All language subtitles for Dumas.S01E08.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264-TFA

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

(aboiements)

(voix réverbérées indistinctes)

(déclics d'appareil photo)

- Ils l'ont retrouvé mort dans son garage.

- Mort comment?

- Il s'est suicidé.

Monoxyde de carbone.

- Pis il y avait personne dans la maison?

Il est marié, lui, non?

Il a une fille aussi, je pense, si je me trompe pas.

- Sa fille reste pas là

pis sa femme est en voyage avec sa soeur en Grèce.

- Qui l'a trouvé? - La police.

On avait un rendez-vous très tôt ce matin.

Je l'appelais. Il répondait pas.

Je me suis rendu chez lui. Les policiers étaient là.

Ils avaient été appelés par les voisins

parce que le chien arrêtait pas de japper.

Ils ont suspecté quelque chose parce que...

ils entendaient le moteur

de la voiture tourner dans le garage.

- Avez-vous eu une discussion

après qu'on se soit laissés hier?

- Marche moins vite. T'es censé être déprimé.

- T'avais l'air convaincant.

- Sais-tu quoi? C'est plus facile que je pensais.

Il faut que tu m'écrives ta lettre de démission.

- C'est déjà fait.

- Je lui ai dit que j'allais...

soumettre son dossier à la direction.

Mais que je voulais le voir pour déjeuner ce matin.

- Vous l'avez pas dénoncé à la police encore.

- Pas encore, non.

J'avoue que je suis un peu ébranlé.

- Oui. Normal.

Est-ce que...

Est-ce qu'il a laissé une note, quelque chose?

- Oui.

- La police vous l'a dit.

- Il me semble, oui.

- Êtes-vous entré dans la maison?

- Ils voulaient pas me voir là.

- Qu'est-ce que vous attendez de moi, au juste, là?

(soupir)

(musique sombre)

Delphine Proulx est sur mon payroll.

Ma source chez InvestCan, c'était elle.

Je t'ai envoyé là parce qu'on voulait mettre

la main sur InvestCan. On se disait que Delphine

pourrait acheter la part des deux autres...

pis toi et elle, vous pourriez piloter ça.

Delphine, c'était pas juste ma source. C'était...

plus que ça. C'était...

C'était quelqu'un qui était très proche de moi.

- Qu'est-ce que tu fais là à déprimer sur ton divan?

- Je réfléchis. - Hi.

Arrête ça. Tu vas te faire mal.

- Des fois, je me dis que je suis pas vite, vite.

- Bien, c'est pas nécessairement un défaut.

- Ça peut être une qualité aussi.

- Je peux-tu te parler sérieusement

pour savoir ce que tu penses?

- Pas sûre que ça va faire ton affaire. Shoot.

- Là, je parle à ma soeur.

Tu peux pas répéter ce que je dis.

- Déjà oublié.

- Je t'ai compté, p'pa, Delphine,

elle qui a disparu, sa maîtresse?

- Oui.

- Qu'est-ce qui me dit que c'était vraiment sa maîtresse?

- Ben, il te l'a dit. - Justement.

Lui, il me l'a dit. Mais personne d'autre savait pas.

Je me suis réveillé cette nuit en me disant...

Il m'a-tu encore conté de la bullshit, lui, là?

- Pis pourquoi il aurait fait ça?

- Bonne question. Ça en amène une autre.

Si c'était lui qui l'avait fait enlever...

Son histoire de maîtresse était peut-être pour se couvrir.

- Toi, tu penses que p'pa aurait fait enlever

cette femme-là pour s'en débarrasser?

- C'est une hypothèse.

- Jamais. Il a ben des défauts,

mais il est ben trop straight pour faire ça.

- Il me semble qu'il est mort vite, notre ami.

- Oui. - Un suicide, il paraît.

- C'est ce que Louis Fournier m'a dit au déjeuner.

- Moi, il me revient pas. - Pourquoi?

- Elle va dire que c'est son instinct.

- Tu sais, le gars, il pense qu'un de ses directeurs

blanchit de l'argent, mais il fait affaire avec une agence.

Il veut quoi de nous autres? - Qu'on fasse ce que la police

a pas le temps de faire. C'est quoi le problème avec ça?

- Non, mais il s'imaginait-tu régler ça en catimini?

On va régler une histoire de blanchiment d'argent,

mais on en parlera pas trop fort d'un coup

que les bandits ne viendraient plus nous voir.

- Il a pas le choix. La police a le nez dedans. Fait que...

Oh, bonsoir.

- C'est pas un reproche, ça, j'espère?

- Mais non, voyons donc. Toi, t'es parfait.

- Écoute, j'ai eu une petite réflexion ce matin.

J'aimerais ça t'entendre là-dessus.

Quand tu me dis que Delphine Proulx, c'est ta maîtresse,

ou ta blonde ou... je sais pas, peu importe, c'est pas grave.

Qu'est-ce qui nous dit que c'est vrai?

Vous deux, est-ce que vous avez vu Jean Dumas avec Delphine?

- Hein? Non, j'ai un appel. - Non?

(musique intrigante)

- Excuse-le, Éric. Il me fait honte des fois.

Anthony, viens dans mon bureau.

Je vais essayer de t'expliquer le bon sens.

