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Mam�e!
Mam�e!
Le Coeur est une Etrange For�t Obscure
Mam�e!
Deixa aberto !
Bom dia!
Que horas voc� chegou ?
Je ne trouvais pas le sommeil et les r�p�titions recommencent bient�t...
Pourquoi es-tu venu alors ?
Laisse-moi 15 minutes ok ?
Bon, 10 minutes alors ...
C'est un produit naturel selon une m�thode d'apiculture traditionnelle.
En raison de sa consistance naturelle ...
le miel n'est pas appropri� pour les nourrissons de moins de 12 mois ...
Hello, mon petit ange.
Je peux aller dans la salle de bains maintenant ? - Bien s�r, aussi longtemps que tu veux.
Allez, cours petit poney, cours !
Quelle connerie.
Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Tout va bien.
Non, stp, non!
Vous savez faire �a, avec 2 cuill�res ?
Tu es aveugle ?
H�, tu as 2 cuill�res sur tes yeux.
Je suis pr�sentable ? - Peut-�tre un peu trop large.
Elle n'est encore pas ferm�e.
Assieds-toi bien.
Je voulais venir avec vous ce soir. - Entendu.
Non ? - Si, si.
Je n'ai pas pr�vu de rester, le temps de jouer, et je me sauve.
Parce que je viens ?
Pas vraiment. Ils �taient � la f�te au Richards hier encore.
Je n'�tais m�me pas invit�, mais c'�tait � cause de Thilo.
Pourquoi, Thilo?
Thilo avait organis� un d�ner au Richards l'autre soir. - Ah bon? Je ne savais pas.
Tu es toujours �reint�e le vendredi. - Je suis Toujours fatigu�e !
Et en quel honneur cette f�te de Thilo ?
Caf� ?
La vente de ses peintures.
Ils �taient tous coinc�s !
Papa, je peux nettoyer ton violon ? - Oui, ma ch�rie.
Juergen faisait une sacr�e t�te.
Non! - Oui, il a � peine dit bonjour � Marie, comment �a va, et rien d'autre.
Apr�s, j'ai pu discuter un peu avec Jonathan, aux toilettes.
Discuter musique ou bien de �a ?
D'autre chose.
Je vais essayer de rentrer un peu plus t�t demain, histoire de d�ner avec vous.
Ou simplement s'a�rer un peu.
Ta m�re pourrait-elle garder un peu les enfants ?
Je lui ai demand� de s'en occuper ce soir. - Alors, demande-lui aussi pour demain.
- Pour se promener ? - Oui, ou bien pour parler d'autre chose !
Mes petits anges!
Tu as un truc sur une dent !
Cela risque d'�tre pas terrible. - Ou grandiose !
Peu importe.
- Amuse-toi bien ! - Pas vraiment, c'est histoire de payer le loyer !
J'en peux plus.
Tu n'en voulais pas non plus.
Parle pour toi ! - C'est pourtant vrai !
Qu'est-ce que tu veux au juste ?
Je veux ce que tu veux. - Bon, alors tout fonctionne !
Qu�est-ce qui se passe quand on paye pas le loyer ?
Alors, on va habiter ailleurs.
Leonie, tu fais quoi ?
J'ai mis ma poup�e dans l'�tui de papa,
et il n'a rien vu.
Tu penses que �a ira ?
oui, mais il faut mieux la laisser allum�e.
Je suis l� avant la fin.
Et n'ouvre � personne, quoi qu�on dise. L'eau est sur la table.
Je suis l� tout de suite.
Thomas!
Thomas?
Bonjour.
D�sol�e, Thomas n'est pas l�?
On s'en va.
Marie, c'est son fils Paul.
Je voulais appeler notre fils Paul, et tu n'as jamais voulu.
Asseyez-vous.
Et toi, va un peu dans le jardin, d'accord ?
Marie!
Marie!
Je dois toujours m'effacer. Comme si je n'existais pas.
Pas vraiment, mais je n'avais pas de t�l�phone.
Un jour, je ne ressentirai plus rien.
Je serai comme sous neuroleptiques, guid�e par les mensonges des autres.
Stp !
Comment je vais m'en sortir ? - Marie, ne commence pas. J'ai du boulot !
Je devrai peut-�tre travailler moi aussi. - Alors, il faudra s'organiser dans ce cas.
