All language subtitles for Dumas.S01E07.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

(atmosphère urbaine nocturne)

(déverrouillage des portières)

(crissement de pneus)

(ouverture d'une portière)

(fermeture d'une portière)

(crissement de pneus)

(musique mystérieuse)

- Oui, oui.

- Tu réponds pas à ton téléphone.

- Ça dépend qui m'appelle.

- Quand c'est ton père, tu réponds pas?

- Juste si j'ai le goût de lui parler.

Je te jure, je l'ai pas invité.

- J'espère que c'est pas une de vos idées géniales.

Si elle revient manger à la maison,

on va en profiter pour déjeuner avec elle.

- Je suis venu réconforter le pauvre ti-gars.

Il trouve que j'ai été méchant avec lui hier.

- Juste avec lui? Ça se peut pas, ça.

- T'es capable de faire à déjeuner, quand même?

- Vous avez rejoint Delphine Proulx.

Je ne suis pas disponible en ce moment.

Laissez-moi un message.

- Oui, Delphine, c'est Pierre-Henri.

Tu me rappelles quand tu as mon message, d'accord?

Tu me donnes de tes nouvelles?

- T'étais pas obligé d'être aussi déplaisant.

- Qu'est-ce que j'ai dit encore?

- Que j'étais pas capable

de garder ma job, que j'étais pas fiable.

- Plus il change, plus il est pareil.

- C'était de l'humour. - Tu dois être le seul qui a ri

parce que, moi, j'ai pas trouvé ça drôle.

- Tu rentres au bureau à matin. - Hein? Il est drôle, lui.

Il te congédie pis après, il veut te reprendre.

- Tu sais pas tout. Je l'ai pas congédié.

- Oui pis non, c'est compliqué.

Il faisait du double-dipping: payé chez nous,

payé chez l'autre. - Tu travaillais pour les deux?

Là, je te reconnais, papa! - Après ça, il va dire

que c'est moi qui ai une grande gueule.

- T'as fait ce que t'avais à faire.

On a eu ce qu'on voulait: Amadeo est en prison.

- Ça a l'air de te réjouir. - Un peu quand même.

Il a essayé de me tuer. Mêle-toi donc de tes affaires!

- C'est Cazal. Je fais quoi?

- Tu réponds, c'est la moindre des choses.

Pas un mot, Catherine. - Allô?

- Oui, excuse-moi, Anthony. Tu as parlé à Delphine ce matin?

- Non, la dernière fois, c'était hier quand elle m'a mis dehors.

- J'essaie de la joindre. J'ai laissé des messages,

j'ai aucune nouvelle. - Pas mon problème!

- Si tu lui parles, dis-lui que je la cherche.

- Ça m'étonnerait que je fasse le message.

(tonalité de fin d'appel) - Quel petit con!

- Cazal, il cherche Delphine, il sait pas où elle est passée.

- Quant à moi, elle peut ben crever.

- Ben, voyons donc! Ça se fait pas de dire ça.

Tu souhaites qu'elle crève? - C'est une façon de parler.

- C'est cette façon-là de parler qui te rend insupportable.

- Ça lui a fait du bien la désintox.

On dirait qu'elle est sharp.

Elle comprend tout tout de suite.

(soupir)

(musique mystérieuse)

- Vous avez rejoint Delphine Proulx.

Je suis pas disponible en ce moment.

Laissez-moi un message.

- Eille, on va avoir de la visite ce matin.

- Qui ça? - Anthony.

Il s'est fait mettre à la porte. - Pis il revient ici?

- Oui, je vais...

je vais laisser le boss t'en parler.

- Ça serait gentil de sa part de le reprendre,

surtout après l'avoir traité comme de la marde.

- C'est plus compliqué que tu penses.

- Il l'a poussé vers la sortie! - Tiens, en parlant du loup.

- Bon, qu'est-ce que j'ai fait encore?

- Bon matin. - Ben, Sophie me disait

combien c'était généreux de ta part de reprendre Anthony.

- Je l'ai pas repris, il a jamais quitté la boîte.

Là-bas, il était sur mon payroll.

Bon! Les affaires ont pas tourné comme on voulait.

- OK, tu le savais? - Ah!

Pas vraiment, non. - Menteur!

Il le savait, je lui ai dis. Ah, pis je veux pas entendre:

"Pourquoi tu l'as dit à lui pis, moi, tu me l'as pas dit?"

Avec tout ce qui se passe autour,

ça prenait au moins une personne qui soit au courant.

- J'ai rien dit, Boss.

- Non, mais ton silence est éloquent.

(musique de tension)

- Bonne journée!

- Bonne journée.

- Je regardais la fille, la camionnette s'est arrêtée,

quand elle est repartie, la fille n'était plus là.

J'en ai pas fait de cas. Je me suis dit:

Peut-être qu'elle attendait un lift, mais...

ça m'a trotté dans la tête toute la nuit:

si c'était un enlèvement? Et je vous ai téléphoné.

- Si je vous montrais une photo de la femme?

