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Original subtitles

Vu dans Desperate Housewives...

Je pensais Ă  un type formidable que j'ai connu.

Une soirée bien arrosée s'est terminée sur une confession.

Tom.

Tom Scavo ?

L'amour de ma vie.

J'ai quelque chose d'important Ă  te dire.

Quelqu'un a commandé un cocktail de crevettes

avec une minuscule bague de fiançailles ?

Les projets romantiques de Keith ont été contrariés.

J'aime réellement votre fils.

Je vous vois plutĂŽt avec quelqu'un

de votre Ăąge.

Qu'est-ce que vous faites ?

Je mémorise ton visage.

Gaby a dit au revoir Ă  Grace, sa fille biologique.

Un centre de réadaptation dans notre rue ?

Je possÚde désormais sept maisons dans cette rue.

Et Paul avait besoin d'une maison de plus...

Je vous offre bien au-dessus de la valeur marchande actuelle.

De combien au-dessus de la valeur marchande ?

On doit tous se serrer les coudes.

... pour parvenir Ă  ses fins.

On sait tous Ă  quoi ils ressemblent...

comment ils s'habillent...

et comment ils se comportent.

Oui, on reconnaßt tous les gens qu'il ne fait pas bon fréquenter.

Et quand on les voit approcher,

on fait ce qu'il faut pour se protéger.

Lynette, comment vas-tu, en cette belle journée ?

Qui sont ces gens ?

De vieux amis.

Des anciens détenus ?

Tu ne vas pas un peu vite ?

Tant qu'on n'a pas voté,

ton projet n'est pas approuvé.

Ces hommes sont venus m'aider bénévolement.

La plupart vivent dans des quartiers mal famés.

Je leur ai dit que s'ils participaient,

je les ferais transférer ici.

Tu leur fais perdre leur temps.

Ce centre de réadaptation n'ouvrira jamais.

Ce n'est pas mon avis.

Quelle joie pour ces hommes de vivre dans une rue

oĂč les enfants jouent paisiblement devant chez eux

et oĂč les gens ne ferment pas leurs portes Ă  clĂ© la nuit ?

Pourquoi Paul est-il si sûr que son centre ouvrira ?

Il n'a pas les voix nécessaires.

Il mijote quelque chose, mais quoi ?

Sommes-nous sûres que personne ne projette de lui vendre sa maison ?

On ne peut ĂȘtre sĂ»r de rien.

Il faut parler Ă  tous les voisins.

Bonne idée. On doit former un front.

Si on sent que quelqu'un hésite...

Comment pourrait-on hésiter ? On sait tous ce qui est en jeu.

Espérons-le.

J'aime ce quartier. Je ne veux pas qu'il change.

Allons-y.

C'est ainsi que mes amies partirent en campagne contre Paul Young.

Il savait ce qu'elles avaient en tĂȘte,

mais il n'y attachait pas d'importance.

Il aurait dĂ».

Il avait oublié de quoi les gens ordinaires

sont capables pour se protéger

des gens peu fréquentables.

Le soleil ne s'était pas encore levé sur Wisteria Lane

quand un taxi arriva.

Une femme s'en allait.

Elle partait discrĂštement,

mais la nouvelle de sa disparition allait vite se répandre

et avoir un écho retentissant.

Mais d'abord,

un jeune homme amoureux comptait bien

provoquer un écho d'un tout autre type.

Bree, je t'aime.

Je veux que ce soit le dernier matin

oĂč tu te rĂ©veilles sans moi.

Il est 6 h du matin !

Tu es lĂ  depuis combien de temps ?

Je ne sais pas,

mais quand tu auras répondu à ma question,

tu devras m'aider Ă  me relever.

Bree, me feras-tu l'honneur...

Je peux dire quelque chose d'abord ?

AprĂšs le fiasco de l'autre soir au restaurant,

j'apprécie vraiment que tu réitÚres ta demande, mais...

C'est un long "mais". Je me relĂšve.

Attends ! Je ne dis pas non.

Pas exactement.

