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Trois, deux, un... action!
- Notre centre de justice réparatrice offre
des espaces de dialogue pour toute personne
concernée par un acte criminel
ou toute action ayant causé du tort à autrui.
Que vous ayez commis ce tort ou que vous l'ayez subi,
il est jamais trop tard
pour entamer une démarche en médiation.
Vous pouvez nous consulter en toute confidentialité.
Notre service est gratuit,
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N'hésitez pas à nous contacter. À bientôt?
- C'est beau, on a tout ce qu'il faut!
- Ah... La prochaine fois, là, c'est toi qui parles,
- puis c'est moi qui filme! - Arrête, t'étais parfaite.
(dring!) Regarde!
Tu vois comme t'es convaincante?
Puis la vidéo est même pas encore en ligne!
Bérénice Bachand, bonjour?
- Bonjour. Je suis Anaïs Dubois-Maloba.
Je suis l'agente de libération conditionnelle de David Fraser.
- Ah, c'est pas moi qui suis en charge de son dossier.
C'est mon collègue Sylvain Maurice
qui est justement près de moi.
- Non, c'est vraiment à vous que je veux parler.
Euh... M. Fraser est à l'hôpital,
gravement blessé.
Vous êtes la personne à contacter en cas d'urgence.
(musique dramatique)
(indicatif musical)
- On va se voir plus tard? - Oui.
Il peut pas garder ça, lui!
Je m'en occupe.
Enlève tes écouteurs.
La patronne, elle veut pas ça à la job, OK?
- OK. - Allez.
(notification)
- Bérénice nous rejoint au cimetière, finalement.
- Si elle nous parle encore de justice réparatrice,
- je l'étrangle. - Elle a compris
que ça ne nous intéressait pas.
- C'est tellement important pour elle
qu'on réussisse un jour à pardonner Fraser.
Lysanne...
(soupir)
C'est la mémoire de Vania qu'on célèbre aujourd'hui.
Lui, on l'oublie, OK?
(cris de joie)
- Comment ils appellent ça, notre job? Un sport de combat?
- De fond et de combat, ouais. - Ah, oui. De fond!
- Mme Villemaire accepte les excuses
du jeune qui a vandalisé son terrain.
Nick va même tondre le gazon chez elle tout l'été.
Wow! Wow.
Toi, ça va aller?
- Oui. C'est le premier face-à-face
de Leïla avec son père cet après-midi.
- Je parle de toi, Béré. Perso, t'as une grosse journée.
Ah, mais ça va bien aller.
On va parler de Vania, l'honorer.
C'est ça qu'il faut faire.
Jamais l'oublier.
- Bye. - Bye.
À plus.
(notification)
- Let's go! - Let's go!
- T'embarques pas avec nous? - Je vous laisse en tête-à-tête.
- Franchement. - Ton casque.
Oui, maman.
- Let's go! - Oui.
- Good? - Good.
Bien.
♪ Dans sa robe rose
♪ Let's go let's go let's go let's go let's go let's go ♪
♪ Mimi danse le disco
(cris de joie)
♪ Let's go let's go let's go let's go let's go let's go ♪
♪ Elle pense à Francisco ♪
♪ Let's go let's go let's go let's go let's go let's go ♪
♪ Comme elle l'avait sous la peau ♪
♪ Let's go let's go let's go let's go let's go let's go ♪
(Il écoute la même chanson.)
(animatrice): On vient tout juste d'entendre
la chanson préférée de Vania O'Connor,
cette jeune femme dont le féminicide
avait secoué tout le Québec en 1999,
juste avant les vacances d'été.
Cette année, c'est un bien triste anniversaire,
ça fait 25 ans que Vania a été assassinée
par son ex-petit ami.
Et aujourd'hui, pour honorer sa mémoire,
ses amis brasseurs lancent une bière sans alcool,
qu'ils ont appelée L'Inoubliée.
On se rappellera que David Fraser avait plaidé coupable,
et qu'il a été condamné à la prison vie.
