Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Une des 2 femmes dont tu me parlais est revenue, je pense.
- Leur description physique? - Petites.
Et les deux étaient blondes.
- Ta description de la suspecte, je comprends pas pourquoi.
- Votre pÚre a pas repayé sa dette.
- Il est retourné en Russie.
- C'est un peu ça, le problÚme.
- Oui, viens nous rejoindre au bunker.
On a quelque chose Ă te montrer.
Chaque fois, je reviens tout le temps au mĂȘme constat:
sans Wesley pour témoigner,
notre preuve est pas assez solide.
Là , je me suis demandé s'il y avait pas
un autre gars qu'on pourrait faire changer de bord.
Je me suis rappelé une affaire que Wesley m'a dite.
- Jason avait la chienne.
C'est le seul de la gang qui a choké,
avec Arnaud,
sauf que lui, c'est un cancer qui l'a empĂȘchĂ© de continuer.
- Arnaud Laurin, 34 ans.
Et guess what?
Il est encore vivant.
(sonnette de porte)
- Votre mari revient quand?
- Je... Il m'a pas dit ou il allait.
- Perdons pas de temps.
LĂ -dessus, il y a une trentaine de noms.
Vous allez remplir la clé
avec leurs 30 dossiers médicaux complets,
d'ici minuit demain.
- Je vais essayer.
- Essayer, c'est pas une option.
Il y a aussi les indications pour savoir
comment m'envoyer le contenu.
Tout est bien expliqué. A demain.
- En passant, mon mari va installer
des caméras autour de la maison.
Je voudrais pas que vous ayez de problĂšmes.
- C'est votre problĂšme.
Pas le mien.
- Arnaud Laurin, 34 ans.
Ancien adjudant-chef, déployé plusieurs fois.
Il a fait 2 ans Ă JTF.
Depuis un an, il combat un cancer de la prostate.
Il a quitté les Forces l'an passé.
Selon sa page Facebook, il est encore vivant,
mais son profil est privé, sinon.
- C'est ça, le gros lead dont vous parliez au téléphone?
- Bien lĂ , c'est quand mĂȘme
le seul gars à avoir quitté Whitestone vivant.
- OK, et est-ce qu'on connaĂźt ses positions?
Sa relation avec Craig?
- C'est pour ça que Laroche est là , pour lui passer la puck.
Faut voir si on peut pas trouver quelque chose pour lui,
un angle pour le faire virer de bord.
Aurait-il envie de parler contre Craig?
Je sais pas. - Kim.
On a besoin de Craig en ce moment.
Le pays au complet a besoin de Craig.
- Je comprends, mais éventuellement,
on n'en aura plus besoin.
On perd quoi Ă monter de la preuve en attendant?
- Mon temps, qui est consacré pour le moment
à se défendre contre un ennemi qui nous a attaqués chez nous.
- De toute façon, si le gars est encore vivant,
il est en bons termes avec Craig.
- OK, mettons qu'on essayait
de trouver son point faible,
quelque chose de compromettant.
C'est peut-ĂȘtre le coup de fouet que ça lui prend?
- Attends, tu veux faire chanter un gars qui a le cancer?
- Je veux faire chanter
un ex-membre d'une organisation criminelle
dans le but que justice soit rendue.
- Voyons donc, c'est pas légal, ça!
- OK, et Craig et ses gars, c'est légal, ça?
- Mais...
(sonnerie de cellulaire)
Oui, major Sergerie.
(raclement de gorge)
- Ton Laurin, là , il est parti avant que Whitestone soit lancé.
Si ça se trouve, il a absolument rien fait de criminel.
- Mais la fin justifie les moyens.
- J'arrive tout de suite.
Meeting d'urgence, il faut que j'y aille.
OK, on lĂąche Laurin, on lĂąche Craig,
on fait pas chanter personne.
La réunion est terminée.
- Os...
(vrombissement du moteur)
- Faut ĂȘtre Ă la shop dans une demi-heure.
