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Attention � la porte !
Essayez d'orienter la face du tableau vers le haut, si possible.
LE GRAND MUS�E
Je vais maintenant vous montrer les nouvelles galeries de la Kunstkammer.
C'est pour �a que je suis venu � Vienne !
Vous savez que je vous envie ?
Dans le British Museum, aucune pi�ce ne peut faire office de salle d'exposition.
C'est vraiment merveilleux.
Je pense que c'est un des seuls mus�es au monde
qui dispose d'espaces parfaitement adapt�s � la collection.
C'est ce que nous voulions offrir aux visiteurs :
- Un dialogue permanent... - Entre le b�timent et la collection.
Tout simplement merveilleux.
Oui, �a va �tre fantastique.
C'est �a, Vienne.
Oui, et nous voulions le faire partager au reste du monde.
Si vous regardez par l�-bas... C'est l� que commencera la collection.
Quand on passe cette porte, on arrive dans le hall d'entr�e.
Et ici...
Et ces pi�ces en enfilade ! Incroyable !
Oui, � vous couper le souffle !
Et ici, ce sera la nouvelle demeure du Cellini.
Sur ce mur, il y aura une des tapisseries de Fontainebleau.
Nous allons d'abord exposer celle qui repr�sente Fran�ois 1er.
C'est lui qui avait command� la Sali�re � Cellini.
Et ici, nous suspendrons le portrait de Charles IX,
qui offrit la Sali�re � Ferdinand. Gr�ce � lui, elle a fini dans ce mus�e.
Ici, tout tourne autour de la France du milieu du 16e si�cle.
Et des liens entre les Valois et les Habsbourg.
Tout � fait. Pour nous, ce nouveau contexte est plus judicieux.
Beaucoup plus appropri�.
Pour l'�clairage, nous allons...
Les vitrines seront �clair�es de l'int�rieur, avec des lampes � LED.
- Oui. - Et sinon, tr�s peu...
- Sinon, une lumi�re tamis�e. - Oui, tr�s peu de lumi�re.
Un peu comme dans la collection antique.
Exactement.
Mais nous aurons aussi une note contemporaine,
avec des �clairages...
- Des lustres ? - Oui, une �uvre de �lafur El�asson.
- Merveilleux ! - Oui, �a va �tre superbe.
- Une merveilleuse �uvre moderne. - Oui, � six m�tres de hauteur.
Bien s�r, il s'inspirera des objets expos�s dans la Kunstkammer.
Il combine la technologie, la science et l'art.
- Et la magie. - Tout � fait.
- C'est ce qu'on d�sirait avoir ici. - Un excellent choix.
- Il l'a d�j� con�ue ? - Oui.
Une bonne chose.
Sinon, nous n'aurions pas risqu� de d�voiler l'information.
Il est toujours tr�s risqu� de commander une �uvre d'art.
Je sais. Mais elle est d�j� achev�e.
Tu peux t'assurer que les perles restent bien en place sur le socle ?
Quand je la soul�ve comme �a, il faut que �a repose sur les perles.
- Je la prends par en dessous ? - C'est possible ?
Il vaudrait mieux que tu viennes de mon c�t�.
De mani�re � ce que je voie l'int�rieur.
- Je la prends maintenant ? - Oui.
C'est lourd.
Attends.
- Tu la tiens ? - Oui.
Je ne vois pas grand-chose...
Attends, �a, c'est l'ext�rieur...
�a correspond � la deuxi�me rang�e en partant du haut.
Elle est tenue par ce crochet.
Si c'est trop lourd, tu me le dis.
Bon, nous pouvons commencer.
Budget 2013.
L'an prochain, nos recettes vont atteindre des records
qui se chiffreront entre 38,2 et 38,4 millions,
gr�ce � la Kunstkammer.
Et nous allons nous efforcer de restreindre les d�penses,
de mani�re � ce que le budget de 2013 soit �quilibr�,
m�me si l'ouverture de la Kunstkammer
n'engendre aucune subvention suppl�mentaire.
Avec les fonds qu'il reste pour la Kunstkammer,
d'un montant de 3,8 millions mis � disposition par le minist�re,
nous finirons le mois avec un r�sultat n�gatif.
Mais nous devrions finir l'ann�e avec un cr�dit
- de 130 � 150 000 euros. - D'accord.
Qu'en est-il du taux d'int�r�t que nous payons ?
0,82 %.
Incroyable. Tr�s bien n�goci�.
- �a nous co�te donc moins de 100 euros. - Oui.
Nous allons faire un tour de table. Tu veux commencer ?
J'aimerais parler du pass annuel.
Nous allons en changer le prix avec l'ouverture de la Kunstkammer.
Jusqu'� la fin de l'ann�e, nous faisons une campagne
pour proposer le pass annuel � 29 euros.
J'ai ici quelques maquettes, j'aimerais avoir votre avis
sur leur lisibilit�. En bas du macaron, il est �crit que le tarif
est encore valable jusqu'au 31 d�cembre 2012,
l'ancien tarif.
Est-ce que vous le trouvez lisible ? C'est l'ancien design.
J'�viterais d'employer le mot "valable".
Le message,
c'est "29 euros, derni�re chance".
On va retravailler dessus. Je voulais juste savoir...
Pour moi, le message n'�tait pas assez clair.
Pour moi, le mot "valable" est calamiteux.
Je pense que le message essentiel est,
comme au th��tre, "derni�re repr�sentation, derni�re chance" !
"Derni�re chance" n'est pas tr�s bon non plus.
Un peu sombre et irr�versible...