Je vais m'organiser ! - Je dois partir. - Moi aussi.
Reste.
Allez, tu t'en sors plut�t bien.
�a va s'arranger, le petit va rentrer bient�t � l'�cole.
On a besoins de toi. Les autres femmes vont s'en occuper.
Alors, je ne suis pas une femme. - Mais tu restes la seule !
Je suis l�.
Y a quelqu'un ici ?
Oui, on est l� !
Bien s�r.
O� t'�tais ?
Le bus avait du retard... - Tu �tais en v�lo.
J'ai fait du rangement.
Viens.
Tu viens ?
Je peux r�pondre ? - Non.
Je parie que c'est mamie. Savoir si elle peut venir.
Ah bon.
Tu as entendu ce que ton papa a dit. Mamie vient demain.
Je vais lui demander. - �a suffit !
Allo ? - C'est pas vrai !
Leonie!
Bonjour maman. Allo ?
Allo Maman ? - Oui.
Tu as raccroch� ? - Pourquoi ?
Tu viens d'appeler ? - Dis, tu vas bien ? Ce n'est pas une fa�on d'appeler.
Ne te f�che pas, c'est une simple question. - Vraiment, alors �coute un peu comme tu me parles.
Allo?
Attends un peu. - Attendre quoi ? - Je te rappelle.
Est-ce que je dois venir ou pas ? - Non, pas la peine, bye.
C'�tait qui au t�l�phone ?
Tu as oubli� d'arr�ter le gaz dans la cuisine.
C'�tait qui au t�l�phone ?
Grand-m�re !
Grand-m�re.
Grand-m�re ...
Bonne nuit, Leonie.
Leonie, raconte-moi qui �tait au t�l�phone hier.
Je sais que ce n'�tait pas mamie, elle me l'a dit.
Allez, Leonie, parle-moi.
Tu es triste ?
Qu'est-ce qu'il ya ?
Je suis inqui�te.
Pourquoi ?
Si tu n'avais pas mis ta poup�e dans l'�tui de papa...
Pas de probl�me maman. Papa n'a qu'� emprunter le violon d'Hanns.
Mais ne lui dis pas que je te l'ai dit. - Quoi donc ?
C'�tait papa au t�l�phone, tout � l'heure.
Je m'en doutais. - Et on a aussi parl� au moment du repas.
Pourquoi tu ne 'as rien dit ?
Tu vois, tu me reproches alors que je n'y suis pour rien.
N'importe quoi !
Qu'est-ce qu'il a dit alors ?
Qu'il avait trouv� ma poup�e dans son �tui...
et qu�il n��tait pas f�ch� et il a pu emprunter le violon d'Hanns.
Et ?
Il m'a demand� ce qu'on faisait ...
Mais encore. - Rien, qu'il mangeait des spaghettis.
Et puis de ne pas te dire qu'il avait appel�.
Je vois.
Que bient�t, on va partir en vacances.
Et tu le crois ?
Il serait bien que ton papa ne t'encourage plus � mentir.
Vous devriez arr�ter de vous disputer.
Je suis d�sol�e.
Tu as une petite amie ?
Tu penses aborder �a comme �a ? - Et alors ? - N'importe quoi !
Ne mens pas. - Tu vas bien ? - Dis-le-moi !
Et si c'est bien. - Non, �a, je pr�f�re pas savoir.
Marie, je t'aime. Ne me regarde pas de cette fa�on ...
ces choses arrivent parfois. - Ah bon ?
Mais tu dis une chose, et il se passe le contraire.
C'est de la parano.
Associer la r�alit� � ses craintes. Tu dois �tre suivie par un professionnel.
Un psy, ou un truc du genre.
C'est mieux si tu dors avec moi.
C'est mieux si tu dors avec moi.
C'est mieux si tu dors avec moi.
Ecoute !
T'es encore l� ? - Oui.
Tu te souviens ? - Oui, mais l�, je n'ai pas vraiment le temps...
D�sol�e ... - Comment �a va ?
�a va.
Ecoute Marie. Je suis l� demain. - Oui, demain c'est...
Demain, �a ira.
- �a va aller ? - Oui.
Tu pourras attendre ? - Oui.
Et si ...
Si je n'y arrive pas ?
Qu'est-ce que vous faites l� au beau milieu de la nuit ?
Nous appartenons aux urgences psychiatriques. On peut vous parler ?
