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Original subtitles

Un film sur la vie d'un photographe?

Il sera peut-être mieux d'étudier l'origine du mot.

En grec, "photo" qui signifie "lumière"

et "graphein" signifie écrire, dessiner.

Un photographe est littéralement une personne qui conçoit avec la lumière.

Un homme qui écrit et réécrit le monde, avec la lumière et l'ombre.

Je découvert cette photo ici, dans une galerie.

Il y a plus de vingt ans.

Je n'avais aucune notion de son origine.

Peut-être un grand photographe

ou bien un aventurier, me suis-je dit.

Il y avait un timbre au dos, et une signature:

Sebastiao Salgado.

J'ai acheté ce tirage.

Le revendeur a sorti d'autres photos du même auteur.

Ce que j’ai vu, m'a alors profondément ému.

Le particularisme des images.

Le portrait d'une femme Touareg, aveugle.

M'inspire encore des larmes, même si je le vois tous les jours.

Parce que depuis, il est au-dessus de mon bureau.

Une chose essentielle pour Sebastiao Salgado :

Les personnes ont vraiment d'importance pour lui.

Cela signifie beaucoup pour moi.

Après, toutes les personnes, sont le sel de la terre.

Et du temps, avant que naisse une vraie rencontre,

sur sa vie, son travail,

et l'endroit où tout a commencé.

Le Sel De La Vie

Un Voyage Avec

INDONÉSIE

ÎLES Papouasie Occidentale

Sebastiao était insaisissable,

toujours en voyage.

Jamais vu quelqu'un autant voyager.

Mon père était comme ça, jamais un moment d'arrêt.

Toujours en mouvement, une vraie toupie.

Sebastiao était le même.

Vous l'imaginiez à Vitoria, alors qu'il était déjà arrivé

plus au nord, à faire de la propagande politique.

Et même dans les études, sans ses camarades, il n'aurait jamais fini.

Il n'avait pas envie d'étudier.

Il nous a causé des soucis mais il a un diplôme en économie.

Je l'aurais préféré comme avocat.

Il a fait une année,

mais préférant l'économie, il a bifurqué.

Ça, c'était Sebastiao Salgado

Le père.

Il a donné son nom à son seul fils

infatigable voyageur de toute sa vie

et il a utilisé les études que son père lui imposait

pour les mener d'une façon bien imprévisible.

Par le biais de l'Economie, il a acquis une solide compréhension

des marchés mondiaux, du commerce et l'industrie.

Ainsi, il a compris ce qui menait le monde.

Pour lui, tout a démarré dans la petite ville d’Almores,

au centre du Brésil.

C'était le plus grand élevage de bétail du père, sous un ciel immense

il y avait les vastes forêts tropicales de l'Atlantique,

la rivière était encore navigable à l'époque.

Mais surtout, il y avait ces trains sans fin

remplis à ras bord de minerai et de fer

qui partaient pour le monde entier

Après tout, c'est toujours la plus grande région minière de la planète.

C'est ici qu'a grandi Sebastiao,

le seul garçon parmi sept soeurs.

Quelle vie!

Tous les étés sur le bord du Rio Doce, cette belle rivière.

C'est ici même que nous sommes.

Ici, avec cette équipe travaillant au documentaire.

Sebastien, vous vivez ici ?

J'ai appris une chose :

avoir un photographe devant son objectif

c'est sans aucun rapport avec ce qui a été dit auparavant.

Incapable d'être immobile, de lui même, il s'exprime :

il réagit instantanément,

saute sur son appareil.

et prend, celui qui prend.

Il n'était pas seulement en train de me prendre,

Nous étions deux dans sa visée

L'autre, mon compagnon réalisateur, était son fils aîné, Juliano.

Il avait déjà accompagné son père avec sa caméra dans plusieurs voyages,

comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée, que vous avez déjà vu.

