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...
Musique sombre.
...
-Une femme habitait là. -Elle s'est mariée.
Ils sont partis à Paris.
-Oh ! Reviens là, toi !
-Je savais que je devais rester avec toi.
J'ai pu m'échapper grâce à mon ami.
Simbad !
-Dieu vous bénisse, abbé Faria.
-"Jacopo,
"j'ai acheté 2 bateaux pour ta famille.
"Viens à Marseille.
"Simbad."
-J'ai fait 15 ans de prison à cause d'une injustice.
Grâce à toi, je veux savoir pourquoi.
Je veux punir les gens qui m'ont piégé.
Caderousse...
-Je ne l'ai pas écrite. -Tu sais qui c'était ?
-Danglars et Fernand.
Fernand a épousé
Mercédès.
-Veux-tu travailler au service
du comte de Monte-Cristo ?
-Ce comte, qui est-ce ? -C'est moi.
-Mercédès et Fernand ont un fils.
-M. Albert de Morcerf ? -Lui-même.
-Le comte de Monte-Cristo veut vous voir.
-Ils ne doivent
se douter de rien
ou ce sera un échec.
-Ce môme va nous aider. -Oui.
Le vicomte de Morcerf est un ami et vous l'enlevez ?
-Qui sont ces brigands ?
-Je les ai croisés,
il y a peu, et notre rencontre s'est bien finie.
J'aimerais bientôt venir à Paris. -Je vous présenterai
à tout le monde.
-M. le comte, enchantée.
-Ma mère, la comtesse de Morcerf.
Mère, ça va ?
Père, c'est lui. Je vous présenterai à lui à l'entracte.
Voici le baron et la baronne Danglars.
M. de Villefort, le procureur du roi.
-J'aurais voulu les inviter
dans ma maison de campagne, celle à Auteuil.
-Ca, alors. C'était la maison des parents de ma première épouse.
-Un crime
a été commis ici. Un infanticide.
Le père de cet enfant l'a enfermé.
-La sage-femme
a tenté de faire chanter Villefort.
Elle a été arrêtée
et internée de force.
-Allez-vous-en.
-La femme, c'était elle.
-Qui ça ?
-C'est elle qui a accouché, ce jour-là.
Musique sombre.
...
Générique.
...
...
-La sage-femme, celle que j'avais fait interner à l'asile,
elle s'est échappée. -Quoi ?
-Elle a fui peu avant que le comte nous a narré
cette histoire du bébé enterré dans une caisse.
-La sage-femme lui aurait tout raconté ?
-Comment se connaîtraient-ils ?
Qui est ce comte ?
-Mon époux a enquêté sur son passé, mais il n'a rien trouvé.
-Comment un homme si riche peut-il être anonyme ?
C'est tout à fait inédit.
-Si la caisse enterrée était vide...
Où est l'enfant aujourd'hui ? -Ecoutez-moi. Ecoutez-moi.
Le bébé était bien dans la caisse, mort, quand je l'ai enterré.
Combien de fois dois-je vous le dire ?
-Mais quand vous m'avez enlevé le bébé,
il respirait encore.
-Une minute plus tard, il ne respirait plus.
Vous le savez. -Non.
-Monte-Cristo a menti.
Il n'a pas trouvé la caisse. -En êtes-vous sûr ?
En êtes-vous sûr ? -Arrêtez la calèche.
-En êtes-vous sûr ?
-Vous êtes consciente que si cette histoire s'ébruite,
ce sera la fin pour moi.
Et pour vous.
-Laissez-moi.
-Combien avez-vous donné à Debray ? -Un quart.
Comme à vous.
-Vous avez gardé la moitié pour vous ?
C'est un peu cupide.
-C'est moi qui obtiens les informations,
pas vous.
J'ai une nouvelle qui pourrait vous intéresser.
Un navire qui transporte beaucoup de café
du Brésil à Calais a deux semaines de retard.
-Et ?
-Il a peut-être coulé. Le prix va augmenter.
-Vous pouvez dépenser votre argent dans le café,
mais pas le mien.
