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- C'est dommage, la vue est trĂšs ordinaire ici.
- C'est bien toi qui as arrĂȘtĂ© Ăric?
Oui.
Je suis devenue l'enquĂȘteur dĂ©signĂ©
au grenouillage d'Intelco.
- La loi sur les agences de sécurité privées
est trĂšs claire.
Quand un enquĂȘteur est accusĂ© au criminel, il doit ĂȘtre suspendu.
T'es pas en train de me dire
que c'est de ma faute quand mĂȘme?
Regarde, que tu veuilles le suspendre ou non, ça te regarde.
Ăric Bonin, c'est une personne d'intĂ©rĂȘt,
dans une agression concernant ton ex-femme.
Si la vic...
Si la victime... J'ai de la difficulté à le dire.
Si la victime retire sa plainte?
- Une poursuite sans plaignante, ça se fait.
Pas avec la preuve que t'as.
- Mais tu sais quoi de la preuve que j'ai.
- C'est sa parole Ă elle contre sa parole Ă lui.
Et dois-je te rappeler qu'on parle de la personne
que vous avez accusée de complot pour meurtre
à l'égard de ma petite personne?
- On n'a pas été capable de le prouver.
- Parce que vous avez pas voulu fouiller plus loin.
Ce qu'elle veut, c'est de me mettre de la pression
pour que je lui vende ma compagnie.
- Ă'a rien Ă voir avec le geste allĂ©guĂ© qu'a causĂ© Ăric Bonin.
- S'il est trouvé coupable, il va perdre son permis.
- C'est pas moi qui accuse. C'est le DPCP.
Je sais pas quoi dire d'autre.
Je te remercie pour ton excellent café, par exemple.
- Bon, ça, c'est les photos trouvées sur la clé USB
dans le coffre-fort.
Est-ce que tu la reconnais?
- Non, je pense pas. C'est dur Ă dire.
Je sais pas, je vois bien du monde.
Son nom, c'est Nadia Martin.
Vous savez son nom?
Les patrons nous ont fourni
la liste des employés avec leur photo.
- Nadia Martin, c'est une escorte.
- OK, sinon, il y a elle. Mélissa Desfossés.
- Ah oui. Oui, elle, je la connais.
Ăa, c'est un boss des ressources humaines.
C'est clairement pris dans son bureau Ă son insu.
- C'est assez explicite comme photo.
- Dans le bureau de Samuel Rivard,
ils ont trouvé un calepin.
Ici, on dirait une liste de gens
qui doivent de l'argent Ă Rivard.
Si tu fouilles un peu plus loin ici,
t'as les 3 escortes qui visitent les boss dans leur bureau,
les montants, les dates.
- Du trafic de dope à grande échelle
et de la prostitution en prime?
On a déjà les noms.
- LĂ , on veut pas te mettre de la pression,
mais comme tu sais, il manque un achat de main Ă main.
Oui, on peut essayer.
On n'a rien Ă perdre anyway.
OK.
Bon.
J'ai mangé avec Allard.
Peu importe ce que le DPCP décide de faire,
si les accusations sont maintenues,
tu sais ce que ça veut dire?
C'est la suspension.
- Je peux continuer Ă travailler au bureau pour l'instant,
mais s'il y a procĂšs, effectivement...
Trouvé coupable, je perds mon permis
puis je ne peux plus jamais travailler
dans une firme de sécurité privée.
- Mais lĂ , je vais faire quelque chose pour toi.
Puis t'as pas idée comment tu vas me coûter cher.
Je vais te sortir de la marde encore une fois.
Mais lĂ , si je t'appelle pour venir couper mon gazon samedi,
tu vas te présenter sans chialer, hein?
- Tu peux le couper seul ton gazon.
(sonnerie de téléphone)
Yo!
- AllĂŽ, c'est moi. Est-ce que ta mĂšre est lĂ ?
- Si c'est pour lui dire de la marde, non.
Si c'est pour avoir une conversation raisonnable,
je pense que oui.
C'est pour lui donner du cash.
C'est une bonne réponse, ça?
Hum! Maman! Papa au téléphone.
Il paraĂźt qu'il a bien de l'argent Ă te donner.
Ah bien!
Elle arrive en courant.
Ăvidemment...
Oui?
- Bon. Es-tu allée voir la police?
Pourquoi?
- Pour retirer ta plainte contre Ăric. J'ai un chĂšque visĂ© ici.
Moi, Ă 4h00, je prends l'avion
puis je m'en vais en Europe pour un mois.
Fait qu'il te reste pas grand temps pour régler mon problÚme.
- Je sais pas si je peux retirer ma plainte.
Moi, je sais.
T'as juste à dire que t'étais soûle,
que tout ça, c'Ă©tait un mauvais rĂȘve.
T'es pas sûre si c'est arrivé pour de vrai.
- Tu sais que c'est illégal ce que tu fais là ?
- Voyons, qu'est-ce que je fais d'illégal, moi?
- Payer une victime pour acheter son silence.
- J'achĂšte pas ton silence, voyons.
Je rĂšgle notre divorce une fois pour toutes.
Jusqu'Ă 4h00. Sinon, ça va ĂȘtre le mois prochain.
Tu t'en vas oĂč en Europe?
Je m'en vais nulle part.
C'est que ton affaire, il faut que ça soit réglé aujourd'hui.
HĂ©!
Je te prendrais une boĂźte de carton
que je puisse sacrer ça dedans.
- La chaudiĂšre? - Oui. Ăa m'en prendrait deux.
Oui, je dois avoir ça.
C'est bon, ça?
Un gros merci.
- Pourquoi vouloir retirer votre plainte?
Il paraĂźt que j'ai mal vu.
Vous avez mal vu?
- Quand j'ai dit qu'Ăric m'avait pris la gorge,
c'était pas tout à fait ça.
Esti, vous autres...
Mais allez-y, racontez-moi ça, ces belles menteries-là .