Il avait également agressé Rémi Duguay,
le laissant avec des séquelles permanentes.
David Fraser a obtenu une libération conditionnelle
après avoir purgé 23 ans de sa peine.
10 % des profits des ventes de cette bière, L'Inoubliée,
seront remis à la fondation... (fracas)
Fuck!
(klaxon, crissement de pneus)
911, quelle est votre urgence?
- Oui, y a un cycliste qui vient de revoler sur mon truck.
Il est inconscient.
- Pouvez-vous vérifier s'il respire?
Oui. Je fais ça.
Faut que tu restes avec moi.
OK, reste avec moi, reste avec moi.
Les secours s'en viennent. Fuck...
- (sonnette de vélo) - Ah...
(soupir)
- Bon, qu'est-ce que j'ai fait encore?
- Bah là! T'as mis ton casque, là, mais tu roules trop vite.
- C'est dangereux. - Comment tu fais
pour avoir des yeux tout le tour de la tête de mme, toi?
- Commencez pas, les filles, s'il vous plaît.
(musique en sourdine)
(brouhaha)
- C'est qui, lui, déjà? - Rémi Duguay.
Si tu faisais juste un peu de sport, tu le reconnaîtrais.
(rires)
Salut.
- On se connaît? - Heu... Marie-Dominique Ross.
C'est moi la capitaine de l'équipe féminine de volley-ball
- au cégep. - Ouais!
On avait une équipe forte cette année, bravo!
- Bravo à toi pour ta médaille d'or au triathlon.
Eh, salut.
Allô.
(musique triste)
(croassements)
(brouhaha)
Bonjour, monsieur.
- Votre nom, s'il vous plaît. - David Fraser.
Vous êtes en état de choc.
Est-ce que vous avez vu ce qui s'est passé?
Le véhicule qui l'a frappé?
- Vous êtes blessé? - C'est son sang à lui.
- Passez au poste pour votre déclaration.
OK.
- On fait un toast? - On attend Bérénice.
C'est juste un test.
Elle est très bonne, monsieur le chimiste.
- Merci. - Certifiée A.A. en plus.
A.A.... alcooliques anonymes, là!
- Ah! - Ah!
(portière) C'est sûrement elle, ça.
Désolée pour mon retard.
- Pourquoi changer une formule gagnante?
- L'important, c'est que tu sois là.
- Puis que tu portes le foulard que je t'ai donné.
- Ah, oui. Oui, je l'adore. - Oh...
- As-tu mis du poison dedans? - Non, mais j'y ai pensé.
(petits rires)
C'est important...
qu'on soit là, les quatre.
Pour elle.
- Sa mère aurait vraiment aimé ça être là.
- Elle nous a écrit un beau mot. - Moi aussi.
- Elle ne nous oublie pas, elle non plus.
La belle Louise.
(en choeur): À Vania.
(musique triste)
(Bérénice): Tu penses vraiment juste à toi.
- Marie-Do, elle trippe peut-être sur Rémi, là,
mais pas lui. Il me l'a dit.
- C'est ça. Tous les gars trippent juste sur toi.
- Pantoute! C'est pas-- - Puis tu le savais
qu'il se passait quelque chose entre David puis moi!
- Mais tu m'as juré que c'était pas sérieux!
- Puis? Ça se fait pas de voler le chum d'une amie!
- Béré, un gars, c'est pas un t-shirt, OK? Ça se vole pas.
Puis je t'ai vraiment rendu service avec David, là...
Il est tellement jaloux.
- N'importe quoi pour te sauver la face, hein?
Il est juste...
humilié.
Mais tu sais pas tout.
- J'en sais assez pour me demander
ce qui se passe avec toi.
T'es pas une bonne amie, Vania. Tu nous joues dans le dos.
- C'est... C'est vraiment pas ça mon intention, Béré, là.
(claquement de porte)
- J'ai fait le plus vite que j'ai pu.
