All language subtitles for Les.Armes.S01E14.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA .srt - 2

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Original subtitles

- Le général Foster

est en détention au moment ou on se parle.

- On lui rapproche quoi? - Stéphanie!

- Apparemment, Foster est rentré dans la chambre de la major

et aurait tenté de l'embrasser de force.

- On peut s'attendre à avoir

un nouveau chef d'état-major de la Défense

dans les prochains jours.

Vu les délais restreints

et la nature des accusations portées contre Foster,

ils ont décidé d'aller dans une autre direction.

- OK. C'est qui?

- Quelqu'un qui est haut placé à l'état-major

et qui est au fait du dossier des Américains.

Elle va pouvoir prendre le relais sans trop de difficultés.

- Elle?

- Générale.

Bienvenue à Kanawata.

Lieutenant-colonel Louis-Philippe Savard,

commandant de la base, mon collègue...

- Je sais qui vous êtes. J'ai fait mes devoirs.

Asseyez-vous.

- Tout d'abord, sachez qu'on a prévu

une conférence de presse demain, juste après la réunion.

- Je ne suis pas ici pour les Kodak.

Je suis ici pour guider les troupes et protéger la nation.

Tout ce qui touche à mon image passe en deuxième,

y compris les médias.

En tout respect pour votre métier.

Demain matin, 9h, on reçoit un représentant

du département américain de la Défense

et l'ambassadeur américain au Canada, Mark Kittle.

On doit discuter de la possibilité d'envoyer JTF16

frapper une cible stratégique en Palestine.

Les Américains ont eu vent de JTF16.

Ils portent un grand intérêt.

C'est l'occasion pour nous de rétablir

une relation qui bat de l'aile avec nos voisins du Sud.

- On parle de quelle cible?

- Mahmoud Abu Rashid.

- Le stratège militaire? - Lui-même.

L'objectif est de procéder discrètement,

sans revendiquer l'opération,

dans le but de semer le chaos au sein du Hamas.

- Est-ce qu'ils s'attendent

à visiter les installations de JTF-16?

Parce que légalement, c'est pas possible.

- C'est là que Craig entre en jeu pour vendre JTF16.

Ca va reposer en grande partie sur ses épaules.

- Le colonel Craig est en pause.

En fait, il donne pas de nouvelles depuis 2 semaines.

- On a une réunion importante demain matin.

Soit vous rentrez dans le rang, soit c'est la cour martiale.

- Je fonctionne pas aux menaces.

- Vous avez pas pensé prévenir l'état-major?

- Le général Foster savait,

je suis surprise qu'il ait gardé l'information.

- Mais avez-vous une idée

de la position dans laquelle ça me met?

Premier jour en fonction,

premier meeting avec les Américains.

- Il va être là.

- J'ai cru comprendre qu'il était indécis.

- Il va être là.

Entretemps, j'aimerais discuter

rapidement d'enjeux importants avec vous, en privé.

On va aller dans mon bureau.

(pépiements des oiseaux)

- Les Russes?

- L'enquête n'est pas terminée,

mais l'enquêteur Laroche est sûr à 100%

que c'est eux qui ont tué Wesley.

- Dans ce cas-là, on n'a pas le choix

de relever Craig de ses fonctions

et de lui trouver un remplaçant.

- Sauf pour votre respect, c'est pas une bonne idée.

- On ne peut pas se permettre d'attendre le retour de Craig

dans un contexte ou on risque d'entrer

en guerre contre les Russes.

- Je comprends. Mais ça va être compliqué avec JTF-16.

Et ses hommes lui sont aveuglément fidèles.

Si on le tasse et qu'il se retrouve en cour martiale,

ses gars vont se rebeller.

Comprenez-moi bien.

Je suis le premier à vouloir utiliser

des mesures disciplinaires contre Craig.

Mais il faut se regrouper, et on a besoin de lui.

- S'il est pas là demain matin en réunion avec les Américains,

je vais gérer ça à ma façon.

- Il va être là. Je vous le garantis.

- (Craig): On se fait attaquer de partout.

A partir de maintenant, c'est moi qui "calle" les shots.

Je vais disparaître une couple de jours,

je vais revenir avec un plan,

et vous allez me suivre, toute la gang.

- J'ai des petites nouvelles pour vous.

Vous êtes pas au-dessus des lois.

- Il y en a plus de lois.

Ca vous arrive souvent

d'entrer chez le monde par effraction?

- L'ancienne maison du colonel Pouliot?

C'est une bonne idée.

- Vous êtes perspicace.

