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Original subtitles

Sous-titrage ST' 501

Dans l'Europe, chaque ann�e, 700 000 personnes meurent

en cons�quence de la fum�e. Il y a 8 millions

de cas mondiaux. Cette ligne de

direction d�cide de quel point nous voulons prot�ger nos jeunes.

�a a dur� longtemps pour qu'elle soit atteinte.

S'il vous pla�t,

votez pour elle. Nous arrivons maintenant

� la prochaine vote sur l'article 497

Qui est d'accord ?

Qui est contre ? S'il vous pla�t.

Hello. Hello. Could you inform the president that the health commissioner is

here?

The health commissioner is here.

OK.

The president asked you to wait.

How long?

John, c'est un rendez-vous

confidentiel.

Monsieur le Pr�sident. Monsieur Dali.

Bonjour,

Constance. Bonjour, Cl�mence. Cl�mence Lukovitch. Cl�mence, d�sol�.

Fabrice, enchant�. Ton badge passe pas, c'est �a

? Et si apr�s, je me fais contr�ler ? Non, on n'est pas dans le

m�tro, on sait pas contr�ler. Ou alors, t'auras qu'� dire � Appelez Jos� Bov�

�. C'est un labyrinthe ici, tu verras. Moi je pars dans un an,

j'aurais pas encore r�ussi � trouver le souterrain. Parce qu'il para�t qu'il y a un

souterrain. Monsieur Mauvais ne se

repr�sentera pas ? Il fait ce qu'il veut, moi je remplirai pas. J'en ai marre.

Pardon, je devrais pas te dire �a. Cette semaine c'est surtout

Michel qui va te briefer sur nos dossiers en cours. Nous on sera avec Jos�e

� Marseille. Alors l'art au Parlement,

c'est une tradition. Sur les �crans il marque toutes les r�unions de

la semaine, tu peux checker ce qui nous concerne.

Mais t'inqui�te, nous non plus on comprend pas tout.

C'est quoi les r�unions qui vous concernent

? Tout ce qui touche � la PAC. L'EFSA, le CETA,

le BCAO, le COPAC OGK.

J'esp�re que t'aimes bien les acronymes. Une au

quatri�me ou une au cinqui�me ? Cinqui�me.

Au bout de trois mois, on se rep�re. Trois mois, c'est la dur�e de mon

stage. C'est pas plus ? Avec vous,

c'est seulement trois, mais j'ai un autre stage au troisi�me. Tu te d�brouilles

bien. Non, mais j'ai pas fait expr�s. A la base,

j'avais demand� un autre stage. On m'a refus�. Apr�s, j'ai pas suivi chez

vous. Mais l'autre, c'�tait bon. Mais du coup, pour la rentr�e,

quoi. Donc, en vrai, on est au plan B, quoi. Merci. Oui,

voil�. Enfin... Non, c'est pas mon plan B, je voulais pas dire.

Non, je disais �a pour rire. Non, ne t'inqui�te pas. De toute fa�on, on a

l'habitude que personne ne peut nous blairer, ici. Ah bon ? Tu parles anglais

? Oui, oui, �a va. Et on m'a dit que

tu faisais du droit. Nous aussi.

On fait que �a. Moi, c'est vraiment un bon truc.

La justice, c'est toute ma vie. Attention que la justice, c'est pas le droit.

Comment �a ? Bah non, pas vraiment, pas toujours. Si c'est �a

que t'attends, tu risques d'�tre d��u. Parce qu'ici, nous, c'est dans le droit qu'on croit.

Disons que le droit, �a aide � garder la t�te froide, tu vois.

Il est clair que c'est leur responsabilit�.

Donc, j'ai une demande personnelle � vous faire

et qui concerne tout le groupe. Tu sais, au fait, t'as pris ton maillot,

toi. Oui, je me suis baign� d�j�. Ah bon

? J'�tais � 6 heures ce matin, je t'ai pas vu. Non, mais j'�tais

� 5.

Le commissaire � la sant� de la Commission europ�enne est accus� de compromission avec la

lobby du tabac. D'apr�s le LAF, l'office europ�en de la lutte anti-fraude, John Daly

�tait pr�t � monnayer son influence pour modifier la future directive anti-tabac dont il �tait

en charge. Tu m'as bien connu avec

Daly, moi. C'est un conservateur, mais au moins, il fait pas semblant, lui. Sur la

viande clon�e, il a pas fait semblant. �a, au moins, c'est id�e contre id�e.

Il a le m�rite d'�tre franc.

Il a peut-�tre franchement tap� dans la caisse. Non mais c'est bizarre quand

m�me. �a fait deux ans et demi qu'il a arc bout� sur sa directive.

Son p�re est mort d'un cancer des poumons, �a tient pas � la route.

Il reste quoi au programme cet apr�s-midi ? Que les trucs

qu'on conna�t d�j� par c�ur. Viens, on check les horaires. Mr Dowdy, are you ready

to go to court to clear

your name ? Mr Dowdy,

please.

I'm still not here for him. of the basis

on which they reach their conclusions.

The anti-fraud officer report is being kept secret,

and President Barroso

refused to let me read it.

Here, please. Mr. Dali, is it

true that you failed to mention some meetings with the tobacco lobby?

I only met a legal consultant,

but I... M. Dali, avez-vous accept� 60 millions

d'euros de match su�dois pour soutenir votre direction ?

Non. Jamais. Jamais.

Et je dis �a en cat�gorie. Je n'ai

jamais �t� offert d'argent par quelqu'un

pour alterner une question que je suis responsable de.

Que ce soit directement ou indirectement.

Tu connais �a,

toi, Swedish Match

?

Non.

C'est pas possible, �a, techniquement, de le virer pour un rendez-vous non d�clar�. Il y

a forc�ment autre chose.

C'est qui, Swedish Match ? Une soci�t� su�doise qui commercialise le snus.

C'est du tabac � chiquets, interdit partout en Europe,

Sir Fran�ois. Et Dalistre allait voir de lui-m�me cette bo�te pour leur taper du fric

? Barasso a dit que le rapport de l'Olaf contient un certain

nombre de faits circonstanciers. Ils ont des preuves ou

ils n'ont pas de preuves ? Oui, c'est exactement ce que j'ai demand�.

Et ? On peut lire quoi dans ce rapport ?

C'est l'�l�ment class� top secret, maintenant. Comment �a ? Ils se sont d�p�ch�s

de l'envoyer � Malte. Et maintenant, c'est un �l�ment de justice

couvert par le secret de l'instruction. Ah ouais, il faut vraiment �tre vice-lard,

l�. Bon, il faut mobiliser les troupes et il faut obtenir

l'ouverture d'une enqu�te parlementaire. Oui. Mais Barozzo

n'aurait jamais os� faire �a � un commissaire allemand-fran�ais. Non,

jamais, c'est clair. Michel nous attend. Alors qu'avec un Maltais, c'est beaucoup plus facile.

C'est quoi, le lot, exactement ? C'est l'office de lutte anti-fraude.

�a fonctionne comment ? Ils enqu�tent sur la corruption.

C'est un peu un genre de FBI de l'Europe.

Regarde Jos�. Il fait du porte-�-porte.

On dirait un VRP. Il leur dit qu'il faut demander une

commission d'enqu�te sur Dali. C'est un scandale.

Barroso s'est encore surpass� dans l'autoritarisme.

Sauf qu'il convaincra personne.

Tous les mecs de droite flippent. Ils regardent leur pompe.

