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L'HISTOIRE, LES PERSONNAGES ET LES SITUATIONS
DE CETTE PRODUCTION SONT PUREMENT FICTIFS
NETFLIX PRÉSENTE
TANT DE VIES SE PASSENT DERRIÈRE LES BARREAUX
La prison, une succession de couloirs de briques
qui convergent vers un foyer enfermé sur lui-même, comme ses occupants.
On y fait les cent pas,
comme tant d'autres depuis des siècles,
à s'en abîmer les pieds et les ongles.
Lâche-moi !
C'est fini !
Fini ! Fini !
Fini !
Viens ici !
TOUTES LES FAMILLES HEUREUSES LE SONT DE LA MÊME MANIÈRE
LES FAMILLES MALHEUREUSES LE SONT CHACUNE À LEUR FAÇON - TOLSTOÏ
Lâche-moi !
Qui s'occupe des arrivées ? On amène une détenue.
J'arrive.
Suivez-moi.
Meltem, j'amène la détenue. Fouille complète.
Oui, Madame.
Entrez.
Venez. Ça va aller ? C'est toujours bizarre la première fois.
J'espère que vous ne resterez pas assez longtemps pour vous habituer.
Faites en sorte que tout se passe bien avec la direction et avec les autres.
N'oubliez jamais ça. Conseil de directrice adjointe.
Allez-y. Doucement.
Entrez.
Par ici.
Retirez la veste. Retirez la veste !
Les bijoux, là-dedans. Allez, on n'a pas de temps à perdre !
Tournez-vous ! Ouvrez la bouche. Levez la langue. Allez !
Les cheveux. Baissez la tête. Levez la tête.
Retirez le pull. Retirez-le.
C'est votre fille ?
Allez, et le pantalon. Retirez tout.
Allez ! Levez les bras. Retirez votre pantalon. Dépêchez-vous !
Retirez votre pantalon.
Allez.
Et les sous-vêtements. Soutien-gorge, culotte, la totale.
Écartez les jambes.
Sur la droite.
Face à moi.
Sur la gauche.
Asseyez-vous.
Deniz...
Demir.
Si j'ai un fils, je l'appellerai Demir.
- Âge ? - 34 ans.
État civil ?
Êtes-vous mariée ?
Des enfants ?
Oui.
J'ai une fille.
Ne t'en va pas ! Maman !
- Calmez-vous. - Maman !
Son nom ?
Ecem.
Maman !
Ecem.
Maman, ne t'en va pas !
Il faut que je lui parle.
C'est impossible.
Non.
Je ne peux pas l'appeler ?
Plus tard, peut-être.
Vous ne pouvez pas passer d'appels.
- Un seul. - Asseyez-vous.
- Du calme, on a presque terminé. - Un seul, je vous en supplie.
Pitié.
Pas maintenant.
S'il vous plaît.
Asseyez-vous.
- Mais... - Du calme.
- Non ! - Où pensez-vous aller comme ça ?
Sédatifs !
- Il faut que je parte ! - Du calme.
Du calme, nom de Dieu !
- Je vous en supplie. - Amenez des sédatifs.
Calmez-vous.
- Je dois voir ma fille. - Respirez profondément.
Je vous en supplie ! Je dois voir ma fille !
Vite.
Calmez-vous.
Respirez profondément.
- Je vous en supplie ! - Tenez ses jambes.
Je dois voir mon enfant !
Tenez ses jambes. Calmez-vous !
Respirez.
Ça va aller.
Ma chérie. Ecem.
Ecem.
Papa, réveille-toi.
Je t'en supplie, réveille-toi vite.
Pitié.
Ecem.
Papa.
Mon frère.
Mon frère.
Elle dormira jusqu'au matin.
Le rythme cardiaque est bon.
Surveillez-le régulièrement.
SOINS INTENSIFS
C'était difficile, il faut attendre.
Papa ?
Il faut attendre.
ÉTABLISSEMENT PÉNITENTIAIRE FERMÉ
La première nuit est la plus dure, vous avez de la chance.
Des nouvelles de l'hôpital ?
Pas encore. Priez pour qu'il s'en sorte.
Sinon ?