- Je l'ai pas assez vue pour la reconnaître.

- Pis le ou les conducteurs de la camionnette?

- Encore moins vus.

- OK.

- Je suis contente que tu reviennes.

- T'as toujours été dans mon coeur.

Tu le sais que sans toi, je suis rien.

- Sans ton père non plus.

- Content de te voir, toi aussi.

- Sophie est au courant de l'histoire

derrière ton passage chez InvestCan.

- Maintenant, oui.

- Pour le temps que ça a duré.

Les stages étudiants, c'est plus long que ça.

- Ils se sont montrés à la hauteur de leur réputation?

- Ben là! Luigi Amadeo est en prison.

Cazal ne sait plus s'il veut vendre ou pas

pis il cherche Delphine qui est en maudit après lui,

car il veut pas lui vendre son entreprise.

À côté de ça, Jean Dumas a l'air de Youppi.

- Monsieur Fournier, Louis Fournier, c'est ça?

- Absolument!

- Alors, que puis-je faire pour vous?

- Je suis le directeur régional

à la Banque Canadienne de Crédit.

Je m'occupe des 36 succursales

dans la grande région de Montréal.

Si je suis venu vous voir,

c'est qu'après consultation avec mes patrons,

on aimerait...

s'attarder sur une succursale en particulier,

où l'on a découvert des mouvements de capitaux

qui sont un peu...

Comment je dirais ça? - Comme ça vient!

- On a de nouveaux comptes qui s'ouvrent et qui se ferment

dans la même journée

avec des transferts de fonds importants.

- Et qu'est-ce qu'il y a d'anormal pour vous?

- Le nombre de comptes.

Sur une base quotidienne, on parle de l'ouverture de...

deux ou trois nouveaux comptes.

Là, j'ai des journées à huit, neuf.

Et j'ai autant de fermetures.

- À quoi vous pensez, là? Du blanchiment d'argent?

- Je vois pas d'autre chose.

- J'imagine qu'il y a un directeur de succursale

où ça se passe, ça?

- C'est peut-être lui le problème.

- Dans ces circonstances-là, comment on peut vous aider?

- J'aimerais bien en apprendre plus sur M. Leblanc.

- C'est le directeur de la succursale, ça?

- Exact. Pierre Leblanc.

- Quand vous dites que vous voulez en apprendre plus,

vous parlez professionnellement? Personnellement?

- Professionnellement, mais personnellement aussi,

si c'est en lien avec son travail.

- Je suis un peu inquiet.

La dernière fois que je vous ai vu ici,

c'était pour arrêter mon partenaire.

- Eh, eh! Oui! - Asseyez-vous.

- Il faut croire qu'on est jamais au bout de nos surprises.

- Qu'est-ce que je peux faire pour vous?

- Delphine Proulx, vous avez des nouvelles d'elle ce matin?

- Elle est pas encore rentrée au travail et je la cherche.

- C'est quand la dernière fois que vous l'avez vue?

- Hier.

- Ça vous inquiète? - Ben oui et non.

- Pourquoi "oui", pourquoi "non"?

- Si vous êtes ici, c'est parce qu'il y a un problème avec elle.

- Et pourquoi "non"? - Elle a fait une offre

pour acheter une partie de la compagnie et j'ai refusé.

Sans faire de menace ou quoi que ce soit,

elle m'a quand même posé un ultimatum.

Je me suis dit qu'elle avait peut-être décidé

de quitter la boîte

et qu'elle était simplement en train de bouder quelque part.

- Elle serait venue vous voir

pour vous le dire ou vous aurait téléphoné?

- C'est un peu ça qui m'inquiète, oui.

Elle parlait d'ouvrir sa propre boîte si je voulais pas vendre.

Elle en a parlé à Anthony Dumas. - Le fils de Jean Dumas?

- Oui! Elle voulait s'associer avec lui.

Mais j'ai décidé de le mettre à la porte.

C'est d'ailleurs Delphine qui s'en est occupée.

- Quand ça? - Hier.

Et pourquoi vous êtes dans mes bureaux ce matin?

- Il y a un témoin qui a vu des choses.

Il nous a appelés.

- Quel genre de choses?

- On va en rester là pour le moment.

- Le directeur de la banque est soupçonné

de faire du blanchiment d'argent.

- OK, veux-tu qu'on prépare quelque chose?

- Sortez tout ce que vous pouvez trouver sur Pierre Leblanc,

le directeur de la succursale dans la mire des patrons.

- Quand tu dis qu'on a carte blanche, ça veut dire

un accès à la succursale, si on veut installer des caméras?

- Il vient de revenir pis déjà, il veut prendre ma place.

- Ta place, garde-la, la chaise est ben trop usée!

- Mais la question est légitime pour une fois.

Si on a carte blanche, on met le paquet.

- Sophie, tu vas t'occuper du gars, OK?

Il a-tu des cadavres dans le garde-robe?

L'argent lui a-t-il monté à la tête?

Il roule-tu trop fort pour les moyens qu'il a?