Je trouverai quelque chose. Il me fallait votre avis.
C'est en tout cas la maquette du nouveau design.
Une �bauche... Je vous la fais passer...
Le 3 est un peu agressif.
La police est diff�rente. Je la trouve moins lisible que l'ancienne.
Elle est moins claire...
Je n'aime pas le 3, il ne fonctionne pas.
Qu'en pensez-vous ?
Nous avons remarqu� que les autres mus�es utilisaient aussi notre macaron
pour leur pass annuel.
Vraiment ?
C'est pourquoi j'aimerais garder ce concept que nous avons introduit,
en gardant le macaron.
Je vais le faire passer et j'attends vos remarques.
J'aimerais bien que le 3 soit plus arrondi.
Je trouve que le 3 est...
�a ne peut pas fonctionner, en bas, il y a un 3 qui est arrondi.
Oui, dans "365".
Entendu, j'essaierai d'aller dans cette direction.
Ce n'est pas envisageable.
"Le Mus�e d'Histoire de l'Art de Vienne impressionne et enrichit ses visiteurs."
C'est le nouveau slogan ? Nous avons une nouvelle devise ?
Je n'y ai pas particip�.
Je ne fais que lire, avec grand int�r�t. J'ouvre ici, page 16 :
"Les attributs de la marque auxquels nous aspirons."
Je vous �pargne les d�tails...
"Le Mus�e d'Histoire de l'Art de Vienne doit �tre per�u par le public
"comme �l�gant, souverain, �mouvant, accueillant.
"Par cons�quent, nous, employ�s du Mus�e, sommes..."
"�l�gant" !
"... avides d'interaction avec les tiers.
"Comp�tents dans nos sp�cialit�s respectives.
"Passionn�s dans notre mission.
"Courageux dans notre approche de l'avenir."
Eh bien...
- C'est bien dit ! - Et c'est universel.
Oui, on pourrait aussi dire �a d'un dentifrice.
Ou du mariage : passionn�s dans notre approche.
Oui, mais c'est bien.
Non, non, non.
Je suis trop pr�s de la t�te de la salamandre. On doit commencer par l�.
Je peux tourner un peu le mien.
- C'est bon... - Attention.
Non, non, tu es trop pr�s de moi.
Pour moi, c'est bon...
Je suis dans le trou.
- Et toi ? - Non, j'en suis encore loin.
- Il y a beaucoup d'or dessus. - Oui, beaucoup d'or.
�a a donn� lieu � de nombreuses discussions dans la famille.
Ce n'est pas facile de se s�parer d'une telle pi�ce,
qui est dans notre famille depuis si longtemps.
Il y a une date dessus ?
Normalement, il y en a une.
Nous pourrons voir �a d�s qu'il sera sur le mannequin.
Splendide !
C'est merveilleux qu'il soit si complet.
- Incroyable. - Oui, il est complet.
Totalement intact. C'est une superbe pi�ce.
- Je peux le sortir ? - Bien s�r.
Dans un bel �tui en cuir de cerf.
On voit le "Viribus Unitis", la devise de l'empereur Fran�ois-Joseph.
Avec le "F.J. 1".
L'uniforme devrait donc dater d'avant 1916.
- Donc avant Charles. - Oui, bien s�r.
Les parents se sont mari�s en 1912.
�a doit dater de l'�poque o� il est devenu empereur.
Oui, je suppose.
Tout ceci date de l'�poque de l'empereur Fran�ois-Joseph.
Cette �p�e est s�rement destin�e aux fun�railles de l'empereur.
Cette �p�e ?
Oui. C'est pour une c�r�monie mortuaire.
Pour nous, ces pi�ces ont beaucoup de valeur
parce qu'elles sont li�es � une personne concr�te, votre p�re.
Je vous ai m�me apport� des documents.
Excusez-moi !
Le voici, dans son uniforme militaire.
On retrouve aussi la photo dans ce livre.
- Regardez. - C'est parfait. Merci !
- On peut y voir qui il �tait. - C'est merveilleux.
Il y a encore d'autres choses ici.
On trouve...
- Une photo de mon p�re. - Tr�s bien.
Chevalier de l'ordre de la Toison d'or.
Magnifique.
Et la photo des fian�ailles de mes parents,
qui se sont mari�s en 1912.
Tr�s joli.
Merci beaucoup. Je sais que ce n'est pas facile pour une famille
de se s�parer de ces pi�ces,
surtout lorsqu'elles sont li�es � un �tre cher.
La direction du Mus�e vous en est sinc�rement reconnaissante.
Bonjour,
pourriez-vous informer M. Zeisler
que nous comptons sur sa venue dans la Salle d'Armes demain � 16 h,
dans la Galerie de la Chasse.
Nous allons tester les vitrines.
Ce serait bien s'il pouvait �tre l�.
Mais je crois qu'on l'a d�j� inform�.
Je voulais juste �tre s�r
que c'est bien inscrit dans son agenda.
Bien.
Au revoir.
L�, on retrouve les portes... Mais ici, c'est vraiment typique,
ces grandes... On retrouve une similitude.
On a cette grande fresque historique au milieu,
avec beaucoup de mouvement et du drap� tout autour,
avec diverses...
Toute une vari�t� de peintures qui vont des paysages aux portraits,
en passant par les natures mortes...
Vois comme ces architectures dominent.
On ne pourrait plus faire �a aujourd'hui.
Nous ne pourrions plus pr�senter un mur de cette fa�on.
- Non. - Ce serait beaucoup trop fade.