- Même vous, vous laissez des traces.

- Je vais revenir quand je vais être prêt, pas avant.

- Je pense pas.

Même que vous allez être au bureau à l'heure,

et que vous allez être content d'être là.

- Si ça concerne pas la contre- attaque contre les Russes,

j'en doute fortement.

- Justement.

On rencontre un représentant

du département de la Défense américain

avec l'ambassadeur pour discuter de JTF16.

Ils veulent les envoyer frapper

une cible stratégique du Hamas en Palestine.

Ils veulent mener l'opération conjointement avec eux.

Je pense que vous pourriez

vous servir de la situation à votre avantage.

Les Américains vont s'attendre à des résultats.

Si vous voulez plus d'argent pour JTF16,

vous allez être en position de force.

En plus, la nouvelle chef d'état-major

a de la pression pour pas rater son entrée.

- Foster n'est plus en poste?

- Il a été remplacé par Hélolse Drouin.

Vous avez l'opportunité de repartir sur des nouvelles bases

dans un contexte ou JTF16 est convoité.

Ca vous donne du pouvoir.

Vous aurez jamais une plus belle occasion d'aller chercher

tous les fonds que vous voulez pour JTF16.

Après ça, on travaillera ensemble,

puis on ira frapper les Russes.

- Merci d'être passé.

(gémissements)

(sanglots)

(coups à la porte)

(soupir)

- Hé!

J'ai pas eu la chance de te féliciter pour ton procès.

En fait, je sais pas si c'est ça qu'il faut dire

ou bien, genre: bravo!

- Merci! Autre chose?

- Je peux-tu rentrer?

Je veux juste que tu saches que ça a jamais été contre toi.

T'es ma partner.

- Hum.

- T'es mon amie.

- Si j'avais été à ta place, j'en aurais parlé avec toi

autour d'une bière au lieu de te dénoncer.

Chacun ses valeurs.

- C'est pas moi qui suis tombé

sur le document que t'as falsifié.

C'est un col blanc qui faisait l'inventaire des dossiers.

- T'as quand même donné suite.

- Mais du moment que quelqu'un me rapporte une faute,

on me demande de faire un suivi.

Si j'avais fermé les yeux, on m'aurait demandé pourquoi,

puis ce serait moi qui serais en procès.

Si j'avais pas du monde qui me checkait

par-dessus l'épaule, je t'aurais jamais dénoncée.

Penses-tu vraiment que je te "stoolerais" pour une caméra?

Come on!

Je voulais juste que tu comprennes ma position.

Puis que tu me laisses te payer une bière.

(petit rire)

Please? Please?

- Ca va te coûter pas mal plus cher qu'une bière.

- Je travaille pas demain. - Hum.

- Donne-moi une seconde.

- Yes. - Lève-toi.

- OK. - J'arrive.

(soupir)

- Fait que t'es rendu ou, là, dans le processus avec ton ex?

- Elle veut la garde complète des enfants

et elle m'a dit que si je les avais abandonnés

pour rentrer dans l'armée,

c'était mon choix,

et qu'il fallait que j'en assume les conséquences.

- Hum. Il y a plein de monde avec des enfants dans l'armée.

- Si j'avais su qu'elle divorcerait avant,

je serais jamais rentré dans l'infanterie.

(soupir)

- C'est tellement malhonnête. Son idée était déjà faite.

Elle cherchait juste une bonne raison pour te crisser là.

- En plus, elle t'a trompé.

Je sais pas ce que le JAG en pense,

mais ça paraît mal pour elle.

- Non, mais j'ai encore une chance de récupérer la garde.

Ils vont me référer à un avocat et... je vais me battre.

(coups à la porte)

- Bats-toi, man.

C'est qui?

- Yo!

Belle place!

Lit king, jacuzzi... Vous allez être bien!

Yo, Dad!

Je suis content que t'aies eu ton congé, man.

C'est nice.

Je peux... je peux rentrer?

- Tu espionnes le monde chez eux, maintenant?

C'est ça que tu fais?

- Come on.

Guys, vous pouvez pas être fâchés après moi à cause de ça.

C'était les ordres, là. J'ai pas mon mot à dire.

Inquiétez-vous pas, je suis aussi cave qu'avant. Ha!

- On a vu ça tantôt, caporal-chef.

- Sur la base, je suis votre boss.

- Bien, pas ici. Ca me tente pas que tu rentres chez nous.

- Je te raccompagne.

- Ah, vous êtes sérieux, vous autres?

Calvaire, il y a de l'orgueil dans la place.

