Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Le film que vous allez voir est initialement sorti en 1954.
Eclipsé par le succès de Oklahoma !,
sa carrière dans les salles s'est arrêtée
et Alfred Packer, The Musical a sombré dans l'oubli.
Le négatif d'origine, retrouvé l'an dernier,
a été restauré grâce à des techniques de pointe
telles que la reconstruction numérique.
Les scènes violentes ont été coupées pour votre confort.
Va au diable, Packer !
Ensuite, il a découpé les corps.
Quand il arrive enfin, fatigué
et abattu,
il déclare:
"J'ignore ce qui est arrivé à mes compagnons,
"ils sont partis sans moi".
Tout le monde le croit et compatit sur son sort.
Et on le laisse aller à Saguache.
Que veut-il vous faire croire ?
Que dans des circonstances aussi terribles,
c'était légitime.
Non, messieurs les jurés, il n'est jamais légitime
de tuer.
Tuer, c'est mal.
Je veux que votre verdict
condamne ce chien à la pendaison.
Je n'ai rien à ajouter.
Mais, ça s'est pas passé comme ça !
CANNIBALE ! La comédie musicale
D'après une histoire vraie
Mademoiselle Pry, bonjour !
Bonjour, Monsieur Mills.
Vous êtes occupée ?
Je voulais tenter de m'entretenir avec M. Packer.
Pourquoi vouloir passer l'après-midi avec ce monstre
quand vous pouvez la passez avec moi ?
Je ne me réjouis pas à l'idée de lui parler
et de me trouver dans la même pièce que lui,
mais il le faut, je suis journaliste.
Oui et des plus jolies.
Si nous dînions ensemble ?
Quand j'aurai fini, je rentrerai à l'hôtel.
- A l'hôtel. - S'il se confie.
Un conseil, pour qu'il se mette à table,
parlez-lui de Liane.
Liane ?
Faites-moi confiance.
A l'hôtel !
Le shérif est parti.
Très bien.
C'est vous que je voulais voir.
Je suis Polly Pry,
je voulais vous poser quelques questions
sur votre aventure.
Mon avocat refuse que je parle aux journalistes.
Evidemment. C'est très futé de sa part.
Mais je ne suis pas journaliste. Je suis...
En vérité,
je vous ai vu au tribunal
et je me suis dit:
"Comment cet homme, beau et intelligent,
a-t-il pu commettre ce dont on l'accuse ?"
- J'ai rien fait ! - Et j'ai pensé
que vous deviez vous sentir seul,
enfermé dans cette cellule sombre et horrible.
Je trouve que c'est plutôt bien ici.
Sans personne à qui parler.
Je me suis dit que vous deviez avoir besoin d'une oreille...
attentive.
Ah bon ?
Puis j'ai pensé
que je devais venir vous tenir compagnie...
Peut-être que je vous confierai des secrets
et que vous m'en direz aussi.
D'accord.
Que s'est-il passé lors de votre voyage pour Breckenridge ?
Je ne peux pas en parler.
Bien !
Parlons d'autre chose.
Je sais.
Parlez-moi de...
- Liane. - Vous la connaissez ?
Je la connais bien.
J'aimerais en savoir plus sur vous deux.
Elle était du voyage ?
Mon avocat va revenir et il s'énerve quand...
Il ne verra pas d'inconvénient à ce que vous parliez de Liane.
Surtout à une simple villageoise.
Vous devez avoir raison.
Elle était comment ?
Ravissante.
Elle avait une crinière noire et brillante,
des yeux en amande,
des oreilles pointues,
une queue longue et ébouriffée.
Et elle était rapide...
Hue, fifille !
Le ciel est bleu et les arbres sont verts
Le soleil brûle comme une patate chaude
Je me comprends, le message est très clair
Quand je dis quelle journée shpadoinklique !
Je me balade avec fifille
On forme une vraie famille
Nos aventures nous donnent des ailes
Les yeux plein d'espoir, en route vers le...
Ciel est bleu et les arbres sont verts
Mon coeur déborde comme une patate farcie
Je me comprends le message est très clair
Quand je dis quelle journée shpadoinklique !
Quand je dis quelle journée shpadoin-tranquille-Mimile
cool-Raoul-lique !
Bonjour, Alf !
Bonjour, Swan !
- Vous trouvez de l'or ? - Pas dans ce fichu canyon.
On part pour Breckenridge aujourd'hui.
Breckenridge, dans le Territoire du Colorado ?
Tout juste. Venez, plus on est de fous, plus on rit.
J'adorerais y retourner...
Je savais pas que vous veniez de là-bas.
Je travaillais à Georgetown avant de venir ici.
- Qui vous guide ? - Larry le Chanceux, de Denver.
Vous croyez que je pourrais lui parler ?
Pour sûr ! Je dois le rejoindre.
Chouette !
N'oublions pas le Livre des Mormons.
Les graines qu'il avait semées
furent dévorées par les sauterelles.
Le Seigneur envoya des mouettes...
Qu'est-ce que c'est ?
Larry le Chanceux. Il a été foudroyé hier soir.
Ça va aller ?
Nous n'allons pas nous laisser abattre.
On dit qu'à Breckenridge, il y a assez d'or pour faire des murs.
Les voies du Seigneur sont impénétrables. C'est un test.
Mes frères mormons me comprennent.
La vie n'est qu'épreuves et tourments.
Laisserons-nous cet incident faire obstacle à nos rêves ?
Oui !
Allez, soyons courageux !
Non !
Nous pouvons y arriver !
Notre guide est mort.
Il doit bien y avoir quelqu'un qui connaisse ce territoire.
Personne ?
Vous venez du Colorado, non ?
J'y ai juste travaillé...
Il vient du Territoire du Colorado !
Merveilleux. Quel est votre nom ?
Je suis Alfred Packer. Et voici mon cheval Liane.
- Vous voyez ! - C'est ridicule.