C'est juste que c'est un peu tĂŽt pour parler mariage.

Je pourrai l'utiliser comme rond de serviette miniature.

Attends !

J'ai une demande Ă  te faire, moi aussi.

Je t'aime, moi aussi, Keith Watson.

Et je veux moi aussi que ce soit le dernier matin

oĂč je me rĂ©veille sans toi Ă  mes cĂŽtĂ©s.

Alors, je te le demande :

me feras-tu l'honneur

d'emménager avec moi ?

Pour la troisiĂšme fois, non,

je ne vendrai pas ma maison Ă  Paul Young.

DĂ©solĂ©e. Je devais ĂȘtre sĂ»re. Le vote a lieu aujourd'hui.

Tu crois que je laisserais de dangereux criminels

emménager à cÎté de chez ma mÚre ?

Je ne sais pas. Ado, tu étais assez cruel.

Mais tu es adulte, maintenant, et trĂšs gentil.

Merci pour ton soutien.

Excusez-moi. Lynette Scavo ?

- Oui. - Brent Ferguson,

président du Conseil des Propriétaires des Hortensias.

On a entendu parler de vos soucis et on aimerait vous aider.

Ah oui ?

Bien sûr. L'an dernier, on a eu un cas similaire aux Hortensias.

Un vieux hippie voulait ouvrir un centre de désintoxication.

Je me souviens. Il a été tabassé par un de vos voisins, non ?

Il avait pavoisé

devant un ex-soldat des Forces Spéciales.

La presse a exagéré le tableau.

Ravie de vous avoir rencontré.

Vous n'avez qu'un mot Ă  dire,

et je fais rappliquer les propriétaires

des dix rues adjacentes pour vous soutenir.

Votre petit rigolo avec son centre de réadaptation,

on va lui coller la frousse de sa vie.

J'apprécie votre proposition,

mais je crois qu'on préfÚre gérer le problÚme

d'une façon un peu plus... civilisée.

D'accord. Si vous changez d'avis, vous savez oĂč me trouver.

Les Hortensias. Entendu.

On est en train de dßner, et Renée me raconte

qu'elle est encore amoureuse d'un ancien amant Ă  elle.

L'alcool aidant, elle finit par m'avouer que c'est Tom Scavo !

Qu'est-ce que je suis censée faire ?

Tu es super sexy ce soir...

Mike, concentre-toi !

Je sais que tu es en Alaska depuis un mois...

Un mois, 19 jours et sept heures.

Hier, j'ai mis des seins Ă  un bonhomme de neige. Je dois rentrer Ă  la maison.

Tu me manques, Ă  moi aussi.

Est-ce que j'accorde trop d'importance à cette histoire ? C'était il y a 20 ans,

et Tom est réglo, non ?

Oui.

Mais mĂȘme les hommes rĂ©glos font des erreurs

dans certaines circonstances.

Remarque intéressante.

Et tu me dis ça quand tu es à 3 000 km et manifestement en manque.

Susan, je suis au milieu de nulle part.

La seule créature féminine que j'ai vue ici a des bois.

Alors, je le dis Ă  Lynette ?

Ne te précipite pas.

Contente-toi de garder un Ɠil ouvert.

Merci pour le conseil.

Pour info, quand tu rentreras,

je me charge de te faire oublier ton bonhomme de neige.

Elle s'appelle Carole.

Tu as vraiment besoin de rentrer Ă  la maison.

Maman ?

Pourquoi tu pleures ?

C'est juste que... je suis un peu triste.

Tu es souvent triste, en ce moment. C'est parce que Grace est partie ?

Pourquoi tu dis ça ?

Parce que tu as commencĂ© Ă  ĂȘtre triste le jour de son dĂ©part.

Non, c'est juste que je m'étais attachée à toute la famille.

Je savais que Carmen et Hector me manqueraient.

Et Grace.

Pourquoi portes-tu ce collier ?

Je joue à me déguiser.

Pas avec de vrais diamants. Donne-moi ça.

Bon, bon ! Tiens !