- Bien, je mens pas. J'ai juste peut-ĂȘtre un peu exagĂ©rĂ©.
- On vous a dĂ©jĂ arrĂȘtĂ© une premiĂšre fois.
On peut le faire une 2e fois.
Des faux renseignements Ă la police,
c'est une entrave Ă la justice.
- La vĂ©ritĂ©, c'est qu'Ăric mĂ©rite pas ça.
J'étais choquée, j'ai dit des choses
que j'aurais pas dues puis lui aussi.
Qui a fait quoi, c'est... c'est pas clair dans ma tĂȘte.
Je l'ai peut-ĂȘtre un peu frappĂ©.
Un peu? Hum.
Vous me dites le contraire de ce que vous m'avez dit
quand vous ĂȘtes venue me voir la derniĂšre fois.
Il a comparu devant le juge. Vous le savez, ça?
- On vit du stress depuis la tentative
d'assassinat sur mon ex-mari.
Tout le monde me blĂąme, alors que j'ai rien Ă voir lĂ -dedans.
Vous-mĂȘme, vous le dites que je suis innocente.
- Je vous obstinerai pas lĂ -dessus.
- Je veux pas "scrapper" sa vie Ă ce gars-lĂ .
Il l'a pas eu facile. Je veux retirer ma plainte.
(soupir)
HĂ©! Viens m'aider.
Envoye.
(effort)
C'est bien pesant, ça.
- Pose pas de questions puis brasse-les pas trop. OK?
Il y a un gars qui va venir ici chercher les chaudiĂšres.
Tu les lui donnes puis tu fermes ta gueule.
Tu mets ça dans son truck, ni vu ni connu. OK?
Parfait.
Pas un mot sur la game.
HĂ©, Chris!
Comme un service en attire un autre...
(raclement de gorge)
Connais-tu un gars, toi, ici,
qui peut m'aider à finir ma journée?
Un autre gars?
- Non, je... manque d'énergie un peu.
Faut-il que je te fasse un dessin? Je manque de zip.
Je finirai pas ma journée, man.
Je reviens.
- OK, tu vas me faire un dossier sur chaque personne impliquée.
Le trafic de stups , prostitution.
- LĂ , ce que j'arrive pas Ă me faire confirmer,
c'est ce que font les 3 filles en question chez Quantum.
Elles travaillent au département du contrÎle de la qualité.
Tout le monde semble savoir ce qu'elles font,
mais il y a personne qui est capable de me l'expliquer.
Mais les infos qu'on a,
ça vient tout du coffre-fort de Samuel chose.
- Exact! Les 3 filles travaillent pour une agence.
En fait, c'est la filature qu'on a faite sur Samuel Rivard
qui nous a menés au gars qui opÚre cette agence-là .
Fait que proxénÚte aussi, notre cher Samuel.
- Essaie de voir dans le petit livre du délégué,
la fréquence de visite des filles
dans les bureaux des patrons.
Regarde, ça nous prend notre preuve à nous autres aussi.
Puis ça, ça fait partie du mandat de toute façon.
Tout ce qui apparaßt illégal.
- Ăa suppose encore des camĂ©ras de surveillance,
mais dans les bureaux des patrons.
- Bien lĂ , il faut ce qu'il faut. Hum?
Oui, MaĂŻssa?
Oh, Stéphanie!
Il en est pas question.
Qu'elle attende, je vais aller la chercher!
Bon, lĂ , il y a une intruse qui veut me rendre visite.
Fait que si je suis pas sorti de mon bureau
dans une demi-heure...
J'appelle la police?
Hum!
- T'as changé le code de sécurité de la porte d'entrée?
- Oui. Puis je t'avertis, Maïssa est armée.
Puis elle a ordre de tirer sur tous ceux qui sont pas invités.
(soupir)
- C'est pas moi qui te donne ça, OK?
Combien?
- Pas de cash ici. On s'en reparle aprÚs ta journée.
- Puis qu'est-ce qui me dit que t'as vraiment retiré ta plainte?
Bien, moi, je te le dis.
- Je suis pas sûr que ta parole puisse me suffire.
J'ai signé une déclaration.
Je reviens.
(sonnerie de téléphone)
- Sergent-détective Allard.
- Jean Dumas. - J'aurais dĂ» m'en douter.
- Pourquoi? - Qu'est-ce que tu veux?
- La madame est allée retirer sa plainte?
- Les nouvelles vont vite. - Comme ça, c'est vrai.
- Je te l'ai déjà dit, une accusation de violence
déposée par la DPCP sans plaignante, ça s'est déjà vu.
- Soit sérieuse, on parle pas de violence conjugale.
- Un acte violent, c'est un acte violent.
Il y a quand mĂȘme eu comparution devant le juge.
Ăa s'efface pas comme ça, ce genre d'accusation.
Si elle a retiré sa plainte,
qui tu vas faire témoigner?
- TOI! C'est toi que je vais faire témoigner.
Ris pas de moi, Jean Dumas. Je haïs bien ça.
De la visite?
- Je suis venue régler ce que j'ai à régler avec ton pÚre.
- Il m'a demandé de venir vous rejoindre
au cas oĂč vous auriez des questions.
- Ăa fait des mois que ça traĂźne.
Je pense qu'on a répondu à toutes nos questions.
Bon!
Il t'a fait signer une déclaration?
- Que moi je te le dise, c'était pas suffisant?
Non, pas vraiment.
Eh! Dépense-le pas tout en partant sur le party.
Je te connais.
Attention.
- OK, hĂ©! Ăa suffit le niaisage.
- Bon, toi, tu vas signer comme témoin? Vas-y.
T'es généreux.
- C'est ta signature qu'on veut. Pas ton avis.
- Ă qui je charge mes honoraires?
- Intelco. Ils sont riches.
Une bonne affaire.
On n'entendra plus jamais parler de ce divorce-lĂ .
- Mets-en!
Compte-toi chanceux.
Chanceux pourquoi?