Continuons à creuser ici.
Mais il n'y a pas d'or ici. Qui en a trouvé récemment ?
Je suis partant !
Allons, fiston, on ira au printemps.
Si on attend le printemps,
il n'y aura plus d'or. Je dois partir maintenant.
Non, c'est bien trop dangereux.
Si tu te perdais ou mourais de faim ?
Je ne suis plus un petit garçon, tu comprends ?
Non, je ne comprends pas.
Vas-y ! Brise le coeur de ta mère.
- Je viens. - Vous voyez !
Vous devriez tous avoir honte.
Ce jeune homme courageux...
Stupide !
Fils, pourquoi tu n'irais pas ?
Tu répètes que tu veux quitter l'Utah.
- Pas du tout. - Mais si.
Tu voulais quitter l'Utah et aller vers l'Est.
C'est faux !
Fils, ne discute pas.
Là-bas, tu poseras tes conditions. On te rejoindra au printemps.
Ne discute pas.
Il vient !
Merveilleux, ça fait 5.
Bonne chance.
- Vous en aurez besoin. - Terminé.
- Quand partons-nous ? - Le plus tôt sera le mieux !
Demandons à notre nouveau guide.
On peut partir quand vous voulez.
Préparons nos paquets, Packer !
Ce n'est pas la porte à côté
Mais ça vaut le coup d'essayer
Soyons optimistes, ça donne des ailes
Rien n'est impossible, en route vers le...
Ciel est bleu et les arbres sont verts
L'air est pur comme une patate chaude
On se comprend, le message est très clair
Quand on dit quelle journée shpadoinklique !
Le voyage sera long ?
Pas plus de 3 semaines.
D'accord, allons-y.
Liane et moi partîmes vers l'Est avec les mineurs,
sûrs que ce serait un voyage agréable.
Quatre semaines plus tard, nous approchions de Provo.
Trois semaines, mon cul !
J'eus un 1er mauvais pressentiment...
Ça fait une sacrée trotte !
Je sens plus mes jambes. On est encore loin de Provo ?
On devrait y être bientôt.
Une fois à Provo, Breckenridge est encore loin ?
J'y vais toujours avec Liane. Alors à pieds, je ne sais pas.
J'aimerais bien avoir un cheval. Il a coûté combien ?
Rien. Je l'ai depuis que je suis petit.
Elle est vraiment shpadoinklique.
Bonjour, pourriez-vous nous dire si Provo est encore loin ?
On doit faire des réserves avant de traverser les Rocheuses.
Vous ne reviendrez jamais. C'est maudit.
Provo ?
Les Rocheuses. Je vous préviens, vous êtes condamnés.
Condamnés ! Condamnés !
Vous êtes condamnés.
Renoncez avant qu'il ne soit trop tard.
Vous êtes condamnés. Tous autant que vous êtes.
Merci.
Bonjour.
Ils ont des plans du Territoire du Colorado.
Putain, il lui faut un plan maintenant !
Miller, personne vous oblige à venir.
Si vous vous chamaillez avec les autres, c'est le coin.
Le quoi ?
Quiconque se chamaille devra s'asseoir à 5 mètres,
seul, pendant une heure.
C'est une bonne idée.
Rien de tel pour reprendre son sang froid après un coup de chaud.
Exactement.
Vous vous foutez de moi !
Les gars, ils ont des caramels !
On prend des couvertures ?
Bonne idée.
Dépêchons-nous, nous avons pris du retard
- sur le programme. - Quel programme ?
Nous avons un programme, M. Packer ?
C'est ton cheval ?
Joli.
- Je suis Alfred Packer. - Frenchy Cabazon.
Vous êtes français ?
On fait une halte dans votre trou avant d'aller dans le Colorado.
Je ne suis pas d'ici.
J'emmène un groupe dans le Territoire du Colorado.
- Où ça ? - Breckenridge.
Près de Saguache ?
Oui, c'est ça.
Vous voulez des fourrures ?
On a des lapins et des castors.
C'est horrible !
Où avez-vous trouvé ces animaux morts ?
On est trappeurs, crétin !
Pauvres petits lapinous...
On a cru que vous aussi.
C'est un arabe, non ?
C'est un cheval de trappeur.
- Vous êtes pas trappeurs. - On est mineurs.
Têtes de pioche !
Tu mérites pas ce cheval.
Sympa, le chapeau.
Des mineurs qui se baladent dans les Rocheuses en hiver !
Elle est bonne !
Tu m'étonnes !
Vous savez pas que ça fait peur, les montagnes ?
Vous ferez quoi si vous tombez sur des Indiens ?
Ou des cyclopes ?
Y a pas de cyclopes dans les Rocheuses, hein ?
Nous ne craignons rien. Jésus nous protège.
Bien...
Si t'as peur de rien.
Bon voyage.
Qui cuisine, ce soir ?
Moi, je cuisine bien.
On sait tous que t'es un menteur invétéré.
Mais c'est vrai, je cuisine super bien.
Fils de pute !
Vous avez même pas goûté !
Fils de pute !
C'est super bon.
Je peux reprendre du truc jaune ?
Vous croyez que c'est un cheval de trappeur ?
- Un cheval est un cheval. - C'est vrai.
Mais les arabes sont pas des chevaux de trappeurs ?
Vous êtes bon avec ce cheval, c'est ce qui compte.
- Les trappeurs ne le sont jamais. - Il a raison.
Vous allez vous cirer les pompes encore longtemps ?
La route est longue,
il faut qu'on s'entende bien.
Vous êtes blessant.
Exprimez votre rage de façon constructive.
Va te faire enculer, c'est constructif ?
- Bien, au coin ! - On vous avait prévenu.
Vous êtes bizarres...
5 mètres.
Tournez-vous. C'est la règle.
J'ai hâte de voir les jolies filles de Breckenridge.
C'est tout ce qui vous intéresse ?
Ça fait des années que je travaille avec mon père.
