All language subtitles for Mea.Culpa.S01E02.FRENCH.WEB.H264-TyHD.srt - fra(3)

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- Notre centre de justice réparatrice

offre des espaces de dialogue pour toute personne

concernée par un acte criminel

ou toute action ayant causé du tort à autrui.

- Moi, je me pensais en amour avec Rosalie.

- Mais je suis la fille d'un pédophile!

- Si elle nous parle encore de justice réparatrice,

je l'étrangle.

- C'est la mémoire de Vania qu'on célèbre aujourd'hui.

- (en choeur): À Vania. - Wouh!

Lui... on l'oublie, OK?

- C'est tellement important pour elle

qu'on réussisse un jour à pardonner Fraser.

- Fuck! Il y a un cycliste qui vient de revoler sur mon truck!

Je suis vraiment soulagé d'avoir pu le garder en vie

jusqu'à l'arrivée des secours.

- Ça, ça veut dire qu'on peut le croiser n'importe où.

- S'il a été libéré, c'est que les commissaires

ont jugé qu'il n'est plus un danger.

- Il a été enfermé pendant 23 ans!

Ça fait juste deux ans qu'il vit en fucking société!

- Salut, Béré. Merci pour ta dernière lettre.

Je sais que tu prends le risque de perdre

tous tes amis en m'écrivant.

- Oui, bonjour. Je suis l'agente

de libération conditionnelle de David Fraser.

Monsieur Fraser est à l'hôpital gravement blessé.

Vous êtes la personne à contacter en cas d'urgence.

(bips d'électrocardiogramme)

(propos indistincts)

- (Anaïs): Bonjour. - Allô.

- Bérénice? - Oui.

- Sa mère s'est déjà prononcée contre l'acharnement médical.

- Sa mère? - Je l'ai appelée aussi.

Mais compte tenu de votre situation,

ce serait plutôt à vous

de prendre les décisions importantes.

(musique douce)

(indicatif musical)

(pépiements)

(aboiements lointains)

- David, lâche-le! Lche-le! David!

(propos entremêlés)

Lâche-le, arrête! Arrte!

(gémissements)

David, s'il te plaît!

Yo! Arrête!

Rémi!

(halètements)

Rémi!

Respire, Rémi.

(sanglots)

Respire.

Respire.

Respire.

(respiration profonde)

Respire.

- Faut que t'appelles la police, là.

Juste voir son numéro, t'as manqué d'air.

Tu jetteras le papier.

- Tu veux pas le garder comme preuve?

Non.

- Veux-tu que je l'appelle, moi, la police?

Je serais en droit de le faire, on est marié.

- En tant que victime directe, c'est mon droit qui prime.

Jette le papier.

S'il te plaît.

- Tu peux pas faire comme si tu l'avais pas reçu.

Je peux faire ce que je veux.

Anyway, on n'est pas sûr à 100 % que c'est lui.

(musique intrigante)

(musique douce)

(Lysanne): Qu'est-ce qu'y a là-dedans?

- Euh... des souvenirs de Vania, des découpures de journaux.

La bague, c'était à elle?

Elle me l'avait donnée.

C'était ma pierre de naissance.

Je me souviens pas de ça.

Fais pas ta jalouse, là.

Toi, elle t'a donné ta chaîne avec ton petit ange en or.

(Lysanne): Pourquoi tu me donnes ça?

C'est pas ma fête.

(Vania): Non, mais...

j'y serais pas arrivée sans toi.

(Bérénice): T'étais son ange.

(ding-dong!)

(Lysanne): Il contrevient à ses conditions de libération

big time!

La police sait ça, il retourne direct en prison.

- Oui. Il a effectivement pris un gros risque.

(petit rire)

- Trop sûr de lui depuis que c'est un héros.

C'est le genre de gaffe que les psychopathes trop confiants

font juste avant de se faire pincer.

- David, il a jamais été diagnostiqué psychopathe.

- Bien non. Il a juste rendu Rémi tétraplégique

puis il a tué Vania à coups de couteau.