Je t'ai ramené hier.
J'ai pogné tes clés.
Tu dormais dans les toilettes.
C'est de l'héro que tu te "shootes"?
- Fentanyl.
- As-tu mal Ă quelque part?
- Non.
- Pourquoi t'en prends, d'abord?
- Ca relaxe.
- Tu sais ce que Craig en pense de ça,
les junkies et tout?
- Es-tu aprĂšs dire que je suis un junkie?
- Pas loin.
- Je veux juste te dire que... que je t'aime, man.
Et je serais prĂȘt Ă prendre une balle pour toi, anytime.
Any fucking time.
- Ca fait 3 semaines que Wesley est mort.
Ca fait 3 semaines que mon chum que j'aurais pu sauver...
s'est fait tuer.
Il y a du monde
qui part sur la brosse pas mal plus longtemps que ça.
- T'es pas sur la brosse, tu te "shootes" avec de la marde.
Moi aussi, je suis en tabarnac,
mais je mets mon énergie à venger mon chum.
Es-tu capable d'arrĂȘter, au moins?
- Je peux y aller, astheure?
- Prends ta douche avant. Tu sens la charogne.
- (Mick): Je suis rentré dans l'armée pour faire
une différence dans le monde,
pas pour me faire une blonde.
Et si je rencontre quelqu'un que j'aime, tant mieux, pour vrai.
Mais mon but, ç'a toujours Ă©tĂ© d'ĂȘtre dans JTF16.
(vrombissement de moteur)
- La rentrée ici, du petit bureau...
(paroles entremĂȘlĂ©es)
- On en est ou avec le systĂšme de surveillance?
- Un détecteur de mouvements et 2 caméras installées.
Sinon, tous les angles morts sont couverts.
- Je veux que ce soit installé dans une heure.
- Ca va ĂȘtre serrĂ©, colonel.
- Je reçois le premier client potentiel
de Whitestone dans 2 heures.
Je veux que ce soit prĂȘt avant, compris?
- Oui, colonel.
T'as entendu ce qu'il a dit? Envoye!
Caméras dans le stock room.
- La seconde réunion avec les Américains prévue cet aprÚs-midi
a été annulée.
L'ambassadeur Kittle
a suspendu indéfiniment les pourparlers
pour une éventuelle opération conjointe avec JTF16.
- Pour quelle raison?
- Il veut prendre le temps d'évaluer ses options.
Il part demain matin. - Je comprends pas.
Il avait aimé le pitch de Craig.
âȘ âȘ âȘ
- J'ai pas eu droit Ă d'autres explications.
J'ai pensé demander au colonel de parler directement à Kittle,
étant donné qu'ils ont eu un bon contact.
- Il voudra pas.
- Parce que j'ai refusé d'annuler
les compressions budgétaires à JTF16?
- Parce qu'il est rancunier.
- Vous...
- Pardon?
- Vous allez lui demander de parler Ă Kittle.
Vous avez réussi à le persuader à reprendre du service.
Je suis convaincue que vous allez trouver les bons mots.
- Le problĂšme, c'est le budget. Il changera pas d'avis.
- Dites-lui qu'il va avoir son argent
seulement s'il convainc Kittle de rester Ă bord.
- Non, c'est pas une bonne stratégie.
- C'est un ordre.
(ouverture de porte)
(cris indistincts)
- Yes! All right!
Steady, steady, steady, steady!
Yes!
(coup de sifflet)
OK, je veux tout le monde dehors devant la porte dans 10 minutes!
Compris? - Oui, caporal-chef!
- Hydratez-vous!
- HĂ©, Rose, come on.
C'est quoi? On va faire Ă semblant que l'autre existe pas
jusqu'à ce que ça se rÚgle?
- J'ai pas fini de digérer ce que tu m'as dit hier.
- Qu'est-ce que j'ai dit Ă part que l'infanterie,
c'était notre priorité?
- Bien, que le couple,
c'était pas une grosse affaire pour toi.