- Si je fais une enquête de crédit,

il risque de le savoir, c'est un directeur de banque.

- J'ai une connaissance qui peut nous refiler de l'info.

- Il faudrait installer un logiciel miroir

pour suivre ce qu'il fait sur son ordinateur de bureau.

- Oh, si c'est Cazal pis qu'il s'ennuie,

dis-lui que tu vas retourner.

- T'en manques pas une. - Allô?

- Préparez-moi une liste détaillée

qu'on puisse faire signer un mandat clair

parce que quand on joue dans une banque, là...

- Maintenant?

Oui, j'arrive.

C'est Diotte, il veut me voir. - Pourquoi?

- Il me l'a pas dit.

- Pis tu lui as pas demandé?

- Il y a un SD qui m'appelle pour me voir,

je suis avocat, pourquoi j'irais pas?

Hein?

(musique mystérieuse)

(musique mystérieuse)

- (Diotte): Comment ça va?

- Je comprends pas trop ce que je fais ici.

- Tu connais Delphine Proulx? - Évidemment.

On a travaillé ensemble chez InvestCan.

Pas longtemps!

Ils m'ont engagé pour me mettre dehors.

- C'est quand la dernière fois que tu l'as vue?

- Hier quand elle m'a congédié.

- On parle de quelle heure à peu près?

- 16 h. - OK. T'as fait quoi après?

- J'ai été au centre l'Obélisque chercher ma soeur.

On a passé la soirée ensemble à la maison.

- Ta soeur est en désintox? - Était, oui. C'est compliqué.

Ça me tente pas vraiment d'en parler.

- OK. T'as pas eu d'autres nouvelles d'elle depuis hier?

- Non. À part un appel de Pierre-Henri Cazal:

il l'a cherchait.

- Il t'a dit quoi? - "As-tu vu Delphine?"

- Ton père, il la haïssait-tu au point qu'il aurait voulu

s'en prendre à elle? Il a quand même été victime

d'une tentative de meurtre de leur part?

- S'il se débarrassait de tout le monde qu'il hait,

il ne resterait plus personne en ville.

Mon père est pas comme ça pis tu le sais très bien.

Posez-lui vos questions. - On va lui parler aussi.

- Donc, il est arrivé quelque chose à Delphine?

- On pense qu'elle se serait fait enlever.

- Pourquoi?

- Si on le savait, je serais pas ici

en train de te poser des questions, mon pitou!

- Donc, ça, c'est la résidence du fameux Pierre Leblanc,

payée 980 000$ il y a deux ans, pas d'hypothèque.

- Ça veut rien dire. Peut-être que sa femme est riche.

- Peut-être qu'il a hérité de quelqu'un.

- Ça, c'est l'endroit où il travaille.

Ce que je suggère: un GPS sur sa voiture.

Sa place de stationnement est derrière la banque.

On pensait mettre des caméras de surveillance

dans le bureau de M. Leblanc. Éric va t'en parler.

- On va faire ça de nuit, mais j'ai besoin

d'informations supplémentaires avant.

- Comme?

- Ben, le système d'alarme,

on l'active pis on le désactive comment?

Si on le désactive, est-ce que Leblanc va le savoir?

Deux: Internet, il y a sûrement Internet sans fil,

peut-on avoir le mot de passe pour y accéder?

Trois: est-ce que le système informatique est contrôlé

par la succursale ou s'il est relié

directement au siège social? Pis quatre:

les numéros personnels des bureaux et tout ça.

(ouverture de la porte)

- Commencez sans moi, gênez-vous pas.

- Qu'est-ce qu'il voulait?

- Savoir si c'est toi qui as fait enlever Delphine Proulx.

- Elle a été kidnappée?

- Il paraît, oui. Tout le monde la cherche.

- Je te dis que ça va ben à ce bureau-là.

Il y en a un qui est en prison, l'autre se fait kidnapper.

(musique de tension)

- Suis-moi, toi!

- Ce ton-là: plus capable!

J'ai hâte d'être assez riche pour l'envoyer promener.

(soupir d'Anthony)

- J'ai-tu ben compris? Elle a été kidnappée?

- Oui, c'est Diotte qui m'a dit ça.

- C'est arrivé quand? - Hier soir.

- Où?

- Je sais pas. Je suis pas fâché d'être parti de là.

Il se passe des affaires bizarres dans ce bureau-là.

- On va aller dîner. - Là, là?

- Donne-moi une minute. J'arrive.

(musique mystérieuse)

(vibration de téléphone)

- Oui? - C'est Luigi.

- Luigi! Comment tu vas?

- Pas mal. Rien de neuf?

- Non, non!

À part le fait que j'ai pas de nouvelle de Delphine.

- Comment ça, "pas de nouvelle"? - Tout le monde la cherche.

Elle donne pas signe de vie. La police est sur le coup.

- C'est pas son genre de pas donner de ses nouvelles.

- Elle voulait acheter ta part et la mienne aussi

et j'ai dit que ce serait pas possible.

Ça l'a probablement vexé, je sais pas.