- (Marie-Dominique): Lysanne... - Faut appeler la police!

Rémi veut pas.

- Mais il est terrifié, c'est clair!

- Il dit qu'il est pas sûr à 100 % que c'est lui.

- Bien, voyons! Le signe de peace!

On vérifie?

(Jean): Eille, la cliente, elle va être contente.

(David): Bien, j'espère. J'ai travaillé toute la nuit

pour que ce soit prêt.

- Ah, bien, il y avait pas vraiment d'urgence.

- Non, mais tant qu'à faire de l'insomnie,

aussi bien la rentabiliser.

- Oui, mais tu peux dormir sur tes deux oreilles.

Eille! T'as sauvé une vie.

Ça annule rien.

(sonnerie de cellulaire)

Allô?

Allô?

Rémi?

(musique de tension)

Rémi Duguay?

Je veux juste savoir comment tu vas.

(tonalité de fin d'appel)

(soupir)

C'est lui.

- Moi, je dis qu'on va le confronter...

à sa job.

J'ai fait une capture d'écran du reportage.

On voit clairement le camion d'un atelier de meubles.

On peut pas faire ça.

(Lysanne): C'est lui qui a pas le droit d'approcher Rémi

ni de le contacter.

(Jean): Te rends-tu compte du risque que tu prends?

- Si faut que je retourne en dedans, j'irai.

- Pense à nous autres. Pense à Amina puis moi.

On te fait travailler, on te fait confiance

malgré ton passé. Toi, tu gambles avec ça?

- S'il me rappelle pas, je le relancerai pas.

C'est un one shot deal.

- Je pourrais faire mon devoir de citoyen puis te dénoncer.

Jean, tu me connais.

Tu sais que je lui veux pas de mal.

Tu me crois, j'espère?

Moi, je te crois.

Mais lui, peut-être pas.

Merci d'être là.

Ça... ça me fait plaisir.

Je suis désolé pour...

j'avais pas prévu de coucher ici.

- Ni d'être obligé de revenir me conduire

à la brasserie, j'imagine?

- Est-ce que vous allez me mettre à la porte?

J'y ai pensé.

Mais... j'ai pas les moyens

de me priver d'un jeune brasseur prometteur.

Qui peut me servir de chauffeur en plus

quand ma blonde à un rendez-vous de dernière minute.

Sinon, pour Zoé...

est-ce que je peux continuer de la voir?

C'est quoi tes intentions?

Bien... on s'entend bien.

- Je commence à l'aimer. - Hum.

Tu commences, hein?

Samyr...

est-ce que Zoé a vu le gars qui t'a remis

le papier à la brasserie?

Elle était à l'intérieur.

Puis s'il est resté 30 secondes dehors, c'est beau.

Il avait l'air de quoi?

Vieux.

(Rémi): Vieux, mon âge ou...

Oui, votre âge.

Si jamais tu le revois, là,

tu viens me le dire tout de suite. OK?

Sinon, là, tu vas la perdre, ta job.

Envoye, on y va.

Les clés.

(respiration saccadée)

Cheers!

(rires)

(toux)

(cri)

(cris)

Vania!

Vania!

Vania...

Il faut appeler une ambulance! Vite!

Oh, Vania... je suis là.

Non... reste avec moi.

Vania!

(respiration tremblante)

(David): C'est ma blonde!

(Rémi): Calme-toi, je veux pas me battre!

Hein!

- OK, Élia. (voix électronique d'Élia): Oui?

Je veux faire un appel.

D'accord.

Qui voulez-vous appeler?

Nouveau numéro.

(sonnerie de cellulaire)

Allô?

Allô?

Rémi?

Tu peux me parler, je suis tout seul.

Je te veux pas de mal.

C'est moi.

(David): Merci de m'appeler. Je sais que c'est pas évident.

- Calme-toi! - C'est ma blonde!

- David, lâche-le! - Je veux pas me battre!

C'est ma blonde!