- Non, ça, j'ai jamais dit ça. - Mick, come on.
- Ce que j'ai dit, c'est qu'on est d'abord membres du rang
comme n'importe quel autre couple militaire.
Mettons que t'étais déployée en Afrique,
on n'Ă©tait pas dans la mĂȘme section,
tu partirais 6 mois, tu ferais quoi?
Je vais te le dire, ce que tu ferais.
Tu partirais 6 mois.
On s'écrirait. Moi, je t'attendrais.
Et on reprendrait notre vie quand tu rentres.
- Sauf que c'est JTF16.
Tu partiras pas 6 mois.
- Mais quoi? Huit mois, 9 mois?
C'est quoi, 9 mois, dans une vie?
Là , c'est le temps de les faire, ces expériences-là .
On est jeunes.
Dans 15 ans, on va travailler dans un bureau
jusqu'Ă la retraite.
Là , ça serait le temps de les faire, les soupers d'amis
et tous les beaux projets de couples.
Oui, à soir, on prend ça relax,
on va au resto, on se colle devant un petit film
et on se donne du temps, du vrai temps...
au lit, de préférence.
- OK, mais... mais je choisis le resto.
- OK. Parfait, t'as gagné.
- T'en as pour combien de temps? - 10 minutes.
- Faut que ce soit prĂȘt dans cinq.
- Je peux pas aller plus vite que ça.
- Tabarnac...
(gémissements)
(halĂštement)
- HĂ©! - HĂ©!
- Santiago est-il lĂ ?
- Non, il est en patrouille, pourquoi?
- As-tu 2 minutes pour jaser, mais, genre, dehors?
- OK.
(soupir)
Non, tu me fucking niaises?
- Ce serait arrivé en sortant du bar
pendant que vous étiez chauds.
- Ah, man...
- Là , je me doute bien de la réponse,
mais Santiago, le trouves-tu...?
- Non, es-tu malade? C'est comme mon cousin.
- Il y a des familles ou ça change rien, ça.
- Pas dans la mienne.
- Sans joke, tu te rappelles de rien,
mĂȘme pas un petit flash, quelque chose?
- Non, Steph.
J'ai vomi ma vie le lendemain.
Je suis restée saoule jusqu'au lendemain midi.
Ah, le pire, c'est qu'il est weird depuis hier.
Hé, j'espÚre qu'il se fait pas d'idées.
- Il avait l'air mélangé quand on a jasé.
D'aprĂšs moi, il va le rester un bout si tu lui parles pas.
- Hé, ça va?
- Oui.
- As-tu 5 minutes? - J'allais manger mon lunch.
Mais on peut se parler aprĂšs ma pause.
- Steph m'a dit ce qui s'est passé.
Je m'excuse de pas ĂȘtre revenue lĂ -dessus avant.
J'ai aucun souvenir, genre zéro.
- Regarde, c'est des choses qui arrivent.
- Oui, mais non.
Je te trouvais weird depuis hier,
mais si on s'était frenché
et que tu faisais
comme s'il s'était rien passé,
moi aussi, je te trouverais poche,
fait que c'est pas anodin, quand mĂȘme.
- C'est sûr que c'est pas banal.
- Est-ce que c'est moi qui t'ai... en premier?
- Non, t'es tombée, je t'ai rattrapée et on s'est frenché.
Ca se fait tout seul quand t'es saoul.
C'est sûr que c'est pas moi qui ai initié.
Je suis pas ce genre de gars lĂ , je m'appelle pas Foster.
Tu goûtais le gaz à lighter.
- Ah, ta gueule!
(petits rires)
- Tu comprends pas, c'est profitable pour vous.
Vous allez pouvoir récupérer tout l'argent coupé de JTF16.
- C'est le rÎle de la générale Drouin
de faire du lobbying, pas le mien.
- Pour quelqu'un qui se dévoue corps et ùme pour JTF16,
je m'attendais à une autre réaction.