- Courageux, à matin, toi.

- Ça m'a tout pris pour en parler.

Toi, la première affaire que tu fais, c'est de remettre

en question ce que moi, je t'ai dit?

- Je te pose la question parce que tu vas te la faire poser

très bientôt s'ils la retrouvent pas.

- Le chancelier a fait des pieds et des mains

pour qu'on puisse se voir sans que personne remarque.

J'ai toujours tout fait pour la protéger.

Pis toi, tu viens insinuer que moi,

j'aurais manigancé pour la faire enlever?

Si j'étais jeune comme toi,

je te maudirais mon poing dans le front.

"Elle avait un GPS dans son char."

Pourquoi t'aurais mis un GPS dans son char?

Elle était avec moi!

OK. Pompe-toi pas de même.

(sonnerie de téléphone)

- Oui, Maïsa?

Qui ça?

D'accord, j'arrive.

La police, c'est-tu toi qui les as appelés?

- Jean, sergent-détective Allard.

- Il me semble qu'on se connaît, nous deux, non?

- Geneviève Allard, aux homicides.

- Ah. Oui, oui, oui. Ça va?

- Ça pourrait être pire. - Ben, venez.

- Yo.

- Avec le temps que tu passes ici,

tu pourrais t'installer une fois pour toutes.

- On finirait par se taper sur les nerfs.

Charlie est pas là?

- Elle est à l'école.

- Toi, là, savais-tu ça que p'pa avait une blonde?

- Il a certainement le droit.

Bien que j'ai du mal à m'imaginer

qu'une femme puisse l'endurer.

- C'est la fille qui est portée disparue, tu sais...

Delphine... Delphine quelque chose.

- Mais je sais pas de qui tu parles.

- C'est écrit dans le journal. Elle travaillait

à la firme que papa déteste où Antho travaillait.

- InvestCan? - Oui.

- Mais la fille, est-ce que c'est Delphine Proulx?

- Tu la connais?

- Je la connais certain.

Delphine Proulx, c'est la blonde de ton père?

- Il paraît.

Écoute, je suis peut-être pas supposée parler de ça, mais...

mais j'ai trouvé ça bizarre.

- P'pa avait l'air de trouver que c'était une bonne nouvelle

qu'elle soit disparue, mais pourtant,

il a dit le contraire à Antho.

Exact, c'est ça.

(musique intrigante)

- Vous lui avez présenté le plan d'intervention.

Il a regardé ça pis ça faisait son affaire.

- On a attendu la nuit.

Les gars sont rentrés dans la banque. Ils ont commencé la job.

Pis... on a eu un petit pépin.

- Eille, qu'est-ce que vous faites là?

(cri)

- Vous avez fait quoi? - Louis Fournier de la banque

lui a parlé pis le concierge a fini par comprendre.

- Vous lui avez dit quoi? - Que le directeur de la banque

était sous enquête. On a tout ça ici, là.

Attendez-moi une minute.

- Viens me rejoindre dans le bureau d'Éric.

- C'est demandé tellement poliment.

- Fais pas ton précieux, là.

Éric, qu'est-ce qu'on a comme enregistrement dans la job

du directeur de banque? - Euh...

On a tout ce qui se passe dans la salle de conférence

à partir de ta rencontre initiale avec lui.

- Oh non, pas besoin de ça.

- On a notre rencontre avec le concierge ici dans la nuit.

- Ça, sors-moi ça. - Et on a...

l'appel quand on était dans la banque.

- OK, regarde. Je veux que vous écoutiez ça pis dites-moi:

si on remet ça à la police, est-ce que ça risque

de compromettre le mandat qu'on a signé avec le client?

- Il y a quand même mort d'homme dans cette affaire-là.

- Mais dépêchez-vous. La SD est là-bas pis moi,

je veux qu'on évalue l'info avant de lui remettre tout ça.

(sonnerie de téléphone)

- Oui?

Quand? Là?

Regarde, je suis pas certaine que c'est une bonne idée, là.

- Il était comment, M. Leblanc, quand vous l'avez confronté?

- Il parlait pas. Pas grand-chose à dire, j'imagine.

- Mais il a pas nié ou confirmé?

- Non, non. Ça, c'était bien clair. On l'a pris la main

dans le sac, quand même, là. - Pis le gars qui est allé

le voir, celui avec la valise

pleine d'argent, avez-vous pu l'identifier?

- Alain Laflamme, un tannant, un vrai.

Vous avez pas les vidéos de la banque, vous autres?

- Ça a l'air que non.

Le système vidéo a coupé pendant sa visite à lui

pour reprendre tout de suite après qu'il soit parti.

- Donc, Leblanc contrôlait les vidéos de l'intérieur.

- Non. C'est contrôlé par le bureau chef.

- OK. Donc, il a un complice lui aussi.

- Vous, vous l'avez, la vidéo de Laflamme?

- Bien sûr. - On peut en avoir une copie?

- J'aimerais mieux que vous veniez me voir avec un mandat.

Comme ça, je serai obligé de vous le donner

ainsi que tout autre élément

ayant un lien avec l'enquête en cours.

Face à mon client, ça me dégagerait.

Il y a quand même eu un mort là-dedans.

