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Musique mystérieuse.
...
Tonnerre.
-Edmond,
prenez le commandement
du Pharaon. -Capitaine !
Ce devoir devrait me revenir.
-Votre devoir est d'acheter de la marchandise.
Ce coffre contient une lettre.
Il faut que vous la remettiez à quelqu'un
à Paris.
-Mercédès !
-Tu repartiras
après notre mariage. -Marions-nous demain.
-Nous sommes catalans.
Nous n'épousons pas des étrangers.
-Voici pour vous. -Vous nous avez déjà donné trop.
-"Est, par la présente, informé qu'au dénommé Edmond Dantès
"a été confiée une lettre
"par l'usurpateur Napoléon."
-Suivez-nous.
-Je vais leur dire que cette lettre est de vous.
-Faites cela, et je vous arrache le coeur !
-Je suis M. de Villefort. A qui étiez-vous censé
confier cette lettre ? -M. Noirtier,
à Paris.
-Edmond !
Où t'emmènent-ils ? -Je l'ignore ! Je reviendrai !
-Il a été emmené au château d'If.
-Il est mort. Je suis terriblement navré.
-10 ans...
De la pierre s'effrite.
-Abbé Faria.
Vous m'aiderez à préparer notre évasion ?
Nous creuserons,
puis je vous ferai la classe.
Redites-moi ce qui s'est passé.
Le nom d'origine de Noirtier est "Noirtier de Villefort".
Il l'a changé en devenant bonapartiste.
-Vous n'utilisez plus
le nom "Noirtier" ? -Non, c'est "de Villefort".
-Je rêve de me venger. -Lorsqu'on veut se venger,
il vaut mieux creuser sa propre tombe d'abord.
Vous devrez vous échapper seul.
C'est une carte de l'île de Monte-Cristo.
"A 20 pas à l'ouest
"du Rocher du Lapin, vous trouverez
"mon trésor." Je vous le lègue tout entier.
-Le numéro 27 est mort !
-Pardon, mon père.
-Courez ! Faites sonner
le canon !
Rassemblez les gardes !
Musique pesante.
...
Hennissement au loin.
Des chevaux galopent.
...
-Allez, du nerf ! On n'a pas toute la journée !
Un homme râle. Qu'on en finisse !
-Je fais au plus vite !
...
-Qu'est-ce qui prend autant de temps ?
Eclats de voix au loin.
...
...
...
Il respire nerveusement.
...
...
Eclats de voix au loin.
...
Générique.
...
Les cloches sonnent.
...
-Hé, petit !
Louis Dantès vivait ici. C'est toujours
le cas ? -Il est mort y a des années.
-Combien d'années ?
-5, ou peut-être 6.
-Où est-il enterré ?
-A Saint-Augustin.
-Bien. Merci.
Monsieur, veuillez m'excuser...
Sauriez-vous par hasard où trouver Louis Dantès ?
-Je crois que c'est par ici. Venez.
Regardez. "Louis Dantès, mort de chagrin
"en 1825."
Et à côté, il y a son fils,
Edmond Dantès...
mort 10 ans avant son père.
C'est triste, n'est-ce pas ?
Musique sombre.
...
-Monsieur, bonjour !
Vous habitez ici ? -Oui.
-Une femme qui ramendait les filets habitait là.
Vous savez où elle est ? Elle s'appelle Mercédès.
-Elle est partie depuis des lustres.
-Partie où ? -Elle s'est mariée.
Ils sont partis à Paris.
Musique mystérieuse.
...
Musique sombre.
...
-Reviens là, toi ! -Halte !
...
-Libère-moi, mon ami !
-(D'accord.
(Voilà !)
Non ! Va par là.
(Va-t'en, laisse-moi !
(Arrête ! Je t'ai dit d'aller par là !)
Qu'est-ce qui te prend ? La voie est libre !
-Pourquoi tu te caches ?
-Tu t'en sortiras mieux sans moi. Sauve-toi !
-J'ai bien fait de rester avec toi.