En m�me temps, t'imagines les cons�quences pour eux, pour leur carri�re ?

S'ils se mouillent pour Dali et qu'il est vraiment coupable. Et Jos�

? Sa carri�re ? Ils sont fous, les. Ce qui l'int�resse,

c'est pas de c�t�.

Tiens, il va aller � gauche, maintenant. Regarde. Alors l�, c'est l'inverse. Il se frotte

les mains. Enfin, Jos�, c'est tr�s bien qu'un type de

droite se soit fait virer. O� est le probl�me

? Non, non, ils disent pas �a. Ils parlent de foot. De Laurent Blanc qui

a reni� ses principes. Je sais lire sur les l�vres.

C'est vrai ? Bah non, c'est une blague.

Je d�conne.

Et... Et toi, t'as fait quoi comme �tudes ? Qu'est-ce qu'on se pose ?

Ouh l�, non. Je suis ing�nieur ergonome. Ah bon ?

Comment t'es arriv� ici ? Jos� nous a emmen�s dans ses

bagages avec Michel. On se conna�t depuis 20 ans.

De la Conf, en fait. La Conf ? La Conf�d�ration Paysanne.

On est des syndicalistes, nous, � la base. C'est une connerie. Si tu crois que

tu vas r�ussir � t�cler Barouzo sur un truc pareil, tu te gourres, mon petit

pote. Mais tu vois pas un peu le temps que �a va te prendre ?

Ah oui, alors ? Reste mobilis� sur la politique agricole,

comment ? C'est l�-dessus qu'on a besoin de toi, Jos�. Merci,

Daniel. Je le sens moi seul. Merci. Je te pr�sente Cl�mence,

notre nouvelle stagiaire. Dany, le co-pr�sident de notre groupe.

Bonjour, Cl�mence. Inge !

Inge ! Viens, on t'assoit � la table des emmerdeurs.

Bonjour, Inge.

Barroso peut dormir tranquille. On n'est pas nombreux.

�a va venir. La petite Cl�mence, dis-lui de ne pas se m�ler

des affaires fumeuses du tabac. Le tabac, je m'en fous.

J'aime �a, le tabac. Je vous parle de d�mocratie. Barroso ne respecte

pas les r�gles. L�-dessus, on est d'accord avec toi.

Bonsoir.

Bienvenue.

La police l'a humili�e. Ils l'ont gard�e en garde

pendant 24 heures. Ils ne lui ont pas laiss� dormir.

Ne lui demandez pas trop de questions.

Nous ne sommes pas la police.

Nous avons toujours �t� les

deux c�t�s oppos�s. Je ne comprends pas pourquoi vous me soutenez. C'est une

question de principe,

John. Ils m'ont

trait� comme un criminel,

en essayant de me faire confesser quelque

chose. Et vous n'avez vraiment rien � confesser ? Mon p�re

est tomb� dans une trappe. Qu'est-ce qu'elle s'appelle ?

Gail Kimberly.

Elle lui a donn� un tr�s petit dossier d'un match su�dois.

Trois pages qui demandaient le cas de Smuss. Mais c'�tait tout de la banale information.

Une copie-paste d'une page internet. Mais... Je me suis

rendu compte que j'avais bris� la loi.

Je devais avoir rapport� le rendez-vous. Ne pas d�clarer

un rendez-vous, c'est un erreur, mais... �a ne justifie

pas le dismissal. Mais puis cette fille,

Kimberly, a dit qu'elle avait un deuxi�me rendez-vous avec lui et qu'il allait nous summer

de Malta. Et maintenant, ils accusent mon p�re de demander de changer sa directive en

faveur d'Osmos. Mais c'est une blague. Il n'y a jamais eu de deuxi�me rendez-vous.

Calme-toi.

Qu'est-ce qu'il y avait dans la directive ?

Quelle est votre connaissance sur

le contr�le du tabac ? Pas grand chose. Quand une personne commence � fumer avant

l'�ge de 15 ans, il y a une chance de ne jamais quitter et de

mourir de cancer. On ne peut jamais emp�cher un fumeur de fumer.

Mais nous pouvons pr�venir les g�n�rations � venir de commencer � fumer.

Son directif �tait historique. Un vrai coup � l'industrie du tabac.

Avec 75% d'infos de sant� sur le pack, �a signifie la mort du marketing.

Pour l'industrie du tabac,

c'est une perte de millions. Mais combien de vies

ont �t� sauv�es ? Les �tudes sont claires.

La croissance dans le monde de l'advertisement n'est pas la m�me chose que l'identification

du produit comme le poison l�thal que c'est. Au long

terme, notre objectif est d'avoir un pack plein.

Mais il n'aura jamais atteint

cela. �a fait trois messages qu'il vous laisse � Shultz. C'est quand m�me pas normal

qu'on n'entende pas le pr�sident du Parlement l�-dessus,

non ?

Tiens, il est l�, le papa Shultz. Attends,

regarde.

Regarde.

Voil�, �a a le m�rite d'�tre clair.

Regarde-moi �a.

Bon, je te laisse.

On se voit tout � l'heure.

Oui.

Mesdames et

Messieurs, le pr�sident de la commission Jos� Manuel Durao

Barroso.

Ils en ont encore pour long, l�. Le PPE reprend

la salle dans 5 minutes.

Salut Martine.

Bonjour. Dis-moi, est-ce que t'as re�u mes messages ? Ah, pardon, je n'ai

pas encore eu le temps. Non mais, est-ce qu'on a un vrai probl�me,

l�, avec cette histoire de Dali ? �coute, Jos�, je suis d�sol�, mais je n'ai

pas une seconde, on m'attend. Je t'appelle d�s que je

peux.

�coute, Jos�, des r�gles tr�s claires ont �t� mises en place et Dali ne les

a pas respect�es. Rien n'est clair dans cette histoire. Maintenant,

il faut laisser la justice maltaise faire son travail. La transparence,

c'est la base. Je demande pas la lune non plus. Mais le minimum, ce serait

quand m�me d'ouvrir une commission d'enqu�te sp�ciale. Je ne peux pas te suivre l�-dessus,

Jos�. J'aurai l'air d'�tre de parti pris. Et je ne peux pas

d�juger le pr�sident. Tu le sais bien.

Martine. La Commission doit rendre les comptes au Parlement,

point barre. C'est le principe m�me du fonctionnement d�mocratique. Et Barroso, je suis

d�sol�, il doit respecter la r�gle comme tout le monde.

Qui �tes-vous,

monsieur ?

Jos� Bov�, Europe �cologie. Ah oui, c'est vous.

C'est terrifiant, votre populisme. Que plus c'est pour un d�put�.

Pardon ? Mon quoi ? Vous m'avez tr�s bien

entendu. Ce qui alimente le populisme,

M. le Pr�sident, c'est votre autoritarisme. Et cette opacit� que vous entretenez

qui font na�tre les pires fantasmes du tous pourri chez les citoyens.

Merci pour votre cours de civisme.

On peut dire qu'� partir

de maintenant on va les faire chier. Mais alors

vraiment chier.

C'est Ivan Mikhalev. Il travaille avec nous � Malta aujourd'hui.

C'est un investigatif qui a rappel� que les policiers tentent r�guli�rement de nous

poacher. Nous avons des r�seaux.

Et vous faites un excellent eco-chambre � Bruxelles.

Bonjour. Un caf�, s'il vous pla�t. Rien pour moi, merci.

Regarde la pizzeria derri�re moi.