- Vous m'avez dit que je serais en position de force
pour faire débloquer le budget.
LĂ , ce que vous me dites,
c'est que je récupÚre uniquement l'argent coupé
Ă condition que je convainque Kittle de continuer avec JTF16?
C'est du chantage, ça.
- WĂŽ, je suis le messager, moi.
- Je veux des garanties.
Sinon, je me mĂȘle pas aux discussions.
(coups Ă la porte)
Oui? Faut que je vous laisse.
- On devrait poursuivre cette discussion-lĂ face Ă face.
21h00, au mess, ce soir?
- OK. A ce soir.
(bips du téléphone)
(soupir)
Pas trop eu de misĂšre Ă trouver l'endroit?
C'est assez isolé.
- J'ai connu pire.
- Vous pouvez me suivre.
Je veux remercier
l'adjudant-chef Dallaire pour le tour guidé.
- Vous avez vu? C'est juste le début.
On est en expansion.
- Pourquoi je paierais Whitestone
pour un service que je pourrais avoir gratuitement
auprĂšs des Forces avec de meilleurs soldats?
- Ca dépend.
Par ou je commence?
Un, JTF16 est sous-financé,
alors que l'argent que vous allez investir dans Whitestone
va servir uniquement Ă votre mission.
Deux, JTF16 a 2 sections de 6 hommes.
Whitestone, on peut engager le nombre d'hommes qu'on veut.
- Trois, vos meilleurs éléments sont à JTF16.
- Trois, mes gars de JTF16
attendent juste mon signal pour venir me rejoindre ici.
DĂšs qu'on a un contrat d'envergure,
on démissionne en bloc
et on se consacre uniquement Ă Whitestone.
C'est notre plan depuis le début.
- Vous allez partir avec le commando
que vous avez vous-mĂȘme mis sur pied?
- Ce sont des départs volontaires.
Les hommes sont libres de rester dans les Forces.
Je connais mes hommes et ils vont me suivre.
(rire)
- Ca goûte rien. - Oui, c'est salé en osti.
(rire)
- Soldat Vanier.
Suivez-moi.
- Il fait son frais, lui, hein!
- Ecoutez, je pense que ce serait pas profitable
pour la relation entre nos 2 pays
que je contribue Ă vider JTF16 de ses effectifs.
- Le Canada compte beaucoup de bons soldats.
Ils vont en trouver d'autres.
Tandis que vous, en faisant affaire avec Whitestone,
vous allez bénéficier
du meilleur service paramilitaire possible.
- Je vais discuter
avec les responsables au département de la Défense.
Je vous reviens rapidement.
Merci de votre temps! - C'est moi qui vous remercie.
- J'ai "booké" une session d'entraßnement d'une heure,
avec un sniper, un des bests au Canada, Ă 6h00.
- Je suis désolé,
mais ça va pas super bien avec Rose en ce moment
et on a décidé de prendre notre soirée ensemble.
Non, mais vas-y sans moi, c'est pas grave.
- Tu penses qu'on va faire quoi Ă la Hell Week? Jouer au Uno?
- Je te dis que c'est pas un bon timing, OK?
- Chaque seconde que tu mets pas dans ton entraĂźnement,
il y a 200 autres gars qui la mettent, cette seconde-lĂ .
Fuck, Mick!
Je t'ai choisi parce que je pensais que t'étais sérieux.
- Je le suis, mais je suis aussi en couple,
et ça, ça demande un minimum d'investissement.
- Penses-tu que tu vas rester en couple si tu vas Ă JTF16?
- Non, mais c'est pas sûr qu'ils me prennent,
et s'ils me prennent pas, je te dis,
je vais content de pas avoir négligé Rose.
Hum. - Oh!
Méchante mentalité de perdant, ça.
Tu trouves pas?
(brouhaha)
- Ca va? Es-tu correct?
- Oui, c'est beau, je suis correct.
- Thomassini, vous allez voir le medic. C'est un ordre.
Metellus, Dauphin, accompagnez-le.