(Marie-Dominique): Rémi!

Respire.

- Qu'est-ce que tu veux?

Rien.

Juste t'offrir mes excuses...

puis faire n'importe quoi qui pourrait t'aider.

Rémi?

(musique de tension)

(fermeture de portière)

(musique dramatique)

(respiration haletante)

(ignition du moteur)

Salut.

(Sylvain): Hello.

Puis? Est-ce que le beau brasseur

était au lancement de l'Inoublié?

Fraichement divorcé en plus.

- Hum. - Mais Leïla puis Yvan

m'ont demandé beaucoup de temps.

Puis de toute façon, j'étais là pour mes amis,

pas pour me payer une aventure.

- Hé, t'as des beaux principes, toi.

Pour une fille célibataire, j'admire ça.

T'aurais quand même pu en profiter.

As-tu vu David Fraser aux nouvelles?

- Oui. C'est pour ça que j'ai dormi chez Lysanne.

C'est un choc, c'est sûr.

Tu me le dirais s'il avait repris contact avec toi

depuis sa libération?

Je te jure qu'il l'a pas fait.

Puis de l'avoir vu comme ça?

Est-ce que ça te donne envie de le contacter, toi?

- J'aurais préféré qu'il le fasse lui-même.

Inquiète-toi pas, OK?

(vibrations de cellulaire)

Excuse-moi.

Allô, Leïla! Comment ça va ce matin?

- (Leïla): Je peux-tu te voir? - Bien oui, t'es où?

- Je suis désolé pour la situation ambiguë

avec Bérénice au lancement.

Franchement...

tu me dois aucune explication, Charles, là.

Fais ce que tu veux.

- Écoute, je la reverrai pas. - Pourquoi pas?

Bérénice, c'est une femme super.

Vous êtes libres tous les deux.

- Veux-tu qu'on aille souper ensemble?

Pour parler, danser, rire...

- Me faire du fun avec le meilleur ami de mon chum

pendant qu'il m'attend à la maison?

- C'est pas exagéré ni trop demandé.

- Pourquoi tu te préoccupes de moi tout d'un coup?

(rire)

Parce que t'es divorcé

puis tu te cherches une amie pour sortir?

- Les aidants naturels ont besoin

- d'avoir des moments de répit. - J'en ai.

Sinon, j'aurais jamais pu tenir jusqu'à aujourd'hui.

- Justement. Je comprends pas comment tu fais.

T'as pas à comprendre.

Juste à accepter que ma vie, je l'ai choisie.

Je te demande rien.

(soupir)

- Moi, je me suis engagée à t'accompagner.

Ou à toujours trouver quelqu'un pour me remplacer,

peu importe le jour ou l'heure.

- Jusqu'au bout de ton processus. - Hum-hum.

Oui, bien... c'est ça que je suis venue te dire, là.

Je pense que je suis arrivée au bout.

J'ai accepté de revoir mon père, mais là...

je me rends compte que ça me fait pas du bien pantoute.

J'ai pas dormi de la nuit puis je pense juste à consommer.

OK, on planifiera pas

d'autres rencontres avec ton père.

Vas-tu recommencer tes meetings par contre?

Hein?

Hé... on savait que ça allait brasser beaucoup d'émotions.

Là, tu vas prendre du temps pour toi.

Puis moi, je suis là.

On se voit, on se parle quand tu veux.

Hum.

(rire)

- Bon... bien, s'il faut qu'on parle de Samyr,

aussi bien joindre l'utile à l'agréable.

C'est ton chum?

Non, mais je pensais qu'on se disait tout, Zoé.

- Ça se peut pas tout se dire, papa.

Tu me le dis, toi, que... que c'est le maniaque

qui t'a pitché en bas du pont qui a écrit son numéro?

(soupir)

Merci.

- T'as pas envie de lui faire casser la gueule?

Zoé...

Je sais pas, là.

On dirait que depuis qu'il est sorti de prison,

j'arrête pas de penser à ça.

Puis là, avec sa face qui est partout sur les réseaux...