- Qu'est-ce que tu pensais en venant ici?

- Je voulais juste... juste dire allô.

J'ai trouvé ça plate comme première journée,

puis j'aurais aimé ça qu'on se comprenne,

qu'on soit sur la même longueur d'onde.

- C'était moyen en osti, ton petit power trip.

- Ah, voyons donc, sacrament! Vous avez quel âge?

C'est pas un power trip,

ça s'appelle la chaîne de commandement.

Je vais pas m'excuser d'être votre boss, là.

Sur la base, je suis votre supérieur, et that's it.

Mais en dehors, par exemple...

- C'était quoi de juste dire allô

en passant en allant au gym?

Puis t'étais pas obligé de nous casser en partant, non plus.

- Non, ça, je te l'accorde, là, c'était cave comme situation,

mais moi, là, j'ai appris la veille

que j'allais entraîner votre section.

Qu'est-ce que tu voulais que je fasse?

J'étais pas pour vous parler

comme si on était des chums devant tout le monde.

Ils vont dire que je fais du favoritisme

et je vais perdre mon autorité.

- C'est dur de perdre ce que t'as jamais eu, hein?

(rire)

- Fuck you, osti!

- Hé, Dad!

- Hé! - Dors bien.

- Merci. Merci pour ce soir.

- Ca fait plaisir. - Ca fait plaisir aussi.

Bonne soirée.

(fermeture de porte)

- Pour vrai, le monde qui instrumentalise

leurs kids dans leur divorce,

ça me rentre pas dans la tête.

Laisse faire, je vais m'en occuper.

- Vous parliez de quoi, toi et Aiden, au bord de la porte?

- On s'est juste expliqué. Tout est chill.

- Il nous a espionnés pendant 2 mois,

il y a rien de chill là-dedans.

- C'est pas de sa faute, il suivait les ordres.

Il se sent full mal.

- Il se sentait pas mal quand lui, il donnait les ordres.

- C'est ça, sa job.

On est en dessous de lui, il nous dirige.

Quoi?

- Whatever.

Je vais aller prendre ma douche.

- J'ai de quoi te proposer.

- Quoi? - Tu te rappelles?

Je t'ai dit qu'ils préparent une Hell Week bientôt pour JTF16.

Ca te tente qu'on s'entraîne ensemble?

On pourrait faire ça après les heures de job.

Moi, je peux faire aller avec mes contacts sur la base.

On pourrait s'entraîner avec des spécialistes

pour des affaires précises.

Ce serait nice.

- Je vais y penser, je te dis pas non.

- OK. Tu me diras.

Mais... Embrasse-les pareil pour moi.

Même s'ils sont fâchés.

- Allô?

(La vidéo joue en sourdine.)

Maria?

Maria?

- Allô. Hum.

- Ca va? - Oui.

- Je pense que j'ai attrapé quelque chose.

- Pauvre toi.

Je peux faire quelque chose?

- Non, non, je veux juste dormir

et laisser mes anticorps faire la job.

- OK. Euh...

J'ai pris rendez-vous demain à 4h00 au poste de police

pour parler des menaces que t'as reçues.

Tu viendras me rejoindre là-bas, OK?

- OK.

- Je te laisse te reposer. - OK.

(soupir)

(grincement de porte)

- Allô, Ivan. C'est moi.

Ecoute... Rappelle-nous donc.

On aimerait avoir des nouvelles de ton cours de recrues.

Ta mère s'ennuie, et, bien, moi aussi.

Fait que...

Euh...

Anyway, bye!

(démarrage du moteur)

Hé!

Hé!

(crissement de pneus)

(vrombissement du moteur)

(crissement de pneus)

Oui, c'est le lieutenant-colonel Louis-Philippe Savard.

Je voudrais parler à l'enquêtrice Boivin.

Je suis sorti et elle est partie sur les chapeaux d'eau.

Trois secondes, elle avait disparu.

- Vous avez noté la plaque? - Non.

- Qu'est-ce qu'il y a?

(raclement de gorge)

- Céline Boivin, enquêtrice de la police militaire.

Votre mari vient de m'expliquer ce qui vous est arrivé.

C'est avec moi que vous avez rendez-vous demain.

- Il y a une des 2 femmes

dont tu me parlais qui est revenue, je pense.

- Ca vaudrait la peine d'installer

des caméras de surveillance autour de la maison.

Je peux vous donner une référence, s'il vous plaît?

- Oui, OK, merci.

- Est-ce que je peux en profiter

pour vous poser des petites questions?

- On n'était pas censés faire ça demain?

