All language subtitles for DDLValley.me_83_Get Away.2024.1080p.WEB.h264-ETHEL_track4_[fre]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Svälta, verbe : 1. êêtre affamé, mourir de faim.

2. une îîle en Suèède, théââtre d'une tragédie au 19e sièècle.

200 ANS PLUS TARD EN SUÈDE

Excuse-moi, chérie, désolé. Vas-y, continue.

En 1824,

toute l'îîle a été mise en quarantaine

pour se protéger d'une pandémie meurtrièère.

Précisent-ils la durée de la pandémie ?

Oui. Ce fléau ne devait durer que trois mois.

Il a fini par durer pratiquement 2 ans et demi.

Ouah. Quelle souffrance. C'est incroyable.

Vraiment incroyable.

Aprèès s'êêtre essoufflée dans les terres,

la pandémie a persisté sur l'îîle,

dont les habitants ont soit perdu la vie

soit recouru au cannibalisme

pour se nourrir, ainsi que leurs enfants.

Combien de morts ?

Ils ne l'indiquent pas.

Merde, il me faut un chiffre.

Surveille ton langage.

Qu'est-ce que ça peut faire ?

J'avoue que je suis d'accord avec Sam.

Ce serait bien de connaîître le chiffre exact.

200 morts, ça m'impacte beaucoup plus

- Que quatre, mettons. - Quatre ?

- Ouais. - Quatre morts.

Ils étaient 100.

Content ?

Trèès content, merci.

Chaque décennie, les habitants fêêtent le festival de...

- Karantän... ou quarantaine. - Karantän !

Un spectacle gore de 8 heures.

8 heures, putain.

- Hé, arrêête ça. - Pardon, papa.

Ça me casse les couilles le théââtre.

- Chérie, merci pour l'info. - De rien, chéri.

Dégueulasse.

- Je refuse de manger un humain. - Pourquoi ?

Je suis végétarien.

Ah, c'est vrai !

Ce sont mes convictions !

Tes convictions ? Oh-oh-oh !

Crois-moi sur parole, si t'étais affamé...

- Tu mangerais un homme. - Ou une femme.

- Oui, désolé... - Ne nous oublie pas.

DEUX JOURS AVANT KARANTÄN

Bonjour ! Excusez-moi.

Navrée de vous interrompre.

Serait-il possible de commander ?

Deux hamburgers , s'il vous plaîît.

Et puis deux pommes frites. Des frites, quoi.

Et deux bièères, trèès grandes, s'il vous plaîît.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Ah. Bonjour.

- Vous avez des burgers végés ? - Seigneur.

Sans buf ?

C'est ça.

On a des burgers àà base de viande et de poisson.

Super ! Euh, c'est quel poisson ?

De l'anus de maquereau fermenté.

Oh...

Je prendrais juste des frites.

Des frites.

Voilàà, merci bien.

- Jessie, tu veux quoi ? - Rien, j'ai pas faim.

Oh, arrêête ça. Il faut que tu manges.

Plus tard.

Tu mangeras aprèès, c'est promis ?

- Non. - Jessie, où tu vas ?

C'est pas possible.

Excusez-moi, je voudrais du fromage sur mon burger.

Non.

Non, d'accord. Trèès bien.

- Où tu vas comme ça ? - Je rejoins Jessie.

Seigneur. Excusez-moi.

Désolée, mes enfants sont un véritable cauchemar aujourd'hui.

Ils doivent s'ennuyer.

Vous avez des enfants ?

Non . Ils sont morts.

Ah oui, logique.

- Salut ! Tiens. - Salut, chérie !

- Merci bien. - Ça a le goûût de poisson, non ?

Désolée.

Avec le numéro, on risque pas de se tromper.

Ce serait marrant.

- Tu appelles les enfants ? - Ils sont où ?

J'en ai aucune idée, Richard.

Fais marcher tes méninges.

- OK, désolé. - Où sont-ils ?

J'ai l'air d'une médium ?

Qu'est-ce qu'il s'est passé, àà ton avis ?

J'en sais trop rien.

Il faut qu'on se tire.

J'ai la dalle.

- C'est dégueu. - Ouais, beurk.

- C'était bon. - Je sais pas trop.

Ce goûût de poisson...

- Merci. - C'est fini ?

- Merci beaucoup. - Au fait,

c'est ici qu'on achèète les billets pour le ferry ?

J'ai l'air d'un ferry ?

- Non. - Non, je demandais juste.

- Où allez-vous ? - À Svälta.

N'y allez pas.

L'îîle est interdite pendant Karantän.

Je crois pas, non ?

C'est l'Europe, non ?

Il n'y a pas d'hôôtels sur l'îîle.

C'est le dernier ferry, vous serez bloqués.

Non, parce qu'on compte rester sur l'îîle.

On a réservé un Airbnb.

- Regardez. - Richard...

Chut.

- La maison de Matts Larsson. - Tout àà fait.

Il n'y a pas plus suédois comme nom.

J'en doute.

Pourquoi tu lui as montré l'appli ?

Il a l'air cool.

C'est pas la police d'Airbnb.

Je sais bien. Désolé.

- Inutile de t'excuser. - Mais...

On dirait que je suis la méchante.

Je vous promets

que vous ne serez pas bien accueillis làà-bas.

Ils n'aiment pas les visiteurs, peu importe le jour.

Oh, et pourquoi donc ?

Des étrangers pendant le spectacle du Karantän ?

C'est comme servir du porc pendant une Bar Mitzvah.

- Qui ferait ça ? - Ouais.

- Je sais pas. - C'est quoi son problèème ?

Il n'aime pas les végétariens.

- Il y en a en Suèède. - Sans doute.

À Stockholm, oui.

Malmo, Gothenburg àà la limite.