- Merci. - Hé, je te l'avais dit
que c'était une bonne idée, les cours de premiers soins.
- Je m'en serais passé, je vais te dire.
- Bon, là, si t'as pas vu ce qui s'est passé,
c'est parce que t'avais la tête ailleurs?
- J'étais arrêté à un feu de circulation,
- puis je fermais la radio. - Pourquoi?
- Parce que... la musique était pas bonne, je ne sais plus.
Anaïs...
Crisse, je te jure, j'ai rien à voir avec ça,
c'est un délit de fuite.
Y a d'autres témoins qui ont vu une auto noire se sauver.
Moi, je t'accuse de rien.
Je te rappelle que je suis là pour toi.
Est-ce qu'ils parlaient de Vania à la radio?
- Ça changerait quoi? C'est pas moi qui l'ai frappé, le gars.
- Ça te donnerait une maudite bonne raison
d'avoir manqué ce qui s'est passé
devant ton véhicule, par contre.
Bienvenue à tous les deux.
C'est une rencontre importante, aujourd'hui.
La première depuis que vous avez entamé vos démarches,
chacun de votre côté.
Hésitez pas à prendre une pause ou à demander un arrêt
si la rencontre ne vous convient plus.
Comme on s'est entendus, Leïla est d'accord
pour que tu prennes la parole en premier.
Merci.
Premièrement, je veux... je veux te remercier
d'avoir accepté de faire la démarche, Leïla. Je...
Je sais que ça te demande beaucoup d'ouverture de coeur
- puis de compréhension-- - Au contraire.
C'est parce que je comprends pas pourquoi t'as fait ça
que je suis ici. Je peux parler?
- Vas-y.
- Pourquoi t'as agressé ma meilleure amie?
- Regarde, je sais que c'est fou...
mais moi, je me pensais en amour avec Rosalie.
Une petite fille de 11 ans...
- Je le sais... Je sais, c'est incompréhensible.
- C'est dégueulasse. - Tu le penses vraiment?
- C'est comme si dans ce temps-là, je...
je réalisais pas que ça avait pas de bon sens.
J'étais dans ma tête, j'étais dans mon monde...
Je le sais que ça a été rough pour toi.
- J'ai tout perdu. Pas juste ma meilleure amie.
Ma mère a fait une dépression
puis mon père est rentré en prison.
- Je pensais que t'avais été placée
dans une bonne famille d'accueil.
- Mais je suis la fille d'un pédophile!
(brouhaha)
David Fraser?
- Anaïs Dubois-Maloba, son agente de libération.
- Sergent Ventura. Suivez-moi.
Asseyez-vous. (Il soupire.)
Bon.
Ah...
Vous connaissiez le cycliste?
Pas du tout.
- Et vous avez pas remarqué le véhicule qui l'a frappé.
Tout ce que j'ai vu,
c'est le gars qui a revolé dans mon pare-brise.
- Mais vous regardiez pas devant vous?
- Mais je l'ai dit, je venais de baisser la tête
pour fermer la radio.
- Ah... Et... (froissement de papier)
- Vous avez dit ça à qui? - À moi.
- Il me l'a dit. - Ah...
Mais avant de fermer la radio, je veux dire,
- vous regardiez devant vous? - J'imagine. Je conduisais.
J'ai vu des gens, des autos, peut-être mme le cycliste,
mais j'ai pas remarqué précisément.
Y a pas des caméras de surveillance quelque part
- qui auraient pu filmer de quoi? - Inquiétez-vous pas, là.
On sait faire notre travail.
- Sais-tu ça a été quoi ma première réaction
quand Bérénice m'a contactée pour me demander
si j'étais éventuellement prête à te revoir?
Euh... Non.
J'ai vomi.
C'est pour ça que ça a pris presque deux ans
avant qu'on se retrouve ici tous les deux.
Le temps que le coeur arrête de me lever
à chaque fois que quelqu'un parle de toi.
Ça va, Yvan?
Euh...