-D'où tu viens ?
-De Talamone.
-Que fait un Italien à Marseille ?
-De la contrebande. -De quoi ?
-De vin, de brandy.
Ils nous ont coincés sur la plage.
Je sais pas quoi faire du bateau ni du muet.
Je sais pas naviguer. -Quel muet ?
-C'est mon neveu. Il gardait le bateau.
Hennissement.
-Et il est où, ce bateau ?
-Ancré près d'une crique.
Ettore !
Ettore, c'est moi !
Tire pas, imbécile !
Repose ce mousquet !
C'est moi !
On s'est fait arrêter.
Je me suis échappé grâce à mon ami.
Il va nous ramener.
-Je peux t'aider
à naviguer. -Fais-lui confiance.
Il m'a sauvé la vie.
-Qu'est-ce qu'il dit ? -Que tu ressembles à un fermier,
pas à un marin.
-Eh ben, c'est ce qu'on va voir !
-Qu'est-ce que tu es ?
Qui es-tu ?
-Je suis Sinbad le marin.
Votre ancien timonier, avait-il des plans, des cartes,
un compas ? -Oui, c'est en bas.
-Apportez-les-moi.
-Je vois pas la terre.
-Le vent a changé de direction.
-Mais on est où ?
-A peu près à 10 lieues de l'île de Monte-Cristo.
-C'est très loin de Talamone !
-On attend une tempête.
-Quelle tempête ? -On va accoster,
la laisser passer, puis mettre le cap sur Talamone.
-T'es devenu fou ? Quelle tempête ? Y a pas un nuage !
-Tu veux me remplacer à la barre ? Je te laisse la place.
Tu as déjà accosté ici ? -Quelques fois.
-Le Rocher du Lapin, tu connais ? -Jamais entendu parler.
-Faites un feu. Je vais nous chercher une chèvre.
-Je viens.
-Non, reste ici et surveille la barque.
Des contrebandiers pourraient s'en emparer.
...
Musique douce.
...
28... 29... 30...
31.
...
(Lapin... Lapin...
(Où est-il, ce rocher ? Où est-il ?)
En criant. Dites-le-moi !
7, 8, 9... 60 pas !
26, 27, 28, 29, 30,
31, 32, 33, 34, 35,
36, 37...
-Mais qu'est-ce que tu fabriques ?
Tu sais pas trouver une chèvre ?
-Je repérais où on était.
-Le ciel est dégagé. On s'en va !
Viens !
Ettore !
On s'en va. Allez, viens !
Il a trouvé aucune chèvre !
-Vous, allez-y !
-On peut retourner chez nous. Viens. Monte dans la barque.
Allez, monte !
Musique mystérieuse.
...
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce que tu vois ?
...
Sinbad ! Qu'est-ce que
tu regardes ?
...
-Quand on sera à Talamone, que vas-tu faire de ce bateau ?
-Je vais le rendre à mon oncle. Ce bateau lui appartient.
...
Et voilà pour toi !
Alors, c'est bon ?
-Le poisson est délicieux. -Demain, on ira en pêcher plus.
-Tu as ton propre bateau ?
-J'en ai un petit. C'est celui avec les voiles rouges.
Ma soeur, Ariana,
elle t'a préparé un lit.
Hein ?
-C'est très gentil à vous, mais... je crois que je vais dormir dehors.
-T'aimes pas ma soeur ?
-J'aime regarder les étoiles.
-T'es un homme bizarre, Sinbad ! Très bizarre.
Antonio !
Joue un peu pour nous !
Il joue de l'accordéon.
...
Musique douce.
...
-C'est une carte de l'île de Monte-Cristo,
avec les instructions pour trouver où est caché
un fabuleux trésor.
Moi, je crois qu'il est toujours là.
Musique sombre.
...
-Qu'est-ce qu'il y a ? Quoi ?
...
Sinbad !
...
Musique mystérieuse.
...
Gémissement d'effort.
Il halète.
...
Respiration accélérée.
...
...