- Maria, elle est là, ça va t'éviter de te déplacer.

- J'aime mieux faire ça demain.

Je pense que j'ai attrapé un virus.

Je me sens pas très bien. - Bien oui, je comprends.

Bien, on se voit demain, donc. - Oui.

- Enchantée. - Prenez soin de vous.

- Merci.

(vrombissement d'un avion)

(sonnerie de cellulaire)

- Ah, fuck!

(soupir)

(sonnerie d'un téléphone)

(soupir)

- C'est dans 8 minutes.

- Il va être là.

- Il y a l'ambassadeur et un responsable

du département de la Défense qui nous attendent.

(paroles entremêlées)

- Hé! Qu'est-ce que tu fais, là?

- Bien, je venais voir comment t'allais.

- Ah! Comme un tas de marde, mais j'imagine que toi avec.

(petit rire)

Ca va? - Oui, oui, oui.

Je voulais juste être sûr

que tu te sentais pas de même à cause d'hier.

- Bien là, c'est sûr que c'était à cause d'hier.

J'ai bu 7 fois mon poids en vodka.

Hum! Hum!

(rires)

- Wô! - Wô, wô!

- Oui, mais tu te rappelles pas que...

- OK, parce que tu aurais une chaise roulante.

Ca te dérangerait pas?

Attends, je pense que je vais être malade.

- Bien... A la fin...

- Hé, pour vrai, je me rappelle pas

comment je suis rentrée chez nous.

Demande-moi pas de te dire comment la veillée a fini.

- Hé! Oh! Oh!

- J'ai pas braillé?

- Non, non, tu t'es plantée dans les manches, puis...

Regarde, si tu t'en rappelles pas, c'est correct.

Fait que je vais retourner me coucher.

- Je m'excuse. Hé!

Ca paraît peut-être pas, mais ça m'a fait du bien. Merci!

- Pas de stress.

- Hum!

- Colonel.

Générale Drouin.

C'est un honneur.

- J'aurais apprécié vous parler avant.

C'est pas le genre de meeting

qu'on improvise sur un coin de table.

- J'ai eu un empêchement. Ca ne se reproduira plus.

- On n'est pas prêts. - Moi, je le suis.

- Notre soutien à Israel

dans sa guerre contre le Hamas est indéfectible.

Mais une implication de nos troupes en sol palestinien

créerait un incident

diplomatique et politique majeur.

C'est déjà un dossier très épineux dans notre pays,

d'ou notre intérêt pour une collaboration avec vous.

- Donc, si on se fait prendre pendant l'opération,

c'est le Canada qui porte le blâme?

- J'ai cru comprendre que les soldats de JTF16

étaient impossibles à identifier

en raison de leur statut juridique particulier.

Je me trompe?

- Si le Hamas les capture,

il va être incapable de les identifier.

Il y a aucune trace d'eux nulle part.

Pas d'empreinte digitale, dentaire,

pas de fichier médical.

On les efface de tout registre au Canada.

Ils sont légalement inexistants.

Et si un des leurs meurt au combat,

les autres brûlent son corps sur le champ

pour pas laisser de traces.

(raclement de gorge)

(chuchotements indistincts)

- Et qu'est-ce qui nous dit

qu'ils vont tenir parole s'ils en arrivent là?

- La question se pose pas.

Parce qu'ils vont réussir

toutes les missions qu'on va leur confier.

Je mettrais mes hommes devant n'importe quel soldat

de la US Army ou des Navy Seals.

- Envoye, Durand, montre-moi que t'as du guts!

All right! - Let's go!

- Hé!

- Yes!

- Bravo, Durand!

Pause de 10 minutes!

Après ça, je veux tout le monde au hangar d'entraînement.

- (ensemble): Oui, caporal-chef!

- Good job, girl.

- Thanks. - Impressionnant.

C'était clean.

- Clean?

Les toilettes de la caserne, c'est pas toi qui les as lavées?

Je les ai vues tantôt.

- Ouais, ouais, ouais. - Grosse job, hein?

- C'est quoi? T'as mangé ce qu'il y a dedans?

- Oh!

(rires)

- J'ai pas le même régime que toi, Rambo.

- OK, c'est ça, ton haleine.

- Oh! - Hé!

(rire)

- Je pense que je sais ce que je vais te faire faire

quand tu vas te perdre au tir tantôt.

- Vas-y, donne-moi tes recettes.

(rires)

- Hé, sérieux, Mick! Tu fais ma journée.

(rires)

- Allez, let's go.

- Je savais qu'il se prenait pour un autre,

mais je vais lui donner ça: il vend bien sa salade.