Pas question, mes enfants dorment. - Nous aimerions v�rifier cela par nous-m�mes.
Votre mari a appel� en nous expliquant que vous menaciez de vous tuer.
Voil�, constatez par vous-m�me.
Vous avez bu ? - Tous les Allemands prennent un verre en soir�e.
Les deux enfants sont endormis, et leur pouls est normal.
C'est impensable !
Je suis d�sol�, on nous a contact�s et nous faisons notre routine ...
C'est assez humiliant.
Bien, en cas de besoin, n'h�sitez pas � nous joindre.
Il n'y a pas de honte avec un probl�me difficile � r�soudre seule ...
Mon mari a un probl�me, et pas qu'un peu ...
Il semblait d�sesp�r�, sans savoir quoi faire.
Il aurait pu venir directement. - Rien ne peut l'y obliger.
Je ne suis pas au mieux, mais je me d�brouille.
J'ai des amis. Je peux me passer de vous.
Bien, mais en cas de besoins ...
Cet enfoir� !
STATION CENTRALE
Thomas.
Et si j'�tais enceinte ?
Trop t�t pour le dire. - Mais au cas o� ?
Alors, il faudra penser � l'avortement.
Salut, Anna!
Tu veux rentrer ? Il n'est pas l�.
Je sais.
Et tu retournes te coucher, d'accord ?
Le th� vert sent toujours un peu le gazon.
Tu n'as pas peur que je m'en prenne � toi ?
Tu peux essayer ...
Bien ...
Maintenant tu sais pourquoi je n'ai plus appel�.
J'ai souvent pens� � toi. Tr�s souvent...
Je lui en ai parl� aussi ... - Oh merci !
Nous avions tort ... la fa�on dont ...
Et j'�tais si occup�e avec mon fils, et cette tourn�e ...
Oui, les enfants prennent tout le temps. - Oui, compl�tement.
Et la mise en sc�ne, les costumes ... S'occuper de tout.
Et maintenant, il ya des danseurs.
Tu les as vus ?
Je n'ai plus le temps de rien.
Pas seulement avec toi, mais c'est avec tout le monde.
C'est comme un enfermement.
Je n'ai jamais �t� dans une troupe avant, et jamais si �panouie ...
Et maintenant ?
Tu es heureuse ?
Je suis contente que nous parlions.
Je me sens un peu mal � l'aise ici.
Ah bon ?
Nous aurions d� nous parler de jour.
Cette journ�e a �t� un peu difficile ...
Certainement, j'en suis d�sol�e.
Tu peux m'appeler. - D'accord, je le ferai.
Demain, c'est rel�che, alors... - Je m'en vais, c'�tait juste pour te voir.
Dommage, mais je comprends bien.
Je n'ai pas laiss� un �tui � violon par ici ? - Non.
Tu es venue sans rien. Dis-moi ...
Tu y rejoues ? - Sans arr�t.
�a va aller.
Oui, salut.
Je t�appelle d�s mon retour. - Oui.
Ferme la porte.
Le ch�teau Waldeck, svp.
C'est parti.
T'as l�air bien. - Oui.
Super. - Quoi ?
Allez, on y va alors.
Des fois, je me sens stupide.
Je suis morte de fatigue, et je reste ici.
Fais partir la baby-sitter, on la paiera plus tard.
Oh non, Marie... - Ne m'oblige pas !
On a un super d�jeuner ensemble pr�vu pour demain, non ?
Je vous d�pose par ici ?
Oui, merci.
Ou bien alors, je devrai rentrer... - Le compteur est d�j� arr�t�.
J'ai amen� un instrument pour les musiciens.
Comment faire pour entrer ?
Par la porte.
C'est ton tour !
D�sol�e, le jardinier m'a fait rentrer.
J'ai un violon pour un musicien du �Trioneo�.
Phew et moi, on a cr� � un hold-up.
Je comprends votre d�ception. - Et moi, j'esp�re que vous avez un costume.
Plus bas et sur la gauche, la loge des musiciens.
Tout est monde est arriv� ? - Non, lui seulement.
Ah, te voil� ! - Pas si mal, non ?
Superbe.
Je reviens.
Oh oui...
Ma petite chatte. - Tu vas devoir partir, avant l'arriv�e d'Helmut.
Laisse-le arriver, Mietzi. Un jour ...