Regarde, Leïla, j'ai...
j'ai fait des thérapies. OK? J'ai une nouvelle conjointe.
Pour l'instant, on vit pas encore ensemble--
- As-tu d'autres enfants?
- Non. Non, mais Solange en a deux.
- Quel âge? - Huit puis dix ans.
C'est des garçons.
Ils sont en garde partagée avec son ex.
Ça t'inquiète ou...
- Moins que si c'était des filles.
- Veux-tu prendre une pause, Leïla?
- Tu veux-tu un verre d'eau? - Non, je veux rien.
- Je veux juste partir. - Je vais aller te rejoindre.
Peux-tu m'attendre ici? Je te reviens.
Pas d'alcool?
- Non, je bois pas. J'ai des conditions.
- Ça, y en a qui les respectent pas.
Restez dans les parages, OK?
Ça se pourrait qu'on ait d'autres questions pour vous,
ou qu'un petit détail vous revienne. Hum?
C'est noté, merci.
- Pas comme si je pouvais aller bien loin.
Bonne journée, merci.
- Leïla est partie, mais on va attendre un peu,
juste pour pas que vous vous croisiez devant l'immeuble.
OK. Euh...
Je pensais qu'elle était rendue plus loin que ça.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Ben, je veux dire dans sa réflexion par rapport à moi.
Elle le savait-tu que j'avais fait des thérapies?
Pour elle, ça règle rien.
Tu savais qu'elle avait beaucoup de colère puis de questions.
Ouais.
Bah, je sais pas.
J'espérais quand même que ça se passe mieux.
- Des retrouvailles magiques, c'est rare que ça arrive.
Je te l'ai déjà dit.
Ça demande beaucoup de patience, de temps puis de bonne volonté.
Même avec les meilleures intentions du monde.
Une étape à la fois. OK?
OK.
(musique triste)
- T'es pas partie avec ton chum? - Fallait que je te parle.
OK.
- T'étais super polie puis gentille avec lui.
Comme avec toi.
C'est ça, mon travail, c'est de vous accompagner tous les deux,
sans jugement, depuis le début.
Oui, mais...
ma meilleure amie s'est suicidée à cause de lui.
Puis là, c'est comme si j'ai juste envie de faire pareil.
- Va falloir que t'appelles ta psy, que t'ailles la voir.
Comme on avait prévu.
- Inquiète-toi pas, là, je veux pas mourir pour vrai.
Je suis juste en crisse.
Pourquoi il a fait toute cette merde-là
si c'est pour revenir faire le chien piteux devant moi
dix ans plus tard?
- C'est ça que tu voulais? Qu'il regrette?
- Ça réparera jamais ce qu'il a fait.
- Leïla, qu'est-ce que t'allais chercher
dans cette rencontre-là?
Ses excuses, des réponses.
Mais là, de le voir avec ses yeux pochés, là,
puis sa voix qui tremble...
Il me parle de sa nouvelle blonde,
de ses enfants à elle. Ça fait chier!
- On n'est pas obligées de planifier une autre rencontre.
T'es pas obligée de renouer avec lui. Tu comprends ça?
- Hum-hum. - Leïla,
faut vraiment que je parte, mais y a Sylvain qui est là.
Je peux pas te laisser toute seule.
Merci, tu me sauves la vie.
- Comme tu viens de sauver la sienne.
Viens.
(portière)
(démarrage de voiture)
(musique dansante)
(brouhaha)
C'est vraiment beau, Lysanne.
C'était pas trop difficile.
Elle était tellement belle.
Faut prendre les compliments.
T'es la meilleure graphiste au monde.
La meilleure qu'on connaît.
- À la fin du cégep, les poulettes!
Qui c'est qui l'a invité, lui?
(Bérénice): Il a le droit de fêter la fin de session
comme tout le monde. (Lysanne): C'est toi?
Non, je le jure.
(David): Hey! C'est loin, mais c'est bien cool ici!
- Faut qu'il décalisse. Il a pas d'affaire ici.
