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Sous-titres Français
Sire, nous avons attrapé un déserteur.
Lachez-moi!
Sire, j'implore votre pardon.
On dit qu'on ne partira pas
et si on ne pars pas, on ne sera pas payés.
Je n'ai que faire des traitres.
Prenez son armure et donnez lĂ Ă un autre soldat.
et qu'il rentre dans son foyer.
ll y aura assez de sang Ă verser en Angleterre.
Bien.
Guillaume,
il est peut ĂȘtre encore temps de renoncer.
Le vent défavorable.
Des signes de désertions
L'Angleterre vaut-elle un tel risque?
Tu veux abandonner ?
Si tu avais le choix, lequel de ces 2 chemins prendrais tu ?
Celui de la honte et d'une vie incertaine
ou celui de l'honneur et d'une mort probable ?
Si tu avais le choix ?
Depuis la mort de mon pére
j'ai dĂ» faire face Ă de nombreux vents contraires
Celui-ci ne me fera pas plier plus qu'un autre.
Je sais que nos hommes sont lĂ
mais n'y a t'il pas un autre moyen de les occuper?
Odon,
tu sais bien que je n'ai que faire des paroles d'un chrétien.
Wilhelm, derriére toi !
Défend toi pucelle !
Attends ton tour, chien !
Ca va ?
Allez viens !
Lance moi mon épée.
Taisez vous, chiens !
A genoux !
Mon fils Robert sera mon héritier.
Notre voyage n'est pas sans risques.
S'il devait arriver quelque chose
et que dieu soit plus clément avec vous,
c'est à lui que vous devrez jurer fidelité !
Et qu'attendons nous pour partir ?
Dois-je expliquer Ă un homme du nord les lois de la navigation ?
La mer est contre nous,
mais le temps joue en notre faveur.
D'ailleurs, n'ĂȘtes vous pas heureux ici ?
Vous avez du vin
de la nourriture à volonté
et mĂȘme un peu de compagnie.
Soyez patient
et vous serez récompensés.
Longue vie au duc !
Et à son héritier.
Et que tout le monde se remette au travail !
Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi.
Tu rempliras tes devoirs féodaux.
Tu croiras en tout les enseignements de l'église.
Tu protégeras l'église.
Tu seras libéral et généreux.
Tu seras toujours le champion,
des droits et du bien.
Tu ne mentiras jamais,
et tu seras fidéle à ta parole.
Tu défendras tous les faibles.
Tu..aimeras le pays oû tu es né.
Je compte sur toi plus que les autres pour protéger mon fils.
Crois en lui comme ton pére a cru en moi.
Je crois que le danger le guéte moins que lorsque nous avions son ùge.
L'histoire se répéte parfois.
A chaque génération son destin.
Cette histoire de vents contraires,
c'est une diversion ?
Oui, bien sur.
Nos navires sont tout Ă fait capable de naviguer
En réalité, j'attends le retour d'un messager.
La nouvelle qu'il apportera déterminera
notre sort et celui de l'Angleterre.
En attendant il faut maintenir la cohésion de l'armée.
Surveille Robert !
Ton pére était plus jeune que toi quand il a accédé au titre de duc.
C'est un garcon trés courageux, comme moi.
C'est vrai!
ll lui en fallu du courage pour affronter les barons de l'échiquier.
Son pére dont tu portes le prénom,
allait lui aussi remettre le destin
de la Normandie entre les mains de ses alliés
Renouf est au courant que Robert a eu un fils avec la tanneuse ?
Non
et c'est fĂącheux.
Qui dirigera la Normandie durant votre absence.
Je ne vous laisserais pas sans seigneur.
Mon fils est encore jeune
mais il grandira si dieu le veut.
Ses jeunes vertus prouve sa capacité à gouverner un jour.
C'est un batard.
Rome n'acceptera jamais qu'il devienne duc.
ll est le fils de ma frilla.
Notre mariage dans la tradition danoise
est le mĂȘme qui a prĂ©valu Ă mon prĂ©dĂ©cesseur
Richard, mon frére
et votre protégé.
La loi normande prévaut ici,
non celle de l'église.
Durant mon absence, je laisse mon autorité à Gilbert de Brionne.
Votre voyage en terre sainte est pour votre salut , ou celui de la Normandie ?
Auriez vous quelque chose Ă vous reprocher ?
Robert, ton fils te succédera,
nous le jurons !
Pardonne moi Guillaume....
Huit ans aprés son frére Richard,
le duc Robert meurt loin des siens.
Ce fut la panique,
Renouf revient sur sa promesse,
et ordonne l'arrestation du jeune duc.
Mais l'héritier avait encore quelques alliés.
Par crainte pour sa vie, mon pére Osbern, sénéchal du duc,
vint chercher Guillaume, le séparant de sa famille
le duc est mort, sur le chemin du retour.
OĂ» est Guillaume ?
Mon pére cacha le jeune duc,
dans les forets épaisses et villages de Normandie,
en attendant des jours meilleurs.
C'est Ă ce moment lĂ que je fis sa rencontre.
ll faut rejoindre Falaise.
Wilhelm, oû étais-tu ?
Un des mes piéges a prit un lapin.
Quand ton pére est hors du camp, tu es sous ma responsabilité.
Osbem a été clair, personne ne sort !
Tu viens ?
Et ne mĂȘle pas Guillaume Ă tes histoires.
Tes pieds !
Ta garde !
Attaque !
Pourquoi Guillaume reste dans sa tente ?
Parce qu'il a peur ?
C'est pour ĂȘtre protĂ©gĂ© !
Mets plus de force dans tes coups.
Attaque !
Wilhelm, Gui, venez avec moi !
Toi !
