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Robby ?
L'étudiant en détresse respiratoire est là .
Ăa va ?
Je voulais parler au fils d'une patiente,
mais il est parti.
Y a un souci ?
Sa mÚre a trouvé une liste de filles qu'il veut éliminer.
Cette génération va vraiment mal.
Entre les réseaux sociaux, la pandémie,
la crise environnementale...
- Les fusillades. - Tu respires la joie de vivre.
Nick Bradley, 19 ans, retrouvé inconscient.
Ni traitement ni allergies. Il respirait Ă peine.
Pupilles dilatées, bradycardie à 38.
Les pupilles ont réagi au Narcan, mais on a dû l'intuber.
Drogues ou alcool sur les lieux ?
- Signes de traumatisme ? - Non.
Ouvrez les yeux, Nick.
Ă trois. Un, deux, trois.
- Il a Ă©tĂ© trouvĂ© oĂč ? - Dans son lit.
Pupilles Ă 6 mm.
Pas de réaction.
Pouls Ă 64. Tension en hausse.
Pas de réaction à la douleur. Glasgow 3.
Ăa peut ĂȘtre un toxidrome ?
Si c'était des opiacés, avec du Narcan, il respirerait.
Les bétabloquants font pas de mydriase.
- Ses parents ont des médicaments ? - Ils arrivent.
Code trauma, arrivée dans 5 min.
Un motard s'est pris une portiĂšre sans casque.
Pas de sang dans l'abdomen, pas d'épanchement péricardique.
Et les poumons sont...
OK.
L'HemoCue est Ă 15.
Tension Ă 84/58.
On fait quoi, Dr Collins ?
On passe de l'adrénaline à 0,1 mg.
Sonde de Foley, cathéter et scanner.
Et on ratisse large.
- On va oĂč ? - On doit libĂ©rer la chambre.
Reposez-vous dans le couloir en attendant vos résultats.
Vos parents doivent ĂȘtre fiers.
D'avoir un fils médecin.
Oui, j'imagine.
Je suis le premier Ă aller Ă la fac.
Ils ont beaucoup sacrifié pour moi.
Vous avez toujours mal ?
Non, ça va.
Je boirais bien un latte.
Ăa pourrait provoquer des douleurs.
Et un bourbon ?
Il est Ă peine 8 h du matin.
De la glace pilée ?
Non, merci. Je bois mon whisky sec.
Faites une croix dessus.
Pression systolique redescendue Ă 90.
Encore 0,1 d'adré.
Paralysie flasque des quatre extrémités.
Les yeux ne réagissent pas à l'eau.
Le cerveau est HS.
Possibles causes ?
Lésion hypoxique, hémorragie massive.
Samira, emmĂšne-le au scan.
Prends la trousse avec toi.
Appelez-moi si besoin.
Tout va bien ?
- Oui. - T'es sûre ?
Je t'ai inquiété, par le passé ?
Je pose la question. C'est mon boulot.
Tu as ta réponse.
- C'est quoi ? - Un cas pour le Dr Collins.
Je peux voir ?
Homme de 68 ans, antécédents d'hypertension.
Douleur dans le quadrant supérieur aprÚs un repas riche en gras.
Afébrile, pas de sensibilité. Présence d'un calcul biliaire.
Pas de changement ischémique sur l'ECG.
J'attends encore le bilan hépatique.
Pourquoi faire un ECG ?
L'infirmiÚre voulait écarter tout risque d'infarctus.
Vous avez bien fait, tous les deux.
Fiez-vous aux infirmiĂšres.
Tenez-moi au courant. Et votre doigt ?
C'est rien.
Les enfants de M. Spencer sont lĂ .
D'accord, j'arrive.
Votre pĂšre a une pneumonie.
Et un sepsis.
Ăa veut dire quoi ?
Qu'une bactérie s'est répandue dans son systÚme sanguin.
Il réagit bien au traitement.
Coucou, papa.
C'est Helen et Jereme.
Jereme...
Hillary...
Boob...
Fud.
C'est le Nowhere Man de Yellow Submarine.
C'était mon surnom quand j'étais pas sage.
Il est toujours comme ça ?
Ăa dĂ©pend des jours.
On peut sortir une seconde ?
Sa tension était basse, à l'arrivée, mais ça s'améliore.
- Il pourra rentrer ? - On l'espĂšre.
Il a des directives anticipées.
Il accepte les intraveineuses et les traitements,
mais pas de respirateur ou de réanimation.
Il veut pas ĂȘtre maintenu en vie par une machine.
On continue l'oxygĂšne, les perfusions et les antibiotiques.
Mais si les poumons s'arrĂȘtent, on ne l'intubera pas.
Mais on peut guérir d'une pneumonie.
Dans la plupart des cas.
Une machine pourrait l'aider.