-Je suis au courant et soyez sûr que je le ferai.
Musique mystérieuse.
...
-Le comte de Monte-Cristo pour le baron Danglars.
-Le comte de Monte-Cristo est ici.
-Très bien. Faites-le entrer.
-Un homme fidèle à sa parole. Quelle rareté.
-Mme la baronne.
Je vous interromps ?
-Pas du tout. J'allais partir.
-Navré de vous avoir contrariée avec cette histoire de bébé.
-Ce n'est rien.
-Vous avez eu l'air touchée par son sort.
-Il faut que j'y aille.
La porte se ferme.
-Merci de me recevoir au pied levé, baron.
-Je vous en prie.
Après tout, vous êtes celui dont toute la ville parle.
-Toute la ville ?
Comme vous y allez.
Quelle ville, en tout cas.
Paris va devenir ma résidence permanente.
-Oh. -Il y a une vibration particulière
dans l'air.
Vous la sentez ?
Peut-être êtes-vous là depuis trop longtemps.
Pour moi, cette ville est comme une fleur éclose.
Prête à être cueillie, pourrait-on dire.
Dans ce dossier, il y a des titres évalués à 10 millions de francs,
précédemment confiés à la banque Thomson et French à Rome.
Vous devrez contrôler tout cela, ce qui prendra quelques jours,
mais puis-je considérer
que j'ai un compte chez vous, dorénavant ?
-A l'opéra, vous parliez de 4 millions.
-Je veux que vous ouvriez un compte à mon nom
pour que j'y dépose 10 millions de francs.
Serait-ce impossible ? -Non, c'est possible.
J'aurai juste besoin de quelques jours pour...
-Vérifier ? -Pour vérifier, oui.
-Je me suis renseigné sur vous.
On n'est jamais trop sûr des références
de quelqu'un, ces temps-ci.
Vous avez travaillé pour une banque
en Espagne, c'est cela ?
Puis, vous avez spéculé en bourse
et vous vous en êtes très bien sorti.
Ainsi, vous avez fait fortune,
n'est-ce pas ?
-Oui, mais petit à petit.
-Petit à beaucoup, je dirais.
Avant cela, vous étiez dans les transports maritimes
pour Morrel et fils à Marseille.
Cette information est-elle correcte ?
-J'étais jeune, à l'époque.
-Selon la rumeur,
vous êtes parti du jour au lendemain. Pourquoi ?
-Eh bien, je...
Je ne voyais aucun avenir dans les transports maritimes.
-Ah. J'ai entendu dire que c'était parce que Morrel
vous avait préféré un homme plus jeune
comme capitaine de son bateau.
-Je me souviens mal de cette période.
Il rit.
-Enfin, bref.
Revenons à nos affaires.
Pendant que vous ferez vos vérifications,
pourrai-je avoir
une avance de 300 000 francs pour mes dépenses
quotidiennes ?
-Eh bien...
C'est... C'est une somme assez importante, monsieur.
-Et il y a d'autres banquiers à Paris.
-Non, non, non. Attendez.
Vous pouvez me laisser les titres
et je me chargerai de vous faire livrer
les 300 000 francs dans l'après-midi.
-A ma maison de ville,
sur les Champs-Elysées, au numéro 30.
Bonne journée, baron Danglars. -Bonne journée.
-Oh.
Si vous entendez parler d'un investissement intéressant,
tenez-moi au courant.
-Bien sûr, M. le comte.
Il rit.
-M. Debray. Quelle surprise.
-Vous n'êtes pas venue hier. -Je n'ai pas pu.
Il rôde autour de moi.
-Je suis disponible demain après-midi.
Comment cela se présente pour vous ?
-Cela se présente très bien.
-Dois-je réserver une chambre ? -Bien sûr.
-Même horaire ?
-Même horaire.
-Bienvenue à Paris,
Haydée.
Navré, mais le comte est sorti pour l'instant.
Puis-je te montrer tes appartements ?
Le dernier étage est pour toi.
Par ici.