- Ca, on peut pas lui enlever.

- J'ai parlé avec le ministre de la possibilité

de frapper une cible sur le territoire russe.

Evidemment, il veut pas entrer

en guerre directe avec la Russie,

mais il est ouvert à ce qu'on se débarrasse

de leur base dans le Nord

et qu'on en attaque une autre en sol neutre

pour passer un message.

- Puis on ferait tout ça sans passer par l'OTAN?

- Pas pour l'instant.

(sonnerie de cellulaire)

- Ca va? - Oui, oui, c'est ma fille.

Elle a un vernissage tantôt. Je pourrai pas être là.

- Votre fille est une artiste?

- Elle essaye. Cégep.

- Et elle a jamais eu l'appel du militaire?

- Je suis la seule de mes soeurs

qui... qui travaille pas en culture.

C'est plus moi, l'anomalie.

Mais bon, moi, des lignes et des taches sur une toile...

- Partez-moi pas là-dessus. Ha!

- Je vais rapidement mettre sur pied une nouvelle Hell Week.

Il me manque 2 gars pour compléter mes effectifs.

- Faites ce que vous avez à faire.

- Il faut aussi annuler

les compressions budgétaires de JTF16 le plus vite possible,

si je veux préparer mes gars.

C'est pas le même training

pour aller dans le désert que dans le Grand Nord.

- Je suis d'accord avec ça.

- Je vais voir ce que je peux faire.

- Je compte sur vous. Merci.

- Je vous demande pardon?

- J'ai dit que je comptais sur vous

pour annuler les compressions.

- C'est moi qui compte sur vous pour entraîner vos gars.

- C'est une mission extrêmement importante

pour la relation diplomatique entre nos 2 pays.

Faut pas rater notre coup.

- Et c'est pourquoi vous allez entraîner vos hommes

avec toute la rigueur nécessaire.

- Vous m'avez l'air d'une femme de tête.

Je suis persuadé que... vous allez trouver

les moyens de débloquer des fonds.

- Vous allez faire ce qui est attendu de vous

avec le budget dont vous disposerez...

en fonction des ordres que je vais vous donner

et du budget que je vais vous allouer.

Pas l'inverse.

- Naturellement.

(coups de feu)

(coup de sifflet)

- Déchargez et dégagez, préparez-vous pour inspection.

Sauf les soldats Lecours et Vanier.

- Il reste des détails à préciser

sur la mécanique du meurtre,

mais on a réussi à identifier les suspects.

C'est des mercenaires affiliés à un groupe paramilitaire russe.

On a envoyé un mandat d'arrestation contre eux,

mais on n'a aucune idée ou est-ce qu'ils sont rendus.

- Vous savez que le régime russe

va sûrement nier son implication dans l'affaire?

- Ca change rien pour nous. On va riposter.

Combien de temps avant d'avoir un rapport officiel complet?

- 24 à 36 heures. - Parfait.

Si vous voulez bien nous excuser,

je vais m'entretenir avec le colonel Savard.

- Bien sûr.

Colonel. - Laroche.

- Général.

(ouverture de porte)

- J'ai fait le tour de l'organigramme de la base

et j'ai constaté qu'il y a pas de sergent-major.

- J'ai pas encore trouvé de remplaçant

à l'adjudant-chef Wesley Augustin.

C'est une discussion que je dois avoir avec Craig.

- Pourquoi? C'est pas de son ressort?

- C'est une loi non écrite.

Plusieurs personnes, dont Foster, m'ont fait comprendre

que c'est comme ça que ça fonctionne ici.

- J'ai vu aussi que les adjudants

entraînent les recrues.

Depuis quand les adjudants se mêlent de ça?

Loi non écrite. - J'ai les mains liées

sur plusieurs dossiers depuis que je suis en poste.

Je fais plus de politique qu'autre chose.

- Je dis ça comme ça,

mais... si jamais l'envie vous prenait de faire du ménage...

c'est pas moi qui vais vous en empêcher... au contraire.

(fermeture de porte)

- Hum!

Fuck!

- Tu réponds pas à ton cell?

- Tabarnac!

Je dormais.

- Deux heures de l'après-midi.

- Puis, ça?

- Le colonel est revenu, on s'en va au mess.

Envoye!

Habille-toi.

- Colonel?

- J'ai entendu parler

d'une petite compétition vous opposant, vous deux.

Comme il nous reste un petit peu de temps,

j'ai décidé de l'incorporer à notre journée.

Un petit peu de compétition,

ç'a jamais fait de mal à personne!