- Tu demanderas Ă ton boss, il va t'expliquer.
Oh, Ăric, c'est officiel.
Samedi matin, mon char lavé, ciré.
(petit rire)
- On a un achat de main Ă main avec Jean-Luc.
Il vient de m'appeler.
- OK, appelle les stups , il faut que Jean-Luc
passe un test sanguin pour prouver qu'il a pas consommé.
Ăa presse.
T'as rien consommé?
- Pas de poudre, non. - Il faut te tester quand mĂȘme.
- On va aller s'asseoir avec le patron de Quantum
pour lui montrer ce qu'on a.
- Ăa sera Ă lui de prendre la dĂ©cision.
- Je le sais que tu le connais Ă peine, mais selon toi,
Christian PagĂ©, si on l'arrĂȘte, il accepte de collaborer?
Il a l'air fidĂšle Ă Rivard.
- Si vous dites qu'il a une arme chargée dans un coffre-fort,
on n'aura pas le choix d'intervenir.
Il va falloir rentrer lĂ le plus vite possible.
- On est prĂȘts, nous aussi, je pense.
On a les preuves qu'il faut pour le trafic de stups .
- Pour les accusations de proxénétisme,
je pense qu'on devrait mettre des caméras
dans le bureau de certains patrons.
- La question des relations sexuelles dans l'entreprise,
c'est important aussi.
- Il va falloir reparler Ă Michael Powers.
- Hé! Il y a un homme chargé à bloc dans la place.
Il faut intervenir le plus rapidement possible.
S'il fallait que quelqu'un se fasse tuer avec cette arme-lĂ ,
on aurait l'air de quoi nous autres?
T'as pas tort.
- C'est ma derniĂšre offre: 2.5 millions.
T'as l'option de racheter les parts d'Amadeo pour 2.1.
Quoiqu'Ă 2 millions, il accepterait, il a pas le choix.
Qui t'a dit ça, toi?
- C'est ma job de savoir ces affaires-lĂ .
- Donc si j'accepte ton offre, il me reste 500 000$?
Luigi est en prison et c'est lui qui part avec le cash.
- T'as jusqu'Ă demain 5h00 pour accepter son offre.
Sinon, c'est Delphine qui rachĂšte les parts d'Amadeo.
- Elle a pas cet argent-lĂ , Delphine.
Non. Toi non plus.
La différence, c'est qu'elle est capable d'aller le chercher.
Regarde.
Je te donne 2.5 millions.
Tu remets 2 millions Ă Amadeo pour ses parts.
Il te reste 500 000$.
Je deviens actionnaire Ă 51%.
Dans un an, si j'ai triplé le chiffre d'affaires,
on renégocie puis je te rachÚte le reste de tes parts.
Et si je veux pas partir?
- Bien, je vais devenir tellement insupportable
que t'auras pas le choix.
Mais c'est comme tu veux.
C'est ça ou sinon, Delphine te rachÚte la moitié de ta shop.
- Elle fait quand mĂȘme du bon travail ici, Delphine.
T'Ă©tais mĂȘme d'accord avec ce qu'elle nous a proposĂ©.
Mais ç'a pas marché.
C'est dommage, mais c'est ça.
Delphine Proulx est sur le payroll de Jean Dumas.
- Ah, ça, c'est quelque chose que t'assumes
ou c'est quelque chose que tu sais?
- J'assume. Je me trompe pas.
Je le connais, Jean Dumas.
Delphine joue sur 2 tableaux.
Il faut que ça arrĂȘte.
T'as le choix. C'est moi ou c'est Delphine.
Ăa peut pas ĂȘtre les deux.
- Tu veux que je me débarrasse d'elle en plus?
- Il y a pas de place pour elle et moi ici.
Moi, je vais la remonter ta boĂźte.
Mais je le ferai pas pour lui faire plaisir.
- Je me vois pas du tout lui annoncer ça.
(soupir)
T'as jusqu'Ă demain 5h00.
J'attends ton appel.
La surveillance par caméra
doit se fonder sur un ou des motifs réels et sérieux.
Il doit exister une forte probabilité
que la surveillance par caméra
aide à régler ou élucider certains crimes commis
sur les lieux de travail.
Cette surveillance doit ĂȘtre dirigĂ©e
sur le foyer du problÚme aux endroits clés.
- Mais justement, on a identifié le bureau de Marchand,
le directeur de l'approvisionnement,
comme target pour la prostitution.
- Moi, j'attends un appel de Michael Powers
avant de bouger lĂ -dessus.
- Il faut faire ça vite. Lapierre veut pas attendre.
Il y a une arme chargée dans le coffre de Samuel Rivard.
- Si Pagé décide de se fermer la boßte,
on n'est pas plus avancés.
Maïssa, je dois parler au sergent-détective Lapierre
le plus rapidement possible, s'il te plaĂźt.
Je vais le prendre dans mon bureau, merci.
Oublie pas Michael Powers.
- Non, j'oublierai pas Michael Powers.
- J'ai des choix Ă faire, Delphine.
- Comme tout le monde, j'imagine?
- Je dois bouger avant demain 5h00
si je veux me porter acquéreur des actions de Luigi.
- J'ai déjà fait une offre à lui aussi.
- Ouais, sauf que ça fonctionnera pas pour toi.
J'ai une option pour racheter ses parts et je vais l'exercer.
- As-tu gagné à la loto en fin de semaine puis je le sais pas?
- Non, mais il y a eu des développements.
Il s'est passé des choses.
Puis tu peux pas m'en parler?
Oui et non.
J'ai un nouveau partenaire d'affaires, voilĂ .
(petit rire)
- On s'entend pour dire une nouvelle partenaire d'affaires.
Tu peux me dire n'importe quoi,
mais prends-moi pas pour une conne.
- Je t'ai jamais pris pour une conne.
- Ta nouvelle partenaire, c'est Stéphanie Guérin?
- Il y a rien de coulé dans le béton, mais...