Je trouve ça affreux d'êêtre rancunier pendant 200 ans.

Dixit l'irlandaise...

- Le ferry ! - Super.

Allez, c'est parti !

Ohé !

- Navré de vous interrompre. - Quoi ?

Je peux régler ?

Je sais pas. C'est possible ?

Bon, je suis un peu pressé làà.

Je vais louper le ferry.

C'est peut-êêtre mieux comme ça.

Je vous dois combien ?

Hmm...

Trois cents couronnes.

D'accord.

J'ai les mains en sueur.

Voilàà, c'est bon.

J'accepte que le liquide.

D'accord...

Un...

Un ? C'est bon. Deux...

Arrêêtez, vous me faites mal.

Si vous tenez àà la vie, ne prenez pas ce ferry.

Avec votre petite famille,

retournez dans votre voiture de location et barrez-vous.

Vous me faites mal !

Je dois partir.

Je vous aurais prévenu !

Qu'est-ce qu'il se passe ? Richard ?

Je connais bien ce regard.

- Ça va, c'est bon. - Richard !

Oui ?

Bonjour. Nous voudrions quatre billets s'il vous plaîît.

Quatre billets ? Et pour aller où ?

Làà où vous allez, ma chèère. À Svälta.

- Allez, on y va ! - On n'a pas l'habitude.

- Allez, papa. - Pardon.

Tout va bien ?

J'ai oublié mon portefeuille.

- Pff. - Ferme-la, Sam !

Sam, arrêête ça. Alors retourne sur tes pas, gros bêêta. Et vite.

- D'accord. - Allez, Richard, cours !

On doit partir tout de suite. Impossible d'êêtre en retard.

C'est le dernier bateau.

Quand est le prochain ?

Trois jours aprèès Karantän.

Donc quatre billets retour.

- Je vais prendre vos noms. - Pourquoi ça ?

Pour notre liste de passagers.

Au cas où nous coulons, et tout le monde se noit.

Bien sûûr, bien sûûr.

On est la famille Smith. Je m'appelle Susan.

- Voici Sam. - Sam tout court.

Et elle, c'est Jessie.

- Puis mon mari... allez chéri ! - Ohé !

Et Richard, mon mari.

Allez chéri. La marée progresse.

- Ça va ? - Oui, c'est bon.

- Oui. - Oui.

T'as une tââche de ketchup sur ton haut, bêêta.

Ah oui. Voilàà pour vous.

- Merci. - Merci bien.

- Parfait. - On y va ! Allez !

Tous àà bord du Skylark !

- Il craint tellement. - On a été adoptés.

Parle pour toi.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Je sais pas Richard, je sais pas.

Va te faire foutre !

Putain, c'est Johan le Danois.

Tu veux faire des boissons avec moi ?

Merci pour la proposition, mais on boit pas des masses.

C'est pas àà toi que je parlais.

Salope àà quatre yeux.

- On y va ? Allons... - Faisons un tour du bateau.

Tiens, tiens, tiens.

Merci !

- C'est un honneur. - Richard, arrêête.

Pardon ?

Qui êêtes-vous ?

Pourquoi êêtes-vous venus aujourd'hui ?

Pourquoi êêtes-vous làà ?

On est ici en vacances.

En vacancen ?

Oui, et pas juste en vacancen .

On est aussi làà pour votre pièèce de théââtre magnifique.

Pièèce de théââtre ?!

Comment osez-vous !

"Billy Elliot" est une pièèce de théââtre.

"Grease" est une pièèce de théââtre.

Ça, c'est Karantän.

C'est notre vie.

Pas du théââtre.

Je crois qu'on est partis sur de mauvaises bases.

La commune a prononcé son jugement.

Reprenez le ferry et retournez dans les terres.

Vous n'êêtes pas les bienvenus.

- Oui, mais... - Désolé d'insister.

On pensait pas que... c'est pas une îîle privée, si ?

Nous, tout ce qu'on veut,

c'est voir votre truc et rendre hommage aux morts.

Les morts ?

Qu'est-ce que vous savez sur eux ?

- Pas mal de choses, en fait. - Maman, arrêête.

Ils vont trouver cette histoire intéressante.

En fait, mon arrièère-arrièère- arrièère-arrièère grand-pèère

est mort sur cette îîle, àà Svälta.

Qui était votre ancêêtre ?

Il était... Il était l'un des...

valeureux soldats que vos ancêêtres ont tué.

Vous quitterez cet endroit, peu importe ce qu'il faut.

Sue, chérie, ça va ?

- Elle a léché mon visage ! - Oh...

Salut !

Salut, salut, salut !

Je vois que vous avez déjàà rencontré notre chèère commune.

Bienvenue àà Svälta.

Merci.

Moi, c'est Matts.

Ils sont inoffensifs, pour la plupart.

La plupart.

- Bon. Ils n'en ont pas l'air. - Je confirme.

Matts Larson.

Tu connais ces étrangers ?

Oui, je leur ai loué la maison de ma mèère.

Tu n'as pas eu l'accord de la commune.

Ce n'est pas votre îîle.

À qui je loue la maison de ma mèère ne vous regarde pas.

On est en Suèède, en 2024.

Sur cette question, les rèègles de notre société sont claires.

Elles sont làà pour nous protéger de ce genre d'individus.

Il y a deux cents ans.

Ta pauvre mèère s'en retournerait dans sa tombe,

si elle pouvait voir ce que tu es devenu.

J'espèère que tu pourras lui en parler.

En personne, bientôôt.

Profitez de votre séjour àà Svälta.

Il sera de courte durée.

Merci.

Merci !

Seigneur, j'arrêête tout. J'abandonne.

Bon, allez. Mettez vos affaires dans la voiture.

Je vais vous conduire chez vous.