- Hum-hum. Je vous arrange ça.

- Est-ce que...

Est-ce qu'il a laissé une lettre de suicide?

- Je sais pas.

- C'est pas vous l'enquêteur en charge.

- Oui, c'est moi.

- Mais vous savez pas s'il a laissé une lettre de suicide.

- Non, je sais pas ça.

- Ah, OK. Autrement dit: mêlez-vous de vos affaires.

- À peu près ça, oui.

- Je vous raccompagne.

- Je m'excuse infiniment

de t'avoir dérangée comme ça, mais...

toi, je sais que je peux te faire confiance.

- Je t'avertis. S'il y a quelque chose qui a un lien

avec ma job, ça se peut que j'en parle à Jean.

- Tant mieux. Comme ça, on va savoir si la rumeur est fondée.

C'est un peu délicat, mais il y a une rumeur qui court...

au sujet de Jean Dumas et Delphine Proulx.

- Ah. Tu me connais, moi, les rumeurs, je...

- Delphine Proulx, c'est la femme qui a disparu.

Ils en parlaient dans le journal aujourd'hui.

- Qu'est-ce qui était écrit?

- Qu'elle est disparue, je viens de te le dire.

- Ben, c'est pas une rumeur si c'est écrit dans le journal.

- OK. Je vais te le dire comme ça.

Si c'est vrai que c'est la blonde

de Jean, ça a aucun bon sens.

- C'est qui qui t'a dit ça que c'était la... blonde de Jean?

- Mettons que tu le sais pas...

si Amadeo ou Cazal l'apprennent, elle est morte.

- Coudonc, serais-tu dans le secret des dieux, par hasard?

- Ah, Sophie. Regarde, moi,

je suis arrivée chez Intelco avant toi.

J'ai aidé mon mari à bâtir la boîte.

J'ai été ta patronne. Je sais exactement

qui est Delphine Proulx.

Pis je sais aussi ce qu'Amadeo est capable de faire.

Pis ça vaut aussi pour Cazal.

- Amadeo, ça, c'est...

c'est celui qui voulait tuer ton ex, non?

Regarde, je sais pas quoi te dire, Stéphanie.

Les rumeurs, fondées ou non, ça me regarde pas.

La disparition de Delphine, encore moins.

- Tout ce que je peux te dire, c'est que c'est

vraiment pas un sujet de discussion au bureau.

Pis je sais pas où t'as pris ça pis ça me regarde pas

pis je pense qu'on est mieux d'en rester là, toi pis moi.

- Si un jour Delphine Proulx est retrouvée morte quelque part,

Jean Dumas va devoir prendre une grande partie du blâme.

Il aura poussé sa luck un peu trop loin.

(musique intrigante)

- C'est la conversation qu'on a eue quand on s'est fait prendre

les culottes à terre par le concierge.

- C'est un des gros boss de la banque qui veut vous parler.

- Allô? - Oui, Monsieur Lepage.

Mon nom est Louis Fournier.

Je suis à la Banque Canadienne de Crédit.

Je suis le patron de M. Pierre Leblanc. Vous le connaissez?

- C'est le directeur de la succursale ici, oui.

- Lui avais-tu dit que le concierge s'appelait Lepage?

- Je m'en souviens pas, mais aucune importance.

Il l'a peut-être appelé autrement.

- Sauf que regarde le concierge

quand il est venu nous voir.

- Je vous présente Jean Dumas.

C'est le patron de la boîte ici.

- C'est moi qui vous ai parlé au téléphone. Louis Fournier.

Assoyez-vous, Monsieur.

Monsieur quoi, déjà?

- Richard Lepage.

- Il le connaissait deux heures avant,

mais là, il se souvient pas comment il s'appelle?

- Il était dans son lit quand tu l'as réveillé en pleine nuit?

- J'imagine, oui.

- Il avait-tu un petit papier sur sa table

de chevet avec le nom de Lepage dessus?

- Il devait connaître son nom avant.

- Ça veut rien dire. La moitié du temps,

j'oublie le nom de mes enfants.

- Ah OK. Il se sentait obligé d'en pousser une petite.

- Moi, ce qui me fatigue, là, c'est que quand Louis Fournier

est venu me voir... il m'a dit que la police

était rendue là parce que le chien jappait.

Ils sont entrés, ils ont trouvé Leblanc dans le garage,

intoxication au monoxyde de carbone.

- Qu'est-ce qui te fatigue là-dedans?

- Ben, je trouve qu'il en sait pas mal.

Les enquêteurs de police, c'est pas des jaseux.

Ils ne répéteront pas ça au premier venu,

même si c'est son boss. - Il y en a qui parle

plus que d'autres. - Bref, il me semble que rendu

ou on est rendu, ce n'est plus à nous de régler ça.

- Pas d'objections à ce qu'on remette ce qu'on a?

- Si on est dans l'obligation de le faire, non.

C'est une affaire criminelle. - Ils vont nous arriver

avec un mandat. Je me suis mis d'accord avec le SD Allard.

Je le sens pas. Il y a quelque chose de pas net là-dedans.

- La banque essaie peut-être de protéger sa réputation aussi.

- Probablement.

- Boss, il faudrait que je te voie.

- Je vais finir avec eux autres.