Ou ici,

sur une île isolée dans l'extrême nord de la mer de Sibérie orientale

J'y serai bien allé également.

Le père, et le fils Salgado, m'ont invité à les accompagner.

Pour introduire un regard extérieur, il me semble.

Je n'ai pas hésité un instant.

Que pouvais-je demander de plus?

J'ai enfin pu faire la connaissance de cet homme,

pour savoir ce qui le motivait

et pourquoi son travail m'avait tant impressionné.

J'ignorai que j'allais découvrir beaucoup plus

qu'un simple photographe.

Sebastiao avait 15 ans

quand il a pris le train et quitté sa petite ville.

Pour poursuivre ses études à Vitoria, la capitale de l'Etat

Ce n'était qu'un enfant, ignorant même comment utiliser son argent en poche.

Il n'avait jamais rien payé encore.

Chez eux, ils produisaient tout eux-mêmes,

il a donc souffert de la faim dans les premières semaines dans la grande ville

Il avait peur d'entrer dans un commerce et commander de la nourriture.

C'était si confus que Sebastiao n'aurait pas pu avancer

sans l'arrivée de cette jeune femme,

Lélia

Elle avait dix-sept ans, étudiait la musique, plutôt jolie.

Ça a été l'amour au premier regard.

Lorsque Sebastiao a obtenu une bourse

pour un diplôme de maîtrise en économie à l'Université de Sao Paulo,

ils ont déménagé et se sont mariés.

C'était les années 60, tous deux de gauche, faisant de la politique.

Comme beaucoup d'autres étudiants à Paris, Berlin, ou à Chicago.

Le Brésil a été sous dictature militaire brutale,

de sorte que chaque jour ils risquaient l'arrestation,

la déportation et la torture.

En août 1969,

Sebastiao et Lelia quittent leur pays

et s'embarquent pour la France.

Alors que Sebastiao continuait ses études en économie,

Lélia étudiait l'architecture.

Un instant décisif, là, elle se procure une caméra pour le travail

ce qui passionne immédiatement Sebastiao.

La première photo a été prise sur Lélia, bien sûr.

Plus tard, Sebastiao a trouvé du travail à l'Organisation Internationale du Café,

et part s'installer à Londres.

S'ensuit une carrière à la Banque Mondiale,

avec des trajets en Afrique, à suivre les projets en développement.

En emportant toujours un appareil photo avec lui.

Il revenait toujours avec un grand nombre de photos.

Comprenant que ces photos

prennent le pas sur les relations économiques

ensemble, ils prennent une décision importante :

celui du risque énorme

d'abandonner une carrière bien rémunérée en tant qu'économiste

et repartir de zéro.

Ils sont retournés à Paris et ont investi tous leurs biens

en matériel photographique coûteux.

Pendant un certain temps, Sebastiao tente les photos de sport,

les portraits, les services de mariage, même les nus ...

avant de découvrir sa voie.

Leur fils Juliano est né à Paris en 1974.

Il était là, mon futur ami et collègue.

Lélia a continué à soutenir Sebastiao, conjointement à son rôle de mère.

toujours dans ses études,

présentant partout le travail de Sebastiao,

dans les magazines, les journaux et les agences.

Et puis, une maison d'édition,

a permit la réalisation

de leur grand projet photographique :

"Otras Américas", les autres Amériques.

Ce qui amène Sebastiao à travers toute l'Amérique du Sud.

Le petit Juliano a dû s'habituer

à voir partir son père pendant des mois.

AUTRES AMÉRIQUES 1977-1984

Pour finaliser "Otras Américas" il a fallu à Sebastiao, 8 années.

Dans ces voyages au plus profond de l'Amérique du Sud,

il a totalement disparu pendant de longues périodes.

Juliano a grandi assez vite en l'absence de son père.

Il restait bien sûr le courrier

sans encore de possibilités par le satellite.

