All language subtitles for Dumas.S01E05.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

(sonnette)

(musique de suspense)

- Oui?

- Julie Gervais. - C'est moi, oui.

- Je pense qu'on a des choses à se dire, vous et moi.

- Attendez, vous allez où de même?

- Audrey.

- Au moins, il se souvient de mon nom.

- Je comprends pas. Vous faites quoi dans ma maison?

- Votre mari ici, père de vos deux enfants en plus,

c'est aussi mon conjoint depuis six ans.

- Pardon? - Non, faites-moi pas répéter.

Vous avez bien compris.

Regarde-moi quand je te parle.

Regarde-moi! - Calme-toi, là.

- Je vais t'en chier, des "calme-toi".

- Sortez de ma maison. - On va s'expliquer.

- Non, c'est à elle qu'il va falloir que tu t'expliques.

- Eille, hein, ça fait six ans que tu restes dans ma maison,

que tu couches avec moi,

que tu te fais appeler Carl Lemay, pis que c'est

même pas vrai que tu voyages trois, quatre jours par semaine.

(musique de tension)

Dire que c'est toi qui gérais mon entreprise.

Si jamais tu veux aller au bout du mensonge,

tu m'appelleras.

(démarrage de voiture)

♪♪♪

- Je lui aurais jamais donné l'adresse. Tu me connais.

- Oui, je comprends même pas que tu te poses la question.

- Ben, il y a quelqu'un qui lui a donné, certain.

- Fallait quand même qu'on lui révèle la vraie identité

de son Carl Lemay. T'étais là. Bon, peut-être que notre erreur,

c'était après, de lui donner trop de détails

sur la vie de Daniel Simon, ses enfants, tout ça, mais...

- Mais là, elle vient de sortir de chez lui. Appelle-la donc,

qu'elle vienne nous voir. - Pour lui dire quoi?

- On verra quand elle sera assise devant moi.

- Il est là, à matin, lui.

(klaxon) (sonnerie)

- Tu sais que j'étais pas obligé de te suivre, hein.

- T'es quand même venu.

- Venir me chercher devant mes employés, c'est pas fort.

- On t'a pas arrêté, on t'a pas passé les menottes.

- Ouais. Puis qu'est-ce qu'ils vont penser, eux autres, là?

- La même chose, j'imagine, que quand tu reçois tes clients

du crime organisé. - Ils viennent pour m'engager,

pas pour m'arrêter.

- Je t'ai pas arrêté non plus.

- Regarde, c'est beau, là. Qu'est-ce que tu veux?

- Vincent Guilbault, c'est un de tes clients, ça?

- Je parle jamais de mes clients,

sauf si c'est un tribunal qui me l'ordonne.

- Il t'appelle souvent, si c'est pas un client.

C'est peut-être un ami.

- Je le connais, oui, mais ça s'arrête là.

- Trente minutes après la tentative de meurtre

sur Jean Dumas, il a sauté sur le téléphone pour t'appeler.

- Parce que vous pensez que j'ai quelque chose à voir avec ça?

- Je pense rien, moi. Je pose des questions.

- Regarde, ma firme, elle a beaucoup de clients.

Pis c'est pas dans nos habitudes de faire un compte-rendu

aux forces de l'ordre. Vous le savez.

- Les tours Villefort, ça te dit-tu quelque chose?

- Oui. J'ai une amie qui habite là.

- On joue au fou, là.

On t'a à l'oeil, Luigi.

On sait que t'as pataugé pas mal avec Guilbault.

Tu sais, là, celui qui a payé un tueur à gages

pour se débarrasser de Jean Dumas.

- Vous êtes complètement dans le champ.

Le contrat vient de l'ex à Dumas. Tout le monde sait ça.

(musique sombre)

- Je voulais pas que ça finisse comme ça.

- Ça fait six ans qu'on lui pompe de l'argent à elle.

Un moment donné, c'est certain

qu'elle finirait par s'en rendre compte.

Mais elle appellera pas la police.

Elle a des choses à se reprocher.

- Ça, c'est un numéro où tu m'appelles

en cas d'urgence seulement. On continue de jouer le jeu.

T'as pas de nouvelles de moi, tu m'en veux,

tu peux pas croire que je t'ai fait ça,

tu vas m'arracher tout ce que j'ai. OK?

On laisse la poussière tomber. Tu mets la maison à vendre,

pis on lève les pattes.

(musique sombre)

(démarrage)

(sirène)

- Il faut qu'on t'explique certaines choses, Anthony,

parce que tu vas sans doute te poser des questions.

- J'ai déjà posé toutes celles que je voulais poser.

- Je sors du poste de police.

Ils ont voulu m'interroger au sujet de Vincent Guilbault,

l'homme qui a donné un contrat à un tueur à gages

pour éliminer ton père. - Je sais bien qui il est.

- Mais ça adonne que c'était aussi notre client.

- Pourquoi il avait besoin de faire affaire avec

un privé, le cher Vincent? - Ça irait plus vite

si tu nous disais ce que tu sais à propos de lui.

- Eh bien, non. C'est vous qui vouliez me parler.

- Tu sais pas pourquoi on le représentait?

- Aucune idée. - J'ai eu plusieurs contacts

avec lui. C'est normal, c'est mon client. Mais la police,

elle cherche à savoir si j'étais impliqué

dans la tentative de meurtre sur ton père.

Tu dis rien?

- Qu'est-ce que tu veux que je te réponde, Luigi?

As-tu quelque chose à voir dans la tentative de meurtre

sur mon père? C'est assez direct comme question?

- La réponse va être aussi directe.