Ne vous en faites pas. On s'en chargera, merci.

C'est votre décision.

Les enfants, attendez un peu.

Hé, tout va bien ?

Si tu as des regrets, dis-le moi tout de suite.

Non, j'ai besoin de ces vacances Richard, vraiment.

Tout ira bien, j'en suis sûûre.

- Trèès bien, oui. - Tant mieux.

- Enlevez vos chaussures. - Bien sûûr.

Vous trouverez des paires de chaussons.

C'est obligé ? J'aimerais garder mes baskets.

C'est la tradition en Suèède, donc ce serait mieux, oui.

Bah, c'est notre tradition...

Bien au chaud ?

- Ouais, bien au chaud. - Hmm.

Je ne suis pas obligé d'enlever mes baskets.

À Svälka, ça fait partie de nos traditions.

T'es àà l'aise dedans ?

Mes baskets sont trèès confortables.

- Bon, mets-les. - Putain de merde.

Bon, bon, bon.

C'est splendide, et trèès suédois.

Eh bien, nous sommes en Suèède.

- Oui, on y est ! - On y est !

Vous disiez que c'était la maison de votre mèère ?

Oui, elle est née ici.

En 1974. Elle a épousé mon pèère sur cette îîle.

C'est trop mignon.

Pas vraiment, c'était en février et il faisait moins 25.

Un torrent de neige.

Quand ma mèère et ma sur ont rejoint le ferry,

la mer qui entourait les murs du port avait complèètement gelé.

- Oh et que s'est-il passé ? - Eh bien...

Dans leurs talons hauts

et leurs gros manteaux, elles ont foulé la glace.

Mon pèère et...

Ses frèères les ont retrouvés au port,

et le mariage a commencé.

- C'est si romantique... - Oui.

Est-elle toujours en vie, Matts ?

Non, elle nous a quittés il y a dix ans de ça.

Elle avait 91 ans.

Seigneur. Je suis désolée.

- Une longue et heureuse vie. - Oui.

Elle a été décapitée juste làà, sur sa chaise préférée.

- Oh. - Seigneur.

- Désolé. - Richard, lèève-toi.

On peut monter àà l'étage et aller dans nos chambres ?

Bien sûûr, vous êêtes ici chez vous.

- Merci. - Super.

- Lèève-toi Richard, bordel. - Je t'attrape.

- On y va. - C'est mieux comme ça.

- Je veux celle-làà. - Putain, Sam !

- Merde ! - Abruti, va.

Putain de merde.

- J'ai pas de réseau, Sam. - Évidemment que non .

On fait un séjour dans un film d'horreur suédois.

Coucou.

Ne sois pas si effrayée.

C'est juste moi, Matts.

J'ai pas peur.

Je ne t'ai pas entendu arriver.

Dans mes chaussons, je suis presque inaudible.

Tu pourrais avoir une cloche autour du cou.

- Comme un petit chat. - Exactement.

Comme ça...

Tu peux prévenir le petit oiseau de ta venue.

Qu'est-ce qui te dit que j'en ai envie ?

Miaou !

Miaou !

Va te faire voir.

Grosse conne.

Je dois y aller. Je vous laisse profiter du séjour.

Matts, est-ce que tu as eu le temps d'aller aux courses ?

Oui, j'ai tout rangé dans les placards et le frigo.

Bon, au travail. Le poulet au paprika nous attend.

N'est-ce pas ? Je n'ai pas trouvé de paprika.

Aucun souci.

Ni de poulet.

- Va pour les toasts, chéri. - Un vrai délice.

Ils sont trèès aiguisés, ces couteaux.

Attention, chéri.

La vie était sûûrement merdique avant les téléphones.

C'est pas étonnant qu'il y avait des guerres apocalyptiques.

Ils s'ennuyaient tout le temps. Il y avait rien àà faire.

J'ai le temps de prendre un bain ?

Bien sûûr que oui, chérie. T'es en vacances, aprèès tout !

Profite de ton bain pour oublier ton téléphone.

Aïe ! Ne me touche pas, putain ! Man, tu peux lui dire ?

- Ne le touche pas, bordel. - Non...

Jessie, arrêête...

Que se passe-t-il ?

Je sais pas ! Comment tu veux que je sache ?

Je comprends rien ! On fait quoi, làà ?

- Je vais descendre. - Ne sois pas bêête.

Je vais pas me laisser martyriser par ces gens-làà.

- On a le droit d'êêtre ici. - Oui, mais le Brexit, alors ?

Sue !

Sue...

Laissez-nous tranquilles !

Nos enfants dorment àà l'intérieur

et vous nous faites peur. Je vous en prie,

allez-vous-en !

Richard, regarde.

Qu'est-ce que vous faites ?

Vous ne pouvez pas laisser ça làà !

Merci de ton aide, Richard !

- Je pensais que ça irait. - Merci bien !

T'es fââchée ? En thérapie de couple, c'est trèès important

en tant qu'homme, de t'aider de loin. C'était super.

- Ferme-la, Richard. - Désolé.

Je vais me recoucher. Toi, tu t'occupes de ça.

- Je suis censé faire quoi ? - Débrouille-toi !

On a des sacs-poubelle ?

2 JOURS AVANT KARANTÄN

1 JOUR AVANT KARANTÄN

Hé, bonjour ! Ça va bien ?

Non, pas vraiment.

D'accord.

Je peux faire quelque chose ?

Non, je crois pas.

C'est àà propos d'hier soir ?

Que s'est-il passé hier soir ?

Oublie ce que j'ai dit.

À quoi tu penses ?

Tu peux tout me dire, tu sais.

Je serai pas choqué, c'est promis.

Entre nous, quand j'étais plus jeune,

je vivais àà Vienne. Et puis...

Entre nous,

je fumais un peu de cannabis.