- ArrĂȘte de tergiverser puis assume-toi, calvaire!
Elle t'a dit: "Je ne veux plus la voir. Mets-la dehors."
- C'est ça? - Non. C'est ma décision à moi.
- T'as jamais été capable de prendre une décision de ta vie.
Tu t'es toujours fié aux autres.
Bien, tu viens de te faire attacher les 2 mains
puis dans un an, tu vas te chercher une autre job.
Tu sauras me le dire.
- On attend quoi pour faire intervenir
les forces policiĂšres?
- C'est des photos qu'on a trouvées
dans le coffre-fort du délégué syndical.
Comme c'est pas nous qui les avons prises...
Ăa change quoi?
Devant les tribunaux,
ça risque de changer certaines choses.
Comment les photos ont été prises,
est-ce que ça va ĂȘtre Ă©cartĂ© des preuves, tout ça.
- Mais c'est qui qui parle de tribunaux ici?
- Il y a quand mĂȘme des actes criminels qui ont Ă©tĂ© commis.
- Comme? - Trafic de stupéfiants.
Le fait que le délégué syndical soit armé.
Il y a aussi la question du proxénétisme.
- Bon, est-ce qu'on est obligĂ©s de l'arrĂȘter
à l'intérieur de l'entreprise?
- Ăa, c'est la dĂ©cision des forces de l'ordre.
- La caméra dans le bureau de Marchand...
Non, c'est non.
J'ai pas d'objections comme telles,
mais j'en vois pas l'utilité.
Pas avec les photos que vous avez lĂ .
C'est votre décision.
J'espĂšre bien.
- Moi, je suis en contact avec le sergent-détective Lapierre.
C'est lui qui est chargé de cette opération-là .
Je vais vous tenir au courant des procédures
dans les prochaines heures.
- Pensez-vous que ça va se faire aujourd'hui?
Je sais pas.
- Bien, j'aimerais ça avoir le temps
de rĂ©diger un communiquĂ© quand mĂȘme.
- Faites-le rapidement, puis soyez prudent.
Il faut éviter de leur mettre la puce à l'oreille.
Tu m'aides pas fort, fort.
Je peux pas t'aider, Luigi.
T'as été dénoncé par un co-détenu.
Je peux pas intervenir.
C'est un bon avocat qu'il te faut, pas Investcan.
J'ai décidé d'exercer mon option pour le rachat de tes actions.
2.1 millions.
Pas une cenne de moins. Parce que j'ai déjà quelqu'un à 2.1.
C'est OK pour 2.1.
Je suis venu te le signifier en personne
et j'ai envoyé une lettre enregistrée à ton avocat.
- OĂč t'as pris l'argent? T'as pas une crisse de cenne.
- Je me suis organisé. - OK.
Stéphanie Guérin, c'est ça?
Ăa se peut, ouais.
- Tu fais une grosse erreur. Elle va t'avaler tout rond.
Elle a voulu se débarrasser de son ex.
Son chum s'en est occupé, il est mort.
Puis elle, elle est toujours en liberté.
- Mais tu sais que j'ai absolument rien à voir avec ça.
- Heu, tu savais trÚs bien que ça se préparait, Cazal.
- Mais jamais de la vie. J'aurais dit non.
Il y a des choses qui se font et d'autres qui se font pas,
c'est tout.
J'ai jusqu'Ă demain 5h00.
Tout d'un coup que j'aurais une meilleure offre.
Luigi...
tu n'as plus un rond.
Tes avocats te coûtent une fortune.
T'as rien devant toi, sauf une accusation de meurtre.
Alors je pense que ce serait mieux
que tu te montres un peu raisonnable.
- HĂ©! Je viens de parler Ă Lapierre.
Ils veulent absolument arrĂȘter Samuel Rivard
avec l'aide de Christian Pagé.
Ils sont convaincus qu'il va se mettre Ă table.
On est sûrs de ça?
- Ils ont surement des choses sur lui qu'on n'a pas.
Ils l'ont peut-ĂȘtre enquĂȘtĂ©.
- De toute façon, ça change rien.
Nous, on ferme la job d'une maniĂšre ou d'une autre.
Qu'il rentre lĂ ce soir ou demain,
on a fait ce qu'on avait Ă faire.
- Regarde, moi, je veux juste coordonner avec mon client.
Il a une business à protéger.
Il veut éviter la mauvaise presse puis je comprends ça.
- J'aimerais mieux que Rivard se fasse arrĂȘter
en dehors des murs de l'entreprise.
Ăa va passer comme une job de la police qu'une job d'Intelco.
- Ăa change quoi qu'Interlco soit impliquĂ©?
- Bien, on parle de trafic de stups, boss.
C'est pas tous des lumiĂšres lĂ -dedans.
Il y en a une couple de crinquĂ©s puis je trouve qu'il y a dĂ©jĂ
assez de monde qui t'en veut comme c'est lĂ .
- Oui. LĂ , il faut que je m'absente une couple d'heures,
mais s'il arrive quelque chose, vous m'appelez.
- On a le go pour parler Ă Lapierre?
- Suis-tu dans les meetings
ou s'il faut tout te répéter 2 fois tout le temps?
Il est pas tout seul.
Moi, j'ai suivi puis c'était pas clair, hein? C'est ça.
(sirĂšne de police se rapprochant)
Christian Pagé?
Sergent-détective Lapierre. Mon collÚgue, Sergent Bilodeau.
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
J'aimerais ça vous parler.
- Parlez-moi, je suis lĂ . - Pas ici.
- Est-ce que je suis en état d'arrestation?
Parce que je suis pas obligé de vous parler.
- Pas obligé, mais si vous tenez absolument
qu'on vous mette en état d'arrestation, on peut le faire.
- Pourquoi on peut pas se parler en dedans ici?
- Pas sûr que c'est une bonne idée de faire ça devant
votre femme Marie puis vos 2 ados.
- Vous avez pris vos informations avant d'arriver.