Je ne vois que des hommes.
J'ai vu des femmes, une fois, à Salt Lake City,
mais ces femmes-là sont tellement...
Mormones.
J'ai 19 ans et j'ai envie d'aller là-dedans, de sentir...
Vous voyez ?
Quoi ?
Jeune homme,
même s'il y a moins d'or qu'on le dit, vous serez riche
et vous n'aurez aucun problême à avoir... ça.
Quoi ?
Y a pas que les femmes dans la vie...
Mais je vois pas ce qu'il y a d'autre.
Pas tous les soirs, tous les matins ça serait parfait.
Du sexe, je ne demande rien de plus.
Je ne demande rien de plus !
Il ne demande rien de plus !
Goûter à la vraie vie, Mettre une fille dans mon lit
J'ai un truc qui sert pas alors qu'il pourrait servir
Une fille à aimer, embrasser, serrer et...
Je ne demande rien de plus !
Je ne veux pas être riche pour plaire aux femmes
Je veux être riche pour la gloire de notre Seigneur
Pour bâtir une église où tous viendraient prier
Plaire au Seigneur Je ne demande rien de plus !
Je ne demande rien de plus !
Il ne demande rien de plus !
C'est pas trop demander On peut pas nous le refuser
Un ami à moi creusait Et il s'est fait plein de blé
Il a des millions de dollars Quel veinard !
Je ne demande rien de plus !
C'est impossible !
Vous voulez lui demander ? J'ai son adresse.
Il ne demande rien de plus !
Je ne demande rien de plus !
On est las d'être malades On est malades d'être pauvres
On a eu un coup de bol Maintenant on veut le pactole
Assez pour ne plus jamais devoir travailler
On ne demande rien de plus !
Et vous, M. Miller ?
Que demandez-vous ?
Je sais pas chanter.
Si vous savez parler, vous savez chanter.
J'espère pouvoir ouvrir une boutique
et relancer l'entreprise familiale.
Formidable ! Qu'est-ce que vous faites ?
Je suis boucher.
Boucher ?
Je suis pas des plus gâtés côté famille et amitié
Mon cheval est l'unique ami que j'aie
J'aimerais construire un ranch dans les Montagnes Rocheuses
Une maison à nous Je ne demande rien de plus !
On ne demande rien de plus ! On ne demande rien de plus !
On est las d'être malades On est malades d'être pauvres
On a eu un coup de bol Maintenant on veut le pactole
- Une fille ! - Une église !
- Un ranch ! - Une boutique.
On ne demande rien de plus !
Shpadoinklique !
Ce que je désire le plus,
c'est d'aller au Sud, à Saguache,
retrouver ces trappeurs et leur dire: "On a réussi !"
Vous êtes condamnés, tous autant que vous êtes.
Liane !
La ferme.
J'ignore où elle peut être.
- Elle était attachée, non ? - Je l'attache jamais.
La ferme !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Le cheval de Packer est parti.
Il avait toutes nos provisions sur son dos !
Je dors, moi !
Elle reviendra. Elle a dû aller chercher de l'eau...
Fifille !
Allez, Packer.
- Il faut y aller. - Impossible !
Je dois la retrouver.
Ecoute, trouduc...
Tu devais nous mener à Breckenridge, alors nous laisse pas tomber.
- Je partirai pas sans elle ! - C'est ce qu'on va voir.
Il faut y aller. Vu qu'on n'a plus de nourriture,
il faut qu'on rejoigne la prochaine ville.
Elle est partie dans ce sens. Elle doit être devant.
Ses empreintes allaient vers l'Est et je les suivis.
Les autres étaient partants, tant qu'on allait à Breckenridge.
Puis, un événement déterminant se produisit.
Fifille !
C'est encore loin, le Colorado ?
On doit être tout près.
Fifille !
On l'a perdue.
Elle est pas perdue,
- elle s'est barrée ! - Pas du tout !
Les amis se "barrent" pas comme ça.
- Attention au piège à ours ! - Quoi ?
Shpadoinklique !
Faut pas faire comme ça !
- Enlevez-le ! - Tirez dessus...
Enlevez-moi ça !
Je vais essayer.
Ma jambe !
Ça va ?
Qui a mis un piège ici !
- C'est pas si grave. - Je sais pas...
Voyons voir...
Ça va.
Regardez ! La Green River.
Fichtre, j'ai pas beaucoup de chance !
Regardez la vie du bon côté:
Ç'aurait pu être votre tête.
On est censés traverser comment ?
Il devrait y avoir un pont.
On est soit trop au Nord...
soit trop au Sud.
Quel guide !
On pourrait faire un petit bateau avec la brouette,
traverser, et reconstruire la brouette.
Quel gain de temps !
Ce serait miser sur le mauvais cheval.
Désolé, Packer.
C'est profond ?
Qu'est-ce que c'est censé prouver ?
Je sais pas.
Voyons ce que nous pouvons porter.
- On y arrivera ? - Pour sûr !
Allons-y ensemble, comme ça si l'un de nous est emporté,
les autres le rattraperont.
- Emporté ? - Personne ne sera emporté !
Ça pue.
A trois !
Un... deux...
Trois !
Continuez comme ça. Restez bien en ligne.
C'est bien, les amis.
Ça craint !
C'est froid !
Je sens plus mes couilles.
- Nous avons perdu Humphrey. - Tant mieux !
Il faudra traverser d'autres grands fleuves ?
Non, seulement le Colorado.
Je sens plus mes couilles !
Campons-là et enlevons nos vêtements
sinon nous risquons l'hypothermie.
Il nous faut de la chaleur humaine.
Suivez-moi, je sais par où passer.
Restez avec moi, je connais le chemin !
Ça y est, je les sens.
J'ai eu les boules !
Jamais j'aurais pensé dormir avec un mec à poil.
Faites comme moi.
- Imaginez que c'est une femme. - Quoi ?