Il rit.
Respiration accélérée.
...
-Dieu vous bénisse, abbé Faria !
...
Il rit.
Il soupire.
Musique douce.
...
Musique sombre.
...
Bénissez-moi, mon père, car j'ai péché.
-A quand remonte votre dernière confession ?
-Cela fait 15 ans. -Vous avez dû commettre
nombre de péchés en 15 années. Désirez-vous les confesser ?
-Je crains d'avoir délaissé Dieu.
-Est-ce vraiment le cas ?
-Je souhaite me venger d'un préjudice que j'ai subi.
-Que vous a-t-on fait, mon fils ?
-On m'a dérobé 15 années entières de ma vie.
Et la seule femme que j'aie aimée m'a été enlevée en même temps.
C'est l'heure de ma vengeance.
-Mon fils, il vous faut pardonner, qui que soit le coupable.
Si vous n'y parvenez pas,
vous franchirez les portes de l'enfer,
où vous serez consumé par les flammes éternelles.
Souhaitez-vous être absous de vos péchés, mon fils ?
-Je veux que justice soit faite. Je ne veux rien d'autre.
-Dieu rend la justice, pas les hommes.
-Et s'il ne me l'accorde pas ?
-Alors, la providence s'en chargera.
-Et si elle échoue ? Qui le fera ?
Si je n'obtiens justice ni par Dieu ni par la providence,
dans ce cas, je devrai l'obtenir par mes propres moyens.
-Non.
Promettez-moi, au nom de Dieu et au nom du fils,
que vous ne concrétiserez jamais ces plans que vous fomentez.
Il vous faut pardonner, mon fils.
Sans pardon, vous ne retrouverez jamais l'amour.
Musique douce.
...
-Jacopo !
C'est arrivé pour toi hier.
-T'es sûr que c'est pour moi ?
-Il y a ton nom dessus.
-Je sais pas lire.
Il se racle la gorge.
-"Cher Jacopo, j'ai acheté 2 gros bateaux pour ta famille
"et j'ai mandaté un notaire pour l'acquisition de 3 maisons.
"En échange, je veux que tu viennes à Marseille.
"Prends une chambre à l'hôtel Le Pinson.
"Je t'y retrouverai à midi au dernier jour du mois.
"Viens habillé en gentilhomme. Sinbad."
Y a quoi d'autre ?
-Que du papier.
Merci.
Musique mystérieuse.
...
-Coclès ? C'est bien vous ?
-Qui êtes-vous ?
-J'ai fait affaire avec Morrel et Fils
il y a des années, et j'ai appris
que la maison avait été mise en vente.
Savez-vous pour quelle raison ?
Les affaires vont mal ? -On peut dire ça, oui.
-Je vois que l'entrepôt est pratiquement vide.
A combien s'élèvent ses dettes,
au juste ?
-Je ne suis pas autorisé à le divulguer.
-M. Morrel a-t-il toujours le Pharaon ?
-Non, il a coulé, comme ses 2 autres navires.
-Et l'équipage, a-t-il coulé aussi ?
-Fort heureusement, tous ont été sauvés.
J'aimerais pouvoir en dire autant pour les 2 autres bateaux.
-Sinbad !
-Jacopo !
Ravi de te voir de retour
à Marseille.
Merci de m'avoir rejoint. -Evidemment
que je suis venu ! -Asseyons-nous.
Un thé, s'il vous plaît.
-Les bateaux, les maisons... Je pourrai jamais te remercier !
-Tout le plaisir est pour moi. -Je dois te poser la question.
Comment as-tu fait ? -Le notaire s'en est chargé.
-Non... Qu'est-ce que t'es drôle !
Comment tu as mis la main sur une somme pareille ?
-Oh, ça ! Non... Non. Non !
J'ai touché un héritage
très coquet.
Jacopo, j'ai besoin de ton aide.
-Pour toi, je suis prêt à tout.
-Je voudrais t'engager.
Certaines missions que je te confierai
pourraient te mettre en danger.
