Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Quand le gar�on naquit,
comme tout Spartiate, il fut examin�.
S'il avait �t� petit,
ch�tif, maladif,
ou difforme, on l'aurait rejet�.
D�s qu'il sut marcher,
il re�ut le bapt�me du feu.
Ne jamais reculer, ne jamais se rendre.
Mourir sur le champ de bataille,
au service de Sparte,
serait pour lui la gloire supr�me.
A l'�ge de 7 ans,
comme c'est l'usage � Sparte,
il fut retir� � sa m�re
et plong� dans un monde de violence.
Fa�onn� par 300 ans de soci�t� guerri�re spartiate
pour cr�er les meilleurs soldats de tous les temps.
L'agog�, tel est son nom,
oblige le gar�on � se battre,
l'affame, le contraint � voler,
et si n�cessaire,
� tuer.
Dress� � coups de trique et de fouet
� ne manifester ni souffrance ni piti�.
Constamment �prouv�, jet� en milieu hostile,
il mobilise intelligence et volont� contre la furie de la nature.
Telle fut son initiation,
sa confrontation � la nature.
Il reviendrait parmi les siens en Spartiate,
ou jamais.
Le loup tourne autour du gar�on.
Griffes d'acier noir.
Pelage de nuit d'encre.
Eclat des yeux rouges, rubis jaillis des entrailles de l'enfer.
Le loup g�ant flaire,
savoure l'odeur du festin annonc�.
Nulle peur ne l'�treint,
mais un sens exacerb� des choses.
L'air glac� dans ses poumons.
Le vent secouant les pins, dans le cr�puscule.
Ses mains sont fermes.
Son geste...
parfait.
Et le gar�on, donn� pour mort,
retrouve les siens et l'auguste Sparte
en roi !
Notre roi !
L�onidas !
Cela fait plus de 30 ans, le loup et l'hiver glac�.
Et maintenant, comme alors, une b�te approche.
Patiente et s�re de soi,
savourant le festin annonc�.
Mais cette b�te est faite d'hommes et de chevaux,
d'�p�es et de lances.
Une arm�e d'esclaves incommensurable,
pr�te � d�vorer la minuscule Gr�ce.
Pr�te � �touffer l'unique espoir de raison et de justice.
Une b�te approche.
Et c'est le roi L�onidas lui-m�me qui l'a provoqu�e.
Plus tu transpires ici, moins tu saigneras au combat.
Mon p�re m'a enseign�
que la peur est une constante.
Mais l'accepter
te rendra plus fort.
Ma reine.
Un �missaire perse attend le roi L�onidas.
En d�finitive, la vraie force d'un Spartiate,
c'est le guerrier � ses c�t�s.
Respecte-le, honore-le
et on te rendra la pareille.
D'abord,
tu te bats avec ta t�te.
Puis ton c�ur.
Qu'y a-t-il ?
Un messager perse t'attend.
N'oublie pas la le�on.
Respect et honneur.
Conseiller Th�ron, tu te rends enfin utile.
Mon roi et ma reine, j'accueillais vos h�tes.
J'en suis s�r.
Avant que tu parles, Perse,
sache qu'� Sparte, m�me le messager d'un roi
doit r�pondre des paroles qu'il prof�re.
Alors,
quel message apportes-tu ?
Terre et eau.
Tu viens de si loin pour de la terre et de l'eau ?
Ne sois ni �vasif ni idiot, Perse.
C'est proscrit � Sparte.
Cette femme ose parler parmi les hommes ?
Seules les Spartiates accouchent de vrais hommes.
Marchons
pour apaiser nos langues.
Si votre vie prime votre an�antissement,
�coute bien, L�onidas.
Xerx�s conquiert et assujettit tout ce qui s'offre � sa vue.
Son arm�e est si imposante que la terre tremble.
Si vaste que les rivi�res se tarissent.
Le dieu roi Xerx�s ne r�clame que ceci...
Une simple offrande de terre et d'eau,
gage de la soumission de Sparte
� la volont� de Xerx�s.
Soumission ?
Ce n'est pas si simple.
Selon la rumeur,
les Ath�niens
t'auraient �conduit.
Si ces philosophes et amateurs de gar�ons
ont eu cette audace...
Soyons diplomates.
Et bien s�r, les Spartiates
doivent soutenir leur r�putation.
Choisis tes prochains mots
avec soin, L�onidas.
Ils pourraient �tre tes derniers, en tant que roi.
Terre et eau.
Fou !
- Tu es fou ! - Terre et eau.
Tu en auras � foison en bas.
Nul homme, Perse ou Grec,
ne menace un messager !
Tu apportes la couronne et la t�te de rois vaincus dans ma ville !
Tu insultes ma reine.
Tu menaces mon peuple d'esclavage et de mort !
J'ai choisi mes mots avec soin, Perse.
Tu aurais d� en faire autant.
C'est un blasph�me !
C'est de la folie !
De la folie...
C'est cela, Sparte !
Bienvenue, L�onidas.