Pour moi, M. Miller est une grande blonde...
Je refuse de dormir avec lui !
Nous devrions tous nous recueillir
et remercier le Seigneur de nous avoir fait passer.
Amen.
Je peux pas continuer.
J'ai trop faim.
Attendez !
J'ai des caramels !
Liane vous manque, hein ?
Pas qu'un peu.
Je n'arrive pas à croire qu'elle soit partie comme ça.
M. Packer, le monde regorge de chevaux.
Vous en trouverez un autre.
Je n'en veux pas d'autre.
Jamais elle ne saura
Ce qu'elle était pour moi
Lorsque j'étais auprès d'elle
J'essayais d'être d'une douceur exceptionnelle
Et j'ignore pourquoi elle m'a laissé là
Et il me reste plus qu'à continuer à pied !
Tes yeux, ta bouche
Dans ma vie avaient fait mouche
Tout était à ma portée
Quand je pouvais te monter
Je tirais sa crinière
Et elle s'arrêtait
Un regard en arrière
C'est moi qu'elle voyait
Et j'ignore pourquoi elle m'a laissé là
J'ai qu'une chose à faire
C'est marcher et me taire !
Tes yeux, ta bouche
Dans ma vie avaient fait mouche
Le ciel n'était que beauté
Quand je pouvais te monter
Quand je pouvais te monter
Un caramel, Packer ?
Elle était tout ce que j'avais.
Auprès d'elle, je me sentais important.
Je me sentais désiré.
Ce soir-là, je me suis juré de les mener à Breckenridge
aussi vite que possible.
Vous ne l'avez jamais revue ?
Je l'ai revue une fois.
Les trappeurs l'avait enlevée ?
Je n'en sais rien.
Quelques semaines plus tard, on est arrivés dans le Colorado...
"ll faudra traverser d'autres grands fleuves ?"
"Non, seulement le Colorado."
Jamais vu un putain de fleuve aussi large !
"Merci beaucoup", dit-il, trempé.
Il était plus petit avant.
On devrait tous se coucher...
Non, marchons !
Jusqu'à la tombée de la nuit, il fait pas si froid.
Bravo, Packer. Sincèrement.
T'es un vrai Christophe Colomb, pas vrai ?
On a réussi !
C'est le Territoire du Colorado !
Il y a encore de l'espoir.
On peut le contourner, c'est pas si large.
Regardez ! De la neige !
Qu'y a-t-il, Packer ?
Là-haut, sur la crête.
Des Utes.
Non, des Indiens.
Ils ont des selles ?
Les Utes sont des Indiens !
- On fait un bonhomme ? - Silence, Swan.
Couchez-vous.
Ils nous ont vus ?
Je ne sais pas.
Bonjour.
Et merde...
- C'est du ute ? - Aucune idée.
Qu'est-ce qu'ils baragouinent ?
J'en sais rien, rions.
Laissez-moi faire. Je parle couramment indien.
On va mourir !
Il dit: "Bienvenue au pays de la lumière bleue".
"Je suis menuisier et voici mon frère Tom."
Humphrey, t'es vraiment trop con !
Demandez-leur s'ils ont vu mon cheval.
Il n'y comprend rien !
Touché !
Je crois qu'ils veulent qu'on les suive.
On fait quoi ?
Livrons-leur Humphrey.
Nous n'avons pas le choix.
On est dans le pétrin.
Du calme. Je vais leur parler.
Humphrey,
ne dites plus un mot.
J'ai jamais vu une tribu aussi bizarre.
- Il dit... - Vous êtes qui,
trous du cul ?
Tiens, il parle notre langue.
Nous venons de l'Utah.
Quelle est votre tribu ?
Nous sommes...
des Indiens.
Je vois bien, mais de quelle tribu ?
On a pas l'air indiens ?
Non, je...
Nous avons des tipis.
Je vois, oui...
Regardez...
nous en avons beaucoup
parce que nous sommes...
des Indiens.
C'est vrai qu'ils en ont.
Où allez-vous ?
Breckenridge.
C'est une petite ville à l'Est.
Je connais.
Beaucoup d'or...
C'est ça !
J'ai bien peur
qu'il y ait une grosse tempète dans montagnes.
Si vous voulez
vous pouvez attendre ici avec nous
et les autres...
trous du cul
que la tempête se calme.
Quels autres trous du cul ?
Il y a 10 jours,
un groupe de trous du cul comme vous
est arrivé ici.
Je leur ai dit
d'attendre la fin de la tempête.
Où sont-ils ?
Junichi va vous montrer.
Mais traînez pas,
on mange dans 1 heure !
Merci,
Chef !
Jolie plume.
S'ils nous font pas prisonniers, on mange et on se tire !
Je vous rappelle qu'on est censés trouver de l'or.
Nous ferions mieux d'attendre la fin de la tempête.
Tout à fait.
Les Indiens sont de fins météorologues.
Regardez qui est là !
Crotte !
Vous avez eu de la chance de tomber sur les Nihonjin.
Sinon vous auriez jamais tenu le coup dans la tempête.
Où est ton cheval, Packer ?
Elle s'est enfuie.
Quoi ?
C'est drôle, ça !
C'est vrai.
- Ça vous fait rire ? - Allez, Packer...
Ça devait arriver.
Un cheval de trappeur peut pas passer sa vie
avec un pauvre débile qui passe son temps à creuser.
Ça vaut mieux que de poser des pièges qui font mal aux gens !
Et passer son temps à tuer des petits animaux.
Faut pas faire bobo aux petites bêtes...
Sympa, le chapeau.
Je préfère être mineur que trappeur !
Vous savez même pas ce que c'est d'être trappeur.
Dis-leur, French !