- Je te l'ai déjà dit, j'ai déjà voulu me venger

dans les premières années, mais plus maintenant.

Pourquoi pas?

Il y a plein de monde qui serait de ton bord.

- Tiens-toi loin de ça.

Ce gars-là, il a déj été jugé pour ce qu'il a fait.

(pépiements)

(David): Ostie...

Allô?

Bonjour. Ça va?

- Oui. À part un petit problème de pneu.

(musique intrigante)

(soupir)

- Je vais te tuer! - Calmez-vous.

- Je vais te tuer. Je vais te tuer!

(cri)

- Je vais te tuer! - Calmez-vous.

Je vais te tuer! Non!

C'est qui?

(Lysanne): Je vais te tuer!

Aucune idée.

Je rentre vos chaises?

Oh oui, s'il te plaît.

(musique inquiétante)

(Zoé): Fait que tu n'as vraiment plus peur de lui?

- Qu'est-ce qu'il pourrait me faire de plus?

C'est toi que je veux protéger puis, euh...

je vais m'arranger pour le faire.

Comment?

- Si je fais une démarche avec lui,

on pourrait s'entendre sur des mesures

plus... restrictives,

comme qu'il s'approche pas de ton école,

des endroits que, toi, tu fréquentes.

T'es-tu en amour avec Samyr?

(petit rire)

Bien... je commence, là.

- Pourquoi? - Pour savoir.

En tous cas, vous êtes à la même place tous les deux.

Donne-moi une frite.

- Au complet. - Envoye.

(rire)

- Bonjour. - Bonjour.

- Qu'est-ce qui vous amène chez nous, madame Desrosiers?

Je voudrais revoir mon fils.

Entreprendre une démarche de médiation avec lui.

Vous êtes au bon endroit.

C'est quand la dernière fois que vous l'avez vu?

- Le matin avant qu'il commette ses crimes.

Il est incarcéré en ce moment?

- Non, il a été remis en liberté.

- C'est les services correctionnels

- qui vous ont contactée? - Non.

Je l'ai vu à la télé.

Il a sauvé la vie d'un cycliste.

(musique dramatique)

(soupir)

- Madame Desrosiers, il faut que je vous dise

que je l'ai connu, votre fils.

Vania O'Connor, c'était mon amie.

Rémi Duguay aussi.

- On a étudié au même cégep. - Je sais.

Si je suis ici, c'est parce que j'ai vu ton nom

sur le site internet.

On s'est jamais rencontrées?

David m'avait parlé de toi.

Bérénice, c'est pas un prénom commun.

(soupir)

- Puis qu'est-ce qu'il vous avait dit?

- Que c'est toi qui lui avais vendu le pot

que j'avais trouvé dans sa chambre.

Je me rappelle aussi...

que tu lui avais écrit une lettre...

d'amour.

Je l'ai lue.

J'avais trouvé ça mignon.

J'espérais que ça lui remonte le moral.

Il n'était plus le même

depuis qu'elle avait rompu avec lui.

Ça t'a sûrement bouleversée qu'il s'en prenne à ton amie,

mais d'un autre côté...

ça t'a peut-être sauvé la vie.

- Euh, comme on est dans un contexte professionnel,

ça devient un peu trop personnel.

Euh... ça va à l'encontre de nos règles d'éthique.

- Vous comprenez? - Oui.

- Mon collègue Sylvain pourrait continuer avec vous

si vous êtes d'accord.

Je peux te poser une question?

Oui.

- Rémi Duguay, je sais qu'il est devenu...

tétraplégique, suite aux évènements.

J'aimerais faire ma part pour lui.

Depuis que mon mari est décédé, j'en ai les moyens.

(musique intrigante)

(pépiements)

(sonnerie de cellulaire)

- Oui, Anaïs? - Hé!

Ça fait deux fois que j'essaie de t'appeler, tu réponds pas.