Ah.

J'ai la nette impression

qu'on est surveillés.

Comment ça ?

Hier, je prenais un bain,

et je pouvais entendre des bruits, venant du miroir.

D'accord.

Quel genre de bruits ?

Des bruits de pas, un grand bruit sourd.

C'était peut-êêtre nos bruits de pas, la maison est vieille.

Je ne pense pas.

Ça faisait trèès peur et...

- Chut, viens par làà... - Et puis...

Tout va bien, ça va aller.

Si tu entends encore du bruit, réveille-moi.

- D'accord ? - D'accord.

- C'est promis ? - Désolée, je perds la boule.

Blague àà part,

ce que j'ai dit que le cannabis,

- Oui. - Ne fais pas ça. Au final,

j'ai perdu la têête.

C'était pas beau àà voir.

Non, j'ai essayé le cannabis une fois et puis...

- C'est pas mon truc. - C'est bien.

- On est bons ? - On est bons.

C'est quoi ton truc ?

La cocaïne et les grosses bites.

- Salut. - Salut.

Je peux entrer ?

C'est un peu gêênant, j'avoue.

Vous n'auriez pas vu les gens dehors hier soir, non ?

Non, que faisaient-ils ?

Eh bien, difficile àà dire...

Ils fredonnaient et avaient l'air trèès menaçants.

Regarde. Ils nous ont lancé ça.

Tu sais ce que c'est ?

Un animal mort.

Je sais qu'il est mort, mais...

C'était un peu comme un avertissement.

Peut-êêtre bien que non.

Sans doute une cérémonie de bienvenue traditionnelle.

Ah, d'accord.

C'est une cérémonie de bienvenue àà Svälta ?

Non, c'est un avertissement.

Depuis notre arrivée àà Svälta, on s'est sentis

tout, sauf bien accueillis.

C'est dommage. L'application vendait beaucoup plus que ça.

Et puis...

Pour êêtre franc, je n'aime pas du tout la confrontation.

Notre commentaire sera plus que négatif.

J'en parlerai àà la commune.

Merci, c'est gentil àà vous.

L'année a été franchement horrible. On en a besoin.

D'accord.

Bon, merci. Au revoir.

Oh, mon Dieu. C'était ce dont j'avais besoin.

Prends la pose !

Attends, je suis sur le mode vidéo.

Mode portrait.

- Qu'est-ce que tu fais ? - On va faire comme ça.

Oh, donne-le moi.

Je t'aime, chérie.

Je t'aime, chéri. Hââte du jour J.

Ah...

C'est magnifique.

C'est bien, c'est parfait. Hop.

- Baisse-toi, Richard ! - Ah !

Ne bouge pas, en fait.

Susan ! Qu'est-ce que je fais ?

Reste tranquille Richard !

- Arrêêtez de rire ! - Il a peur pour ses ufs !

Qu'est-ce qu'il veut ?

- Il croit voir un uf, toi ! - Non, arrêête !

Je vois un bateau.

Il a l'air trèès petit.

C'est parce qu'il est loin.

Donne-moi ça.

Regarde-moi ça.

C'est pour la mort des quatre personnes ?

Non, pas encore.

Hé, Jessie et moi, on va piquer une têête.

- Vous ferez bien attention ? - Non.

- Ça ira, tous seuls ? - Non.

Quelle bande d'abrutis.

Tu penses qu'ils sont contents ?

Franchement, làà, j'en ai rien àà foutre.

Tu veux que je te fasse une pipe ?

Quoi ?

Tu veux une pipe ?

Salut, détective.

Comment va Yanet ?

Yanet est décédée.

Ainsi va la vie.

Toute vie a une fin.

Effectivement.

Tu as vu Johan aujourd'hui ?

Je l'ai vu descendre du ferry hier.

Il était trèès ivre.

Mon Dieu, c'est trèès sérieux.

Il vient d'êêtre relââché ?

Tu as prévenu la communauté ?

Pas encore.

Klara aimerait bien le savoir.

- Oh ! - C'est parti !

- Oh, chérie ! - Oh, chéri !

- Désolé de... - Arrêêtez !

Comment osez-vous interrompre les répétitions ?

Il y a eu un meurtre.

Voilàà pourquoi.

Vous comprendrez que la mort est plus importante que l'art.

Connaissez-vous Johan ?

Le Danois ?

- Vous l'auriez vu aujourd'hui ? - Non.

L'un d'entre vous l'a-t-il vu aujourd'hui ?

Il a quitté l'îîle.

Vous en êêtes sûûrs ?

Savez-vous où il est allé ?

À Systembolaget, pour acheter de la vodka.

- Merci pour votre temps. - Trèès bien.

Quittez cet endroit, et ne revenez pas !

Il n'y a aucune juridiction, ici.

Détective Forsberg.

Ici,

c'est le Karantän qui juge.

C'est notre façon de faire. Et ça l'a toujours été.

Attention.

J'aimerais pas que vous fassiez quelque chose d'insensé

et que vous perdiez votre têête.

Va te faire foutre.

Bonjour. On ferme bientôôt.

Mais souhaiteriez-vous goûûter mes gaufres craquantes ?

Des gaufres ? Avec plaisir.

Vous avez fait une grossièère erreur en venant ici.

Pourquoi ? Vos gaufres sont dégueulasses ?

Pour qui tu te prends ?

C'est bon. On se casse.

Oui.

C'est sûûr.

Bon, vous savez quoi ?

On n'a jamais voulu venir ici.

Nos parents veulent voir une pièèce de merde.

C'est pas une pièèce.

Bon, et tu sais quoi ? Tes gaufres sont trop sèèches.

Mes gaufres sont fraîîches.

Elles ont l'air dégueu, désolée.

Bas les pattes, connard !

Aïe, mes yeux !