- La Delphine est susceptible pas mal.

- Mais bon, faut pas paniquer non plus.

Ça fait même pas 24 heures...

- Pis mon affaire?

- Ben, j'y travaille. T'es pas là.

Delphine non plus. On a mis Anthony dehors.

Disons que j'en ai pas mal sur les épaules en ce moment.

- Oui, mais justement, fais-moi sortir d'ici

pis je vais pouvoir te donner un coup de main.

- (soupirant): Oui.

(atmosphère urbaine)

- C'est donc ben sérieux, ton affaire.

- C'est sérieux, mes soucis hyper confidentiels.

Faut que je te parle pis j'ai besoin

des conseils de l'avocat d'Intelco.

- Le pot s'en vient ben vite, j'imagine!

- Ah, veux-tu, s'il te plaît!

- OK. Je m'excuse. Vas-y.

- Delphine était avec moi hier soir.

Pis la journée d'avant,

pis la journée avant ça, pis la semaine passée.

Delphine Proulx est sur mon payroll.

Ma source, chez InvestCan, c'était elle.

Je t'ai envoyé là

parce que je voulais mettre la main sur InvestCan.

Delphine aurait acheté les parts des deux gars

pis, toi et elle, vous auriez piloté ça.

C'était pas juste ma source, c'était...

plus que ça, c'était...

C'était quelqu'un qui était très proche de moi.

(musique de tension)

- Vous êtes prêts à commander? - Donnez-nous un...

cinq minutes.

- Dis quelque chose d'intelligent, là.

- Tu l'as vue où pis à quelle heure?

- Hier soir dans une suite privée ici.

- OK, ce genre de rencontre-là.

- Commentaire inutile, ça.

- P'pa!

La police va te le demander.

Tu la rencontres dans une suite d'un club privé,

c'est pas pour coudre des bords de rideaux.

Ils pensent qu'elle s'est fait enlever.

T'es peut-être un des derniers à l'avoir vue.

Eux autres, ils savent pas que tu couches avec.

- Sois pas vulgaire!

- Regarde, je suis pas inquiet pour toi.

Va voir Diotte. Va au-devant des coups.

Attends pas qu'il vienne te voir.

- Tu sais comment ça se passe. Je vais aller lui parler,

ça va se ramasser dans les journaux.

Dumas pis Delphine Proulx, pis les suppositions.

- C'est à toi de contrôler le message.

Tu bottes le cul de tes clients pour ben moins que ça!

Là, t'es pas capable de réagir parce que ça t'implique toi.

- C'est ma source chez mon compétiteur.

Tu penses que Cazal pis Amadeo vont laisser passer ça?

Ça prend pas la tête à Papineau

pour savoir ce qu'il s'est passé.

- Tu penses que ça vient d'eux autres?

- C'est la seule explication logique.

- Il faut que tu parles à ton monde.

Tu peux pas cacher ça à Éric pis à Sophie.

- Ben, dites quelque chose!

- Je pense que c'est parce qu'on sait pas trop quoi dire.

- Non. Non, non, moi, je le sais.

Regarde, je sais qu'on est pas obligés de tout savoir,

mais pourquoi tu nous dis ça là?

- Oui, on va commencer par ça. Pourquoi là?

- Mon père a pris la décision d'aller voir la police.

- Non, mon fils a pris la décision de dire

à son père d'aller voir la police.

- Ça change rien pour nous pis on a de l'ouvrage à faire.

- C'est ça que je pensais.

Donc, le directeur de la succursale?

- Ça va se passer ce soir. - Plan d'intervention?

(sonnerie de téléphone) - Il est sur ton bureau.

- Bon, merci beaucoup. Excusez-moi!

Jean Dumas.

- Il a l'air ébranlé.

- Pour une rare fois, c'est pas lui qui contrôle la situation.

- C'est sa source ou sa maîtresse?

- Les deux. - Sa maîtresse...

d'intérêt ou de coeur?

- Je sais pas. On va aller lui demander.

Si tu penses qu'il est ébranlé, imagine-toi moi!

J'ai 200 000 affaires à lui dire.

C'est elle qui m'a mis dehors hier.

- T'es sûr que c'est lui qui la contrôlait pis pas le contraire?

- Non, non, non... Mets-moi pas ça dans la tête.

- Bon! Il y a un enquêteur

qui veut me parler d'un cas de disparition.

J'espère qu'il me fera pas chier avec ça.

Diotte.

Oui, c'est ça.

(musique mystérieuse)

(musique mystérieuse)

- OP à la base.

- La base à l'écoute.

- Le concierge passe la moppe.

- T'essuieras tes pieds avant d'entrer.

- Je pense qu'on va attendre qu'il sorte avant.

- Donc, vous avez fait ce que vous aviez à faire,

elle s'est levée, elle a pris sa douche et...?

- J'avais amené des sushis.

On a mangé, on a discuté un peu pis elle est partie.

- T'es pas parti avec? - Non, elle est partie.

Moi, j'ai quitté vers 10 h.