Je peux attraper une bestiole
L'écorcher de mes mains
Je me lève boueux, me couche plein de sang visqueux
Je suis un trappeur, un vrai
Je brave les climats les plus durs
Même quand il fait moins de zéro
Papa était un éléphant, c'est pas très important
Maman une Eskimo
Tête de lapin au petit déj' Cul de castor à quatre heures
Mon esprit est puissant, mon corps l'est également
Quelle fierté d'être trappeur
Ecorcher, découper au couteau
Une chose est sûre, être trappeur, y a rien de plus beau
Je suis pire que le pire des marins
Toutes les femmes me filent la trique
Mon torse est d'enfer, mes couilles du tonnerre
J'en casse des briques
J'aime le bruit du métal Fracassant le crâne d'un animal
Qu'il couine, qu'il chouine, le coup lui sera fatal
J'avais toujours voulu être quelqu'un
Qu'on ne puisse pas embêter
Maintenant, je suis trappeur
La pire terreur de la contrée
Après moi !
Le sang frais de rongeur est le nectar le plus fin
La cervelle d'antilope, c'est bon on dirait du melon
Ma vie est un festin
Ecorcher, découper au couteau
Pitié !
C'est naze !
Je suis d'accord. Nutter était pas dans la tonalité.
C'est Loutzenheizer, moi j'étais en Mi bémol mineur.
La chanson est en Fa dièse majeur !
Mi bémol est la relative mineure de Fa dièse.
Pas du tout !
La relative mineure est trois demi-tons en dessous
- pas au-dessus. - Non, en dessous.
Comme La est la relative mineure de Do majeur.
Il y a bien un La dièse en Do majeur ?
Vous chantez en mode mixolydien ?
Le La dièse est la tonique de Do majeur !
- C'est la sixte. - N'importe quoi.
Ce serait une 13e augmentée, tout au plus.
Vous êtes qu'une bande de manches de pioche.
Vous savez qu'on a raison !
Je le savais !
C'est le sac de Liane !
Sales méchants, où est-elle ?
Je ne vois pas de quoi tu parles.
On a trouvé ça en venant ici.
Sale menteur !
C'est à moi que tu parles ?
Oui...
Tu ferais mieux de te tirer, mon pote.
Ecoutez, Frenchy, vous savez où elle est et...
C'est malin...
Personne...
ne traite Frenchy Cabazone de menteur !
Vous voulez faire un tour au coin ?
D'autres amateurs ?
Tirez-vous de mon espace vital !
Nous sommes restés à la réserve. J'avais les trappeurs à l'oeil.
Encore en train de parler de son cheval, pas vrai ?
Allez, il faut retourner au tribunal.
TRIBUNAL
Accusé, levez-vous.
Alfred Packer, un jury de 12 honnêtes citoyens
a délibéré sur votre cas
et vous déclare...
coupable !
Alfred Packer,
ce tribunal décide de vous envoyer
à la prison de Hinsdale County.
Vous serez ensuite conduit sur le lieu de votre exécution
situé dans la ville de Lake City.
Vous y serez pendu
jusqu'à ce que vous soyez mort.
Mort.
Mort.
Que Dieu ait pitié de votre âme.
On a gagné !
Vous avez gagné, en effet.
J'imagine qu'on ne peut pas refuser à un grand avocat
une invitation à dîner ?
Non, en effet.
Trouduc.
C'est alors que la monture de Packer, sa seule amie, s'enfuit.
Cette perte l'a-t-elle poussé à tuer et manger ses...
innocents compagnons ?
Quelle est la cause de cette folie ?
J'ai peine à l'imaginer si violent.
Il a l'air si... inoffensif.
Pourquoi prendre cela à coeur ?
D'où vient cette magie
Peu importe où je suis
Elle est là
Ravive l'espoir qui dort
Au fond de moi
Me réchauffe encore
C'est un homme réservé
Mais ses yeux voient
En moi
N'est-ce que la pitié qui m'anime
Ou un sentiment sublime
Telle une île perdue
Dans l'océan
Je n'écoutais plus
Mes sentiments
D'où vient cette magie
Les sentiments gnan gnan J'en étais guérie
Grâce à lui comprendrai-je pour de bon
Ce qu'est la compassion
Telle une île perdue
Dans l'océan
Je n'écoutais plus
Mes sentiments
Je ne suis peut-être pas une pétasse finalement
Je n'écoutais plus
Mes sentiments
Réserve indienne
Bonjour, M. Packer. Comment allez-vous ?
Comment je vais ? Vous avez déjà attendu la mort ?
Eh bien, oui, justement.
Quand ça ?
D'accord, ça ne m'est jamais arrivé.
Je me disais aussi...
Vous avez quitté la réserve en janvier,
quand avez-vous compris...
A quoi bon ?
Je croyais que vous vous intéressiez à moi.
Si j'avais su que vous étiez la fiancée
de l'avocat général...
Je ne suis pas sa fiancée ! Je le connais à peine.
Vous êtes jaloux ?
Jaloux ? Je vais mourir demain.
Il dit de ne pas vous croire,
il dit que vous êtes devenu fou à Saguache.
C'est la meilleure ! Vous voulez la vérité ?
Nous étions dans la réserve...
C'était le lendemain d'une tempête de neige...
C'était la première fois que je voyais Bell énervé.
Vous vous améliorez, Packer-san.
Merci, Chef.
Quand pourrais-je me servir de cela contre...
deux gros balèzes et un petit nerveux ?
Vous parlez de ces cinglés de trappeurs ?
N'oubliez pas,
cet entraînement...
n'a pas pour but de brutaliser les autres.
Vous n'avez pas à vous inquiéter,
les trappeurs sont partis
- ce matin. - Vraiment ?
Quoi ?
Ils ont décidé de continuer
malgré mes avertissements.
Cinglés de trappeurs.
Vous rigolez ?
Vous rigolez pas.
J'ai l'air coriace et méchant,
mais je ne suis qu'un artiste sensible.
C'est passionnant.
Je peins, je sculpte de mes propres mains.
C'est très passionnant.
Vous pigez rien à ce que je dis ?