Prends-le. Oh lĂ  lĂ  !

Je ne veux plus que tu joues dans ma chambre, compris ?

Je te préférais quand tu pleurais.

Mitzi !

C'est Lynette Scavo ! Si vous ĂȘtes lĂ , ouvrez-moi !

- Bonjour, Lee. - Bonjour !

Tu ne saurais pas oĂč est Mitzi Kinsky, par hasard ?

Non, pourquoi ?

Paul et toi l'avez peut-ĂȘtre convaincue de vendre

et l'avez mise en lieu sûr.

Lynette, ce que tu dis me vexe.

Ça m'est totalement Ă©gal.

Pour la millioniĂšme fois,

je n'avais aucune idée de ce qu'il mijotait.

Tu étais son agent immobilier !

Tu n'as pas trouvĂ© Ă©trange qu'il achĂšte tant de maisons dans la mĂȘme rue ?

Il me payait mes commissions. J'étais censé me plaindre ?

Peut-ĂȘtre que tu ne savais pas,

et si le vote de ce soir coupe court au projet,

les gens finiront peut-ĂȘtre par oublier ton implication.

- Je... - Mais, Lee,

si Paul réussit à ouvrir ce centre,

je crois que personne ne te le pardonnera jamais.

AllĂŽ ?

Regardez par la fenĂȘtre.

Ah, c'est vous. Je raccroche.

Je comprends que vous soyez en colĂšre

contre moi. Je regrette sincĂšrement.

J'espĂšre bien. À cause de vous, tout le monde me dĂ©teste.

C'est pour ça que je vous appelle.

Je vous ai porté préjudice et j'aimerais me racheter.

Et comment ?

Tout d'abord, sachez

que Mitzi Kinsky a accepté de me vendre sa maison hier.

Quoi ?

Je lui ai suggéré

de quitter Wisteria Lane quelque temps.

Un taxi est passé la prendre ce matin.

Bon sang ! Pourquoi me dites-vous ça ?

Parce que j'ai une proposition Ă  vous faire,

et vu ce qu'on pense de vous désormais,

je vous suggÚre de m'écouter.

Bonjour, Mitzi. C'est Lynette.

Je n'ai pas de vos nouvelles

et j'ai besoin de savoir, pour le vote de ce soir.

Rappelez-moi.

Salut !

Je sais que tu es occupée, mais il faut que je parle à quelqu'un.

Ce serait avec joie, mais le vote a lieu ce soir,

j'ai des appels Ă  passer. Tu peux parler Ă  Susan ou Bree ?

Non. Il faut que ce soit toi.

Pourquoi ?

Tu es la seule femme que je connaisse qui a perdu un enfant.

... et depuis le dĂ©part de Grace, je n'arrĂȘte pas de pleurer.

J'éclate en sanglots au supermarché, partout.

Je commence Ă  me faire peur.

Il m'est arrivĂ© la mĂȘme chose quand j'ai perdu mon bĂ©bĂ©.

J'ai fini par aller voir une psy.

Je l'ignorais.

Oui.

Ça t'a aidĂ© ?

Oui.

Elle m'a fait faire quelque chose qui te ferait peut-ĂȘtre du bien.

Écris une lettre à Grace.

Une lettre ?

Tu ne l'enverras pas, mais ça te permettra

d'exprimer ce que tu ressens.

Dis-lui Ă  quel point tu es heureuse de l'avoir connue

et Ă  quel point tu l'aimes.

Fais-moi confiance, quand tu l'auras écrite,

tu te sentiras bien mieux.

Gaby, oĂč sont mes clĂ©s ?

C'est moi qui les ai. Attends, j'arrive.

Tu emménages chez elle ?

Je suis le premier surpris.

Tu lui as donc fait ta demande.

J'ai essayĂ©, mais elle dit qu'elle n'est pas prĂȘte.

C'est un compromis.

D'abord, on vit ensemble,

et dans quelques mois, on reparlera mariage.

Oui. J'imagine que ça peut arriver.