Tu vois le gar�on fat ? En rouge, � c�t�

du bar ? C'est Sylvain Zahmet, le boss.

C'est l'accus� principal de Dali. C'�tait son convoi

quand Dali marchait pour le district, il y a quelques

ann�es. Et l'un de ses bons amis, l'auteur de l'affaire.

Depuis les deux ou trois derni�res ann�es, il a vendu ses n�uds aux suites,

Olivier. Il y a une grande communaut� su�doise

sur l'�le. Beaucoup d'entre eux travaillent dans

les casinos. Et ils veulent le snus. Ils sont

addicts � �a. Tiens. Tu peux garder �a. Donc, il vend le snus ?

Il n'en fait pas grand-chose. Et o� s'ach�te-t-il ? C'est tout. En Su�de.

Du match su�dois. Les mecs qui ont sign� les complaints contre Dali.

Tu go�tes ? Non. Mets-le entre ta gomme et tes l�vres.

Un jour, plus d'un an auparavant, Zamit a d�jeun� avec des repr�sentants

du match su�dois. Et au cours de ce d�jeuner, il a affirm�

qu'il connaissait Dali bien et qu'il pouvait l'influencer pour changer

sa directive anti-fumeur afin de l�galiser Nus et d'ouvrir le march�

europ�en � eux. D�sol�, mais votre source est... Le match su�dois.

Nous avons leur email correspondant

� Zamit.

C'est vachement bon. Ah ouais ? Ah ouais.

After the lunch, Swedish Match hired a Maltese lawyer.

Ga�lle Kimballi. That's right. They paid her 5,000 euros

to contact Dolly. �a fait cher payer pour lui remettre trois pages.

Ah,

�a arrache. C'est d�gueulasse, �a. C'est horrible.

Excuse us. It's really awful.

Et le deuxi�me rendez-vous ? C'est suppos� se passer l�-bas,

dans le restaurant de Zamit. Mais Dali le d�nonce. Et vous savez quelle

est la preuve que la police a

? En th�orie, pas grand-chose. � part les accusations de Zamit et de Kimberly.

Donc c'est parole contre parole, quoi. Ouais, sauf que l�, ils sont deux contre

un. Vous savez ce que les scandaleuses appellent John Dali ici

? Johnny Cash.

Oui, il y a quelque chose d'autre. Pendant qu'Olaf

investigait le complaint, Dali a pris un voyage en Bretagne

vers les Bahamas. Par un jet priv�.

Vous pensez que Dali est culpable ? C'est trop t�t

pour le dire. Vous ne pensez pas que c'est une trappe ? Tout est possible.

Nous investiguons encore.

Franchement, avec son exp�rience politique, je vois mal Dali

s'acoquiner avec le pizza�er du coin pour taper 60 millions.

Pardon, mais cette histoire de retour au Bahamas, je trouve �a archi suspect.

M�me si Dali �tait coupable, c'est pas �a le probl�me. Le probl�me, c'est Barroso.

Il doit respecter la r�gle de droit, point barre.

Je tape comme un flic, moi. Cl�mence, tu veux pas t'y coller,

me googoliser sur ce match

? Googoliser ? Voil�, tu tapes

celui que je matche, on descend

sur les conseils d'administration apr�s, on regarde combien ils sont, on prend les

noms et puis on v�rifie tous les CV et on recoupe. On va gratter

l�-dedans. Sarkozy, je sais pas ce qu'il lui avait pris, mais il avait mobilis� tous

les gendarmes de la r�gion. Et quand je dis tous, c'est tous. Et comme je

les connaissais tous, ils �taient g�n�s parce que c'�tait disproportionn�. Ah oui,

non, il a fait venir un h�licopt�re aussi, qui a atterri au milieu du plateau,

au milieu de mes moutons, �a a foutu un bordel sans long. Donc il y

avait un h�licopt�re, dix fourgons, deux cents gendarmes. Je sais pas, ils croyaient que j'�tais

Jacques M�rine ou quoi. Ils avaient aussi cass� toutes les vitres.

Et l�, c'est Gislaine qui �tait pas contente. Ouais, ouais, ouais, tout � fait.

Et tout �a, c'�tait pour le d�montage du McDo, c'est �a ? Non, c'�tait un

fouchage. Donc j'avais fait d�j� une partie de la peine, apr�s c'�tait une partie de

la peine. Donc c'�tait compl�tement stupide parce que j'allais y retourner de toute fa�on.

Et � ce coup-l�, j'ai pris 18 mois. 18 mois ? M�me � vrai,

j'ai fait que 3 mois.

Au d�but, je cranais, je faisais le malin. Je m'�tais fait des potes en prison,

tout allait bien. Et petit � petit, tu te rends compte que c'est en train

de te casser en deux. Au bout du compte, c'est eux qui ont gagn�,

parce que j'ai plus du tout envie d'y aller.

Bonsoir. Tiens. Gail Kimberley,

la femme qui a rencontr� Dali, a travaill� au service l�gal de la commission jusqu'�

l'ann�e derni�re. C'est l� qu'elle aurait rencontr� Gabriel Sohn, qui lui aussi, avant de

travailler � la Solis Match, travaillait � la commission comme chef de projet.

Ouais. Revolving door.

�a veut dire quoi ? C'est le principe des portes d'h�tels qui tournent. Tu travailles

au sein de l'institution, au profit de l'int�r�t g�n�ral, tu te fais draguer par les

lobbies... Et � la fin, tu passes de l'autre c�t�. Voil�. C'est �a.

On a le droit ? Bienvenue � Bruxelles. Non, il y a des structures

qui s'occupent des conflits d'int�r�ts. Les comit�s d'�thique. Les comit�s d'�thique.

Ah, quand m�me, non ? Mais il n'y a pas... Bien,

Sam�lie. Qui ? Non, je suis toujours

� l'office. Bien s�r.

Oui, faisons �a. Faisons de la folie et prenons

un verre. Non, d�sol�. Je vous rejoins ?

Bon, les amis, d�sol�, je dois vous laisser.

Je suis attendu dans un cocktail au Parlement. Je croyais que nous, on n'allait pas

dans les cocktails, que c'�tait pourri de lobbyistes et tout. Non, l�, c'est pas pour

le boulot. C'est perso.

Je n'aime pas le travail dur, mais travailler avec Jos�, c'est si fatiguant.

Pour de petits r�sultats, c'est tr�s frustrant. Et maintenant, il a une nouvelle obsession avec

Dali. Au moins, quelqu'un s'en soucie. C'est bien.

Non, ce n'est pas bien. Il joue � Donkey Short

de nouveau, mais �a ne va nulle

part. Personne ne s'int�resse � Dali.

Il a l'air tellement coupable. Tu deviens

cynique. Je pensais que tu pr�tendais �tre sarcastique, mais que tu avais

toujours des espoirs et des valeurs.

And now, when I look at you, I realize that you're not just

playing the loser, you really are losing.

Is that why you dumped me? I didn't dump you,

Fabrice. I waited

for you to make a move, but you never did.

But to me, Je pensais que c'�tait juste une affaire

pour vous. Je n'ai jamais eu �a avec

quelqu'un avant. Ce qu'on avait, c'�tait... Je sais

ce qu'on avait. Pourquoi pensez-vous

que Dali est culpable ? Je ne sais pas.

J'ai rencontr� le gars.

Et Malta, �a sent, tu sais.

Quand je t'ai rencontr�e,

tu avais confiance.