Non, aujourd'hui, chaque �uvre doit d�velopper
ind�pendamment son propre effet,
en termes d'histoire de l'art, chacune bien s�par�e de l'autre.
Bien. Nous avons notre m�tre.
- Celui-l� va �tre restaur� ? - Oui...
Je ne suis pas s�re que M. Ferino sache qu'il n'a pas de cadre.
- Pas de surface non plus. - �a aussi.
Bien, nous avons tout.
Ch�re Sabine, cher Paul,
permettez-moi de commencer par une question :
pourquoi avez-vous choisi d'entamer une strat�gie de marque pour le Mus�e ?
Nous voulions faire les choses correctement.
Nous voulions proc�der de mani�re efficace et transparente.
Et surtout, nous ne voulions pas faire les choses en double.
Ainsi, nous voulions d�velopper cette strat�gie en �troite collaboration,
afin de savoir qui fait quoi, pourquoi on le fait
et o� nous voulons aller.
Il ne s'agit pas d'investir que du temps, mais aussi de l'argent.
� terme, l'objectif est de pouvoir disposer de plus d'argent
pour d'autres choses,
des choses que nous avons envie de bien faire.
Pour moi, il est tr�s important
que nous proposions nos prestations avec assurance
au public.
Ce sera de plus en plus important � l'avenir.
Cela concerne tous les segments au sein desquels nous �voluons :
la R�publique d'Autriche, qui est le propri�taire et notre principal client,
au m�me titre que le march� des visiteurs.
La lutte pour les ressources est de plus en plus rude.
La R�publique d'Autriche nous compare � d'autres institutions culturelles,
et m�me au syst�me de sant� ou aux h�pitaux
d�s lors que des financements sont en jeu.
C'est un fait que nous n'avons pas encore assez pris en consid�ration.
Ils regardent comment les fonds publics sont d�pens�s.
Le public aussi nous juge.
Sans m�nagement, il compare nos expositions temporaires avec d'autres.
Les touristes internationaux aussi font des comparaisons.
Et c'est une bonne chose.
Technique : yeux perc�s, commissure des l�vres...
Bouche entrouverte.
Avec les deux extr�mit�s tr�s nettes.
Mais pas de trous perc�s.
Oui, les narines ont aussi �t� perc�es, au moins celle-ci.
- La version antique. - Et la commissure interne des yeux.
Oui, je crois aussi.
Je suis tr�s heureuse de faire les pr�sentations.
Voici Ina Slama.
Arnout Balis.
Ina est la restauratrice qui a accompli un merveilleux travail avec ce...
Appelons-le tout simplement "Rubens".
Peut-on encore appeler �a une esquisse ?
On dirait un modello.
Plus je le regarde, moins je retrouve Rubens.
Mais au d�but, on n'avait aucun doute.
Il est recens� dans le catalogue de Julius Held.
On a toujours pens�...
Voici les nombreux changements qui ont �t� faits dans la sous-couche.
Dans la premi�re version,
l'�p�e la transper�ait pratiquement.
Oui, c'�tait l'inverse.
C'est une r�interpr�tation tr�s violente.
C'est donc une combinaison de deux �poques et de deux peintres.
Que des ann�es pourraient s�parer.
Oui, c'est possible.
Dans ce cas, l'analyse serait compl�tement diff�rente.
- Ici, ce bras, et cette lumi�re... - Ce n'est pas du Rubens.
C'est la signature de Jan van den Hoecke.
Tr�s typique de sa peinture.
Les autres d�tails un peu moins mais �a, c'est vraiment lui.
Sur la photo � infrarouge, on le voit tr�s bien.
On voit que le drap� a �t� plac� plus bas.
Ce qui est aussi typique de Rubens, d'apr�s moi. Il montre plus de chair.
Oui, dans certains cas.
Je trouve que ces d�tails fonctionnent tr�s bien.
Mais ceux-l� un peu moins bien.
C'est ce que j'ai remarqu� � Copenhague, on retrouve �galement ce m�lange.
C'�tait int�ressant car d'autres tableaux avaient les m�mes sympt�mes.
En fait, c'est cens� �tre une esquisse.
Peut-�tre que quelqu'un voulait...
embellir le tableau, pour ainsi dire,
- dans le but de le vendre ? - En tout cas, c'est r�ussi.
C'est juste une supposition...
Une mani�re de revaloriser le tableau pour lui donner une valeur marchande.
�a permettait peut-�tre d'en tirer un meilleur prix.
Pour r�sumer, en sous-couche, on a une esquisse de Rubens,
qui �tait un mod�le pour le tableau de Cassel,
mod�le qui a peut-�tre �t� retravaill� par Rubens lui-m�me,
puis quelqu'un s'est dit : "Je vais l'achever."
Et il y a apport� de nouvelles modifications.
Il faut envisager toutes ces hypoth�ses.
�a donne mati�re � r�fl�chir.
Tr�s bien.
"Isabella".
"Isabella" est l�-bas.
Il faut rajouter autre chose.
On va la poser contre le mur, mais on ne sait pas encore � quel endroit.
En tout cas, je placerais "Isabella" tout au bout � gauche.
C'est d�j� trop surcharg� ici.
Mais je ne peux pas le mettre l�. �a ne fonctionne pas.
En fin de compte, il faudrait inverser ces deux-l�.
Dans cas, je pourrais mettre le "Parma" en face.
Mais "Parma" se retrouverait tout seul � l'ext�rieur, �a ne marche pas.
Mince, alors !
�a ne va pas.
Et si nous mettions "Mars et V�nus" � gauche, � la place de "Filetto" ?