Voici Isabelle, ta femme de chambre.
Isabelle te montrera tout ce qu'il faut.
-Suivez-moi.
Ici se trouve votre salon.
Par ici, je vous prie.
Votre chambre à coucher.
-Qui habite là ?
-Cet étage est réservé à votre seul usage.
-Quoi ? C'est impossible.
Un cheval hennit.
-Ah.
Tu es de retour. Bien.
Où est-elle ?
Où est-elle ? -A l'étage.
-Il y a un problème ?
-Allez voir par vous-même.
-Je suis le comte de Monte-Cristo.
-Euh... Bonjour.
-Est-ce que tes appartements sont à ton goût ?
Qu'est-ce qui la contrarie ? -Elle ignore pourquoi elle est là.
-De quelle façon puis-je vous servir,
maître ?
-Tu n'es pas là pour me servir, Haydée.
Quand je t'ai achetée au sultan, j'ai acheté ta liberté.
Tu es la fille
de l'honorable Ali Pacha, n'est-ce pas ?
Isabelle,
préparez-nous du thé et servez-le-nous dans mon salon.
Je vais te poser des questions auxquelles il ne sera pas facile
de répondre et j'en suis désolé.
As-tu été témoin du meurtre de ton père ?
-Oui.
-Je ne connaissais pas ton père,
mais je pense connaître l'homme responsable de sa mort.
Un Fernand Mondego vit ici à Paris et il servait à Alger
au même moment où ton père a été assassiné.
Pourrais-tu
reconnaître Fernand si tu le revoyais ?
-Je le pourrais.
-En es-tu sûre ?
Tu n'étais qu'une enfant quand tu l'as vu, la dernière fois.
-Le connaissez-vous personnellement ?
Fernand Mondego ?
-En effet.
Je ne peux parler de tout le mal qu'il m'a fait.
Et il ne peut y avoir pire souffrance
que celle qu'il t'a infligée en te privant de ton père.
Souhaiterais-tu venger sa mort ?
-Oui.
Elle soupire.
-Vous allez bien ?
Vous êtes un peu distraite,
ces temps-ci. -Je vais bien.
Marie, envoyez un des valets
organiser un essayage.
Demain après-midi, vers 13h, ce serait parfait.
-Combien de robes achetez-vous par semaine ?
-Vous ne vous souciez que de l'argent ?
-Vous, vous ne vous en souciez pas suffisamment.
-Cette robe est destinée
au bal de printemps que vous organisez vous-même ici.
-Bonjour.
Je viens d'apprendre
que Monte-Cristo avait ouvert un compte chez Danglars
pour y placer 10 millions de francs.
-Danglars a vérifié son crédit ?
-Selon Beauchamp, oui.
L'argent a été envoyé hier de Rome. -Albert, vous allez épouser
la fille la plus riche de Paris.
-Ce n'est pas l'argent de Danglars. -Ne soyez pas naïve.
Hermine a une liaison avec Lucien Debray,
du ministère de l'Intérieur.
Il lui glisse des informations confidentielles
avant que le public en ait vent et elle,
elle s'en sert pour spéculer avec l'argent de son mari.
-Vous êtes certain de ceci ? -Cela dure depuis des mois.
Albert me l'a dit.
-C'est pas la peine de l'ébruiter, papa.
Ils font ça officieusement.
-Vraiment ? C'est illégal.
-Sur ce mariage qui vous tient tant à coeur,
Albert ne partage pas votre enthousiasme.
-Eugénie est une fille adorable.
Cela servira généreusement nos deux familles.
-Pourquoi les parents pensent savoir
ce qui est bon pour leur enfant ? -On a plus vécu que vous.
C'est ça, l'expérience de vie.
Et vous en manquez. -Vous savez ce que je veux ?
-Je sais ce qu'il vous faut. Ce que vous voulez importe peu.
-Je dois y aller.
-Vous n'avez rien mangé. -Peu importe.
J'ai promis à Eugénie d'assister à sa leçon de chant.
-Il connaît Eugénie depuis des années.