Tu dois

trouver ta haine, Fabrizio. Dali a �t� appel� � �tre �limin� deux jours avant que

Barroso re�oive le rapport d'Oliver.

Barroso n'a pas lu le rapport ?

Comment tu sais ? J'ai pens� que mon travail �tait

important, que j'avais de l'impact. Mais personne ne m'a vraiment

int�ress�e. Parfois, les gens parlent devant moi comme

si j'�tais transparente.

Il y a encore une chose. Le secr�taire g�n�ral savait tous les ins et outs

de l'affaire avant de recevoir le rapport. Il savait d�j� tout.

M�me avant que les su�dois complimentent.

Mais qui l'a dit ?

�a va ? Vous �tes d�j� engueul�s ? Je viens d'avoir

des infos. Je crois que t'avais raison.

C'est peut-�tre bien un coup mont�. Le secr�tariat

g�n�ral a �t� pr�venu avant la plainte � Lolaf.

Parlez-moi, pensez-vous que John Daly est la victime

de la conspiration ? On ne sait pas. L'unique chose dont on s'inqui�te,

c'est le fonctionnement de nos institutions. Oui, exactement.

Nous devons nous d�placer, nous devons quitter cette situation o� la Commission

pense qu'elle est au-dessus des lois et m�me au-dessus de la d�mocratie. En tant que

parlementaire, nous avons le droit et la responsabilit� de contr�ler.

Non, mais alors, le Dalygate, il serait peut-�tre temps de laisser M.

John Daly tranquille pour regarder du c�t� de la Swedish Match, hein ?

En fait, le capital de Jos�, c'est sa notori�t�

m�diatique. Ouais.

Il se coule

le cocotier, il met la lumi�re sur le truc, et puis on attend que �a

prenne. L�, tu penses que �a peut prendre ? Parfois �a vient, parfois �a

vient pas. Parfois deux jours apr�s. Parfois trois

ans, parfois jamais. C'est super encourageant.

Je termine mon stage dans trois semaines.

On fait quoi, nous, avec �a ? Avec �a, tu peux tenter

une question parlementaire. Je crois que j'ai

trouv� un truc.

J'ai descendu plein de CV hier soir. Alors, il y a bien un comit�

d'�thique qui conseille le pr�sident dans les cas o� des membres de la

commission trouvent un nouvel emploi dans le secteur priv�. Et le type

� la t�te du comit� depuis 2009 s'appelle Michel Petit. C'est un ancien fonctionnaire de

la commission, mais aujourd'hui, c'est en tant qu'avocat dans le priv� qu'il pr�side le comit�

d'�thique. Ah oui ? Mais en plus, devinez ce

qu'il fait dans le priv�.

Du rock fort ? Sur le Larzac ? Non.

Du lobbying pour Philippe

Maurice. Ah oui, monsieur confit d'int�r�t en plein confit d'int�r�t.

�a, c'est un truc pour nos potes de CEO, �a. C'est quoi, CEO ?

C'est une ONG. Qui traque les confits d'int�r�t.

Yes. Oh, she said that.

Wow. But to who she said that

?

Really ? Et vous avez

une source pour

�a ? D'accord. Merci. Au revoir. J'ai r�serv� le d�ner. Je crois qu'il faut attendre.

Je viens d'avoir les mecs de Malta Today. Ils nous envoient des �l�ments nouveaux sur

Gail Kimberley.

Swedish Match

organise une r�union de formation sur le snus. �a le sent neuf. T'as lu les

vex�s ? Le snus a �t� fabriqu� et utilis� en Su�de depuis 300 ans.

Nous repr�sentons un produit bas� sur la tradition culturelle.

Nous repr�sentons aussi un produit bas� sur la qualit�.

Donc, en Su�de, seulement 8% des hommes

fument, mais 40% utilisent le snus. Nous avons

l'un des cas de cancer le plus

bas au monde, la mortalit� le plus bas li�e

� la fum�e. Et cette �tude montre que le snus est 95%

� 99% moins risqu� que les cigarettes.

Oui. Fabrice Portal, assistant to

MEP Jos� Bov�. How addictive is snus?

Is it easy to stop?

The honest answer is that it's just as addictive as smoking.

And believe me when I say, if I could stop using snus right now,

I would. But impossible. No, all jokes aside,

if you want to quit smoking, we honestly think that snus offers an

excellent opportunity. And it's probably the best option available

on the market. At least the Swedish market. So which brings

us to the last page, if you will.

Excuse me, sir. Ils ont dit �

manipuler �. Maintenant, il faudrait savoir par qui. Et vous

avez r�pondu quoi ?

de faire une demande de rendez-vous officielle.

Alors l�, t'appuies l� et c'est bon, �a enregistre. Donc l�, c'est bon.

Et �a dure combien de temps ? Tant qu'il y a de la batterie,

�a marche. D'accord. Tu me pr�pares celui-l� ? Ok. Je vais

le mettre l�. Voil�. C'est pas un

vieux sage qu'on apprend � faire des games. Tiens, l�ve-la.

Hello, I'm Jos�

Bov�, welcome. I think you know Fabrice

and Cl�mence. Have a seat please, sit down.

Thank you. Do you want to drink something?

Some water would be lovely, thank you.

Merci d'�tre venu.

Merci d'�tre venu.

D'abord, j'aimerais dire...

Normalement, je n'ai jamais rencontr� le lobby de la tobaco.

Donc aujourd'hui, je vous rencontre non pas comme lobby, mais pour parler

de l'affaire Dali. C'est bon ? Oui. OK ?

Merci. Et pour �viter les...

Comment se dit-on ? Les quiproquos, les zones de flou ?

Pour �viter des probl�mes,

j'ai inform� tout

le monde de cette r�union. Tous les MEP,

tous les 700... 705. Tout le monde sait que vous �tes l�.

Et j'ai aussi envoy� un mail � M.

Barroso et � M. Kessler, vous savez,

Olaf. Et pour terminer,

et pour �tre tr�s clair, j'aimerais, avec votre permission,

enregistrer cette conversation. C'est bon pour

vous ?

Oui.

C'est bon, merci.

Voil�.

Regardez, nous sommes

une petite entreprise su�doise. Nos co�ts ne sont pas les

m�mes que ceux des grands tobogganists. Oui, mais en quelque

sorte, tu es un peu Philippe Maurice. Pas vraiment. Mais il y a eu un

joint ventre en 2009 entre toi et Philippe Maurice, ce qui

signifie que Swedish Match et Philippe Maurice, c'est un peu...

C'est la m�me chose partout aujourd'hui. L'industrie du

tabac se dirige vers les produits de Smoker. Ils sont le

futur, mais nous sommes toujours une petite entreprise. Nous vendons des matchs et

du snuff traditionnel. Oui. Pour moi, le meilleur,

c'est toujours le meilleur.

Donc, tu as travaill� pour la commission

? Oui. Et c'est l� que tu as rencontr� Gail Kimberley

? Oui, on s'est rencontr�s � Bruxelles,

mais Gail est un bon ami de ma femme. C'est toi qui

l'a employ�e, n'est-ce pas ? Oui. Et tu la

crois ?

Regarde,

je peux te dire ce qui s'est pass�. Donc, Gail m'a appel�.

Elle avait un peu de panique apr�s ce deuxi�me rendez-vous et

elle m'a demand� de venir � Malta. Une fois l�-bas, elle nous a

dit que M. Dali �tait pr�t � intervenir, mais qu'il demandait

une compensation. Et puis, tout d'un coup, Sylvio Samet s'est r�veill�.