Comment ça ?

C'est juste que...

Si Bree était amoureuse de toi,

elle n'aurait pas peur de s'engager, c'est tout.

Papa, tiens compte de son passé. Elle vient de divorcer.

Justement.

Elle a envie de s'amuser, pas de se remarier.

Elle te considĂšre peut-ĂȘtre comme une distraction.

Non, Bree m'aime. Notre histoire est sérieuse.

Assure-t'en.

Si Bree n'est pas prĂȘte Ă  s'engager, c'est peut-ĂȘtre...

Papa, tu commences Ă  m'agacer.

J'espĂšre me tromper. SincĂšrement.

Et si c'est le cas,

préviens-moi,

que j'achĂšte mon costard pour le mariage.

Oui.

Bon.

Des nouvelles de Mitzi ?

Toujours pas.

Mince ! OĂč peut-elle ĂȘtre ?

Si elle a vendu Ă  Paul, elle a intĂ©rĂȘt Ă  ĂȘtre bien planquĂ©e.

Mais si elle croit que ça m'empĂȘchera de lui rĂ©gler son compte...

Lynette ?

On est lĂ  depuis 20 mn,

tu n'ouvres pas la séance ?

Relaxe, Paul. On ne votera que quand tout le monde sera lĂ .

En attendant, je peux faire une annonce ?

Vas-y.

Votre attention, s'il vous plaĂźt !

Je tenais Ă  vous dire

que le maire de Fairview sera lĂ  vendredi

pour me décorer en tant que citadin exemplaire.

- Quoi ? - Quoi ?

Oui, ce n'est pas rien.

Et j'aimerais que tous mes amis soient présents.

Si vous invitiez vos ennemis, il y aurait plus de monde.

J'adore votre sens de l'humour, Mme McCluskey.

Il nous manquera beaucoup.

Attends, qu'est-ce qui fait de toi un citoyen exemplaire ?

Eh bien, le centre de réadaptation !

Ah, pardon ! Je ne vous ai pas dit ?

J'ai toutes les voix nécessaires pour entériner le projet.

Comment tu as fait ?

Quelqu'un t'a vendu sa maison ?

Oh, que oui !

On n'aurait pas dĂ» vendre.

On aurait dĂ» accepter de couler avec les autres.

Ce qui aurait été trÚs noble, mais aussi trÚs stupide.

Mitzi a vendu.

Les voisins n'auront pas la joie de la lapider sur place.

Ils auraient donc déchargé leur colÚre sur toi.

On n'avait pas le choix.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Mitzi, que faites-vous lĂ  ?

J'habite ici.

Vous l'auriez remarqué si j'avais un pénis et des abdos.

On vous croyait partie !

Allez comprendre ! J'ai reçu un appel.

Le type me dit qu'il a un travail pour moi.

Il me donne l'adresse d'un bel hĂŽtel, et je l'attends en vain.

J'ai mĂȘme dĂ» payer la note du minibar.

Attendez, vous n'avez pas vendu votre maison ?

Je vous en prie ! Je ne ferais pas ça à mes voisins !

Lee !

Qu'est-ce que tu nous as fait ?

Non, désolé, Lynette n'est pas là.

Elle essaie d'empĂȘcher Paul Young d'anĂ©antir le voisinage.

Oui, je lui dirai de vous rappeler. D'accord.

Qu'est-ce qui se passe dans cette rue ?

Une camionnette vient d'arriver,

et un tas d'individus louches en descendent.

C'est un bus scolaire, Renée. Ce sont des enfants.

Je n'aime pas la façon dont ils me regardent.

Tu peux venir installer un verrou sur ma porte ?

Bien sûr. DÚs que j'aurai trouvé

oĂč Lynette range la boĂźte Ă  outils.

Super. Je vais prendre une douche. Je laisse les clés sous le paillasson.

Tu sais, j'ai utilisé cette clé l'autre soir.

Ah oui ?

Oui. On est sorties, et Renée a trop bu.

Il a fallu que je la raccompagne et la mette au lit.