Ne tourne pas le dos Ă notre duc !
Eh toi, je te parle !
Fuyez !
Guillaume !
Retournez au camp !
Qu'est ce qui me prouve que tu es le duc ?
Je t'avais interdit de sortir du camp !
Pour devenir chef, il va falloir apprendre Ă te servir de ta tĂȘte.
Allez marche !
Les voilĂ .
lls vont bien.
Asseyez-vous les enfants.
ll est trop tard pour prendre la route.
Nous partirons demain, Ă l'aube.
C'est un ami, tout va bien !
Rechauffez-vous les enfants !
Reléve-toi osbern !
Tu es mon égal et le temps nous est compté.
Le petit est en sécurité ?
Bien entendu.
Je vais essayer de résonner l'échiquier.
Toi, rejoins Falaise et mets Guillaume en lieu sûr.
Attention, Renouf rĂŽde dans cette forĂȘt.
Renouf veut venger la mort de Richard Ă travers Guillaume.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas. Ce pilleur de village est fait de mauvaise graine
mais de lĂ Ă en vouloir Ă la vie du petit...
Pour lui il s'agit moins d'une question de justice que de pouvoir.
En attendant d'en savoir plus, il faut à tout éviter Renouf.
On peut éviter la route pour le croiser,
mais l'autre chemin n'en est pas moins dangereux.
Les norrois...
Courage Osbern ! Allez !
Tout va bien ?
Renouf est lĂ , quelque part...
ll faut renforcer la garde autour de Guillaume.
Viens te réchauffer prés du feu.
Ca va ?
Le chùteau de Falaise devrait nous offrir la protection nécéssaire,
jusqu'Ă ce que la situation redevienne plus calme.
Le calme ne reviendra pas de lui mĂȘme.
Pas tant que l'échiquier ne tiendra sa parole.
Pourquoi ne pas se rendre directement à l'échiquier ?
D'abord Falaise, ensuite l'échiquier.
Lache le.
On l'a trouvé perché sur un arbre.
ll prĂ©tend ĂȘtre un simple chasseur.
Comment se sert t'on de ce genre de flĂȘche ?
Ah oui...Comme ça !
Efficace en effet.
Je suis Renouf, seigneur de Briquesard.
Je cherche Guillaume !
En tant que Baron, je viens apporter ma protection au duc.
Confiez le moi !
Et il ne lui sera fait aucun mal.
Le duc n'est pas avec nous, c'est le fils d'Osbem.
C'est le fils d'Osbern. Nous le ramenons à son pére.
Soldats, vérifiez les alentours.
Je veux ĂȘtre sĂ»r que nos amis ne rencontrent aucun brigands de ce genre.
lnutile de te fatiguer.
Pas de feu, si on veut pas ĂȘtre repĂ©rĂ©s.
Couche toi !
Garde tes forces, nous allons continuer Ă pied.
Qu'est ce que tu fais ?
J'observe.
Observer quoi ? Y'a personne.
Si,
ils sont lĂ .
Quoi qu'il arrive, reste auprés de moi.
Alors chrétien, on repointe le bout de son nez ?
Quel dieu a bien pu te faire revenir parmis nous ?
Qui t'accompagne?
Guillaume, l'héritier du duché.
Le fils de Robert qui vient de mourir.
Suivez-moi.
Je suis surpris de trouver une telle abondance
en un lieu si peu enclin à la culture et à l'élevage.
Nous et nos ancĂȘtres ont toujours su
trouver la nourriture là oû elle était disponible.
Je vois.
Bien, parle moi de la mort de Robert.
En pélerinage en Palestine.
La palestine ?
Lui et ses péres ont abandonné ses dieux.
ll n'a que ce qu'il mérite.
Pourquoi nous améne tu ce petit chrétien ?
Tant que tu es avec moi, tu n'a rien Ă craindre.
Pourquoi en veulent-ils au prince ?
ll ne le considére pas comme un prince
mais comme un bùtard, incapable de diriger un duché.
Je cherche à compléter une garde rapprochée.
Mais les ducs normands sont chrétiens.
et assimilés à l'occident depuis longtemps.
Pourquoi faire appel Ă de vieux norrois comme moi ?
Je veux une garde qui ne soit pas issue que des rangs de la baronnie.
Je ne leur fais aucune confiance.
Je suis pas en état pour ce genre de mission.
Ragnar vous accompagnera.
A une seule condition.
Fils de Robert, si tu es le digne fils de ton pére tu n'as rien à craindre.
S'il lui arrive quoi que ce soit.
Tu sais bien, ici on n'est pas dans votre monde.
Nous avons nos lois et vous devez vous y plier. Et c'est valable pour lui aussi.
Mais t'inquiéte pas.
Mais si il est vraiment celui que tu prétends.
ll en sortira plus fort et plus grand qu'à son arrivée.
Tu vois cet homme ?
C'était un guerrier connu pour sa puissance et son audace.
Sa réputation s'étendit à toutes les contrées du royaume
jusqu'Ă arriver Ă l'oreille du Roi.
Un noble, jaloux de la puissance de ce guerrier,
le fit convoquer auprés de Harald de Norvége.
Le roi se méfiait de ce roi qui pouvait lui faire de l'ombre.
lnfluencé, il bannit le guerrier de son royaume.
Vexé par ce désaveux injuste,
le guerrier se jurera de trouver un royaume à conquérir.
Devenu un puissant viking,
ll longea les mers et remontait les fleuves en quĂȘte de victoires.
Son périple emmena le guerrier vers une grande cité qu' il' assiégea.
Las, le Roi lui donna une partie de son royaume.
En échange, le guerrier devait se soumettre à son nouveau suzerain.