Nous �tions � son restaurant et il nous a racont� la m�me histoire,

mais en ses propres mots. Et il a

sp�cifi� l'amount. C'est environ 60 millions. 60 millions. Au d�but,

comme toi, on pensait que c'�tait une blague. Vous �tiez

l� aussi ? Oui. Ce monsieur de l'examen �tait

tr�s convaincant. Il a parl� au nom de

Dali, en l'appelant mon boss. Et il avait beaucoup

d'informations sur notre entreprise et Snooze. Et le processus l�gislatif.

Il nous a dit que l'argent devait �tre transf�r� directement � monsieur Dali.

Vous voyez maintenant qu'on n'avait pas de raison de ne pas y

croire. Et bien s�r, on a pens� qu'on devait rapporter cette histoire

aux autorit�s appropri�es.

C'est pourquoi vous �tes ici. C'est pour vous justifier. Nous avons

de nouvelles informations sur Kimberley.

D'accord.

Nous avons acc�s � de nouveaux �l�ments de Malta

qui n'ont pas encore apparu dans la presse.

Votre amie Guillaume t'a menti.

Elle a pay� � Zamit 3

000 euros des 5 000 que vous lui avez donn�s.

C'est le record du

transfert.

Qu'est-ce si c'�tait elle qui a emprunt� � Zamit ?

Regardez, elle a m�me envoy� un mail

� lui. Et l'idiote a m�me oubli� de retirer l'information de l'acc�s. Regardez. Alors ?

Qui manipule qui ?

Oui.

D'accord. Je sais que Ga�l nous

a menti. Et que M. Dali n'�tait pas au deuxi�me rendez-vous.

Excusez-moi.

Parlez.

C'est tr�s important pour l'Europe,

ce trial. Je vous remercie tous. Prochain point de presse,

la semaine prochaine. Michel.

Michel. Ah oui. Deux coll�gues d�put�s

voulaient en profiter pour faire une d�claration � propos de

la suite. Certains coll�gues ont une annonce

� faire concernant l'affaire Dali. Nous avons en effet

un revenu. Des revelations qui feront tomber sur le

scandale autour de l'affaire Dali.

Revelations qui sont directement provenant du

match su�dois. En deux

mots, nous venons de d�couvrir que le deuxi�me rendez-vous, c'est-�-dire celui

qui a incrimin� M. John Daly, en r�alit� n'a jamais eu lieu.

Donc, il n'y a pas eu de deuxi�me rendez-vous. M. John Daly n'a pas eu

de deuxi�me rendez-vous, parce qu'il n'y a pas eu de deuxi�me rendez-vous.

Madame ? J'ai juste re�u un message en texte.

Pr�sentez-vous, s'il vous pla�t. Lauren Holmes,

Europolitics. Ok, allez-y.

M. Paulson, un ex�cutif du match su�dois, le d�nonce.

D'accord.

Alors... C'est ce

que M. Gabrielson, du match su�dois, nous a dit hier. Depuis quand avez-vous

connu �a ?

Depuis qu'on

a parl� � l'investigateur Oulaf. Ils m'ont dit

que Kimberley avait corrig� elle-m�me. Et qu'elle

avait la lumi�re sur

le deuxi�me rendez-vous. Que peut-�tre

qu'il n'y avait

pas de deuxi�me rendez-vous. Alors pourquoi

tu n'as rien dit ? Regarde. Olaf et la police maltaise m'ont fait

tr�s clair que c'�tait d�trimental pour leur enqu�te.

C'est un camouflet pour la pr�sidence de la commission, mais une accusation

tr�s grave contre le LAF. Parce que s'il n'y a pas eu de deuxi�me rendez-vous,

o� sont les charges contre M. John Daly ?

C'est le scoop du jour. L'Olaf, le FBI europ�en, aurait fait

pression sur un t�moin pour le faire taire � l'occasion d'une conf�rence de pression.

Nous demandons la d�mission imm�diate de M. Kessler, directeur g�n�ral

de l'Olaf. C'est inadmissible qu'un enqu�teur fasse

de tels mensonges et reste en fonction.

Ah, Mr. Kessler. C'est gentil de nous

donner enfin l'honneur de votre pr�sence.

Merci beaucoup.

Bienvenue, Mr.

Kessler.

Prenez votre

assiette. Vous �tes ici devant le comit� de contr�le budg�taire pour r�pondre � quelques de

nos questions sur l'affaire Dali. Oui, si je peux, je serai

heureux de r�pondre � toutes vos questions. Tr�s bien.

Alors, quand a-t-il commenc� la phase d'assessment

dans le cas d'Ali ? Cela je peux vous le dire parce que nous gardons

tous les records, soyons clairs.

�a a commenc� le 24 mai 2012, oui. Exactement. Et quand a-t-il termin�

? Et �a a termin� le 25 mai.

That's quite short, don't you think? It's not short. It depends. Every case

is different. There is not a rule. I wouldn't

say it's short. But do you know how long the assessment phases

usually are? No, I don't know. I cannot

really tell. I don't know. It's 1.7 months.

Congratulations. I didn't know that. How come you

questioned Miss Kimberley herself?

Le cas �tait assez s�rieux pour moi d'y faire attention.

Mais selon les textes officiels, votre r�le est

de garantir l'impartialit�

d'une enqu�te. Il n'y a pas de

circonstances pour vous d'intervenir personnellement. Mais en tant

que directeur g�n�ral d'Olaf, je suis

celui qui signe les enqu�tes.

C'est pas fou d'avoir

demand�.

C'est dans l'autorit� du Comit� de

contr�le budg�taire d'interviewer le match su�dois, Mr. Kessler.

C'est notre mission d'assurer la fonctionnement correcte de nos institutions

ici. Peut-�tre. Mais avez-vous beaucoup

plus de questions pour moi ? Oh, oui.

Assez. Pourquoi John Daly a �t� appel� � �tre saign� avant que

le pr�sident Barroso ait re�u et lu le rapport d'Olaf ? Je ne peux pas

r�pondre � ces questions parce que je ne suis

pas le pr�sident Barroso, vous voyez ? Vous devrez l'appeler.

C'est des centaines et des centaines

de millions de euros de gagnants. Un homme a �t� cass�, et ce n'est pas

un ami politique, parce que M. John Daly n'est pas quelqu'un de fr�quent en

dehors de cette affaire. Pour autant, la dignit� de cette personne a �t� fracass�e.

Alors ? C'est quoi la grande nouvelle ? Le rapport de l'Olaf a fuit�.

Quoi ? Il para�t demain dans Malta Today. Mais c'est �norme !

T'en molles pas, il est vide de chez vide. Ah bon ? Ce qui �tait

en secret, c'est qu'il n'y avait rien dedans. Oui,

totalement vide, John. C'est pour �a qu'ils l'ont cach�. Mais maintenant,

tout le monde sait que l'Olaf �tait sur une mission pour vous faire

croire. C'est ce que je t'ai dit. Ils m'ont tu�. Ils n'ont

pas de scrupules. Oui.

Monsieur le Pr�sident, la d�mission de John Daly �tait-elle v�ritablement justifi�e

? Ecoutez, M. Dali n'a pas r�pondu aux crit�res du code de conduite

des commissaires europ�ens. Il se devait de d�missionner. Mais quels crit�res

exactement ? Non, parce que... S'il s'agit de

rendez-vous non d�clar�s, votre cabinet et le secr�taire g�n�ral ont

�galement des rendez-vous non d�clar�s avec les industriels du tabac.