Où est-ce qu'elle a été kidnappée?

- En pleine rue. - Pis t'as pas d'image de ça?

- On a des images, mais je vais en rester là pour le moment.

- Ça veut dire qu'ils savaient qu'elle était pour être là,

s'ils l'attendaient.

- Oui, il y a quelqu'un qui savait.

- Qui?

- Je le sais pas.

- Ben...

Tu vas pas penser que je suis en arrière de ça?

- C'est toi qui s'imagines des affaires, pas moi.

- Cazal a découvert le pot aux roses,

c'est ça qui s'est passé.

(soupir)

(activation du système d'alarme)

(musique de suspense)

- OP à la base.

- Base à l'écoute.

- Le concierge vient de quitter. C'est verrouillé.

On attend cinq minutes pis on rentre.

- 10-4! La base à V2.

- V2 à l'écoute. - Il se passe quoi chez vous?

- Tout le monde dort. - Pas de mouvement?

- Pas de mouvement, pas de lumière.

- Endors-toi pas.

- Non, je sui rendu à mon quatrième café.

Je pourrais courir un marathon. - OP à la base.

- À l'écoute? - Tout est beau de notre côté.

On entre. - 10-4!

(musique de suspense)

(bips du système d'alarme)

(désactivation du système d'alarme)

- OP à V3. C'est clean.

(bips)

OP à la base. - À l'écoute.

- Les chevaux sont dans l'écurie.

- 10-4.

(sifflement)

(bips)

- Non, non, c'est supposé être le même code.

(bips)

(effet sonore négatif)

Relaxe, là, prends ton temps.

(alarme)

(musique de tension)

- V2 à la base. - La base à l'écoute.

- Les lumières viennent de s'allumer à l'intérieur.

- On attend.

(bips)

- Fuck, c'est pas le même.

- OP à la base. - La base à l'écoute.

- Le code qu'on a fonctionne pas pour la porte de bureau.

- 10-4.

(sonnerie de téléphone) - Allô?

- Oui, Monsieur Richard Lepage? - Oui, c'est moi.

- Je suis Pierre Leblanc, directeur de la succursale

de la Banque Canadienne de Crédit,

est-ce que vous êtes toujours à la banque?

- Non, non, je suis dans mon heure de lunch.

- Le système d'alarme de mon bureau vient de sonner.

- Ben là, ça se peut pas, je l'ai fermé, barré, tout.

- Oui, il y a quelque chose qui va pas.

- Je suis pas ben loin. Je peux aller jeter un coup d'oeil.

- Prenez pas de chance, si vous voyez quelque chose

de louche vous me rappelez. Je vais avertir la centrale

que vous allez vous y rendre.

- OK, je fais ça tout de suite!

(musique de suspense)

- Ben, il y a rien à faire. - OP à base.

- La base à l'écoute. - On a un problème ici, là.

Une méchante serrure après la poignée de porte.

Pas certain de pouvoir entrer dans le bureau.

- On peut tout arrêter aussi. - Non, c'est ridicule!

On est là.

- La base à OP, vous avez de la visite.

- Qui ça? - Le concierge. Cachez-vous.

(bips)

- Eille, qu'est-ce que vous faites là?

(cri)

- Calmez-vous.

Tout va bien, on fait pas de folie.

Je vais tout vous expliquer.

(gémissements du concierge)

Calmez-vous.

(gémissements)

(vibration du téléphone)

(soupir)

- Allô?

- Excuse-moi de te déranger, mais on a un gros problème.

- Il est quelle heure? - 3 h du matin.

Les gars se sont fait prendre à la banque.

Le concierge s'est pointé. - Ah, shit!

- Bon, c'est quoi votre nom à vous?

- Richard Lepage. Pourquoi vous voulez savoir ça?

- Je pourrais vous appeler Robert,

mais j'aimerais mieux utiliser votre vrai nom.

- J'ai pas la clé des coffres-forts,

si vous voulez de l'argent-- - Si on en voulait,

il y a les guichets automatiques pour ça.

Nous, on est ici à la demande de la banque.

- Pfft, oui, il me semble, oui.

- Un instant.

Ah, mais c'est ma conjointe!

Elle veut sûrement que je lui rapporte du lait.

Oui?

OK, tu vas me mettre en lien? Parfait.

Enregistre l'appel, je veux pas d'autres surprises.

Bonjour!

Absolument. Une minute.

C'est un des gros boss de la banque qui veut vous parler.

- Allô?

- Oui, Monsieur Lepage.

Mon nom est Louis Fournier.

Je suis à la Banque Canadienne de Crédit.

Je suis le grand patron

de M. Pierre Leblanc, vous le connaissez?

- Oui, c'est le directeur de la succursale ici, oui.

- Oui, c'est bien ça. C'est un de mes employés.

Les gens qui sont là ont un travail à faire.

C'est un travail très délicat

pis ils doivent faire ça dans le plus grand des secrets.

Ça a l'air que vous faites partie du secret.

- Oui, ben là, je suis pas certain.

