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Le pays est sous le contrĂŽle de la junte militaire.
Les Malouines sont Ă nous.
Les affrontements ont pris fin.
1983. Le gouvernement militaire organise des élections en Argentine.
Le début de l'Úre démocratique marque le retour des exilés
dans un pays fragilisé.
Les échos de la dictature sanglante résonnent encore aujourd'hui.
Regarde.
Super.
Tu me rappelles ce que je dois dire ?
"Je suis née à l'étranger..."
"Je suis née à l'étranger parce que papa..."
"... a obtenu une bourse d'études."
"Je suis née à l'étranger
"parce que papa a obtenu une bourse d'études."
"Je suis née à l'étranger
"parce que papa a obtenu une bourse d'études."
ArrĂȘte !
Oh, ça va...
Je sais aussi que je dois pas raconter
que papi est millionnaire et communiste.
Tu dois pas en parler Ă n'importe qui.
ArrĂȘtez donc de dire des bĂȘtises.
Carolina, ma puce,
je te raconte l'histoire qui finit pas ?
Non, papa !
C'est pas celle qui s'appelle "Non, papa !", mais celle...
ArrĂȘte, papa !
Je te pique ton coca.
Ne cours pas.
Maman !
- Juan Estrada, c'était mon frÚre. - Le gros Estrada, vraiment ?
Oui, je t'assure.
- Maman, je veux un coca. - Demande-lui.
- Un coca. - "S'il vous plaĂźt".
Merci.
- Je dois faire pipi. - Alors viens.
C'est occupé.
Vous rentrez, vous aussi ?
Oui.
On était partis en voyage.
On voulait voir s'il était possible de rester.
Ă Madrid ?
Oui.
Vous Ă©tiez exilĂ©s oĂč ?
Ă Punta del Este.
- En Uruguay ? - Oui.
Mon mari avait été fait prisonnier pendant deux mois,
alors on est partis dĂšs qu'on a pu.
Veuillez retourner Ă vos places.
Il faut qu'on aille se rasseoir.
- Tu pourras te retenir ? - Non...
Il va bien falloir.
J'y vais.
Bouclez vos ceintures.
- Ta ceinture. - Oui.
- On arrive ? - Oui.
Tu m'aides ?
Nous atterrirons sur le sol argentin dans 15 minutes.
L'Ă©quipage et moi-mĂȘme
vous remercions de nous avoir choisis.
Nous sommes fiers de reconduire les Argentins dans leur pays.
Pourquoi on applaudit ?
Sûrement parce qu'on va atterrir.
La Rançon : Le Prix de la vérité
RĂ© majeur.
Ensuite do majeur.
Si mineur.
On est bien accordés ?
Ta guitare est désaccordée.
Tu fais la deuxiĂšme voix ?
- C'est bon. - On fait comme d'habitude.
Joue pas trop fort.
- Comment je m'y prends ? - Tu préfÚres la deuxiÚme voix ?
On se lance.
Un, deux, trois. C'est parti.
Ma chĂšre Silvia !
On a failli ne pas arriver Ă cause du brouillard.
J'ai raté la sortie.
Mirtha !
Mirtha et son fameux gĂąteau !
Bonjour.
- Comment ça va ? - Bien.
Enchantée.
Voici Ricardo, ma derniĂšre acquisition.
Félicitations !
Bonjour.
Ali, tu viens m'aider ?
- Va la rejoindre. - Je reviens.
Comment ça va ? T'as tellement grandi !
- Bienvenue, Viglietti. - Ăa va, chipie ?
En exclusivité sur Noti 7 : vous revenez de Montevideo.
- Comment allez-vous ? - TrĂšs bien et vous ?
Avez-vous un message pour le peuple argentin ?
Oui, je félicite tous les Argentins
et je me réjouis du triomphe de la démocratie.
Nous souhaitons la bienvenue Ă notre compatriote !
Je te la confie.
- Regardez qui voilĂ ! - Salut, toi !
Mon cher Miguel, ça fait tellement longtemps.
- Content que tu sois là . - Je me suis organisé.
- Et ton frĂšre ? - Dans le bureau.
Julio ! Te voilĂ !
Alfredo Zitarrosa, mon chanteur uruguayen préféré !
Toujours les mĂȘmes blagues pourries !
- Je suis devenu vieux. - Comment tu vas ?
Je vais surveiller les grillades.
Ton pĂšre est lĂ .
Je le salue pas, il a une dent contre moi.
Il est toujours en colĂšre.
J'espÚre qu'il te convaincra pas de réintégrer l'entreprise.
MĂȘme pas en rĂȘve !
Ils vont s'affronter !
Votre attention, s'il vous plaĂźt !
C'est pas vrai, ils remettent ça ?
MĂȘme Ă 90 ans, ils feront les mĂȘmes idioties.
Les frĂšres Levy
s'affrontent pour le titre mondial de lutte gréco-romaine.
Nous avons Miguel Levy, représentant des entrepreneurs idéalistes,
et le grand Julio Levy, qui incarne le communisme d'entreprise.
Julio l'attrape par le cou, il résiste.
Finalement, Julio s'effondre, entraßné par le poids de sa bedaine.
Le frÚre aßné a encore triomphé !
Qui veut se battre ? Tous en file !
- Moi ! Moi ! - Moi aussi !
Doucement, l'un aprĂšs l'autre.
Le champion affrontera tout le monde.
Je commence avec toi.
Bande de vendus !
Terrasse-le, ma fille !
La fille tente d'achever la mission du pĂšre.
Non, je prends la main.
J'ai une super carte.
- Bien sûr. - Il bluffe.
Tu me crois pas ?
Je la mets lĂ et je vous raconte l'histoire des lettres de PerĂłn.
T'es lourd.
N'essaie pas de te dérober et de changer de sujet.
ElĂas n'est pas au courant.
Quand on était au trou,
Julio écrivait aux péronistes.
Faites-le taire, je vous en supplie !
Quand on était au pavillon, Julio embobinait les péronistes.
Il prĂ©tendait ĂȘtre PerĂłn et Ă©crivait aux pĂ©ronistes syndicalistes,
aux péronistes marxistes...
C'est bon, on a compris !
Pourtant, on nous avait enfermés, nous aussi.
Y en avait peu, des gens comme nous.
Comme vous étiez gauchers, on vous passait pas la balle !
- Regarde oĂč tu vas, abruti ! - Oui, c'est bon.
Désolé.
Vraiment désolé.
Bonjour.
Bonjour.
Soyons vigilants avec les bons privés
et encore plus avec les bons d'Ătat.
Il ne faut pas uniquement investir dans le long terme.
J'ai du mal Ă comprendre.
Miguel, explique-lui.
En ce moment, les investissements qui rapportent sont risqués.
Tant que le gouvernement n'impose pas de rĂšgles,
on ne peut rien faire.
Alors faisons des placements sans risques.
Investissons dans des propriétés qui ont du potentiel.
Ăa ne gĂ©nĂ©rera pas assez de flux.
Il a raison, papa.
Il s'y connaĂźt plus que nous dans ce domaine.
Trouve une opération qui vaut le coup et on se lance.
Nos emprunteurs auraient une marge de manĆuvre plus large.
On pourrait également...
mettre en place un systÚme de lignes de crédit
à taux bas pour les primoaccédants.