- �a fonctionnerait ? - Oui, on pourrait...
Ce serait peut-�tre...
On va enlever le "Filetto".
Enlevez celui-l�...
et vous mettez celui-l� � la place.
Et si on mettait le "Lavinia" dans le coin ?
La toute derni�re tentative.
- Oui, on va faire comme �a. - D'accord.
On inverse ?
Inversez ces deux-l�.
Celui-l� me pla�t un peu moins...
Si j'en enl�ve un, ce sera celui-l�.
- Mais on se retrouve � nouveau... - Avec trois.
- Gardons les trois. - Bien. Celui-l�, on l'enl�ve.
Paul, on enl�ve celui-l�,
et on en regroupe trois ici.
Maintenant, c'est beaucoup plus a�r�.
- Beaucoup mieux. - Compl�tement.
Et on va disposer "La p�cheresse" en haut.
Et la "Mise au tombeau" de ce c�t�.
L'�clairagiste aura de quoi faire.
Je pense que c'est mieux maintenant, vous ne trouvez pas ?
Au revoir.
Comme vous le savez, depuis deux ans et demi,
nous avons beaucoup r�fl�chi.
Vous qui repr�sentez l'accueil des visiteurs,
comment voulez-vous que ces derniers, au jour le jour,
aient une vision int�ress�e et actualis�e
des lieux et de la situation ?
Comment voulez-vous donner vie � ces murs ?
Quelles propositions voulez-vous nous faire,
� nous, votre conseil d'administration ?
Comme par exemple
"Voil� ce qu'il serait bien de faire."
Nous sommes des gens qui avons tous des pass�s diff�rents,
des niveaux d'�tudes diff�rents,
mais dans l'ensemble, nous repr�sentons l'�chelon le plus bas dans ces lieux.
Quand je suis arriv�e dans ce mus�e il y a onze ans,
c'�tait en octobre.
Et en d�cembre, nous avions notre f�te de No�l.
J'avais imagin�
qu'on me pr�senterait aux autres services.
C'�tait �trange et aujourd'hui,
au bout de onze ans, on ne m'a toujours pas pr�sent�e
� qui que ce soit dans d'autres services.
Et c'est ce qui me manque ici. J'attends une nouvelle f�te de No�l.
Et chacun va �tre assis � sa table,
et nous, les gardiens,
ou "l'accueil des visiteurs", nous allons encore rester entre nous.
Mais nous aussi, on existe !
Ce n'est pas le plus important, mais nous avons besoin les uns des autres.
Oui, j'ai besoin de tout le monde !
Peut-�tre...
Peut-�tre qu'en 2020, on me pr�sentera enfin aux autres !
Pi�ge 9 Nord :
six mites.
W 23 : pas de mites non plus.
W 25 : rien non plus.
22,
20,
18...
16,
12,
23,
27,
22,
18,
25,
20,
22,
21...
Pour ma part,
j'ai deux ou trois trous sur le bord, tout pr�s du coin.
Mais �a s'arr�te ici.
� gauche, il n'y a plus rien.
Moi, j'en ai beaucoup.
On dirait qu'il y a plein de trous sous la peinture.
Il y a quelque chose en dessous. �a forme vraiment une bosse.
Ce sont s�rement des insectes qui ont provoqu� �a.
�a, c'est une galerie creus�e par des mites alimentaires, je crois.
Elles risquent d'avoir d�vor� toute la toile.
Sous la peinture.
Certains trous ont d�j� �t� combl�s.
- Mon Dieu, c'est couvert de cocons. - Oh non !
- C'est vrai ? - Oui.
L�-dessous aussi ? Non, c'est juste de la salet�.
C'est la crasse due aux ann�es.
- Rien l� non plus. - Si.
- Vraiment ? - Oui.
C'est un morceau de papier ou d'�corce. Mais je n'en suis pas s�re.
� part deux ou trois trous, �a se pr�sente plut�t bien.
�a, c'est de la salet�.
On va voir... Tu peux la poser ? On va v�rifier s'il y a des insectes.
S'il y en avait, on les aurait vus l�-dessous.
On fera le reste plus tard.
�a se pr�sente bien. Ou tu veux rev�rifier ?
Attends. Qu'est-ce que c'est ?
C'est Marie-Th�r�se d'Autriche, sans h�sitation.
Lui, c'est Maximilien et l�...
Deutschmeister.
Tout � fait. Et l�, c'est Ferdinand.
- Et Ferdinand est aussi... - Ferdinand de Toscane.
Et de Mod�ne.
C'est aussi lui au milieu, vous le pensez aussi ?
Ou pas ?
Schr�der a accroch� un aigle de Baselitz � la chancellerie.
- �a fait la diff�rence. - �a ne d�pend pas de nous.
C'est le choix du Pr�sident et c'est provisoire.
- Pourquoi c'est dans son bureau ? - Je ne sais pas.
- Je suis contente que ce soit celui-l�. - Il a toujours �t� l�.
Oui, probablement.
Pour ma part, l'�tranger et l'ignorant que je suis
se fiche de ce qui est accroch� dans le bureau du Pr�sident.
Mais en tant que m�diateur d'art,
j'ai parfois l'impression que les Habsbourg sont un fardeau.
Je n'arrive pas � l'expliquer.
J'ai peut-�tre une perception exacerb�e
de l'attitude des employ�s du Mus�e envers cet h�ritage national.
Vraiment ? Mais il n'y a pas tant de portraits des Habsbourg accroch�s ici.
Mais il y a des expositions de ce genre, comme � Baden-Baden,
"Les artistes des empereurs".