(rire)

L'exercice, ça va être de tirer sur une cible.

Si vous pognez les 2 bullseyes,

vous passez à la prochaine cible.

Dès qu'il y en a un qui échoue, il a perdu.

Compris?

- Oui, caporal-chef! - Good.

Soldate Lecours, sur la cible.

Prête?

(coup de sifflet, coups de feu)

- Wouh!

- Oh! - Shit!

- Soldat Vanier, sur la cible, en avant.

(coup de sifflet)

- Oh!

(rire)

Deuxième cible maintenant, soldat Lecours.

(coup de sifflet)

- Yes! - Soldat Vanier, sur la cible.

En avant.

(coup de sifflet)

- Wouh!

- OK. C'est moi ou on a une compétition, là?

- Wouh! Let's go. - Soldat Lecours.

Hé!

(coup de sifflet)

Ale!

- Fuck!

- Ce qui nous laisse le soldat Vanier.

- Envoye, esti, Mick!

- Sur la cible! En avant!

(coup de sifflet)

(rires, acclamations)

- Fuck yeah!

- Oh!

- Félicitations, soldat Vanier!

Vous avez gagné votre compétition.

- Faut taper. - Yes.

- T'as battu une bonne.

- Merci.

- Je lui ai laissé une chance vu qu'il vient d'arriver.

- Ah, c'est ça.

- Sofianne Lecours qui donne des petites faveurs dans la vie?

- C'est pas parce que je veux pas coucher avec toi

que je laisse pas de chance au monde.

(rires)

- Hé, en passant, ici,

il y a 2 filles qui méritent d'être connues.

Je sais pas ce que vous faites ce soir,

mais ça serait le fun, une petite bière tout en gang.

- Je peux pas ce soir, désolé.

- OK. Bon, lui, on sait déjà, lui, mais...

- Ouais, moi aussi, je vais passer mon tour, honnêtement.

- Hé, come on, juste une bière chez nous.

- Non, non, c'est bon. Bonne soirée!

- Moi, je suis down. - Moi aussi.

- Let's go!

- A tantôt!

(paroles entremêlées)

- Qu'est-ce qu'il y a?

- C'est chez moi aussi. T'aurais pu m'en parler avant.

- Juste une bière. Ca va bien se passer. OK?

- Je veux ma revanche au beer pong.

- J'ai fait 6 ans d'université. C'est sûr que je te torche.

(rire)

- On va voir ça.

- Checke ça.

(coups à la porte)

- Entrez.

(fermeture de porte)

- Colonel. - Colonel.

- Assoyez-vous, messieurs.

- C'est bon de vous revoir, colonel.

- Comment se porte Whitestone?

- On a fermé la shop, colonel.

On avait pas de nouvelles de vous.

On savait pas s'il fallait continuer.

- Ca faisait pas de sens sans vous, colonel.

(petit rire)

- Ce qu'on est en train de mettre en place,

c'est plus grand que moi, que vous,

que tout le monde qui y prend part.

- Si je peux me permettre...

On savait pas ou est-ce que notre leader était.

Puis la mort de Wesley...

on a trouvé ça roffe.

- Si je meurs sur le champ de bataille,

Allez-vous arrêter de tirer?

- Non, colonel.

- Que ce soit Wesley, moi

ou un de vous deux qui meurent, c'est pas ça, le point.

Le point, c'est que pour la première fois

depuis le début du conflit,

les Russes ont attaqué un de nos hommes ici.

Et si on prépare pas une riposte pour les dissuader,

ils s'arrêteront pas à Wesley.

- L'état-major va sûrement réagir à ça.

- Depuis quand le Canada

réplique militairement à quoi que ce soit?

Adjudant Caron.

Vous allez remplacer Wesley.

Et vous mettre à la recherche

de candidats pour grossir nos rangs.

Adjudant-chef Dallaire.

Vous allez remettre Whitestone en activité demain matin.

Vous allez m'aider à préparer la Hell Week

la plus sauvage de l'histoire des Forces militaires du Canada.

- Oui, colonel.

- Elles m'ont demandé de collaborer avec les Russes.

J'ai refusé.

Elles sont parties.

- OK. Vous vous rappelez leurs mots exacts?

- C'est un peu flou. J'étais nerveuse.

Un mot en particulier

ou une expression distinctive?

Tout peut nous aider à retracer les suspects,

vous seriez surprise.

- Rien qui me vienne en tête.

- OK. Leur description physique?

Grandes, petites?

- Petites.

Une plus grande que l'autre.