- Fait que là, on envoie une copie des vidéos aux enquêteurs?

- Oui. Pis quand ils vont arriver avec le mandat,

tu leur mets les originaux, mais on garde des copies.

- Qu'est-ce que je peux faire pour toi?

- Bon, là, Jean, on ne s'énerve pas.

- Tu pars ben mal ton affaire, là.

(sonnerie de téléphone)

- J'ai reçu un appel de Stéphanie.

Elle voulait aller prendre un café avec moi.

Elle m'a dit que c'était important.

- Si t'as du temps à perdre...

- En fait, je reviens de là.

Elle m'a dit que ta relation avec Delphine...

c'était quelque chose de grave

et que ça risquait d'avoir des conséquences fâcheuses.

- Anthony.

(musique intrigante)

- Tu lui as dit quoi, toi?

- Rien. J'étais pas là pour parler. J'étais là pour écouter.

- Tu lui as confirmé. - J'ai rien dit. J'écoutais.

- Prochaine fois, crie plus fort. J'ai pas compris.

- C'est quand que t'as parlé à ta mère?

- Il y a longtemps. Elle est morte, j'avais 6 ans.

- Stéphanie, je parle. - Ah. Euh... une semaine.

- Elle est au courant pour Delphine et moi.

T'as pas idée qui aurait pu lui dire ça, toi?

- La police? - Comment, "la police"?

- Son ex qui a essayé de te tuer, relié à Amadeo

qui est en prison, Delphine disparaît.

Ils iraient pas la voir, essayer de savoir ce qu'elle sait?

Stéphanie, qui a été pointée du doigt

pour ta tentative de meurtre. Si j'étais eux,

j'irais la voir, c'est sûr.

C'est peut-être elle qui l'a fait enlever.

- Non. Ils iront pas la voir pour ça.

- Pourquoi pas? - Vous êtes divertissants.

- T'aurais pas parlé de ça avec tes soeurs par hasard, toi?

- Jean Dumas qui entretient une liaison avec Delphine Proulx

qui disparaît soudainement.

Tu penses que ça va rester secret? Voyons.

Sois sérieux deux minutes, là. Allume.

- Eille, si tu veux m'acheter la boîte, là,

fais-moi une offre drette-là. Je vais te vendre ça pas cher.

- C'est gentil. Je vous remercie.

Euh, oui. Non, je...

je comprends que vous trouviez ça difficile.

C'est quelqu'un que vous avez bien connu.

Absolument.

Bien, écoutez, bonne journée. Pis s'il y a autre chose,

hésitez pas.

Au revoir.

Le concierge, je viens de lui apprendre

la mort de Pierre Leblanc.

- Il devait être sous le choc.

- Il se sent responsable. Pourquoi? Je sais pas, mais...

Bref, il faut parler à ton père.

Pierre Leblanc blanchissait l'argent des tannants.

Ils s'arrêteront pas là

parce que l'autre a décidé de fumer son muffler.

- Tu connais ça plus que moi. - C'est toi le criminaliste.

- Ils vont faire quoi? Ils me menaceront pas. Il est mort.

- Lui, non. Mais les gens autour de lui, je suis pas certain.

- Ils commenceront pas à s'attaquer

à la Banque Canadienne de Crédit.

- Non, mais il va falloir que quelqu'un paye.

Le client qu'on a sur la vidéo, c'est Alain Laflamme.

C'est un méchant craqué, Alain Laflamme.

S'il décide que quelqu'un va payer, quelqu'un va payer.

- Un autre dossier que Jean Dumas a réglé

au détriment du crime organisé.

Un jour, ils vont se tanner.

(musique intrigante)

- Toujours pas de nouvelles de Delphine?

- J'allais te poser la même question.

- C'est toi qu'elle appelait, c'est pas moi.

- C'est poche comme commentaire, ça.

- Toi, quand elle t'appelait--

- Non, quand je l'appelle. OK? On va garder ça au présent.

- Tu l'appelles toujours sur ton téléphone?

- J'ai tout dit ça la dernière fois.

Moi, j'ai juste un téléphone.

Elle, elle a un burner dont elle se sert pour m'appeler.

- Ça marche comment quand tu l'appelles?

- Tu pèses sur les pitons. Comme tout le monde.

- Je veux dire, tu pouvais lui parler

à n'importe quelle heure de la journée?

- C'est elle qui m'appelle. Son téléphone est toujours fermé.

- Pas de messagerie? - Non, pas avec son flip.

- Vous vous textez des fois? - Elle peut pas me texter

avec le téléphone avec lequel elle m'appelle.

- Je veux te mettre au courant. On a fait sortir ton dossier

à ton club privé, Le Chancelier.

- Faites ce que vous avez à faire.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise?

(bips)

- Qu'est-ce que tu fais ici? - Je te connais.

Tu mets trois heures à répondre au téléphone pis c'est pareil

quand on sonne à la porte.

- C'est très impoli ce que tu fais là.

On appelle ça une invasion de domicile.

- Qui t'a dit ça, pour Delphine?

- La police. - La police?

Qui dans la police?

- Ben, la police...

dans le sens général.

Ils sont venus me voir pis ils m'ont demandé

si je connaissais Delphine Proulx.