Chaque fois que je rentrais à la maison

et partager les photos avec Lélia,

Sebastiao représentait pour son fils un grand aventurier

une sorte de super-héros, plus encore qu'un photographe.

Et par un rapide montage !

Déjà, trente années.

Finalement, j'ai suivi mon père dans une de ses missions.

A Wrangel,

une île déserte dans l'océan Arctique.

Sebastiao espérait photographier

la dernière grande communauté de lions de mer,

je voulais comprendre qui était cet homme.

Le seul homme que je connaissais comme étant mon père.

ce photographe, cet aventurier de mes débuts dans la vie.

Sacrés ours !

Il nous a bien eus.

Il les fait rentrer dans l'eau, c'est phénoménal.

A quoi tu penses ?

A quoi tu penses, papa ?

Je vois que c'est très compliqué, toute cette histoire.

Si nous n'obtenons que ça ...

Ce n'est pas seulement les approcher, et pouvoir les photographier de près.

Si l'image n'est pas bonne,

tu as un dossier sur l'ours, mais pas une photo.

Cet emplacement n'est pas bon.

Il n'y a rien autour,

il n'y a pas assez pour une bonne image, pour composer l'image.

Il n'y a aucune action.

C'est incroyable.

L'objectif ne voyait que leurs crocs,

je ne pouvais pas voir la forme des têtes.

C'était comme être dans l'Enfer de Dante

avec tous ces crocs,

toutes ces formes, incroyables.

Papa, raconte sur 1979.

En 79, Lélia était enceinte, elle attend un deuxième enfant.

Nous savions déjà que c'était un garçon.

Et quand Rodrigo est né,

il avait tous les signes qui indiquaient un syndrome de Down.

Il était si mignon, avec ces petits yeux étirés,

j'ai eu l'impression que tout était normal.

Et Lélia.

Le médecin a dû faire de nombreux tests,

il a fallu trois semaines pour obtenir les résultats.

Le jour où nous avons téléphoné,

la tension était si forte,

qu'aux résultats, j'ai pleuré.

Je ne pouvais pas cesser de pleurer.

Pour mon frère, pas de possibilité d'aller à l'école

ou simplement lire et écrire, tout comme moi.

Rodrigo a été isolé dans un monde, sans possibilité pour nous d'y d'entrer.

Un coup terrible pour mes parents.

Mais quelque chose s'est passé.

Avec son amour, Rodrigo a développé son propre langage.

Lentement,

nous, sa famille, avons appris à déchiffrer son alphabet émotionnel,

et à communiquer sans mots.

Plus tard, ma mère, mon frère et moi sommes allés au Brésil.

La dictature militaire s'était effondrée.

A 5 ans, je ne comprenais pas l'importance de ce long voyage.

A un moment, un homme a soulevé un rideau

et la lumière du soleil est entrée dans l'avion.

Sa voix dans la cabine :

Nous survolons le Brésil!

Ma mère regardait sans rien dire.

Elle a revu son pays pour la première fois depuis de nombreuses années.

C'était un heureux moment mais, quand elle se tourna vers moi,

elle était en pleur.

Mon père était en Guyane française, et il nous a rejoints plus tard.

FERME SALGADO MINAS GERAIS - BRÉSIL

Depuis de nombreuses années maintenant,

nous souffrons de ce manque de pluie.

Il y avait beaucoup de bétail

maintenant, plus rien.

Il y a eu trop de sécheresse.

Les pâturages ont diminué,

Comment est-ce arrivé, grand-père? Pourquoi?

En raison de la sécheresse.

Tout a été replanté, mais ça n'a pas pris.

Nous l'avons aussi fait, il y a peu de temps

Ton père et moi

avec plus de 20.000 real.

Pour quoi?

C'était un paradis.

Il y avait beaucoup d'oiseaux,

des canaris, des Tico-tico ...

des merles ...

Là-haut, quand j'ai acheté, il y avait une grande forêt,

et une autre, de l'autre côté.

Tout a disparu.