15 ans.
Restez positive.
Ici, il faut avoir le moral.
Ou ça va être très dur.
Tout le monde a sa cellule.
Elles donnent toutes sur une pièce commune.
Vous y trouverez du thé, du café, ce genre de choses.
La télévision est allumée entre 7 h et 1 h du matin
et 24 h sur 24 pendant le Ramadan.
Les portes...
Elles sont ouvertes ? Vous ne les fermez pas ?
Ici, on n'enferme personne.
L'entrée principale est seulement verrouillée après minuit
et l'ouverture des aires communes est annoncée.
Par ici.
Voici votre cellule.
Numéro 222.
Vous voyez le bouton rouge ?
Si vous êtes en danger,
si votre vie ou celle d'une autre est menacée,
ou en cas d'action illicite...
appuyez dessus.
C'est la règle d'or. Compris ?
Bien.
Tout le monde est en train de petit-déjeuner.
Si vous avez faim, vous pouvez y aller.
Je n'ai pas faim.
Très bien.
J'ai une question.
Oui.
Quand puis-je parler à ma fille ?
Vous tombez bien.
C'est le jour des appels hebdomadaires.
Je vais vous ajouter à la liste, je vous tiens au courant.
Installez-vous.
On a besoin de vous à l'entrée.
Très bien, j'arrive.
Installez-vous, on en reparlera.
Bonne chance.
Ne fais pas de bruit.
C'est bon.
Bienvenue, contente de te voir...
Saphir.
Qu'est-ce que tu fous ici, beauté ?
Viens par ici.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Ta gueule.
Je m'occuperai de toi personnellement plus tard.
Je n'ai pas terminé avec Naciye.
Je vais m'occuper d'elle et ce sera ton tour après ça.
Hein, Naciye ?
Naciye !
Tu as besoin d'une manucure.
Une bonne petite manucure-pédicure.
Ma chère Naciye.
Ma chère et tendre Naciye.
Comment oses-tu voler ma carte SIM
et la donner à Kudret ?
Tu mens, je n'ai rien fait !
Ah oui ?
Tu n'as rien fait ?
Maman !
Oh, Maman !
Maman !
Oh, sa Maman lui manque. Ta Maman te manque ?
Tu l'aimes, c'est normal. C'est toi qui as donné la carte.
Mais pourquoi as-tu prévenu la direction ?
Je n'ai rien dit, je le jure ! Tu dois me croire, c'est la vérité.
Elle dit qu'elle n'a rien fait, elle doit être innocente.
Elle va se chier dessus, cette balance.
Elle a le cul sur la cuvette, ça tombe bien.
Tu vas faire dans ton froc ?
Elle ne ment pas.
- Regardez. - C'est vrai.
Regardez comme Naciye a l'air innocent.
Ça se verrait si elle mentait, non ?
On a été injustes envers toi, Naciye.
On va se faire pardonner.
Tu vas te faire défoncer la chatte, demain ?
Mon mari vient me rendre visite.
Ton mari vient te voir ?
On va aider cette chaudasse à se préparer.
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Qu'est-ce qu'on peut faire ? Je sais, on va la coiffer.
On va lui faire une beauté.
- Elle sera toute belle. - Encore plus belle que moi.
Non, pas mes cheveux, je vous en supplie !
Azra, fais ce que tu veux, mais ne touche pas à mes cheveux !
Non, mon mari aime mes cheveux !
Quoi ?
Pitié, pas ça !
Ta gueule.
Pitié, pas ça !
Coupez-moi les doigts à la place. Je vous en supplie, non !
Coupe les côtés.
Non, pas ça ! Mon mari aime mes cheveux !
Il faut lui refaire les racines.
Ta gueule !
Si ton mari vient demain,
vous prendrez une photo style militaire.
Ne pleure pas, c'est presque fini.
Elle pleure beaucoup, la salope.
Comme un bébé.
Ne pleure pas !
Qu'est-ce que tu fous ?
OK.
Qu'est-ce que tu fous ?
Si je te revois traîner à côté de ce bouton,
je me fais un collier de perles avec tes dents, pigé ?
Lâchez-la, j'ai terminé.