- Montez dans la voiture, on va venir vous reconduire aprĂšs.
- Il faut que je parle Ă ma femme.
On s'en occupe.
Ăa veut pas dire qu'elle sera pas inquiĂšte pareil.
Mais au moins... elle va savoir pourquoi. Go!
(ouverture de porte)
- On sait que c'est toi le bras droit de Samuel Rivard.
C'est toi qui ramasses la dope, puis tu l'apportes Ă Rivard.
On t'a sur vidéo, mon homme. On te suit depuis un bon moment.
Pas dur.
Tu nous aides, puis on peut ĂȘtre conciliant avec toi.
Tu nous aides pas, tu te fais accuser.
T'as un dossier criminel. C'est fatigant, ça.
Tu t'en vas en dedans, mon homme.
Ton petit revenu d'appoint que t'aimais bien
parce que ça te permettait d'amener ta femme au restaurant
puis tes kids en vacances, c'est fini.
Ta vie change du jour au lendemain.
Je vais aller me chercher un café.
Je peux t'en apporter un.
Ăa va t'aider Ă rĂ©flĂ©chir.
(ouverture de porte)
Il vient de m'annoncer ça.
Je l'ai pressé en disant que c'était Stéphanie.
- Il a fini par l'avouer. - Ă'a pas pris de temps.
Moi, aussitÎt que j'ai réglé avec elle,
elle s'est revirée de bord, elle a fait son offre à Cazal.
- C'était impensable que je reste là .
Moi, je le savais. Toi, tu le savais.
(soupir)
Mais lĂ , je fais quoi?
J'ai quelque chose pour toi.
Quoi exactement?
- Il faut travailler Julien Marcoux.
Marcoux de JMFUSION?
- En plein ça, oui. Gros mandat. - Il veut quoi?
- C'est pas lui le client. C'est la cible.
Oh... Le mandat vient de qui?
- Je peux en dire trop pour le moment.
Julien Marcoux, c'est gros.
Je veux pas me ramasser avec
la moitié des avocats de la province sur le dos.
Il faut faire attention Ă ce que je dis et Ă ce que je fais.
- Avant, Jean, on va avoir une discussion toi puis moi.
Concernant...
Mon avenir chez vous.
- Je te l'ai dit. Les portes sont toujours ouvertes.
- J'ai connu un Cazal, je m'en taperai pas un deuxiĂšme.
- Tu me compares pas Ă lui quand mĂȘme?
- Ce qui m'inquiĂšte pas, c'est pas ce qui arrive aujourd'hui.
C'est ce qui va se passer
aprĂšs que tu vas m'avoir mise dehors...
quand tu n'en pourras plus de Delphine Proulx.
Fais-moi surtout pas l'insulte
de me dire que je me raconte des histoires.
Je te connais... plus que tu te connais toi-mĂȘme.
- Qu'est-ce que t'attends de moi?
- C'est quoi ta relation avec Samuel Rivard?
- C'est le représentant syndical chez Quantum.
On le sait, ça.
- Je veux savoir quel genre de relation t'as avec lui.
- Employé, syndicat, pas plus que ça.
OK.
Tu veux jouer à ça, toi?
Ăa...
ç'a été pris à la shop, chez vous, dans les toilettes.
Vous avez l'air actifs pas mal.
- Vous avez mis des caméras dans les toilettes?
- C'est pas important. - Vous avez pris ça quand?
Pas important ça non plus.
Quand je te dis qu'on a tout...
- Mettons qu'on jase toi puis moi, il va arriver quoi?
Si tu jases comme du monde,
ça se pourrait qu'on te laisse tranquille.
C'est pas toi qu'on veut, c'est ton chum Rivard.
- Il contrĂŽle la bĂątisse au complet.
C'est un bordel Ă ciel ouvert, cette place-lĂ .
Il contrĂŽle les boss en leur fournissant des filles.
- Les boss payent? - Mets-en qu'ils payent.
En plus de leur salaire, les boss les payent Ă l'acte.
Sur du temps supplémentaire.
Ils sont généreux, mettons.
Elle veut acheter Investcan.
- L'acheter ou s'associer Ă Cazal?
Ăa, je suis pas sĂ»r.
Mais tu vois ça, toi:
Stéphanie Guérin, patronne de la boßte là -bas?
- Je lui donne pas un an, la marde va pogner.
- Elle pourrait nous surprendre, peut-ĂȘtre.
- Non, non, elle va se retrouver avec la mĂȘme clientĂšle
qu'il y avait avant.
Excuse-moi, faut que je prenne ça.
- AllĂŽ. - Oui, Ăric? C'est Lapierre.
Vous m'avez parlé de la possibilité
de mettre des caméras dans le bureau des boss
pour le réseau de prostitution à l'intérieur de l'entreprise.
- Oublie ça, le grand boss veut pas.
Dumas?
- Non, Michael Powers, le président de Quantum.
- On parle d'une activité illégale dans la boßte.
La prostitution, on criminalise pas ça,
mais opérer un réseau de prostitution, c'est autre chose.
C'est sûr que quelqu'un se fait accuser là -dedans.
- Il va falloir que je te revienne, je dois parler Ă Jean.
- OK, mais ça fait ça vite, s'il te plaßt.
J'ai obtenu les aveux de Pagé.
- Il en est pas question. Powers veut pas?
Il veut pas, c'est sa décision à lui.
- Je pense que Lapierre a besoin de preuve vidéo
pour accuser Samuel Rivard de proxénétisme.
Qu'il aille voir un juge,
qu'il fasse une demande de mandat et ça va se régler.
- On est déjà dans la boßte, Jean.
- Ăric, pour la 100e fois, on travaille pour le client.
On n'est pas lĂ pour faire la job de la police.
- Je lui ai dit que j'allais te parler.
C'est toi qui allais décider.
- Oui, mais c'est pas moi qui décide, c'est le client.
Regarde, il veut juste protéger son entreprise.
C'est pas dur à comprendre, ça.