Un peu grassouillette, quand même.

Et les deux étaient blondes.

- OK.

Et leur voiture? - Noire.

J'ai pas remarqué plus que ça.

Comme je vous dis, j'étais nerveuse.

C'était un peu intimidant, quand même.

- Mais oui, j'imagine.

- Hum...

- Non, même pas. Attends, nous, on a fait quoi?

On a fait une seule fois le Mali, Sofianne et puis moi.

Puis non, c'est à peu près ça, oui.

- C'était surtout l'armée de l'air qui était sollicitée.

Nous, on était en soutien tout le long.

C'était fucking poche.

(rires)

- En plus de ça, les amis, nous, on était à Gao.

Gao, c'est des maisons de sable, des rues de sable,

du sable à terre, dans les airs, dans les fesses.

Partout, je vous jure!

- Au moins, vous êtes allés quelque part.

Moi, j'étais pogné à rester à cause d'une blessure au genou.

- Et avez-vous été en situation de contact, là-bas, ou...

- Ah, j'ai pas tiré une balle en 6 mois.

- Hé, crisse! Une chance, toi,

t'aurais "gunné" un civil sans le vouloir.

(rire)

Ah...

- Fait que vous êtes un couple?

Ca fait longtemps?

- Depuis le camp des recrues d'infanterie.

- OK. C'est récent.

- On va prendre notre temps quand même, là.

C'est que les deux, on cherchait un appart,

et dans le fond, tant qu'à chercher, chacun un coloc.

- Fait qu'on n'est pas à l'étape de parler des kids et tout, là?

Calme-toi, là, on vient d'arriver à l'infanterie.

Laisse-nous une chance, big.

- En tout cas, vous avez une belle maison, les amis.

- Oui.

- Ah, j'ai appelé à Saint-Jean

pour voir si les règles sont les mêmes qu'ici.

Mais non, ils ont le droit au cellulaire

après les heures de cours.

- OK.

- Donc, si Ivan nous appelle pas...

c'est parce que ça lui tente pas.

En même temps, il commence,

il a peut-être envie de se concentrer.

Mais honnêtement, je comprends jamais

ce qui se passe dans sa tête.

- C'est drôle que tu dises ça,

parce que j'ai un peu de misère à te suivre, moi aussi.

- Qu'est-ce que tu veux dire?

- Tantôt au poste, c'était quoi, ça?

- Quoi?

- La description de la suspecte.

Je comprends pas pourquoi t'as fait ça.

- Je les ai décrites comme dans mes souvenirs.

- Je suis pas mal certain

que celle que j'ai vue avait les cheveux foncés.

- T'as dit à Boivin

qu'elle s'était enfuie dès que t'es sorti de la maison.

Anyway, pourquoi je mentirais?

C'est moi qui voulais aller voir la police?

- Je l'ai quand même vue. Elle avait les cheveux foncés.

- Bien, je sais pas.

C'était peut-être quelqu'un d'autre.

OK.

- Je vais aller prendre ma douche.

- Je sais pas si vous avez entendu parler de ça,

mais le mot se passe

qu'ils vont faire une nouvelle Hell Week à JTF16.

Je sais pas vous, mais c'est sûr que je m'essaie.

- Moi aussi. - Je me suis toujours demandé

ce qu'ils faisaient là-bas; ç'a l'air malade.

- C'est raide en sacrement.

J'ai essayé la première fois, ils m'ont coupé à la 2e étape.

- Comme quoi, genre?

- La première, c'est des tests de base,

genre push-up, cardio, whatever, mais faut que tu sois tight.

Il y en a plein qui passent pas à cette étape-là.

- Holy shit!

- Mais la deuxième... fuck, man.

Ils nous faisaient waterboarding jusqu'à tant qu'on se noie,

puis ils nous réanimaient après.

- Calvaire!

- J'ai choqué avant la fin, mais c'était une des choses

les plus rushantes que j'ai jamais vécues.

- Hé, c'est fucking malade! - Oui!

- Ca veut dire que tout le monde qui a passé

cette étape-là s'est fait noyer volontairement.

C'est ça? - Oui.

- Il faut que j'aille à la pharmacie.

- Es-tu correcte?

- Oui, j'ai un peu des crampes,

puis je vais être dans ma semaine.

OK, bye.

- Deux Advil puis un verre d'eau.

- Déjà fait.

Bonne soirée!

- Ca va?

- Non.

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Tu veux faire la Hell Week? - Mais oui.

Y a-t-il un problème?

- Je sais pas, y a-t-il un problème?