Un jour, nous ne serons simplement plus l�.
D�sol�e ...
Entrez donc.
Ne fais pas tant de bruit, les enfants dorment � c�t�.
Que d�sirez-vous ?
Puis-je avoir une cigarette ?
Elle a tu� ses propres enfants. - Maria Callas?
Medea.
Pour se venger du mari. Il l'a quitt� pour une autre.
Bien entendu.
Mietzi...
Le croque-mitaine nous a r�veill�s ! - Pas de croque-mitaine par ici.
Il se baladait dans la chambre... - Des b�tises oui.
Il nous faut du chocolat chaud et une histoire... - Pas de chocolat chaud !
Je peux te lire une histoire si tu veux.
Les 2 enfants ne pouvaient pas dormir, car ils avaient trop faim...
mais ils entendirent leur belle-maman parler � leur papa.
Gretel dit � Hansel :
Maintenant, c'est fini pour nous.
Mais Hansel dit : �Ne t'en fait pas Gretel, je vais trouver un moyen�
�et lorsque les parents dormiront...�
Quoi ? - �a suffit !
Ne fais pas autant de bruit.
Il �tait ici. Je l'ai vu. Cette fois-ci ... Ne tire pas !
Tu vois. C'�tait le croque-mitaine ! - Oui !
Je continue � lire ? - J'en ai rien � foutre !
Que fait ce singe ici ? - De qui tu parles ?
Ne me mens pas. Non, pas en pleine figure !
Qu'est-ce qui se passe ?
J'en sais rien.
Encore vous ? - D�sol�e ...
Les enfants n'arrivent pas � dormir. - Maman, le croque-mitaine �tait l�...
Et puis Helmut est venu, et ... - Ouhais, ouhais ...
Je vais le buter ! Et puis toi, et ensuite moi !
T'es dingue ? Calme-toi ! - Ne me dis pas �a.
Ecoute comme il est un peu. - Helmut, ne reste pas l�.
Je ne veux plus te voir encore.
Il n'y avait personne d'autre que moi. - Elle ment.
Cela ne me concerne pas.
Je reste en dehors de tout �a, compris ? - Bon, �a va.
Bon, maintenant. Je compte jusqu'� 20, et c'est dodo tous les deux.
Un
Deux
Trois
Quatre
Cinq
Six.
Sept
Huit
Dix-huit
Dix-neuf
Merci, c'est tr�s gentil.
J'en ai deux aussi.
Une, un peu plus jeune. - Vous voulez vous allonger un moment ...
Pas aujourd'hui. Vous auriez un costume pour moi ?
J'en ai une pleine malle.
Le principal : c�est de rester la plus laide.
Merci. - Amusez-vous bien.
Tu m'accompagnes ? - Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Il y a avait tellement de sperme, j'en avais de partout...
Et rien pour m'essuyer. - Pas dr�le. Et o� �tais-tu ?
En bas, sur un banc. Au jardin.
Quelle salope !
Et tu sais ce qu'il a fait ensuite ? - Non.
Il m'a essuy� le visage avec sa chaussette.
Je vais vomir ...
Bizarre ...
J'ai ador�.
Rep�re bien celui qui n'a qu'une chaussette, d'accord ?
Hanns!
Marie?
Que fais-tu l� ?
Thomas a laiss� son violon � la maison. - Je sais.
Il sait que t'es l� ? - Pas besoin de lui dire.
Oui, peu importe. Tu es radieuse.
Merci. Tu as une cigarette?
Tu veux attendre Thomas?
Tu veux quelque chose � boire ?
Je crois que j'ai un petit chagrin.
Curieux, je n'imaginais pas que tu connaisses ce genre de chose.
J'ai toujours cru que tu �tais une lesbienne. - Ah bon ?
Oui.
Et les lesbiennes n'ont jamais de chagrin ?
Je ne sais pas et je ne suis pas concern�. Et toi ?
Non.
Pas que je sache. Pourquoi ce type de sujet ?
�a n'a pas l'air de bien te travailler.
C'est � dire comment au juste ? - Et bien, ...
Thomas, et puis les femmes ...
La premi�re fois que j'en entends parler.
C'est si �vident, que chacun le savait.
Moi pas. Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ?
Je viens de te le dire. Je te croyais lesbienne.
Je pensais � un accord tacite. Comment savoir, j'imagine que...