M. le Pr�sident ? M. le Pr�sident, allez-vous r�pondre

� la convocation par la commission du contr�le budg�taire du Parlement ? S'il vous pla�t,

madame. Vous ne trouvez pas qu'il y a un certain nombre de questions qui sont

soulev�es suite aux r�v�lations r�centes de Swedish Match ? Je f�licite

les parlementaires et notamment M. Bouvier pour leur d�couverte.

Gr�ce � eux, les inqui�tudes romantiques qui ont valid� un mensonge ont d� d�missionner.

Pour le reste, M. Dali est toujours mise en analyse � main. Pouvez-vous nous r�pondre

sur ce deux poids, deux mesures et sur les rendez-vous non d�clar�s ? Laissons l'agent�

faire son travail. M. Barroso ! Il ne veut quand m�me pas s'en tirer

comme �a ?

Je passais par l�. D�sol�. Fabrice.

Tu peux me laisser les bouquets ? Ils sont tr�s belles, les fleurs.

Sinon, tu vas faire quoi avec ? Sinon, je vais les �clater par

terre. Les pi�tiner, alerter tout le voisinage, et attendre

que le gardien de l'h�tel n'en devienne rien. Je n'en m�rite pas.

J'ai juste �t� tir�e.

Quoi ? Ma p�riode de trial �tait...

C'est d�gueulasse.

They're beautiful.

Au revoir. � la prochaine.

On a compte. On se voit � Strasbourg.

Papa Schulz enterre l'id�e d'une commission d'enqu�te.

Ce n'est pas une surprise. Le rapport de Lola fait sortie, il ne va plus

se passer grand-chose.

On a fait tout �a pour rien ?

Non. Non. Dalin va pouvoir se d�fendre.

C'est �a, l'essentiel. Ce n'est

pas Dalin le plus important, c'est la justice. Barozo et

Kessler sont pas inqui�t�s, alors qu'ils devraient avoir une proc�dure p�nale. T'es une

vraie gauchiste, toi. Bah quoi

? Tu veux �craser ton adversaire, le battre � pleine couture.

C'est pas �a, la d�mocratie. Y a eu mensonge.

Ils ont cach� plein de trucs, �a peut le complot. T'es d'accord,

non ? Comment tu fais pour identifier les donneurs d'ordres ? Qui tire

les ficelles ? Qui a pr�venu Barozo ? Faut continuer � chercher.

On

n'aura jamais

de preuves. Salut.

Attends, on va pas se dire au revoir comme �a, on va se dire au

revoir correctement. Tu passes le voire � ton prochain stage.

Pour quoi faire ? �a sert plus � rien.

S�rieusement ? Vous allez pas le l�cher comme �a

? Qu'est-ce que t'as ? On a perdu une bataille, on a pas perdu la

guerre non plus.

Faut pas prendre ces choses-l� comme �a trop personnellement. Mais c'est personnel si on y

croit. Non ? Si. Non, non. Faut choisir

ses batailles, c'est tout. Si on prend trop de coups, on n'est plus l� pour

les combats pourtant. C'est bien l'excuse de l'�ge,

�a.

Vous vous en foutez de la justice ? Alors la r�ve

de droit, vous avez que �a � la bouche, mais �a cause des gens comme

vous, que Barozo et les autres gagnent toujours � la fin.

Sous-titrage ST' 501

Hein ? Tu sais pourquoi il refait les m�mes amendements � chaque fois ?

Excuse-moi, je suis hyper focus, l�.

Pardon.

C'est pas plus simple si je le r�dige moi-m�me ? Non, non, �a, c'est mon

boulot. Juste stabilote-les d�s que tu trouves un doublon.

OK ?

�a va

? C'est le m�me filtre qu'il y a, l� ? Il a deux jours,

au moins, celui-l�. Pourquoi t'as pas mis un sopalin ? Parce qu'il y

en a plus, non plus. Excusez-moi, mais de

toute fa�on, je crois qu'on a tous �t� tr�s occup�s.

C'est �a, le probl�me. On bosse trop. On hi�rarchise pas. Faut se ressaisir.

Je repique pas du PQ au Parlement comme la derni�re fois.

Il en reste d'ailleurs ? C'est vrai, il y en a 3 qui arrivent �

faire les courses ce soir, et puis c'est bon.

J'ai un d�j qui va durer, je repasserai pas cet apr�s-midi. Tu mettras bien tout

sur mon bureau avant de partir ? C'est fait, j'ai tout pos� l�.

Merci. Bon week-end. Ouais, � lundi.

Fabrice ? Je te

d�range pas ?

Non. Je peux t'aider

? Je sais que tu vas prendre pour une folle, mais je crois que je

trouvais un truc sur le tabac.

Enfin, j'en sais rien encore. Pour l'instant, c'est juste une intuition,

quoi. Tu sais... Je suis d�sol�,

Cl�mence, mais... T'as dit, c'est fini,

maintenant. Tu sais, on est l'assistant parlementaire,

nous. Enfin, on n'est pas enqu�teurs, quoi.

Excuse-moi.

Bonne soir�e. Salut, Cl�ment. Bon week-end.

Bonjour, vous �tes bien sur la messagerie de Jos� Bov�.

Laissez un message et je vous rappellerai d�s que je peux.

Du coup, fraise, banane. Moi, j'aime pas la

banane. J'aime pas la banane.

T'as vu quand t'aimes

pas la banane ? Non. Attends.

All� ? All�, c'est Jos�.

Oui, j'y vais. Je te d�range pas ? Non,

pas du tout. Pas du tout. Dis-moi, j'ai pas bien compris ton mail.

Pourquoi tu m'envoies ce truc de Washington ? Attends juste.

Parce que c'est l�-bas qu'ils ont port� plainte contre Philippe Maurice. C'est normal, c'est une

bo�te am�ricaine. Tu peux me r�sumer tout depuis

le d�but ? Ouais. Alors en gros, en 2000, Philippe Maurice se serait fait prendre

la main dans le sac par l'Olaf, en train d'�couler ses propres cigarettes sur le

march� noir avec les mafies albanaises. Bah tiens, pourquoi il se priverait ?

Apparemment, c'est un gros truc. Du coup, l'Olaf et une dizaine de pays membres

ont port� plainte aux �tats-Unis. Sauf qu'apr�s de longues n�gociations,

Philippe Maurice a conclu un accord avec la Commission europ�enne pour �viter les poursuites.

Et c'est l� que �a devient int�ressant. En 2004, ils ont pass� un sort

de settlement avec Philip Morris, qui s'est engag� �

verser de l'argent � la commission et � collaborer avec l'OLAF.

Tu parles, c'est int�ressant. Et tu peux me l'envoyer, c'est d'accord ?

Je peux pas te l'envoyer, justement. C'est �a, le probl�me.

J'ai cherch� dans tous les sens, impossible d'avoir plus d'infos.

�a a l'air tr�s opaque.

T'as raison, il faut tirer le fil. Bah oui, je pense

aussi. �a veut dire que tu vas venir nous dire bonjour la semaine prochaine

? Ouais. Bon, salut Jos�.

Salut Cl�mence.

�a va

? Allez viens.

Je n'ai aucune id�e de ce que c'est. Un accord de 2004 sur le march�

ill�gal.

C'est �

l'OMS qu'il faut aller. Avec la convention cadre anti-tabac, toutes les

ONG sont l�-bas.