- Beurk...
- HĂ©!
(petit rire)
- C'est drĂŽle, je disais Ă Steph
que c'est comme si j'avais frenché mon cousin.
J'espĂšre que tu penses pas que je tripe sur toi
ou quelque chose, lĂ ?
- Mais non, non.
- Ce serait vraiment con de scrapper notre amitié
pour une affaire de mĂȘme.
- En fait, c'est moi qui avais peur que tu te fasses des idées.
- Pantoute. InquiÚte-toi pas avec ça.
(coup de klaxon)
âȘ âȘ âȘ
(sonnerie de téléphone)
- Comment il va?
- Commotion. Il y a rien de sévÚre.
CÎté physique, il a été chanceux.
- C'est le aprĂšs qui va ĂȘtre roffe.
Il a brûlé un stop et il s'est fait
rentrer dedans par 2 civils,
un couple qui faisait un tour sur la base.
- Sont-ils corrects?
- La femme, oui, le gars, on sait pas.
- Ah, merde!
- Va falloir qu'on se donne la tag pour s'occuper de lui.
Au pire, on se fait un horaire, je sais pas.
- Peut-ĂȘtre qu'il a envie d'ĂȘtre tout seul aussi.
- On va voir selon ses symptĂŽmes de commotion.
- On peut peut-ĂȘtre aussi lui demander son avis
au lieu de décider à sa place pour faire changement.
- OK, crime, j'ai compris.
Va falloir que t'en reviennes
que ta méchante chum a commis
l'horrible geste d'essayer de t'aider
en s'y prenant pas de la bonne façon.
Je m'en vais aux toilettes.
- Elle a raison.
Elle est pas parfaite, mais ça partait d'une bonne place.
- C'est de ma faute.
Santiago, s'il est Ă l'hĂŽpital, c'est Ă cause de moi.
- Non, t'étais pas dans le char avec lui.
- On venait juste d'avoir la discussion Ă propos du french.
- Vous ĂȘtes des proches du sergent Garcia?
- Oui, comment il va? - LégÚre commotion.
Le scan montre aucune lésion au cerveau.
On va lui donner son congé bientÎt.
C'est bon qu'il soit accompagné, il a encore des symptÎmes.
- Hum. Est-ce qu'on peut le voir?
- Suivez-moi.
- On change de plan pour ce soir?
Me semble que je nous ferais venir de quoi
et j'achĂšterais du vin.
Moi, je veux en profiter, du lit.
- Ah oui, pourquoi pas?
- Ca va?
- Hum, hum.
Non, c'est juste que je pensais
que peut-ĂȘtre qu'on pourrait faire ça demain Ă la place?
On est en congé aprÚs-demain
et on pourrait en profiter pour se coucher plus tard.
- Bien, au pire, on fait la mĂȘme affaire pas de vin
et on se couche de bonne heure?
- C'est sûr.
- HĂ©!
Tu m'as fait peur, toi!
- Avez-vous des nouvelles des civils?
- Euh...
La femme est correcte, mais le gars, on le sait pas encore.
- Qu'est-ce qui est arrivé, coudon?
HĂ©, regarde, c'est pas grave.
T'es correct. C'est ça qui compte, OK?
C'est ça qui compte.
- J'ai vraiment eu la chienne pour toi.
(soupir)
- HĂ©...
Ca va.
(soupir)
- Vous trouverez pas plus méritant qu'Arnaud Laurin.
Il a tout donné pour son pays.
Plusieurs fois déployé, plusieurs fois décoré.
Il a mĂȘme Ă©tĂ© en service avec Bastien Ă JTF.
Il Ă©tait en Afghanistan en mĂȘme temps que lui.
- Il était dans la section qui m'a secouru.
- Mais ce gars-lĂ n'a plus une cent.
Il a un cancer de la prostate stade 4.
Il lui reste 6 mois Ă vivre.
Il habite chez ses parents
et sa fille de 11 ans ne veut plus lui parler.