La m�me exposition �tait auparavant au Guggenheim.
Elle portait un autre nom et elle a eu beaucoup moins de succ�s.
� ma connaissance, du moins.
Au Japon, elle a eu un �norme succ�s.
Ils adorent les Habsbourg.
Dans chaque exposition, il y a un arbre g�n�alogique qui les repr�sente...
J'ai l'impression qu'elles sont pr�sent�es
au public comme "l'art des Habsbourg".
Parce qu'on les pr�sente comme �a.
Le fait est que l'h�ritage esth�tique de la maison imp�riale
est en notre possession et que notre mission est de le partager.
Reste � savoir comment l'aborder.
Faut-il le faire, esth�tiquement parlant,
comme de fid�les serviteurs de la descendance imp�riale ?
Ou comme des individus prudents et conscients du pr�sent ?
En tout cas, c'est une sensation dominante, tr�s pr�sente,
et une valeur s�re, sur laquelle on peut se reposer.
Oui, mais c'est le marketing. C'est �a, le marketing.
Compagnie d'honneur, repos !
Le Directeur G�n�ral du Mus�e d'Histoire de l'Art.
- M. le Pr�sident. - Bonjour.
Bonjour, Votre Majest�.
On m'a parl� de votre concurrent, la Kunstkammer.
Il n'y a pas de concurrence !
La Chambre du Tr�sor et la Chambre des Arts sont sous le m�me toit !
Elles font toutes les deux partie du Mus�e.
Le Tr�sor est l'ancienne collection...
C'est un grand honneur pour nous.
Je crains que nous n'ayons pas beaucoup de temps...
Tout ce que vous voyez ici sont des insignes
en rapport avec le Saint Empire romain.
Voici la couronne imp�riale. C'est la plus belle pi�ce que nous ayons.
Sur cette �uvre, vous pouvez voir l'empereur
avec sa couronne, le manteau du couronnement et le sceptre.
Ici, nous avons la couverture
de l'�vang�liaire du Couronnement de Vienne.
Nous poss�dons l'exemplaire manuscrit,
c'est l'�vang�liaire original, que nous conservons dans un coffre-fort.
L'empereur a pr�t� serment
sur l'�vang�liaire manuscrit.
- M. le Pr�sident, voulez-vous... ? - Non, non.
- Nous sommes bien plus grands. - Oui !
La collection a �t� ferm�e au public pendant dix ans,
parce qu'elle ne r�pondait plus aux normes de conservation.
Il a fallu quelques ann�es
avant que la R�publique d'Autriche nous accorde les subventions demand�es.
Pendant cette p�riode, nous avons apport� les am�liorations n�cessaires.
Permettez-moi de vous en dresser bri�vement
une pr�sentation chronologique.
�a commence au Moyen �ge pour s'�tendre jusqu'au 19e si�cle,
jusqu'� la p�riode du Classicisme du d�but du 19e si�cle.
Pour nous, cette p�riode repr�sente une passerelle
vers la collection antique.
Cette pi�ce date du 19e si�cle, comme le Mus�e tout entier, qui date de 1891.
La fresque du plafond est particuli�rement belle.
On y voit les diff�rents m�c�nes de la lign�e des Habsbourg,
ainsi que les souverains,
qui �taient aussi d'importants m�c�nes.
Ce qui est int�ressant, c'est que de nombreux objets peints ici
font aujourd'hui partie de la collection.
Nous aimerions raconter trois histoires dans un prospectus.
Les histoires de trois objets importants de la collection.
Nous voudrions transmettre la particularit� de ces lieux.
Afin que le public ait une perception de ce qui l'attend ici.
Ce qui est essentiel, c'est d'�tablir le lien avec le pr�sent.
Qu'est-ce que je vais pouvoir en tirer personnellement, dans ma vie ?
Qu'est-ce qui va m'inspirer pour mon quotidien ?
Avec ces objets qui ont plus de 500 ans, quel est leur lien avec mon pr�sent ?
La mani�re dont nous allons le pr�senter
sera tr�s contemporaine.
Tous les nouveaux �l�ments, comme les vitrines, sont contemporains.
Il va de soi qu'elles ont �t� fabriqu�es r�cemment.
Les lustres que vous suspendrez seront des �uvres contemporaines.
Ce qui est ancien, c'est l'enveloppe, le b�timent,
et les �uvres d'art elles-m�mes.
Allumez, s'il vous pla�t.
�a donne une id�e de la sensation que �a procure si on feuillette l'original.
Tout a �t� pens�.
Ces marques d'�raflure sont tr�s importantes dans la reconstitution.
Ce qu'on peut voir �galement,
c'est que tout le livre a �t� fait
avec les meilleures parties du v�lin, de la peau de veau.
Seule la peau qui longe la colonne vert�brale a �t� utilis�e.
Car plus on va vers les pattes, plus la peau est ab�m�e.
Sur certaines pages, on devine m�me
sur quelles parties de l'animal la peau a �t� prise.
On devine les os du bassin ou les vert�bres cervicales de l'animal.
Bonjour, mesdames et messieurs.
Je vous souhaite la bienvenue � notre conf�rence de presse,
destin�e � vous pr�senter un �v�nement tr�s particulier :
la copie conforme de l'�vang�liaire du Couronnement de Vienne.
Comme vous le savez, la couverture de l'�vang�liaire du Couronnement
est expos�e dans la Chambre des Tr�sors,
mais bien s�r, sans le manuscrit, sans le livre original,
parce qu'on ne peut pas risquer d'exposer un tel manuscrit
� une lumi�re permanente.