Nous t'attendions.
Les �phores,
pr�tres des dieux anciens.
Pourceaux consanguins.
Plus brutes qu'humains.
Des brutes que m�me L�onidas doit soudoyer et implorer.
Mais nul roi spartiate ne part en guerre sans leur b�n�diction.
Les Perses affirment qu'ils sont des millions.
J'esp�re, pour notre salut, qu'ils exag�rent.
Mais assur�ment, on n'a jamais lev� pareille arm�e.
Avant d'exposer ton plan,
qu'offres-tu ?
Nous utiliserons notre art supr�me du combat
et le terrain m�me
de la Gr�ce pour les �craser.
Nous marcherons au nord, vers la c�te, o� je...
On est en ao�t.
La pleine lune approche.
La f�te sacr�e et ancestrale.
Sparte ne livre pas de guerre pendant les Carneia.
Sparte br�lera !
Ses hommes mourront au combat,
ses femmes et ses enfants seront esclaves ou pire !
Nous repousserons l'attaque c�ti�re des Perses
en reconstruisant le mur de Phoc�e.
Et nous les canaliserons
dans le d�fil� que nous appelons "Les Portes Chaudes".
Dans ce couloir �troit, leur nombre sera insignifiant.
Vague apr�s vague, l'assaut perse se fracassera
contre les boucliers spartiates.
Les pertes de Xerx�s seront si grandes,
ses hommes si d�moralis�s, qu'il sera contraint
de renoncer � sa campagne.
Nous devons consulter l'oracle.
Fie-toi aux dieux, L�onidas.
Fie-toi plut�t � ta raison.
Tes blasph�mes nous ont bien assez co�t�
jusque-l�.
N'aggrave pas ton cas.
Nous allons
consulter l'oracle.
Vieux malades mystiques.
Vestiges inutiles d'avant la sortie de Sparte des t�n�bres.
Vestiges d'une tradition absurde.
Tradition que m�me L�onidas ne peut d�fier.
Car il doit respecter la parole
des �phores.
C'est la loi.
Et nul Spartiate, serf ou citoyen, homme ou femme,
esclave ou roi,
n'est au-dessus de la loi.
Les �phores choisissent les plus belles filles de Sparte
comme oracles.
Leur beaut� est leur mal�diction,
car les vieux sc�l�rats ont des besoins d'homme
et l'�me aussi noire que l'enfer.
Prie les vents.
Sparte tombera.
La Gr�ce enti�re
tombera.
D�fie-toi des hommes.
C�l�bre les dieux.
C�l�bre les Carneia !
Plus dure encore est sa descente.
Pourceaux consanguins pontifiants.
Bons � rien, malades, v�reux,
corrompus.
Vous avez gagn� la faveur du dieu roi.
Hommes sages et saints.
Et quand Sparte br�lera, vous nagerez dans l'or.
On vous fournira des oracles,
chaque jour,
des quatre coins de l'Empire.
Finis de tes l�vres ce que tes doigts ont commenc�.
L'oracle a-t-il aussi d�rob� ton d�sir ?
Les propos d'une adolescente ivre ne sauraient d�rober mon d�sir.
Alors pourquoi cette distance ?
Parce qu'apparemment,
bien que prononc�s par une esclave, une captive de vieillards lubriques,
les mots de l'oracle pourraient br�ler tout ce que j'aime.
Mon roi en perd le sommeil et fuit la chaleur de son lit ?
Seules les paroles d'une femme devraient contrarier mon mari.
Les miennes.
Que doit faire un roi pour sauver son monde,
quand les lois qu'il a jur� de prot�ger lui interdisent d'agir ?
La question n'est pas que doit faire un Spartiate,
un mari ou un roi.
Demande-toi plut�t, mon amour...
Que doit faire un homme libre ?
- Tous sont l� ? - Selon tes ordres.
300.
Tous ont des fils pour perp�tuer leur nom.
On est avec toi !
Pour Sparte ! Pour la libert� !
Jusqu'� la mort !
C'est ton fils.
Trop jeune pour avoir go�t� la chaleur d'une femme.
J'en ai d'autres.
Astinos est courageux et pr�t.
Pas plus jeune que nous pour notre premi�re bataille.
Tu es un bon ami,
mais il n'est pas de meilleur capitaine.
Mon bon roi !
Mon bon roi, l'oracle a parl�.
Les �phores ont parl�.
Pas d'exp�dition.
C'est la loi, mon roi.
L'arm�e ne doit pas aller en guerre.
Elle n'ira pas.
Je n'en ai pas donn� l'ordre.
Je me prom�ne, je me d�gourdis les jambes.
Ces 300 hommes sont ma garde personnelle.
Notre arm�e restera � Sparte.
O� iras-tu ?
Je n'y ai pas vraiment r�fl�chi, mais...
puisque tu le demandes,
je pense aller vers le nord.
Les Thermopyles ?
Marche !
Que faire ?
Que peut-on faire ?
Que peux-tu faire ?