Je suis même pas sûr de qui vous êtes.

- Vous allez demander à Éric de vous ramener à ses bureaux.

Je vais aller vous rencontrer pour tout vous expliquer.

- OK, mais j'aimerais ça parler à M. Leblanc

pour m'assurer que tout est correct.

- Non, non, non! Il faut pas parler à M. Leblanc.

- Faut que je lui parle, c'est lui qui m'a dit

qu'il se passait quelque chose ici.

Il attend mon appel pour savoir si tout est OK.

- Bon, voici ce que vous allez faire.

Vous allez l'appeler, vous allez lui dire

que c'est une fausse alarme, que tout est sous contrôle.

Faut absolument pas que M. Leblanc sache

qu'il se passe quelque chose dans son bureau.

- Ah, OK, mais là... je m'en viens vous voir, là?

- Non. Vous commencez par leur ouvrir la porte

du bureau de M. Leblanc

pis Éric va vous ramener à ses bureaux après.

- Ça, c'est celui qui m'a pointé un gun dans l'estomac?

- Ça, je sais pas. Passez-le-moi.

- Il y a pas de pistolet ici.

- Vous me le ramenez à vos bureaux,

ça presse!

- Bon, là, avec votre téléphone, on va appeler M. Leblanc

pis vous allez lui expliquer que tout est correct.

Calmement.

- Eille, j'aime pas ça, là!

- Tout va être correct.

Faites ce que vous avez à faire.

- Mais il y a une affaire que vous avez oubliée,

il y a des caméras de surveillance dans la banque.

- Hum. - On vous rejoint.

(musique mystérieuse)

(musique de suspense)

(vrombissement d'une drille)

- Bonsoir. Je vous présente Jean Dumas,

c'est le patron de la boîte ici.

C'est moi qui vous ai parlé au téléphone.

Louis Fournier.

Assoyez-vous, Monsieur.

Monsieur, quoi, déjà?

- Richard Lepage. - Ah!

- M. Lepage a appelé Pierre Leblanc

tout à l'heure pour lui dire

que tout était correct dans sa succursale.

- Sauf qu'avec les caméras,

il va bien voir que vous êtes rentrés.

Ça filme partout là-dedans.

- On sait tout ça, Monsieur Lepage.

- Vous voyez, c'est l'organigramme de la banque.

C'est le grand patron en haut.

Pis moi, je suis juste là.

- Ah oui, je vois ben, là.

- Si ces gens-là ont investi le bureau de M. Leblanc,

c'est à notre demande. On a des choses à vérifier.

On a besoin d'eux.

- La pire chose qui pourrait arriver,

c'est que M. Leblanc soit au courant de ce qu'on fait.

- Oui, je commence à comprendre ça, oui.

- Ça pourrait même passer pour une entrave

à une enquête criminelle.

- Pis on veut pas ça. - Ben oui, mais...

je veux pas ça non plus.

Mettez-vous à ma place. Moi, j'étais certain

que j'avais affaire à des cambrioleurs.

- Je comprends ça pis on s'excuse pour ça.

Mais si vous regardez autour de vous,

vous êtes à même de constater le sérieux de la démarche.

- Ben, je vois ben ça, là, mais...

- Soyez sans crainte.

Quoi qu'il arrive, on va prendre soin de vous.

- C'est ben parfait.

- Je vais aller vous reconduire.

- Il y a quoi que ce soit, vous m'appelez.

- Je suis désolé.

- Bonsoir, Monsieur Lepage.

- Bonsoir!

(soupir)

- T'étais où? - Pardon?

- Ah non, non! Pas dans ce sens-là.

Je te demande pas t'étais où

pour que tu me rendes des comptes.

Je te demande t'étais où parce que...

ben, parce que j'étais inquiet.

- J'étais chez m'man avec Charlie.

J'ai couché là. C'était pas ça, les plans.

Mais tu sais ce que c'est quand m'man part dans ses délires.

- T'aurais pu me laisser savoir.

- Charlie t'a appelé pis elle t'a laissé un message

pour te dire que je couchais là,

mais il était tard, peut-être vers 11 h.

- Oui, je dormais. J'ai pas entendu mon cell.

- Tu t'inquiétais pour vrai?

- Eh que c'est niaiseux, cette question-là!

Attends, mets-toi à ma place! Je m'en vais là

pour essayer de voir ce qu'il se passe.

Il y a un gars qui se fait arrêter.

Delphine essaie de mettre la main sur la compagnie,

elle veut que je l'achète avec elle.

Après, ça marche pas, elle me met dehors.

Là, p'pa m'apprend qu'elle est sur son payroll.

- Mais ça, c'est celle que vous parliez hier?

- Exact, oui, mais attends!

P'pa m'invite à dîner à son club privé.

- Rien de moins.

- Il m'annonce que c'est pas juste sa source,

c'est sa maîtresse aussi. - Non?!

Je te crois pas.

- Hum. Quand il en parlait...

Encore là, tu me croiras pas,

mais il avait les yeux pleins d'eau.