Ils ont grandi ensemble.
Chant lyrique et douce mélodie au piano.
...
Elle frappe à la porte.
-Qui est-ce ? -C'est moi.
Cris de joie.
-Où étais-tu passée, mon joli bouton de rose ?
Viens là.
J'ai lu dans les rubriques mondaines
que ton jeune Albert était sur le point de dire oui
à la fille du baron Danglars ? -Oui. Eugénie.
C'est ce que souhaite le comte de Morcerf.
Devine ce que j'ai entendu sur la femme de Danglars.
-Dis-moi tout.
-Elle est très intime avec Debray
qui lui donne des informations confidentielles
sur le mouvement des actions. -D'où sort-il
ces informations ? -C'est le secrétaire
du ministre de l'Intérieur, mais attends, il y a mieux.
Tu ne vas pas en revenir.
-Bien le bonjour, monsieur.
-Bonjour.
Vous êtes venu voir la tour du télégraphe ?
Asseyez-vous.
Il soupire.
J'ai quelques visiteurs. Il y avait même un artiste, hier.
Il a fait un tableau de la tour
et m'a dit que les gens de Paris étaient fascinés
par ce tout nouveau moyen de communication.
-Auriez-vous de l'eau ?
-Un instant.
-Merci.
A votre santé, monsieur. -Et à la vôtre.
-Il fait chaud aujourd'hui, hein ? -Etouffant.
-Vous pourriez me montrer comment le télégraphe fonctionne ?
-Avec plaisir. C'est d'ailleurs plutôt simple.
Musique intrigante.
...
Il gémit.
...
-Ce doit être la chaleur.
...
Voilà, doucement.
...
Tout va bien ?
Vous avez fait
un malaise.
-C'est étrange.
-L'heure tourne.
Bien, il faut que j'y aille.
Merci pour votre hospitalité.
Il frappe à la porte.
...
-Hermine ! -Debray ?
-Où est le baron ?
-Dans son salon.
-Que se passe-t-il, maman ?
-Attendez ici, Eugénie.
-Il y a eu un soulèvement en Espagne.
Barcelone s'est retourné contre le roi, vendez
vos coupons espagnols.
-Quoi ? -On l'a su grâce au télégraphe.
-Les actions doivent être en chute. -Elles vont s'effondrer.
-Oh, mon Dieu.
-Prenez ma voiture. Elle est devant.
Faites vite, baron. La bourse ferme dans une heure.
-Heureusement,
il y a le télégraphe. -Que ferait-on sans cela ?
Léger brouhaha.
...
Vous en êtes-vous débarrassé ? -J'ai perdu environ 100 000 francs.
Une broutille,
comparé à ce que certains sont en train de perdre.
Monsieur le comte.
Comment allez-vous ?
Possédiez-vous des coupons espagnols ?
-Oui et je les ai toujours.
-Mais vous devriez vendre. Vous avez dû apprendre la nouvelle.
-Oui. J'ai décidé de les garder. En avez-vous vous-même ?
-J'avais 6 millions en coupons jusqu'à hier. J'ai tout vendu.
Juste à temps,
si je puis dire.
-Pourquoi avez-vous vendu ?
-L'instinct.
-Vous êtes un homme chanceux.
-Il faut être prévoyant en affaires.
-Et avoir de l'instinct.
-Oui. Les deux. Ils marchent en tandem.
Il est idiot de ne pas vendre.
Musique mystérieuse.
...
-Albert.
C'est gentil de passer.
-Tenez. Cela vient de ma mère. On organise un bal au printemps.
Vous pouvez emmener un invité ou deux.
-Dites à votre mère que j'accepte volontiers.
Un thé ? Un café ? Isabelle.
-Etes-vous au courant du faux pas du gouvernement ?
-Sur le soulèvement ?
-Oui. C'était une erreur du télégraphe.
Certains ont perdu des fortunes en vendant leurs actions.
-J'étais à la bourse hier. L'ambiance était frénétique.
Les cours ne faisaient que chuter.