Je leur ai dit: "Oui, je la connais.

C'est la femme que mon ex-mari déteste le plus au monde."

Pis ils ont dit: "Ben, ça se peut pas. C'est sa maîtresse."

- Fait que t'as décidé d'aller voir Sophie pis lui raconter ça.

- À quoi t'as pensé, Jean?

Delphine Proulx, ostie.

C'est une couleuvre qui passe entre les craques pis qui avale

tout ce qui passe. - T'es vulgaire, là.

- La journée où Cazal et Amadeo ont appris ça,

elle a signé son arrêt de mort.

Sa sécurité à elle, toi, tu t'en câlisse?

T'as pas appris ta leçon? Ils ont essayé de te tuer.

- Tu penses qu'ils vont fermer les yeux

sur une idylle entre Jean Dumas pis Delphine Proulx?

Pis quand est-ce que ça a commencé cette histoire-là?

J'imagine que tu vas me dire: "Bien après notre séparation."

- Qui de la police t'a appelé pour te dire ça?

- Police. Je viens de le dire. Demande-leur. C'est tes amis.

D'ailleurs, il y a une rumeur qui court

que c'est toi qui l'aurais fait disparaître.

Arrête, là. Tu patines sur la bottine. Donne-moi

le nom de l'enquêteur à qui t'as parlé.

- C'est la police.

Sors de chez moi, ou sinon, je les appelle.

- Continue à répandre des histoires comme ça

pis c'est sûr qu'elle va mourir.

- Ah, ben oui. C'est lui qui la baise

pis c'est de notre faute si elle meurt.

- Oublie pas qu'on a un divorce à régler.

- J'attends pas après ton argent pour me nourrir.

(musique sombre)

(sonnerie de téléphone)

- Oui? - Oui. On a du nouveau ici

dans l'affaire de Pierre Leblanc, là.

- Dans le genre de...?

- Genre, pas au téléphone.

- Incriminant? - Pas mal, oui.

Il y a Yves Marchand qui t'a appelé pour te parler.

- Penses-tu que j'ai le temps de jaser avec des journalistes?

- Il est toujours là quand t'en as besoin.

Ça marche dans les deux sens.

- Qu'est-ce que tu veux que je lui dise?

- Tu sais même pas de quoi il veut parler.

Invente au fur et à la mesure.

T'es bon là-dedans.

(aboiements)

- Quand je suis partie, il y avait rien d'anormal.

Tout était correct.

- Votre relation avec lui, elle était bonne?

- Ça fait 40 ans, vous savez.

- Diriez-vous qu'il avait un tempérament suicidaire?

- Pas du tout.

Pierre aimait trop la vie.

Mais comment vous l'avez trouvé?

- On est venu ici suite à des plaintes de voisins

parce que votre chien arrêtait pas de japper.

Je voulais vous voir pour vous expliquer ce qui arrive.

- Ce serait bien, parce qu'on a l'impression

qu'on nous a pas tout dit.

- Je dirais plus qu'on nous a rien dit, en fait.

- Les patrons de votre mari ont engagé

une firme d'enquêteurs privés, une des meilleures au pays,

parce qu'ils le soupçonnaient de blanchiment d'argent.

- Pierre blanchissait de l'argent? Pour qui?

- Pour des membres du crime organisé.

Il aurait été confronté--

- Mon père? Eh, non, je crois pas ça.

- On l'a sur vidéo.

- Mon mari disait pas tout.

Il m'a caché qu'il avait une maîtresse pendant huit ans.

Il pouvait bien me cacher ça aussi.

- M'man, franchement. - Ils l'ont sur vidéo, Mélanie.

On commencera pas à les obstiner là-dessus.

- Je sais, ça doit vous frapper comme une tonne de brique.

C'est pas le genre de chose à laquelle on peut s'attendre.

De notre côté, on va tout faire pour vous tenir au courant,

s'il y a des développements dans notre enquête.

- Il a pas laissé une lettre, rien?

- Oui. (soupir)

Je peux vous la montrer, mais je vais devoir la garder ensuite.

Ça fait partie des exhibits.

Touchez-y pas, s'il vous plaît.

- Ben, c'est pas lui qui a écrit ça.

- Pourquoi vous dites ça?

- C'est écrit "Chère Lyne", avec un "Y".

Pierre savait très bien que mon nom s'écrit avec un "I".

- Marchand. - C'est moi.

- Tu cherches à me rejoindre? - Oui, Jean. Écoute.

T'es-tu à ton bureau? Parce que j'aurais une chose

assez délicate à jaser avec toi. - Non, je suis pas là.

- OK. Ben, dis-moi t'es où, pis je vais aller te rejoindre.

- Pas avant de savoir c'est à quel sujet.

- T'es certain que t'es pas à ton bureau?

- Certain, oui. - T'es un bon menteur,

parce que je suis juste derrière toi. Tourne-toi donc à gauche.

(rire) (soupir)

- Fuck you, Marchand.

- J'ai des sources partout, hein, même chez vous.

- Envoye, viens-t'en.

- Moi aussi, je suis content de te voir.

Mes sources m'ont dit que Delphine Proulx pis toi...

- Tu peux pas écrire là-dessus. - Ah non? Pourquoi?