Ce n'est pas le premier gouvernement de PerĂłn,
on n'est pas philanthropes.
On pourrait y réfléchir ensemble.
Julio, attends.
Je veux une société financiÚre qui favorise la mobilité sociale.
ArrĂȘte !
Gålvez, vous envoyez ça au notaire ?
Oui, au revoir.
Je me vois pas travailler ici.
Je discute avec d'anciens collĂšgues qui sont de retour.
Je pourrais m'associer Ă l'un de leurs cabinets.
L'université m'a contacté, je reprendrais bien les études.
Tu peux faire ce que tu veux.
Inutile de décider tout de suite.
Ne te presse pas.
Ăcoute,
si je me presse pas, le train va me passer sous le nez.
C'était une réunion du comité exécutif, c'est tout.
Tu te décourages vite.
- Ma voiture est lĂ -bas. - Je t'accompagne.
Tu passes par la radio ?
Non, je rentre. Embrasse les enfants.
Monte !
Julio !
T'as inclus l'argument
du remboursement partagé de la dette extérieure ?
Oui, je l'ai mis.
Ton amie a raison, c'est du délire.
Un Ătat ne peut pas contracter de dette,
la répartir, la dilapider et forcer les travailleurs à payer.
AllĂŽ ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Calme-toi, Alicia !
Qu'est-ce qui se passe ?
Doucement.
Je te le passe.
Julio, c'est Alicia.
Tais-toi, Caro.
Maman, qu'est-ce qui se passe ?
AllĂŽ ?
On m'a dit de ne pas prévenir la police.
Parle plus lentement, s'il te plaĂźt.
Miguel a Ă©tĂ© enlevĂ©, ils veulent une rançon. ElĂas ne sait rien.
- Quoi ? - On a enlevé Miguel !
Ils vont me rappeler avec des instructions.
Attends-moi, j'arrive.
Je serai lĂ quand ils rappelleront.
Essaie de la calmer.
C'est Silvia.
Tu vas oĂč ?
Il est en route.
Jour 1
Alors ?
Ton pĂšre est lĂ .
J'ai refusé qu'il voie les enfants, je veux pas qu'ils descendent.
Il est lĂ -bas.
Ăa va, papa ?
Je suis inquiet.
- Tu n'arriveras pas trop tard ? - Non, ne t'inquiĂšte pas.
Je vous sers autre chose, ElĂas ?
- Je finis ça. - Un café ?
Non, merci.
Regardez plutĂŽt le match dans la cuisine.
Entendu.
Caro, je t'apporterai ton cartable plus tard.
- Je t'attends en haut ? - Oui.
Bonjour.
Ăa va, Enrique ?
- Salut, Julio. - C'est par lĂ .
Salut, Silvia.
Bonjour, ElĂas.
Excusez-moi.
Je fais les présentations.
Roberto GĂĄlvez,
chargĂ© de la sĂ©curitĂ© de M. ElĂas et de l'entreprise.
Bonsoir.
Juan MĂ©ndez et Daniel Samoa viennent nous prĂȘter main forte.
Bonsoir.
Alicia veut qu'on la prévienne quand on sera partis.
Bien.
Vous ne préférez pas discuter de tout ça dans le bureau ?
Oui, ce serait mieux.
Le ministÚre a également appelé.
Qu'est-ce que t'as dit ?
Alberto a parlé.
Pas avec le ministre, mais avec quelqu'un de la sécurité.
Votre famille pourrait ĂȘtre visĂ©e par un attentat, aujourd'hui,
d'oĂč les renforts.
Vraiment ?
- Soyez vigilants, alors. - Bien, monsieur.
Je compte sur vous.
Il faut éviter de parler.
D'aprĂšs l'enquĂȘteur, trop d'informations ont fuitĂ©.
Ăa vient de la police ?
Partage le moins de choses possibles,
mĂȘme aux autres membres de la famille.
VoilĂ 200 000 de plus.
Tu es sûr que les numéros de série ne se suivent pas ?
Oui, c'est bon, j'ai vérifié.
Ils ne se suivent pas.
C'est bien.
Tous les billets doivent tenir dedans.
Julio, n'improvise pas.
- Tu feras ce qu'ils te disent. - Oui, papa.
Ils rigolent pas.
Qu'est-ce que tu fais, jeune fille ?
Je suis venue chercher ma maquette.
- Qu'est-ce que tu fais lĂ ? - Je cherche ma maquette.
Je t'avais dit de ne pas descendre !
- Papa, tu vas travailler ? - Non.
- Tu sors ? - Oui, j'ai une réunion.
- De quoi ? - De travail.
Ne quitte pas Julio d'une semelle.
Attends-moi ici.
Restez lĂ , tous les deux. Ne descendez pas.
- Ne fais rien de stupide. - Ne t'inquiĂšte pas.
Faites attention.
Ăvite le tĂ©lĂ©phone.
T'inquiĂšte pas.
Soyez vigilants, le portail est trĂšs bas.
Je crois qu'il faut tourner ici.
Continue par lĂ .
- J'y vais. - Attends...
J'y vais, putain !
AllĂŽ ?
Vous allez faire une petite balade, M. Levy.
D'accord.
Toilettes pour hommes du bar Portofino.
325 rue PinzĂłn. La Boca.
Entendu.
- Alors ? - On doit aller Ă La Boca.
Papa va rencontrer les ravisseurs ?
Non, il va juste leur donner l'argent.
Alors pourquoi de nouveaux gardes du corps sont lĂ ?
Pour nous protéger cette nuit.
- Ils vont aussi m'enlever ? - Non.
Ils s'intéressent pas aux fillettes.
Caro, je te cherchais. Pourquoi t'es pas dans ta chambre ?
Seba, tu restes avec ta sĆur.
- AllĂŽ ? - Je sais pas quoi faire.
Tu as du nouveau ?
Non, je n'ai eu aucune nouvelle.
C'est bon ?
Oui. On fait pareil de l'autre cÎté.
ArrĂȘte !
ArrĂȘte avec tes faux pouvoirs magiques !
Levy Rue Braun, vers le pont
Tu sors seul.
Tout seul.
T'as pas de flingue ? Les mains en l'air !
Viens avec le pognon.
Lentement.
Avance tout doucement.
Stop !
Pose le sac par terre.
LĂąche-le.
LĂąche-le !
TrĂšs bien.
Miguel ?
Quoi, Miguel ? Remonte dans la voiture.
- Retourne Ă ta voiture. - Et Miguel ?
Remonte dans ta voiture, bordel ! T'es sourd ?
Vas-y !
Avance !
Barre-toi, connard !
Attends, ne démarre pas.
Miguel !
Jour 2
EnlĂšvement de Miguel Levy, directeur de Capital del RĂo
La présidente des MÚres de la place de Mai...
- Gardez-le. - Bien, madame.
- Bonjour. - Bonjour.
- On a reçu le journal ? - On a celui d'hier.
Celui d'aujourd'hui arrivera plus tard.
- Alors, ce match ? - Je l'ai pas vu, mais ils ont gagné.
Oui, je sais.
M. Levy est rentré.
Ne posez pas de questions Ă papa.
On mange, c'est tout.
- Bonjour. - Bonjour, monsieur.
- Alors ? - Salut.
Comment ça s'est passé ?
Salut, papa.
Ăa va, les enfants ?
- Vous m'apportez un café ? - Tout de suite.