Sparte aura besoin de fils.
Spartiate !
Oui, ma dame.
Reviens avec ton bouclier...
ou sur lui.
Adieu, mon amour.
Il ne le dit pas.
Pas de place pour l'attendrissement.
Pas � Sparte.
Pas de place pour la faiblesse.
Seuls les durs et les forts peuvent se dire Spartiates.
Seuls les durs.
Seuls les forts.
Nous marchons.
Pour nos terres,
pour nos familles,
pour nos libert�s.
Nous marchons.
Daxos.
Quelle bonne surprise !
- Ce matin est plein de surprises. - Ils sont une poign�e.
- Une surprise, oui. - Silence !
Il para�t que Sparte part en guerre. Nous en sommes.
Si c'est du sang que tu veux,
sois le bienvenu.
Vous n'�tes qu'une poign�e contre Xerx�s ?
J'esp�rais que Sparte s'engagerait autant que nous.
C'est le cas, non ?
Toi, l�.
Ta profession ?
Potier.
Et toi, Arcadien ?
Ta profession ?
Sculpteur.
- Et toi ? - Forgeron.
Spartiates !
Votre profession ?
Tu vois, mon ami ?
J'ai amen� plus de soldats que toi.
Nul repos, ce soir.
Pas pour le roi.
Ces 40 ann�es n'ont tendu
qu'� cet instant flamboyant du destin,
ce choc fulgurant du bouclier et de la lance,
de l'�p�e et de l'os, de la chair et du sang.
Son unique regret,
c'est d'en avoir si peu � sacrifier.
Nous sommes suivis.
Cela nous suit depuis Sparte.
Mon roi, regarde !
Que s'est-il pass� ?
O� sont les villageois ?
Les Perses.
Ils �taient une vingtaine.
Des �claireurs.
Mais ces empreintes...
Derri�re nous !
Un enfant !
Le calme est revenu.
Ils...
Ils sont arriv�s,
monstres sortis de la nuit.
Avec leurs griffes et leurs crocs,
ils les ont attrap�s.
Tous...
sauf moi.
Les villageois !
Je les ai trouv�s.
Les dieux n'ont-ils aucune piti� ?
Nous sommes perdus.
Tranquillise-toi.
L'enfant parle des fant�mes perses,
venus des temps anciens.
Ils chassent les �mes des hommes.
On ne peut les tuer ni les vaincre.
Tout sauf cette obscurit�.
Tout sauf ces Immortels.
Immortels.
Nous mettrons leur nom � l'�preuve.
Dans les Thermopyles, nous marchons.
Dans ce couloir �troit, nous marchons.
L'arm�e de Xerx�s y est insignifiante.
Spartiates,
soldats citoyens, esclaves affranchis, vaillants Grecs.
Fr�res, p�res, fils...
nous marchons.
Pour l'honneur, par devoir,
pour la gloire, nous marchons.
Regardez ! Les Perses !
Dans la gueule de l'enfer, nous marchons.
Regardons ces chiens sans m�re
enserr�s par les bras aimants de la Gr�ce.
Exact.
Cela sent la pluie.
Zeus lac�re le ciel de sa foudre
et d�cha�ne l'ouragan sur la flotte perse.
Sublime.
Un seul parmi nous garde sa retenue spartiate.
Lui seul.
Notre roi, seul.
Ma reine ?
Ma reine,
le patio sied davantage � une femme mari�e.
Comm�rages et protocole m'indiff�rent d�sormais.
Un tel secret est-il n�cessaire ?
Comment me sentir en s�ret� hors de chez moi ?
Ici m�me, Th�ron a des oreilles qui attisent la peur de Sparte.
A t'entendre, tout Sparte conspire contre toi.
Si ce n'�tait que contre moi.
Bien des conseillers
donneraient tout et suivraient L�onidas,
mais tu dois les amadouer.
Tu m'obtiendras une audience ?
Si la raison les guide, ils comprendront.
Quoi, ma reine ?
Que la libert� n'est pas gratuite.
Elle r�clame un prix exorbitant, le prix du sang.
Je m'efforcerai de r�unir le conseil.
Et sa chambre r�sonnera de ta voix.
Je te suis redevable.
L�onidas est mon roi, tout autant que le tien.
J'ai vu les navires se fracasser.
Comment est-ce possible ?
On n'a vu qu'un fragment de l'arm�e de Xerx�s.
La victoire est impossible.
Tu souris ?
Arcadien,
j'ai livr� d'innombrables combats,
mais nul adversaire ne m'a offert ce que nous appelons "une belle mort".
J'esp�re
que parmi tous les guerriers du monde r�unis contre nous,
il s'en trouve un
qui soit � la hauteur.
Avancez !
Ne tra�nez pas, chiens !
Avancez !
En avant, j'ai dit !
Arr�tez-vous !
Qui commande ici ?
Je suis l'�missaire
du ma�tre de l'univers.
Le dieu des dieux,
le roi des rois.
Et � ce titre, j'exige
que l'on me pr�sente votre chef.