- Parce que c'est sa sécurité que tu vas mettre en danger.

- Je voudrais pas faire ça. - Même si t'écris là-dessus,

ça la ramènera pas.

- Non, mais ça pourrait expliquer sa disparition.

- Est-ce que tu sais des choses que moi je saurais pas?

- Pas du tout.

- Écris pas là-dessus. Je te le demande personnellement.

- Ouais, non. Je... Je vais passer mon tour, là.

Mais pour mes infos personnelles,

c'est-tu vrai, c'est-tu pas vrai?

(musique intrigante)

- Ç'a pris une ampleur démesurée.

Delphine et moi, on se parlait parce que dans notre milieu,

il se passe des événements qui font

qu'on n'a pas le choix de se parler.

Ses clients vont poursuivre les miens,

vice versa. - Ouais, mais vous vous parliez

dans le creux de l'oreille, ou c'était

une relation d'affaires? - Relation d'affaires.

- Fait que toi, t'entretenais une relation d'affaires

avec l'associée d'une boîte

où le propriétaire aurait voulu te tuer?

- C'est compliqué. - Mais c'est intéressant,

par exemple. Avoue. - Tu sais,

moi pis les histoires de coeur,

c'est pas tellement mon genre.

- Le directeur de la banque qu'on a retrouvé mort

dans son garage, vous avez travaillé sur son cas?

- Oui, on a exécuté un mandat pour la banque, oui.

Ça, tu peux écrire là-dessus tant que tu veux.

Delphine, tiens ça mort. T'écriras là-dessus plus tard.

Tu perds rien pour attendre, je te le garantis.

- OK.

OK.

- Delphine, là, qui t'a mis au courant de ça?

- Une source généralement bien informée.

Ciao.

- Si t'allais jaser ça à elle pour la rassurer un peu?

- La mère ou la fille? - La fille.

Je pense que la mère commençait à en avoir son truck

de son mari. - C'est une personne d'intérêt?

- Je pense pas, non. On sait jamais.

- Essaie de la sécuriser un peu. S'il y a de quoi, on est là.

- Je lui explique tout ce qu'on a fait?

- Sans rentrer dans les détails.

- Faut juste qu'elle comprenne

qu'on n'a pas fait n'importe quoi.

- Euh... excuse-moi, là,

mais quand vous dites "on", vous faites référence à...?

- Que vous avez pas fait n'importe quoi.

- OK. Mais je me disais: Est-ce qu'on a oublié quelqu'un?

- Donne-moi son numéro, là. Je vais l'appeler.

(musique intrigante)

(bips de désactivation d'alarme)

(démarrage)

- En fait, nous, notre client, c'est la banque.

Ils nous ont demandé d'enquêter.

Je veux pas rentrer dans les détails, mais...

disons qu'il y a pas de doute pour nous.

Pierre Leblanc a agi illégalement

pour le compte du crime organisé.

- Est-ce que c'est Louis Fournier qui a demandé

à faire enquête sur mon père?

- Ça, je peux pas vous répondre, malheureusement.

- On l'a jamais aimé.

Il partait faire des voyages en Europe avec mon père.

Ma mère pense que c'est lui qui l'a entraîné.

Elle croit pas à ça, qu'il s'est suicidé.

- Ben, si c'est pas un suicide, c'est un meurtre, là.

Ça peut pas être entre les deux.

- C'est pas des affaires pour la police, ça?

- Il y a des entreprises qui préfèrent gérer ça à l'interne.

Mais quand il est question de blanchiment d'argent,

là, c'est autre chose, c'est criminel, pis là,

la police s'en mêle.

- Mon père avec des criminels...

Il avait peur de tout. Là, vous dites que vous avez

mon père sur vidéo en train de commettre son crime?

- Oui. - Je peux voir ça?

- Malheureusement, non. C'est entre les mains de la police

pour le moment. Excusez, une minute.

Faudrait que j'envoie un message à quelqu'un.

- Anthony et moi, on s'est penchés sur les téléphones,

pis pour faire ça court,

après qu'on ait confronté Pierre Leblanc ici,

lui et son boss se sont parlé à deux reprises.

- Pour se dire quoi? - Aucune idée.

On a des appels entrants et sortants,

mais on sait pas ce qu'ils se sont dit.

- Que c'est que ça nous donne de plus de savoir qu'ils se sont

parlé deux fois dans la soirée,

Leblanc pis Fournier? C'est son boss.

- Le premier appel a été fait par Leblanc.

Le deuxième, c'est Fournier qui a appelé Leblanc. 21 h 15, 23 h.

- En voulez-vous une meilleure? Un message de Sophie.

Selon la fille de Pierre Leblanc,

lui pis Fournier ont fait des voyages en Europe.

- Elle vient d'apprendre ça? - C'est son message.

- Dis-lui qu'elle rapplique ici. - Fournier vous en a pas parlé?

- Non. On lui a pas parlé depuis que vous avez pris l'enquête

en main. - Êtes-vous équipés ici

pour enregistrer les conversations?

Faites-le donc venir pour lui poser la question.

- C'est une idée, ça. - Secret pour secret.

On n'est pas certain que c'est Pierre Leblanc

qui a écrit la lettre de suicide.