Bon, on se tire de làà.

MENTEUR ANGLAIS

Quelle bande d'enfoirés.

La plaque disait : "Menteurs anglais !"

C'est trop bizarre, bordel. Il se passe quoi ?

Putain de merde !

- On doit prévenir les autres. - Non, surtout pas.

J'ai pas envie que Man rate la pièèce, elle voulait la voir.

Sam, tu veux bien démarrer la bouilloire ?

Sam, est-ce que...

- Tu es entré dernièèrement ? - Non, pourquoi ?

Dis-moi la vérité, tu as touché àà mes sous-vêêtements ?

T'es vraiment trop chelou, Sam.

Non ! Je suis juste stressé.

Si tu les as pris pour faire te toucher ou les renifler...

Je m'en fiche, je les veux. Ils m'ont coûûté 22 pounds.

Me toucher ? Beurk, t'es trop bizarre !

Je suis gay.

Oh, d'accord. Je n'étais pas au courant.

- Comme beaucoup de choses. - J'en doute pas.

Tu fais bien.

Vous avez tous travaillé trèès dur ces dix derniers mois.

Trèès bien.

J'ai travaillé dur toute ma vie.

C'est ce que j'ai toujours fait.

Voilàà des années que j'organise avec succèès.

de nombreux Karantäns.

Mais...

Mon heure approche.

Et il sera temps pour l'un d'entre vous

de reprendre le flambeau de nos traditions.

Je suis fièère et honorée de pouvoir dire

que l'on m'a montré la voie.

Il y a peu, on m'a donné l'opportunité

de fermer le cercle.

Il serait bon d'avoir plus d'éclaircissements

sur ce que tu veux dire par "fermer le cercle".

Depuis des années,

nous honorons nos traditions en faisant une offrande.

Bien que nous voulions honorer les morts de Karantän,

le fait que vous vouliez que nous...

Ce que Martin veut dire, c'est que l'idée de devoir...

Dis-nous le fond de ta pensée, Ingemar.

De devoir tuer àà nouveau.

Ça m'a l'air trèès daté.

Par le passé, oui, mais maintenant...

L'arrivée des Anglais,

n'a fait que renforcer mes convictions.

Elle m'a permis d'y voir clair comme jamais.

Les Anglais doivent êêtre offerts en sacrifice.

Ce sera le meilleur Karantän moderne jamais vu.

Je pensais qu'on allait juste leur faire peur.

La dernièère fois qu'on a fêêté le Karantän de cette façon,

- on était bien plus jeunes. - Je n'étais mêême pas encore né.

Le monde était différent.

Vraiment ?

Il n'était pas tant que ça.

Je me souviens de toi, cet été-làà, Sven Svensson.

Tu avais hââte de tuer ces pauvres gens.

On ne va pas tuer et manger des gens.

On est attachés àà Karantän, notre culture, nos traditions...

Vous ferez ce que je vous dire de faire, bordel !

Ne gââchez pas cette opportunité.

Jens !

Ces patates sont merdiques.

Jens, tu m'entends ?

Matts Larsson...

comment vas-tu ?

Je suppose...

que le détective Forsberg est passé te voir.

La présence d'un policier àà Karantän est mauvais signe.

Nous avons beaucoup uvré pour la pièèce de cette année.

Comme toujours.

Le Karantän aura lieu comme chaque année.

Nous devons honoré notre dette.

- Tu le sais bien. - Oui.

Quelle mauvaise idée d'avoir invité ces gens, Matts.

La commune n'a pas donné son autorisation.

Tu peux constater les dégââts.

Pourquoi devrais-je chercher l'approbation de la commune ,

qui elle, feint de reconnaîître mon existence ?

C'est la coutume.

C'est la coutume àà Svälta,

depuis le tout premier Karantän, Matts Larson.

Tu fais ce que tu veux.

Tu vas et viens,

tu enivres de belles filles, de beaux garçons.

Ils arrivent, rieurs.

Et ils reviennent en larmes.

Impossible de le manquer.

Ce qui t'attire, c'est leur faiblesse, leur beauté.

Tu n'es qu'un pervers,

un alcoolique,

un foutu toxicomane.

Je veillerai personnellement

àà ce que ces écarts soient mis sous le tapis.

Sais-tu seulement

pourquoi je fais tout ça ?

Hmm ?

C'est parce que tu es l'un des nôôtres.

Mais cela pourrait bientôôt changer.

Tu comprends ?

Que veux-tu ?

Le Karantän a commencé il y a déjàà deux cents ans.

Pour moi, c'est un grand événement.

Cet anniversaire doit êêtre fêêté àà l'ancienne.

Certains préfèèrent oublier le passé.

Ils n'ont plus le cran de faire comme avant.

Mais toi, tu l'as encore.

La dernièère fois remonte àà il y a 30 ans...

À la fin du Karantän demain,

j'irai chez toi pour qu'on rèègle la situation.

Ensemble.

Nous mangerons du rosbif, comme àà l'époque.

Nos amis ne diraient pas non àà quelques cookies.

Tu as tout ce qu'il te faut pour cette recette ?

1 JOUR AVANT KARANTÄN

0 JOUR AVANT KARANTÄN

Hmm.

Tu te plains de mes petits sacs en plastique fourre-tout,

mais j'ai apporté mes propres sachets de thé.

Oui. Ils sont délicieux.

Je ne douterai plus jamais de toi, chérie.

Tu peux m'écrire ça quelque part, chéri ?

Tu as bien dormi ?

- Bien, oui. - Ouais.

Un sommeil bien profond.

Je me sens vraiment bien ici.

- Et toi ? - Pareil.

Je me sens relaxée.

J'ai fini ce que je disais.

- Salut les gosses. - Bonjour.

- Hier soir s'est bien passé ? - Oui.