Ecoutez.
La poign�e d'hommes que vous avez tu�s, cela nous ferait peur ?
Ces collines grouillent
de nos �claireurs. Et vous croyez
que votre pitoyable mur fera autre chose
que s'�crouler comme un tas de feuilles mortes
devant...
Nos anc�tres ont b�ti ce mur
avec des pierres issues du sein m�me de la Gr�ce.
Et avec l'aide des Spartiates,
tes �claireurs ont fourni le mortier.
Vous allez payer
pour votre barbarie !
Mon bras !
Il ne t'appartient plus.
Cours dire � ton Xerx�s qu'il affronte des hommes libres,
pas des esclaves. D�p�che-toi,
avant que nous d�cidions d'agrandir notre mur.
Esclaves, non.
Vos femmes seront des esclaves.
Vos fils,
vos filles, vos a�n�s seront des esclaves.
Mais pas vous.
Avant midi, aujourd'hui,
vous serez des hommes morts.
Mille nations de l'Empire perse
vous assaillent !
Nos fl�ches occulteront le soleil !
Nous combattrons dans l'ombre.
Le mur est solide.
Il canalisera les Perses dans les Thermopyles.
Avez-vous trouv� une voie sur nos arri�res ?
Aucune, mon roi.
Une voie existe, bon roi.
Apr�s cette cr�te, � l'ouest.
Un ancien sentier.
Les Perses pourraient s'en servir pour nous d�border.
Pas un pas de plus,
monstre !
Roi avis�, je sollicite humblement une audience.
Je vais t'embrocher !
Je n'en ai pas donn� l'ordre.
Pardonne au capitaine.
C'est un bon soldat,
mais un peu rustre.
Il n'y a rien � pardonner, grand roi. Je connais mon apparence.
Tu portes la pourpre spartiate.
Je suis Ephialt�s,
enfant de Sparte.
L'amour de ma m�re
a conduit mes parents � fuir, de peur que l'on m'�limine.
Ton bouclier... et ton armure ?
A mon p�re.
Je te supplie, roi intr�pide,
de m'autoriser
� racheter le nom de mon p�re en combattant sous tes ordres.
Mon p�re m'a appris � chasser la peur,
� faire de la lance, du bouclier et de l'�p�e
une part de moi-m�me.
Je m�riterai l'armure de mon p�re, noble roi,
en combattant sous tes ordres.
Jolie botte.
Je tuerai beaucoup de Perses.
L�ve ton bouclier.
Mon roi ?
L�ve-le aussi haut que tu peux.
Ton p�re aurait d� te d�crire nos phalanges.
Nous combattons
en formation unique et imp�n�trable.
C'est le fondement de notre force.
Chaque Spartiate prot�ge son voisin de gauche
de la cuisse au cou, avec son bouclier.
Une seule br�che et la phalange
se d�sagr�ge.
De la cuisse
au cou, Ephialt�s.
Je regrette, mon ami.
Tous ne naissent pas soldats.
Si tu veux contribuer � la victoire, �vacue les morts,
soigne les bless�s, apporte-leur de l'eau.
Mais pour le combat,
je ne peux pas te prendre.
M�re ! P�re !
Vous aviez tort !
Tu as tort...
L�onidas !
Tu as tort !
Dispose les Phoc�ens sur le sentier
et prie les dieux que nul n'en parle aux Perses.
La terre tremble.
Non, capitaine.
Les formations de combat.
C'est ici que nous les arr�terons !
C'est ici que nous combattrons !
C'est ici qu'ils mourront !
M�ritez ces boucliers !
Rappelez-vous ce jour, soldats,
car il vous appartient � jamais.
Spartiates !
D�posez vos armes !
Perses !
Venez les chercher !
Tenez bon !
Ne leur donnez rien !
Mais prenez-leur
tout !
R�sistez !
Poussez !
Vous n'avez rien dans le ventre ?
Poussez !
Maintenant !
Poussez !
Pas de prisonniers !
Pas de quartier !
Ils ont soif, on dirait !
Alors, donnons-leur � boire !
Aux falaises !
Halte !
C'est bien parti !
Boucliers !
L�ches de Perses !
Pourquoi tu ris ?
Tu l'avais dit.
Quoi ?
"Combattre dans l'ombre."
En place !
Aujourd'hui, aucun Spartiate ne mourra !
Du calme, petit.
Nous faisons ce pour quoi on nous a �duqu�s,
ce pour quoi nous sommes n�s.
Pas de prisonniers, pas de quartier.
�a commence bien.
- Je craignais que tu ne viennes pas. - Mon fils...
...fait comme tous les enfants.
Ne t'excuse pas.
Ton fils va commencer l'agog�.
C'est toujours
difficile pour une m�re spartiate.
Ce sera dur.
Mais n�cessaire.
Tu t'adresseras au conseil dans deux jours.
Mon mari n'a pas deux jours.
Vois cela comme une faveur.
Ce n'est pas un secret...