C'est pas ce qu'il veut.
Vous avez une procuration médicale ?
- Oui. - Tous les deux.
Vous n'avez pas à prendre cette décision maintenant.
Réfléchissez-y. Parlez-en entre vous.
Si la situation empire,
parfois, une mort naturelle est le plus humain.
Pas d'examen de routine tant qu'on en sait pas plus.
Merci.
Dr Langdon ?
Alors, c'était comment,
l'hÎpital pour vétérans ?
Bien.
Difficile, mais trĂšs instructif.
Je pense
que tous les médecins devraient y aller réguliÚrement.
- Pour honorer leur sacrifice. - C'est trÚs attentionné.
Pourquoi t'as choisi le Pitt ?
Ma sĆur a des besoin spĂ©cialisĂ©s. Elle a un suivi ici, Ă Pittsburg.
Cet hÎpital est trÚs réputé, alors j'ai tenté le coup.
Je peux vous parler ?
J'écoute.
Femme de 36 ans,
avec des céphalées sévÚres.
La douleur a disparu aprĂšs 2 cc de MarcaĂŻne.
Tu as fait une injection sans me consulter ?
Les internes passent d'abord par nous.
J'ai passé un mois dans un centre anti-douleur.
C'est inadmissible.
Ben Kemper, 23 ans. Chute en scooter sans casque.
Il a atterri la tĂȘte la premiĂšre.
Fractures faciales, mais réactif et bonnes constantes.
On y va.
Comment ça va, Ben ?
- J'ai du sang dans la gorge. - C'est dĂ» au saignement de nez.
Tampon nasal.
Tachycardie Ă 120, saturation Ă 90.
15 L, pour l'instant.
Contusion cervicale, larynx déplacé. Pas de crépitants.
4 unités de morphine.
Je vais insĂ©rer quelque chose pour arrĂȘter le saignement.
Pas d'hémotympan.
Gonfle le ballonnet.
C'est mieux, Ben ?
Oui.
Qu'est-ce qu'on a ?
Bonnes constantes. Réactif.
On va regarder.
- Disjonction. - Fracture Le Fort III.
C'est pas courant, ça. On prépare une double intubation.
Beau travail.
Merci.
M. Tagari, on vous libĂšre.
Merci.
N'oubliez pas, 10 % de réduction pour les médecins et infirmiÚres.
Je suis externe.
Mes excuses.
J'ai pris un coup.
Mon fils adore la pizza, alors c'est noté.
- Merci. - Attendez l'infirmiĂšre.
Merci.
On dirait que je nourris mal mes enfants.
- Pizza, guimauves. - Pas du tout.
J'adore la pizza et les guimauves. Comme tout le monde.
- Vous avez combien d'enfants ? - Un seul.
Harrison, il a 11 ans.
- Votre mari fait quoi ? - J'en ai pas, je suis seule.
J'imagine que t'as pas d'enfants. Pas Ă cause de ton Ăąge.
La plupart des étudiants en médecine ont pas d'enfants.
Pas d'enfants.
Ni de petit ami. Je me concentre sur mes études.
C'est beaucoup de travail. Ăa me manque pas du tout.
Ăa devait ĂȘtre dur, avec un enfant.
C'était pas toujours rose, mais j'ai l'habitude.
J'ai connu bien pire que la fac de médecine.
Mais c'est le plus gratifiant.
Avec mon fils.
Possible corps Ă©tranger dans l'Ćil.
Un bon 7 sur l'échelle de MVV.
"Mateo Va Vomir".
Ăa va ?
Il est drĂŽle.
- L'infirmier. - Il s'appelle Mateo.
Un corps Ă©tranger dans l'Ćil, c'est inquiĂ©tant.
Salut, grand fou.
- Je te cause, grand fou. - Myrna.
Je vous l'ai dit, appelez-moi Dr Robby.
Tu veux voir mon vagin ?
Je l'ai déjà vu.
Une fois m'a suffi, merci.
Les parents de Nick Bradley sont lĂ .
Mets-les en Traumato 1. Il passe encore son scanner.
J'arrive tout de suite.
- Vous ĂȘtes sage, Myrna ? - Oui, madame.
- Alors ? - Kétamine et sux.
- Saturation Ă 94. - On prĂ©pare la nuque au cas oĂč.
Regardons ça.
Un peu plus loin.
- Je vois pas les cordes vocales. - Ă droite.
Ă gauche.
L'ĆdĂšme ne va qu'empirer les choses.
- Il faut une trachéo. - Pas sur une fracture laryngée.
Ne l'écoutez pas. C'est une folle du bistouri.
Lésion sur le cartilage thyroïde.
Sois une belle plante, Dr Ken. Laisse-moi m'en occuper.
- SAT à 85. - I-gel, ventilation et trachéo.