- Oui. Fallait que je livre des chaises

- à une cliente de l'atelier. - Bien oui. Mais là, moi,

je me suis inquiétée avec tout ce qui se dit

à propos de toi, t'sais, c'est important

- qu'on se parle souvent. - Oui, excuse-moi.

C'est parce que j'ai une crevaison en plus, là.

- Bon, bien, peux-tu passer me voir plus tard?

- Je change de pneu puis j'arrive.

Merci.

(Sylvain): Vous voudriez lui dire quoi à votre fils?

(Marthe): Que je lui pardonne.

(Sylvain): Vous y réfléchissez depuis longtemps?

- Je pense à ce qu'il a fait tous les jours

depuis 25 ans, monsieur.

Plusieurs fois par jour, même.

(Sylvain): Je peux vous demande pourquoi

vous l'avez jamais visité en prison?

- Oh, il a toujours refusé de nous voir, son père et moi.

C'est pour ça que j'ai accepté qu'on déménage aux États-Unis.

Ça fait juste quelques mois que je suis revenue.

Depuis le décès de mon mari, en fait.

Ça se pourrait que je croise David n'importe où.

J'aimerais ça qu'on se prépare

à cette éventualité-l, lui et moi.

Que ça arrive pas par hasard, vous comprenez?

Hum...

Qu'est-ce qui vous a amenée à pardonner

les crimes de votre fils?

- Ça s'est pas fait du jour au lendemain.

Mais depuis qu'il est sorti de prison, c'est...

c'est comme si je m'en donnais la permission.

- Qu'est-ce que vous voulez dire?

- Si le système de justice considère

que 23 ans de pénitencier, c'est suffisant

pour lui donner une nouvelle chance...

...qui suis-je pour lui en vouloir encore?

Vous est sa mère.

Vous avez beaucoup souffert.

Je me suis toujours dit:

« Si je suis pas là quand il va sortir de prison,

vers qui il va pouvoir se tourner?

Il n'aura plus personne. »

Comme pour son père et moi, il n'y avait plus personne.

- Donc, il a pas essayé de vous contacter

depuis qu'il est en libération conditionnelle?

Non.

Je comprends qu'il ose pas.

Le temps...

...la honte.

C'est pour ça que je pense

qu'il faut que je prenne les devants.

- Salut. (Anaïs): Salut!

Hum... es-tu passé voir Mathis Campeau à l'hôpital?

Pas encore.

- Bien, c'est peut-être mieux que tu y ailles pas finalement.

Parce que sa blonde a vu ce qu'il se disait sur toi

sur les réseaux sociaux puis...

Mais l'enquêteur m'a appelée,

puis il n'aura plus besoin de te poser de questions.

- OK. - Parce que le chauffeur

qui a heurté Mathis Campeau a été arrêté.

Il s'est rendu de lui-même au poste.

T'étais où?

Si tu t'es pris les pieds dans un bar

ou dans un dépanneur, tu peux me le dire!

Je l'ai suivi.

De l'atelier de meubles à la maison d'une cliente

qui l'a fait rentrer chez elle pour une livraison

sans savoir qui il était.

- As-tu parlé à la femme?

(toc-toc!)

Oui?

Qu'est-ce que vous voulez?

- Tu connais-tu vraiment le gars qui t'a livré tes chaises?

- Bien, pas vraiment, non. Pourquoi?

Il a déjà tué une femme.

Tu peux lire ça partout

sur les réseaux sociaux en ce moment.

- Il fallait qu'elle sache à qui elle avait affaire.

On pouvait-tu se douter de ce qu'il avait

en arrière de la tête quand il s'est présenté

- au party, nous autres? - Là, Lysanne, tu m'inquiètes.

- Tu serais prête à faire confiance à ce malade-l, toi?

Quand tu consacres ta vie, 24 heures sur 24,

sept jours sur sept, à Rémi, à cause de lui.

Pas juste à cause de lui.

- On s'aime, on est une famille. - Je sais.

Mais on le sait aussi que t'aurais jamais été

- avec Rémi si... - Si?