Je ne t'ai jamais vue avec un autre homme. Mais tu as eu des aventures ?
Non ! - Non ?
Quoi penser.
Si un homme trompe sa femme, elle est soit frigide ...
soit lesbienne.
Comment le savoir ?
Tu finis toujours par tout savoir, Hanns. - Oui, bien s�r.
Le violon est sur la table.
Un, deux, trois, quatre ...
Je sais pas comment faire pour demain. - Quoi ?
Je sais pas comment ... - Mais encore ?
J'h�site � parler de mes probl�mes. - Du genre ?
Je dois affranchir ton p�re de ce qu'il faut jouer � l'audition, et j'y arrive pas.
Bien s�r que si ! - Cela me perturbe vraiment.
Et je suis certain que toi aussi. - Tu vas jouer quoi ?
Tcha�kovski. - C'est risqu�. - Je vais annuler.
Il n'appr�cie pas du tout Tcha�kovski! - Peut-�tre pas plus mal ainsi.
Prends du Bach. - Mais quoi?
La Solo Sonata! C'est simple! Et j'ai le disque.
Non, laisse donc. Autant aller se coucher. - Mais je fais vite
Non, c'est bien. Je vais prendre le canap�.
Viens ici, �a ira.
Parle-lui de Bach, il pr�f�re Bach.
Oui, ce sera mieux.
Vraiment.
Jesus Christ.
Si je r�ve, r�veille-moi � pr�sent ...
Savoir si c'est la r�alit�, c'est comme dire :
Est-ce un r�ve ?
Lorsqu'on r�ve, on ne pense pas � dire : 'Est-ce que je r�ve ?'
Dans un r�ve, tout peut se produire
un passant qui passe devant un mendiant.
Mon Dieu ...
Appelle-moi Valentin...
Papa !
Viens t'asseoir ici, et prends un verre avec moi.
�a me g�ne de boire seul.
�a va bient�t commencer ...
Le feu d'artifice.
T'as vu �a ?
Quoi au juste ?
Je vois une femme blonde, grande, avec de longues jambes ...
avec une expression du visage qui ravagerait n'importe quel coeur.
Papa, c'est moi, Marie. - Marie?
Ta fille ?!
Mon petit chat ...
Laisse-moi te regarder.
Ces lunettes me filent la migraine.
Et toi l�, tu essayais de me s�duire !
Non, juste appr�cier le feu d'artifice.
Un souci ?
Non.
O� est Giselle ? Tu es tout seul ? - Une jolie f�te, non ?!
Pourquoi tu ne m'as pas appel� � ton arriv�e � Hambourg ?
Je serai � Salzbourg demain.
La derni�re fois que tu as vu les enfants, c'�tait pour ... ton anniversaire.
Ils sont d�j� au coll�ge ?
Leonie part en primaire, et Elliot va � la maternelle.
Alors, tu pourras retravailler.
Tu sais que tu peux revenir quand tu le souhaites.
Thomas est sur la touche, il peut gicler � tout moment.
Et quand m�me, il aime trop tout ce qui est 'culs'.
Papa, que veux-tu dire au juste ? - Que tu as toujours �t� plus brillante que lui.
Personne n'est jamais assez bien pour toi.
Tu t'exerces toujours, non ? - Papa !
Thomas a une autre femme, une autre maison, un autre enfant ...
Il a tout en double. Une double vie, tu comprends ?
Seigneur !
Apr�s, tu peux gagner pas mal d�argent avec tous ces trucs de culs.
Quant � toi, tu pourrais laisser cet idiot passer sa vie � ...
tout faire pour tenter de te garder.
Belle vie, et jolie perspective !
Je t'ai toujours dit qu'il n'�tait bon � rien.
Papa, j'ai le coeur qui chavire.
Donne-moi un peu de r�confort.
Viens donc !
Je ne sais pas pourquoi je suis encore l� ...
Alors, rentre donc, mon petit chat.
Je veux lui parler ! - Et quand ?
Ici ? Maintenant ?
Et pourquoi pas ? - Non, �a peut se faire.
Je risque d'avoir la m�me vie que maman.
Excuse, mais tu m'�crases un petit peu.
Comme elle, d�pressive, clo�tr�e, � terroriser les enfants.
Elle �tait malade, alors que toi ... pleine de talent, c'est un instrument.