- I-gel. - J'ai jamais fait de trachéo.
Mel s'en charge. Tu en as déjà fait assez.
Non, je m'en occupe.
La Chir a les jours pairs et les urgences, impairs.
- Tu le sais ! - Tu t'es laissé pousser une paire ?
On se concentre sur le patient.
Merci pour ta bienveillance.
- Je reste au cas oĂč elle se foire. - Yolanda, sois sympa.
La saturation remonte.
PrĂȘte ?
- Tu l'as déjà fait ? - Oui.
Sur un cadavre.
Espérons qu'il connaisse un meilleur sort.
On va faire une technique ouverte.
Vous allez faire une incision verticale
pour éviter la jugulaire et la carotide.
Si vous étiez pressée,
vous pourriez utiliser une lame de 10 et une bougie.
Ăa, c'est un Weitlaner.
Et ça, c'est ton crochet trachéal.
Radio cervicale, scan cérébral, OMF. Propofol en perfusion.
Incision horizontale
autour de la membrane cricothyroĂŻdienne.
Shiley taille 4.
Prépare le ballonnet.
C'est bien.
- Pardon. - Pas de souci.
- Le capteur de CO2 est jaune. - Bravo, vous pouvez recoudre.
Je serai à cÎté.
Ton interne sait suturer, ou je lui montre ?
- T'es vraiment trĂšs classe. - Je sais, merci.
Je m'en contrefous, de ton avis.
- Ăa va ? - Vous avez fini de vous battre ?
On se bat pas. Langdon est trop chiffe-molle.
J'ai beaucoup de respect pour le Dr Garcia.
Elle ferait une super serveuse de fast-food.
Bye, les nazes.
On continue.
D'accord, merci.
Le scanner cérébral de votre fils est normal.
Bonne fréquence cardiaque.
- Vous l'avez sauvé. - Merci infiniment.
Il est encore inconscient, avec un tube pour l'oxygéner.
Sortons. Laissons-les l'installer.
Ensuite, vous pourrez rester avec lui.
Nicky, maman est lĂ .
Tiens bon, fiston.
C'est foutu.
Sortons.
Bon, on ignore combien de temps il a arrĂȘtĂ© de respirer.
- Mais lĂ , il respire. - Pas tout seul.
Il va se réveiller ?
On l'espĂšre.
On en saura plus avec les résultats.
Il n'a rien pris qui aurait pu le mettre dans cet état ?
Il est sérieux. Il est à la fac, il travaille.
Il vit chez nous pour se concentrer sur ses études.
- Dr Robby, le test urinaire. - C'est quoi ?
Un dépistage de drogue. Il est positif au fentanyl.
Impossible. Nick ne prend pas de drogues.
Beaucoup de cachets vendus illégalement
contiennent du fentanyl.
Xanax, Ativan.
Notre fils ne ferait pas ça.
Il ne savait peut-ĂȘtre pas qu'il prenait du fentanyl.
Les circonstances importent peu. Ce qui compte, c'est d'ĂȘtre avec lui.
On a encore des examens Ă faire pour ĂȘtre fixĂ©s.
En attendant, asseyez-vous. Parlez-lui.
Il nous entend ?
On ne peut jamais savoir. Partons du principe que oui.
On vous prévient dÚs qu'on en sait plus.
Mets Nick Bradley en chambre privée.
Il va s'en sortir ?
Il réagit pas au Narcan ?
Vu ses pupilles, le tronc cérébral est mort.
Merde.
Ouais. Il est Ă peine plus vieux que Jake.
Pense pas à ça.
C'est difficile.
La chambre de M. Spencer.
La mĂšre de David, le jeune qui est parti,
le réclame.
J'arrive tout de suite.
Que se passe-t-il ?
Sa saturation en oxygĂšne baisse.
M. Spencer, comment allez-vous ?
J'ai oubliĂ© oĂč je me suis garĂ©.
Vous savez oĂč vous ĂȘtes ?
C'est trĂšs bruyant, ici.
Papa, tu sais oĂč tu es ?
Regarde-moi. Comment je m'appelle ?
Je ne sais pas oĂč est ma voiture.
BiPAP 15 sur 5.
Sortons.
C'est quoi, un BiPAP ?
Un masque Ă haute concentration pour remonter son niveau d'oxygĂšne.
Soit la pneumonie s'aggrave,
soit son cĆur ne supporte pas le traitement.
- Ses poumons se remplissent. - Videz-les.
Si on fait ça, sa tension va gravement chuter.
- Espérons que le BiPAP fonctionne. - Et sinon ?
Alors, j'aurai besoin de connaßtre votre décision.
On en discute encore.
Il a exprimé son souhait. Par écrit.
Pas d'intubation.
On aimerait essayer une semaine.