Th�ron veut ce que tu lui refuses.
Il faut le r�duire au silence.
Fais-en ton alli�
et tu obtiendras gain de cause.
Tu es aussi sage que bon.
Voil� ta m�re.
Surveille-le, s'il doit devenir roi.
Qu'il ne lui arrive pas malheur.
Ni � sa superbe m�re.
Nos camarades grecs
demandent � se frotter aux Perses.
Parfait.
J'ai une t�che � leur port�e.
Dis � Daxos que je compte sur lui
et sur 20 de ses hommes fougueux et sobres
pour la prochaine charge.
Roi L�onidas !
- Reprends ton souffle. - Oui, mon roi.
Les Perses approchent.
Un petit contingent.
Trop petit pour une attaque.
Capitaine...
remplace-moi.
Du calme, mon ami.
S'ils m'assassinent, tout Sparte part en guerre.
Prie pour qu'ils soient assez b�tes.
Prie
pour qu'on ait cette chance.
En outre...
il n'y a aucune raison d'�tre impoli,
n'est-ce pas ?
Certes.
Laisse-moi deviner.
Toi, tu es...
Xerx�s.
Approche, L�onidas.
Raisonnons ensemble.
Ce serait un d�plorable g�chis.
Ce serait de la folie, si toi, courageux roi,
et tes valeureuses troupes, p�rissiez
pour un simple malentendu.
Nos cultures auraient beaucoup � �changer.
Nos �changes culturels ont dur� toute la matin�e.
Vous �tes une tribu fascinante.
Tu es encore arrogant
au bord de l'an�antissement
et en pr�sence d'un dieu.
Il n'est pas sage de me d�fier.
Imagine le martyre de mes ennemis,
quand je tuerais mes hommes pour la victoire.
Moi, je mourrais pour les miens.
Vous, Grecs, vantez votre logique.
Je te sugg�re d'en user.
Songe � la belle terre que tu d�fends �prement.
Imagine-la calcin�e, pour mon caprice.
Songe au sort de vos femmes.
Tu ne connais pas nos femmes.
J'aurais d� les enr�ler, � en juger par ce que j'ai vu.
Tu as beaucoup d'esclaves, Xerx�s,
mais peu de guerriers.
D'ici peu, ils craindront
mes lances
plus que tes fouets.
Ils ne craignent pas tant le fouet...
que mon pouvoir divin.
Mais je suis un dieu g�n�reux.
Je peux te rendre immens�ment riche.
Tu seras chef militaire de la Gr�ce.
Tu porteras mon �tendard au c�ur de l'Europe.
Tes rivaux ath�niens
s'agenouilleront � tes pieds,
si tu t'agenouilles aux miens.
Tu es g�n�reux
autant que tu es divin,
� roi des rois.
Une telle offre, seul un fou la d�clinerait.
Mais...
l'id�e de m'agenouiller...
Vois-tu,
le massacre de tes hommes...
m'a laiss� une m�chante crampe � la jambe.
M'agenouiller sera difficile.
Tu ne tireras nulle gloire de ton sacrifice.
Je bannirai de l'histoire le souvenir m�me de Sparte.
Tous les parchemins grecs seront br�l�s.
Historiens et scribes auront les yeux crev�s
et la langue tranch�e !
Prononcer le nom de Sparte ou de L�onidas sera puni
de mort !
Le monde ne saura rien de ton existence.
Le monde saura que des hommes libres ont d�fi� un tyran,
une poign�e contre une arm�e,
et avant la fin de cette bataille,
que m�me un dieu roi peut saigner.
Tu t'es bien battu...
pour une femme.
Toi aussi.
Si je suis bless�, tu m'�galeras.
J'�tais peut-�tre si loin devant
que tu ne me voyais pas.
Tu exposais ton derri�re aux Thespiens.
La jalousie
te sied mal, mon ami.
D�p�chez-vous !
Empilez haut ces Perses.
Si je ne me trompe,
la nuit sera sauvage.
Ils servent les noirs desseins
des rois perses depuis 500 ans.
Yeux sombres comme la nuit.
Dents taill�es en crocs.
Sans �me.
La garde personnelle du roi Xerx�s.
L'�lite des guerriers perses.
Le bataillon le plus meurtrier d'Asie.
Les Immortels.
Le dieu roi a r�v�l� un vice fatal...
l'orgueil.
Ais�ment froiss�, ais�ment pi�g�.
Avant que blessures et fatigue ne s'imposent,
le roi fou nous envoie ce qu'il a de mieux.
Xerx�s a mordu � l'hame�on.
Spartiates, poussez !
Les Immortels.
Nous mettons leur nom � l'�preuve.
P�re !
Mon roi !
Arcadiens, maintenant !
Montrons aux Spartiates ce que nous savons faire !
Ils crient et jurent,
frappant fr�n�tiquement,
plus querelleurs que guerriers.
Ils cr�ent un formidable chaos.
Courageux amateurs,
ils jouent leur r�le.
Les Immortels.