J'ai aucun intérêt à me débarrasser de ton père.

Il me fait chier, là,

mais il fait ses affaires, pis on fait les nôtres.

- Pourquoi vous êtes allée la visiter chez elle?

- Elle, je m'en fous un peu.

C'est lui que je voulais confronter.

- Qui vous a donné l'adresse? - Je me suis

organisée pour la trouver. C'était pas tellement compliqué.

- Vous seriez pas allée chez InvestCan, par hasard?

- On ne peut rien vous cacher.

- Vous avez pas été très patiente.

Il restait du travail à faire. - Écoutez, je vous ai donné

un mandat, vous l'avez rempli. Un gros merci.

On va passer à d'autres choses. - Ça vous intéresse pas

de savoir s'il a fait des transactions à votre insu?

Parce qu'il vous a fort probablement volé de l'argent.

- Tout ce que je veux, c'est le sortir de ma vie au plus vite.

- On sait pas s'il y a eu fraude ou non,

mais si la réponse est oui, on est capable

d'aller chercher cet argent-là. - Peu importe.

Ça change rien. Je l'ai bloqué de partout.

Dites-moi combien je vous dois, là.

Je vais régler ma facture. Ça me tente pas

de voir le nom de mon entreprise dans les journaux.

Mes affaires vont bien. On va en rester là.

- Ben, parfait. On... On va régler ça.

- Juste une chose.

J'aimerais ça savoir où elle travaille, sa femme.

Ça, ça m'intéresse.

- Pas intéressée à récupérer son argent,

mais elle veut savoir où la femme de l'autre travaille.

(musique mélancolique)

(approche de pas)

(sanglots) - Ah, ben, voyons.

Je suis pas morte. (rire)

Je... te présente Samuel.

Samuel, c'est mon petit chaperon rouge.

Il m'accompagne partout.

Moi, je pense qu'il a un kick sur moi,

mais il ose juste pas me le dire.

- Comment ça va, toi?

- Formidable.

Eille, formule tout inclus ici.

C'est génial. On fait plein d'activités. Je...

Je fais mon lit, je prends ma douche,

je me brosse les dents, même. C'est le fun,

parce qu'ils te ramènent exactement où t'étais

quand t'étais petite, juste...

juste avant que t'apprennes à attacher des lacets de souliers.

- T'as pas perdu ton humour. Ça, c'est bon.

- T'es donc ben belle.

- Je suis contente que tu sois revenue.

- Je n'avais plus de cash.

Là, c'est bon, je vais me refaire une santé,

je vais voler une couple de mille à p'pa,

pis après ça, je repars sur la dérape.

C'est une farce.

(musique mélancolique)

Comment va maman?

- Mal.

Son chum a voulu tuer p'pa.

Il a fini mort dans le fond de sa cellule.

Mais c'est pas ça qui l'inquiète le plus, là.

Sa fille Catherine est revenue, pis elle a pas de ses nouvelles.

Ça l'attriste beaucoup. - Dommage. Quand j'étais là,

mon sort avait pas l'air de la préoccuper trop, trop.

- Il y a beaucoup d'eau qui a coulé sous les ponts depuis.

- C'est sûr, elle a essayé de tuer son ex.

- Elle avait rien à voir là-dedans.

- OK. T'es pas venue ici juste pour me parler

de maman, j'espère. - Non.

Non.

(musique douce)

- Vous avez fait une demande. Ça vient de rentrer.

Notre bigame, qui s'appelle en réalité Daniel Simon--

- Ben oui, c'est ça. Ça va, ça.

- Un cas classique de vol d'identité,

mais avec des ramifications

probablement beaucoup plus graves.

Il a pris les numéros d'assurance sociale,

d'assurance maladie et le permis de conduire

du vrai Carl Lemay,

dont plus personne a de nouvelles.

- Toi, as-tu essayé de le retrouver, Carl Lemay?

- Ben, justement, je viens de parler à son dernier employeur.

La dernière fois qu'eux ont eu de ses nouvelles,

c'est il y a six ans. Pendant des vacances

qu'il a passées en Thaïlande, il leur avait écrit

un courriel long comme le bras

pour dire au président de la compagnie

qu'il avait rencontré une jeune Thaïlandaise là-bas,

ils allaient se marier, pis qu'il ne revenait plus.

Pis dans son mot, il a mandaté quelqu'un pour

liquider ses actifs ici: sa voiture de location, son condo,

ses comptes en banque. Cette personne-là, c'est...

- Daniel Simon. OK. Attends minute, là.

Daniel Simon vole l'identité de Carl Lemay.

Carl Lemay, disparu. Pis c'est Daniel Simon

qu'il a nommé pour liquider ses affaires.

- Oui. Ils ont viré le 4% dans le compte en banque

du vrai Carl Lemay. Ça s'est terminé là.

- C'est un cas de fraude, ça, là. Pis là, on n'a pas besoin

de son accord à elle pour aller voir la police avec ça.

Je veux dire, Carl, le vrai Carl Lemay, là,

c'est une victime, là-dedans, là.

Ça cache peut-être quelque chose de plus grave.

- Un homicide. - On peut pas l'écarter.

(sonnette)

- Ça va? - Ça sent bon.

Ça tombe bien, j'ai faim.

- Qu'est-ce qu'elle t'a chanté de bon?

- Pas grand-chose, en fait, là. Tu l'as connais.

Elle tourne toujours tout en dérision.

- Ouais. C'est sa façon de se protéger

pour pas parler des vraies affaires.

- Hum. Elle avait l'air au courant

pour la tentative de meurtre sur p'pa.