Les organisations criminelles trafiquent des cigarettes.

g�n�rant des profits sur le march� noir pour financer l'activit� criminelle et terroriste. Environ 600

millions de cigarettes ill�gales sont vendues par an. Les fabricants et les vendeurs

l�gaux perdent de l'argent. Les gouvernements et les imp�ts sont rob�s de 40 � 50

millions d'euros

par an. L'argent qui pourrait �tre utilis� pour les services publics, pour financer nos �coles

et aider les communaut�s

locales En rejoignant nos

forces, l'industrie l�gale, les gouvernements, les agences de l'ordre et

la soci�t� civile, nous pouvons �liminer le trafic ill�gal. Ensemble, nous pouvons arr�ter

les cigarettes du march� noir. Quelle merveilleuse

pi�ce de propagande.

Big Tobacco a clairement r�ussi � convaincre Interpol et Olaf

que l'industrie est la victime de l'illicite commerce.

Mais ne faites pas de erreur. Ce n'est pas la victime.

C'est le vendeur principal.

Depuis 1989, des millions de documents prouvent que l'industrie

de la tobacco a volontairement collabor� avec des organisations criminelles.

m�me jusqu'au point d'organiser le march� en son propre int�r�t.

Merci beaucoup. S'il vous

pla�t, expliquez-nous comment vous planifiez de combattre le march� ill�gal

sans l'aide

de l'industrie. C'est tout simplement impossible. Ils ont organis� le march�, et ils

le feront toujours. On cherche

� avoir acc�s � un accord qui

aura �t� sign�

entre la Commission et Philippe Maurice. En 2004. Nous aussi on aimerait bien y

avoir acc�s, �a fait des ann�es qu'on demande. Vous avez fait quel type de recours

? On a � peu pr�s tout tent�. Mais pour les ONG, c'est circul�,

il n'y a rien � voir. Dites � votre d�put� d'aller voir l'OLAF.

Il aura peut-�tre plus de chance que nous. Vous avez pas une petite id�e de

ce qu'il y a pu y avoir dedans ? Dans le d�tail, non, mais en

gros, c'est depuis cet accord qu'ils instrumentalisent l'OLAF.

C'est-�-dire ? Oh,

c'est une vaste blague. Ils veulent former les douanes � rep�rer

la contrefa�on, sauf que les fausses cigarettes ne repr�sentent que 15% du

march� noir. Le reste, c'est eux. Ce sont leurs propres produits

� bas prix. En fait, ils cherchent � driver l'OLAF pour

�liminer la concurrence de la contrefa�on et garder la main sur le march� ill�gal.

Comment Philippe-Maurice a pu obtenir un tel accord, � votre avis ? Pourquoi Philippe-Maurice

? Ah mais il n'y a pas que Philippe-Maurice, il y a tous les

autres aussi. Et c'est qui les autres ? Les Big Tobacco,

tous. Japan Tobacco, British American Tobacco, Imperial Tobacco.

Apr�s la signature du premier accord avec Philippe Maurice,

ils ont rappliqu� un par un en tendant les poignets pour qu'on leur mette

les menottes. Ils ont jur� qu'ils arr�teraient le trafic

ill�gal s'ils pouvaient signer � leur tour

le m�me accord avec la Commission.

Et voil�. Bonjour, bonjour. Vous aurez au

moins appris quelque chose.

Tenez-moi au courant. Listen, since their convictions, the most important figures

in the tobacco industry have been collaborating actively with

Olaf in the fight against trafficking. That's what the agreement is

about. Wonderful. So, let us read it. I cannot do that.

What exactly do you have to hide? Sorry, but it's not a matter

for public opinion. But we are not public opinion.

We are the parliament, or what? Yes, but there is a confidentiality

issue that is inherent with this type

of agreement. Really. Why? It's a

legal issue, Jos�. Because this is private commercial

data, Jos�. � Ceci doit �tre

gard� secret parce qu'il peut avoir un

prix tr�s �lev�, m�me si nous voulions We

have no legal way of making it public.

I'm sure you regret it, of course. Yes, indeed. A lot.

Tu vaux la malle partout, Jos�. Un financement l�gal, ce n'est pas

de la corruption. On peut aussi voir �a comme une sorte de taxe sur

le tabac au profit des institutions. Exactement.

Oui, oui. Pardon, mais un accord de secret, c'est pas

exactement une taxe. Non, et ce que �a veut dire, surtout,

c'est que les int�r�ts financiers du tabac pr�valent sur l'int�r�t g�n�ral des citoyens.

Voil� ce que �a veut dire. C'est pas normal qu'on n'ait pas d'objet.

Martine, c'est vrai que nous, on devrait quand

m�me y avoir acc�s.

On les a eu � mesure. Je vais avoir

droit � un slot d'une heure dans une des reading room de la commission.

S�rieux ? Oui. Mais, apr�s avoir sign� un accord de confidentialit�,

je n'aurai pas le droit de divulguer quoi que ce soit dans la presse,

ni d'en parler � personne. Donc, il ne faudra plus me poser de questions.

D'accord ? Je compte sur vous l�-dessus. Tu parles � foutre de gueule.

Quoi camarade ? C'est la d�mocratie ou c'est pas la d�mocratie ? Je suis quand

m�me pas accept�e.

Vous n'avez pas envie de savoir ce qu'il y a l�-dedans ?

Je vous laisse lire et signer le contrat de confidentialit�.

Vous aurez tr�s exactement 60 minutes de consultation � partir de...

maintenant.

Bonne lecture.

Qu'est-ce qui se passe ? Il a jet�. Douzi�me,

APC 5.

Alors ? L�, on termine avec Michel. La commission ne tournait

pas facilement ? Ils n'allaient pas mettre au fer.

Qu'est-ce que �a raconte ? Que �a ressemble � un contrat de

business entre deux entreprises.

Maurice engage � collaborer avec l'Olaf et a effectu� des versements � la commission.

Ils disent combien ? Un seul document s'est censur�.

J'ai trouv� l'imp�t au budget. 1,2 milliard sur 12 ans.

C'est seulement pour Maurice. Les autres, tu peux multiplier par 4.

Ils sont tranquillement pay�s la Commission europ�enne. Maintenant, on a le mobile.

Vous faites sauter d'Alice, sinon on coupe nos financements.

Et vous avez vu le nom du directeur du service r�gal de l'�poque ?

Non. Les gars, c'est le premier truc que j'ai regard�, moi. Il faut toujours

regarder

qui signe. Je vous laisse, parce qu'il y a Papa Schulz qui arrive et il

a l'air tr�s col�re. Tr�s tr�s col�re. Je vous laisse, � tout � l'heure.

Alors ? Michel Petit.

Martin, tu r�alises l'image que tu donnes des parlementaires

? Oui. Tu te doutes bien que tu es convoqu�

par le secr�taire g�n�ral ?

Oui. Tu es quand m�me conscient que s'il y a quoi que

ce soit qui sort dans la presse, tu vas �tre poursuivi ?

M. Conflit d'int�r�ts. Il bosse pour quel cabinet,

lui, d�j� ?

Click for Chance.

Petite. Il est o�, le rapport de l'AF

? Il est l�. Tiens.

Mais on savait que Petit �tait au fonctionnaire � la commission avant de travailler avec

Philippe Maurice. Du coup, c'est normal qu'il ait sign�, non ?

Ouais. C'est moins normal qu'il soit encore pr�sident du comit� d'�thique. Attends, il y

est plus, quand m�me ? Si. Il �tait reconduit en d�cembre.