Regardez-moi ça ! La classe, une vraie punkette.
OK.
Allez vous faire foutre !
- Vous allez payer, vous verrez ! - Dégage, pétasse.
Dégage-la d'ici.
Regarde-moi. Regarde-moi. Arrête de pleurer et regarde-moi !
Si tu me refais un coup de pute,
je serai obligée de te tuer et ce serait dommage.
Allez, fais voir tes crayons à Azra.
Azra, tu as vu mes crayons ?
Ma fille fait de beaux dessins,
on dirait presque des photos.
C'est qui ?
Bienvenue.
Regarde ses yeux, on dirait des saphirs.
Tu as vu, comme ils sont beaux ? Tu as vu, ma chérie ?
Bonne chance.
Deniz Demir est installée cellule 222 B1.
Kudret et Azra vont se servir d'elle pour leur trafic.
Murat,
il faut la surveiller de près. Gardez tous un œil sur elle.
Excusez-moi, mais il s'agit d'une détenue dont la culpabilité n'a pas été prouvée.
Une fille pas encore corrompue est la personne idéale
pour faire entrer des choses de l'extérieur,
aussi bien des téléphones que de la drogue ou des pilules.
On ne l'apprend pas dans les livres, Mlle Ersoy.
Et comment le savez-vous ?
Pendant que vous sortiez faire la belle en mini-jupe,
j'étais déjà directrice de cette prison.
Il est toujours plus facile d'exercer des mesures répressives Mme Ünal,
mais je vous rappelle qu'il s'agit d'un établissement restructuré.
Le ministère de la Justice a choisi d'y mettre en œuvre sa stratégie pilote
centrée sur la réhabilitation, une approche bien plus moderne.
Nous avons la chance de faire une différence.
Sinon, à quoi ça sert d'être un établissement pilote ?
Melis me rend folle.
Voyons, n'exagère pas, ma chérie.
Tu travailles trop, tu as besoin de faire une pause.
Pas pour l'instant.
Elles étaient sur le point de se tuer.
J'ai reçu deux avertissements à cause d'elles.
Ma chère Kudret, je t'amène ton petit-déjeuner.
Le plateau est-il plein ou vide ?
Tu trouveras du matériel de grande qualité sous tes œufs.
Et la nouvelle, qui est-ce ?
Une novice, elle s'appelle Deniz. Personne d'important.
Garde un œil sur elle.
On les croit novices et innocentes et puis un jour, comme ça,
elles deviennent les sous-fifres d'Azra ou de la direction.
Compris.
C'est ta fille ?
Espérons que tu sortiras vite.
Oui, espérons.
Désolée, je ne suis pas venue t'accueillir.
Je suis Jale.
Deniz.
Moi, c'est Dudu. Je te souhaite bonne chance ici.
Tu dois rester forte, il n'y a rien d'autre à faire.
Et surtout, n'emprisonne pas ton cœur.
Ou tu vas vraiment déprimer.
La vie est plus simple ici, pas besoin de payer les factures
et de mettre à manger sur la table. On peut se détendre un peu.
C'est notre petite chérie, Öykü.
Dis bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Si tu avais ta fille avec toi,
vous pourriez vous tenir chaud.
Pas besoin de bois ou de charbon. Pas vrai ?
Que fait-elle dans ce trou à rats ?
Quoi ?
Un trou à rats ?
De quoi tu parles ?
Tu entends ce que tu dis ? Espèce d'imbécile !
Du calme, Dudu.
- Tu te crois supérieure ? - Je ne voulais pas dire ça.
Ce n'est rien.
Et tu voulais dire quoi ?
- Ça suffit. - Je vais lui arracher la langue !
- Viens. - Encore une conne !
Ça suffit.
- Aux yeux globuleux. - Chut.
Je vais te frapper à coups de semelle !
Ça suffit !
Incroyable ! Elle fait sa princesse à peine arrivée !
Allez, Dudu, ça suffit.
- Sors. - Je vais...
Excuse-la,
elle n'est pas méchante d'habitude.
Mais elle a arrêté de fumer et elle est sur les nerfs.
Je suis la déléguée de l'unité,
le point de contact entre direction et détenues.