Tu veux aller prendre une douche ?
- Ils vont partir Ă l'Ă©cole. - ArrĂȘte, maman.
On va petit-déjeuner.
Bon, discutons un peu de la situation.
Vous ĂȘtes dĂ©jĂ au courant, n'est-ce pas ?
TrĂšs bien.
On leur a donné la rançon. Maintenant, il faut attendre.
Je vous demande de n'en parler Ă personne.
Ni Ă vos amis, ni Ă la directrice, ni Ă la maĂźtresse.
C'est bien compris ?
Carolina, c'est compris ?
Bien.
- Tu as parlé à Alicia ? - Non.
Et Ă tonton ?
Il a dit qu'il fallait attendre.
Tu as vu les ravisseurs ?
Non.
On leur a donné tout le fric.
D'accord.
Ils le relùcheront sûrement plus tard et il rentrera tout seul.
On l'a attendu toute la nuit.
Essaie de dormir.
Rends-le-moi !
Donne, je vais imiter sa signature.
T'as pas le droit ! Depuis quand t'imites sa signature ?
Papa faisait la mĂȘme chose.
C'est vrai ?
Quand il était prisonnier, il imitait celle de Perón.
Du vrai PerĂłn ?
Oui et apparemment, elle était parfaite.
Il copiait son style : "Mes chers compatriotes..."
et il racontait n'importe quoi.
à ceux qui avaient la trouille des militaires, j'écrivais :
"Mes chers compatriotes,
"je vous écris depuis l'exil, à Madrid,
"cette ville morose..."
Et je continuais :
"La lutte sera rude,
"mais le triomphe ultime sera l'Ćuvre du peuple !"
- Et les gens te croyaient ? - Oui.
Non, personne ne me croyait.
Julio, c'est Enrique.
Il faut y aller, les enfants.
Salut, papa.
Descendez. Au revoir, mon cĆur.
Je t'écoute.
Ils vont le relĂącher Ă Montevideo, dans le quartier sud.
Un bateau part dans une heure et demie.
- Il faut y aller maintenant. - On se voit au port.
- Parfait. - On se tient au courant.
- On fait comme ça. - à tout à l'heure.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Ils vont le relĂącher Ă Montevideo.
Je ne dis rien aux enfants pour ne pas les exciter.
D'accord.
Alberto, si papa et maman ne peuvent pas venir me voir,
tu viendras, toi ?
On est arrivés.
ArrĂȘte-toi lĂ .
- Je comprends pas. - Il faut patienter encore un peu.
- Rouge, bleu, jaune ou vert ? - Vert.
Vert.
Rouge.
Rouge.
- T'aimes la maĂźtresse. - Non !
Non, je l'ai jamais aimée.
- Bonsoir, monsieur. - Alors ?
1-0 pour l'Independiente.
Ăa va, ma puce ?
- Tu joues ? - Oui.
- Rouge, jaune ou vert ? - Jaune.
Jaune.
Bleu.
Bleu.
C'est Bochini qui a marqué.
Il a pas voulu faire la passe à Reinoso, qui était trop à l'avant.
Lucarne et but.
Un super but.
Oui.
Rejoins-les.
Merci.
Merci.
Jour 45
Nous avons rendez-vous.
- Bonjour. - Bonjour.
Suivez-moi, s'il vous plaĂźt.
- Veuillez entrer. - Merci.
Allez-y.
C'est par lĂ .
- Le président est là ? - Oui.
Bonjour.
Bonjour.
Doit-on vous appeler "M. le Président" ?
RaĂșl, ça suffira.
Bien.
- EnchantĂ©e. - De mĂȘme.
Je vous présente.
Le nouveau secrĂ©taire d'Ătat Ă la SĂ©curitĂ©.
La famille Levy.
Bonjour.
Bonjour.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Merci.
Je suis désolé de vous rencontrer dans de telles circonstances.
M. le PrĂ©sident, il faut faire avancer l'enquĂȘte.
Ce matin, je me suis entretenu avec le ministre de la Défense.
Je lui ai dit...
Cela fait 45 jours que mon frÚre a été enlevé.
Nous vivons un calvaire.
Je comprends votre angoisse.
Certains...
membres du groupe de ravisseurs qui avaient enlevé mon frÚre,
la premiĂšre fois,
travaillent ici.
Personne ne suit cette piste.
- Comment ça, ici ? - Ici, à la Maison Rose.
Qui vous a donné cette information ?
LĂ n'est pas la question.
Donnez-moi leurs noms, nous enquĂȘterons.
Les enquĂȘteurs privĂ©s que nous avons engagĂ©s ont confirmĂ©
que deux ravisseurs
qui avaient participé au premier enlÚvement de Miguel...
Vous étiez bien au courant de cela ?
Voici les informations que nous avons récoltées.
Non, attendez.
Vous les partagerez
avec des personnes en qui j'ai confiance.
- M. le Président, merci beaucoup... - Je vous accompagne.
Bonjour.
Suivez-moi.
Le ministre Roque Méndez Arana.
Et le ministre Augusto Riccardi.
Enchanté, madame.
Enchanté.
Les Levy viennent de me faire part des rĂ©sultats de leur enquĂȘte privĂ©e.
Discutez-en avec ces ministres.
Avec plaisir.
Vous avez une réunion
avec la Chambre de commerce et la CGT.
Veuillez m'excuser.
Je suis convaincu que nous trouverons une solution
et j'espĂšre une conclusion heureuse.
Moi de mĂȘme, merci.
Merci de votre amabilité, M. le Président.
Voici les Ă©lĂ©ments de l'enquĂȘte menĂ©e par notre famille.
Nous sommes désemparés.
Miguel n'est pas revenu.
Nous avons payé la rançon, mais nous n'avons plus été contactés.
Je comprends, madame.
L'Ătat doit agir.
Il a une responsabilitĂ© envers nous car c'est l'Ătat qui...
La dictature a laissé derriÚre elle des psychopathes
qui sont toujours actifs.
Non, ils appartiennent au passé, tout ça est derriÚre nous.
M. le Ministre, venez.
Excusez-moi.
Regardez.
Attendez-nous ici un moment.
Excusez-nous.
Suivez-moi, s'il vous plaĂźt.
Le ministre nous a demandé de patienter ici.
Vous devez quitter les lieux.
Attends une seconde.
Ăa va pas ? Tu fais un malaise ?
Tout va bien ?
Un café.
Suivez-moi Ă la salle Ă manger.
Julio, le ministre est lĂ .
M. le Ministre !
Je ne m'attendais pas Ă vous revoir ici.
Je vous présente le lieutenant-colonel Graco.
L'aide de camp militaire du ministÚre de la Défense.
Il a repris le dossier du précédent ministre de la Défense.
Il pourra sans aucun doute partager avec vous les détails
de l'opération en cours.
- Vous ĂȘtes entre de bonnes mains. - Merci.
Merci, M. le Ministre.
Merci de nous recevoir.
Je vous en prie. C'est un plaisir de vous rencontrer.
En toute honnĂȘtetĂ©, nous n'avons rien de substantiel
et aucune piste solide.
Nous avons partagé nos informations avec d'autres agences.
Ăvidemment,
cela s'est fait sans l'intervention des forces de police.
Tout est trĂšs lent.
Comment ça ? Je ne vous suis pas.
Notre spécialité, c'est le renseignement.