- Je comprends pas pourquoi vous me dites ça.
Je pensais qu'on s'était entendus.
Pourquoi vous avez continuĂ© Ă enquĂȘter sur lui?
- Quand vous ĂȘtes parti, Kim a dit qu'elle irait de l'avant...
avec ou sans vous.
Je suis pas Ă l'aise avec le fait qu'elle s'acharne
sur un pauvre gars Ă l'article de la mort.
(sonnette de porte)
- Bonsoir.
Je suis bien à la résidence d'Arnaud Laurin?
- Il est en train de vomir.
Qui le demande?
(écoulement de robinet)
Il en a pour 6 mois.
Si c'était pas des traitements, ce serait quelques semaines.
Sauf qu'avec les traitements, il est malade pendant des jours.
- Vous m'en voyez désolé.
- Je vous cacherai pas
que je tripe pas d'avoir un militaire chez nous.
Quant à moi, son cancer, il l'a pogné dans l'armée.
- Votre fils m'a sauvé la vie.
Je tenais Ă venir le remercier en personne.
- Je sais.
Il m'a tout dit ça.
(vomissement au loin)
(chasse d'eau)
- Colonel.
Un honneur.
- Honneur partagé.
(bips d'un camion)
- HĂ©!
- Osti, je savais que tu chokerais pas.
- Mais non.
- PÚse un peu jusqu'à tant que ça bloque.
Ca va faire un départ plus clean.
Quand t'es prĂȘt Ă tirer.
(coup de feu)
- Shit.
- Relaxe, ça va. C'est ta premiÚre shot.
Quand mĂȘme proche.
- Je veux pas ĂȘtre quand mĂȘme proche, je veux ĂȘtre dessus.
- Ta technique est excellente.
C'est juste le mental qu'il faut que tu travailles.
A quoi tu penses avant de tirer?
- Je pense Ă placer ma crosse
entre mon deltolde et mon grand pectoral.
AprÚs ça, j'appuie ma joue juste... Qu'est-ce qu'il y a?
- Penses-tu qu'un joueur de hockey
qui s'apprĂȘte Ă tirer au net se dit:
"Penche-toi, flexe ton bĂąton, fais ton transfert de poids"?
- Non.
- La technique, ça va, t'as mĂȘme pas besoin d'y penser.
Pense juste Ă la cible qui est en avant de toi, rien d'autre.
LĂ , je vais te dire quand tirer.
OK. OK.
J'y vais, lĂ ?
- Quand tu penseras juste Ă la cible.
- Je pense juste Ă la cible.
(petit rire)
- Rien qu'à te voir, je le sais que c'est pas vrai, ça.
A quoi tu penses?
- Euh...
Je pense Ă la Hell Week.
- C'est dans le futur.
Reste sur la cible.
Tu penses encore. - Crisse...
(petit rire)
- Osti, Ă chaque fois. Je sais pas comment tu fais.
- OK, as-tu déjà fait ça, de la méditation?
- Nope.
- OK, lĂąche l'arme.
Ferme les yeux.
- Vas-y.
- OK.
LĂ , je veux que tu visualises
tout ce qui te préoccupe de ce temps-ci.
- J'ai envie de toi.
- Tu vas vite.
On peut juste... comme juste se calmer un peu?
- Se calmer?
- Oui, juste y aller plus doucement.
- Euh, c'est toi qui as proposé
qu'on passe du temps dans le lit.
Pas que je veux te gĂȘner sur ta libido,
je suis juste surprise du changement de mood.
- Aiden m'a invité au champ de tir à soir.
C'est parce qu'il a réservé
une séance d'une heure avec un sniper.
On se pratique avant JTF16. - OK.
- C'est comme une belle occasion.
Je veux pas que tu penses que t'es pas une priorité.
- Non, non, comme tu disais, le militaire passe avant le couple.
- T'es sûre?
- 100%, c'est une belle occasion.
Tu peux pas rater ça.
Va faire tes affaires.