OK, je vais aller lui parler.
Salut, Béré. Ça va?
Tu peux pas rester.
- Pourquoi pas? C'est pas open chalet?
- C'était sur invitation seulement.
Puis je suis pas invité?
T'es plus avec Vania.
- On va reprendre. - Je pense pas, non.
- Qu'est-ce que t'en sais?
- David, on veut pas de trouble. - J'en ferai pas.
Pour qui tu me prends, là?
Je suis un gars de party, tout le monde sait ça.
Puis je viens de me taper deux heures à faire du pouce.
Je reste.
(musique dramatique)
(rire)
(brouhaha)
- Tu sais que t'es mon idole? - J'ai pas fait ça tout seul.
- Faut savoir prendre les compliments, il paraît.
- Tiens. - Allô, Charles.
- Comment ça va? - Allô.
(conversation indistincte)
(soupir)
- Qu'est-ce que t'as?
- Bah... Ton père arrête pas de nous regarder.
Il est trop vieux pour elle.
Pas tant!
- Charles... - Oui.
- Tu gardes un oeil sur ma fille?
Tu cours plus vite que moi.
Non, non. Je suis sérieux, là. Ça fait juste deux semaines
qu'il travaille pour nous autres.
- Rémi, ça serait pas le temps pour ton discours?
- OK, tout le monde, votre attention.
Notre Panoramix a un mot à nous dire.
Je vous remercie d'être là
pour le lancement de L'Inoubliée.
Je vais bientôt vous demander de lever votre verre.
Celleux qui le peuvent. (rires)
À la mémoire de Vania O'Connor,
sans qui j'aurais jamais rencontré
les meilleurs alliées du monde:
ma précieuse blonde,
mère de ma fille,
cofondatrice et copropriétaire de notre brasserie,
- Marie-Dominique Ross. - Hum...
- Oui! (applaudissements)
Lysanne Liù-Lemieux, notre graphiste maison,
responsable des comm, qui s'implique autant à l'usine
qu'à la création de nos produits.
Et Bérénice Bachand, qui est toujours là
pour m'encourager à me dépasser,
parce qu'elle réussit à garder foi en l'humanité
malgré... tout ce qui peut nous arriver.
(petit rire ému) (en choeur): À Vania!
- À Rémi. - Bravo!
(applaudissements)
Eh!
- C'est quoi ton ostie de problème?
(musique rock)
- (La bouteille éclate au sol.) - Eh!
- Ah! Excuse-moi. - C'est correct.
- (dring!) - Eh... Le devoir m'appelle.
- Tu peux aller dans la salle de réunion.
- J'ai les clés. Je t'accompagne.
Merci.
Oui, Leïla.
Donne-moi deux minutes, OK?
Je vais trouver un petit coin tranquille.
(Leïla): OK.
Merci. Ça va.
Oui?
- Ouais, j'ai vu ma psy, puis Boris est avec moi.
Là, on prend un café, puis on s'en va chez moi ensemble.
Ah, super. Ça me rassure.
- Sauf que... mon père m'a textée.
Tu lui as donné ton numéro?
- Je pensais que c'était toi. - Non, j'aurais jamais fait ça
sans ton autorisation.
Je te rappelle dans quelques minutes, OK?
Pour l'instant, oublie le message de ton père,
- je m'en occupe. - OK, bye.
Bye.
(musique inquiétante)
- T'as juste à bien refermer la porte, OK?
Oui. Charles?
Tu m'as pas dit que t'étais officiellement divorcé.
Oui. Après deux ans de conflit
puis des factures astronomiques en frais d'avocat.
- Hum... - Hum!
- On se voit tantôt? - Oui.
Prends ton temps.
(musique intrigante)
(signal d'envoi)
(notification)
Mais c'est où qu'on va là?
- Juste là, l. - Je peux pas.
Faut que j'aide à ramasser.
(musique inquiétante)
(soupir)
(soupir épuisé)
- Bon, on va y aller, nous autres, hein?