Cela dit, écoutez-moi bien.
Les membres d'un groupe trÚs spécialisé
sont intervenus lors de l'affaire Salomone.
Nous pourrions vous mettre en contact,
afin que vous puissiez bénéficier de leurs services.
Ces gens ont des informateurs
et ils ont suivi un entraĂźnement rigoureux.
C'est un groupe qui travaille seul. Il est autonome.
Il faut lui donner certains moyens pour lui permettre d'agir...
De l'argent ?
Je sais, c'est terrible.
Mais c'est la réalité.
Dans l'affaire Salomone,
les résultats ont été excellents, il a été retrouvé en vie.
Ăa reprĂ©senterait quelle somme ?
Non...
Je n'en sais rien.
En tout cas,
si vous le souhaitez, je vous mets en contact immédiatement.
Si j'étais dans votre situation,
c'est ce que je ferais.
Je m'en contrefiche !
Papa, dis-lui.
- Alors ? - Ăa s'est bien passĂ©.
Tes baskets sont plus toutes jeunes.
Pire que ça, elles sont une véritable honte !
Tu t'achĂšteras des chaussures.
Maman, tu comprends rien ! Et je peux y aller tout seul.
Vous ne pouvez pas sortir seuls.
- C'est à un pùté de maison. - Et alors ?
Alberto t'accompagnera,
mais tu peux y aller avec tes baskets.
D'accord ? Maintenant, ça suffit.
- Quoi, encore ? - C'est juste à cÎté.
Ăa m'est Ă©gal.
- J'y vais plus ! - Pourquoi ?
- J'ai plus envie. - Je te l'interdis pas.
Bonsoir.
Tu peux pas sortir sans Alberto.
J'irai pas Ă cette fĂȘte s'il m'accompagne.
Je te parle gentiment, SebastiĂĄn !
Non, tu me parles jamais gentiment !
Je veux plus sortir.
Il faudra accompagner SebastiĂĄn, s'il vous plaĂźt.
Entendu.
Reviens ici !
C'est pas possible !
Tu pourrais pas faire un effort comme ta sĆur ?
Si Julio reprend les rĂȘnes de l'entreprise,
il deviendra décisionnaire et il faudra le notifier
dans l'acte du directoire.
Si vous ĂȘtes d'accord, tout le monde devra signer.
Je soutiendrai votre décision
car je ne peux plus assister à ces réunions.
Mais tu es lĂ , aujourd'hui.
Nous voulons ĂȘtre transparents.
Cette entreprise t'appartient aussi.
Je souhaite prendre de la distance.
J'aimerais vendre les parts de Miguel,
je ne veux plus venir ici.
Pardonnez-moi,
mais il vaudrait mieux consolider l'entreprise.
Les rançons ont beaucoup entamé le capital.
- Pour clĂŽturer l'exercice... - Je refuse d'ĂȘtre mĂȘlĂ©e à ça.
Respectez ma décision.
Nous allons te faire une offre.
Cela change entiĂšrement la donne.
Quant Ă Julio...
Miguel s'est sacrifié pour cette entreprise.
Il s'en est occupé tout seul.
Tu n'as aucune idée de ce que ça représente.
Tu n'as pas été là quand il a fait appel à toi.
Comment ça ? Je lui parlais tous les jours.
De bĂȘtises qui t'intĂ©ressaient, mais pas de la sociĂ©tĂ©.
On bûchait sur de nouvelles lignes de crédit
pour des propriétés.
- Papa, dis-lui. - Doucement, tous les deux.
La seule chose qui m'aide à tenir, c'est écrire à Miguel.
Je le fais tous les jours, je lui parle de vous tous,
des enfants...
Je suis certaine qu'il me soutiendrait.
Salut, vous !
Doucement !
- Salut, papi ! - Quel film avez-vous vu ?
Un film avec des monstres.
- Ăa allait ? - Oui, jusqu'Ă maintenant.
Venez dire bonjour Ă votre tonton.
- Vous allez tous bien ? - Oui, merci.
- Vous avez mangé chez Pumper Nic ? - Oui.
Dis bonjour Ă tout le monde.
Ăa va ?
En attendant la nouvelle offre, tu toucheras
la mĂȘme somme.
Julio se chargera de tout, vu qu'il devient directeur général.
Non.
Pas Julio.
Qui, alors ?
Je ne sais pas.
Vous, ElĂas.
Tu es d'accord, n'est-ce pas, Julio ?
Oui.
Caro, Seba ! On s'en va.
- Encore une minute ! - Non, on y va.
Ce n'est plus tenable.
On devrait tous vendre.
Je me suis renseignée et c'est le bon moment.
L'entreprise est dans le rouge, liquidons-la.
Julio va se charger de tout, c'est le nouveau directeur.
ElĂas, il ne manque plus que votre signature.
Il faut réfléchir à un moyen de redevenir rentable.
On est Ă 35 % de moins que...
Jour 83
Monsieur, madame.
Bonjour.
Les choses avancent.
On ne pourra pas vous dĂ©voiler tous les dĂ©tails de l'enquĂȘte
pour des raisons évidentes.
Bien entendu.
J'espĂšre que vous le comprendrez,
mais Ă partir de maintenant, vous faites cavalier seul.
Mais si nécessaire, nous nous adresserons à vous.
Je ne réponds plus de rien, vous continuez seuls.
Au revoir.
- Veuillez entrer. - Bonjour.
- Je vous prĂ©sente l'agent De MarĂa. - Bonjour.
Mon bras droit.
Enchanté.
Nous avons de bonnes nouvelles.
Ah oui ?
C'est une chance que vous soyez lĂ .
- Veuillez vous asseoir. - Merci.
Nous sommes trĂšs confiants.
Notre équipe a fait pression et de nouvelles pistes sont apparues.
Merci.
D'aprĂšs notre contact,
ces individus ont participé au transfert de Miguel.
Vous avez l'argent ?
Vous avez identifié ces personnes ?
Non, cela va nécessiter un peu de temps.
Il en manque.
Pardon ?
Il manque de l'argent.
Bien sûr.
Oui.
Le ravisseur n'a toujours pas été identifié
AllĂŽ ?
Bonjour, c'est LucĂa.
Caro est lĂ ? C'est pour savoir si on a des devoirs.
Ăa va, LucĂa ?
Oui. On a des devoirs ?
Je n'en ai aucune idée. Tu veux que je le lui demande ?
J'ai de la fiĂšvre et je sais pas si la prof d'anglais...
Attends.
Je lui pose la question.
Caro !
Quoi, papa ?
LucĂa a appelĂ©. Elle veut savoir si vous avez des devoirs.
Je sais pas, pourquoi tu me demandes ?
Tu as des devoirs, oui ou non ?
Je sais pas !
Venez jouer, monsieur.
Changement de joueur !
C'est le mondial et je suis gardienne de but pour l'Argentine.
Moi, je suis le Brésil.
- Viens, papa. - T'es le Brésil ?
Donc je suis qui ? Attends.
Hein, je suis qui ?
- But ! - C'est de la triche !
Maintenant, t'es obligé de m'emmener voir l'Independiente.
Ăvidemment que je t'emmĂšnerai les voir.
C'est la seule équipe qu'on ira voir jouer.
- Lance. - Non, on ira voir River Plate.
Tu sais bien que notre famille a toujours supporté l'Independiente.