La derniĂšre chose qu'il veut, c'est de voir
le nom de Quantum associé à des actes criminels.
Je lui passe le message.
- Puis oublie pas de lui rappeler que c'est lui
qui était pressé qu'on intervienne
parce qu'il y a un gun dans le coffre du délégué.
- Et en passant, Lapierre a Christian Pagé de son bord.
Pagé lui a raconté tout ce que Samuel Rivard faisait,
puis apparemment, il contrĂŽlait Ă peu prĂšs
tout le monde dans la bĂątisse.
- Il est temps qu'on ferme ce dossier-lĂ .
Oui, sans faute.
C'est... bien beau, ça.
- L'idée, c'est pas que ce soit beau. C'est ce que ce soit bon.
Hum?
Assieds-toi.
Sors ta signature du dimanche.
- Alors, bienvenue dans ta boĂźte.
- Oh, mais je vais laisser passer la soirée.
Mais demain, j'aimerais qu'on s'assoie tous les deux.
Parce que j'aimerais ça te proposer 2, 3 affaires qui vont
nous permettre de repartir sur quelque chose de solide.
C'est parfait, ça.
- Jean Dumas va voir que c'est moi qui ai raison.
- J'espĂšre qu'on est dans quelque chose de plus concret
que "c'est pas toi qui avais raison, c'est moi".
Il est rendu assez élitiste.
Monsieur veut juste des gros dossiers.
Alors que moi, je lui ai toujours dit:
"L'argent se trouve pas juste chez les gros clients."
D'ailleurs, il y en a une couple que j'aimerais récupérer.
Ăa, ça va le rendre fou.
- Bien oui, mais il faut que tu me comprennes.
Avant, c'était clandestin, notre affaire.
On n'avait pas le temps de se taper sur les nerfs.
- Oh, parce que tu penses qu'on pourrait se rendre lĂ ?
- Je sais pas. Je connais ton caractĂšre.
Et moi, je connais le tien.
Je vais me rendre au bureau.
Je vais réunir mon monde puis je vais leur annoncer:
"Dorénavant, Delphine Proulx travaille avec nous autres."
Pour faire quoi?
Développement des affaires.
- Ils m'ont haï chez vous pendant des années.
On a vécu une relation secrÚte en parallÚle,
je suis disparue pendant un bout, t'as fait semblant
d'ĂȘtre un gars qui savait pas oĂč j'Ă©tais rendue.
Mais c'est fini.
C'est la vraie vie.
Bien, tant mieux!
- Pas certaine. - T'es pas certaine de quoi?
De nous deux ou du reste?
Tout ça en mĂȘme temps.
- Il faut commencer quelque part.
C'est pas si simple, Jean.
- Oui, c'est simple. C'est toi qui compliques tout.
- Quand certaines personnes vont apprendre la vérité à mon sujet,
ils seront pas contents.
- On a voulu jouer Ă ce jeu-lĂ ,
il faut vivre avec les conséquences.
- Puis si toi puis moi, ça fonctionne pas?
- Tu veux que je te fasse un contrat...
pour ce qui va nous arriver dans les prochaines années?
Pas capable de faire ça.
Oui... j'ai mon caractĂšre.
Oui, je suis pas toujours facile.
Peut-ĂȘtre qu'on se trompe.
Mais peut-ĂȘtre que non. Je le sais pas.
J'ai pas de garantie Ă te donner.
Tout ce que je veux...
c'est passer mon temps avec toi.
J'aime ce que t'es.
Ce que tu penses, comment t'abordes les choses.
Il y a pas de raison que ça fonctionne pas, toi et moi.
On s'est jamais disputés depuis qu'on se connaßt.
- Bien non, j'ai toujours fermé ma gueule.
Oui. Mais...
on a toujours fini par faire ce que toi tu voulais.
T'as pas tort.
(fermeture de portiĂšre)
- Pour ce qui est de notre mandat, on a ce qu'il faut.
- La question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait avec toi.
Dans quel sens?
- On te garde lĂ pour un bout ou on te sort de lĂ au plus vite?
Moi, je veux pas me brûler.
Je laisserais la poussiĂšre retomber un peu.
- La police a arrĂȘtĂ© Christian PagĂ©.
Il a accepté de collaborer.
On pourrait en profiter pour te faire mettre
Ă la porte toi aussi.
- Donc pour notre mandat à nous, c'est réglé?
Ăa va se passer ce matin.
Si j'arrive Ă rejoindre le SD Lapierre...
Depuis hier, j'ai pas de nouvelles.
(sonnerie de cellulaire)
AllĂŽ?
Jean, GeneviĂšve Allard.
- Ăa rĂ©veille mal en chien. Tu dors pas, toi?
- Vous aviez une frappe de prévue avec Lapierre?
Oui.
- Pas sûre que ça va pouvoir se faire ce matin.
Louis Lapierre n'est plus disponible depuis hier soir.
- Comment ça? - Il s'est fait suspendre.
- Suspendre pourquoi? - Je sais pas.
En fait, je sais, mais je veux pas commencer
à répandre toutes sortes de rumeurs.
C'est lui qui m'a demandé de t'appeler.
Il va aller te voir, car il va avoir besoin de ton aide.
Il me disait qu'il y avait une possession d'armes lĂ -dedans?
- C'est pour ça qu'il voulait pas qu'on retarde indéfiniment.
- Est-ce qu'on peut se voir rapidement?
Ăa relĂšve des stupĂ©fiants, ton affaire.
Mais on parle d'une arme Ă feu.
Je peux m'en mĂȘler.
- Passe me voir au bureau dans une heure.
- On vient de rencontrer Jean-Luc.
On est prĂȘts de notre cĂŽtĂ©.
- Vous allez mettre un hold sur cette affaire-lĂ .
L'enquĂȘteur Allard m'a appelĂ©.
Louis Lapierre a été suspendu hier soir.
- Hein? - Bien oui, c'est ça.
J'essaie de le rejoindre depuis hier.