Ses successeurs s'empressaient d'agrandir son duché.
jusqu'à l'arrivée de ton pére.
Mon pére?
Et lĂ le petit dessin, c'est qui ?
Eh bien c'est toi.
Pourquoi n'a t'il pas de tĂȘte ?
Parce qu'il lui faut la tienne.
J'ai besoin de ton sang pour terminer le portrait du bĂątard.
Jamais ! Jamais vous m'entendez
jamais vous n'aurez ma tĂȘte !
Pas tant qu'il me restera assez de soufle pour me battre !
Guillaume.
Tu es bien le digne héritier de Rollon.
lls doivent partir.
Comme tu le sais, cette riviére méne à notre ancien village.
De lĂ -bas tu retrouveras ton chemin.
Merci ...pour tout.
Tu pourras toujours compter sur nous.
Ce petit réunira tous les hommes autour de lui.
Si on lui en laisse la chance...
Est-ce que tu comprenais quand Hell te parlait en Norrois ?
Oui mon pére a commencé à m'apprendre.
Pourquoi ?
Pour ne pas oublier mes racines.
Mais on m'a dit qu'il était parti au royaume des cieux...
moi aussi j'aimerais bien avoir un royaume...
N'ai pas peur.
Je n'ai pas peur.
Je savais que tu prendrais ce chemin.
Que faites-vous ici ? Vous n'ĂȘtes pas Ă Falaise ?
Le chùteau de Falaise n'est plus de notre cÎté.
On refuse de t'y reconnaitre en tant que duc.
Maintenant seul le mouvement est notre allié.
On doit rester insaisissable, le temps que je trouve un endroit sûr.
Existe-il des endroits qui nous soient encore favorables ?
Oui il en existe encore.
Mais il faut faire vite avant que cela ne change.
Alors qu'attendons nous ?
Partons !
Tu es doué pour la chasse, Guillaume
peut ĂȘtre est-ce cela ta condition ?
Un grand chasseur, prisonnier de son rang.
Mais je peux comprendre,
Je suis moi-mĂȘme pas sĂ»r d'ĂȘtre Ă ma place.
L'art de la guerre n'est pas si différent de l'art de la chasse.
C'est pour ça qu'Osbern me l'a appris.
... nous l'appris.
Peut-ĂȘtre,
en attendant ce n'est pas moi le gibier.
Que veut tu dire ?
Que ton titre est convoitĂ©, et que ce n'est pas ma tĂȘte que Renouf veut.
Renouf ?
Non, cela fait des mois qu'il n'a pas fait surface.
ll est isolé.
De toute façon l'échiquier finira bien par me reconnaitre en tant que duc.
Pourquoi attendre cette reconnaissance ? Va la chercher.
Osbern sait que je suis prĂȘt, je lui fais confiance.
ll sait que le moment est venu.
Ta confiance t'aveugle.
ll y a ceux qui regarde et ceux qui aggisent.
Vous allez voir, elles vont m'adorer !
T'es si pressé de laver tes chausses.
Tenez mon seigneur,
celle-ci n'est pas encore séche mais au moins elle est propre.
Occupe toi donc des tiennes, fillette !
Longue vie au duc !
T'es prĂȘt ? Attaque !
Change d'appui.
Plus souple sur les épaules.
Attention Ă l'axe.
Vous en avez pas marre de jouer avec vos bĂątons ?
On s'entraine à l'épée si tu veux.
Au moins on pourra pas dire que tu as les foies.
Gui, viens !
Laisse le !
ll doit encore forger son caractére.
ll connait le chemin.
ll reviendra bien assez tĂŽt.
Voilà des années que tu t'occupes du petit Guillaume.
Tu as fait du bon travail.
Je n'ai fait que mon devoir.
Je fus le compagnon d'arme de son pére,
il était normal que je m'occupe de l'éducation de son successeur.
Sa succession ne tient qu'Ă un fil.
L'échiquier m'a laissé diriger la Normandie en attendant sa majorité,
mais je sens les appétits grandir.
ll serait temps que le jeune duc prenne le contrÎle de cet échiquier.
J'ai réussi à rallier plusieurs baron à notre cause.
ll n'est pas prĂȘt !
Pas encore...
Vous deux, restez ici, et renforcez la garde comme prévu.
Nous resterons ici, jusqu'au printemps.
Change tes appuis.
T'es prĂȘt ?
Attaque maintenant.
C'est mieux
Vous m'avez suivi jusqu'ici ?
Et vous pensez vous en prendre à Guillaume aussi esseulé ?
Qui vous a dit que j'étais seul ?
Aux armes !
Wilhelm, protége Guillaume !
Je ne suis pas lĂ pour te tuer,
mais pour te faire renoncer Ă ton imposture.
Aujourd'hui ta minorité te protége.
Renonce !
Car tu verras que bientĂŽt on te considera comme un homme,
et que notre indulgence aura disparue.
Je ne renoncerai jamais !
Alors vis dans la crainte jeune duc !
Je ne renoncerai jamais !
Protége le duc.
A partir de maintenant on ne peut que compter sur nous mĂȘmes.
Dans d'autres temps on l'aurait brûlé avec le bateau.
ll faut venger sa mort.
C'est la vengeance qui a poussé ces barons à ma poursuite
ll n'en sortira rien de bon.
Oû allons nous nous réfugier maintenant ?
Fini de se cacher maintenant.
ll faut reprendre Falaise Ă ces maudits barons.
ll faut d'abord trouver des alliés pour reprendre l'échiquier
ensuite on s'occupera de Falaise
PrĂȘt ?
Renouf a encore surement le sceau de ton pére.
ll me reste alors Ă forger le mien.