Tu vois pas de problème pour vrai, là?

- A part qu'il va falloir que je m'entraîne plus que ça

si je veux avoir des chances, non?

- Me niaises-tu?

Si tu rentres dans le JTF-16, tu vas être rayé de la carte.

Tu n'auras plus de nom, plus d'adresse de toi de nulle part.

- Si je me rends au bout.

- Mais c'est pas ça, l'enjeu!

C'est ça que tu veux? Vivre pour la mission?

Et ne plus avoir d'appart, de vie, d'amis?

- J'avais dit à ma première journée à Kanawata

que je voulais entrer à JTF16.

Tu m'as écoeuré avec ça pendant des semaines.

Fais pas comme si c'était une surprise.

- Mais je pensais que ça avait changé.

- Pourquoi ça aurait changé?

- Mais à cause de moi, de nous deux, je sais pas.

- Rose, je suis rentré dans l'armée

pour faire une différence dans le monde.

Pas pour me faire une blonde.

Puis si je rencontre quelqu'un que j'aime,

tant mieux, pour vrai.

Mais mon but, ça a toujours été d'être dans JTF16.

Et en plus, Craig croit en moi.

Fait que je serais con de même pas essayer.

- Mick...

si tu rentres dans JTF16...

on ne pourra plus être ensemble.

- Les chances de rentrer sont quasiment nulles.

(♪ cellulaire ♪)

- Allô?

- Oui, viens nous rejoindre au bunker.

On a quelque chose à te montrer.

- Là, là?

(bips)

(soupir)

(paroles entremêlées)

(soupir)

- Man!

Si je remplace Wesley, ça veut dire que c'est moi

qui vais devoir m'occuper du camp des recrues.

- J'imagine.

(soupir)

Je me vois tellement pas faire ça.

Je vais juste péter des coches non-stop,

parce que j'vais être trop tanné de les voir être mauvais.

- Tu pèteras des coches.

- Ca va?

- Top shape.

Hum!

En veux-tu une autre? - Elle est pleine.

Regarde, on repart la machine.

Si t'es pas capable de faire la job, va falloir que...

- Pourquoi je suis pas capable de faire la job?

C'est quoi, tu penses que je suis pas capable

de faire la job?

- C'est pas ce que je dis.

Je dis juste que si t'es pas dans une bonne place...

faudrait que t'en parles à Craig.

Tu dois ça au groupe...

et tu dois ça à Wesley.

Parce qu'on a des Russes à faire payer pour lui.

- Je m'en vais pisser.

Quand je reviens, tu me crisses la paix avec ça.

(raclement de gorge)

- Le lieutenant-colonel est pas là?

- Il a un empêchement.

OK, j'ai relu tout ce qu'on avait.

J'ai réécouté la vidéo de Wesley

pour voir si on pouvait pas trouver un nouveau lead.

Puis à chaque fois, je reviens tout le temps au même constat.

Sans Wesley pour témoigner en cour,

notre preuve est pas assez solide.

- On serait peut-être mieux d'en parler avec Savard.

- Mais là, je me suis demandé s'il y avait pas un autre gars

qu'on pourrait faire changer de bord.

Je me suis rappelé d'une affaire que Wesley m'a dite.

- C'est le seul de la gang qui a choké, avec Arnaud.

Sauf que lui, il s'est un cancer qui l'a empêché de continuer.

- Fait que j'ai cherché dans les archives des médias des Forces

pour voir s'il y avait pas un communiqué

sur un Arnaud atteint de cancer,

puis j'en ai trouvé deux, dont lui.

Arnaud Laurin, 34 ans. - OK.

Qu'est-ce qui te dit que c'est le bon Arnaud?

- Bien...

Et guess what? Il est encore vivant.

- Je pense qu'il est pas bien, ton chum.

- J'imagine, oui. Bonneau?

Regarde, je pense qu'elles sont propres, tes mains. Décalisse!

Hé! Qu'est-ce que tu fais?

(fermeture de porte)

Sors, osti!

Tabarnac!

Fuck, fuck, fuck!

Fuck!

- Ce que vous avez vu, c'est juste le début.

On est en expansion.

- Pourquoi je paierais Whitestone?

- Ca dépend. Par ou je commence?

- Chaque seconde que tu mets pas dans ton entraînement,

il y a 200 autres gars qui la mettent, cette seconde-là.

- Là-dessus, il y a une trentaine de noms.

Vous allez remplir la clé avec leurs dossiers médicaux.

- Je vais essayer. - Essayer, c'est pas une option.

Sous-titrage: MELS

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