Si tu as un problème, tu peux venir me voir. D'accord ?
Allez, viens boire une tasse de thé.
Viens. Azra, que tu as rencontrée tout à l'heure...
Oui.
Sa cellule est juste en face.
C'est elle la chef de l'unité, elle fait la loi.
Allez, viens t'asseoir, je vais te faire un café.
Et la fille qui était avec elle, tu te souviens ? C'est Hasret.
On l'appelle La Lutteuse. Elle s'est inscrite à Kırkpınar,
mais les femmes ne peuvent pas participer.
Elle est très forte.
Elle ne lâche jamais Azra.
Et celle à qui elles ont coupé les cheveux ?
Ça, c'est Naciye. Naciye La Pisseuse.
Elle est le bras droit de la chef de l'unité B2, Kudret.
Kudret et Azra se battent constamment, chacune des deux
veut être la seule à faire la loi ici.
Quand on est chef des deux unités, on contrôle la laverie et la cantine.
Alors, forcément, c'est intéressant.
On peut faire entrer la contrebande plus facilement.
Ici, il faut faire ce que dit Azra et ne pas s'approcher de Kudret.
Azra protège toujours son unité, c'est une bonne chef.
Mais Kudret n'est pas comme ça, elle est égoïste.
Elle ne pense qu'à elle.
Et le bouton rouge ?
Même si ta vie en dépend, ne t'en approche surtout pas.
Elles te casseraient tous les doigts.
La directrice adjointe...
Le soir, la direction rentre chez elle.
Azra et Kudret règnent en maîtres.
C'est l'heure de la promenade. Unités B1 et B2, dans la cour.
La promenade est importante. Regarde le ciel tant que tu peux,
pour te souvenir que tu es vivante.
Régale tes yeux.
J'ai cueilli une poire sur la branche
Je t'ai admirée, ma belle, danse
Ma délicieuse, danse
Laisse-moi embrasser tes joues rondes Non, à bien y réfléchir
Viens plutôt danser devant nous
Laisse-moi admirer tes beaux yeux Ma féroce, viens
Les autres méritent au moins Une poignée de noix
Ma belle Melis, danse
Laisse-moi embrasser tes joues rondes
Non, à bien y réfléchir Viens plutôt danser devant Oktay
Bouge ton petit cul pour Oktay !
Allez, viens discuter et viens danser
Écoute bien...
Non, à bien y réfléchir Viens plutôt danser devant Murat
Ma belle directrice, danse Laisse-moi embrasser tes joues rondes
Non, à bien y réfléchir Viens plutôt danser devant Murat
Allez !
Sans contact extérieur, on n'entend plus parler de vous.
Vous n'avez plus rien à vendre alors on ne s'intéresse plus à vous ?
Je viendrai à bout de vous, de Kudret,
et de tout le crime organisé qui existe dans cette prison.
Le crime organisé, rien que ça ?
On est dans la cour à prendre un bol d'air frais et de vitamine D.
Les coupables sont enfermées.
Allez, viens discuter et viens danser
Écoute bien...
J'ai de quoi nous chauffer Ma féroce, viens
Allez !
Que Dieu bénisse ta beauté
Votre fille est sur la liste d'appels.
Alors, je peux lui parler ?
Après l'annonce, oui.
Merci.
Non, à bien y réfléchir Viens plutôt danser
Pas le temps de bavarder, Nihal a raison.
On a un portable sans carte SIM.
Il faut qu'on en fasse entrer une.
Et on va faire comment, dans le contexte actuel ?
C'est ça le problème, il faut qu'on trouve un moyen...
d'en obtenir une.
Il suffit de trouver une fille vulnérable qu'on peut forcer à faire du trafic.
Comme ça, on sera plus fortes avant le retour de Kudret.
Tu as appris des choses sur elle ?
Elle n'est pas bavarde.
Elle a une fille, elle ne lui a pas encore parlé.
Elle a très peur, de tout le monde.
Parfait, on fait faire ce qu'on veut à quelqu'un qui a peur.
J'aime quand les gens ont peur.
Elle va faire passer la carte SIM.
L'heure de la promenade est maintenant terminée.