Ne tardons pas. Occupons nous de Falaise
Baron, les réserves s'épuisent. Nous ne tiendrons pas plus longtemps.
Nous devons tenir Ă tout prix.
Je ne laisserai pas ce batard reprendre Falaise.
sinon Renouf nous le fera payer.
Les rebelles refusent de se rendre.
Patience Whilhelm !
Mon pére a renforcé ses murailles,
mais ses réserves en vivres sont limitées
Ce baron de Turstin finira par se rendre avant que ses soldats affamés ne se mutinent.
Tu vas pouvoir retoumer sur les terres de ton pére.
Elle sont tiennes désormais.
D'abord j'ai encore une affaire à régler.
A l'abbaye !
ll nous attendent.
Et pourquoi ne pas se réunir à l'échiquier ?
Le bùtard nous a reprit l'échiquier,
il nous a remplacé par des barons encore à sa botte.
N'avons nous pas nous mĂȘme acceptĂ© que Guillaume succĂ©de Ă son pĂ©re ?
Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise sous la pression de Robert lui-mĂȘme.
Le meurtrier de son frére.
ll faut se débarrasser de lui.
Que voulez-vous de moi ?
Le meurtre d'un enfant, prince chrétien est le pire des crimes.
L'église nous ne le pardonnera jamais.
Ce n'est plus un enfant,
et son statut de bĂątard fait de lui un imposteur et non un prince.
Qui donc comptez vous mettre Ă sa place ?
Renouf a trouvé un digne héritier de Richard.
Quand la chasse Ă l'homme commence t-elle ?
Elle a déja commencée ...
Ca sera pas pour cette fois.
Léve toi ! lls arrivent !
Toi ! Ferme la herse !
Trouvez le !
On est piégé, c'est la seul issue.
Trouvons en une autre.
Si tu veux vivre, mets toi Ă l'abri.
ll est fait comme un rat.
lls sont lĂ !
Faut que l'on te sorte de lĂ !
lls sont sur la muraille !
J'ai une idée
lls sont sur le mur d'enceinte
Occupe toi de lui !
Comment oses-tu trahir Guillaume ?
Trahir ?
N'avons nous jamais été ses alliés ?
Nous avons été toujours toi et moi ses laquais.
N'as-tu pas envie que cela change, Wilhelm, fils d'osbern ?
Ne penses-tu pas que nous méritons d avantage,
le titre que ce bĂątard ?
Ote toi de mon chemin, je t'aurais prévenu.
Toi, remonte la herse !
Nous sommes perdus, nous pouvons dire adieux Ă nos terres.
ArrĂȘte de gĂ©mir !
ll va pleurnicher chez Henri,
il faut l'en empĂȘcher.
J'aurais dĂ» le tuer quand j'en avais l'occasion.
Ce bĂątard n'est pas Guillaume !
Tu te moques de moi ?
Merci pour ton aide, Hubert.
J'espére que cela ne t'attirera pas d'ennuis.
Ne t'en fais pas.
Ma seule dĂ©ception , c'est de ne pouvoir voir la tĂȘte de ces traitres,
quand ils s'apercevront de la supercherie.
Guillaume !
Que me vaut l'honneur de ta visite mon cher vassal ?
Mon roi, je suis venu vous demander de l'aide,
car une armée de traitres veut s'emparer de la Normandie.
Je ne les laisserai pas faire.
Ton pére m'a aidé en son temps.
Mon armée est puissante et n'aura aucun mal,
à défaire les rebelles.
Les hommes sont prévenus ?
Oui, tout est prĂȘt.
Le roi Henri !
Mon roi...
Les rebelles ont installé leur camp plus au sud,
si nous les attirons vers le Val-Es-Dunes le terrain nous serra plus favorable.
Je me demande ce qui motive ces maudits français ?
Leur cavalerie sera rendu inoffensive.
Ton armĂ©e est-elle prĂȘte ?
Plus que jamais.
Bien
Nous aurions pu nous passer des Francs.
Nous lui seront redevable.
Le roi des Francs ne nous apprécie guére,
mais cette bataille est décisive.
ll faut fédérer par delà nos inimitiés
surtout si l'on veut un jour voir plus grand.
C'est toi qui a demandé à nos soldats de s'agenouiller ?
ll faut toujours ĂȘtre sĂ»r de pouvoir impressionner ses enemis,
mais aussi ses alliés.
Le petit duc est devenu un roi en puissance.
Un roi?
Le duc sait faire agenouiller sa troupe,
mais est-ce qu'il sait faire plier ses ennemis ?
Raisin !
Le bĂątard se croit au dessus de la mĂȘlĂ©e.
Je vais lui faire regretter son arrogance.
Ne te laisse pas gagner par tes ressentiments.
Je le tue, je te nomme duc Ă sa place.
et nous aurons amplement gagné notre joumée !
Laissons ce jeune Duc nous montrer de quoi il est capable.
Tirez !
Debout !
Arme en main !
Bouclier en position !
En avant !
En avant !
Dex Aie !
Allez-y ! Lancez la charge !
Sortez moi de lĂ !
Finissons-en.
Atoi de vivre dans la crainte Baron !
Garde Haute !
Tes pieds !
Aprés 1 0 ans de fuite, c'est en prenant les armes,
se dressant enfin contre ses ennemis,
que ton pére devint le duc incontesté de Normandie
On avait 20 ans ...
et nous n'étions pas au bout de nos surprises.
Tu me raconteras la suite de l'histoire ?
Ton pére le fera mieux que moi.
Qui est cet homme ?
Un émissaire norvégien.
Le départ a sonné.
ll faut partir ... maintenant.
Sonnez le départ !
En avant !