C'est passionnant.
Les gars !
Il faut partir.
Je veux dire, on devrait partir.
Quoi ?
Les trappeurs sont partis.
Et alors ?
Ils ont peut-être vu une éclaircie.
- Je ne bougerai pas d'ici. - Allez !
Avez-vous oublié vos rêves ? On était censés trouver de l'or.
Pas question.
Réfléchissons. S'ils ont vu une éclaircie,
c'est peut-être notre dernière chance de traverser.
On est en plein hiver.
Le Chef a dit qu'il fallait rester ici.
Calmez-vous. Breckenridge ne doit pas être si loin.
Si vous étiez moins obsédé, on pourrait y aller !
En avant.
Quoi ?
Vous partez ?
Vous aussi, vous êtes fous !
L'or nous appelle.
Je vous donne des provisions.
Merci, Chef !
Au revoir. C'est shpadoinklique !
Attention aux cyclopes.
Je suis un peu lent, mais je ne suis pas bête.
Je savais que les trappeurs avaient enlevé Liane
et qu'elle attendait que je la délivre.
Je pensais pouvoir les mener à Saguache,
mais on s'est perdus.
Ça sent le roussi, Packer !
Le Chef a dit de suivre le fleuve, c'est ce qu'on fait.
Mais il n'a jamais parlé de ça !
Je n'en peux plus. Je meurs de faim.
Fais pas ta lavette !
Pour moi, ça peut pas être pire.
Quel paysage magnifique !
Nous continuâmes d'avancer vers Breckenridge.
Nous n'avions toujours pas de nourriture
quand nous nous trouvâmes au milieu des Rocheuses.
Nous devons être tout près.
Je n'en peux plus. Il faut que je mange.
Moi aussi, je meurs de faim.
Regardez !
Un agneau !
Non, pour manger !
Je sais. Il faut que je pisse.
Allez !
Par ici, ma petite côtelette !
Vous attendez quoi ? Tirez !
Vas-y, toi.
C'est vous le boucher !
Je sais, mais...
Je ne veux pas voir ça.
Tournez-vous, alors !
Quoi ? Il a même pas tiré !
C'est mon oeil que tu regardes ?
C'est mon oeil que vous regardez ?
Un soldat unioniste m'a fait ça pendant la guerre.
Vous étiez dans l'Union ?
- Sûrement pas. - Oh que non !
C'est vous qui tuez mes moutons avec ces pièges ?
On vient juste d'arriver.
Vous venez d'où ?
Nashville.
Ça faisait un bail que j'avais pas vu de gars du Sud !
J'aimerais me trouver au pays du coton
On y respecte la tradition
Détourne-toi, détourne-toi...
Sale Yankee !
Vous êtes pas du Sud.
Plus les jours passaient, plus il neigeait.
Je me suis rendu compte
que les hommes devaient perdre espoir.
J'ai un peu réfléchi...
J'ai évalué notre situation
et j'en suis venu à la conclusion qu'on est dans la merde.
Je suis le seul à avoir fait cette découverte ?
- C'est la bonne direction. - Je ne veux pas mourir.
Y en a, de la neige !
Je ne veux pas mourir ici.
La vie est noire parfois
Les larmes roulent de nos yeux
On sera peut-être tous souffreteux
Peut-être qu'on y passera
Alors...
Voici un bonhomme de neige, ce sera notre ami
Appelons-le Tom
Appelons-le George
Faisons-le grand ou bien pas trop grand
Not'bonhomme !
Il aura une mine réjouie, un point de vue réjouissant
Si tu me fais un bonhomme, j'en ferai tout autant
Voici un bonhomme de neige, ce sera notre ami
Appelons-le Bob
Appelons-le Beowulf
Faisons-le grand ou bien pas trop grand
Not'bonhomme !
Ce connard a pété les plombs !
Les journées étaient terribles mais les nuits étaient pires.
Nous tentions de résister au gel.
Nous étions transis de froid et à bout de forces
quand le boucher proposa qu'on mange nos chaussures.
Je ne mangerai pas mes pompes !
Il nous disait que le sel du cuir
nous tiendrait qu'une seule nuit, mais on s'en fichait.
Ça faisait quand même une nuit de plus à vivre.
C'est reculer pour mieux sauter.
On est en train de mourir comme dans "mourir".
Comme dans "ne plus être vivant".
Les voies du Seigneur sont impénétrables.
C'est pas le moment de dire des conneries pareilles !
C'est vrai.
Bientôt, tout sera fini
et on en reparlera comme d'un bon souvenir.
Quel bon souvenir ?
Il faut rester optimiste.
Rien de tel qu'une pensée positive pour tout arranger.
Comment tu peux dire ça ?
T'es aussi gelé que nous autres.
On se rend compte
qu'on s'est amusés une fois que c'est fini.
Swan, regardez autour de vous et...
Economisez votre énergie.
Alors qu'il la ferme !
Swan, la ferme.
Quoi ?
On fait quoi, Packer ?
Je ne peux pas continuer comme ça.
Ça fait des semaines qu'on n'a pas mangé.
Alors, Packer ?
- J'ai une idée. - Quoi ?
Voici un bonhomme de neige
Ta gueule, Swan !
Appelons-le Shannon, Shannon Wilson Bell !
Swan, ferme ta putain de gueule !
Il est mort.
Sans blague !
Il y a de la cervelle partout.
Il a l'air si heureux.
On dirait qu'il s'apprête à chanter.
Si on s'en sort, il faudra dénoncer Bell.
Je sais pas. On verra quand on sera arrivés.
Si on y arrive.
On aura dû partir pour la Californie.
Tu connais pas l'expédition de Donner ?
Ils ont été coincés dans les montagnes.
Ils ont dû se manger pour survivre.
Pourquoi pas ?
Vous vouliez même pas manger vos chaussures.
Ouais, mais on met ses pieds dans des chaussures.