S'il était resté le bel athlète scientifique de l'année?

- Marie-Do... - T'as raison.

Si Rémi était pas paralysé des épaules jusqu'aux pieds,

j'aurais juste pu rêver être avec lui.

- C'est pas ce que j'ai voulu dire.

- Oui, c'est ça puis... c'est OK.

J'ai intégré le concept, ça fait des années.

T'inquiète.

- Merci de t'être déplacé aussi rapidement, Yvan.

- J'espère que c'est pour des bonnes nouvelles.

- Assieds-toi. - Hum-hum.

(soupir)

- Pour le moment, Leïla veut pas de deuxième rencontre.

- C'est pas vrai? - On avait parlé

de la possibilité que ça brasse trop d'émotions pour elle.

- Bien, OK, mais... ça veut dire quoi ça, là?

Que... je ne la reverrai plus jamais?

- On sait pas ce que l'avenir nous réserve,

mais pour le moment, ce n'est plus possible.

- Elle a-tu recommencé à consommer?

Je peux pas répondre à ça.

Est-ce que t'as quelqu'un à qui parler?

- Euh... oui, oui. Oui, oui. Ma blonde, elle m'attend.

OK.

Tu peux m'appeler quand tu veux. C'est toujours mieux

de communiquer avec moi qu'avec Leïla.

C'est clair.

Merci, Bérénice.

Bon courage.

- T'es la seule à avoir assez de courage pour venir me voir.

On a tous mal.

Ou honte.

Je parle de mes parents.

(Bérénice): J'espère que tu réalises pourquoi.

(Marthe): Quand je l'ai vu aux nouvelles,

ça m'a fait mal de...

pas l'avoir vu devenir un homme.

(soupir)

J'ai toujours gardé une photo de lui sur moi.

(soupir)

C'était avant qu'il devienne un monstre.

- Ce garçon-là doit encore être quelque part

dans l'homme que vous avez vu à la télé.

Vous pensez?

- Hé, je pense pas que c'est une bonne idée

qu'on traite son dossier ici.

- J'aimerais quand même ça la rencontrer

une deuxième fois.

À moins que ça te stresse trop.

Mais inquiète-toi pas pour moi,

je suis capable de faire la part des choses.

J'ai appris de la meilleure.

(David): Qu'est-ce que tu veux, Bérénice?

Comprendre.

Pourquoi t'as fait ça?

Comment t'as pu faire ça, là? Tu pensais à quoi?

- Je suis pas juste un monstre à tes yeux.

Je suis... je suis un rat de laboratoire.

Ça te fâche?

C'est pas cher payé, je trouve, pour avoir détruit nos vies.

(fermeture de porte)

(raclement de gorge)

C'est gentil.

Mais ça serait à moi de te faire des repas, Amina.

- C'est Jean qui en a fait pour trois.

David...

même si on est amis...

tu comprends que notre priorité à Jean et moi,

ce sera toujours notre fille?

- Ça a vraiment pas été fort de ma part

de me rapprocher d'elle.

- Elle aussi, elle a eu un coup de foudre pour toi.

Elle s'en ait jamais caché.

Même si elle regrette maintenant.

- Je peux comprendre sa réaction.

Avec ce que vous avez vécu en plus.

Je sais vraiment pas à quoi j'ai pensé.

À trouver l'amour?

C'est un droit que tu as comme tout le monde.

Seulement, avec Mélanie...

Ça sera pas possible.

J'insisterai jamais, tu peux me faire confiance.

Elle...

...elle a pris congé de son travail

pour quelques jours pour venir m'aider.

Je vais me tenir loin, promis.

Merci.

Et puis? Notre cliente?

Est-ce qu'elle est enfin satisfaite de ses chaises?

Je pense que oui.

(petit rire)

Désolé du petit retard.

Je suis pas étonné.

It's OK. Faire du bien au monde, ça demande certains sacrifices.

Ouais.

T'étais où, papa?

Au boulot, mon chat.

- Tu fais quoi, toi? - Ah, euh... mes devoirs.