- À table ! - Chéri !

Sans vouloir me la ramener, je refuse de manger ça.

Alors mange l'uf, Sam.

Je refuse de manger un ftus de poule.

- Un ftus ? C'est un uf. - C'est toi, le satané uf.

- Ne m'appelle pas comme ça. - Sam.

- "uf", pourquoi "uf" ? - Richard !

Ne traite pas Richard d'uf.

Bon, alors.

On finit de manger, puis on file se préparer.

- Aujourd'hui, c'est le jour J. - Ouais.

Aujourd'hui, c'est le jour J !

Bonne nouvelle.

J'ai discuté avec la commune.

Il seront ravis de vous voir au spectacle.

Ils ont mêême réservé des places pour vous.

Génial, merci.

Vous n'allez pas assister àà Karantän ?

- Non. - On va nager dans le port.

Je pensais que vous étiez venus exprèès pour la pièèce.

Pas tout àà fait, mon gars.

Huit heures quand mêême.

On sera làà pour le clou du spectacle !

Vous serez làà au déjeuner ?

Oui, bien sûûr.

Super.

J'ai une surprise pour vous.

Non !

Je refuse de manger votre kaga ,

pendant que le reste de la commune est àà l'agonie.

Comme vous voulez.

Les terres sont encore rongées par les maladies.

Des milliers de gens sont morts.

Et on en compte bien d'autres.

Vous devrez attendre des mois avant de manger un kargan frais.

Ne pourriez-vous pas ouvrir le port ?

En tant que chef de la communauté,

j'ai décidé de le fermer, jusqu'àà nouvel ordre.

C'est le mieux àà faire.

Pendant encore combien de temps ?

Nous sommes àà bout de forces.

Nos amis anglais nous diront quand le Karantän doit cesser.

Joli !

À présent, je vais me délecter de votre kaga .

Pas question !

- Éclabousse-nous, chéri ! - Ça suffit !

Sam, Sam !

Sam, arrêête ça !

Prends ça ! Voilàà pour toi ! Et toi !

Sam ! T'en as pas marre de jouer l'enfant ?

J'ai l'honneur d'avoir reçu un message de nos amis anglais.

J'ai bien peur que le Karantän doive se poursuivre.

Non !

Femmes et enfants ont péri.

Nous sommes faibles, et beaucoup d'entre nous approchent la mort.

Certains ont commencé àà manger les cadavres.

Je ne savais pas qu'ils étaient morts.

C'est sympa, ça.

C'est l'heure du thé et...

- Des biscuits ! - Youpi !

Déserteurs !

Traîîtres !

L'îîle entièère sera bientôôt décimée.

Et qui en tirera parti ?

Qu'est-ce qui vous tracasse, M. Larsson ?

Vous en perdez l'appétit ?

C'est pas ce que je vois !

J'ai laissé mes amis mourir.

Maris et femmes.

Des pèères ont enterré leurs petits.

Pourquoi ?

Il n'y pas de maladie.

Non !

Jamais je n'aurais pensé que cet accord

puisse créer un tel désastre.

Qu'est-ce que vous imaginiez,

vieille bique ?

Ils amaigrissent àà vue d'il,

pendant que vous vous remplissez les poches.

- Non ! - Non !

Hmm. Ils ont un goûût étrange, ceux-làà.

- Dégueulasses. - Hmm.

Ils sont trèès secs. Je pense que...

Comment ça, secs ?

Va te faire foutre.

Ouais...

Continuez.

Profitez bien.

Vos mensonges ne nous affecteront plus.

Vous allez souffrir.

Comme nous avons souffert.

Je vous prie de m'excuser.

J'ai une dernièère requêête,

avant que vous ne rendiez votre verdict.

Non !

Que Dieu protèège Notre Roi gracieux

Longue vie àà notre noble Roi

Que Dieu protèège le Roi

Qu'il le déclare victorieux

Heureux et glorieux

Puisse son rèègne durer

Que Dieu protèège le Roi

Faites qu'Il verse sur lui

Ses dons les plus précieux

Puisse-t-il régner longuement

Puisse-t-il défendre nos lois

Et nous donner Toujours une raison

De chanter avec cur Et àà pleins poumons

Que Dieu protèège le Roi

Pitié, non !

Pitié !

Oups !

Pas d'inquiétude, Matts.

On vous laissera un beau pouce en l'air sur l'appli !

- Non ! - Au revoir, Matts !

Maman ! Maman !

L'homme blanc Est arrivé par le large

Il nous a apporté Son lot de misèères

Il a massacré nos tribus Et nos croyances

Il a pris notre butin Pour ses besoins

On s'est bien battus De toutes nos forces

Sur les plaines, Il a vécu l'enfer

Mais d'autres sont arrivés, Beaucoup trop pour nous

Allons-nous un jour êêtre libres

Que se passe-t-il ?

Tout le monde se fait tuer.

Qui pourrait nous attaquer ici ?

Il faut qu'on se cache.

Je suis sûûr qu'il y a un bateau en service au port.

Je refuse de m'en aller.

C'est le moment de chérir mon dernier Karantän.

Mon meilleur Karantän.

Je mérite...

Je vais tenter d'appeler le Polargen depuis le port.

Qu'il aille se faire foutre !

C'est Johan le Danois !

Il va tous nous tuer !

Fuyez !

Je dois m'en aller.

- Viens avec moi. - Impossible.

Bonne chance, alors.

Fuyez vers les collines

Sauvez-vous

Fuyez vers les collines

Ça va aller ?

Je suis vraiment pas en forme.

J'ai fait une Kate Bush.

Tu devrais reprendre le street jazz avec Mandy et moi.

Je déteste le street jazz !

Sauvez-vous

- Tu t'es beaucoup amélioré ! - Bon, peut-êêtre.