Ce sera une semaine trĂšs douloureuse.
Il ne se reposera pas, entre les machines et les examens.
Il devra ĂȘtre sĂ©datĂ©, voire attachĂ©.
Il sera dans un lieu inconnu,
avec un tube enfoncé dans la gorge.
Sans comprendre ce qui lui arrive.
Les patients ùgés développent des psychoses.
Mais il peut guérir.
Ou empirer.
Que feriez-vous ?
Je ne peux pas décider à votre place. C'est votre pÚre.
Mais on fera tout
pour qu'il soit Ă l'aise, si vous faites ce choix.
Ce n'est pas votre pĂšre !
Et il peut se rétablir.
Ma sĆur essaie de dire qu'on rĂ©flĂ©chit encore.
Décidez-vous rapidement.
Désolé, j'aimerais pouvoir faire plus.
Je crains qu'il lui reste peu de temps.
Dr Robby ?
Vous aviez raison.
Elle sait pas si elle a été bousculée ou poussée.
- Pas d'autres témoins ? - Non.
Pas vraiment. On attend les vidéos.
J'espÚre qu'elle a trébuché.
Vous m'avez compris. J'espÚre qu'elle a pas été poussée.
Sinon, ce serait un crime.
Oui, m'dame.
"M'dame" ?
Docteur. Désolé.
Je suis désolé.
Y a pas de mal.
Vous me prévenez si elle dit autre chose ?
Ăa marche.
- Au risque de... - Vous devriez pas.
- Mais... - Non, faites-moi confiance.
- Comment vous... - Je sais.
Je voulais...
Je sais.
Ăcoutez.
Je vous préviens
si elle donne d'autres informations.
Merci.
Pour info...
Une place s'est libérée en psy ?
Tu rĂȘves.
Au moins, le Kraken dort.
- C'est moi, ou... - Non.
Tu sais pas...
Ce que t'allais dire ?
Peut-ĂȘtre que si.
- Il a l'air sympa. - Hors de question.
Jamais de la vie on aura cette conversation.
Tu devrais le savoir.
Je voulais...
Allez, file.
Si j'étais toi, je passerais mon chemin.
Ne mélangez plus Adderall et boisson énergisante.
C'est promis.
Tant mieux.
C'est la beauté des urgences, on est toujours surpris.
Et on voit de tout.
- Ăa a motivĂ© votre choix ? - Peut-ĂȘtre un peu.
Et je peux choisir mes gardes. Avec mon fils, ça m'arrange.
Mais j'aime surtout les gens.
Il y a une vraie solidarité. C'est beau.
Ici le centre de contrĂŽle. Vous ĂȘtes hors du pĂ©rimĂštre autorisĂ©.
Avez-vous une permission ?
Oui, je suis au travail.
Comme la derniĂšre fois et celle d'avant.
Je reviens.
Ă quoi sert ce truc s'il fonctionne mĂȘme pas ?
Désolée.
Tu t'en sors bien, prends ton temps. Ăa va ?
Je dĂ©teste avoir le sentiment d'ĂȘtre incapable.
Je suis pareil.
Merci,
mais je deviens frustrée émotionnellement,
ce qui me perturbe,
donc je perds mes moyens.
Mais personne ne veut voir un médecin pleurer.
Ce serait inquiétant.
Ta trachéo était parfaite.
Tu assures.
HĂ©, toi ! Le blanc-bec !
Tu me files un sandwich ?
Qu'est-ce qui vous amĂšne ?
Je suis venu bouffer un sandwich.
Excusez-moi.
Perlah.
- Il peut avoir un sandwich ? - Vous en avez déjà eu, Earl.
J'ai rien mangé de la semaine.
Donnez-lui un autre sandwich. Sur le chariot.
Sans Ćuf, sinon il le balance.
D'accord, merci pour l'info.
Y a des cas rapides ?
Il est que 8 h 30 et Robby me trouve déjà trop lente.
D'habitude, il attend la pause déjeuner.
Sois indulgente, c'est l'anniversaire de la mort du Dr Adamson.
C'est triste.
Mais j'y suis pour rien.
Quoi ? C'est vrai.
- Dr Mohan ? - Appelle-moi Samira.
Je tenais Ă m'excuser.
Quand mon téléphone a sonné, c'était pas pro du tout.
T'en fais pas. On a bien besoin de rire.
Sinon, ce serait la déprime.
Merci.
Et il se passe tellement de choses ici
que c'est déjà oublié.
Un sans-abri inconscient arrive.
C'est l'occasion d'apprendre, Mister Funky.
On y va.
Homme caucasien, entre 60 et 70 ans. Retrouvé inconscient.
Pas de trauma, ni de papiers.
Ă trois.
- Vous avez bu ? - Il empeste l'alcool.