Je vais aller manger de quoi quelque part
et on se voit tantĂŽt, OK?
- Quand je vais claquer des doigts,
tu vas faire disparaßtre ce qui te préoccupe
et voir juste la cible.
Excellent.
Ouvre les yeux.
Tire.
- Yes!
- No fucking way!
(rire)
- Good job! - Yeah, merci!
- Ca va.
- All right, man!
- J'étais à Kandahar, une sorte de marché.
Une bombe qui venait d'exploser.
- Je m'en rappelle.
(raclement de gorge)
C'était pas cute, mettons.
- On était à quelques jours de rentrer à la maison.
Les gars avaient des femmes et des enfants.
Des plans pour leur famille. C'est...
Il y a rarement une journée qui passe sans que j'y repense.
- Il y a une affaire que je me suis toujours demandée.
Pourquoi vous avez poursuivi les talibans aprĂšs?
Vous étiez tout seul.
C'était quasiment sûr que vous alliez vous faire tuer.
- Je me sentais coupable d'ĂȘtre vivant.
J'Ă©tais prĂȘt Ă rejoindre mes gars pour les venger.
- Je comprends l'idée d'aller au bout de l'affaire,
de pas avoir de regrets.
- Vous en avez, des regrets?
- Hum... Quelques-uns, oui.
- Votre carriĂšre est exemplaire.
Vous avez servi votre pays comme peu de soldats l'ont fait.
- Hum.
J'ai une petite fille que je ne vois plus.
11 ans.
Sa mÚre est pas dans l'armée,
fait que quand je me suis mis dans la tĂȘte d'aller Ă JTF,
elle a vu ça comme... comme une trahison.
Elle avait raison.
Je les ai fait passer deuxiĂšmes aprĂšs mes ambitions.
MĂȘme si je les aimais.
Je voulais sauver le monde, moi.
Fait que je suis parti
plus souvent qu'il faudrait pour un jeune pĂšre, puis...
un moment donné, je suis rentré chez nous...
ma fille ne me reconnaissait plus.
Fait qu'on a convenu, mon ex et moi,
que ça servait à rien que je continue de voir la petite,
que ça allait juste la "fucker" pour rien.
Oh!
Je suis désolé pour ça.
Euh, ça...
ça vous insulte pas si je vous mets à la porte?
C'est juste que ma derniÚre chimio était raide,
et lĂ , je sens que...
- Pas du tout.
- OK. C'est fin.
- Merci de m'avoir sauvé la vie.
- Merci de donner un sens Ă la mienne.
- Ma femme est morte d'un cancer, colonel.
C'était horrible... pour tout le monde.
Pour elle, pour moi.
De voir Kim qui a aucune considération
pour Laurin et sa famille...
j'ai bien de la misÚre avec ça.
Pouvez-vous, je sais pas,
lui donner l'ordre de lui sacrer la paix, peut-ĂȘtre?
- Je peux donner des ordres pour ce qui est militaire,
mais je peux pas l'empĂȘcher d'aller sonner chez quelqu'un.
- Ecoutez, il y a sûrement
quelque chose que vous pouvez faire.
On peut laisser un vétéran mourir en paix, sacrament?
- Je vais prendre ça en charge.
A partir de maintenant,
vous coupez tous les ponts avec la caporale Falardeau.
- Merci! J'apprécie.
- Cette femme-lĂ veut du mal Ă votre fils.
Elle s'appelle Kim Falardeau.
C'est pas une mauvaise personne.
Elle a pas les idées claires en ce moment.
- Qu'est-ce qu'elle lui veut?
- J'ai pas le droit de vous répondre.
Mais en aucun cas, aucun,
vous la laissez s'approcher de votre fils.
Hésitez pas à appeler la police s'il faut.
Et s'il y a quoi que ce soit,
mon numéro de téléphone est dans l'enveloppe.
Madame.
(ouverture de porte)
- Rose!
Chérie, t'es là ?