Sous-titres Français
Sire, nous avons attrapé un déserteur.
Lachez-moi!
Sire, j'implore votre pardon.
On dit qu'on ne partira pas
et si on ne pars pas, on ne sera pas payés.
Je n'ai que faire des traitres.
Prenez son armure et donnez lĂ Ă un autre soldat.
et qu'il rentre dans son foyer.
ll y aura assez de sang Ă verser en Angleterre.
Bien.
Guillaume,
il est peut ĂȘtre encore temps de renoncer.
Le vent défavorable.
Des signes de désertions
L'Angleterre vaut-elle un tel risque?
Tu veux abandonner ?
Si tu avais le choix, lequel de ces 2 chemins prendrais tu ?
Celui de la honte et d'une vie incertaine
ou celui de l'honneur et d'une mort probable ?
Si tu avais le choix ?
Depuis la mort de mon pére
j'ai dĂ» faire face Ă de nombreux vents contraires
Celui-ci ne me fera pas plier plus qu'un autre.
Je sais que nos hommes sont lĂ
mais n'y a t'il pas un autre moyen de les occuper?
Odon,
tu sais bien que je n'ai que faire des paroles d'un chrétien.
Wilhelm, derriére toi !
Défend toi pucelle !
Attends ton tour, chien !
Ca va ?
Allez viens !
Lance moi mon épée.
Taisez vous, chiens !
A genoux !
Mon fils Robert sera mon héritier.
Notre voyage n'est pas sans risques.
S'il devait arriver quelque chose
et que dieu soit plus clément avec vous,
c'est à lui que vous devrez jurer fidelité !
Et qu'attendons nous pour partir ?
Dois-je expliquer Ă un homme du nord les lois de la navigation ?
La mer est contre nous,
mais le temps joue en notre faveur.
D'ailleurs, n'ĂȘtes vous pas heureux ici ?
Vous avez du vin
de la nourriture à volonté
et mĂȘme un peu de compagnie.
Soyez patient
et vous serez récompensés.
Longue vie au duc !
Et à son héritier.
Et que tout le monde se remette au travail !
Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi.
Tu rempliras tes devoirs féodaux.
Tu croiras en tout les enseignements de l'église.
Tu protégeras l'église.
Tu seras libéral et généreux.
Tu seras toujours le champion,
des droits et du bien.
Tu ne mentiras jamais,
et tu seras fidéle à ta parole.
Tu défendras tous les faibles.
Tu..aimeras le pays oû tu es né.
Je compte sur toi plus que les autres pour protéger mon fils.
Crois en lui comme ton pére a cru en moi.
Je crois que le danger le guéte moins que lorsque nous avions son ùge.
L'histoire se répéte parfois.
A chaque génération son destin.
Cette histoire de vents contraires,
c'est une diversion ?
Oui, bien sur.
Nos navires sont tout Ă fait capable de naviguer
En réalité, j'attends le retour d'un messager.
La nouvelle qu'il apportera déterminera
notre sort et celui de l'Angleterre.
En attendant il faut maintenir la cohésion de l'armée.
Surveille Robert !
Ton pére était plus jeune que toi quand il a accédé au titre de duc.
C'est un garcon trés courageux, comme moi.
C'est vrai!
ll lui en fallu du courage pour affronter les barons de l'échiquier.
Son pére dont tu portes le prénom,
allait lui aussi remettre le destin
de la Normandie entre les mains de ses alliés
Renouf est au courant que Robert a eu un fils avec la tanneuse ?
Non
et c'est fĂącheux.
Qui dirigera la Normandie durant votre absence.
Je ne vous laisserais pas sans seigneur.
Mon fils est encore jeune
mais il grandira si dieu le veut.
Ses jeunes vertus prouve sa capacité à gouverner un jour.
C'est un batard.
Rome n'acceptera jamais qu'il devienne duc.
ll est le fils de ma frilla.
Notre mariage dans la tradition danoise
est le mĂȘme qui a prĂ©valu Ă mon prĂ©dĂ©cesseur
Richard, mon frére
et votre protégé.
La loi normande prévaut ici,
non celle de l'église.
Durant mon absence, je laisse mon autorité à Gilbert de Brionne.
Votre voyage en terre sainte est pour votre salut , ou celui de la Normandie ?
Auriez vous quelque chose Ă vous reprocher ?
Robert, ton fils te succédera,
nous le jurons !
Pardonne moi Guillaume....
Huit ans aprés son frére Richard,
le duc Robert meurt loin des siens.
Ce fut la panique,
Renouf revient sur sa promesse,
et ordonne l'arrestation du jeune duc.
Mais l'héritier avait encore quelques alliés.
Par crainte pour sa vie, mon pére Osbern, sénéchal du duc,
vint chercher Guillaume, le séparant de sa famille
le duc est mort, sur le chemin du retour.
OĂ» est Guillaume ?
Mon pére cacha le jeune duc,
dans les forets épaisses et villages de Normandie,
en attendant des jours meilleurs.
C'est Ă ce moment lĂ que je fis sa rencontre.
ll faut rejoindre Falaise.
Wilhelm, oû étais-tu ?
Un des mes piéges a prit un lapin.
Quand ton pére est hors du camp, tu es sous ma responsabilité.
Osbem a été clair, personne ne sort !
Tu viens ?
Et ne mĂȘle pas Guillaume Ă tes histoires.
Tes pieds !
Ta garde !
Attaque !
Pourquoi Guillaume reste dans sa tente ?
Parce qu'il a peur ?
C'est pour ĂȘtre protĂ©gĂ© !
Mets plus de force dans tes coups.
Attaque !
Wilhelm, Gui, venez avec moi !
Toi !