Il est habillé pour toutes les saisons.
Putain !
Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
Le patient est positif aux rats.
J'en ai vu que trois.
En voilĂ un.
Votre fils est positif au THC, la substance psychotrope du cannabis.
Nous devons le garder en observation cette nuit.
Et son cerveau ?
Il risque d'avoir des séquelles ? Il n'a que 4 ans.
On ne sait pas. Il n'y a pas d'études existantes.
Mais ça n'est arrivé qu'une fois,
il devrait s'en remettre.
Vous en savez rien.
Il pourrait souffrir de troubles cognitifs, psychiatriques
ou d'autisme.
Rien ne corrobore ça.
Bonjour, je suis Kiara Alfaro,
l'assistante sociale.
Kiara va vous expliquer la suite.
Comment ça ?
Dans ce genre de cas,
on est tenus de prévenir les services sociaux
et les forces de l'ordre.
Pourquoi prévenir la police ?
C'est de la drogue.
Ils le prendront pas.
- Personne ne dit ça. - Je vous emmerde !
Personne ne touchera Ă mon fils ! On s'en va.
Vous ne pouvez pas l'emmener.
Je m'occuperai de lui.
- Amanda... - Casse-toi, Drew.
Appelle la sécurité. Coopérez ou partez.
Amanda, il doit rester.
Toi, va te trouver un hĂŽtel !
Votre fils ne peut pas partir, mais vous, si.
Me touchez pas ! Cassez-vous !
Mme Jones, je comprends votre inquiétude.
Allez vous faire foutre ! C'est mon fils.
Personne le touchera !
- Que se passe-t-il ? - Dégagez !
Amanda...
Ăa suffit !
C'est un hÎpital, pas une télé-réalité.
Madame, on ne vous enlĂšve pas votre fils.
Restez avec lui
pendant que votre mari parle à Kiara pour tirer ça au clair.
Je ne veux pas qu'il parle Ă notre place.
L'un de vous y va.
Votre fils reste ici,
mais vous serez arrĂȘtĂ©e si vous refusez de coopĂ©rer.
C'est pas ce qu'on veut. Alors, vous choisissez quoi ?
Je reste avec mon fils.
Parfait, faisons ça.
On est d'accord.
Merci, Olsen. Ăa va ?
Oui, on gĂšre.
- Bien. - Ă vous de jouer.
- Tout va bien ? - Oui.
Au poil. Comment vous vous sentez ?
Mieux.
OĂč est David ?
Il est parti.
Il a dit
qu'il devait aller en cours.
Essayez de l'appeler pour qu'il revienne.
Qu'est-ce qui va se passer ?
On espĂšre qu'il parlera Ă quelqu'un.
Vous lui parlerez ?
Je vais essayer, mais je doute qu'il en ait envie.
Vous avez parlé à quelqu'un d'autre de ses textes ?
Je ne voyais pas Ă qui.
Je ne veux pas qu'il souffre.
Nous non plus.
Répondeur.
Ăcrivez-lui.
Pas de réponse.
- Je suis désolée. - Ce n'est rien.
Ce que vous faites est courageux.
Je suis sa mÚre. Je ferais tout pour le protéger.
Vous le croyez violent ?
Mais...
Beaucoup de parents doivent dire la mĂȘme chose
avant que leur enfant commette l'irréparable.
Il a déjà été agressif, ou turbulent ?
Jamais. Il est trĂšs discret.
Il s'occupe bien de moi.
Il est...
trÚs affecté par la mort de son pÚre.
Je le suis aussi.
Hélico dans 10 min, cas d'électrocution.
Allez chercher Collins, j'arrive.
Essayez encore. S'il répond, prévenez-moi.
Merci.
C'est normal.
- Bonne nouvelle ? - Oui.
Deux salles se sont libérées en USI.
Nickel.
- Et j'ai apporté des bagels. - Super, merci.
- C'est vrai ? - Soyez plus précise.
On a des rats ?
Apparemment, si quelqu'un a balancé.
Ăa nous donne une mauvaise image. Raison de plus pour nous fermer.
Des rats aux urgences...
On refuse les rats. Sauf s'ils ont une bonne assurance.
- Vous en avez attrapés ? - Un, je l'ai facturé.
- Ravie que ça vous amuse. - Pas vous ?
Vous avez appelé un dératiseur ?
Il attend un deuxiĂšme avis.
Vous tirez sur la corde.
Ils allaient vers la cafĂ©tĂ©ria, donc ils devraient ĂȘtre morts.
- Je serai là toute la semaine. - Pas sûr.
Femme toxicomane virée d'un bus pour tapage.
J'ai appelé les secours !
Elle avait un flacon d'oxycodone vide vieux de cinq jours.
- Vous faites quoi ? - Elle refuse de coopérer.