-Le baron Danglars, qui a vendu en premier,
a perdu un million de francs.
-Oh, bon sang.
Il doit être dévasté.
-Je n'aimerais pas être en sa compagnie.
-Allez-vous épouser sa fille ?
-C'est ce que souhaite mon père.
-Cela n'a pas l'air
de vous transporter.
Et votre mère approuve-t-elle ce mariage ?
-Pas entièrement.
Enfin, elle aime bien Eugénie. Moi aussi.
Elle a une voix magnifique
quand elle chante, mais... -Mais quoi ?
-Je la connais depuis que je suis enfant.
C'est une amie. Une amie chère.
Mais on ne sera jamais amoureux.
-Je vous apprécie, Albert.
Et je vous aiderai comme je le pourrai.
-A propos d'Eugénie ?
Comment ?
-Nous verrons bien.
-Nous nous reverrons au bal, comte.
-Jacopo.
J'ai besoin que tu ailles à Rome et que tu trouves Vampa.
Dis-lui que je lui demande le service qu'il me doit.
J'ai besoin de lui à Paris.
Musique mélancolique.
...
-Lieutenant Morrel. Comment allez-vous, jeune homme ?
-Oh, eh bien, très bien, très bien, merci.
-Excusez-moi de vous déranger.
Ai-je bien entendu le nom de Morrel ?
-En effet, monsieur. -Etes-vous de la famille
du propriétaire
de la compagnie maritime Morrel à Marseille ?
-C'était notre père.
-Vous... Vous parlez de lui au passé ?
-Il nous a quittés.
Le connaissiez-vous ?
-Et comment Morrel et fils se porte ?
-Quand mon père est mort,
Julie et moi avons vendu l'affaire et nous sommes installés à Paris.
-Je suis nouveau dans cette ville,
mais prenez ma carte.
En cas de besoin, n'hésitez pas à m'appeler.
-Valentine.
Venez.
(Valentine !)
-Grand-papa, je vous laisse, un instant.
Max. -Je vous ai attendue
toute la journée. Pouvez-vous raisonner
votre père ? -Je ne peux m'opposer à lui.
-Fuyez avec moi. Vous voyagerez avec le passeport de ma soeur.
-C'est impossible. -Prenez ma main.
Passez-vous ici tous les jours avec votre grand-père ?
-Oui. -Alors, vous me trouverez ici.
-Franz d'Epinay revient d'Italie, cette semaine.
-Comment le savez-vous ?
-Il a écrit à mon père. Ma grand-mère va venir
pour la signature du contrat de mariage.
-Raison de plus pour fuir avec moi.
-Je ne peux abandonner mon grand-père.
-Valentine !
-Si mon père vous voit, il me tue.
-Valentine !
-Demain, à la même heure.
Je vous aime.
-Héloïse a besoin d'aide avec Edouard.
...
Alors ?
-La sage-femme est toujours dans la nature.
-Comment a-t-elle pu disparaître ?
-On la retrouvera. Ca va aller.
-Et le comte de Monte-Cristo ? -Des messagers
arrivent chez lui toutes les 30 minutes,
avec des invitations pour le thé, le déjeuner, le dîner, les soirées,
qu'il ignore pour la plupart.
Tous les deux jours,
il prend des cours de maniement d'armes.
Il est d'ailleurs très doué. Son instructeur parle de lui
comme d'un homme dangereux.
-Et son nom de famille ? Zaccone ?
-Son nom de naissance est Jacques Zaccone.
C'est le fils d'un armateur de Malte.
Il a des origines italiennes et françaises.
-Comment a-t-il fait fortune ?
-Il a deux mines de diamant en Afrique de l'Ouest
et une grande mine d'argent en Thessalie.
-Avez-vous des preuves pour confirmer cela ?
-Ce sont des ouï-dire,
mais j'ai une source de confiance.
-J'aime m'appuyer sur des faits, Boville.
Je veux que vous gardiez un oeil sur Monte-Cristo et sur la maison.
-Je ne peux pas.