Regagnez vos cellules.
L'heure de la promenade est maintenant terminée.
Regagnez vos cellules.
Ta fille est magnifique, vraiment.
Donne-moi ça.
On se calme. On se calme ! Ne me force pas à te tabasser.
Hasret ?
Qu'est-ce que tu fais ? Lâche-la.
On ne la changera pas. Ignore-la, Saphir.
Je suis venue m'excuser.
Il s'est passé des choses désagréables ce matin,
mais je n'ai rien contre toi ou ta fille.
C'est un peu comme ma nièce. Tiens.
Il paraît que ton appel a été autorisé ?
Oui.
Pour info,
je valide les autorisations
ou je les bloque.
Tu peux appeler ta fille, bien sûr,
mais tu dois d'abord faire ce que je dis.
Tu vas réclamer une visite demain, de Cemal Kara.
Apporte-moi ce qu'il va te donner sans te faire prendre.
Si tu fais ça,
je te laisserai peut-être appeler ta fille.
Compris ?
M. Boran, quel plaisir !
C'est la cellule de Deniz Demir ?
Oui, entrez.
Grand et beau.
Un vrai régal pour les yeux.
Mesdames.
Salut, Oktay.
- Tout va bien ? - Oui.
Oui, M. Boran. On fait connaissance avec notre nouvelle amie.
Formidable.
Votre avocat est arrivé.
Mon avocat ?
Je n'en ai pas demandé.
Vous, non,
mais votre famille, peut-être.
Viens me voir après ta visite.
Vous partez déjà ? On n'a pas pris de café.
Vous devriez rester dormir.
On a assez de lits.
Je suis Erhan Duman.
L'union pour les droits des femmes m'a chargé de vous défendre.
Je n'ai pas demandé d'avocat.
Vous avez droit à un défenseur public.
Vous pouvez réclamer quelqu'un d'autre.
J'ai préparé un mandat.
Il ne vous reste qu'à signer. Voici ma carte.
Vous pouvez me joindre à ce numéro.
M. Duman,
allez-vous m'aider à joindre ma fille ?
Il est trop tôt,
mais je ferai de mon mieux.
J'ai parlé à l'hôpital.
Il n'y a pas de changement,
votre mari est en état critique en soins intensifs.
J'ai étudié votre dossier.
Le rapport de la police, celui de l'hôpital,
votre déposition, le témoignage des voisins... C'est un cas intéressant.
Racontez-moi tout ce qui s'est passé ce soir-là.
Vous avez lu ma déposition, tout y est.
Ecem.
Est-ce qu'elle a parlé à la police ?
Elle est en état de choc, elle ne se souvient de rien.
Ils prendront sa déposition plus tard.
J'ai lu votre dossier, mais je veux l'entendre de votre bouche.
Que s'est-il passé ce soir-là ?
Par exemple, quand la balle a été tirée, qui tenait l'arme ? Vous ou Hakan ?
Tu m'as mis très en colère, je vais d'abord tuer ma fille,
ensuite toi et finir par me tirer une balle dans la tête.
Non !
Quand j'ai voulu partir...
Hakan...
Il s'est énervé et a pointé son arme sur moi.
Je suis allée vers lui pour l'empêcher de tirer.
Et j'ai appuyé, pour me défendre.
Je lui ai tiré dessus. Qu'est-ce que ça change de savoir qui tenait l'arme ?
Dix ans.
Voilà ce que ça change, dix ans.
C'est la différence entre votre main et celle d'Hakan.
Si votre mari meurt, on ajoute 15 ans. Ça fait 25 ans.
Vous voyez la différence ? Un quart de siècle.
Il n'y a qu'à espérer qu'il survive
et dise quelque chose qui peut nous servir.
Mme Demir.
Surtout, pendant que vous êtes ici,
ne vous mettez pas la direction à dos.
Ne faites pas de bêtise.
Je veux vous faire sortir d'ici.
Ne me compliquez pas la tâche.
Alors, dans ma situation,
mon seul espoir est Hakan,
l'homme sur lequel j'ai tiré ? C'est bien ça ?
Sous-titres : Hélène Coursault
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