C'est mon arbre généalogique.

- C'est un bel arbre, ça. - Oui.

Puis il est bien moins compliqué que celui à Ludivine...

avec sa famille toute reconstituée.

- Ça serait peut-être le temps de penser

à en avoir un troisième.

- Un troisième? Troisième enfant?

- Un petit frère ou une petite soeur,

ça serait cool, non?

Oui.

Je suis pas fermé à l'idée...

mais faudrait oublier Bérénice.

- On peut lui en parler avant de prendre

une décision pour elle, par respect

de qu'est-ce qu'elle a déjà fait pour nous autres.

- Je peux tâter le terrain, mais...

je pense pas que c'est dans ses plans, surtout à...

- elle est rendue à 44 ans. - So what?

Si elle est d'accord,

on pourrait trouver une banque d'ovules.

Je peux lui demander.

(tintement de cloche)

(musique intrigante)

(rumeur urbaine)

(conversation indistincte)

(Bérénice): Qu'est-ce que ça fait de savoir

que Leïla a des problèmes de consommation

depuis la fin de son adolescence?

(Yvan): Bien, je m'en veux.

Je le sais que c'est de ma faute.

- Si elle accepte de faire la démarche,

qu'est-ce que t'aimerais pouvoir lui dire?

(Yvan): Leïla...

Leïla, je t'en supplie.

Je t'en supplie, prends pas ça.

Il ne faut plus que tu te fasses encore plus de mal

à cause de moi.

- Va-t'en. - OK. Mais...

mais pas avant que tu te débarrasses de ça.

Regarde, pourquoi on va pas prendre un café à la place?

Je suis certain que ça peut nous aider,

tous les deux, de... parler ensemble.

- Allô. - Hé, salut.

Hé, hé, hé! Pas supposée de te reposer à la maison, toi?

- Hum? - Puis toi,

tu devais pas lui parler de la visite de Mélanie?

- Inquiète-toi pas, là.

Je vais rester sagement chez nous.

- On aimerait mieux que t'ailles au chalet.

C'est juste que ça fait

plusieurs semaines qu'on l'a pas vue, puis...

- Elle dit qu'elle ne nous en veux plus, mais...

on voudrait pas qu'elle reparte aussitôt arrivée.

(cliquetis de clés)

Tiens.

(Amina): Oublie pas d'aviser Anaïs.

(Rémi): Si tu veux...

on pourrait se voir cet après-midi.

(David): OK. Où ça?

(Rémi): Au cimetière.

Devant le monument de Vania.

Wow!

Euh...

Y a pas une autre place qui ferait l'affaire?

Pour moi...

non.

(rires)

(en choeur): Rémi! Rémi! Rémi! Rémi!

Merci! Encore?

(acclamations)

(propos indistincts)

(respiration haletante)

Il choke ou il me niaise, là?

- Veux-tu encore l'attendre?

Il commence à faire froid.

Je sens rien.

- Bien, c'est pour ça que je te le dis.

Je me sens tout croche.

(craquement de branche)

(respiration haletante)

(musique dramatique)

Câlisse!

Hum... je suis surprise.

Mais je suis contente de vous voir ensemble.

Qu'est-ce qu'il s'est passé?

- Hum... bien, on s'est croisé par hasard.

Puis il m'a proposé d'aller prendre un café.

J'ai accepté à une condition, qu'on le prenne avec toi.

Bien, merci.

Merci.

- Te sens-tu prête à parler?

Oui.

(soupir)

OK.

Rosalie s'est peut-être pas suicidée juste à cause de toi...

...mais je sais que tu l'as brisée.

Puis ça m'a brisée, moi aussi. C'est comme si...

en plus d'avoir abusé de ma meilleure amie,

t'avais tué mon père que j'aimais.

Je comprends ce que tu dis.

Je suis loin d'être fier de moi, t'sais.

- Mais ta nouvelle blonde, elle est capable

de passer par-dessus ce que t'as fait?