- OK, donc, vous considérez que c'est un meurtre?

Mais si c'est ça, on peut difficilement s'en mêler, là.

- Si on faisait bouger les lignes un peu?

Pour provoquer les choses. Un coup de fil au journaliste

Yves Marchand. Les policiers sont pas convaincus

qu'il s'agit d'un suicide. Paf. (claquement de doigts)

Les téléphones vont se mettre à sonner partout.

(musique intrigante)

- Tiens, ma carte. Appelle-moi s'il y a quoi que ce soit.

- C'est gentil. - Pis je sais

que dans ce genre de situation là,

quand ça nous frappe, on refuse d'y croire,

mais un moment donné, la réalité va reprendre le dessus.

- Merci. Ouais. Ça m'a fait du bien de te parler.

- Quand tu veux.

(crissement de pneus au loin)

(musique de suspense)

- Excuse-moi, Mélanie. Faudrait qu'on se parle.

- T'es qui, toi? - Ton ami pour le moment,

mais si t'écoutes pas tout ce que je te dis,

ça pourrait chier.

J'ai passé de l'argent à ton père, pis c'est

pas vrai qu'il va partir comme il est parti

sans me donner ce qu'il me doit.

- En quoi ça me regarde? - Faut que quelqu'un me paye.

(léger rire) J'ai pas fini de te parler.

- Hé, lâche-moi.

- Tout se passe bien ici, Mélanie?

- Fais de l'air.

- De l'air? Il y en a pour tout le monde ici, de l'air.

Fait que là, je te suggère fortement

de lui lâcher le bras pis de prendre la porte

parce qu'il y a quatre chars de police qui s'en viennent.

(musique de tension)

- On va se revoir, je te garantis.

- Hum.

T'es correcte? Ça va?

- J'ai le coeur qui va me sortir par la poitrine.

- Il veut juste te faire peur.

- La police, elle vient-tu pour vrai?

- Non. Dis-toi que lui,

il a autant peur de la police que toi t'as peur de lui.

Ça va être correct.

- Mais comment il a fait pour savoir ça?

- Il l'a probablement suivie. J'ai réussi à la sortir de là.

Il nous suit pas, ça, je suis sûre, mais ça va prendre

une voiture parquée devant chez Leblanc.

- T'as pas fait de folies, là?

- Je sais me tenir.

Ça va prendre aussi quelqu'un devant chez Mélanie.

(musique intrigante)

- Laflamme est allé faire des menaces à la fille de Leblanc.

- Où ça?

- Au café où Sophie l'a rencontrée.

- Ça veut dire qu'il la suivait. - Éric.

Faut mettre quelqu'un en surveillance

devant la maison de la femme à Leblanc, au cas

où ce tata-là décide d'aller lui rendre visite.

Ça prend quelqu'un aussi pour récupérer

le véhicule de Mélanie, pis parle à Sophie.

- Il lui a dit quoi au juste? - Je sais pas,

mais tu peux lui parler. - Appelez-la.

S'il a fait des menaces, on lui donnera pas la chance

d'en faire deux fois. On va aller le ramasser.

On se laissera pas intimider par un petit bum.

- Mettons qu'Alain Laflamme, c'est pas un petit bum.

C'est un gros bum.

(musique de tension)

- Merci.

- Avant de fermer votre dossier,

il y a quelques petites choses à terminer.

Avez-vous eu l'occasion d'en discuter avec la direction?

- Oui. Avec la mort de Leblanc,

c'était inévitable. - Vous avez eu l'occasion

d'échanger avec sa femme? - Oui.

Je l'ai appelée en début de journée.

(vibration) - Quand vous êtes parti d'ici,

il était dans quel état d'esprit?

- Sous le choc, je vous dirais. - Oui. Hum-hum.

- Est-ce que c'est quelqu'un que vous connaissiez bien?

- Je parle pas fort, on est sur quelque chose ici.

- C'était pas un ami personnel.

- Vous vous êtes pas reparlé après notre discussion?

- Dans l'auto, oui. On... On s'est donné rendez-vous

le lendemain matin. Mais pourquoi vous me demandez ça?

- Oh, c'est pour savoir.

Vous vous êtes pas reparlé au cours de la soirée?

- Pas vraiment, non. Euh...

Une fois, peut-être.

- Jean-François Lemay, ça vous dit quelque chose?

- C'est mon patron.

- Il m'a dit qu'il était bouleversé

par la mort de Leblanc. - Comme tout le monde.

Bon. Je pense qu'on a fait le tour de la mort de M. Leblanc.

Qu'est-ce que vous aviez à finaliser?

- Votre patron avait pas l'air au courant des activités

de Leblanc. - C'est pas de son ressort.

- En fait, il m'a dit que c'est vous qui l'aviez mis au courant,

pis il a trouvé ça étonnant parce que normalement,

c'est le genre de chose dont on discute dans les comités

de direction. Il pense que c'est vous qui avez

géré ça tout seul. - C'est quoi qui se passe, là?

Un interrogatoire de police?

- Parce qu'on me dit pas la vérité.

- Il paraît que vous et M. Leblanc avez fait

quelques petits voyages ensemble en Europe ces dernières années.