Malheureusement, la cons�quence est que ce livre
demeure inaccessible au grand public.
Voil� pourquoi cette formidable opportunit�
a vu le jour : la production d'une copie.
En produisant une copie parfaite, nous avons atteint notre objectif,
qui consistait � rendre ce magnifique livre
accessible aux visiteurs du Mus�e.
Il a �t� reproduit en �dition limit�e,
puisqu'il n'en existe que 333 exemplaires.
Chaque acqu�reur se verra remettre un exemplaire num�rot�
et sera assur� qu'il fait partie du cercle privil�gi� des 333 personnes
qui en poss�dent un exemplaire.
Le prix de vente est fix� � 29 980 euros,
soit un peu moins de 30 000 euros.
Nous avons calcul� ce prix en recourant � une simple analyse de rentabilit�.
Nous avons �valu� nos d�penses,
auxquelles nous avons ajout� les sommes n�cessaires pour couvrir
le montant des licences pour le Mus�e d'Histoire de l'Art,
notre b�n�fice, etc.
Qu'est-ce qui bloque ?
Merde.
Merde, merde, merde, merde.
Combien de tableaux y a-t-il dans la galerie annexe ? Un millier ?
1 300.
- Nous avons d�j�... - Stock�s tr�s �troitement.
- Oui, terrible ! - Nous pouvons envisager
un d�m�nagement de la galerie annexe dans environ 6 mois,
une fois que le transport des �uvres � Himberg sera achev�.
Les deux projets,
l'am�nagement des salles d'exposition et la galerie annexe,
ne doivent pas d�passer un certain budget qui a �t� fix� � 180 000 euros.
Mais... M. Frey, � chaque fois que je vous parle, il diminue !
On avait parl� de 190.
C'�tait 190, mais vous aviez promis de ne rien d�penser sur le projet Bruegel.
Or, j'ai d�couvert que
- Dans quoi ? - Dans le budget Bruegel.
Le d�partement informatique r�clame la somme pour le projet Bruegel.
Mais c'est un autre sujet. Qu'il s'agisse de 180 ou de 190...
Mais Bruegel a un budget � part.
Il a �t� supprim�.
On s'�tait concert�s, on ne pourra pas faire Bruegel cette ann�e.
Mais Bruegel a un budget � part.
Le projet Bruegel est financ� par le Getty.
Oui, et en plus, 50 000 euros avaient �t� pr�vus dans le budget,
mais nous avons convenu que ce poste
�tait annul�, et il a �t� supprim� du processus budg�taire.
Et que tout le reste,
comme la galerie annexe ou les cabinets d'angle,
ne seraient discut�s qu'au d�but de l'�t�.
Si la Kunstkammer est une r�ussite.
D'abord si la Kunstkammer est un grand succ�s financier,
et si nous parvenons � mettre en place
une coop�ration d'expositions � grande �chelle.
Sinon, nous devrons envisager une version
tr�s r�duite de la galerie annexe.
Voici la premi�re �uvre que j'aimerais beaucoup avoir pour la collection.
C'est le manteau d'un valet.
Nous disposons de la livr�e, mais le manteau est une pi�ce tr�s rare.
Tous ces objets vont �tre vendus aux ench�res aujourd'hui.
Nous vous souhaitons beaucoup de r�ussite aujourd'hui.
Lorsque vos offres auront �t� accept�es, vous pourrez les payer au comptoir.
500.
Une offre de 500 a �t� faite.
550 pour le 205.
600.
650. 700 ?
Qui est-ce ? Ah, c'est Kinsky.
750. 800 ?
Devons-nous le laisser aux Kinsky ?
950.
- Je continue ? - Va jusqu'� 1 000.
950. 1 000 pour le 151.
Arr�te.
Dommage.
- C'est les Kinsky qui vont l'acheter. - Tant pis, on arr�te.
Ce n'est pas la peine. Dommage.
130, 40, 50, 60, 70, 80, 90, ordre de 200...
Laissons monter jusqu'� 950.
950. 1 100.
Je continue ?
- Non, non. Qui ench�rit ? C'est lui. - Il doit avoir un �norme budget.
Il est parti � 6 000 !
6 000 !
Dans 20 ans, on va le retrouver en nantissement.
Exactement.
Bon, c'est le dernier.
C'est notre derni�re chance.
1 800 pour le 205. 1 900 ?
2 000 pour le 205.
2 000 une fois, 2 000 deux fois. 2 000 pour le 205...
- D�sol�, une offre � 2 300. - C'est pas possible !
C'est parti.
Continue, continue.
- J'ench�ris encore ? - Oui, encore une fois.
Encore une fois.
2 600 pour le 205.
Si on pouvait ramener au moins une pi�ce.
- 2 800. - C'est incroyable !
- 3 000. 3 400... - On arr�te.
- Laisse tomber, �a n'a pas de sens. - C'est du gaspillage.
C'est qui ?
Ils font monter les prix. C'�tait presque...
- D'ailleurs, il avait d�j� sonn�. - Tout � fait.
Ce n'est pas correct. Bon, c'est fini.
- �a aurait �t� celui-l�. - Oui.
C'est exactement ce qui manque � notre collection.
- Quel dommage ! - On n'y peut rien.
- Il est en parfait �tat. - Il est parti � 6 000.
Plus 25 % de commission.
Notre budget tout entier y serait pass�.
�a d�passe les limites du raisonnable.
Il est parti � 6 000.
- Vous avez une pi�ce similaire. - Mais la n�tre n'est pas aussi belle.