C'est gentil de ta part.

Oui.

Elle m'a raconté une histoire fascinante à propos d'un type

avec qui elle a eu une liaison il y a 20 ans.

Et en quoi était-ce fascinant ?

Eh bien, apparemment, ce week-end qu'ils ont passé ensemble

l'a vraiment marquée.

Elle t'a dit autre chose...

Ă  propos de ce type ?

Non. Pas vraiment.

Seulement qu'il s'appelait Tom Scavo.

Écoute,

c'était avant que Lynette et moi ne soyons mariés.

C'était une aventure sans lendemain.

Pas pour Renée, on dirait. Elle est encore amoureuse de toi.

Elle a dit ça ?

Elle l'a bredouillé.

Je ne voulais pas le savoir,

mais maintenant que je le sais, je suis coincée.

Non ! Tu ne peux pas le dire à Lynette, ça la rendrait folle !

Je sais, mais c'est ma meilleure amie,

et je n'aime pas te savoir chez Renée

Ă  bricoler pendant qu'elle se douche.

C'était il y a une éternité ! Je ne ressens plus rien pour elle.

Une trÚs belle femme qui te désire encore

habite Ă  100 mĂštres de chez toi,

et ses seins, Ă  seulement 95 mĂštres.

Pourquoi te soumettre Ă  cette tentation ?

Je ne l'ai pas incitée à s'installer ici.

Eh bien,

il est peut-ĂȘtre temps que tu l'incites Ă  partir.

Bon, le cÎté droit de la penderie est à toi.

J'ai aussi vidé les deux premiers tiroirs de la commode

pour que tu y mettes tes chaussettes et tes adorables petits caleçons.

Merci.

Quand tu auras rangé tes affaires,

on ira annoncer ça aux filles.

Elles ne vont pas en revenir !

Bree Van De Kamp vivant dans le péché !

Viens lĂ .

Qu'est-ce qu'il y a ?

On s'aime, non ?

Alors si tu la portais ?

Keith...

Si notre but, c'est de nous marier,

alors je me dis, pourquoi pas ?

Parce qu'on n'en est pas encore lĂ .

Je n'essaie pas de te mettre la pression,

mais accorde-moi plus

que les deux premiers tiroirs de ta commode

en guise d'engagement.

On en a dĂ©jĂ  parlĂ©. Je ne suis pas prĂȘte Ă  faire ce genre de promesse.

C'est un problĂšme.

Je ne veux pas me réveiller un matin

et comprendre que je n'ai été qu'une distraction

dont tu avais besoin pour surmonter ton divorce.

Si c'est ce que tu penses, pourquoi es-tu lĂ  ?

Je commence Ă  me le demander.

Tu doutes de notre capacité à vivre ensemble ?

Non.

Je doute de nous.

On aurait dĂ» ĂȘtre plus gentils avec Paul.

On aurait dĂ» le soutenir pendant son procĂšs.

Il a dĂ» passer un sale moment en prison.

Je comprends sa rage.

Vraiment.

Mais je ne le laisserai pas détruire cette rue.

Ce n'est pas juste.

Ne vous inquiétez pas.

On fera entendre raison à cet enfoiré.

C'est promis.

PROTÉGEONS Wisteria Lane

M.J. va passer la nuit chez un copain,

alors j'ai toute la nuit

pour me battre avec vous. Que puis-je faire ?

- On a besoin de pancartes. - D'accord.

HĂ©, Susan, regarde sur cette feuille.

On a établi une liste de slogans.

Pour info, on a déjà beaucoup de "Pensez à vos enfants",

et il faut plus de "Qui a laissé sortir les prisonniers ?"

Qu'est-ce qu'on espĂšre obtenir, au juste ?

Le maire est en pleine campagne de réélection.

Il a besoin de toutes les voix possibles.

Si on attire l'attention de la presse,

ça le poussera peut-ĂȘtre Ă  interdire le projet.

Si notre manifestation atteint son but et que le centre n'ouvre pas,

qu'arrivera-t-il à ces anciens détenus ?