De te faire confiance, même avec ses enfants?

- Bien en fait, ses enfants, je les ai pas encore rencontrés.

Leur père, il veut pas. Pas encore.

- Tu vois que des bons pères protecteurs, ça existe.

- C'est ça que je veux redevenir à tes yeux, Leïla.

Un bon père.

(musique dramatique)

- Vous êtes revenus plus tôt? - Ouais.

Il était fatigué pas mal.

- J'avais rendez-vous avec David Fraser,

mais il s'est pas pointé.

Rémi, merde! Tu veux quoi?

- Qu'il t'achève? - J'étais là.

- Puis toi, tu l'encourages là-dedans?

- J'avais pas besoin d'encouragement,

- juste d'un chauffeur. - Je l'aurais protégé

- s'il avait été en danger. - Mais à quoi tu joues?

C'est la police que tu devrais appeler

pour que Fraser retourner en dedans. That's it!

T'es de mauvaise foi, là.

Personne aurait pu imaginer

qu'il tuerait Vania à coups de couteau

puis qu'il te câlisserait en bas d'un pont.

Fait que pour la mauvaise foi, là, on repassera.

J'ai besoin de prendre l'air, bonne soirée!

(claquement de porte)

J'en ai pas pris, je te jure.

Je l'ai acheté sur un coup de tête pour me tester,

puis regarde ce que j'en fais.

- C'est peut-être pas fou, l'idée de Bérénice.

Revoir David Fraser pour lui dire

tout ce qu'on a sur le coeur.

(Bérénice): Je suis dans l'accueil

et l'écoute inconditionnelle.

Je ne juge pas, j'accompagne.

- Pour moi, ça serait trahir Vania.

- L'idée, c'est pas de la trahir.

C'est d'arriver à mieux vivre avec nos traumatismes.

(Bérénice): Je suis dans l'accueil

et l'écoute inconditionnelle.

Je ne juge pas, j'accompagne.

J'accompagne. Je suis dans l'accueil

et l'écoute inconditionnelle.

- J'ai un feeling que Rémi va le faire.

C'est rien contre toi ni contre moi.

Ostie.

Il va avoir gagné sur toute la ligne.

Ah!

- Fraser va réussir à nous séparer.

Dis pas ça.

(pépiements)

(toc-toc!)

Bérénice?

Ça fait longtemps.

Veux-tu rentrer?

(fermeture de porte)

T'as pas changé.

- C'est gentil, mais c'est pas vrai.

Je pensais que tu me contacterais

à ta sortie de prison.

- Je n'insiste plus avec les femmes

qui veulent pas me revoir.

- Dans notre cas, c'est un peu différent.

Tu trouves pas?

On a des choses à régler.

Je suis médiatrice en justice réparatrice maintenant.

On a eu une demande pour toi au bureau.

Quelqu'un que t'as pas vu depuis très longtemps.

Qui veut te voir, qui veut te parler.

Qui?

Ta mère.

Je voulais juste briser la glace pour que tu te sentes à l'aise.

C'est pas moi qui s'occuperais de ton dossier.

Ce serait inadéquat.

(sirène)

Pourquoi t'as contacté Rémi?

- Il te l'a dit? Vous m'avez dénoncé?

Non, mais...

c'est sûr que t'as pris un gros risque.

- Lysanne aussi. - Comment, Lysanne?

- (toc-toc!) - Elle m'a suivi, puis surprise!

Un pneu de mon truck est crevé.

(toc-toc!)

- David Fraser? - Euh... oui.

- Est-ce qu'on peut vous parler?

- On peut entrer? On a reçu une information vous concernant.

- Madame, on vous demanderait de sortir, s'il vous plait.

(musique dramatique)

(fermeture de porte)

- Il ne peut plus rien nous faire.

- Lysanne a dit qu'il va nous séparer.

Bien, Lysanne...

elle est pas prête à pardonner,

puis elle le sera probablement jamais.

Toi, tu serais prêt?

Sous-titrage: difuze

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.