- Ben non!

Arrête? - Hum-hum!

(rire) - Tu parles de mon père!

Ce gars-là a jamais versé une larme de sa vie.

- Je te dis pas qu'il pleurait pas à s'en arracher le coeur!

- Moi, je pense que c'est les allergies.

- Ça se peut, ça! (rires)

- Papa avec des émotions. Tu me fais rire, toi.

- Il est en amour.

- Il était avec notre mère aussi

pis ça l'a pas attendri pour autant.

- T'es sévère avec lui.

- Non, je le crains. C'est pas pareil.

Il me fait pas peur physiquement,

mais c'est le dommage que cet homme-là peut causer

autour de lui qui me terrifie.

- Il me semble que c'est pas compliqué,

surveiller un concierge qui se promène en camionnette.

Il s'est passé quoi? - C'est de ma faute.

Je pensais que c'était plus important de surveiller

le directeur de la succursale que de suivre le concierge.

En fait, c'est pas de ma faute,

mais comme ça peut pas être de la tienne,

je vais prendre le blâme.

- Un employé modèle.

- Je veux pas prendre la défense d'Éric,

mais aussitôt qu'ils ont forcé la porte du bureau,

le directeur s'est levé.

- C'est là qu'il a appelé le concierge.

- Normalement, si le système d'alarme de la banque sonne,

c'est la police qui va sur les lieux.

- Et ils se sont pas pointés?

- La direction de la banque les avait appelés.

La police savait qu'on allait être là cette nuit.

- Et l'affaire des caméras dans la succursale?

- On s'est branché sur la banque pis on a mis un loop.

- J'espère que le concierge, il va être sur ton loop.

Ça a beau être un gérant de banque, c'est pas un tata.

- Inquiète-toi pas, Boss, la banque s'en occupe.

- Ça doit pas être important si vous m'avez pas attendu.

- Cazal t'a pas rappelé?

- Pourquoi il m'appellerait? - Il cherche son employée.

- Je l'ai pas cachée chez nous.

(musique mystérieuse)

- Sophie, viens dans mon bureau.

(ouverture de la porte)

- Ça va être gai.

(soupir)

- On l'a réveillé en pleine nuit.

- Ça s'est pas passé comme il voulait?

- Ça a été compliqué, disons.

- Ils se sont fait pogner les culottes à terre.

- Bon...

J'aimerais que tu t'occupes personnellement de ça.

- OK.

Et là, si on définissait un tant soit peu le "ça".

- La surveillance par caméra de Pierre Leblanc.

Voir s'il se passe rien d'irrégulier.

Les gens qui le visitent dans son bureau,

les transactions, tout ça.

- Dans le fond, tu veux que je m'occupe

de regarder les moniteurs, c'est ça?

Toute qu'une responsabilité!

- Oui, mais... comme de façon générale, là.

- En général?

Excuse-moi, je comprends pas qu'est-ce que tu veux dire.

- J'aimerais ça que tu fasses le suivi.

- Mais Éric fait déjà un très bon suivi sur ce dossier-là,

ton meilleur employé, comme t'arrêtes pas de le dire.

Fais-y confiance. Je suis pas jalouse!

Comprends-moi bien, moi aussi, je trouve que c'est le meilleur.

Là, Jean, tu me parles, on dirait que tu t'écoutes pas.

Habituellement, t'es plus direct que ça.

(musique mystérieuse)

- C'est l'histoire de Delphine, ça me tue.

- On a compris ça, oui.

- Pis je peux rien faire, c'est ça, le pire!

Je peux même pas poser de questions aux policiers,

je sais qu'ils m'ont dans la mire.

Pourquoi j'aurais fait ça, moi?

Excuse-moi...

de t'achaler avec ça.

- Ben non! - Ben non!

Non, regarde, occupe-toi du dossier

de surveillance de la banque.

Ça, il faut pas l'échapper, tu sais.

- Je vais travailler avec l'écran à côté de moi.

- OK.

(musique de tension)

(atmosphère mystérieuse)

(atmosphère urbaine)

- C'est un de tes amis?

- Ah, on se connaît depuis longtemps!

Je lui ai dit que je connaissais

un excellent conseiller financier.

Tu vas voir, c'est un bon gars.

- Louis, comment ça va?

- Très bien. Toi? - Bien, merci.

Ah, c'est l'homme dont tu m'as parlé, ça?

- Enchanté. - Jean Dumas, Pierre Leblanc.

- (ensemble): Enchanté.

- Euh... Messieurs! Maïsa, il y a tout ce qu'il faut

dans la salle de conférence pour recevoir des gens.

- Absolument, oui. - Parfait!

Messieurs.

(musique mystérieuse)

Je vous présente Sophie, meilleure employée que j'ai ici.

Et Anthony Dumas, mon fils.

Assoyez-vous.

(toussotement de Jean Dumas)

- Si je voulais te voir ici, Pierre,

c'est que je considérais que c'était le meilleur endroit

pour discuter de ce qu'on a découvert

depuis quelque temps à ta succursale.