- Ouais. C'est moi qui lui ai tout raconté.

- OK. Là, je comprends.

Je lui ai pas encore dit à m'man que je suis allée la voir,

pis je suis pas certaine de lui dire non plus.

- Mens-lui pas. Si elle te pose la question,

dis que t'as vu Cath,

pis qu'elle est juste pas prête pour la voir. C'est tout.

- Faudrait que quelqu'un m'explique un jour.

- Elle est pas capable d'endurer p'pa.

M'man non plus, d'ailleurs.

- Mais c'est pas une raison pour se défoncer comme elle le fait.

- Ouais. C'est compliqué, ces affaires-là, là.

Ça dépasse mes compétences.

- Comment ça va, ta nouvelle job?

- Super bien.

Tout le monde est gentil. - Habituellement,

quand on dit ça, c'est parce que c'est plate.

- Mêle-toi donc de tes affaires, toi.

Passe-moi ça, là. - Non, ça, c'est moi, ça. Non.

- J'ai vu ton gars.

- Ouais. Il est rendu là, ouais.

- Il a pas froid aux yeux. La compétition de son père.

- Compétition? Il y a pas de compétition, là.

Je travaille pas pour les bandits, moi.

- Bon, tu voulais me voir.

Qu'est-ce que je peux faire pour toi?

- As-tu des nouvelles de mon affaire, là?

- Guilbault est mort, on s'attend pas

à le voir ressusciter. Ça t'aide-tu?

- Fait que c'est officiel. Ça vient de lui.

- Je pose pas de questions sur tes affaires,

pose-s'en pas sur les miennes.

- Hé, j'en ai une pour toi, moi.

Sors ton petit calepin de notes, là.

Daniel Simon. 23 avril 1970.

4325, rue de la Licorne.

Assurance sociale: 308 452 824.

Pendant six ans, il a mené une double vie

avec une de mes clientes, Audrey Casgrain.

Il se faisait passer pour un Carl Lemay,

qui est disparu en Thaïlande.

Moi, je pense qu'il a été assassiné là-bas.

Daniel Simon, il a pris l'identité de Carl Lemay.

Carl Lemay, il a nommé quelqu'un pour liquider ses avoirs

au Canada. Daniel Simon s'est occupé de ça.

C'est tout là-dessus.

- C'est pourtant pas dans tes habitudes

de partager ce genre d'information là.

- Ma cliente, elle veut pas porter plainte à la police.

Moi, je pense qu'elle devrait.

On a besoin d'un petit coup de pouce.

- Porter plainte pourquoi?

- Parce qu'il a profité pendant six ans

dans tous les sens du mot.

- Lui, tu l'appelles, et tu lui dis

qu'on peut plus rien faire à moins qu'il nous paie.

Dis-lui que la journée où il le fait, on aura

plein de bonnes nouvelles pour lui.

- Lesquelles? - Aucune idée,

mais l'important, c'est qu'il paie.

- Oh. Excusez.

- Non, non, non, ça va. Entre. Entre.

- Je suis en train de passer au travers

du dossier de Gamache.

- Ah, oui, ç'a pas été facile. C'est un gars

qu'on a aidé lors d'un procès.

- Où il était accusé de meurtre.

- C'est ça.

- Vous avez fait témoigner un gars là-dedans,

pis c'est grâce à ce témoignage-là

que l'accusé a été trouvé non coupable.

- Oui, exact. - Votre témoin, là,

il a passé deux polygraphes,

il a deux versions différentes, qui, en plus,

ont rien à voir avec ce qu'il a dit en cour.

- Juridiquement, on n'est pas responsables de son témoignage.

- Fait que le gars, il vient ici, il vous ment

en pleine face, pis vous autres, vous l'envoyez

devant les tribunaux témoigner pour l'accusé.

- On nous a juste demandé de vérifier

si ce qu'il disait était vrai. - De toute évidence,

ce l'était pas. - Mais c'est pas notre problème.

- Il a fait acquitter l'accusé avec un faux témoignage.

- Je veux juste savoir si on est exposé à

quoi que ce soit là-dedans. - La réponse, c'est non.

Sauf si vous avez participé à forger un faux témoignage.

Là, ce serait criminel.

- Anthony, prends rien ce midi.

On mange ensemble.

(sonnerie)

- Donc, la femme du bigame s'appelle Julie Gervais,

née le 30 novembre 1975.

Dossier de crédit impeccable. Un seul employeur,

le ministère du Revenu du Canada.

- OK. Ce gars-là mène une double vie,

il vole sa maîtresse, pis il est marié

avec une femme qui travaille

au ministère du Revenu. Beau micmac.

- Elle a pris sa retraite il y a deux ans.

Pis là, je passe la puck à Éric

parce qu'il a fait une ben belle job là-dessus.

- Julie Gervais était chef d'équipe au ministère du Revenu,

pis en fait, on lui aurait fortement suggéré

de prendre sa retraite parce qu'elle aurait eu des

ennuis avec un employé. J'ai parlé à une de mes sources

au ministère du Revenu. Je voulais savoir si Julie Gervais

avait travaillé sur des dossiers

qui mettaient en cause les centres de santé Casgrain.

Sur le coup, elle a pas voulu me répondre.

Je lui ai dit qu'on enquêtait sur une fraude.

Une heure plus tard, il me rappelle pour me dire que oui,

effectivement, Julie Gervais avait supervisé un dossier

sur les entreprises d'Audrey Casgrain.

- OK. Attends minute. Audrey Casgrain est avec un gars.

Ce gars-là est marié avec une femme

qui travaille pour le ministère du Revenu du Canada.