- Oui. - Je tarderai pas moi non plus.
Tu gardes un oeil sur Zoé?
- On peut-tu la laisser vivre un peu?
- Quand elle aura 18 ans. (soupir agacé)
- Charles est où? - Ouais.
- Avec Bérénice. Il est célibataire, maintenant.
- Ah, non. Pas dans la salle de réunion!
- J'ose pas aller vérifier. - C'est pas vrai.
Quoi?
- Il s'est-tu passé quelque chose avec Bérénice?
Elle a des affaires à régler.
Vous pensez à quoi, l?
À rien. A demain.
Je vais vouloir tout savoir.
- J'ai juste pris le temps d'aller checker la production.
- Ah, oui. - N'importe quoi!
- Pff! - Wow! OK.
(vibration de cellulaire)
Oui, allô?
(Bérénice): Bon, merci de me répondre enfin.
Yvan, qui t'a donné le numéro de Leïla?
Heu... C'est ma mère.
J'ai aucune mauvaise intention.
Je veux juste rassurer ma fille.
- Oui, mais c'est pas elle qui t'a donné son numéro.
- Je lui veux aucun mal, au contraire.
- Prouve-le. En respectant sa volonté puis son rythme.
Je sais que c'est difficile.
Ça fait des années que t'attends ça,
mais c'est pas en forçant les choses que ça va s'arranger.
Tu le sais, ça?
Bah, oui.
Je sais pas...
Je vais attendre qu'elle me redonne signe de vie, OK?
- Merci. On se reparle bientôt?
- OK. - Bonne fin de soirée.
Bye.
- Voyons, y a rien là si Bérénice a baisé avec Charles.
Ils sont célibataires, tous les deux.
- Je sais. J'ai juste comme pas le goût que ça se passe
- dans notre salle de réunion. - Oh...
Tu serais pas un peu jalouse des amants de Bérénice?
- Franchement! - Oh...
(rires)
Je peux pas me défendre.
C'est ça.
(grincement)
(toussotement)
- Je veux pas te déranger, là. J'ai rien pour me changer.
- Tu peux pas reprendre ton auto.
J'ai pas bu tant que ça.
- Mais t'as pas juste pris de L'Inoubliée.
Ah! T'as ressorti sa photo.
- Oui. Depuis qu'il est sorti de prison, je trouve ça rough.
Mais je ne veux plus boire à cause de lui.
Je veux rester sobre pour elle.
(musique à la télévision)
- OK, Elya, allume la télé. (bip)
(télé): Le ou la responsable d'un délit de fuite
qui a eu lieu à Montréal aujourd'hui
est présentement recherché par les forces policières.
Zied Boussadian s'est entretenu
avec le principal témoin de l'événement.
- Je suis vraiment soulagé d'avoir pu le garder en vie
jusqu'à l'arrivée des secours.
(journaliste): M. Fraser a eu tout un choc
lorsque la victime a atterri sur le capot de son véhicule
pendant qu'il était arrêté à un feu rouge.
Bon samaritain, il a donné les premiers soins à la victime,
maintenant hospitalisée.
(musique dramatique)
- Il a pas le droit de jouer au héros.
C'est indécent.
- Il a sauvé quelqu'un. On va quand même pas lui reprocher ça.
- Le jour du lancement de notre bière pour Vania.
C'est quoi les chances?
- Ça, ça veut dire qu'on peut le croiser n'importe où.
- On le savait qu'il était à Montréal.
- Dans la région, pas dans la ville.
So what?
Il a le droit de vivre sa vie. C'est de même.
S'il a été libéré,
c'est que les commissaires ont jugé qu'il n'est plus un danger.
- Le hic, c'est qu'on le sait pas, s'il n'est plus un danger.
Il a été enfermé pendant 23 ans.
Ça fait juste deux ans qu'il vit en fucking société.
- Je sais plus si c'est une bonne idée.
- Mon amie, Marie-Dominique... - Chut...
- Je la connais même pas. OK? - OK.