- OK. Il me semblait aussi.

- T'as la liste des comptes de banque que t'as fait tourner,

une quarantaine que t'as ouvert

dans les trois dernières semaines.

Tu les ouvrais pour les refermer tout de suite après.

- Et le pire, c'est que ça a été fait

en dehors des heures de bureau.

Sophie, peux-tu nous montrer ce que t'as?

- Absolument.

- Je tiens à préciser

que l'homme qu'on voit là s'appelle Alain Laflamme

et c'est pas un enfant de choeur.

- On a demandé aux gens d'ici

de procéder à une opération de surveillance.

Comme tu peux voir,

on a mis des caméras dans ton bureau,

on a tout ça sur vidéo.

- Vous dites rien?

- Non.

En temps et lieu.

- Je pense que le lieu et le temps,

c'est ici, maintenant.

- Je veux prendre le temps d'examiner tout ça.

- Il y a pas grand-chose à examiner.

- Jean. Il faudrait que je te parle tout de suite.

- Excusez-nous.

(ouverture et fermeture de la porte)

Qu'est-ce qui se passe? - Vous l'accusez d'un crime.

- Oui, pis?

- Il a pas d'avocat pour se défendre.

- C'est pas un poste de police ici,

c'est une agence d'enquêteurs privés.

- Oui, mais on l'enregistre

pis tout ça risque de se retrouver en cour.

- Oui, c'est ça, l'idée. C'est quoi ton problème?

- Il a des droits, cet homme-là. - Son boss aussi.

Il blanchit de l'argent, c'est bien la moindre des choses

qu'on le force à admettre son crime. Voyons!

- J'ai pas encore parlé à Barillère au siège social,

mais je vais probablement le faire demain.

Je vais demander qu'on te suspendre,

le temps qu'on termine l'enquête.

On verra la marche à suivre après.

- Si c'est comme ça.

- Vous voulez qu'on vous raccompagne à la succursale?

- Non, non, non! On est venus ensemble.

Il y a un chauffeur qui nous attend en bas.

- Euh, Sophie va vous raccompagner.

Je vous rejoins dans deux minutes.

Monsieur Fournier, restez.

Vous voulez pas aller à la police avec ça?

- Il faut que j'en parle à mon monde avant.

- C'est du blanchiment d'argent à grande échelle.

- La Banque Canadienne de Crédit,

c'est une grosse banque.

Je suis pas certain que les patrons vont se réjouir

de voir le nom de leur institution dans les médias.

- C'est comme vous voulez! Mais on commence là-dedans,

on peut faire un bon bout avec vous.

(soupir)

- Je vous reviens là-dessus.

Marche moins vite, t'es censé être déprimé.

- T'avais l'air convaincant.

- Sais-tu quoi?

C'est plus facile que je pensais.

Il faut que tu m'écrives ta lettre de démission.

- C'est déjà fait.

(musique mystérieuse)

- T'aurais pu m'appeler? À moins que

tu sois venu me faire une confession.

- Je suis venu t'en faire une: je ne dors plus.

Non, je suis venu voir si t'as pas du neuf.

- Rien. On travaille.

- Pas un petit quelque chose pour m'éclaircir un peu?

- Ta relation avec Delphine, c'est quand même important?

- Je suis venu te le dire aussi. - Tu savais que

c'était une question de temps avant qu'on t'en parle.

- Oh, attends minute, là! T'es pas en train de me dire

que tu penses que j'ai quelque chose à voir avec sa dispa...

Voyons! Sérieux, Diotte!

(soupir)

- On a retrouvé un GPS à l'intérieur de son pare-chocs.

Je me suis dit: Ça peut pas être Dumas, il était avec elle.

Il a pas besoin d'un GPS pour connaître ses déplacements.

- Donc, il y a quelqu'un qui la suivait.

- Pis ma collègue, elle m'a dit: "Dumas est assez intelligent

"pour placer un GPS à l'intérieur de son pare-chocs

"justement pour qu'on se dise: Ça peut pas être Dumas,

il était avec elle."

- Fais un effort, c'est pas ta meilleure ligne.

- C'est la seule que tu vas avoir pour le moment.

(sirènes au loin)

(aboiements)

(vrombissement)

(musique de tension)

(vibration de téléphone)

- Oui?

- (homme): C'est fait.

- OK.

(aboiements)

- Les patrons de votre mari ont engagé

un firme d'enquêteurs privés. Ils le soupçonnaient

de blanchiment d'argent. - Mon père?

- Excuse-moi, Mélanie. Faudrait qu'on se parle.

- T'es qui, toi? - Yves Marchand t'a appelé.

- Penses-tu que j'ai le temps de jaser

avec des journalistes? Pour dire quoi?

- Tu sais même pas de quoi il veut parler.

Si c'était lui qui l'avait fait enlever?

Son histoire de maîtresse était peut-être pour se couvrir?

- Tu penses que p'pa aurait fait enlever cette femme-là

pour s'en débarrasser?

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