Similaire, mais pas aussi belle. Les voiles sont magnifiques.
- Et l�, c'est l'empereur ? - Tout � fait.
Un objet magnifique.
Tout simplement magnifique !
Que se passerait-il si �a fonctionnait ?
- Les trompettes sonneraient ? - Le bateau ne bougerait pas,
mais une musique d'orgue sortirait de ces tuyaux alv�ol�s,
qu'on voit ici... �a sonnerait comme de la cornemuse.
� ce moment, le bateau est immobilis�.
Quand la musique de cornemuse s'arr�te...
Les trombonistes sont actifs, leurs trombones bougent de haut en bas,
le timbalier joue en tournant de gauche � droite.
- Une fois que c'est fini... - De gauche � droite ?
Quand ce concert est fini, le bateau s'immobilise.
Une platine, cach�e derri�re cet habillage, d�clenche un m�canisme.
Et les m�ches, qui d�marrent pr�s de l'empereur et longent le pont,
activent les canons, qui lancent de la poudre.
Et les invit�s sont abattus ?
- Oui, les ind�sirables. - Fusill�s.
Tout � fait.
Il symbolise le navire
- de l'�tat. - Tout � fait. Exactement.
Incroyable.
Il y a aussi une banni�re ici qui fait tout le tour du navire,
o� une sorte de devise est inscrite :
"Je suis l'empereur, capitaine du navire,
Malheur au timonier qui osera me d�fier..."
- L'empereur � la barre. - Oui.
"Aucun prince ne me barrera la route,
Qu'importe la force du vent, je r�sisterai."
- Voici ce que �a repr�sente. - Formidable.
C'est incroyable comme cette m�taphore est intemporelle !
"L'empereur � la barre", �a rappelle Mao.
- Mao Tse-Tung "le Grand Timonier". - Exactement.
Il a d� avoir un �norme succ�s aupr�s des invit�s.
Sans aucun doute. Surtout tout ce syst�me de miniaturisation,
et la complexit� des m�canismes.
Les jouets de bureau du 16e si�cle !
Oui, mais c'est du luxe � l'�tat pur.
- Merci. - C'�tait un plaisir.
Je suis entre de bonnes mains.
C'est quelle couleur ? Elle a un nom, sorti du nuancier Pantone ?
Comment appellerait-on cette couleur ?
Une non-couleur. C'est une non-couleur.
Dans cette pr�sentation,
l'id�e est que chaque partie du Mus�e ait son propre logo.
C'est un grand changement, tout comme...
� la Chambre des Tr�sors et au Mus�e des Carrosses
vient se rattacher le terme "imp�rial".
Pour l'aspect touristique, le mot "imp�rial" a �t� �valu�
comme un terme tr�s attractif...
Ainsi que...
- Ce n'est pas traduit ? - Non.
C'est tr�s a�r�.
Le design est sophistiqu�, il a du style.
- �l�gant. - Oui, �l�gant.
Quant au nouveau logo, on dirait qu'il a toujours exist�.
Il n'est ni trop voyant ni trop moderne.
Il est styl� et tout � fait intemporel.
Exactement.
�a passe bien.
Tr�s bien.
Le principal changement dans le contenu
est l'ajout du terme "imp�rial" dans les expressions.
Des �tudes r�alis�es dans le secteur du tourisme
ont r�v�l� que c'�tait un terme tr�s accrocheur.
Pour moi, ce design est tr�s classique.
C'est tout � fait �a, tu as trouv� la bonne expression.
Parfait.
Le logo, lui non plus, n'est ni trop voyant ni trop moderne.
Il est intemporel et tr�s styl�.
Sa fa�on d'appara�tre sur l'affiche lui donne un aspect tr�s majestueux,
peut-�tre m�me un peu strict et noble � la fois.
J'aime bien. C'est �l�gant, c'est simple, rien de tapageur.
Je n'ai rien � ajouter. Vous avez tout dit.
Tu l'avais d�j� vu, le logo ?
Jamais.
Je me rends compte que notre Tr�sor s'appelle maintenant "Tr�sor Imp�rial".
Tu ne le savais pas ?
Il y aura aussi cette d�nomination sur les b�timents du Mus�e ?
Oui, des flammes ou des banderoles vont �tre install�es dehors.
Nous devons voir ce qui fonctionne le mieux.
Pour la Chambre des Tr�sors,
il y aura s�rement des panneaux arborant le logo "Kaiserliche Schatzkammer Wien".
J'ai ma bo�te ici.
Je vous donne aussi tout �a.
"Chevaux en Asie."
Tout ceci est � moi, vous savez ?
Non, pas celui-ci.
Non, je veux dire celui-l�.
Pas l'autre, bien s�r.
Attention, attention aux lustres.
C'est vraiment un travail de pr�cision, c'est incroyable.
C'est aussi un geste qui lui est propre, lorsque sa main pointe vers son c�ur,
comme pour dire : "Mon c�ur tout entier pour le pays."
Joseph l'exprime diff�remment.
Joseph va plut�t diriger sa main vers des cartes.
"Regardez, c'est mon pays !" Alors qu'elle, c'est l'instinct maternel...
C'est ainsi qu'elle est repr�sent�e
dans la plupart des peintures.
Je suis heureux qu'elle ait retrouv� sa place
et que la restauration soit une telle r�ussite.
Le Pr�sident de la R�publique tient � vous adresser ses remerciements,
parce qu'il n'�tait vraiment pas �vident d'entreprendre
une restauration d'une telle envergure et un projet � si long terme,
en plus de tout le travail qu'exigent le Mus�e d'Histoire de l'Art
et la Kunstkammer, qui va bient�t �tre achev�e.