On fait quoi maintenant ?

Oh, Seigneur !

Ce sont vos vacances. Vous voulez faire quoi ?

Direction Clyde River, vite !

- C'est parti ! - Hourra !

Désolé, chéri.

- J'ai peur pour ton épaule. - Ça va aller.

- Je hais jouer les rabat-joie. - Oui.

Si tu muscles ton dos, le reste suit facilement.

Bienvenue dans le centre de communication du port.

Tu veux pleurer cette fois ?

Les médocs t'en empêêchent ?

Je ne pleure pas de vraies larmes.

Je fais semblant.

Je peux te réconforter.

- Ne me touche pas. - Excuse-moi, relax !

C'est bon...

C'est gentil de demander.

- C'est bien, frérot. Ouais. - Ouais.

Prêêt ?

Ouais !

- Quoi ? - On va jouer àà maman maman.

- OK, OK. - On va jouer àà maman maman.

Maman, maman.

Maman, maman. Maman, maman.

- Aidez-nous ! - Venez làà, mes pauvres enfants.

- Il y avait un homme bizarre. - Cachez-vous des monstres.

Fuyez vers les collines

Sauvez-vous

C'est nous les monstres, les gars.

- Hmm. - Je crèève d'ennui.

Et si on foutait le feu ?

Vas-y, rien àà foutre.

Klara, viens avec moi. Nous devons nous cacher.

Je n'ai rien àà faire, Sven Svensson.

Cette îîle, c'est la mienne.

Et je t'assure que tout va bien.

Je vais aller rendre visite àà mon ami.

Matts Larsson.

Seigneur.

Quelle beauté.

Non, c'est plutôôt mauvais signe.

Je ne parlais pas du feu.

T'es mon sucre d'orge.

Tuer.

Tuer.

Maman adore tuer.

Ici Kristianstad, de la tour de contrôôle du port.

Que chacun parle àà son tour.

Nous sommes assiégés ! À l'aide !

Allez, allez ! Cache-toi, vite !

Allez, allez, allez !

C'est quoi le plan ?

On regarde combien on peut en piéger avant d'attaquer.

Ouais, et aprèès on peut foutre le feu àà la baraque.

Salut, les enfants. Vous vous amusez bien ?

Je m'éclate !

Mes photos n'apparaissent pas sur l'appli.

On dirait que quelqu'un a détruit le réseau.

Putain de merde.

Il était beau ce feu, hein ?

Ouais, je confirme.

Je t'aime.

Range ta bite, papa.

Ma bite ?

Ouais, ton truc qui pend autour de tes jambes.

Oh !

Allez, on va se les faire, ces Navets.

Putain de légumes.

Ouvrez cette porte sur-le-champ !

Vous savez ce qu'il se passe quand j'ai faim.

C'est pour ton bien, Klara.

Quelqu'un aurait vu Ingemar ?

Je l'ai vu descendre vers le Vandrarhem,

il y a peu.

Quelle poule mouillée, comme sa mèère obèèse !

On a connu la mort et la souffrance.

Il faut qu'on parte.

On trouve un bateau et on se tire.

Je refuse de quitter mon îîle.

Revenez ! C'est Johan, le Danois !

J'ai envie de pisser un coup làà.

Quoi ?

T'es un obsédé du crime.

Sois un homme. Pisse-toi dessus.

Non, c'est bizarre. C'est bizarre.

Quoi ? Qui s'en branle ?

Taisez-vous !

Je vais êêtre tout mouillé ! Je suis pas fou.

Chéri ne veut pas se mouiller.

Je vais chialer, làà.

Qui est làà ?

Johan va nous tuer !

Ces putains de Danois.

Youpi ! J'en ai eu un !

Bien joué, papa !

Klara ! Ces putains de Danois !

Ouh, c'est profond.

Il a fait tomber l'une de mes couronnes !

Bordel de merde !

Arrêêtez, arrêêtez !

Non, non !

Abrutie d'oie !

Chérie ?

Marten. Dieu merci.

Quand j'ai vu les feux...

Tes gaufres étaient trop sèèches, bordel.

Putain de merde.

Pitié, laissez-moi.

Pitié, ne faites pas ça.

- C'était bien, hein ? - Ouais.

Bon, allez. On y retourne.

- Et toi aussi ! - Tu vas bien ?

Je dois... je dois aller au petit coin.

OK, OK, j'y vais de ce pas.

J'espèère une bonne nouvelle.

Forsberg, réveille-toi ! T'es làà ? Allôô, Forsberg ?

- Allôô ? - C'est Agnes.

- Écoute-moi bien. Super. - Ouais .

Svälta a été assiégée. Beaucoup ont perdu la vie.

La ville est en feu. C'est un vrai carnage.

- C'est une blague ? - Un carnage, je te dis !

- Un massacre àà Svälta ? - Oui ! Exactement.

Tu prends de la drogue, Agnes ?

Johan le Danois a été repéré sur l'îîle. C'est la vérité.

- Réveille Peter. - Pourquoi ?

Dis-lui d'appeler Lucky Linda.

- Quoi ? Quel est le rapport... - Dis-lui d'appeler Lucky Linda.

Johan a pété les plombs ! Tout a cramé !

Cette odeur me rappelle notre lune de miel.

À Kasiruta.

Kasiruta...

Oh, que c'était romantique.

Au fait,

tu rappelles la fois où tu m'as tripoté avec un gros zizi ?

Oui, je me souviens.

Dégoûûtant. Faites une pause, putain !

La ramèène pas, Sam. C'était cool avant que t'arrive.

T'as qu'àà aller te faire voir, Papa.

Tu devrais surveiller tes propos, mon petit.

Ah ouais ?

Je pense bien, ouais.