- Mais... qu'est-ce qu'on mange ? - C'est vous le boucher.
Oui, mais... je sais pas.
Alors, tranchez.
Attendez, c'est ses fesses.
- Tu veux quoi comme bout ? - Pas de la fesse !
Dégueu, Packer.
Et lui ?
J'en veux pas.
De toute façon, t'es au coin.
J'en ai plein le pantalon.
Désolé.
Il reste du Swan ? J'en veux pour le petit déj'.
On doit vraiment être à côté.
Je compte plus le nombre de fois que j'ai entendu ça !
On marche depuis combien de temps ? 3 semaines ?
Plus !
Ça peut pas être si loin.
Doux Jésus, vous ne comprenez pas !
C'est pour ce cheval à la con !
Voilà pourquoi on se les gèle et on crève la dalle !
Quoi ?
On est loin de Breckenridge, on est trop au Sud.
Et qu'est-ce qu'il y a au Sud de Breckenridge ?
Saguache !
C'est là qu'allaient les trappeurs.
J'essaie de vous conduire à Breckenridge.
Alors pourquoi on est au Sud ?
- Je viens de penser à un truc. - Quoi ?
Quand Swan faisait son bonhomme de neige,
comment arrivait-il à faire des claquettes ?
C'est à ça que tu penses !
Super zarbi, non ?
Je vais te crever, pauvre connard !
Packer...
A cause de vous, je vais rester puceau.
La plaie de Bell était si vilaine
qu'il en perdit son shpadoinkle.
Comme tout le monde, moi y compris.
Je ne cessais de penser à Liane et ces horribles trappeurs.
Je savais qu'elle ne laisserait personne la monter.
Alors je pensais à son pauvre coeur brisé
attendant mon retour.
Je me fis la promesse, que quoi qu'il advienne,
j'empècherais tout ça.
Que quoi qu'il advienne, je réussirais.
Je savais qu'il fallait remonter le moral des troupes,
comme Swan l'aurait fait.
- Ça va saigner ! - On se calme !
Regardez, Abraham Lincoln.
Abraham Lincoln ?
C'est drôle...
J'ai entrepris cette traversée
parce que je voulais me faire du blé.
Maintenant, je veux juste manger,
me réchauffer. Je ne demande rien de plus.
On ne demande rien de plus On ne demande rien de plus
Oublions les radis On veut rester en vie
On a pas été chanceux Maintenant ça suffit
Peu importe qu'on soit toujours loqueteux
On ne demande rien de plus...
Fait trop froid...
Peux pas bouger...
Peux pas sentir...
Peux pas faire phrase entière...
Il faut manger.
On devrait peut-être sacrifier quelqu'un ?
Il a raison.
Si l'un de nous meurt, les autres survivront.
Ça devrait être Bell.
Il a tué Swan, ce ne serait que justice.
Je suis d'accord.
Tuez-le plutôt. Tout est sa faute.
Une minute.
Il ne nous reste plus qu'une crête à franchir.
C'est impossible, Packer. On ne tient pas debout.
J'y vais. Surveillez le feu.
Et personne ne mange personne !
D'accord, je me suis un peu avancé...
Qu'est-ce que vous faites ?
Ils allaient me tuer.
Après votre départ, ils m'ont attaqué.
J'ai dû me défendre !
C'est la loi du plus fort, pas vrai ?
C'est mieux ainsi. On a de la viande pour des semaines.
Jusqu'à l'été, même !
Les voies du Seigneur sont impénétrables !
On peut dire qu'on les a perdus.
On enterre les corps et personne saura.
Je pourrais construire mon église et vous, votre ranch.
Je crois qu'il faut tout raconter.
Si c'est de la légitime défense...
Joue pas au con !
Personne n'y croira. N'oublie pas: Tu as mangé Swan.
Si quelqu'un l'apprend...
- ils nous pendront. - C'est vous l'assassin !
C'est pas ma version des faits.
Je vais pas laisser un pauvre cow-boy ruiner ma carrière de prêtre !
Vous savez quoi ?
Je crois que vous êtes dingue.
Et que c'était pas de la légitime défense.
Vous les avez simplement tués et je le dirai.
Tu pourras plus jamais rien dire !
Pourquoi...
Je vais te tuer !
Les tempêtes de neige ont continué
alors je suis resté là-bas des semaines
me nourrissant des cadavres.
Je savais déjà que personne ne me croirait.
J'ai réussi à rejoindre un groupe d'lndiens
qui m'ont mené à la ville la plus proche.
J'ai dit que j'avais perdu les autres, mais...
Alfred Packer ?
Je suis le shérif de Saguache.
Certaines personnes ont des soupçons sur vous.
Moi ?
Eh bien...
on attend toujours le reste de votre groupe.
Je vais envoyer des hommes à leur recherche.
J'aimerais que vous veniez
nous montrer où ils ont disparu.
Il faut que je retourne dans l'Utah...
Dans l'Utah !
Et s'ils étaient là-haut en train de lutter pour survivre ?
- OK, je viens. - Parfait.
Rendez-vous à mon bureau au lever du soleil.
Vous savez ce qu'on dit sur le lever du soleil ?
Liane !
Quelle dégaine !
Qu'est-ce que tu fous là ? Vous deviez aller à Breckenridge.
C'est mon cheval !
Elle m'a suivi jusqu'ici.
Elle se laisse monter par un autre.
Viens, fifille !
Tu sais quoi ? Je t'en donne 8 dollars.
Gardez votre argent.
Je réalisai que Liane n'avait pas été volée.
Elle m'avait plaqué...
pour lui.
Alors comme ça, tu as perdu le reste de ton groupe ?
Tu les as "égarés", hein...
Et maintenant, tu te bois un petit canon...
C'est mon petit canon. Laissez-moi tranquille.
Je suis arrivé ici avec deux mois d'avance sur toi
et avec mon équipe au complet !
Dis-moi, Frenchy,
ça te fait quoi de monter mon cheval ?