-Tu veux dépouiller
des nobles ? -Non, pas tout à fait.
Ce que je m'apprête à te dire doit absolument rester entre nous
pour le reste de ta vie. C'est clair ?
-Tout à fait.
-Il y a un cimetière, ici,
avec une tombe dont la stèle porte mon nom et l'année de mon décès :
l'an 1815.
-C'est bizarre. Très bizarre.
C'est quoi, comme nom ?
-Edmond Dantès.
Je suis né ici, à Marseille.
J'ai passé 15 ans en prison pour un crime que je n'ai pas commis.
J'ai donc besoin de toi parce que j'entends découvrir pourquoi.
Et quand je l'aurai découvert,
je compte punir les gens qui m'ont envoyé là-bas.
Musique pesante.
...
Eh bien ?
-Villefort ne travaille plus ici.
Il est procureur du Roi à Paris, maintenant.
-Plus haut tu t'élèveras, plus dure sera la chute.
Et pour les archives ?
-Je pourrais forcer l'entrée. -Nous verrons cela demain.
-Il y a un problème, par contre.
Un gros problème.
-Quoi ?
-Je ne sais ni lire ni écrire.
Je peux te faire entrer, et tu trouves le dossier.
-Si l'on me prend sur le fait, il en sera fini de moi.
-Je suis désolé.
-Il y a peut-être un autre moyen.
Musique sombre.
...
M. Garnier ?
-Oui ? -Vous êtes bien
le responsable
des archives ? -Que voulez-vous ?
-Je suis M. Dupont. Je travaille au "Journal de Paris".
Nous préparons un article sur les prisonniers politiques,
et nous avons découvert l'histoire d'un homme
incarcéré sans procès au château d'If.
Euh... Un dénommé Edmond Dantès.
-Je sais qui c'est.
-Pensez-vous que je pourrais consulter
son dossier de détention ? Ou peut-être l'acte
d'accusation ? -C'est impossible.
Les dossiers des détenus
sont confidentiels.
-M. de Villefort a donc eu tort.
-Vous avez dit
"Villefort" ?
-Tout à fait.
Il m'avait dit que vous m'aideriez, mais il semble s'être trompé.
Je vous ai fait perdre votre temps, et le mien aussi.
Je suis venu de Paris pour rien.
-Attendez !
Je suis sûr qu'on peut s'arranger. Comment se porte M. Villefort ?
-A merveille.
Il est très occupé.
Il est procureur du Roi.
-Je sais. Il a réussi
à se faire une très bonne place.
Venez. Allons donc trouver le dossier
de ce fameux Dantès.
"D"... "Da"... "Dan"...
Ah ! Voilà.
Un armateur est venu régulièrement pour me convaincre
de lui confier ce dossier, ce que j'ai toujours refusé.
-Comment s'appelait-il ?
-Morrel. Un bonapartiste, paraît-il.
Il semblait croire Dantès innocent.
Ah ! Je vous en prie, asseyez-vous.
-Merci.
-Voulez-vous du thé ? Un café ? -Non, merci, ça ira.
Je...
Je vous le rapporte dès que j'ai terminé.
Et à mon retour, je mentionnerai votre obligeance à M. de Villefort.
-Merci, M. Dupont.
C'est très aimable à vous.
Musique mystérieuse.
...
-"Monsieur le procureur du Roi est,
"par la présente, informé qu'au dénommé Edmond Dantès,
"du navire Le Pharaon,
"arrivé ce matin de l'est après avoir touché à l'île d'Elbe,
"a été confiée une lettre par l'usurpateur Napoléon,
"avec pour instruction de la livrer au Comité bonapartiste,
"à Paris.
"Comme preuve, vous trouverez cette missive
"sur sa personne ou dans sa maison."
(Caderousse !)
Musique pesante.
...
Vous m'avez été
d'une grande aide. -Avec plaisir.
-Bonne journée.
A la taverne Caderousse !
Tu as les pistolets ?
-Oui, j'en ai un des 2.