Ne tourne pas le dos Ă notre duc !
Eh toi, je te parle !
Fuyez !
Guillaume !
Retournez au camp !
Qu'est ce qui me prouve que tu es le duc ?
Je t'avais interdit de sortir du camp !
Pour devenir chef, il va falloir apprendre Ă te servir de ta tĂȘte.
Allez marche !
Les voilĂ .
lls vont bien.
Asseyez-vous les enfants.
ll est trop tard pour prendre la route.
Nous partirons demain, Ă l'aube.
C'est un ami, tout va bien !
Rechauffez-vous les enfants !
Reléve-toi osbern !
Tu es mon égal et le temps nous est compté.
Le petit est en sécurité ?
Bien entendu.
Je vais essayer de résonner l'échiquier.
Toi, rejoins Falaise et mets Guillaume en lieu sûr.
Attention, Renouf rĂŽde dans cette forĂȘt.
Renouf veut venger la mort de Richard Ă travers Guillaume.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas. Ce pilleur de village est fait de mauvaise graine
mais de lĂ Ă en vouloir Ă la vie du petit...
Pour lui il s'agit moins d'une question de justice que de pouvoir.
En attendant d'en savoir plus, il faut à tout éviter Renouf.
On peut éviter la route pour le croiser,
mais l'autre chemin n'en est pas moins dangereux.
Les norrois...
Courage Osbern ! Allez !
Tout va bien ?
Renouf est lĂ , quelque part...
ll faut renforcer la garde autour de Guillaume.
Viens te réchauffer prés du feu.
Ca va ?
Le chùteau de Falaise devrait nous offrir la protection nécéssaire,
jusqu'Ă ce que la situation redevienne plus calme.
Le calme ne reviendra pas de lui mĂȘme.
Pas tant que l'échiquier ne tiendra sa parole.
Pourquoi ne pas se rendre directement à l'échiquier ?
D'abord Falaise, ensuite l'échiquier.
Lache le.
On l'a trouvé perché sur un arbre.
ll prĂ©tend ĂȘtre un simple chasseur.
Comment se sert t'on de ce genre de flĂȘche ?
Ah oui...Comme ça !
Efficace en effet.
Je suis Renouf, seigneur de Briquesard.
Je cherche Guillaume !
En tant que Baron, je viens apporter ma protection au duc.
Confiez le moi !
Et il ne lui sera fait aucun mal.
Le duc n'est pas avec nous, c'est le fils d'Osbem.
C'est le fils d'Osbern. Nous le ramenons à son pére.
Soldats, vérifiez les alentours.
Je veux ĂȘtre sĂ»r que nos amis ne rencontrent aucun brigands de ce genre.
lnutile de te fatiguer.
Pas de feu, si on veut pas ĂȘtre repĂ©rĂ©s.
Couche toi !
Garde tes forces, nous allons continuer Ă pied.
Qu'est ce que tu fais ?
J'observe.
Observer quoi ? Y'a personne.
Si,
ils sont lĂ .
Quoi qu'il arrive, reste auprés de moi.
Alors chrétien, on repointe le bout de son nez ?
Quel dieu a bien pu te faire revenir parmis nous ?
Qui t'accompagne?
Guillaume, l'héritier du duché.
Le fils de Robert qui vient de mourir.
Suivez-moi.
Je suis surpris de trouver une telle abondance
en un lieu si peu enclin à la culture et à l'élevage.
Nous et nos ancĂȘtres ont toujours su
trouver la nourriture là oû elle était disponible.
Je vois.
Bien, parle moi de la mort de Robert.
En pélerinage en Palestine.
La palestine ?
Lui et ses péres ont abandonné ses dieux.
ll n'a que ce qu'il mérite.
Pourquoi nous améne tu ce petit chrétien ?
Tant que tu es avec moi, tu n'a rien Ă craindre.
Pourquoi en veulent-ils au prince ?
ll ne le considére pas comme un prince
mais comme un bùtard, incapable de diriger un duché.
Je cherche à compléter une garde rapprochée.
Mais les ducs normands sont chrétiens.
et assimilés à l'occident depuis longtemps.
Pourquoi faire appel Ă de vieux norrois comme moi ?
Je veux une garde qui ne soit pas issue que des rangs de la baronnie.
Je ne leur fais aucune confiance.
Je suis pas en état pour ce genre de mission.
Ragnar vous accompagnera.
A une seule condition.
Fils de Robert, si tu es le digne fils de ton pére tu n'as rien à craindre.
S'il lui arrive quoi que ce soit.
Tu sais bien, ici on n'est pas dans votre monde.
Nous avons nos lois et vous devez vous y plier. Et c'est valable pour lui aussi.
Mais t'inquiéte pas.
Mais si il est vraiment celui que tu prétends.
ll en sortira plus fort et plus grand qu'à son arrivée.
Tu vois cet homme ?
C'était un guerrier connu pour sa puissance et son audace.
Sa réputation s'étendit à toutes les contrées du royaume
jusqu'Ă arriver Ă l'oreille du Roi.
Un noble, jaloux de la puissance de ce guerrier,
le fit convoquer auprés de Harald de Norvége.
Le roi se méfiait de ce roi qui pouvait lui faire de l'ombre.
lnfluencé, il bannit le guerrier de son royaume.
Vexé par ce désaveux injuste,
le guerrier se jurera de trouver un royaume à conquérir.
Devenu un puissant viking,
ll longea les mers et remontait les fleuves en quĂȘte de victoires.
Son périple emmena le guerrier vers une grande cité qu' il' assiégea.
Las, le Roi lui donna une partie de son royaume.
En échange, le guerrier devait se soumettre à son nouveau suzerain.