Ils �chouent � l'�preuve de notre roi.
Et un homme qui se croit dieu
sent un frisson tr�s humain
lui parcourir l'�chine.
A notre roi !
A nos glorieux morts !
Qui Xerx�s osera-t-il encore envoyer ?
Rien ne peut nous arr�ter !
M�me le roi s'autorise � esp�rer plus que la gloire.
Espoir tellement fou,
mais c'est ainsi.
Contre les hordes innombrables d'Asie,
contre toute attente, nous pouvons le faire.
Nous pouvons tenir les Thermopyles.
Nous pouvons gagner.
L'aube.
Les fouets claquent.
Les barbares hurlent.
Ceux de l'arri�re crient : "En avant !"
Ceux de l'avant crient : "Arri�re !"
Nos yeux observent
l'attraction grotesque venue du tr�fonds de l'empire de Xerx�s.
Quand leurs muscles faillissent,
ils ont recours � la magie.
Cent nations nous assaillent,
les arm�es de toute l'Asie.
Canalis�es dans ce couloir �troit, leur nombre est insignifiant.
Ils tombent par centaines.
Nous renvoyons bless�s et c�urs sensibles
aux pieds de Xerx�s.
Le roi Xerx�s est m�content de ses g�n�raux.
Il les punit.
Xerx�s l�che ses monstres venus du bout du monde.
Mais ces b�tes sont maladroites
et les tas de cadavres perses, glissants.
Toujours l� ?
- Je dois te prot�ger. - Je suis occup�.
Regroupez-vous !
Astinos !
Mon fils !
La journ�e avance.
Nos pertes sont l�g�res,
mais chaque mort
est un ami ou un parent bien-aim�.
En voyant le corps sans t�te de son propre fils,
le capitaine rompt les rangs.
Fou furieux, ivre de sang.
Ses cris de douleur terrorisent davantage l'ennemi
que le roulement puissant des tambours.
Il faut trois hommes pour le ma�triser et le ramener.
Le jour nous appartient.
Pas de chansons.
Tes dieux sont cruels
de t'avoir fa�onn� ainsi, Ephialt�s.
Et les Spartiates,
cruels de t'avoir rejet�.
Mais je suis bon.
Tout ce que tu peux d�sirer,
tous les bonheurs,
les plaisirs que tes compatriotes et tes faux dieux t'ont refus�s,
je te les accorderai.
Car je suis bon.
Fais de moi ton roi et ton dieu !
Conduis mes soldats
au sentier menant aux arri�res des maudits Spartiates
et tes joies seront sans limites.
Je veux tout !
Fortune.
Femmes !
Et une derni�re chose...
Je veux un uniforme.
Accord�.
Tu verras
que je suis bon.
Le cruel L�onidas a exig� que tu te mettes debout.
Je te demande simplement
de t'agenouiller.
Superbe nuit.
Je ne t'ai pas invit� pour bavarder, Th�ron.
�a ne fait aucun doute.
Tu ne m'as jamais m�nag�.
Puis-je t'offrir quelque chose � boire ?
Est-ce du poison ?
D�sol�e de te d�cevoir, c'est de l'eau.
Il para�t qu'on t'a convi�e au conseil.
Aide-moi � faire voter l'envoi de l'arm�e � notre roi.
J'imagine notre duo. Moi, le politicien,
toi, la guerri�re, parlant d'une m�me voix.
Pourquoi accepterais-je ?
Pour prouver que tu soutiens un roi qui combat pour notre eau.
Exact.
Mais il s'agit de politique, pas de guerre.
L�onidas est un id�aliste.
Je te connais par c�ur.
Tu sacrifies des hommes pour ton profit.
Ton mari, notre roi, a sacrifi� 300 de nos meilleurs hommes.
Il a viol� nos lois,
il est parti sans l'accord du conseil.
Je suis un r�aliste.
Un opportuniste.
Tu es aussi na�ve que L�onidas de croire qu'on n'ach�te pas un homme.
Tous ne naissent pas �gaux. C'est le code spartiate, petite reine.
J'admire ta passion.
Mais ne crois pas
qu'une femme, m�me reine, puisse s'adresser au conseil
et convaincre des hommes.
Je poss�de cette chambre, comme si ces mains l'avaient b�tie.
Je pourrais t'�trangler sur-le-champ.
Tu parleras au conseil, mais il fera la sourde oreille.
L�onidas ne recevra aucun renfort.
Et s'il revient, sans mon aide,
il ira en prison, ou pire !
Aimes-tu ta Sparte ?
- Et ton roi ? - Oui.
Ton mari se bat pour sa terre
et son amour.
Qu'as-tu � offrir
en �change de ma parole d'envoyer notre arm�e ?
Qu'attend un r�aliste de sa reine ?
Tu le sais tr�s bien.
Ce ne sera pas vite fini.
Tu ne prendras aucun plaisir.
Je ne suis pas ton roi.
Dilios ?
Cette �raflure ne t'a pas rendu invalide, j'esp�re.