Surtout lorsqu'on sait que les restaurateurs ont fort � faire
pour entretenir les tableaux qui sont accroch�s ici depuis des si�cles.
Les choix ne d�pendent pas que de crit�res esth�tiques,
ils r�pondent � une n�cessit�. Le Pr�sident vous en est reconnaissant.
Nous devons pr�server cet h�ritage autrichien
pour que nos invit�s et nos visiteurs en profitent.
Ce tableau est une �uvre c�l�bre, il �tait dans les manuels scolaires :
"Marie-Th�r�se et ses quatre fils".
Les ateliers de restauration du Mus�e d'Histoire de l'Art
ont fait un excellent travail.
Si on dispose la table comme �a, �a devrait aller.
Le Pr�sident se tiendra ici. Pas trop de reflets ?
- Si, beaucoup. - Beaucoup de reflets ?
- Oui. - C'est toujours le probl�me.
Je vois. Nous devons donc choisir un autre angle de prise de vue.
C'est bien.
C'est tr�s solennel. Doit-on dire quelque chose ?
Moi, j'aimerais dire quelque chose.
M�me si tout ceci est en ton honneur.
- Mais je n'ai rien � dire. - Je prends la parole avec plaisir.
Cher Christian,
cher M. le Directeur Christian Beaufort-Spontin,
directeur de la collection d'armes.
Avant tout, je te souhaite la sant�,
la force et l'optimisme pour ton d�part � la retraite.
Et je tiens � te remercier du fond du c�ur
pour les longues ann�es de collaboration
et d'amiti� que j'ai eu la chance de partager avec toi.
C'est un privil�ge de pouvoir b�n�ficier de telles relations de travail.
C'est tr�s pr�cieux. Pour cela aussi, je te remercie chaleureusement.
C'est aussi pour moi un privil�ge, en tant que Directrice G�n�rale du Mus�e,
de t'adresser les remerciements
de Madame la Ministre, Claudia Schmied.
Il faut que je lise sa lettre, je ne la connais pas par c�ur.
"M. le Conseiller de la cour,
"� l'occasion de votre retraite,
je tiens � vous adresser ma reconnaissance
"pour vos longues ann�es d'activit� au sein du Mus�e d'Histoire de l'Art,
"et vous souhaite de belles ann�es � venir.
"Avec toute ma sympathie, la Ministre f�d�rale."
Permets-moi, cher Christian,
de te remettre cette lettre de v�ux
de Madame la Ministre.
Je profite de cette occasion pour te remercier encore une fois
pour tes ann�es de service au sein du Mus�e.
Le mot "service" n'est plus tr�s souvent utilis� de nos jours,
mais tu as vraiment "servi" ce Mus�e et c'est quelque chose de tr�s pr�cieux.
Et donc, pour finir,
- toutes mes f�licitations. - � toi aussi, merci beaucoup.
Merci, cher Christian.
Je ne sais que dire. Je suis profond�ment touch�.
C'est un endroit merveilleux
et j'esp�re que cela va continuer ainsi,
et...
je ne sais pas quoi dire de plus.
Paul, rapproche-toi un peu.
Vous pouvez vous tourner un peu vers la vitrine.
- Comme �a ? - Encore plus.
- L�, c'est bien ? - Oui, parfait.
Encore une.
- Encore une. - C'est bien comme �a ?
Je ne me rappelle pas comment je me tenais.
- Tu dois nous le dire. - C'est bien ?
Oui, encore un instant.
Sabine, tourne un peu tes �paules... Oui, comme �a. C'est bien.
- Je dois me tourner aussi ? - Oui.
Tu vois, je le savais.
- Toujours rester en ligne. - Comme � la patinoire.
La documentation est superbe.
Une table pour les dossiers de presse et une pour les catalogues.
Nous pr�parerons 300 dossiers de presse en allemand
et 200 en anglais.
Lorsque le Pr�sident de la R�publique arrivera...
Il doit arriver � 17 h pile.
M. Pichorner recevra alors un appel,
il devra demander � Sabine Haag et � Paul Frey
de se rendre � l'entr�e principale
pour y accueillir M. le Pr�sident.
Ensuite, c'est Barbara Rett qui donnera la parole � M. le Pr�sident.
Le Pr�sident prononcera alors son discours.
Et � la fin, il annoncera : "Je d�clare la Kunstkammer ouverte."
Ensuite,
Sabine Haag et Mme la Ministre se rapprocheront de M. le Pr�sident et,
suivis par les invit�s officiels, ils regagneront l'escalier principal
qui m�ne � la Kunstkammer.
En bas des marches,
nous aurons le traditionnel coup� de ruban en guise d'inauguration.
Mais juste avant, le Pr�sident...
Mme Harsdorf se tiendra pr�te avec le livre d'or,
et M. le Pr�sident et Mme la Ministre, ainsi que Mme Prammer,
inaugureront le livre d'or.
Ensuite,
Sabine Haag, Paul Frey, M. le Pr�sident
et Mme la Ministre iront derri�re le ruban en passant sur les c�t�s.
C'est l� que la s�ance officielle de photos aura lieu.
Puis la fanfare se mettra � jouer.
Apr�s les morceaux de fanfare, ils couperont tous ensemble le ruban.
2 200 objets...
C'est une tapisserie qui date de la fin du Moyen �ge...
Adaptation : Carole Formont
Sous-titrage : C.M.C. - Paris
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