L'inspecteur Robert m'a dit d'arrêter d'employer
des hommes sur des affaires où aucun crime n'a été commis.
Je peux, en revanche,
garder un oeil sur lui en dehors de mon service, mais...
-Combien ?
-Euh... 100 francs par semaine devraient suffire.
Musique sombre.
...
-As-tu vu les 2 policiers, devant la porte ?
-Comment savez-vous que ce sont des policiers ?
-Jacopo a un instinct concernant ce genre de choses.
Ils surveillent la maison. -Pourquoi ?
-Ils enquêtent sur moi
et il n'y a que 2 personnes à Paris qui connaissent
ma véritable identité : Jacopo et toi.
J'ai confiance en Jacopo. Toi, en revanche...
Tu n'es pas fait du même bois.
-Que voulez-vous dire, comte ?
-On a peut-être un problème.
-Je ne vous trahirai jamais.
-Même quand on t'arrachera les dents et les ongles ?
Ne sois pas si inquiet.
Tu m'as bien servi et je protège ceux qui me servent.
Jacopo.
Asseyez-vous.
Un verre, Caderousse ? Tu en as bien besoin.
Si Villefort a envoyé ses hommes,
et je pense que c'est lui, l'un des deux,
ou même les deux, va te suivre jusque chez toi, Caderousse.
Puis, une fois qu'ils sauront où tu vis,
ils sauront aussi qui tu fréquentes,
ce que tu fais de ton temps, etc.
C'est pour cela qu'on les appelle des inspecteurs.
Ce qui ne nous arrange guère, donc Jacopo va
t'accompagner et s'assurer que tu n'es pas suivi.
Ce sera notre intermédiaire, dorénavant.
Tu ne reviendras plus ici.
-Non... Je ne suis pas vraiment en danger, quand même ?
-Pas encore.
Votre maison est charmante. -Merci.
Vous plaisez-vous à Paris ?
-Cette ville a tant de visages différents.
Puis-je vous demander ce que c'est ?
-Vous n'êtes pas le premier à nous le demander.
Chant des oiseaux.
...
Il y a un mot à l'intérieur.
Voulez-vous que je vous le lise ? -Avec plaisir.
...
-"Mon cher M. Morrel, j'espère que tout ceci
"vous permettra de surmonter vos difficultés, et j'aimerais
"que le diamant vous serve à remplacer Le Pharaon."
Mon père était au bord de la banqueroute
quand un bienfaiteur anonyme lui a fait ce cadeau.
-Il a vécu 4 belles années après cela.
-Et vous ignorez l'identité de ce bienfaiteur ?
-C'est un vrai mystère.
Mon père était persuadé
que c'était un présent d'outre-tombe
de la part d'un jeune homme qui lui était très cher.
-Puis-je vous demander son nom ?
-Edmond Dantès.
-Ah.
-C'est Valentine.
-Je suis désolée !
-Tout va bien ? -Mon père m'a vue vous parler
et il m'a interdit de vous voir.
Je suis partie en cachette.
Je suis désolée. Désolée.
-Valentine !
-Haydée !
-Oui ?
-J'ai été invité à me rendre à un bal
dans la demeure des Morcerf. Tu devrais m'accompagner.
Si jamais tu reconnais Fernand,
fais très attention à ne pas le montrer.
-Bien sûr.
-De la soie de Shanghai dans des tons de bleu et de gris.
Montrez-la.
-Suivante.
-De la soie arrivée d'Inde il y a une semaine.
Brodée à la main
à Florence. -Pourquoi les manches sont
si bouffantes ? -C'est à la mode.
-Nous prenons toutes les robes, merci.
Et toutes les chaussures.
Musique raffinée.
...
-Le comte de Monte-Cristo.
Nous nous rencontrons enfin.
-Comte de Morcerf, je suppose. -En effet.
Bienvenue.
Je vous remercie d'avoir sauvé mon fils à Rome.
-Ce n'était pas grand-chose.
Comtesse.
Merci de nous avoir invités.
-Nous sommes très honorés de nous avoir parmi nous, comte.