Maintenant, ces collines sont stériles.

Si la pluie vient,

il n'y a plus de protection, rien qui retient l'eau.

Une catastrophe.

Je ne sais pas ...

comment changer les choses.

Grand-père, vous étiez heureux dans cette ferme ?

Heureux ?

Oui, parce que je pouvais voir grandir et étudier

mes sept filles ...

et Sebastiao.

Rien n'était facile, avec des difficultés,

mais j'étais heureux.

J'ai dû tirer du bois pour 100.000 real,

pour envoyer les enfants à l'école.

soignés, bien nourris, bien habillés ...

Depuis que je suis au Brésil, la terre de mon grand-père a toujours été ainsi.

Aride et sèche.

Lorsque Sebastiao a retrouvé la ferme, après son voyage dans le nord du Brésil,

il a à peine reconnu le paradis dans lequel il vivait, étant enfant.

Mais il avait autre chose en tête.

La souffrance dont il avait été témoin, l'avait changé.

Son rôle en tant que photographe avait pris un nouveau sens.

Nous avons compris le besoin urgent de partager ce sentiment.

Il me manquait énormément,

mais j'ai compris.

Pour son prochain projet qui le mènerait au Sahel,

une région de l'Afrique,

Sebastiao a commencé à collaborer avec "Médecins sans frontières".

Sebastiao est très proche

de la population de la région du Sahel en Afrique,

et il y est retourné plusieurs fois.

Ses photos, le livre

et l'exposition que Lélia avait fait éditer

cela avait attiré l'attention du monde sur ces sécheresses,

et le sort de millions de personnes

et s'est posé la question de ce qui était la cause de cette situation.

Plus tard, Sebastiao est revenu au projet auquel il a consacré six ans.

Il appelle son voyage les 30 derniers pays du monde :

"Les Ouvriers"

Le troisième recueil photographique que lui et Lélia, ont conçu ensemble.

Sebastiao et Lélia ont fait des recherches

approfondies et méticuleuses.

Et puis il s’est rendu à nouveau dans tous les coins du monde,

en photographiant les travailleurs des aciéries de l'Union soviétique,

ces charpentiers vivants au Bangladesh,

ces pêcheurs en Galice et en Sicile

montrant la production de voitures à Calcutta,

en regardant les cueilleurs de thé au Rwanda

un pays où il était déjà allé en tant qu'économiste.

Cette fois-ci, il y est retourné avec une mission différente,

avait un point de vue différent, mais c'était toujours le même homme,

conduit avec la même empathie pour la condition humaine.

Chaque chapitre des "Ouvriers"

exprimait combien Sebastiao était imprégné

par ce milieu particulier du travail manuel.

Comme le montrent les semaines passées auprès des mineurs de la Serra Pelada.

En 1991, à la fin de la première guerre du Golfe,

si vous vous souvenez, les troupes irakiennes ont reculé,

et Saddam Hussein avaient mis le feu à des centaines de puits de pétrole.

Une armée d'experts anti-incendie s'acheminait du monde entier vers ces puits.

Sebastiao devait aller,

par intérêt pour cette profession explosive.

Professions réconciliées entre l'économiste Sebastiao Salgado

et l'artiste qu'il était devenu.

Les photos sont apparues dans de nombreux grands magazines,

l'exposition a voyagé partout dans le monde

et le livre a été traduit dans de nombreuses langues.

Mais Sebastiao et Lélia ne voulaient pas s'arrêter.

Ils sont passés à une étape importante de sa carrière.

Ils ont compris que l'un des problèmes les plus pressants de notre temps

c'est la migration des populations toutes entières

en raison des guerres, des famines, de la domination du marché mondial.

L'Europe commençait à fermer les frontières,

et Sebastiao essaye d'allumer un phare sur le sort des parias.

Encore une fois, il a fait des recherches planifiées ensemble avec Lélia,

et elle a été aussi la force motrice de ce chapitre de leur vie

qu'ils appelaient "Exodus".