Certainement pas. Ce n'est qu'un �il.
Les dieux m'ont donn� un �il de secours.
Et mon capitaine ?
Il maudit les dieux et se lamente, seul.
Nous sommes perdus !
- An�antis. - Daxos, calme-toi.
Un tra�tre bossu a indiqu� le sentier � Xerx�s.
Les Phoc�ens ont �t� mis en d�route. La bataille est finie !
La bataille sera finie quand je le dirai !
Au matin, les Immortels nous cerneront. Les Thermopyles tomberont !
Spartiates !
En route pour la gloire !
La gloire ? Es-tu devenu fou ?
Adieu, la gloire !
A nous la retraite ou la reddition !
Ou la mort !
Le choix est ais� pour nous, Arcadien !
Un Spartiate ne recule jamais !
Un Spartiate ne se rend jamais !
Va r�pandre le message.
Que chaque Grec entende cette v�rit�.
Que chacun d'eux sonde son �me !
Et pendant que tu y es,
sonde la tienne.
Mes hommes partiront avec moi.
Bonne chance, L�onidas.
Les enfants !
Approchez !
Pas de retraite.
Pas de reddition.
C'est la loi spartiate.
Et au nom de la loi spartiate, nous tiendrons, combattrons
et mourrons.
Une nouvelle �re a commenc�.
Une �re de libert�.
Et le monde entier saura
que 300 Spartiates ont rendu l'�me pour la d�fendre !
Mon ami...
J'ai v�cu toute ma vie
sans regrets, jusqu'� maintenant.
Ce n'est pas que mon fils
ait donn� sa vie pour son pays.
C'est de ne lui avoir jamais dit que je l'aimais plus que tout.
Qu'il s'est tenu � mes c�t�s avec honneur.
Qu'il �tait le meilleur de moi-m�me.
Ton deuil me brise le c�ur.
Le c�ur ?
J'ai empli mon c�ur...
de haine !
Bien.
Dilios...
Marchons un peu.
Oui, mon roi.
Mais je suis vaillant.
- Et pr�t pour le combat. - Bien s�r.
Tu es l'un des meilleurs.
Mais tu as un don que n'a nul autre Spartiate.
Tu communiqueras mes ultimes ordres au conseil,
avec force et brio.
Relate-leur notre histoire.
Fais en sorte que chaque Grec sache ce qui s'est pass� ici.
Tu auras une histoire sublime � raconter.
L'histoire d'une victoire.
Victoire ?
Oui, mon roi.
Y a-t-il un message...
Pour la reine ?
Nul besoin de mots.
Par centaines ils partent.
Une poign�e reste.
Un seul regarde en arri�re.
Spartiates !
Pr�parez votre d�jeuner et qu'il soit copieux.
Car ce soir, nous d�nerons en enfer !
Permettez-moi de donner la parole
� l'�pouse de L�onidas et reine de Sparte.
Conseillers,
je ne suis pas seulement ici en tant que reine.
Je viens � vous en tant que m�re.
Je viens � vous en tant qu'�pouse.
Je viens � vous en tant que Spartiate.
Je viens � vous en toute humilit�.
Je ne parle pas au nom de L�onidas.
Ses actes sont plus �loquents que mes paroles.
Je parle pour ceux qu'on n'entend pas. M�res, filles, p�res, fils.
300 familles qui saignent pour nos droits
et pour les principes qui fondent ce conseil.
Nous sommes en guerre.
Il faut envoyer l'arm�e soutenir notre roi,
pour notre salut et celui de nos enfants.
Envoyer l'arm�e pour la sauvegarde de la libert�.
L'envoyer pour la justice.
Pour la loi et l'ordre.
Au nom de la raison.
Mais avant tout,
envoyer notre arm�e pour l'espoir.
Espoir qu'un roi et ses hommes ne soient pas oubli�s par l'Histoire.
Que leur courage nous unisse.
Que leurs actes nous rendent plus forts.
Et que votre d�cision d'aujourd'hui refl�te leur bravoure.
Emouvant.
Convaincant.
Passionn�.
Mais il n'emp�che que ton mari nous a amen� la guerre.
Faux.
C'est Xerx�s et avant lui, son p�re, Darius, � Marathon.
Les Perses ne s'arr�teront
que lorsque nous serons d�combres et chaos.
Ce conseil n'attend pas de le�on d'histoire, ma reine.
Quelle le�on voudrais-tu l�guer ?
Vais-je toutes les �num�rer ?
Honneur, devoir, gloire.
Tu parles d'honneur,
de devoir
et de gloire ?
Et l'adult�re ?
Tu oses ?
J'ose ?
Regardez-la bien.
C'est une perfide sous son air honn�te.
N'abuse pas les membres de cette auguste chambre.
Il y a quelques heures, tu t'es offerte � moi.
Si j'�tais faible,
je serais impr�gn� de son parfum.
C'est un scandale.
La parole de l'hypocrite !
N'as-tu pas re�u m�me salaire,
que tu as accept�,
en �change de la tenue de cette audience ?