-Puis-je vous présenter ma protégée, Mlle Haydée.
-Entrez. La fête aura lieu dans la salle de bal.
-C'est cet homme.
-Tu es sûre ? Tu n'as aucun doute ?
-Non, aucun.
-Max. Je vais me mêler à la foule. Tenez compagnie à Haydée.
-Avec plaisir, comte.
...
-Comte. -Franz.
-Quel plaisir de vous revoir.
-Vous êtes là.
-Vous vous adaptez bien à la haute société de Paris, paraît-il.
-J'ai été très bien reçu.
-Grand-papa,
la raison pour laquelle j'assiste au bal,
c'est que j'y suis forcée.
L'homme que père veut que j'épouse y sera.
-Valentine !
Valentine !
Gérard ! Où êtes-vous ?
Il suffoque.
-Doucement. Doucement, mon fils.
Doucement. Respire. Allez.
Respire.
Doucement, doucement, doucement.
Doucement.
Chut.
...
Chut.
Chut, chut.
Oh, mon Dieu.
Ca a marché.
Vous irez au bal seule.
-Non. -Franz s'attend à vous voir.
Héloïse et moi resterons avec Edouard. Allez-y.
...
-Dieu soit loué,
vous voilà.
Et toute seule.
-J'ignorais que vous seriez là. -Le comte
de Monte-Cristo m'a invité. Avez-vous réfléchi ?
-Valentine !
-Franz.
-Je vous attends depuis plus d'une heure. Venez.
Le bal va bientôt commencer.
Excusez-nous.
-Comte, voici Eugénie Danglars. Le comte de Monte-Cristo.
-Il paraît que vous chantez
merveilleusement bien. -C'est grâce à mon professeur.
Louise, venez que je vous présente au comte de Monte-Cristo.
-Ne croyez pas Eugénie, comte.
Elle est bien trop modeste.
-Vous auriez pu me ruiner. -Ce n'est pas ma faute.
-J'ai vendu à perte.
J'ai perdu un million de francs
à cause de vous. J'attends que vous me remboursiez la moitié.
-Oh.
-Si vous refusez,
je mettrai un terme à vos batifolages avec ma femme.
Est-ce clair ?
Je veux être payé avant demain midi.
J'imagine que vous savez que je suis la risée de tout Paris.
-Vous êtes fort, Danglars.
Vous vous relèverez, comme vous le faites toujours.
Que pensez-vous de ce comte de Monte-Cristo ?
-Je l'apprécie. Il est du genre franc.
-Oui, mais vous appréciez tous les riches.
Qui est la femme qu'il a emmenée ?
-Une étudiante en chimie, il me semble.
Le comte est aussi chimiste.
-Vous m'avez manqué, l'autre jour.
Vous sentez-vous mieux ?
-Ces derniers temps, je traverse des moments
où je ne me sens plus tout à fait moi-même.
-Que ressentez-vous ?
-J'ai du mal à trouver les mots pour le décrire.
-On manque souvent de mots.
-La femme que vous avez emmenée... -Ma protégée ?
Celle dont je vous avais parlé ?
-Elle vit chez vous ?
-Elle vit à l'étage et moi au rez-de-chaussée.
-Ca va faire jaser tout le monde. -Chacun pense ce qu'il veut.
Etes-vous heureuse en mariage, madame ?
-Vous êtes très direct.
-Est-ce un défaut ?
-Pas vraiment.
J'ai l'impression de vous avoir connu il y a longtemps.
-Vous devez me confondre
avec quelqu'un d'autre.
A qui donc pensez-vous ?
-Je dois sûrement faire erreur.
Je ne devrais pas faire attendre mes invités.
Musique mélancolique.
...
-Vous vouliez me voir ?
-C'est vous, Vampa ?
-Que voulez-vous ?
-Le comte de Monte-Cristo a besoin que vous veniez à Paris.
-Ce n'est pas possible.
-Il a sauvé la vie de votre cousin Pepino.
C'est très beau. Ca va vous plaire.
Musique sombre.
...
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