Ils ont fait connaître au monde le sort de tous ces réfugiés

en Inde, au Vietnam, aux Philippines,

en Amérique du Sud, en Palestine, en Irak.

Et de nombreux autres pays.

Mais Sebastiao a persisté à revenir sur le continent

qui avait tant captivé son imagination

l'Afrique.

Sebastiao avait scruté le fond des ténèbres

et s'était remis en question sur son travail de photographe social

et de témoin de la condition humaine.

Ce qui restait à faire, après le Rwanda ?

A cette période, la santé de mon grand-père a empiré.

Mes parents ont dû retourner au Brésil pour prendre soin de la ferme.

C'était un désert, ils ne savaient pas quoi faire.

Les oiseaux, les alligators, ces belles forêts ont disparu.

Il ne restait rien des souvenirs d'enfance de Sebastiao.

Puis, Lélia eut une idée incroyable :

pourquoi ne pas réimplanter la forêt comme il fut un temps ?

La forêt était là avant et était bien présente sur toutes les collines

en tant que Forêt Atlantique

La Forêt Tropicale Atlantique.

Personne n'avait jamais essayé de la réimplanter,

et encore moins sur un terrain de 600 hectares

La proposition de Leila encourageait sans doute le désir

de réunir la volonté de toute la famille.

Mais ils ont commencé à le faire sérieusement

et au cours des dix années suivantes,

un miracle s'est produit sur cette terre

devenue depuis: L'Instituto Terra.

La terre a soigné le désespoir de Sebastiao.

La joie de voir les arbres pousser à nouveau,

Tel un retour à la vie ...

et faisait le lien avec la photographie de Sebastiao.

Mais lui et Lélia savaient

qu'ils ne pouvaient pas refaire les choses du passé.

"Genesis" a emmené Sebastiao dans le monde entier

pendant près d'une décennie.

Il voulait nous montrer la nature, les animaux, les lieux et les gens,

restés comme ils étaient à l'origine des temps.

Une vision beaucoup plus optimiste de la même planète

que Sebastiao avait vu depuis si longtemps alors endommagée et détruite.

"Genesis" serait leur magnum opus,

une lettre d'amour à la planète.

Ces plantes sont très âgées.

Je suis ici depuis 40, 50 ans.

Ce sont des plantes merveilleuses.

Samam baie.

Une plante ombragée, qui pousse au coeur de la forêt

dans les zones élevées.

Ça me rappelle les cheveux de ma mère.

Ma mère était une très belle femme.

Ce sont ses plantes, et après sa mort ...

Mon père en a pris soin jusqu'à sa disparition

Puis nous les avons apportés ici.

Regardez, il pleut.

Une belle pluie.

Cette terre compte pour nous.

Nous achevons un cycle de cette terre.

A l'intérieur de ce cycle se sont écoulées nos vies.

La vie de mes parents,

la vie de mes soeurs,

une importante partie de ma vie ...

Et aujourd'hui, nous avons nos vies ici.

Moi et Lélia.

Elles font partie de notre histoire.

Mon histoire de l'enfance, jusqu'à ce vieil homme.

Et quand je mourrai, je serai enterré ici.

Dans la forêt où tout a commencé.

Et le cycle sera complet.

C'est l'histoire de ma vie.

Cet homme dont les images sont des milliers d'histoires de cette planète, nous fait partager son plus grand rêve : la destruction de la nature peut être inversée.

Plus d'une centaine de sources coulent à présent sur le sol de L'Instituto Terra. 2,5 millions d'arbres ont déjà été plantés. La faune aussi est revenue à cette forêt, y compris le jaguar.

Cette terre n'est plus seulement celle des Salgados. C'est devenu un parc national, il appartient à tout le monde. C'est devenu le modèle comme quoi, nous sommes pleinement en mesure de restaurer la Terre qui a été détruite.

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