Libérez-la !
ArrĂȘtez.
Calmez-vous ou j'appelle les flics.
Mes médicaments me font rien.
- PitiĂ©, j'ai la drĂ©panocytose. - Ăa suffit.
- Votre prénom ? - Joyce.
Joyce St. Claire.
Vous faites une crise drépanocytaire ?
10 mg de morphine.
- Sûre ? - Oui, on répÚte si besoin.
Elle fait une crise vaso-occlusive.
Toutes mes excuses. Vous ĂȘtes entre de bonnes mains.
Ăa va aller, c'est promis. Respirez.
Décharge dans l'avant-bras gauche. Choc pour FV.
Sur un poteau ?
Dans une usine. Il avait une pince sur lui.
- Il volait du cuivre ? - Sûrement.
Le courant lui a grillĂ© le bras et a arrĂȘtĂ© le cĆur.
PrĂȘts ?
On soulĂšve.
Myoglobine et CPK pour le labo. 2 L de sérum phy en débit libre.
Dr Santos, les risques ?
Une rhabdomyolyse peut endommager les reins.
- Possible cĆur irritable. - Parfait.
Patchs prĂȘts.
Il était sur un poteau ?
Sur une plateforme.
- Nul. - Il s'est pris un coup de jus.
- Raideur musculaire. - Configurez le moniteur.
- F.V. - Charge Ă 300.
T'es aux commandes ?
Désolé, réflexe.
On dégage !
Putain !
Désolée.
Que s'est-il passé ?
Je l'ai acheté pour le chien de ma copine.
Je bosse de nuit. Il passe ses journées à aboyer.
à mon réveil, je l'avais autour du cou.
La connasse !
Désolée.
Je crois qu'elle a utilisé de la super glue.
On dirait bien.
Vous avez essayé d'enlever la pile ?
Bien sûr.
Le boßtier est collé.
Deux options s'offrent Ă nous, Gary.
On peut trouver un solvant qui va dissoudre la colle
pour l'enlever sans vous arracher la peau.
Ou alors...
Dr Javadi ?
Quand les cellules de votre peau vont se détacher,
vous finirez par pouvoir l'enlever.
Dans combien de temps ?
- Deux semaines. - Quoi ?
Je crois qu'il a le scorbut.
- C'est un pirate ? - Un sans-abri.
Il se nourrit de nouilles instantanées.
Hémorragie périfolliculaire,
gingivite, saignement des gencives.
Il ne mange jamais de fruits et légumes.
T'es sûre que c'est pas un pirate ?
Pas de perroquet, de jambe de bois ou d'odeur de rhum ?
Si, il sent un peu.
C'est un pirate.
Qu'il achĂšte de la vitamine C au prochain port.
- C'est encore une blague ? - Non.
Le capitaine Scorbut a besoin de compléments alimentaires.
"Capitaine Scorbut", joli.
- Je trouve aussi. - Bien vu.
Docteurs,
voici Arthur Carlson, des services sociaux.
Il veut voir les parents de Tyler.
Oui...
Mel, tu veux bien l'y conduire ?
Suivez-moi.
- Beto ? - Docteur.
- Pourquoi vous ĂȘtes lĂ ? - Je travaille de jour.
Vous avez pris votre retraite.
Je travaille, aujourd'hui.
Je vois.
Ne bougez pas.
J'ai du ménage qui m'attend.
Juste une seconde.
Doc, je peux avoir un sandwich ?
Bien sĂ»r, Earl. Dinde, sans Ćuf.
Une petite minute.
Beto dit qu'il bosse ici.
Oui, il est toujours en train de traĂźner dans le coin.
Il pense encore travailler ici.
Sa famille devrait bientĂŽt arriver.
- SĂ©rieux ? - Ăa leur fait des vacances.
Il discute, il se sent utile. Ăa lui fait faire de l'exercice.
Je l'envierais presque.
Il sait attraper des rats ?
ArrĂȘte.
- Earl veut un sandwich. - Comme toujours.
Regarde ça.
- J'ai pris un chiot. - Adorable.
- C'était ton idée ? - Oui, pourquoi ?
Sérieusement ?
- Ta femme a pas besoin de ça. - Abby adore les chiens.
J'adore les pingouins, j'en veux pas un.
C'est illégal, surtout.
C'est pas le sujet.
Tanner a promis de s'en occuper.
Il a 4 ans.
Comment elle va ?
Elle respire encore, aprĂšs 20 de morphine.
Vous avez encore mal, Joyce ?
Ăa va un peu mieux.
On a demandé un échange transfusionnel.
J'en ai bien besoin.
Quel est votre traitement, Ă la maison ?
90 de morphine à libération prolongée toutes les 12 heures.
Et de l'oxycodone en cas de crise,
mais ça fait rien.