- Il était suspendu. Ils ont suspendu son cellulaire aussi.
Donc on bouge pas?
- Allard va se rendre au bureau, commencer Ă briefer.
Je vais arrĂȘter voir Michael Powers Ă son hĂŽtel
puis je me pointe au bureau aprĂšs.
- Anthony est lĂ ? - Oui.
Essaie de me trouver
le numéro de téléphone personnel de Louis Lapierre.
Ă'a l'air qu'il aurait besoin de nous autres.
- Tu veux pas attendre qu'il nous appelle avant?
- On trouve les clients oĂč on peut,
mĂȘme s'il faut aller les chercher par la main.
Je lui dis quoi?
"Je t'appelle, mais je sais pas pourquoi."?
Voyons, cibole!
Tu lui dis que tu l'appelles puis qu'est-ce qui arrive,
on s'inquiĂšte, puis on peut l'aider.
Il faut tout te dire, toi.
- HĂ©, il est de bonne humeur! - Eh... constant.
- Ăa va? - HĂ©!
- Je t'ai pas vu déjeuner à matin.
- Ouais, j'avais des affaires à régler à la maison.
- Rien de trop grave, j'espĂšre? - Non, non.
- Je te trouve un petit peu distant.
- Oui, c'est ma femme. On s'est encore pognés.
Excuse-moi, je suis pas...
Je suis pas d'humeur Ă jaser trop, trop.
Ăa va passer comme le reste.
Il paraĂźt que le petit nouveau
a eu un meeting avec la direction Ă matin.
- J'étais pas au courant. - Je vais aller le voir.
Lui dire que c'est pas comme ça que ça marche.
Il fait pas ça sans venir me voir avant.
- Il vient d'arriver, il le sait pas.
Il est bizarre.
Je le sens pas, ce gars-lĂ .
"Watche-le", OK?
- Bon, alors, dans ce document-lĂ ,
vous allez retrouver la liste des noms de tous ceux
qui sont impliqués à la fois dans le trafic de stups
et dans le réseau de prostitution.
- La police a pas une copie de ça?
- Jamais. Les décisions prises à l'interne, ça vous regarde.
Quoiqu'ils vont surement partir aprĂšs Samuel Rivard.
- Ils vont quand mĂȘme l'arrĂȘter Ă l'extĂ©rieur de l'entreprise?
- Oui, oui. Inquiétez-vous pas. - OK.
- On va l'arrĂȘter Ă l'extĂ©rieur de la shop,
mais aprĂšs, j'envoie les enquĂȘteurs
saisir le contenu du coffre-fort de Samuel Rivard.
Il y a quand mĂȘme une arme chargĂ©e Ă bloc dans son bureau.
- Quelqu'un de la compagnie va rencontrer les employés visés.
Ils vont ĂȘtre mis Ă la porte.
J'imagine que le syndicat
s'opposera pas aux congédiements.
Il serait mal placé.
- LĂ , GeneviĂšve, c'est quoi l'affaire avec Louis Lapierre?
Je sais pas.
Pour vrai, je sais pas.
C'est un poste de police,
c'est sûr qu'il y a des rumeurs qui circulent.
- Compte pas sur moi pour les répéter.
Vous voulez faire ça quand?
- Je vais au bureau, je prépare ça puis on y va.
- On ne peut plus attendre. - Go!
Ah, trop tard, on a fini.
On s'en va arrĂȘter le dĂ©lĂ©guĂ© syndical.
- Tu vas avoir besoin du témoignage de mon gars?
- Lequel? Jean-Luc? - Oui.
- Tout dépend si on va en procÚs ou non.
Samuel Rivard, c'est pas un imbécile.
Il va plaider coupable. Ăa va s'arrĂȘter lĂ .
Oui, mais coupable Ă quoi?
Trafic de stups? Proxénétisme? Possession d'arme?
C'est pas un imbécile, comme t'as dit.
- On verra dans le temps comme dans le temps.
- Ah, GeneviĂšve, qu'est-ce qui arrive avec l'affaire d'Ăric?
- Fais pas ton smatte, ton ex a retiré sa plainte.
Tu le sais autant que moi.
- Non, c'est parce que t'as dit que c'est pas toi qui accuses.
C'est le DPCP. Le DPCP va-t-il retirer ses accusations?
Ils ont personne pour témoigner.
Toi qui es si smatte
puis qui connais tout le monde, appelle-les.
Ils vont tout te dire ça.
âȘ âȘ âȘ
(sonnerie de combiné)
AllĂŽ!
- Salut, Louis. C'est Anthony Dumas chez Intelco. Ăa va?
Pas vraiment, non.
- Je te cacherai pas qu'on a su que t'étais suspendu.
Qui t'as dit ça?
On a des sources chez vous.
On finit toujours par savoir ce qu'on veut savoir.
- Je voulais pas laisser tomber le dossier de Quantum.
Je sais que vous avez mis des efforts.
Des arrestations étaient prévues.
- C'est professionnel de ta part.
- Je suis pas un trou de cul, tu sais.
MĂȘme s'ils mĂ©ritent pas que je me fende en deux pour les aider.
Qui ça "ils"?
Mes boss.
- Justement, penses-tu qu'on peut t'aider?
- Peut-ĂȘtre, je sais pas.
- Mettons qu'il y a des rumeurs qui sont venues Ă nos oreilles
dans les derniĂšres heures.
Pas mal sûr qu'on peut t'aider.
OK, j'arrive.
OK.
- Travailles pas trop fort, tu vas te faire mal.
- InquiĂšte-toi pas, je me tirerai pas Ă l'ouvrage.
Ăa va bien tes affaires, toi?
- Il paraßt que le boss t'a demandé à le voir?
Oui.
Pourquoi?
- Eh... j'ai été condamné pour vol il y a 5 ans.
Il voulait que je m'explique lĂ -dessus.
- Puis pourquoi t'es pas venu me voir?
Je suis ton représentant syndical ici.