- Eh, je vous dérange-tu?
- David, qu'est-ce que tu fais là?
Tu peux pas me laisser, là.
J'ai été claire, il me semble.
Je t'aime.
Ça marche pas, nous deux. OK?
Retourne au party, là.
Y a plein de filles qui te tournent autour.
Mais c'est toi que je veux.
- C'est vraiment mieux que tu partes, man.
Calme-toi, man!
C'est ma blonde!
Comment tu te sens?
C'est plus juste un concept, qu'il est libre?
Je sais pas trop.
- Il a pas besoin qu'on lui mette de pression.
- Non. Non, je veux pas te mettre de pression.
Je veux juste te dire qu'il y a des options.
Comme la possibilité de savoir où est-ce qu'il est exactement,
qu'est-ce qu'il fait comme travail.
- Tu pourrais le rencontrer, aussi.
Lui donner l'opportunité de te faire des excuses bien senties.
- On le croirait, d'abord. - Lysanne, arrête.
Je vais y penser.
(musique inquiétante)
- Connais-tu Rémi Duguay?
Euh... C'est mon boss.
Pourquoi?
- Tu peux être en maudit contre Lysanne,
- mais contre Bérénice aussi. - Je le suis pas.
Elle a sûrement raison.
- T'es quand même pas prt à le revoir?
- Il est peut-être temps.
(Lysanne): Voyons, c'est ben long!
C'est pour ton travail, vraiment, à cette heure-l?
Hein? Non, non, c'est Charles.
- Tu textes Charles après ce qu'on vient de vivre?
- Oui, ça me fait du bien. Il est vraiment sympathique.
- OK, oui. Tu peux pas cruiser Charles.
C'est pas un employé ordinaire, Charles,
c'est l'ami de Rémi. C'est notre ami.
Ça change quoi?
- Si jamais il s'accroche, puis que tu veux rien savoir,
comme ça t'arrive avec tous les gars que tu fréquentes,
ça pourrait causer un petit malaise.
- Tu penses pas? - Toi, tu penses trop.
Tu peux bien avoir de la misère à baiser une fois par année,
Lysanne, tu te mets trop de barrières.
Toi, tu t'en mets pas assez.
- On peut pas faire comme si il n'existait pas.
Pourquoi pas?
- Parce que la vie nous le ramène en pleine face.
- Puis? Ça nous ramènera pas Vania,
ni tes bras, ni tes jambes!
Excuse-moi.
(Bérénice): Je vais rentrer chez moi.
Non, attends!
Reviens chez moi.
J'ai besoin de toi.
- Pourquoi? Pour me faire sentir cheap,
parce que je cruise un célibataire?
Pour m'empêcher de boire.
C'est comme un pied de nez que Fraser nous a fait.
Je suis pas capable de le voir autrement.
OK.
(respiration haletante)
(gémissements de plaisir étouffés)
(Il grogne.)
- Ça peut-tu être plus malaisant?
Ben... On l'a dit souvent, là.
On aime mieux qu'elle fasse l'amour ici que n'importe où.
(Les gémissements continuent.)
- Ostie. Mets-moi des bouchons.
(rire)
- Magie. Silence radio. On va pouvoir dormir.
Ça te manque pas?
Un homme?
- Un vrai, je veux dire. - Rémi.
Tu vois, ça, là...
J'aimerais ça lui dire que c'est de sa faute
si j'ai jamais pu te prendre,
te soulever, te serrer dans mes bras.
Arrête avec ça.
Nous deux, ça me convient parfaitement.
Je te le dis souvent.
- Oui, mais je sais bien que c'est pas...
c'est pas ça.
- On a fait le tour de la question.
Je suis satisfaite, OK?
Je suis surtout fatiguée.
C'est clair.
- Bonne nuit - Bonne nuit.
(musique triste)
(pépiements)
(signal d'envoi)
(notification)
(grognement sarcastique)
Lysanne?