Vous avez du Dilaudid en intraveineuse.
Appuyez s'il vous faut du rab.
Ăa ne marche qu'une fois par heure. Vous Ă©nervez pas dessus.
Je peux te parler ?
Tu as l'air surpris du dosage.
C'est élevé.
Elle souffrait le martyre.
- Et si elle fait semblant ? - L'anémie, ça trompe pas.
Tu sais ce que fait la drépanocytose ?
Toutes les cellules sont privées d'oxygÚne.
C'est comparé à une décharge électrique,
comme si tous les os du corps allaient se briser.
J'y avais pas pensé.
Il faut savoir avoir de l'empathie.
Tu repéreras les simulateurs.
Généralement, tout ce qu'ils veulent, c'est qu'on les écoute.
La pression intramusculaire est...
Ă 49.
Son bras a beaucoup enflé.
Que doit-on faire, Dr Santos ?
Une fasciotomie, mais il a un pouls radial.
La pression doit ĂȘtre Ă 100 pour qu'il perde le pouls.
Ă 49, ses nerfs et ses muscles risquent d'ĂȘtre dĂ©truits.
- Pression de la loge Ă 49 ? - Je fais la premiĂšre incision.
L'Ortho finira au bloc.
OK, je leur dis.
- Robby. - Fred.
- T'as vu ma star ? - Elle assure.
Elle a un super prof.
Gants stériles pour le Dr Santos.
On enseigne pas la fasciotomie aux internes.
Et si elle se retrouve toute seule, un jour ?
Il faut passer par là pour éviter le nerf médian
et les vaisseaux principaux.
Observez, la premiĂšre fois.
Elle tient la lame, je coupe.
Lame de 10.
Incision proximale.
J'appuie beaucoup ?
Juste comme ça.
à travers la peau et en sous-cutané.
C'est bien.
Alors ?
Ils parlent encore.
- Ăa va ? - Oui, bien sĂ»r.
Je déteste les familles qui se déchirent.
- Ăa va aller. - Comment vous le savez ?
Ils sont blancs. Ils auront une tape sur les doigts.
Sinon, elle perdrait le petit et il irait en taule.
Mais bon...
Désolé, j'ai un master en cynisme.
- T'es sûre que ça va ? - Oui, je vais prendre l'air.
Je suis sauvage, classe
Blindée, vulgaire
Insolente, lunatique, perverse
Je suis sauvage
à l'aide ! On m'a tiré dessus.
Aidez-le !
Votre nom ?
- Alex. - Laissez-moi regarder.
- J'ai mal, putain ! - Je sais.
On va s'occuper de vous.
Emmenez-le. Ăa va aller.
VoilĂ .
J'ai une plaie par balle Ă l'abdomen sur le parking.
Une PPB vient d'ĂȘtre balancĂ©e.
On te laisse gérer ?
Oui, allez-y.
2 g d'Ancef. L'Ortho arrive.
Systole à 80. Cathé 14, avant-bras gauche.
Deux poches en transfusion rapide.
- Prévenez le bloc. - Poumons, OK.
Vous avez un traitement ?
Des allergies ?
- Poche de Morison remplie de sang. - Foie perforé.
- Son prénom ? - Alex.
Alex, vous avez perdu du sang. Il faut opérer.
Je vais mourir ?
- Pas tant que je suis là . - Quelle humilité.
- Au bloc. - Sa tension remonte.
C'est parti.
- Vous pouvez appeler ma mÚre ? - Bien sûr.
Il a pas eu Ă attendre une place au bloc ?
Pour les traumas, on a toujours une salle libre au cas oĂč.
Trop génial !
Et si plusieurs traumas arrivent en mĂȘme temps ?
On est débordés.
M. Milton,
pardon de vous avoir mis dans le couloir, c'est bruyant.
M. Milton ?
Bennet, réveillez-vous !
Putain... J'ai besoin d'aide !
Ă l'aide !
- Tu l'as laissé quand ? - Je sais pas.
Il y a une demi-heure.
- C'est qui ? - Le calcul biliaire.
Il était en train de dormir.
Un chariot de réa !
C'est bon.
ArrĂȘtez.
Asystole.
Reprenez le massage.
Ampoule d'adré.
Plus lentement.
- J'intube ? - Non.
N'arrĂȘtez pas le massage.
- Pupilles fixes et dilatées. - Il est KO depuis un moment.
- Comment vous vous sentez ? - Bien mieux.
Je vous présente ma femme, Ondine.
Dr Samira Mohan. Enchantée.
- Merci de l'avoir aidée. - De rien.
Je suis désolée de la façon dont vous avez été traitée.
Tout le monde n'est pas familier de la drépanocytose.
On va faire tout ce qu'on peut
pour vous soulager.
Besoin de quelque chose ?