(sonnerie de téléphone)
- Oui? - AllĂŽ? T'es ou?
- Au Relais.
- OK, t'es au courant qu'on travaille demain?
- Bien oui.
- Parce qu'il y a une bouteille de vin vide sur la table.
Si t'es au Relais, en plus,
ça fait pas mal d'alcool.
- Deux secondes. C'est Mick, ce sera pas long.
- OK.
- A qui tu parles? - A Dad.
Je l'ai invité à prendre un verre chez nous
et on a décidé de prolonger ça au bar.
Je rentrerai pas tard.
Bye!
- Bye.
(bips du téléphone)
OK, on est ready?
- ComplĂštement, let's go.
- Je veux qu'on les pousse
jusqu'Ă leurs derniers retranchements!
Je veux du monde qui aura pas faim, pas soif, pas peur,
qui va rester concentrĂ© mĂȘme s'il a pas dormi.
Les coups de bùtons, ça m'intéresse pas!
Je veux pas voir de sang. Je veux voir des larmes.
On se comprend bien? - Oui, colonel.
- Oui, colonel.
- Fuck! Ca va ĂȘtre malade!
Sais-tu qu'est-ce que tu veux changer par rapport Ă avant?
- Ah, je sais pas encore.
- Une couple d'idées, au moins?
- Quelques-unes.
- Genre quoi?
- Euh...
- T'as aucune idée de ce que je te dis, dans le fond.
(soupir)
- Regarde, j'étais dans la lune.
- Comment tu peux ĂȘtre dans la lune quand le colonel te dit
ce qu'il attend de toi pour la Hell Week?
- Regarde, j'étais lendemain de veille.
Ca va aller mieux demain, OK?
- Tom...
si t'es pas sharp, t'en parles Ă Craig.
- ArrĂȘte de me faire chier avec ça, sinon, je te casse!
As-tu compris? Je te fucking casse!
Je suis fatigué, man.
Je vais me reprendre, OK?
Astheure, ouvre l'ostie de porte.
- Tu sais ce que Craig en pense de ça,
des junkies et tout?
- Es-tu aprĂšs dire que je suis un junkie?
- Pas loin.
(stridulations)
(sonnerie de téléphone)
- Vous ĂȘtes bien sur la messagerie d'Ivan Savard.
Veuillez laisser un message aprĂšs le bip.
- AllĂŽ, Ivan, c'est moi.
Tu sais, on les connaĂźt, les rĂšgles Ă Saint-Jean.
On sait que si tu nous rappelles pas,
c'est que t'as pas le goût de nous parler.
(soupir)
Excuse-moi, ça sonne encore comme un reproche.
Bien, je te jure, c'est pas ça.
Je veux juste respecter ton rythme.
Je veux que tu me dises ce que toi, tu veux.
Est-ce que tu préfÚres que je t'appelle
ou bien j'attends que tu le fasses?
C'est toi qui décides.
Tu sais, moi aussi, j'ai coupé les ponts avec mes parents.
Mais eux autres, ils s'en sacraient.
Moi, je me sacre pas de toi.
OK, bonne nuit, mon gars!
(sonnerie de cellulaire)
- Oui?
- Je vous attends dans la salle de conférence. C'est urgent.
- Ca peut pas attendre?
Je m'en vais rencontrer Craig au mess
comme vous me l'avez demandé.
- Vous faites surtout pas ça
et vous venez me rejoindre immédiatement.
- OK, j'arrive.
- C'est weird comme question, mais elle est ou, Rose?
- J'aimerais que vous me laissiez la chance de prouver
que je peux ĂȘtre un commandant efficace, solide.
- Vous pensez que ça peut donner quelque chose?
- C'est drĂŽle d'arriver et de voir que des dossiers manquent,
comme si quelqu'un me joue dans le dos.
- Vous avez 2 choix:
soit vous rentrez dans le rang, vous et vos hommes,
soit on vous emmĂšne tous en cour martiale.
Sous-titrage: MELS
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.