T'as pas arrêêté de me gonfler.

Ah ouais ?

Ouais.

Va te faire... foutre,

Richard.

De mêême, Sam.

Ou devrais-je dire, Ian.

Je suis désolé de t'avoir invité aprèès la dernièère fois.

- Pourquoi t'as fait ça ? - Pas possible...

- Qu'est-ce que t'es vilain ! - Pourquoi ? Bon, d'accord.

Il a une attitude de merde, en général.

Sa personnalité est plate et clichée.

Et son manque d'hygièène me débecte au plus haut point.

C'est parce que je suis atteint... d'ADHD.

Ouais.

Maintenant, tu es atteint de MORT.

- Bien joué. - Super, Richard.

Qui va devoir gérer ce pétrin ? C'est qui ? C'est bibi !

J'aimerais juste pouvoir discuter avant d'en arriver làà.

- Voilàà. - Tu vois ? Un peu avant.

Je vais passer deux heures au téléphone

avec le service de nettoyage. Ce que je veux,

c'est juste tuer quelques gens et boire un bon verre de rosé.

- Tu comprends, Richard ? - Oui.

Le pire, c'est que je dois trouver un nouveau frèère,

- ce qui est un travail en soi. - Bon, d'accord, désolé.

Mais comprenez-moi.

On le pardonne ?

Vous faites semblant de chuchoter, arrêêtez ça.

Bon...

Retournons àà la maison pour boire un peu de thé.

Youpi !

Allez, chéri, allez.

C'est qui l'uf maintenant ?

Klara, Klara, attends.

Tu souhaites toujours rendre tes hommages ?

C'est peut-êêtre la volonté du Karantän.

Arrêête ça !

Ces coutumes datées n'ont plus leur place.

Sven Svensson, je t'aime.

Je n'aurais pas imaginé un meilleur fils.

Quand tu es aux commandes,

rien n'est impossible.

Mais ce soir, c'est moi qui décide.

Prêête-moi ta force pour achever le Karantän.

Je rendrai un dernier hommage.

Avant ça, je dois aller chez moi et prendre mon fusil.

- Je sais... - Ah, doux Jésus.

Allez dans la maison de Matts. Dépêêche-toi, chéri.

Je te l'avais dit, putain.

Ouais, effectivement.

Quel pervers, il me dégoûûte.

- Je suis ravie qu'on l'ait tué. - Complèètement d'accord.

Moi aussi. Où est-ce que ça nous mèènera ça ?

Enfin, Richard ! À la maison !

J'essayais juste faire un peu de rhétorique.

- Désolée, j'avais pas saisi. - Tu veux faire comment ?

Chéri, quelqu'un m'a beaucoup impressionnée cette semaine.

Qui ça, chérie ?

C'est une trèès gentille fille, pas de doute làà-dessus.

Elle se transforme en une jeune et belle psychopathe.

Non, arrêête.

On se demande de qui elle le tient.

Je pense que...

Je pense que Jessie est fin prêête pour

- son premier cheval de Troie. - Génial ! Ouais !

C'est bien mérité. Bravo.

- Bravo. - Tu le veux vraiment ?

Allez. On se voit làà-bas.

- D'accord. - Je vous kiffe, les gars !

Tu viens ?

Non, en fait je vais...

mettre les pieds sous la table et regarder la télé.

À toute !

À l'aide !

Putain de merde !

Attendez, attendez !

- Il les a tués ! - Foutaises !

Je vous assure, il a tué mon pèère et mon frèère.

Qui ? Qui a fait ça ?

Matts Larsson.

Matts Larsson ?

Pourquoi ça ?

Quand a-t-il fait ça ? Pourquoi ?

Je sais pas, il a pété une durite.

J'ai perdu tous mes proches.

Sais-tu seulement ce que ça veut dire ?

Tu le sauras bien assez tôôt.

Qu'est-ce que t'as dit ?

Ah ! Viens !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il est encore làà.

Je vais vérifier le reste de la maison.

Non, non, non ! Ne faites pas ça !

Ne me laissez pas toute seule ! J'ai peur !

Je suis terrifiée, non !

Dis-moi, jeune fille.

Où se trouve ta famille ?

Où sont leurs cadavres ?

Il les a mangés.

J'espèère que non !

Non, surtout pas !

N'ouvrez pas ! C'est peut-êêtre un psychopathe.

Laisse-moi entrer !

Sorcièère ! Laisse-moi entrer !

Éloignez-vous d'elle !

Mon bébé !

Mon bébé !

- Maman ! - Mon bébé !

C'est une psychopathe.

Non, pitié.

Hara gud.

Il y a quelqu'un ?

Vous m'entendez ?

Aidez-moi, pitié.

Prends ça !

Chérie !

Sven Svensson !

Descends tout de suite !

Sven Svensson !

Ils ont explosé ma main, bordel !

Chéri ! Tu vas devoir te branler de la main gauche.

- Non, il est trop tôôt pour ça. - Désolée.

Bonjour !

C'était vous !

Les Anglais ! Sans surprise !

L'Histoire se répèète.

Les Anglais ont dupé Larsson.

Je comprends maintenant,

que le Karantän n'était qu'une répétition générale.

Ce que je vois làà, c'est le spectacle final.

- Ils ont tué mon fils ! - Maman !

Ils ont explosé la main avec laquelle j'écris !

Nous devons partir.

Et tout de suite !

- Allez, allez ! - Oui, allez chéri !

Excusez-moi.

Vas-y, bébé.

Johan le Danois en vue ! Il essaye de fuir !

Plus un pas !

Les meilleures vacances de ma vie.

Vous savez ce qu'on dit ?

Une famille qui tue ensemble...

- Reste ensemble ! - Reste ensemble !

Chéri...

Je t'aime, mon sucre d'orge.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.