- Ăa ira. - Ondine ?
Non, merci.
Faites-moi appeler si nécessaire.
Prenez de grandes inspirations, Ian.
Nébuliseur, 5 d'albutérol et 125 de solumédrol.
Surveille-le et va voir le Dr Langdon.
Parfait.
On se retrouve au triage.
Enlevez ça.
Tenez. Ăa devrait soulager votre asthme.
Oui ?
- Je cherche le Dr Langdon ? - Je me renseigne.
Dr Langdon, une externe vous demande Ă l'accueil.
D'accord. Il arrive.
Merci.
Bambi, t'as raté une fasciotomie trop cool.
Je dirais pas que c'est cool.
C'est parce que tu l'as pas faite.
Ăa se passe comment, aux admissions ?
T'as des infos sur le Dr McKay ?
Je suis arrivée il y a 2 heures. Je connais personne.
Y compris toi.
Je croyais que t'étais un petit génie.
Je suis comme les autres externes.
Clairement.
J'essaie d'ĂȘtre sympa, pas de te charrier.
Mais tu m'appelles Bambi, alors que je t'ai dit d'arrĂȘter.
- Toujours bloquée là -dessus ? - Oui.
Désolée.
Je savais pas que les génies étaient susceptibles.
Mais je comprends.
Gros cerveau, grosses émotions. C'est logique.
J'essaierai de te ménager.
Je te parie 20 dollars
qu'elles se battent avant la fin de la garde.
Je pense qu'il faut pas sous-estimer la petite.
On échange, fais une pause.
- Ăa va. - ArrĂȘtez.
- Toujours en asystolie. - Reprenez le massage.
- On le choque ? - Pas en asystolie.
- C'est peut-ĂȘtre une F.V. - Impossible.
- DerniÚre adré ? - Il y a 3 min.
On peut lui redonner une dose.
- D'accord. - Robby ?
Les enfants de M. Spencer te réclament.
Et les parents de Nick Bradley veulent te parler.
Encore trois séries d'adré et on prononce le décÚs.
Le BiPAP de M. Spencer est au max. 25 sur 10.
- Saturation ? - Pas terrible, 80.
Vous voulez me parler ?
Une alarme s'est déclenchée.
Venez avec moi.
Il manque d'oxygĂšne.
On peut augmenter le BiPAP ?
On a déjà atteint le plafond.
Votre décision...
On veut le mettre sous respirateur.
MĂȘme si ça va Ă l'encontre de son souhait ?
On n'est pas encore prĂȘts.
Et si votre pĂšre l'est ?
C'Ă©tait une tĂȘte de mule qui nous laissait jamais tomber.
On lui rend la pareille.
Vous ĂȘtes certains de vouloir infliger ça Ă votre pĂšre ?
Je vais devoir honorer ses directives anticipées.
Non, vous devez respecter nos procurations médicales.
Autrement, on ira voir l'avocat de l'hĂŽpital.
Vous ĂȘtes d'accord ?
Oui, je crois.
Attendez qu'on soit prĂȘts.
- Vous le serez quand ? - BientĂŽt.
Tu vas pas intuber ce pauvre homme ?
C'est le souhait de la famille.
- C'est de la torture. - Je leur ai dit tout ça.
Si je co-signe, on peut rejeter leur procuration.
Ils menacent de poursuites.
Appelle le comité d'éthique. Ils nous soutiendront.
T'as sûrement raison, mais on a pas le temps.
On est coincés.
- Comment ça ? - Fait chier.
Quoi ?
Je dois leur annoncer que leur fils est en mort cérébrale.
Je t'accompagne ?
- Ăa ira. - Tu vas dire quoi ?
Que c'est le plus probable,
mais qu'on doit encore faire des examens.
- Il n'y a plus d'activité cérébrale. - Ils ont besoin d'espoir.
De faux espoirs.
- Ăa reste de l'espoir. - Vraiment ?
Tu espĂšres un miracle ?
Ils ont besoin de temps pour accepter la réalité.
Et toi, tu as pensé à t'accorder du temps ?
"MĂ©decin, guĂ©ris-toi toi-mĂȘme."
T'as pas de patients ?
Non, on peut se réveiller d'un coma.
Vous pouvez le réveiller.
Vous en ĂȘtes capable.
Vous pouvez le faire revenir !
Nick...
Pitié...
Pas de changement.
Pas d'épanchement péricardique, pas de pneumothorax,
pas d'activité cardiaque.
- C'est peut-ĂȘtre une hyperkaliĂ©mie. - Non, son potassium est normal.
- On arrĂȘte ? - Pas encore.
Le Dr Robby a dit trois séries d'adré.
On lui en redonne.
Ăa peut marcher.
Adaptation : Lilia Adnan Sous-titrage : Karina Films
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