- Mensonge. - Ah oui ?
Ne l'as-tu pas invit� dans la chambre du roi,
dans le lit o� tu as tent� de n�gocier avec moi si ardemment ?
Vous �tes abasourdis.
Un pot-de-vin en nature,
pendant que son mari r�pand anarchie et guerre !
Les mots manquent � la langue la plus fourbe,
ma petite catin de reine.
Quel geste de reine !
Sortez-la avant qu'elle nous infecte davantage
de sa pr�sence honteuse et mis�rable.
Ce ne sera pas vite fini.
Tu ne prendras aucun plaisir. Je ne suis pas ta reine.
Tra�tre.
Mes hommages
et mes f�licitations.
Tu as transform� un d�sastre en victoire.
Malgr� ton insupportable arrogance,
le dieu roi est venu admirer l'art du combat spartiate.
Tu feras un puissant alli�.
Abandonne, L�onidas !
Use de ta raison. Pense � tes hommes !
Je t'en supplie.
Ecoute ton compatriote.
Il peut t�moigner de la g�n�rosit� de l'�tre divin.
Malgr� tes outrages, malgr� tes odieux blasph�mes,
le seigneur des arm�es est pr�t � pardonner.
Et m�me, � r�compenser tes services.
Tu te bats pour ta terre ?
Garde-la !
Tu te bats pour Sparte ?
Elle sera plus riche et puissante que jamais.
Tu te bats pour ton r�gne ?
Tu seras chef militaire de toute la Gr�ce,
n'ayant de comptes � rendre qu'au vrai ma�tre du monde.
L�onidas, pour que ta victoire soit totale,
il te suffit de d�poser les armes et de t'agenouiller
devant le divin Xerx�s.
Cela fait plus de 30 ans, le loup et l'hiver glac�.
Et maintenant comme alors,
nulle peur ne l'�treint, mais une impatience,
un sens exacerb� des choses.
La brise marine caresse sa poitrine et son cou en sueur.
Les mouettes crient,
g�missant malgr� les milliers de cadavres offerts en festin.
Le souffle r�gulier
des 300, derri�re lui,
pr�ts � mourir pour lui
sans aucune h�sitation.
Tous sans exception,
pr�ts � mourir.
Son casque l'�touffe.
Son bouclier est lourd.
Ta lance !
Toi...
Ephialt�s.
Puisses-tu vivre �ternellement.
Ta lance !
Stelios !
Massacrez-les !
Son casque l'�touffait.
Il limitait sa vision.
Et il doit voir loin.
Son bouclier �tait lourd. Il le d�s�quilibrait.
Et sa cible est tr�s �loign�e.
D'apr�s les anciens, les Spartiates descendent d'H�racl�s.
L'intr�pide L�onidas atteste notre filiation.
Son cri est long et puissant.
Mon roi.
C'est un honneur...
de mourir � tes c�t�s.
C'est un honneur d'avoir v�cu aux tiens.
Ma reine !
Ma femme.
Mon amour.
"Souvenez-vous de nous."
L'ordre le plus simple qu'un roi puisse donner.
"Rappelez-vous pourquoi nous sommes morts."
Car il ne souhaitait ni �pitaphe, ni chants...
ni monuments, ni odes � la guerre et au courage.
Son souhait �tait simple.
"Souvenez-vous de nous",
m'a-t-il dit.
C'�tait son espoir.
Que les �mes libres d�couvrent ce lieu,
pour tous les si�cles � venir.
Que toutes nos voix
murmurent � vos oreilles � travers les pierres sans �ge.
Va dire aux Spartiates, passant,
qu'ici, au nom de la loi spartiate,
nous reposons.
C'est ainsi que mourut mon roi
et que moururent mes fr�res.
Il y a tout juste un an.
Longuement j'ai m�dit�
l'�nigmatique parole de mon roi sur la victoire.
Elle s'est av�r�e sage.
D'un Grec libre � l'autre, la nouvelle s'est propag�e
que l'intr�pide L�onidas et ses 300,
si loin de chez eux,
avaient donn� leur vie,
pour Sparte mais aussi pour toute la Gr�ce
et les espoirs qu'elle porte !
Et voil� que sur cette terre d�sol�e du nom de Plat�es,
les hordes de Xerx�s s'exposent � l'an�antissement !
L�, les barbares se terrent.
Une terreur infinie tenaille
leur c�ur, de ses doigts de glace.
Ils savent les supplices que leur ont inflig�s
les �p�es et les lances des 300.
Et pourtant ils scrutent la plaine
o� 10 000 Spartiates
sont � la t�te de 30 000 Grecs libres !
L'ennemi n'est que trois fois plus nombreux.
Bonne proportion pour un Grec.
En ce jour, nous mettons en d�route mysticisme et tyrannie
et inventons un avenir si lumineux que cela d�fie l'imagination !
Soyez reconnaissants
� L�onidas et � ses valeureux 300 !
A la victoire !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.