M�re l'�tait aussi.
Elle a d� �lever 2 enfants, sans pouvoir poursuivre sa carri�re.
D�sol�, ma ch�rie, mais tu interpr�tes un peu.
Quand j'ai rencontr� ta m�re, je savais ce que je voulais. Alors qu'elle, non !
Elle n'a pas os� se lancer, tu aurais pu la soutenir.
J'ai d� me lancer d�j�. Je n'�tais qu'� mes d�buts.
Et puis, elle a eu un enfant.
Vous, avez eu un enfant ! Et c'�tait moi !
Viens t'asseoir un peu.
Nous avons peu de temps ensemble. Autant appr�cier le feu d'artifice.
Marie?
Thomas, je commence ...
Helmut, retourne � la maison maintenant ! - Oui, oui.
Ils sont bien, non ?
Attention ! Ne tombez pas.
Comment sortir d'ici ? - Il n'y a pas moyen de sortir.
Votre pr�nom ? - Jonathan.
Jonathan, serrez-moi fort.
Jonathan!
Qu'y a-t-il au juste ? Tu cherches � m'atteindre ?
Et cette fa�on de me d�visager !
O� est cette chaussette ?
Quoi, t'es saoule ? - Sale cochon !
Ce que tu fais de ma vie !
Non, c'est moi qui pars ! - Marie!
Soyez heureux ensemble, et surtout �touffez-vous !
Pourquoi tu n'es pas � la maison ? O� sont les enfants ?
Et tu t'y int�resses autant que �a ! - Alors, ta m�re s'occupe d'eux ...
Ta gueule !
Autant continuer sur ce registre. Ta m�re est avec eux ?
Ils sont seuls.
Ils dorment et ils ne se r�veilleront jamais plus.
Et apr�s cette jolie passe avec toi, je me coupe les veines dans la foul�e.
D�mente ! Je ne te crois absolument pas !
Oui, au revoir, tout est bien ainsi ...
Mes petits ...
Pourvu qu'ils dorment encore ...
Bien s�r qu'ils dorment.
Dis-moi que tu vas rompre ...
Dis-moi que tu m'aimes et que tout ira bien ...
Des pleurs, toujours les pleurs ...
Comment parler, si tu pleures sans arr�t.
Vous �tes toutes les m�mes.
P�nis!
Oui, c'est bien ce que tu crois.
Mais tu as tout faux, ma ch�rie. Une compl�te m�prise.
Tu ne comprends rien et tu n'y peux rien !
C'est au plus profond de toi. Tu es con�ue pour procr�er ...
�a prend le pas sur l�esprit. Et quelqu�un prend soin de toi.
Et moi, qui s'en soucie ?
Si, moi ! - Et qu'ai-je r�pondu ?
Putain, merde !
Ce n�est pas ce que je voulais r�ellement !
Mais qu'importe ce que je pouvais ressentir.
Toi, toi et ta stupide romance, et ce nuage de maternit� !
L�ve-toi. Tu dois assumer maintenant.
Je prends les enfants pour les vacances, ainsi tu iras mieux.
Ne m'�loigne pas des enfants. - Arr�te un peu !
Profite un peu, traverse la mer, et repose-toi.
Emm�ne une amie, et pourquoi pas Sabrina?
J'ai tout perdu, je ... je ne veux plus rien.
C'est fini, non ?!
Il l'a fait.
Le cabanon est en feu !
Marie ?
La f�te est finie, termin�e pour aujourd'hui.
Par chance, nous avons �t� pay�s d'avance.
Elle est partie ! - Tu l'as chass�e.
Elle �tait si furieuse ...
Oui, comme � chaque concert. Ces femmes !
Sous certaines fa�ades se cachent des d�mons.
Si vous voulez, je peux vous aider � br�ler tous les v�tres.
Au revoir, Jonathan.
Un si beau cabanon ...
D�sol�e.
Tu as vu Jonathan?
Non.
Vous auriez une cigarette?
Vous avez des enfants ?
Je trouve r�confortant que vous ne vouliez pas coucher avec moi.
Quoi d'autre encore,
Oh, non!
Bonsoir.
Vous n'auriez pas vu Jonathan? - Non.
On dirait un incendie volontaire.
O� est Helmut?
Helmut!
Tu pourrais me rendre ma veste ?
C'est du sur-mesure. - Bien s�r.
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