Ses successeurs s'empressaient d'agrandir son duché.
jusqu'à l'arrivée de ton pére.
Mon pére?
Et lĂ le petit dessin, c'est qui ?
Eh bien c'est toi.
Pourquoi n'a t'il pas de tĂȘte ?
Parce qu'il lui faut la tienne.
J'ai besoin de ton sang pour terminer le portrait du bĂątard.
Jamais ! Jamais vous m'entendez
jamais vous n'aurez ma tĂȘte !
Pas tant qu'il me restera assez de soufle pour me battre !
Guillaume.
Tu es bien le digne héritier de Rollon.
lls doivent partir.
Comme tu le sais, cette riviére méne à notre ancien village.
De lĂ -bas tu retrouveras ton chemin.
Merci ...pour tout.
Tu pourras toujours compter sur nous.
Ce petit réunira tous les hommes autour de lui.
Si on lui en laisse la chance...
Est-ce que tu comprenais quand Hell te parlait en Norrois ?
Oui mon pére a commencé à m'apprendre.
Pourquoi ?
Pour ne pas oublier mes racines.
Mais on m'a dit qu'il était parti au royaume des cieux...
moi aussi j'aimerais bien avoir un royaume...
N'ai pas peur.
Je n'ai pas peur.
Je savais que tu prendrais ce chemin.
Que faites-vous ici ? Vous n'ĂȘtes pas Ă Falaise ?
Le chùteau de Falaise n'est plus de notre cÎté.
On refuse de t'y reconnaitre en tant que duc.
Maintenant seul le mouvement est notre allié.
On doit rester insaisissable, le temps que je trouve un endroit sûr.
Existe-il des endroits qui nous soient encore favorables ?
Oui il en existe encore.
Mais il faut faire vite avant que cela ne change.
Alors qu'attendons nous ?
Partons !
Tu es doué pour la chasse, Guillaume
peut ĂȘtre est-ce cela ta condition ?
Un grand chasseur, prisonnier de son rang.
Mais je peux comprendre,
Je suis moi-mĂȘme pas sĂ»r d'ĂȘtre Ă ma place.
L'art de la guerre n'est pas si différent de l'art de la chasse.
C'est pour ça qu'Osbern me l'a appris.
... nous l'appris.
Peut-ĂȘtre,
en attendant ce n'est pas moi le gibier.
Que veut tu dire ?
Que ton titre est convoitĂ©, et que ce n'est pas ma tĂȘte que Renouf veut.
Renouf ?
Non, cela fait des mois qu'il n'a pas fait surface.
ll est isolé.
De toute façon l'échiquier finira bien par me reconnaitre en tant que duc.
Pourquoi attendre cette reconnaissance ? Va la chercher.
Osbern sait que je suis prĂȘt, je lui fais confiance.
ll sait que le moment est venu.
Ta confiance t'aveugle.
ll y a ceux qui regarde et ceux qui aggisent.
Vous allez voir, elles vont m'adorer !
T'es si pressé de laver tes chausses.
Tenez mon seigneur,
celle-ci n'est pas encore séche mais au moins elle est propre.
Occupe toi donc des tiennes, fillette !
Longue vie au duc !
T'es prĂȘt ? Attaque !
Change d'appui.
Plus souple sur les épaules.
Attention Ă l'axe.
Vous en avez pas marre de jouer avec vos bĂątons ?
On s'entraine à l'épée si tu veux.
Au moins on pourra pas dire que tu as les foies.
Gui, viens !
Laisse le !
ll doit encore forger son caractére.
ll connait le chemin.
ll reviendra bien assez tĂŽt.
Voilà des années que tu t'occupes du petit Guillaume.
Tu as fait du bon travail.
Je n'ai fait que mon devoir.
Je fus le compagnon d'arme de son pére,
il était normal que je m'occupe de l'éducation de son successeur.
Sa succession ne tient qu'Ă un fil.
L'échiquier m'a laissé diriger la Normandie en attendant sa majorité,
mais je sens les appétits grandir.
ll serait temps que le jeune duc prenne le contrÎle de cet échiquier.
J'ai réussi à rallier plusieurs baron à notre cause.
ll n'est pas prĂȘt !
Pas encore...
Vous deux, restez ici, et renforcez la garde comme prévu.
Nous resterons ici, jusqu'au printemps.
Change tes appuis.
T'es prĂȘt ?
Attaque maintenant.
C'est mieux
Vous m'avez suivi jusqu'ici ?
Et vous pensez vous en prendre à Guillaume aussi esseulé ?
Qui vous a dit que j'étais seul ?
Aux armes !
Wilhelm, protége Guillaume !
Je ne suis pas lĂ pour te tuer,
mais pour te faire renoncer Ă ton imposture.
Aujourd'hui ta minorité te protége.
Renonce !
Car tu verras que bientĂŽt on te considera comme un homme,
et que notre indulgence aura disparue.
Je ne renoncerai jamais !
Alors vis dans la crainte jeune duc !
Je ne renoncerai jamais !
Protége le duc.
A partir de maintenant on ne peut que compter sur nous mĂȘmes.
Dans d'autres temps on l'aurait brûlé avec le bateau.
ll faut venger sa mort.
C'est la vengeance qui a poussé ces barons à ma poursuite
ll n'en sortira rien de bon.
Oû allons nous nous réfugier maintenant ?
Fini de se cacher maintenant.
ll faut reprendre Falaise Ă ces maudits barons.
ll faut d'abord trouver des alliés pour reprendre l'échiquier
ensuite on s'occupera de Falaise
PrĂȘt ?
Renouf a encore surement le sceau de ton pére.
ll me reste alors Ă forger le mien.