Lâche-moi un peu, Packer.
Toute la ville lui est passée dessus !
Tu vas payer, sale mineur !
Packer !
Packer !
Tu m'as menti !
Ils ont trouvé les corps au col de Slumgullion.
Ils étaient mangés !
Je t'emmène à la ville,
espèce de cannibale !
Petit enfoiré ! Tu vas mourir !
Saloperie de cannibale yankee !
Ça fait mal...
Attendez, je peux tout expliquer.
Attendez !
Laissez-le-moi !
Je vais te plomber !
N'oublie pas ce que tu as appris, Packer-san.
Fais pas ta lavette.
Prends ça, voleur de cheval.
Eh ben...
Que personne ne bouge ou je le mange sous vos yeux !
Il ne plaisante pas. Bougez pas !
C'est un cannibale !
Restez pas là, attrapez-le !
Attrapons-le !
Et j'ai couru encore et encore, aussi vite que j'ai pu.
Mais vous avez rejoint le Wyoming, non ?
J'aurais mieux fait de les laisser me tuer.
Pourquoi ?
Vous y avez déjà mis les pieds ?
Y a quelqu'un ?
C'est terrible !
Oui. J'ai réussi à me cacher un temps,
mais ils m'ont rattrapé et ramené.
Et je ne sais pas ce qui va arriver.
Tout ira bien, je vous le promets. Je serai à vos côtés.
Vous verrez, Alfred, il n'y aura pas de pendaison.
Je me sens mieux.
Tout n'est peut-être pas perdu.
JOUR DE LA PENDAISON
Ce jour entrera dans l'histoire
comme le jour où justice a été faite.
Maintenant, pendons ce chien.
Allez, Packer, le spectacle va commencer.
Vous avez vu la dame qui était là ?
Polly Pry ? Elle est à Denver.
Denver ?
"Elle travaille pour le Denver Post,"
pauvre tache...
Pendons ce chien haut et court
Offrons son corps aux vautours
En ce jour des plus radieux
Allons voir le pendu tous les deux !
Pendons ce chien haut et court
Offrons son corps aux vautours
En ce jour des plus radieux
Allons voir le pendu tous les deux !
Pendons ce chien dans les airs
Qu'il aille rôtir en enfer
Son cou brisé nous fera dire
Que le cannibale est hors d'état de nuire
Il deviendra rouge, puis violet, puis bleu
De là où on est on verra mieux
Ses yeux exorbités prouveront
Qu'il est mort, qu'on peut rentrer à la maison
Pendons ce chien dans la joie
On fera des hot-dogs et on picolera
Sa langue révulsée nous dira
Qu'il est mort, qu'il est temps de filer chez soi
Mais avant, pendons ce chien sur le champ
lci, des fêtes comme ça c'est pas très courant
A la fin des convulsions, nous saurons
Qu'on l'a bien tué ! Qu'on l'a bien tué !
Qu'on l'a bien tué !
Que le show est terminé !
Solo de cloche !
Pendons ce chien haut et court
Offrons son cul aux vautours
En ce jour des plus radieux
Allons voir le pendu tous les deux !
Ses veines finiront bien par exploser
On le chatouillera pour voir s'il est clamsé
Quand sa langue sortira nous saurons
Qu'il est mort, qu'on peut rentrer à la maison
Pendons ce chien haut et court
Offrons son corps aux vautours
A la fin des convulsions, nous saurons
Qu'il est mort
Qu'on peut rentrer à la maison
- Un mot pour la postérité ? - Oui.
Soyez bref.
La chose la plus importante
c'est que quand tout va mal, que tout semble être noir,
il suffit de dire:
"Tout va bien, le pire reste à venir."
Beau discours. Pendons-le.
Hourra !
Ouvrez la trappe.
Shpadoinkle...
Attendez !
La sentence est annulée, ordre du gouverneur !
Quoi ?
Pourquoi ?
Les faits dont on l'accuse
ont eu lieu avant que le Colorado ne soit un Etat.
C'était une réserve d'lndiens utes.
Packer ne peut être poursuivi par cet Etat !
Vous êtes à côté de la plaque, Mlle Pry !
C'est vous qui êtes à côté de la plaque !
Vous le saviez depuis le début,
trouduc !
Pourquoi faites-vous cela ?
J'ai appris quelque chose:
Mieux vaut aider les gens plutôt que les manipuler.
Je ne vais pas mourir aujourd'hui ?
- Exactement, Alfred ! - Pourquoi tant d'efforts ?
- Vous voulez le savoir ? - Oui.
Tes yeux, ta bouche
Dans ma vie ont fait mouche
Je serais vraiment comblée
Si vous vouliez bien me...
Pour qui vous prenez-vous ?
On leur a promis de la violence et ils en auront !
- Crève, pauvre naze. - Attendez !
Pour qui tu te prends ?
Tu es une méchante personne.
Chef, qu'est-ce que vous faites là ?
Votre amie m'a dit que vous aviez besoin d'aide.
Liane !
Je l'ai retrouvée pour vous.
Fifille !
- Je vais la chercher. - Non.
Je n'ai plus besoin d'elle.
- Chef, vous voulez un cheval ? - Pas vous ?
Je sais ce que je veux maintenant.
Quelqu'un pour qui je compte.
Il faut travailler votre dossier d'appel.
Je dois aller à Denver, mais je serai là demain.
Comment vous remercier ?
Nous sommes quittes, Alfred.
Que Dieu nous bénisse tous !
Le ciel est bleu et les arbres sont verts
Mon coeur déborde comme une patate farcie
Je me comprends, le message est très clair
Quand je dis quelle journée shpadoinklique !
Grâce aux efforts de Polly Pry,
Alfred Packer fut finalement libéré en 1901.
Rip : ByK
Modifs : krakoukaz
Ce film contient des images violentes
qui ont dû heurter la sensibilité des plus jeunes.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.