Cette même femme-là a travaillé sur des dossiers

qui mettent en cause Audrey Casgrain.

- En 2017, 2018,

en plein le moment où notre ami Daniel Simon,

alias Carl Lemay, rencontre Audrey.

- C'est de l'arnaque de haut niveau, ça, mes amis.

(musique intrigante)

- Ouais. Je vais prendre le poisson.

Pas de vin pour moi le midi. - Pas de vin pour moi non plus.

Je pense que t'as compris, toi, là.

- Hein? Je sais pas. Qu'est-ce que j'ai compris?

- Le dossier de Julien Gamache.

- C'est un faux témoignage.

Il y a du monde qui vous l'ont envoyé chez vous

pour qu'il se fasse coacher.

Il a témoigné. L'autre a été acquitté.

- La Couronne a quand même pas été

capable de prouver qu'il avait tort.

- C'est pas parce que t'as pas tort que t'as raison.

- Si t'es pas à l'aise dans cet environnement-là,

gêne-toi pas pour le dire.

- Je suis pas naïf au point où je savais pas

dans quoi je m'embarquais en venant travailler ici, là.

- Tu sais, l'avocat criminaliste,

la dernière affaire qu'il veut savoir,

c'est si son client a commis un acte criminel ou pas.

On offre un peu le même service.

- J'ai pas rencontré beaucoup de criminalistes

qui fabriquent des preuves ou qui forgent les témoignages.

- Ils le font faire par d'autres.

- Du monde comme nous autres, c'est ça?

- Hum-hum. - Hum.

- On va faire ça dans mon bureau.

La femme de Daniel Simon

travaillait au ministère du Revenu.

- Elle a pris sa retraite prématurément il y a deux ans.

- On pense qu'elle se mêlait de certains dossiers

d'un peu trop près. - Est-ce que vous avez déjà eu

des problèmes avec l'impôt? - Non.

- OK. Des fois que...

- Vous avez un contrôleur financier chez vous?

- On a un comptable, comme tout le monde.

- Ah, OK. Est-ce que c'est possible d'avoir son nom?

- Pourquoi? - Peut-être qu'il pourrait

nous donner certaines informations.

- Vous pensez que je paie pas mes impôts?

- On n'a jamais dit ça. - On essaie juste de trouver

un lien entre votre conjoint, qui était en fait marié avec

une femme qui travaillait au ministère du Revenu.

- Il y a peut-être pas de lien non plus.

- La police va faire enquête sur lui.

- Même si je porte pas plainte? - Vous, c'est une chose,

mais vous êtes sans doute pas la seule

à avoir croisé Daniel Simon sur votre chemin.

Surprenez-vous pas s'ils vous appellent.

- J'ai rien à leur dire, OK. Vous non plus, d'ailleurs,

si vous comprenez ce que je veux dire.

- La police se demande si votre Carl Lemay,

ça cacherait pas une affaire de meurtre.

- Daniel Simon qui se débarrasse de Carl Lemay pis qui se sert

de son identité pour frauder du monde.

C'est le genre d'affaire que la police peut pas laisser passer.

- Attendez un instant, là.

Quand vous dites "il se débarrasse de Carl Lemay",

ça insinue quoi? Qu'il l'aurait tué?

- Je fais pas juste penser qu'ils vont vous appeler.

Je suis certain qu'ils vont le faire.

(musique intrigante)

- Il va où, le petit gars?

- Je sais pas. C'est toi qui vas me le dire.

- T'es sûr, t'as pas été suivi?

- J'ai pas peur de me faire suivre.

J'ai peur qu'on place un GPS sur ma voiture.

- Ils pourraient te suivre avec un drone aussi.

- Exagère pas.

- Va falloir que tu t'organises pour ton retour.

Faut que j'aille à l'aéroport cet après-midi.

- Tu ramasses quelqu'un? - On veut savoir

si Daniel Simon s'est poussé en avion,

pis s'il a laissé son char là-bas.

(chants d'oiseaux)

- Personne t'a suivi? - Non.

T'as encore ça, cette maison-là, toi?

- Oui. Elle me sert encore quand j'en ai besoin. Café?

- C'est clairement un cas de faux témoignage, leur affaire.

- Pas certain de ça, moi.

- De quoi, pas certain? Je te dis.

Il a poché deux polygraphes, il est allé raconter

une histoire qui se tient pas debout devant le tribunal.

Tu sais bien qu'ils l'ont payé pour se parjurer.

- C'est peut-être pas la vraie histoire, ce qu'ils t'ont dit.

C'est peut-être un setup, ça. - Comment, un setup?

- Ben, voir si t'es fiable ou pas.

- Tu penses? - Voyons, Anthony.

Le premier dossier qu'ils t'ont donné à analyser,

c'est celui d'un faux témoignage coaché.

Ça pis te dire:

"Regarde comment on est croche", c'est pareil.

- Peut-être, mais en tout cas, ils s'en cachent même pas.

Je viens d'aller manger avec Delphine Proulx.

Elle, elle en fait pas de cas.

- Méfie-toi d'elle. C'est une vipère, ça.

Elle a toute une réputation dans le milieu.

C'est elle qui fait les jobs sales de Cazal.

J'imagine que c'est elle qui t'a invité à dîner.

- Ouais. - C'est ça. Ils te testent.

Regarde. Toi, joue le jeu, là.

"Je m'en fous. Moi, en autant qu'ils me payent. Le reste..."

Je te le dis, ils veulent juste voir comment tu vas réagir.

- La police est venue voir Luigi Amadeo

pour ta tentative de meurtre. - Ah ouais?