Pas moi.
Pourquoi pas toi ?
D'oĂč vient notre tradition ?
Un de tes oncles croyait
que les maillots rouges représentaient les communistes,
mais c'était pas vrai.
Donc tu soutiens qui ?
River Plate.
Non ! L'Independiente, t'as pas le choix.
Je suis fan de River Plate !
Les champions, c'est les rouges !
Les champions, c'est River Plate !
Je dois aller chez Mona.
- J'ai pris du retard avec ma thĂšse. - Bien.
Haydée a dû partir, elle ne se sentait pas bien.
Je ne veux pas que les enfants restent seuls avec Alberto.
Alberto n'est pas un problĂšme.
Je peux rester, si tu veux.
- T'as ton Ă©mission de radio. - J'ai arrĂȘtĂ©.
Tiens donc.
Tu fumes trois paquets de clopes par jour,
t'as arrĂȘtĂ© la radio et ta thĂ©rapie.
- Tu n'arrĂȘtes que les bonnes choses. - C'est trĂšs relatif.
T'as parlé à ton pÚre ?
De quoi ?
Je suis allée boire un café avec Alicia.
Il faut vendre l'entreprise.
Vous ne pouvez pas prendre plus de risques.
Oui, mais sur ce sujet...
Papa...
C'est impossible.
- Quoi ? - Il refusera.
- Bravo ! - Poteau !
Julio, excusez-moi.
Vous ne pouvez plus faire sortir autant d'argent sans le justifier.
Vous me compromettez en tant que comptable.
Ăa ne peut pas figurer dans le livre de comptes.
On inventera quelque chose, ne vous inquiétez pas.
Vous signez, s'il vous plaĂźt ?
Il n'y a pas que la comptabilité.
Faites attention, on est dans le rouge.
Deux de nos clients n'honorent plus leurs obligations.
Un jour ou l'autre, ils seront bien obligés de le faire.
Les clés sont là .
- Merci. - Julio, juste une minute.
Je sais que cela concerne votre famille,
mais vous devriez vendre l'entreprise tant que c'est possible.
On en reparlera plus tard.
Bonjour.
Excusez-moi du retard.
Il a été malmené parce qu'il n'avait pas l'argent.
Et pourtant, il y a 150 000 dollars dans ce sac.
Ils en veulent 150 000 de plus.
On ne leur donnera plus rien sans une preuve de vie.
On attend leur appel depuis plusieurs semaines.
Je veux parler à Miguel au téléphone pour qu'il me dise comment il va.
Ce document indique seulement qu'un avion privé a été affrété.
Il n'apporte aucune information.
On veut savoir quand et oĂč Miguel sera relĂąchĂ©.
Rien ne prouve que vous vous soyez déplacé.
Du calme. Reste ici et reviens t'asseoir.
TĂąchons de nous recentrer.
N'oublions pas que nous visons le mĂȘme objectif.
Je veux vous croire,
mais il faut nous donner une preuve que Miguel est en vie.
Dis-leur.
Miguel va trĂšs mal.
Comment ça ? Vous l'avez vu ?
Rapidement.
Pourquoi vous ne les payez pas ?
Comme ça, ils le transféreront à Asunción.
Il a maigri.
Je crois qu'ils le négligent
parce qu'ils pensent que vous ne paierez plus.
Jour 112
- Une partie de truco ? - OK.
Reprends ton arme.
Désolé.
- PrĂȘt ? - C'est parti.
- Tu joues avec nous ? - Non.
T'es sûre ?
- Je commence. - Vas-y.
J'espérais entendre sa voix.
- Ăa se finira bien. - Moi, j'y crois plus.
Laisse-moi, je travaille.
T'écoutes de la musique.
On aura de nouveaux gardes du corps.
Quoi ?
Il va se passer quelque chose.
Tu vas voir.
Elles discutent dehors pour qu'on les écoute pas.
Tata est en train de pleurer.
Elles sont dehors parce qu'il y a du monde partout.
Et maman a besoin de calme.
Il va se passer un truc, je te dis.
Les types du ministÚre de la Défense nous racontent des bobards.
- Il faut les dénoncer. - à qui ? à la police ?
Il est clair que les négociations ont mal été engagées.
Je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis, papa.
AllĂŽ ?
Vous recevrez des instructions Ă l'hĂŽtel RepĂșblica, Ă AsunciĂłn,
dans 48 heures.
Comment va Miguel ?
Bien. On va le transférer.
- Il a répondu à nos questions ? - Il était trÚs fatigué.
Pourquoi ? Vous lui donnez quoi ?
AllĂŽ ?
AllĂŽ ?
Vous auriez dĂ» prendre rendez-vous.
Le précédent ministre a cessé de nous recevoir,
voilĂ pourquoi nous sommes ici.
Je vous comprends.
Cette affaire a commencé avant ma prise de fonctions
et je ne suis pas au courant de toutes les modalités.
Pourtant, les réunions ont eu lieu dans ce ministÚre.
M. le Ministre, nous avons besoin de votre aide.
Aucun progrÚs n'a été fait.
L'équipe d'Ortiz n'a rien trouvé de solide.
On lui a donné 100 000, puis 50 000.
On nous a promis qu'il serait libéré.
Et ils ont réclamé 150 000 de plus.
Dollars ?
M. le Ministre,
on a remis l'argent au lieutenant-colonel Graco,
qui nous a été présenté par votre prédécesseur.
La somme totale s'élÚve à 300 000 dollars.
Je ne comprends pas.
Parlez-en avec M. Riccardi. J'en ai discuté deux fois avec lui.
Deux fois ! Demandez-lui.
J'ai un nouveau commissaire.
C'est quelqu'un d'intĂšgre.
Nous allons étudier votre dossier.
Bonsoir.
Bonsoir.
Papa ?
Tu veux qu'on baisse la musique ?
Non, amusez-vous.
Il y a du nouveau ?
C'est ta copine ?
Tu l'as déjà embrassée ?
C'est une voyante.
Elle dit savoir oĂč se trouve M. Miguel.
Il a besoin de soleil,
de manger...
et de voir ses enfants.
Vous dites qu'il se trouve prĂšs de la ville d'AsunciĂłn ?
Oui, il est au Paraguay.
Seriez-vous prĂȘte Ă collaborer avec les enquĂȘteurs ?
Oui, tout Ă fait.
- Le gouvernement vous a contactée ? - Non, personne.
- Et la famille ? - Non.
Comment ĂȘtes-vous entrĂ©e en contact avec Miguel ?
Johnson, c'est Ortiz.
Vous avez les réponses de Miguel ?
Sa famille est lĂ ?
- Oui, nous sommes là . - On vous écoute.
Je vous lis ses réponses.
Le restaurant...
- Police fédérale ! - Suivez-nous.
Laissez-moi tranquille !
J'ai rien fait de mal !
Suivez-nous, lieutenant.
Il est vivant ?
Dites-moi si Miguel est vivant !
OĂč est mon frĂšre ?
Il est oĂč, sale enfoirĂ© ? Je vais te buter !
Réponds, fils de pute !
Dis-moi oĂč il est !
Réponds !
Il est oĂč ?
OĂč est mon frĂšre ?
Ces types sont de véritables charognes,
mais ce ne sont pas les ravisseurs.
Vous savez qu'ils ont des informations.