Ce qui leur arrivera ?

S'ils ne peuvent pas venir vivre ici, oĂč iront-ils ?

Ils retourneront lĂ  oĂč ils vivaient avant

ou dans un autre quartier.

Et si aucun quartier ne veut d'eux ?

Eh bien...

S'ils ont fait leur temps et veulent se racheter,

ce serait plus facile dans un quartier sympa, non ?

En théorie, oui,

mais ce n'est pas comme ça que ça marche.

On doit penser Ă  notre vie de quartier, Ă  nos enfants...

À nous.

Ne sois pas naĂŻf.

Certains de ces hommes ont peut-ĂȘtre bon fond,

mais d'autres pourraient ĂȘtre rĂ©ellement mal intentionnĂ©s.

Si on n'essaie pas de les aider,

est-ce qu'on est bien intentionnés, nous ?

Richard ?

Keith m'a tout raconté. Je suis désolé.

Merci.

Alors, que faites-vous lĂ  ?

Je sais aussi

qu'il reste des travaux Ă  faire dans le jardin.

Par chance, tout ce qu'il sait, il le tient de moi.

Attendez. Vous n'avez pas à faire ça.

Ce n'est pas un problĂšme.

J'aurai terminé d'ici la fin de la semaine.

Mais si vous tenez Ă  me remercier,

pourriez-vous m'apporter quelque chose Ă  boire ?

On a tous droit Ă  une deuxiĂšme chance

M. le maire, c'est un grand honneur. Paul Young.

Le bon Samaritain dont on parle tant.

Je vous présente Beth, ma femme.

Je n'avais jamais rencontré de célébrité.

VoilĂ  qui est fait.

La presse sera lĂ  sous peu,

ainsi que certains de nos sympathisants.

Les élections approchant,

ce pourrait ĂȘtre un bon coup de pub.

Aucun problĂšme.

En attendant, je vous fais visiter ?

Avec plaisir.

J'ignore comment vous avez amené vos voisins

Ă  soutenir votre projet. Ils doivent vous tenir en haute estime.

Vous voulez que je vous dise ?

Tout ceci est né de l'estime que je leur porte, à eux.

Richard, c'est vous ?

La limonade n'est pas encore prĂȘte.

Richard !

Voulez-vous un sandwich avec...

Qui ĂȘtes-vous ?

C'est ici, le centre de réadaptation ?

Non.

C'est à cÎté.

On sera voisins, alors.

Je suis sûre que vous avez hùte de vous installer, alors...

Je ne suis pas pressé.

Qu'est-ce qui se passe ?

Cet homme a fait irruption dans ma maison...

Je me suis trompé.

Ça ne se reproduira pas.

J'espĂšre bien.

Ça va ?

Oui, ça va. Je suis juste un peu sous le choc.

Vous tremblez. Détendez-vous.

Non, ça va, je vais bien. C'est juste que...

Merci de m'avoir tirée d'affaire.

Qu'est-ce que vous faites ?

Une chose que j'ai envie de faire depuis longtemps.

Vous allez devoir partir.

J'ai dû mal interpréter certains signes.

Je ne vous ai fait aucun signe. Je sortais avec votre fils !

Si vous le prenez comme ça, je vais terminer les travaux et partir.

Partez tout de suite.

J'ai mal interprété la situation. J'en suis navré.

Laissez-moi finir les travaux.

J'ai dit, tout de suite.

Je partirai quand j'aurai fini.

Les ennuis commencent.

Un groupe de types avec des pancartes "Votez Franklin" vient d'arriver.

On ne va pas faire le poids.

Je ne suis pas inquiĂšte.

Qui sont ces types ?

La cavalerie.

Salut, les gars.

Les gars, je ne suis pas en retard, si ?

Non, vous arrivez juste Ă  temps.

Oh, oui !

Alors, voilĂ  ce qu'on va faire.

Quand le maire commencera son discours,

je vous ferai signe,

et on se mettra tous Ă  scander nos slogans, compris ?