(soupir)

- OK, merci. Je m'en occupe.

Pis?

- Il patine, là. Il ment pour les appels.

Quand il l'a questionné sur les voyages,

il a arrêté de parler.

- Va dire à ton père qu'il faut que je lui parle.

(musique de tension)

- Alors, voici la facture, nos honoraires,

avec les frais inhérents détaillés.

- Je m'en occupe aujourd'hui même.

- On a fait la facture au nom de votre institution.

- Parfait comme ça.

Je tiens toutefois à mentionner que j'ai pas du tout apprécié

notre rencontre d'aujourd'hui.

- Je devais aller au bout de l'affaire.

- Je vous raccompagne.

(bourdonnement électronique)

(sonnerie de téléphone)

Merci beaucoup, Monsieur Fournier.

S'il y a autre chose, hésitez pas.

- Sans faute. - Monsieur Marchand.

Jean a un petit quelque chose à régler,

mais ce sera pas très long. - D'accord.

- Pendant que vous étiez avec lui,

j'ai un collègue qui m'a appelée pour me dire que Pierre Leblanc,

c'était pas un suicide. - Basé sur...?

- Le corps a été déplacé.

- Ça veut dire qu'il y a quelqu'un quelque part

qui savait qu'on allait confronter Leblanc

la journée où on l'a amené ici. Il y a un tueur

qui allait passer à l'acte. - Louis Fournier savait ça.

- Ça veut pas dire que c'est lui.

- Yves Marchand est ici. - Oui.

Bon, ben, c'est votre enquête.

C'est à vous de caller la shot.

- On va aller dans votre bureau.

(aboiements)

(voix d'enfants au loin)

- Merci.

Ah ben, ah ben. Deux pour le prix d'un.

- Moi, je suis pas ici, là. - Oui, oui, je comprends.

- Parce que j'ai pas le droit de te dire ce que lui va te dire.

- Merci.

Oui. - Bon.

La police de Montréal détient des preuves

que Pierre Leblanc ne se serait pas suicidé.

- C'est considéré comme un homicide?

- Le crime organisé serait impliqué là-dedans.

- Mais moi, je t'ai pas dit ça. - Moi, je le dis.

- On est dans le blanchiment d'argent, c'est ça?

- Oui, mais ce que j'ai absolument pas le droit

de te dire et la SD ici présente encore moins,

c'est qu'on est au coeur d'une opération très complexe

qui a demandé beaucoup de temps de préparation.

- La police a des gens dans sa mire?

- Oui. - Non.

- Peut-être, tiens. Ça fait la moyenne.

- Je vais prendre ta réponse à toi, Jean.

(approche d'une voiture)

(musique intrigante)

- Il a tendance à jouer mollo, là.

Il se garde de la chair pour deux, trois jours

avec la même histoire. - Vous le connaissez bien?

- Je fais affaire avec lui des fois,

quand on veut passer des messages.

Faut retourner l'ascenseur à l'occasion.

- Excuse-moi, boss. Je viens de recevoir un appel de Marc.

- Il est pas chez Pierre Leblanc, lui?

- Oui, pis il dit qu'il y a une tête de viande

de stationnée direct devant la maison.

- Ça, c'est pas bon. - On s'en occupe.

Vous avez fait votre part pour aujourd'hui.

- Merci. - Je vous donne des nouvelles.

- C'est bon. Drôle de journée, hein.

- Ouais. Pis là, on peut pas assurer la sécurité

de la famille Leblanc de même. Ça va leur coûter une fortune.

- La banque va payer. Ils sont responsables.

Qu'ils assument.

(musique de suspense)

(sirènes)

(grincement de pneus)

- Police! Sors du char.

- Sors! Les mains en l'air.

(sonnerie de téléphone)

- Tout est sous contrôle? - Oui, oui. Ça va.

- Merci, Anthony.

- Merci... pourquoi?

- Ben, t'étais là aujourd'hui. T'as... passé des...

des bonnes remarques aux bons moments, là.

- Mais encore?

- Non, regarde, c'est tout. Arrête.

Je voulais juste te remercier pour la journée.

C'est pas la fin du monde. - Toi qui me remercies,

c'est la fin du monde. - Bon...

(sonnerie de téléphone) - Oui, Maïsa.

Oui, il est là. Il fait de la fièvre, mais il est là.

P'pa. Pour toi.

- Oui.

- Dumas. C'est Cazal.

Comme ça, Delphine et toi, ça se voyait en cachette?

Si tu la retrouves, tu lui dis de se dépêcher.

J'ai vidé son bureau. Les boîtes sont sur le trottoir.

Je t'en dois une, mon gars, et ça va faire mal.

Putain.

(musique de tension)

(bips de désactivation d'alarme)

(démarrage)

(démarrage)

- Je viens d'avoir un appel. Audrey Casgrain.

Elle veut nous voir. Elle aurait besoin de nos services.

Sergent-détective Allard. On aimerait ça vous jaser un peu.

- Euh, à propos de...?

- La mort de Pierre Leblanc.

- Tu t'intéresses à qui là-dedans?

- C'est qui, elle?

- Tu penses qu'elle peut

s'intéresser à quelqu'un comme toi?

- Éric, décroche, Éric! Éric!

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.