- Ils l'ont interrogé au poste. Il est revenu au bureau.

Lui pis Cazal, ils m'ont emmené au restaurant

pour m'expliquer que Vincent Guilbault était juste un client.

Il a aucun intérêt à faire ça. - Si tu veux,

je vais t'en sortir une liste d'intérêts qu'ils vont avoir

si jamais il m'arrivait quelque chose. Si la Delphine

t'invite dans son lit, pense avec ta grosse tête,

pas avec la petite.

(musique intrigante)

(sirène)

(musique douce en arrière-plan)

- Bonjour. - Bonjour.

Avant tout, j'aimerais m'excuser pour la façon

dont je me suis introduite chez vous l'autre jour.

J'aurais pas dû. - Ça va.

Mais je comprends pas très bien pourquoi vous vouliez me voir.

Les deux femmes trompées qui pleurent ensemble leur malheur,

c'est pas tout à fait mon genre.

- Comment va Daniel?

- Ça vous intéresse vraiment de le savoir?

- Un peu, quand même.

On a été six ans ensemble. - Je n'ai plus de ses nouvelles.

Il est disparu sans laisser de trace.

J'ai ni téléphone... Il y a rien.

Faut que je le retrouve, hein, j'ai un divorce à régler.

- Vous avez juste à raconter votre histoire au juge.

Il va comprendre assez vite.

Ah, non, c'est vrai... (rire)

C'est vrai, c'est vrai, c'est vrai,

tu peux pas vraiment en parler

parce que tu risquerais de te faire prendre toi avec, hum?

- Pardon?

- Tu penses que je l'ai pas compris, votre petit jeu?

Le million que le ministère du Revenu me réclamait

juste comme ton mari arrive dans mon entourage.

"Je connais du monde. Je vais te régler ça."

100 000, cash.

T'en as-tu profité autant que lui?

- Je sais pas de quoi tu parles.

- Vous en avez fourré combien, du monde, de même?

Lui qui joue au playboy, pis toi qui ramasses en arrière.

- Lâche-moi. - Eille. J'ai tout gardé,

toute la paperasse. Je vais me tenir debout.

Ça va me coûter la peau du cul, mais toi pis ton Casanova,

vous allez finir dans le fond d'une cellule.

(conversations consternées)

(musique sombre)

- Pis, ça vous a fait du bien? - Chacun son tour.

J'ai eu ma claque, elle a eu la sienne.

J'aurais peut-être pas dû, mais...

j'ai pas été capable de faire autrement.

- Ce qui est fait est fait.

- De toute façon, ça changera pas grand-chose.

- Un peu, quand même.

On lui a permis d'aller se faire voir ailleurs.

Si on l'avait pris par surprise,

on aurait pu les neutraliser une fois pour toutes.

On a peut-être affaire à un meurtrier.

Ça pourrait être dangereux pour vous aussi.

- Qu'est-ce que vous pouvez faire

avec la conversation que j'ai eue avec sa femme?

- Aller voir la police.

- Mais là, vu qu'on se dit les vraies affaires,

là, c'est que... ben,

je m'incrimine personnellement quand je lui parle.

- Est-ce que Daniel Simon, alias Carl Lemay,

vous a dit textuellement: "Donne-moi 100 000$ cash,

"je vais aller payer quelqu'un pour plus que t'aies

de trouble avec l'impôt"? - Non.

Pas textuellement.

Mais je suis assez intelligente pour comprendre.

- Disons que la question en cour, c'est:

est-ce que M. Simon, alias Lemay,

vous a déjà dit: "Donne-moi de l'argent comptant, pis moi,

je vais aller donner une enveloppe brune à quelqu'un"?

La réponse, c'est...? - Non. Mais je savais

ce que ça voulait dire, "donne-moi 100 000".

- La meilleure façon d'éviter le trouble

est de faire une déclaration volontaire

au ministère du Revenu. On explique la situation.

On a des gens ici spécialisés dans ces dossiers-là.

Et après, vous déposez une plainte au criminel.

- Il y a déjà un mandat d'arrêt qui a été émis

contre Daniel Simon. - Je vous le répète.

Vous voulez qu'on fasse l'analyse comptable

de la situation, c'est le temps.

De dire que Daniel Simon vous a fraudé vous

autant que l'impôt, ça a un certain poids.

- Il y a lui, mais il y a elle aussi.

- Là, je comprends, il y a lui, il y a elle, mais...

je m'intéresse plus à ma cliente qu'aux deux autres.

(musique intrigante)

- OK, on va essayer de faire ça dans le calme.

Si jamais il montre trop de résistance,

on appelle des renforts. Ça va?

- Alors, toi, tu penses encore qu'on a coaché le témoin pour

qu'il fasse un faux témoignage? - Moi, je pense rien.

De toute façon, ça me regarde pas, là.

Pis je m'en fous pas mal.

Tu m'as demandé mon opinion. Je te la donne.

- Si on te demandait de l'expliquer plus clairement?

- Il a passé deux polygraphes.

En fait, non. Il les a pas passés, il les a coulés.

Après, il a donné une version complètement différente en cour.

Regarde, si c'est ça, c'est ça, hein.

Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse?

- Donc, tu t'en fous?

- Là, je sais pas si vous essayez de me faire

passer un test ou pas, mais je trouve ça assez ordinaire.

(coups à la porte)

(sonnerie) - Excusez-moi, tout le monde.

Je vais vous demander de sortir. J'ai un mandat de perquisition

pour le 1575, boulevard Duplessis, suite 800.