Bon, c'est parti !

- D'accord. - Bon.

Il faut qu'on parle. Maintenant.

Il y en a, du monde !

Regardez toutes ces caméras !

Je mets du fond de teint ? La haute définition, c'est traßtre.

D'oĂč viennent tous ces gens ?

Je l'ignore,

mais ça promet d'ĂȘtre trĂšs intĂ©ressant.

Non ! Comment a-t-elle su ?

C'est toi qui lui as dit l'autre soir !

On avait bu...

Non, toi, tu buvais, elle, elle t'écoutait.

Oh, non !

Si ! C'est grave !

Qu'est-ce que tu lui as dit d'autre ?

Elle pense que tu as encore des sentiments pour moi.

C'est ridicule.

Elle ne va rien dire Ă  Lynette, si ?

Non.

Elle veut que tu le lui dises ?

Non, elle a suggéré autre chose.

Et je crois qu'elle a raison.

Je sors voir ce qui se passe.

Va dans ta chambre et surveille ta sƓur.

Ne touche pas aux cookies que j'ai faits.

Ils sont pour aprÚs dßner. Je les ai comptés.

Juanita, qu'est-ce que tu as ?

Qu'est-ce que c'est ?

La lettre que tu as écrite à Grace.

Bon.

D'accord.

Ma chérie, tu n'aurais jamais dû lire ça.

Ça ne veut rien dire.

Grace est ta fille, c'est ça ?

C'est pour ça que tu pleures depuis son départ.

Tu l'aimes plus que moi.

Non ! Pas du tout ! C'est faux !

Tu es ce que j'ai de plus cher au monde.

Tu crois ta maman, n'est-ce pas ?

Tu n'es pas ma maman.

Juanita, reviens !

Juanita !

Juanita !

Juanita !

Mesdames, messieurs, veuillez applaudir

Harold Franklin, le maire de Fairview !

Maintenant !

- Sauvez notre rue ! - Sauvez notre rue !

- Sauvez notre rue ! - Sauvez notre rue !

Bonjour Ă  tous !

C'est un plaisir et un honneur d'ĂȘtre lĂ .

Vous disiez qu'ils avaient accepté le projet.

J'ai dit ça ?

On dirait que je me suis trompé.

Mais la force de Fairview

réside dans ses habitants,

des gens compréhensifs et compatissants...

Si je mets la main sur Paul Young, je le tue.

On peut en parler Ă  l'hĂŽtel ?

Il y a un tas de gens en colĂšre, dehors.

Je sais.

Vous ĂȘtes un modĂšle pour vos concitoyens.

Sauvez notre rue ! Sauvez notre rue !

HĂ© ! Je viens de parler avec Tom.

Ce n'est vraiment pas le moment. Sauvez notre rue !

HĂ© ! Je suis venue te parler !

Tom m'a dit que tu lui avais suggéré que je quitte Wisteria Lane.

Sache que ça n'arrivera pas.

Si Lynette était vraiment ton amie,

tu saurais que tu ne peux pas vivre Ă  deux maisons de son mari

dont tu es amoureuse.

Ça ne te regarde pas !

Ah non ? Lynette est mon amie,

et je ne te regarderai pas détruire son mariage sans réagir.

Je te jure que...

HĂ©, lĂąche-moi !

Sauvez notre rue !

Grùce à vous, ils ont droit à un nouveau départ.

J'ai dû me garer à trois pùtés de maison.

C'est la folie.

Tu as déjà terminé ?

Oh, oui. J'ai bien fini.

Salut ! J'ai eu ton message.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu es en droit de savoir qu'il y a eu un incident avec ton pĂšre.

- Sauvez notre rue ! - Sauvez notre rue !

Je tiens Ă  citer tout particuliĂšrement Paul Young...

Il a été incarcéré à tort, et pourtant,

il a choisi de donner une deuxiĂšme chance Ă  Fairview...

Carlos ! Je ne trouve pas Juanita.

Tu l'as laissée sortir en pleine manif ?