- Hé, j'ai pas pensé. Je pensais que c'était une niaiserie.
- Quand un boss veut te parler, tu viens me voir avant.
T'as le droit à un représentant syndical devant les patrons.
- Il voulait juste que j'éclaircisse une patente.
- C'est quoi ton histoire de vol?
Une TV.
Je travaillais chez Cité-Son.
J'ai pris une TV dans le back-store
puis je l'ai amenée dans le dumpster en arriÚre.
Je suis retourné la chercher le soir.
Ils m'ont pognĂ©. Niaiseux de mĂȘme.
Niaiseux de mĂȘme?
Ils ont pas vu ça avant, eux autres?
Bizarre, hein?
- Non. Jean-Luc...
Ăcoute, moi. Ils sont en chemin.
LĂ , sors donc tout de suite si tu penses que c'est dangereux.
- J'arrive au bureau, mon boss veut me voir.
Il m'annonce ma suspension.
Il m'accuse d'avoir téléchargé
des images pornographiques sur mon ordinateur.
Pire que ça: il rajoute que j'ai consulté des sites de pédophilie
avec l'ordinateur de bureau.
T'as réagi comment?
Humoriste? Voyons donc...
Qui est-ce qui est assez cave pour aller télécharger
du matériel pornographique dans un poste de police?
- Sur les ordinateurs du poste ou sur le portable de la police?
MĂȘme affaire, ça.
Mon portable ou l'ordinateur de bureau,
ça appartient à la police.
Puis lĂ , il se passe quoi?
Ils font enquĂȘte.
- Est-ce que le syndicat s'en mĂȘle?
- C'est sûr, mais... ils font ce qu'ils peuvent.
- Si ton syndicat nous donne la permission
puis que les boss de la police veulent,
nous autres, on est lĂ pour t'aider.
Si t'as rien Ă voir lĂ -dedans,
nous, on a l'expertise pour pouvoir le démontrer.
- (soupirant): S'il fallait que cette histoire-lĂ
sorte publiquement, je suis mort, moi.
- SORS! SORS DU CHAR! - Oui, c'est beau.
SORS!
LES MAINS DANS LES AIRS!
HĂ©, wow!
- Ils ont fait venir des employés qui étaient visés
pour leur montrer la preuve qu'ils avaient.
Ils vont les mettre Ă la porte.
Puis les cadres aussi...
- Ceux qui étaient sur ta liste. - Méchant ménage.
- Ah bien, il faut ce qu'il faut.
Pour le SD Lapierre, tu t'occupes de ça, Sophie?
- Oui. On va te prĂ©parer un plan d'intervention, Ăric et moi,
puis on va te présenter ça.
Papa, je veux pas te dire...
- Jean! Pas "papa". Je m'appelle Jean.
- Hum... non. "Jean", faut que je sois poli.
Mais "papa", je peux t'envoyer promener un peu.
Imbécile.
- Gilbert Cliche, le grand boss de la police, c'est ton chum?
Parle-lui. Pour éviter toute forme de favoritisme.
Parce que la possession d'images de porno-pédophilie,
c'est criminel.
- Excusez-moi.
Ăa vient du bureau de M. Powers.
Communiqué qui va sortir dans les prochaines minutes.
Merci beaucoup, MaĂŻssa.
"Quantum Communications, filiale de Quantum Holding,
"annonce la fermeture
"de son usine d'équipements de télécommunication à Montréal,
"mettant ainsi au chĂŽmage 1200 personnes,
transférant les opérations à l'usine de Kitchener, Ontario."
Ayoye!
C'est à ça qu'on a servi?
Là , ils servent de ça pour fermer la place?
- C'est Quantum, s'ils veulent fermer une usine,
ils ont pas besoin de donner de raison.
Ils la ferment.
- Mettons qu'ils ont pas besoin de ça,
mais ça les aide à justifier les gestes qu'ils ont apposés.
Personne va me croire qu'ils étaient pas au courant
de ce qui se passait.
Ils voulaient juste se le faire confirmer.
- Ă'a l'air que des fois, on sert à ça aussi.
Hum... Bon!
Oh, avant que je parte, juste vous dire que...
il y a quelqu'un qui va se joindre Ă nous
dans les prochains jours.
Delphine Proulx.
Il est temps qu'on rajoute de la compétence au bureau.
(soupir)
Ils ont réagi comment?
- Je pense qu'ils sont encore figés dans le bureau.
Hum! Hum. Ăa va ĂȘtre gai.
- T'es plus solide que ça, voyons!
- Un jour, t'as ouvert la porte de ton agence
à Stéphanie Guérin.
Regarde oĂč ça vous a menĂ©s.
- Compare-toi pas à Stéphanie Guérin.
- Non. Parce que moi, avec un 38, je te manquerai pas.
- AllĂŽ, papa! Je suis venue.
Ah, excusez.
Je vous dĂ©range, peut-ĂȘtre?
- T'aurais pu appeler avant de venir ici.
- Il faut que j'appelle maintenant
avant de venir chez moi?
- Non, non, chérie. Excuse-moi. C'est juste...
- AllĂŽ, Charlie. Moi, c'est Delphine.
Ăa me fait vraiment plaisir.
- C'est toi qui fous la merde dans ma famille?
Je vais aller coucher ailleurs.
Ăa sent pas bon ici.
Réussi.
- Vous pouvez pas prendre la décision de disparaßtre
puis de réapparaßtre 4 heures plus tard,
déranger la quiétude de vos proches.
Mettez-vous Ă leur place.
Le choc qu'elles vont avoir.
- Tu devrais avoir honte de te servir des gens.
Tu vas les domper
dĂšs que tu n'auras plus besoin d'eux autres.
- Quand t'es venue pour dire que tu voulais
recoller les pots avec Jean,
c'était une commande de Stéphanie ou de Jean?
Je commence Ă ĂȘtre un peu mĂȘlĂ©.
Sous-titrage: MELS
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