Je vais vous demander de sortir, s'il vous plaît.

- Non, juste un moment. Est-ce que je peux voir

la nature de la perquisition, ce que vous cherchez, au juste?

- Voilà.

(musique de suspense)

On n'a pas le choix de sortir.

- Tout le monde dehors.

Monsieur Amadeo.

Je vais vous demander de vous retourner.

Vous êtes en état d'arrestation.

Complot dans le meurtre de Vincent Guilbault.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra et sera retenu contre vous

devant une cour de justice.

- Il cherche tout ce qui touche Vincent Guilbault.

- Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans? Guilbault est mort.

- Aucune idée. C'est ça qui est écrit sur le mandat de perqui.

- Laissez-moi aller calmer le monde un peu.

- Je sais pas quoi te dire.

- On pouvait pas les empêcher d'entrer? Vérifier avant?

Je sais pas. - Non. Un mandat de perqui,

tu sors. C'est pas à toi que je vais expliquer ça.

- Ça vient pas de toi?

- Pose-la pas une deuxième fois,

cette question-là. Ça va être la dernière.

Il est en état d'arrestation, lui, là?

- On peut savoir pourquoi vous l'arrêtez?

- Complot pour le meurtre de Vincent Guilbault.

- On peut retourner à l'intérieur au moins?

- Non. Faut attendre qu'ils aient fini.

Il en a pour une couple de jours avant de pouvoir vous parler,

fait qu'attendez-le pas pour souper, hein.

(démarrage)

(musique intrigante)

(tonalités ascendantes)

- Le numéro que vous avez composé n'est pas attribué.

Veuillez vérifier le numéro.

- Ça, c'est un numéro

où tu m'appelles en cas d'urgence seulement.

(tonalités ascendantes) - Le numéro que vous avez

composé n'est pas attribué. Veuillez vérifier...

- On laisse la poussière tomber. Tu mets la maison à vendre,

pis on lève les pattes.

(tonalités ascendantes) - Le numéro que vous avez

composé n'est pas attribué.

Veuillez vérifier le...

- Enfant de chienne.

(cri)

(musique intrigante)

(conversations indistinctes)

(soupir anxieux)

(sonnerie)

- C'est confirmé pour Luigi.

Complot pour meurtre, fraude,

blanchiment d'argent. - Ils ont quoi contre lui?

- Aucune idée. La divulgation de la preuve,

c'est pas pour tout de suite. - Chez Intelco,

ils doivent savoir ça non? Ils savent tout, il paraît.

- Ça doit, je sais pas. - Appelle-les.

- Il est accusé du meurtre de Vincent Guilbault.

- Tu sais ben qu'il voulait le faire taire. Si Amadeo

a quoi que ce soit à voir avec ta tentative de meurtre,

fallait qu'il se débarrasse de celui qui aurait pu le vendre.

- Ça, ça fait beaucoup de monde qui t'aime pas, boss.

(sonnerie)

C'est Anthony.

- Réponds, voyons.

- Hello.

- Ouais, c'est moi. Es-tu tout seul?

- Oui, comme un seul homme.

- As-tu su pour l'arrestation

dans le meurtre de Vincent Guilbault?

- Amadeo, oui. - Tu sais quoi de plus?

- Qu'il s'est fait arrêter pour le meurtre de Vincent Guilbault.

- Ça, c'est évident.

As-tu d'autres détails? - Faut que ce soit complot.

Amadeo était pas en prison quand l'autre s'est fait descendre.

- Ça, ça veut dire que la job a été commandée de l'extérieur

par Amadeo. Ça va être dans l'acte d'accusation?

- Je veux juste te rappeler que Guilbault a essayé

de tuer ton père pis que présentement,

tu travailles pour celui qui aurait comploté

pour le faire assassiner. - Ça, c'est une autre histoire.

- Passe-moi le téléphone. - Attends.

- Je te l'avais dit que c'était une gang de bandits, hein.

- C'est qui qui parle? - Là, tu vas renier ton père?

Pas d'affaire à appeler ici. Reste avec ta gang de crottés,

d'ostie de mafieux pis de tueurs, là.

C'est ça que tu voulais faire dans la vie? Arrange-toi seul.

Je te défends d'appeler mes employés sur mes téléphones.

(tonalité de ligne coupée)

- Il est rendu fou. - Comment ils peuvent savoir ça?

- Ils sont branchés directement sur l'enquêteur

qui travaille le dossier. - Lequel? Diotte?

- Ils sont branchés partout.

- Ou cette agence-là change de direction,

ou je me trouve une nouvelle job.

Tu sais, un moment donné, on se ferme les yeux

sur des choses qui se passent ici et là, mais...

- Ce qui t'attire pas ici,

c'est ça qui fait que la boîte roule.

On fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

On vit avec la clientèle qu'on a.

- J'aime le "on". - C'est ça pareil.

- Toi qui es avocat.

Il va se passer quoi dans les prochains jours avec Luigi?

- Comparution pour lire l'acte d'accusation.

Il va enregistrer son plaidoyer de non-culpabilité.

Si la Couronne s'oppose à ce qu'on le relâche, ben là,

il va avoir son enquête sur remise en liberté, mais...

complot pour meurtre...

Si la preuve est solide, là, il sortira pas de là.

- Tu ferais quoi, si t'étais le patron de la boîte ici?

- C'est pas moi le patron, c'est Pierre-Henri.

- Je sais, mais si t'avais un conseil à lui donner?

- Communiqué de presse disant

qu'il se dissocie complètement des gestes de son associé.

Faut qu'il le rachète au plus vite, là.