- T'es le bienvenu au chevet de Mathis Campeau,
le cycliste que t'as sauvé.
- Il est hors de danger. C'est tout ce qui compte.
- Si tu décides d'aller le voir, tu me le dis? Viens.
Hum... Depuis ce matin, sur les réseaux,
y en a qui font des liens avec les crimes que t'as commis.
- Je suis pas là-dessus.
- Bah, c'est pour ça que je t'en informe.
Pour que tu sois au courant et prudent.
Si tu te sens menacé, tu m'en parles?
(porte)
Livraison de croissants.
- Ton sofa est encore aussi confortable.
Je t'ai même pas entendue sortir.
Tant mieux!
J'espère que t'as faim.
On en a trois chacune. (rires)
- Tu t'es pas fait de café? - Je t'attendais.
- Pff! Depuis quand t'es gênée chez nous?
- Depuis que tu m'invites un peu moins souvent.
- Je suis un peu dure à suivre, des fois.
Ça fait 25 ans,
puis je pense encore à elle tous les jours.
- Moi aussi, je pense souvent à elle.
- C'est injuste qu'il soit sorti de prison.
Ouais, je sais.
Ça te dérange-tu si je vais fouiller dans mes boîtes
- avant de partir? - Pas du tout.
- Je te jure que je vais finir par venir chercher mon stock.
Je peux plus te dire que je suis entre deux appartements,
ça fait deux ans.
- Ça me fait plaisir de te dépanner.
Que tu sois restée à dormir aussi.
- Café? - Oui.
- Ça se passe comment, ton bénévolat?
- Bien, je deviens un expert de la propreté des berges.
- Puis tes interactions avec les autres bénévoles?
- Oh, ça va. On se parle pas vraiment.
À part pour s'écoeurer avec les cochonneries qu'on trouve.
Ton entraînement?
- Ouais, disons que je manque un peu de motivation ces temps-ci.
- Oui, mais là, si tu veux faire un marathon l'été prochain,
faudrait pas lâcher.
Hum? Surtout que c'est dans tes objectifs de réinsertion.
Garder la forme, te surpasser.
(grincement)
(musique triste)
- Il est parti de bonne heure, Samyr...
- Oui, il était gêné de déjeuner ici.
- Vous avez l'air de bien vous entendre, en tout cas.
- Vous... Vous nous avez entendus?
- Un peu. - Beaucoup.
- C'était même vraiment gnant. - Franchement, Rémi!
Zoé, ton assiette dans le lave-vaisselle.
- Oui, mais faut pas que je manque le bus pour l'école.
Ah, puis...
j'ai un papier pour papa.
(musique intrigante)
(Vania): Retourne au party,
y a plein de filles qui te tournent autour.
C'est toi que je veux.
- C'est vraiment mieux que tu partes, man.
- Arrêtez ça! David, lâche-le!
- C'est ma blonde! - Arrête...
- Lâche-le! David!
- Je veux pas me battre! Ah! - c'est ma blonde!
- David, lâche-le!
David, s'il te plaît!
Arrête!
(sursaut)
(Zoé): C'est qui?
(Bérénice): « Salut, Béré. Merci pour ta dernière lettre.
T'es la seule qui m'écrit depuis que je suis en prison.
Je sais que tu prends le risque de perdre tes amis
en m'écrivant... »
(David): Moi, un déchet de la société.
Je te trouve courageuse, puis je t'apprécie beaucoup.
- Non, je dors pas bien. - Lâche-moi.
(David): Je fais souvent des cauchemars.
Comme si je sortais de mon corps,
je me voyais poignarder Vania.
(grognement) Tu dois me trouver bizarre.
Mais profite bien de l'été. David.
- Moi, je dis qu'on va le confronter.
À sa job.
J'ai fait une capture d'écran du reportage.
On voit clairement le camion d'un atelier de meubles.
On peut pas faire ça.
- C'est lui qui a pas le droit d'approcher Rémi,
ni de le contacter.
Sous-titrage: difuze
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