-Garde la main dessus.
-Tu es sûr de vouloir faire ça, Edmond ?
-Ne m'appelle plus jamais ainsi.
Je suis le comte de Monte-Cristo, est-ce bien clair ?
-Oui, monsieur.
-Vous désirez, messieurs ?
-Où est Caderousse ?
-Caderousse ? Il travaille plus là.
Il m'a vendu la taverne il y a 4 ans.
-Où puis-je le trouver ?
-Il a racheté une petite auberge
sur la route qui mène au pont du Gard.
-Passe par la porte de derrière.
...
Il y a quelqu'un ?
-Oui ! Oui, me voilà. J'arrive tout de suite.
En quoi puis-je vous aider ?
-Je vous ai apporté ceci.
Regarde-moi et dis-moi si tu me reconnais.
Je suis Edmond Dantès.
-Pitié ! Pitié, ne me tue pas !
-Assieds-toi.
As-tu écrit cette lettre ?
-Non, ce n'est pas moi qui l'ai écrite.
Je le jure devant Dieu. -Tu sais qui c'était ?
-Oui.
-Qui ? -Si je te le dis, ils me tueront.
-Et si tu ne dis rien, je te tuerai.
Ou mon ami s'en chargera.
-On devrait le tuer. -Attendez !
-Qui est-ce ?
-Ils l'ont écrite ensemble.
Je te croyais mort.
-Je veux leur nom, Caderousse.
-Danglars...
et Fernand,
le Catalan.
J'étais très en colère.
Je leur ai dit que rien n'était vrai.
Vous l'accusez d'être bonapartiste.
-Donc... Tu les as vus la rédiger et tu ne les as pas empêchés.
Tu n'as rien fait pour empêcher un innocent
d'être arrêté sur de fausses vérités.
Un homme à l'aube de sa vie, condamné à dépérir seul
dans les cachots du château d'If, où il a croupi pendant 15 ans !
-Ayez pitié, Seigneur.
-Maintenant, tu vas payer pour ça.
-Non, attends !
-Jacopo, toi, à ma place, que ferais-tu ?
-Je lui arracherais les yeux, puis je lui trancherais la langue.
-Mais vous avez perdu la tête ? Ecoute-moi. Tu sais que ton père
est mort... -Quel est le rapport ?
-Je m'en suis occupé. J'ai veillé sur ton père
jusqu'à sa mort.
Ah !
Tu vois ? Je ne te mens pas.
Il utilisait l'argent dans cette bourse
pour survivre.
Et...
quand il était à court, on lui apportait de la nourriture,
moi et M. Morrel.
Il ne s'est jamais remis de t'avoir perdu.
-Danglars et Fernand ? -Oui.
-Danglars, je peux le comprendre, mais...
Fernand...
Cela n'a aucun sens.
-Tu n'es donc pas au courant ?
-Au courant de quoi ?
-Fernand a épousé...
Mercédès.
Je suis navré, Edmond.
Musique sombre.
...
-Qu'en penses-tu, Jacopo ?
Crois-tu cet homme capable de racheter ses fautes ?
-Il ne faut pas y compter. -Oh, mais si !
Je jure que je vais me racheter.
-Désires-tu sincèrement le faire, ou est-ce la peur qui parle,
Caderousse ?
-Ca fait trop longtemps que ces remords
me gâchent la vie et me rongent.
Je ferai
tout ce que tu désires.
-Assieds-toi.
Où se trouvent Fernand et Danglars ?
-Ils vivent à Paris.
Danglars est banquier, et ses affaires marchent très bien.
Fernand fait de la politique.
Ce sont des hommes très influents. D'ailleurs, figure-toi
que Fernand a même un titre. Il est désormais comte de Morcerf.
-Caderousse, que dirais-tu de travailler
pour le comte de Monte-Cristo ?
-Oui, d'accord. Et ce comte de Monte-Cristo,
qui est-ce ? -C'est moi.
Je suis désormais un homme fortuné, et j'ai besoin de quelqu'un
qui serait mes yeux et mes oreilles à Paris.