Ils n'enquĂȘtent pas parce qu'ils sont tous ripoux.
Justement.
Tous les justicialistes du Sénat et la majorité des députés
sont disposés à soutenir votre démarche
visant Ă nommer les fonctionnaires
qui l'ont enlevé et qui ont dissimulé les preuves.
Notre priorité est de sauver la vie de Miguel.
Je dois ĂȘtre franc envers vous.
Cela fait plusieurs mois que votre mari a été enlevé.
Vous devriez peut-ĂȘtre...
TrĂšs bien. Merci infiniment d'ĂȘtre venu.
Allons parler Ă la presse.
Que pensez-vous de la déclaration du gouvernement ?
Qu'allez-vous lui répondre ?
Pensez-vous revoir votre frĂšre en vie ?
Laissez mon pĂšre tranquille !
LĂąchez-le !
Surtout, soyez prudents.
- Papa, tu vas bien ? - Oui, ça va.
Nous démentons les propos d'une partie du gouvernement.
- Vous vous attaquez Ă lui ? - Laissez-moi finir.
Les prévenus ne sont pas de simples délinquants,
mais des agents du renseignement
qui agissaient depuis le ministÚre de la Défense
et dont la supposée tùche était de résoudre cette affaire.
Les informations en leur possession les impliquaient dans l'enlĂšvement.
Nous avons la preuve irréfutable que le groupe de ravisseurs
est constitué de policiers, militaires et agents de sécurité.
Le gouvernement était parfaitement au courant de la situation.
M. Levy, un des prévenus soutient que le délateur
était l'un de vos proches.
Que répondez-vous à cela ?
Ăcoutez...
Si c'est le cas, nous voulons le savoir.
L'enquĂȘte doit continuer.
La rumeur dit que votre famille a gardé de l'argent de la subversion.
C'est pour cette raison que Miguel aurait été enlevé.
Qu'en pensez-vous ?
Ces attaques visent Ă nous empĂȘcher de faire Ă©clater la vĂ©ritĂ©.
Existe-t-il donc
un accord avec l'opposition pour déstabiliser le gouvernement ?
Cette question est hors sujet.
Nous croyons en la démocratie, en l'avancement de l'Argentine
et dans le renforcement de ses institutions.
Craignez-vous des représailles ?
Non.
Pensez-vous pouvoir retrouver Miguel en vie ?
Cette conférence de presse est terminée.
La famille Levy ne répondra plus à aucune question.
Plus de questions.
S'il vous plaĂźt, je vous demande de quitter la salle.
Son pÚre a-t-il collaboré avec la junte militaire ?
Vite, rapprochez-vous.
Vous regardez quoi ?
Face au mur.
Préparez armes !
En joue !
C'était quoi ?
J'ai rien entendu.
Julio.
Surtout, restez bien calmes.
Non, attendez.
Il faut aller au balcon.
C'est par lĂ , allons-y.
Je suis nerveuse.
Le député a dit que l'enregistrement ne venait pas de la famille.
- Il ne l'utilisera pas ? - Non.
Les raisons humanitaires avancées par le ministre
ne justifient pas que des génocidaires
condamnés par la nation argentine
participent Ă des actions qui sont la responsabilitĂ© de l'Ătat.
M. le Président, me permettez-vous d'interrompre M. le député ?
M. le Ministre, la parole est Ă vous.
Non, excusez-moi.
Je vous demande de reporter l'intervention du ministre,
dans la mesure oĂč son interruption...
Posez votre question, s'il vous plaĂźt.
TrĂšs bien.
M. le Ministre ignore-t-il
que le ministre de la Défense a reçu la famille Levy
et a chargé son aide de camp
de procĂ©der Ă une enquĂȘte parallĂšle financĂ©e par la famille ?
M. le Président,
j'ignore absolument tout de cette affaire
et du lien qu'il existerait entre M. Graco et M. Ortiz.
M. le Président, messieurs les députés de la Chambre,
je vous demande une minute d'attention.
Excusez-moi.
Et voilĂ .
Bonsoir, M. le Ministre. Comment allez-vous ?
Bien, et vous ?
Je suis inquiĂšte.
Je vous avais demandé de ne pas nous forcer à démentir vos propos.
Vous savez que ces individus ne sont pas de simples délinquants.
Non, en effet.
Nous leur avons remis l'argent de la rançon,
et vous le saviez, tout comme le ministre de la Défense.
Oui, mais cela ne veut rien dire.
Si, cela veut tout dire.
Les rĂ©unions ont eu lieu au sein mĂȘme du ministĂšre de la DĂ©fense,
à cÎté du bureau du ministre.
L'Ătat doit assumer la responsabilitĂ© de cette escroquerie.
Oui, la responsabilité est partagée,
et la police ne devrait pas non plus ĂȘtre exemptĂ©e de...
M. le Président, je ne comprends pas pourquoi
cet enregistrement est diffusé dans cette Chambre.
Lors d'un entretien téléphonique,
on n'imagine pas ĂȘtre enregistrĂ© par son interlocuteur.
M. le Ministre, ces enregistrements figurent dans le dossier.
Je trouve que vous avez fait preuve d'un mauvais goĂ»t extrĂȘme.
Il est évident que j'ai été motivé par des raisons humanitaires.
En réalité, c'est la famille...
- Menteur ! - Tais-toi, Julio.
ArrĂȘtez de mentir, M. le Ministre !
Ayez la décence de démissionner !
Faites sortir cet individu.
Emmenez-le.
Ne me touchez pas.
Avez-vous une déclaration ?
C'est au ministre de répondre. Le silence nuit à la démocratie.
Ce sera tout.
Il vous faut un traitement pour la tension.
D'accord.
Vous prendrez votre tension matin et soir,
et on ajustera la dose en fonction.
Entendu.
Surtout, reposez-vous.
Peut-il continuer de prendre ses psychotropes ?
Vous ĂȘtes suivi pour ça ?
Je prends toujours la mĂȘme dose.
Il voit son psychiatre une fois par mois.
Tant mieux.
La semaine prochaine, on vous posera un moniteur cardiaque.
Je l'ai trouvé.
Il était posé sur le frigo.
Maman est avec le docteur.
"Julio Levy,
"l'homme qui a traité le ministre Ricardo de menteur."
Riccardi.
Et tonton, alors ?
C'était pas eux.
à quoi ça a servi, alors ?
Comment s'appelle cette étoffe ?
"Denim".
Coton sergé, tissage diagonal. On l'utilise pour les jeans.
Les jeans !
Jour 304
Je vais vous présenter
quelque chose qui nous fera vraiment sortir la tĂȘte de l'eau.
Le potentiel est énorme.
La perestroĂŻka...
ce n'est que le début.
L'ouverture de l'axe soviétique est inévitable.
TĂŽt ou tard, cela se fera.
Les Amerloques ne font pas de commerce lĂ -bas,
en tout cas, pas pour l'instant.
Il faut donc que nous profitions de cette conjoncture inédite.
Je propose d'ouvrir discrĂštement une 1re chaĂźne de restauration rapide
en utilisant leurs couleurs,
mais avec la meilleure viande argentine d'exportation.
On s'implanterait en Pologne
et on commencerait à étendre notre territoire.
Le marché est énorme.
Ce serait quelle chaĂźne ?
Pumper Nic. Je connais trĂšs bien son PDG.
On a étudié la question et ça tient la route.