- Hum. - Un communiqué?

Je trouve ça un peu rapide. Ils viennent de l'arrêter.

- On m'a demandé ce que j'en pensais.

- Je comprends, mais bon... - C'est moi qui lui ai

demandé ce qu'il ferait. Faut pas lui en vouloir.

- Mon partner vient de se faire passer les menottes. Je vais

attendre un peu avant de lui planter un couteau dans le dos.

- Le contraire m'aurait surpris, même choqué.

- Communiqué...

- Ça va. C'est une bonne idée. - Eh.

- J'arrive. (sonnerie)

- J'ai reçu un appel du grand boss.

- Ton ex? - Non.

Chef de police de Montréal.

Le meurtrier en dedans est passé aux aveux.

- Aux aveux de quoi?

- Le meurtre de Vincent Guilbault.

Des erreurs de ti-counes, ça.

Un: Vincent Guilbault passe un contrat pour me tuer.

Le gars manque son coup. Il donne Guilbault

pour qu'il se ramasse en dedans. Là, j'ai appris

que Guilbault, il a comploté avec quelqu'un pour me tuer.

Amadeo.

Amadeo pogne la chienne parce qu'il est convaincu

que Guilbault va le vendre à son tour.

Il passe un message à un gars en dedans, qui poignarde Guilbault.

Mais le gars en question,

son cellulaire était sous écoute électronique.

C'est un cellulaire qui avait été dropé au centre

avec un drone. Amadeo, il est fait.

Il sortira pas de là.

- Mais il est pas cave. Il comprend.

- Oui, mais ça le dérange pas?

C'est quand même un attentat contre son père.

- Il nie pas ça. Au contraire.

Mais je lui ai expliqué que toi pis Luigi,

vous étiez deux personnes complètement différentes.

Chose certaine,

si Luigi reste en prison pis qu'il veut se faire racheter,

je suis là.

- Tu veux devenir partner? - Pierre-Henri, tu le sais.

On en a parlé souvent. - Oui, mais pourquoi pas?

Mais c'est pas dit que je vendrai pas tout, d'ailleurs,

parce que tu sais... (sifflement)

- Ben, ça m'intéresse encore plus.

- Déjà, on va voir les dégâts que l'autre va nous causer

dans les prochains jours. - Ouais.

Ton ami Jean Dumas doit jubiler. - Ouais, ben, lui...

qu'il mange de la marde.

- J'ai bien réfléchi à mon affaire, pis...

je veux qu'on aille au bout de cette affaire-là.

Pis pour vous dire où je suis rendue, ben,

faut que je vous raconte comment ça s'est passé.

Quand j'ai rencontré Carl Lemay,

j'avais des problèmes avec l'impôt,

qui traînaient depuis deux ans, à peu près.

J'avais été cotisée sur des affaires d'amortissement, là,

sur des bureaux locatifs.

Bref, on parle d'à peu près un million de cotisation.

Carl m'a dit:

"Je connais quelqu'un qui peut te régler ça,

mais ça va coûter 100 000."

Je lui ai donné l'argent.

Je lui ai dit que je ne voulais plus en entendre parler.

Aujourd'hui, j'ai la conviction que c'est sa femme,

Julie Gervais, qui a empoché l'argent.

- C'est ce que je pense aussi.

- J'ai parlé à mon avocat. Je sais que le paiement en cash,

ça relève de la Loi de l'impôt, et pas du Code criminel.

- Ça dépend. S'il y a eu fraude, trafic d'influence

ou corruption d'un fonctionnaire,

ça relève du Code criminel.

- Si je fais une déclaration volontaire,

on peut sûrement s'entendre avec le ministère du Revenu

pour éviter des poursuites au criminel.

- J'ai aucune influence

sur les décisions des fonctionnaires du revenu.

- Écoutez, Audrey. S'ils vous ont fait ça à vous,

ils l'ont probablement fait à d'autres aussi.

C'est pour ça que c'est important de porter plainte

officiellement, à la police.

Nous autres, on ne peut plus rien faire pour vous ici.

C'est rendu criminel, votre affaire.

- Dites-vous une chose.

C'est pas mon expertise, mais avec le ministère du Revenu,

ça dépend de comment les choses sont présentées.

Si vous aidez la police à coincer un fraudeur,

ça pèse lourd dans une déclaration volontaire

au ministère. Si en plus, vous les aidez à coincer Julie,

la femme de Daniel Simon,

les dominos vont tomber, parce qu'effectivement,

si elle l'a fait à vous, elle l'a fait à d'autres.

(klaxon)

(sonnerie)

- Pierre-Henri veut nous voir.

- J'ai parlé avec l'avocat de Luigi.

- C'est qui? - Maître DiCarlo.

- OK. C'est sérieux, l'affaire.

- Il va m'envoyer l'acte d'accusation.

Et Luigi veut savoir si on peut l'aider.

- L'aider comment? - Vérifier la preuve,

contacter des témoins. - Il est pas sorti encore?

- Non. La Couronne s'est opposée à sa remise en liberté.

- Ça nous donne une semaine. C'est habituellement ça,

l'enquête pour remise en liberté,

une semaine, pour permettre aux deux camps

de faire leur travail. - Plus ou moins.

- Alors, déjà, est-ce qu'on peut l'aider?

Ou est-ce qu'on doit l'aider?

- Honnêtement, moi, je veux pas m'en mêler.

Il a un avocat, très bon, d'ailleurs.

Il va faire ce qu'il a à faire. - Justement.