Ne tardons pas. Occupons nous de Falaise
Baron, les réserves s'épuisent. Nous ne tiendrons pas plus longtemps.
Nous devons tenir Ă tout prix.
Je ne laisserai pas ce batard reprendre Falaise.
sinon Renouf nous le fera payer.
Les rebelles refusent de se rendre.
Patience Whilhelm !
Mon pére a renforcé ses murailles,
mais ses réserves en vivres sont limitées
Ce baron de Turstin finira par se rendre avant que ses soldats affamés ne se mutinent.
Tu vas pouvoir retoumer sur les terres de ton pére.
Elle sont tiennes désormais.
D'abord j'ai encore une affaire à régler.
A l'abbaye !
ll nous attendent.
Et pourquoi ne pas se réunir à l'échiquier ?
Le bùtard nous a reprit l'échiquier,
il nous a remplacé par des barons encore à sa botte.
N'avons nous pas nous mĂȘme acceptĂ© que Guillaume succĂ©de Ă son pĂ©re ?
Cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise sous la pression de Robert lui-mĂȘme.
Le meurtrier de son frére.
ll faut se débarrasser de lui.
Que voulez-vous de moi ?
Le meurtre d'un enfant, prince chrétien est le pire des crimes.
L'église nous ne le pardonnera jamais.
Ce n'est plus un enfant,
et son statut de bĂątard fait de lui un imposteur et non un prince.
Qui donc comptez vous mettre Ă sa place ?
Renouf a trouvé un digne héritier de Richard.
Quand la chasse Ă l'homme commence t-elle ?
Elle a déja commencée ...
Ca sera pas pour cette fois.
Léve toi ! lls arrivent !
Toi ! Ferme la herse !
Trouvez le !
On est piégé, c'est la seul issue.
Trouvons en une autre.
Si tu veux vivre, mets toi Ă l'abri.
ll est fait comme un rat.
lls sont lĂ !
Faut que l'on te sorte de lĂ !
lls sont sur la muraille !
J'ai une idée
lls sont sur le mur d'enceinte
Occupe toi de lui !
Comment oses-tu trahir Guillaume ?
Trahir ?
N'avons nous jamais été ses alliés ?
Nous avons été toujours toi et moi ses laquais.
N'as-tu pas envie que cela change, Wilhelm, fils d'osbern ?
Ne penses-tu pas que nous méritons d avantage,
le titre que ce bĂątard ?
Ote toi de mon chemin, je t'aurais prévenu.
Toi, remonte la herse !
Nous sommes perdus, nous pouvons dire adieux Ă nos terres.
ArrĂȘte de gĂ©mir !
ll va pleurnicher chez Henri,
il faut l'en empĂȘcher.
J'aurais dĂ» le tuer quand j'en avais l'occasion.
Ce bĂątard n'est pas Guillaume !
Tu te moques de moi ?
Merci pour ton aide, Hubert.
J'espére que cela ne t'attirera pas d'ennuis.
Ne t'en fais pas.
Ma seule dĂ©ception , c'est de ne pouvoir voir la tĂȘte de ces traitres,
quand ils s'apercevront de la supercherie.
Guillaume !
Que me vaut l'honneur de ta visite mon cher vassal ?
Mon roi, je suis venu vous demander de l'aide,
car une armée de traitres veut s'emparer de la Normandie.
Je ne les laisserai pas faire.
Ton pére m'a aidé en son temps.
Mon armée est puissante et n'aura aucun mal,
à défaire les rebelles.
Les hommes sont prévenus ?
Oui, tout est prĂȘt.
Le roi Henri !
Mon roi...
Les rebelles ont installé leur camp plus au sud,
si nous les attirons vers le Val-Es-Dunes le terrain nous serra plus favorable.
Je me demande ce qui motive ces maudits français ?
Leur cavalerie sera rendu inoffensive.
Ton armĂ©e est-elle prĂȘte ?
Plus que jamais.
Bien
Nous aurions pu nous passer des Francs.
Nous lui seront redevable.
Le roi des Francs ne nous apprécie guére,
mais cette bataille est décisive.
ll faut fédérer par delà nos inimitiés
surtout si l'on veut un jour voir plus grand.
C'est toi qui a demandé à nos soldats de s'agenouiller ?
ll faut toujours ĂȘtre sĂ»r de pouvoir impressionner ses enemis,
mais aussi ses alliés.
Le petit duc est devenu un roi en puissance.
Un roi?
Le duc sait faire agenouiller sa troupe,
mais est-ce qu'il sait faire plier ses ennemis ?
Raisin !
Le bĂątard se croit au dessus de la mĂȘlĂ©e.
Je vais lui faire regretter son arrogance.
Ne te laisse pas gagner par tes ressentiments.
Je le tue, je te nomme duc Ă sa place.
et nous aurons amplement gagné notre joumée !
Laissons ce jeune Duc nous montrer de quoi il est capable.
Tirez !
Debout !
Arme en main !
Bouclier en position !
En avant !
En avant !
Dex Aie !
Allez-y ! Lancez la charge !
Sortez moi de lĂ !
Finissons-en.
Atoi de vivre dans la crainte Baron !
Garde Haute !
Tes pieds !
Aprés 1 0 ans de fuite, c'est en prenant les armes,
se dressant enfin contre ses ennemis,
que ton pére devint le duc incontesté de Normandie
On avait 20 ans ...
et nous n'étions pas au bout de nos surprises.
Tu me raconteras la suite de l'histoire ?
Ton pére le fera mieux que moi.
Qui est cet homme ?
Un émissaire norvégien.
Le départ a sonné.
ll faut partir ... maintenant.
Sonnez le départ !
En avant !
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