d�passe de loin ce que j'ai fait.

Tu as des amis ?

Oui, je suis invit�. Et j'aurai peut-�tre une maison de campagne

quand viendra le printemps.

Tu es l�, Maurice ? Maurice, garde espoir !

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