Mais c'est quoi, cette baraque ? �a, �a arr�te jamais, quoi. Le probl�me, c'est pas

les institutions. C'est ceux qui les font. Ce que tu disais tout

� l'heure, l�, Jos�, sur les versements non cibl�s, �a veut dire quoi ?

C'est que c'est pas affili� � la lutte anti-tabac. La commission peut refaire ce qu'elle

veut dans son budget. Y a pas int�r�t � les perdre.

Putain, je l'ai. De l'avoir rat� tout � l'heure, �a fait tilt.

Tiens, regarde ce que dit ce mec, l�. Fr�d�ric Palson. En bas, l�. Ligne et

ligne. Palson, c'est un boss de Swedish Match ? Ouais. Dis ce qui

est �crit en bas, l�.

Attends. Le cabinet Clifford Shanks a inform� le secr�tariat g�n�ral de la

commission... de l'attentative de corruption ?

Ouais, sauf que c'est con, l�. Ils l'ont fait plusieurs semaines avant la plainte �

Lolaf. Et Clifford Shanks, c'est Michel Petit. Depuis le

d�but, on sait qu'ils ont �t� inform�s en amont. Maintenant, on sait par qui.

Alors ? T'as gard� mon tableau

? On sait d�j� que c'est Michel Petit qui a r�dig� et sign� l'accord de

2004. Il est � la fois l'avocat de Philippe Maurice

et celui de Swedish Match. Et il connaissait s�rement

Kimberley ? Qui travaille dans son service

? Il est au c�ur de la commission.

Il est en lien direct avec Barroso. Putain,

t'as raison. Petit et de la pi�ce manquante.

Celui qui relie tous les autres. Exactement. Et s'il a

inform� le secr�tariat g�n�ral avant l'OLAF,

ils ont clairement pu orienter l'accusation.

Mais c'est toujours pareil, l�. Il nous manque une preuve,

non ? Une seule.

que c'est bien Michel Petit, en personne, qui a pr�venu la commission.

Hello ? Mr. Gabrielson ? Yes ?

Hi, this is Mr. Jos� Bov�.

I'm sorry.

I can't talk to you. Can I call you back later, please ?

Excusez-moi, j'ai juste une question. Une seule question. C'est � propos de votre sup�rieur,

Mr. Palson, et de Michel Petit, votre avocat.

Je suis d�sol�, Jos�, je ne peux pas.

On l'aurait essay�.

Bon, sur ce...

Merde,

il est

o� ? C'est lui ! Il vient te laisser un message !

Et comment tu veux

qu'on le retrouve, l� ?

Paris-Bonneuf ?

Et Utrecht ou A12 ? Utrecht ? Mais qu'est-ce qu'il aurait foutu � Utrecht ?

Regarde l�. Et l�, sur la deuxi�me photo, il est immense.

�a se trouve qu'il y en a qui mangent, non ? Mais il faut y

croire ! On est s�rieux !

C'est bon.

J'ai un doute. J'ai un doute sur lui. C'est lui !

C'est lui ? Apr�s ! C'est o�

? Deuxi�me all�e !

L� !

L� ! Je crois que

je le vois ! Il parle en quatre minutes

! Il est forc�ment mont�.

Non, en premi�re !

Bonjour

� tous. Je vous souhaite une bonne

soir�e.

Mr. Paulson. Hello. M. Jos� Bov�.

Je sais qui vous �tes, M. Bov�. Je n'ai rien � vous dire.

Pourquoi ? Vous avez des choses � cacher ? Absolument pas.

Je n'ai qu'une question � vous poser. �a prendra juste une minute. Laissez-moi tranquille.

Vous avez mis plus de trois mois pour d�poser une plainte aupr�s de l'OLAF pour

une tentative de corruption. C'est long, trois mois.

Qu'est-ce que vous avez fait pendant tout ce temps ? Vous avez envisag� de

payer ? Certainement pas. Alors pourquoi avoir attendu si longtemps

?

Est-ce que c'est vous qui avez demand� � votre avocat d'aller pr�venir le secr�taire g�n�ral

de la Commission avant de pr�venir l'OLAF ? Non. C'�tait lui-m�me qui l'a

contact�, pour savoir comment proc�der dans un cas comme celui-l�.

C'est bien Michel Petit, votre avocat

? Oui. C'est pas du tout ce qu'il nous a dit. Lui, il nous a

dit que c'est vous qu'il lui avait demand�. C'est ridicule. M. Petit est notre conseil.

Nous �coutons ses recommandations. Je crois que c'est normal.

Oui, c'est vrai. C'est logique.

Je ne vous dirai plus rien. Non. Je vous laisse tranquille.

Merci, M. Paulson.

Le ministre de la justice a �cout� notre r�v�lation avec amazement.

C'est un v�ritable scandale. C'est une honte pour Mr. Giovanni Kessler, le chef

de l'Olaf, qui a �t� personnellement impliqu� dans cette

enqu�te. Mais surtout, pour le pr�sident Barroso, il devrait

s'admettre. Mais peut-on parler d'une v�ritable conspiracie instig�e

par le lobby de tabac ? Eh bien, vous n'avez pas besoin de chercher dans

le lobby quand le lobby est � l'int�rieur. Maintenant, nous avons un vrai jeu

de Barroso.

L'argument que M. Petit a contact� le Secr�taire G�n�ral en

tant qu'officiel est inconcevablement

na�f. En plus, il est difficile

d'arguer que les activit�s de M. Petit en relation � ses

clients ne constituent pas un potentiel conflit d'int�r�ts.

C'est une premi�re dans l'histoire europ�enne. Jos� Manuel Barroso,

cit� � compara�tre dans un proc�s pour soup�ons de corruption

et de collusion, et ce avec l'industrie du tabac.

Il est arriv� comme simple t�moin dans une affaire qui sent

la poudre. En 2012, Jos� Manuel Barroso,

Limoges, sans m�nagement,

John Daly. D�cision controvers�e,

fond�e sur un rapport confidentiel de l'OLAF,

mais depuis, les preuves se sont effiloch�es. Nous on dit

qu'il y a eu un complot dans l'industrie du tabac pour faire casser la directive

que M. Daly �tait en train de mettre en �uvre, et M. Barroso a pr�f�r�

liquider Daly. Tout simplement parce qu'il n'a pas eu le courage

politique d'affronter la r�alit� du lobby du tabac de la Commission europ�enne.

...

...

...

Dans l'Europe, chaque ann�e, 700 000 personnes

meurent en cons�quence du fumage. Il y a 8 millions

de cas mondiaux. Cette direction d�cide de quel point nous voulons prot�ger

notre jeunesse. Cela a dur� longtemps jusqu'�

ce qu'elle soit atteinte.

S'il vous pla�t, votez pour elle. Nous arrivons

maintenant � la prochaine vote sur l'article 497. Qui est d'accord

?

Qui est

d'accord ? S'il n'est pas d'accord ? Le propos est accept� par une grande majorit�.

Plus de logos sur les paquets,

juste des photos et des messages dissuasifs.

Sous-titres r�alis�s para la communaut� d'Amara.org

Sous-titres r�alis�s para

la communaut� d'Amara.org Musique

d'ambiance ...

...

...

...

Musique de tension Sous-titrage

Soci�t� Radio-Canada Sous-titres

r�alis�s para la communaut� d'Amara.org

Sous-titres r�alis�s para la communaut�

d'Amara.org C'est

bon.

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