C'est viable.
GoitĂa.
Il faut analyser les risques du crédit
que tu as consenti au sénateur et au viticulteur de Mendoza
parce que ça a été un flop, il n'y a eu aucun bénéfice.
Vous leur avez encore accordĂ© un prĂȘt ?
- Le Malbec va se vendre. - C'est rentable ?
Non.
Ils paient ?
C'est dur de traiter avec eux.
On est destinés à vendre du Malbec à l'international
pour sa qualité, et à l'exporter,
mais ça demande du temps.
J'ai une idée, papa.
On organise un grand dĂźner chez nous
avec des chefs d'entreprise, des politiques et des ambassadeurs.
On tourne enfin la page
et on change l'image de Capital del RĂo.
On appelle la presse, on développe notre réseau,
ainsi que notre visibilité.
Et tu comptes faire ça quand ?
Excusez-moi, vous avez un appel urgent sur cette ligne.
J'ai besoin de ton soutien, papa.
Comme ça, ils ne pourront plus nous faire poireauter.
AllĂŽ ?
Valeria.
Apportez le dossier.
Enrique, tu y jettes un Ćil ?
OĂč ça ?
Veuillez noter.
Rue Almirante Brown.
6178.
Ă Ensenada.
On vous attend.
J'arrive.
Commissaire ?
- Vous ĂȘtes M. Levy ? - Non, c'est lui.
- Bonjour. - Bonjour.
Veuillez me suivre.
Jour 367
Najelberg t'a recommandé.
On trouve que c'est un excellent psychiatre.
Il pense que quelqu'un devrait veiller sur Julio.
TrĂšs bien.
Il ne peut pas rester seul.
Tu devras ĂȘtre constamment Ă ses cĂŽtĂ©s.
Julio, voici Alejandro.
- Bonjour. - Bonjour, ça va bien ?
Bon...
Alors...
Quelle est ta mission ?
Ne pas vous laisser seul.
Quelle tùche mystérieuse !
N'est-ce pas ?
Eh bien,
nous allons...
Julio...
Ne raccrochez pas. Il nous faut votre signature.
Il n'y a aucun risque. Fais-moi confiance !
T'annules notre dette et on dit Ă nos contacts Ă la banque centrale
d'approuver la vente de ton entreprise.
León en a parlé à nos avocats.
J'ai encore des détails à régler, je prépare le dossier.
Le temps presse. Moi, j'accepterais.
C'est notre derniĂšre offre.
Merci.
Qu'est-ce que t'as ?
- Fais pas cette tĂȘte, Julio ! - T'as raison.
Ă plus tard.
- Merci, sénateur. - De rien.
Quant Ă vous, conseillez bien votre client.
Tu lui fais confiance ?
Oui.
Si ce qu'il dit est vrai
et que la banque centrale approuve la vente,
t'es sauvé.
Mais si elle ne l'approuve pas,
je ne récupérerai jamais l'argent de ces types.
Tu comprends pas.
Ils te disent ça parce qu'ils ne te paieront pas.
Si ça capote avec la banque centrale, tu risques la faillite frauduleuse.
Tes livres de comptes sont compromettants.
C'est pas bon.
J'ai agi en toute bonne foi.
La situation est trÚs compliquée.
Je te l'avais dit.
Laisse-moi étudier son offre.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Continuer de jouer au loto avec ces gens
et dans le doute, préparer notre défense.
Je risque la prison ?
Si ça capote...
Tu dois rester calme.
Une chose aprĂšs l'autre.
L'addition.
Je peux pas me faire arrĂȘter pour fraude, tu le sais.
Y a pas que moi, dans cette histoire.
J'ai...
- J'ai agi en toute bonne foi. - Oui, je sais.
Il faut qu'on prépare notre défense.
- Ăa fera du bien aux enfants. - J'en suis certain.
Te voilĂ , Julio.
- Comment tu vas, Alicia ? - Ăa va.
- Comment vont les enfants ? - Ils vont bien.
J'espĂšre qu'on se reverra tous bientĂŽt.
Vous nous manquez.
C'est difficile pour nous, on a besoin de temps.
- Bien sûr. - J'y vais...
Merci pour tout. On se verra Ă notre retour.
Oui, bon voyage.
- Salut, Julio. - Salut. Embrasse les enfants.
Qui est ce garçon ?
Alejandro est mon assistant.
Bonjour.
Bonjour.
Un assistant, tiens donc.
- Viens par lĂ , Julio. - J'arrive.
Je ne comprends pas tout.
Non, approche-toi.
Sur ces papiers,
il y a deux ordres d'achat...
qui portent ta signature.
Deux ordres d'achat, en effet.
Et une offre de prĂȘt, signĂ©e par toi Ă©galement.
Oui, c'est bien une offre.
Je l'ai signée, effectivement.
Ăcoute, je te fais confiance,
mais dis-moi la vérité.
Alors, en fait...
On est en négociation avec le sénateur
pour que la vente de l'entreprise puisse se faire.
Il a des contacts Ă la banque centrale
qui sont en mesure de nous aider
Ă y parvenir.
Pas de faillite ?
Non...
C'est...
la seule solution que j'ai trouvée pour...
Excusez-moi, j'ai besoin de quelques signatures.
Jeune homme.
- Oui ? - Vous l'assistez en quoi ?
En fait, je suis l'assistant thérapeutique de Julio.
On ne peut pas le laisser seul.
Allez le rejoindre, alors.
J'y vais.
Vous allez devoir signer ces papiers.
Pas de problĂšme.
Tout n'est pas permis.
Si vous fermez une salle de marchés, impossible de la blanchir.
Julio risque la prison et tout le monde s'en fiche.
Le pire, c'est votre manque de transparence.
- Bonjour. - Bonjour.
Julio, j'ai toujours été réglo, je ne vous ai jamais rien caché.
Vous ĂȘtes congĂ©diĂ©e, Valeria.
Merci, Julio.
On va vous expliquer ce qui s'est passé.
Ne vous en faites pas.
Au revoir.
Merci, Julio.
- Vous ne deviez pas rester lĂ ? - Non.
On boit un cafĂ© et on va voir Ălvarez ?
J'ai un truc Ă faire. Je peux pas, lĂ .
OK, on se voit plus tard.
Non, merci.
L'autre aussi.
Ăcoute, il faut brĂ»ler ces papiers.
Mais surtout pas ceux-lĂ .
Et tout ce qui est lĂ ,
ce sont des objets de valeur qui te seront utiles.
Attends, Julio. ArrĂȘte !
Ăcoute-moi.
Tu sais que je me fiche de tout ça.
- Tu te fiches de quoi ? - De tout. On peut vendre la maison.
J'ai appelĂ© Ăscar et il va passer te voir.
Ah oui ?
Il dit qu'on peut s'en sortir.
On ramasse toutes nos affaires et on s'en va.
J'ai pas fraudé ! Je m'enfuirai pas !
- J'ai pas dit ça ! - Je suis pas un fugitif !
- Laisse-moi parler ! - Alors parle !
Je sais ce que tu as traversé, j'étais là .
On était tous là .
Mais il va falloir repartir à zéro.
Je comprends pas ce que t'es en train de faire.
- Ăa y est, t'es calmĂ©e ? - On est pas comme ça.
Regarde-moi dans les yeux ! Calme-toi, mon amour.
J'irai pas en prison.