Elle s'est enfuie. Elle a compris, pour Grace.

Comment ?

Je t'expliquerai plus tard. Aide-moi Ă  la chercher !

Juanita !

Juanita, oĂč es-tu ? Juanita !

Juanita !

Je peux aller le chercher ?

Ce n'est pas si grave, Lee.

Elle a signé ce programme aprÚs son concert au Carnegie Hall.

C'était une droguée. Laisse tomber.

Circulez, s'il vous plaĂźt !

Allez !

EspÚre d'enfoiré ! Sors de là.

Keith !

Écoute... HĂ© !

- Qu'est-ce qui t'a pris ? - J'ai fait une erreur.

Keith, ne me pousse pas Ă  bout.

Un ex-détenu frappe un type !

Attrapez-le !

- Keith, qu'est-ce que tu fais ? - Allez !

LĂšve-toi !

Sa générosité l'a conduit à oublier son amertume et sa colÚre...

LĂąchez-moi !

- LĂąchez-le ! - Madame...

... et à aider ceux qui ont été ses compagnons en prison.

J'ai l'honneur de remettre cette médaille à un homme...

Et pour conclure : "Aimez votre voisin !"

Écoute-moi !

Si tu te fiches de ma vie,

pense Ă  celle de Lynette !

C'est ce que je fais !

Ça la dĂ©truirait !

LĂąchez-le !

ArrĂȘtez de pousser !

Juanita !

Vous me poussez !

Susan.

ArrĂȘtez de pousser !

Susan !

ArrĂȘtez de pousser !

Susan !

Non... S'il vous plaĂźt !

Contourne-les. Allez !

Je ne peux pas. Ils sont partout.

On devrait retourner à l'intérieur.

Ne m'abandonnez pas !

HĂ© !

HĂ© ! Brent, attendez ! Qu'est-ce que vous faites ?

Je vais démolir ce maudit centre.

- Non ! - C'est ce que vous vouliez.

Pas comme ça. Donnez-moi ça !

- Et puis zut ! - Attendez.

Allez jouer avec les autres.

Attendez ! Brent !

Lynette !

- Aidez-moi ! - Mme McCluskey !

Oh lĂ  lĂ  ! Je vous tiens.

Je vous tiens.

Démarre. Ils se pousseront.

Attention, mon vieux !

Ce sont eux ! Ceux qui ont vendu !

Et zut !

Réglez-leur leur compte !

Renée ! Descends de là !

Je cherche Susan.

C'est dangereux ! Descends !

Je l'ai vue tomber. Je crois qu'elle est blessée !

Sortez de la voiture !

Tout de suite !

Ça va aller. N'aie pas peur.

N'aie pas peur. Ça va aller.

Au secours !

Juanita !

Maman !

Descendez de lĂ  !

Passe-la-moi. Passe-la-moi !

- Maman ! - Viens là, ma chérie. Viens.

Dégagez.

Poussez-vous.

Paul !

Paul !

Rentre, chérie.

Tout ça est de ta faute. J'espÚre que tu le sais.

De ma faute ?

Ces gens sont tes amis, Lynette.

Les honnĂȘtes citoyens de Fairview.

Redis-moi en quoi ils valent mieux que des ex-détenus, déjà ?

Attrape-le !

Lee !

HĂ© !

ArrĂȘtez ! Laissez-le !

ArrĂȘtez !

C'est mon voisin !

ArrĂȘtez ! Faites-le passer de ce cĂŽtĂ©.

Allez !

À l'aide !

Merci.

Le soleil ne s'était pas encore levé sur Wisteria Lane.

On n'entendait plus les cris des passants apeurés,

ni les slogans des manifestants,

ni les appels au secours des blessés.

Juste les bruits de pas d'un homme

qui avait enfin puni ceux qui l'avaient trahi.

MÉDAILLE DE CITOYEN D'HONNEUR

Le silence fut interrompu

par ce que le voisinage décrirait plus tard

comme un coup de feu.

Mais Paul savait que c'était le son de la vengeance.

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