-Que devrai-je faire ?
-Jacopo, prends la bourse.
Je te procurerai un logement et je te payerai des mensualités.
En échange, tu devras enquêter sur Fernand, sur Danglars
et sur un dénommé Villefort, le substitut du procureur
qui m'a fait écrouer sans procès.
-Mais... par quels moyens je vais m'y prendre ?
-Par tous les moyens imaginables.
Commence par les bibliothèques, les archives de journaux.
Retrace l'historique de chacun. Renseigne-toi sur...
leurs enfants, leurs domestiques, leurs amis, leurs épouses
et leurs maîtresses.
Je veux tout savoir sur eux, en particulier leurs faiblesses.
Et concernant Villefort, je veux le nom
de toutes ses victimes. Tu enquêteras en secret,
puisque, comme tu le sais, Edmond Dantès est mort.
Voilà de quoi te mettre
le pied à l'étrier : 5 000 francs pour toi.
Voix étranglée. -Tu permets...
Tu permets que j'aille me servir du vin ?
-Moi aussi, je vais en prendre.
-Jacopo te rendra visite
pour observer tes progrès.
Une dernière chose :
il faut accéder à leurs dossiers bancaires.
Ces dossiers sont souvent révélateurs.
-Tu veux causer la perte de ces 3 hommes ?
-Sans qu'ils n'en sachent rien.
C'est extrêmement important pour moi.
La stèle sur la pierre tombale de mon père,
c'est toi qui l'as fait graver ? -Non. Mercédès s'en est chargée.
-Et la tombe d'à côté,
celle qui dit que je suis mort en 1815 ?
-C'était Mercédès également.
-Combien de temps m'a-t-elle attendu ?
-On lui avait assuré que tu étais mort.
-Qui ?
-Villefort, le substitut du procureur,
a dit à M. Morrel que...
Que tu avais mis fin à tes jours.
-Cela ne rend la chose que plus humiliante.
Musique sombre.
...
-Un de mes amis est entré chez vous
et a dérobé des vêtements, et...
à présent,
il souhaiterait rembourser sa dette.
-C'est beaucoup trop d'argent. -Oui, je sais.
Faites-en bon usage.
...
Mlle Morrel ?
-Oui ? -Tenez. Donnez ça à votre père.
-Max ! Tu ne devineras jamais ce qui vient d'arriver !
Un inconnu m'a remis
cette bourse pour papa. -Que contient-elle ?
-Je l'ignore.
C'est à lui de regarder dedans. Il est déjà là ?
-Oui, il est dans son bureau.
-Papa !
Que faites-vous
avec ce pistolet ?
-Je m'apprêtais à le ranger en lieu sûr.
Voilà.
-Vous vous sentez bien ?
-Oh, je...
Je n'ai pas très bien dormi, Julie.
-Ceci est pour vous.
-Qui t'a donné ça ?
-C'est un inconnu,
sur le quai, qui m'a demandé de vous la remettre.
Eh bien, qu'est-ce que c'est ?
-C'est... Ce sont des...
Ce sont des quittances de mes créanciers...
qui attestent que toutes mes dettes ont été...
remboursées jusqu'au dernier centime.
Mais comment...
-Oh...
"Mon cher M. Morrel,
"j'espère que ceci vous permettra de surmonter vos difficultés.
"J'aimerais que le diamant serve à remplacer le Pharaon."
-Quel diamant ?
(Oh !)
Mais... Attends, je...
Je crois que...
je reconnais cette bourse.
Je l'avais offerte à Edmond Dantès
pour ses fiançailles. -Cela ne peut pas être la même.
Papa, nous sommes sauvés !
Oui, nous sommes sauvés !
-Je comprends toujours pas pourquoi on va pas nous-mêmes à Paris
pour tuer ces Villefort, Danglars et Fernand.
-Ce serait trop facile pour eux.
Non, Jacopo.
Ma vengeance sera à la hauteur du crime.
france.tv access
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