Il a l'intention d'engager une firme privée

pour vérifier certaines choses. Ça tombe bien,

c'est ce qu'on fait. - Luigi Amadeo est accusé

de fraude, de blanchiment, de complot pour meurtre

pour avoir tué le chum de ma mère qui a mis un contrat

sur la tête à mon père. Tu veux savoir si je veux m'en mêler?

À part lui swigner un fer 5 dans le front, je vois pas

qu'est-ce que je peux faire dans le dossier.

- T'as pas pensé plus loin que le bout de ton nez, là.

- Au contraire, je voulais qu'il me le dise.

(musique intrigante)

On laisse tomber Luigi.

Ouais, les tours Villefort,

c'est un dossier qu'on avait accepté, ça, de la banque,

pis c'est elle qui a tiré la plug.

- C'était dans le genre du crime organisé.

Luigi Amadeo était le gars derrière Guilbault,

passait au cash avec des faux contrats,

blanchissait l'argent ensuite.

- Ça explique ben des affaires. - Ouais.

Amadeo, il est fini.

On l'a sous écoute qui ordonne le meurtre de Guilbault.

- Pis mon ex, là-dedans? - Rien à voir.

Trouve-toi une autre raison pour l'haïr.

(musique intrigante)

- Je peux même pas croire qu'il m'a demandé ça.

- Ça change rien. Il va laisser tomber Luigi,

pis il va sortir le communiqué demain,

comme tu lui as suggéré. - Il est peut-être trop tard.

Les dommages sont faits.

- Pierre-Henri, c'est un fighter. Il va se battre.

- Les rumeurs qui courent à son sujet...

- Les rumeurs? - Lui, toi.

Il paraît que vous êtes proches.

- Il est marié, il a deux enfants.

- Ouais, pis? - Eille, oublie ça!

Pas tellement mon genre.

- Toi, t'es pas mariée?

- Pas mariable.

- Quelque chose de prévu pour souper, ou...?

- Le souper?

- Ben oui. - Toi pis moi, là?

- Libre comme l'air, moi aussi, là.

- Avec ou sans chandelles?

- Bah, ça, on n'est pas obligés.

(rires)

- Eille, t'es tout un numéro, toi! Ciao!

- Ils m'ont dit: "Anthony Dumas est ici pour te voir."

- T'aurais pas accepté de me parler.

- Tu finis toujours par avoir ce que tu veux, hein.

- Je sais.

Et je suis venu ici parce que je voulais voir ma fille.

- Ça veut dire quelque chose, ça?

- On peut-tu parler comme des adultes, là?

- Non. La question est: "Est-ce qu'on peut se parler",

point. Parce qu'habituellement, il y a pas mal juste toi

qui parles. Nous autres... Nous autres, faut qu'on écoute.

- T'es revenue pourquoi?

- Si je règle pas mon problème...

je vais mourir.

- T'as fait le premier pas, là. - Ben oui.

Pis après, il va rester le plus gros, hein.

Toi. - C'est gentil, ça.

- Je suis pas venue ici pour me faire lobotomiser.

Il y a des paroles que t'as dites que j'oublierai jamais.

- Ah, OK, ce que tu vis, c'est de ma faute.

- Toi, c'est juste des mots, mais pour moi,

c'est des jugements qu'un père portait sur sa fille.

Tu sais, l'irresponsable, la bonne à rien, la paresseuse.

C'est moi, ça. - J'en ai dit, des énormités,

dans ma vie, pis je t'ai probablement blessée plus

souvent qu'à ton tour. Mais à partir du moment

où on l'a dit, là, tu vas faire quoi?

Tu vas continuer à me blâmer pour le restant de tes jours?

- Hé, non, tu me la joueras pas, celle-là.

Qu'est-ce que t'es venu faire ici? Te donner bonne conscience?

- Je suis venu voir si je pouvais aider ma fille.

- Ta fille, si tu veux l'aider, reste chez vous pis oublie-la,

parce qu'à chaque fois que je te vois, je comprends

un peu plus pourquoi j'ai passé les dernières années à me geler.

- Quand tu seras vraiment tannée de blâmer le reste du monde

pour toutes les erreurs que t'as faites dans ta vie, là,

tu m'appelleras. Je vais faire tout ce que je peux pour t'aider

à te rebâtir. Mais viens pas jouer à la victime devant moi.

J'ai horreur de ça.

On choisit pas ses parents.

Mais on choisit pas ses enfants non plus.

(musique sombre)

(musique de suspense)

(sonnette)

- Oui?

- Julie Gervais. - C'est moi, oui.

- Sergent-détective Diotte, police de Montréal.

J'ai ici un mandat de perquisition.

Je vais vous demander de sortir de la maison

pour qu'on puisse travailler tranquilles.

- Un mandat pour quoi? - C'est écrit là-dessus.

Toute la paperasse qui touche Daniel Simon, alias Carl Lemay,

et Julie Gervais, téléphones, les ordinateurs,

les tablettes, tout.

- Vous pouvez pas faire ça.

- Ah oui? Je vais te montrer que je peux faire ça.

Sors-moi-la d'icitte.

(musique dramatique)

(musique de suspense)

(coups à la porte)

(ouverture de porte)

- Comment ça va, mon amour? - Ça va bien. Toi?

♪♪♪

- Une partie de nos recherches serait tombée

entre les mains des autorités chinoises.

- Je veux qu'on soit prudent. Sur les dossiers chez Simoneau,

c'est toujours important, mais celui-là, discret.

- Si je fais une offre pour acheter InvestCan, tu restes?

- J'ai plus besoin d'une psy que d'une désintox.

- Notre fille a besoin d'aide psychologique, Jean.

♪♪♪

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