Ăa n'arrivera pas.
J'ai pas dit mon dernier mot, tout ira bien.
Tu as parlé à ton pÚre ?
Réponds !
- Oui. - Il t'a dit quoi ?
Comment ça ?
De quoi tu parles ?
- Il t'a dit quoi ? - Seulement que...
Tu ne lui as pas parlé.
- Non, j'ai pas pu. - T'as rien dit !
Mais pourquoi t'as rien dit ?
Ils vont te démolir !
T'en redemandes, c'est ça ?
Tu veux que ça rejaillisse sur les gosses ?
Leur école m'appelle deux fois par semaine.
Je te comprends plus.
Ma chérie, regarde-moi.
Ăcoute-moi bien.
On me doit un paquet d'argent.
Je te parle de nombreuses personnes haut placées.
Ils me doivent plein de fric.
Ils vont approuver la vente de l'entreprise.
Personne ne va avoir d'ennuis.
Tu me suis ?
- Mais on se retrouvera sans le sou. - Ăa m'est Ă©gal.
Je retournerai bosser avec LeĂłn,
il m'a proposé de rejoindre son cabinet.
Tout va s'arranger.
Je t'assure.
N'aie pas peur.
Ăa va s'arranger.
On pourrait aussi s'en aller.
- On irait oĂč ? - J'en sais rien.
Ăa fuit depuis hier soir.
J'ai fermĂ© la vanne d'arrĂȘt, mais maintenant, elle est bloquĂ©e.
Ce n'est ni l'eau froide ni le siphon,
c'est donc le tuyau d'eau chaude.
Vous pouvez le réparer ?
Je vais essayer, mais je ne promets rien.
Je tente.
- AllĂŽ ? - Salut, Julio.
- Comment ça va, León ? - Bien, et toi ?
Ăa va, merci.
- J'ai du nouveau. - Je t'écoute.
La banque centrale n'a pas approuvé la vente de l'entreprise.
La faillite va ĂȘtre annoncĂ©e.
- Tu l'as lu oĂč ? - Dans le bulletin officiel.
- Il a été publié. - Oui, il est sorti.
Donc l'info est publique.
- On a fait ce qu'on a pu... - T'inquiĂšte.
- Malheureusement, c'était pas... - Bien entendu.
C'est logique.
Il faut qu'on prépare une défense.
- Je te rappelle et... - Ăa marche.
On discutera de notre stratégie.
- Oui, ne t'inquiĂšte pas. - D'accord.
- Je vais mieux. - On trouvera une solution.
Fais attention Ă toi.
Oui, ça ira.
Repose-toi sur Silvia et sur les enfants.
- Ă plus tard. - TrĂšs bien.
- Je t'embrasse. - Moi aussi.
- Salut. T'inquiĂšte pas pour moi. - Prends soin de toi.
Aïe, Haydée !
ArrĂȘte de bouger, j'essaie de te coiffer.
- Tu me fais mal. - C'est bientĂŽt fini.
Papa, ça tire.
- Bonjour, Haydée. - Bonjour.
- Laissez-la, c'est pas grave. - ArrĂȘte.
Viens lĂ .
Quelle jolie petite fille !
Front contre front.
Bisou esquimau.
CĂąlin.
- Je te dépose pour que tu révises ? - Non, maman !
- T'es sûr ? T'as tout appris ? - Oui, c'est bon.
Attends, fiston. Je veux vérifier un truc.
- Laisse-moi te regarder. - Quoi ?
"Quoi ?"
Qu'est-ce qui t'arrive, papa ?
- Embrasse ton pĂšre. - Non, arrĂȘte.
- Viens dans mes bras. - C'est bon.
Ăa suffit.
C'était qui ?
LeĂłn, mais...
Quoi ?
Il prĂ©pare une dĂ©fense. Ăa a capotĂ©.
Bon, je prends mes affaires et j'arrive.
Tu veux pas que je t'accompagne ?
Non, ça ira, merci.
Viens me rejoindre quand t'auras fini.
Promis.
- Merci, Ă plus tard. - Ă tout Ă l'heure.
Alberto, prenez la rue Ayacucho.
Ăa nous Ă©vitera les bouchons de la rue Lavalle.
- Vous avez du feu ? - Je vous donne mon briquet.
Quoi ?
Merci, ma poulette.
- Tu vas parler Ă ton pĂšre ? - Oui.
Ăcoute-le.
Allons-y.
Buenos Aires, 4 novembre 1985
Je vais dans le bureau de mon pĂšre.
Je t'avais appelé.
Qu'y a-t-il ?
Rue Cerrito, s'il vous plaĂźt.
Bonjour, Clarita. Ăa va ?
Votre pĂšre est sorti.
Je suis venu chercher un dossier, il est au bureau.
Vous avez faim ?
Non, j'ai pas faim.
- AllÎ ? - Bonjour, Haydée. Vous allez bien ?
- Ăa va, et vous ? - Tout va trĂšs bien.
Ravie de l'entendre.
J'aimerais parler aux enfants.
Ils sont encore à l'école.
Il est Ă peine 16 h.
Bien sûr.
Embrassez-les pour moi.
Bien sûr, c'est promis.
- Merci beaucoup. - Je vous en prie.
Je vous embrasse aussi.
- Merci. - Au revoir.
Ă tout Ă l'heure.
La milonga du vaincu.
Quel provocateur !
Pas vrai, Viglietti ?
Qu'est-ce qu'on chante ?
C'est toi qui vois.
Ne cesse jamais de t'ouvrir
Ne cesse jamais de sourire
Ne te mure pas dans la solitude
Si la peur t'anéantit
Si la lune s'assombrit
Si ton corps se fatigue
Ne te décourage surtout pas
SĂšche donc tes larmes
ArrĂȘte de ruminer et viens par lĂ
Tu ne supportes plus la routine
Tu ne supportes plus les combines
Je ne supporte plus de voir ta mine
Tu n'écoutes plus les chants nautiques
Tu ne rĂȘves plus d'endroits magiques
OĂč ton repos sera Ă©pique
Ne te décourage surtout pas
SĂšche donc tes larmes
ArrĂȘte de ruminer et viens par lĂ
TrĂšs bien !
Pas mal !
Ne te décourage surtout pas
SĂšche donc tes larmes
ArrĂȘte de ruminer et viens par lĂ
Changement de tonalité !
Ne te décourage surtout pas
"Tu ne mourras pas !"
Tu ne mourras pas
De nouveaux jours te tendent les bras
Sacré duo !
Quand la démocratie a été rétablie en Argentine,
les membres des escadrons de la mort de la dictature
ont perdu leur protection officielle.
Certains ont intégré des agences de sécurité
et d'autres ont continué d'agir à leur compte.
Cette "main-d'Ćuvre dĂ©sĆuvrĂ©e"
n'a pas cessé ses activités criminelles
et a séquestré, menacé et assassiné
entrepreneurs, politiques, journalistes et témoins
pendant des décennies.
Elle a détruit de nombreuses familles.
La plupart de ces crimes sont restés impunis.
InspirĂ© du livre "El salto de papĂĄ" de MartĂn Sivak
Ceci est une Ćuvre de fiction.
Les personnages sont fictifs.
Les faits présentés ne visent pas à refléter la réalité.
Adaptation : Cristina Fernandez
Sous-titrage : VSI - Paris
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