All language subtitles for Les.Armes.S01E13.FRENCH.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

- La marde est pognée à la base de Kanawata.

Elle a été mise sous tutelle ce matin

et c'est toi qui vas la diriger.

- Vous voulez que je remplace Allan Craig?

- Je m'attends à ce que vous soyez

mon bras droit dans ma mission.

Un bras droit, c'est efficace, ça opère

et ça pose pas de questions au cerveau.

- Les choses se passent pas de la même façon à Kanawata.

Il y a des lois non écrites, disons.

- Ça, c'est les photos d'un plan que j'ai trouvé chez Dallaire.

- Lui as-tu parlé de Whitestone?

- Elle sait fuck all, je te dis!

- C'est quoi, Whitestone?

- J'imagine que ceux qui doivent savoir savent.

Et que vous en faites pas partie.

La différence, c'est pas les armées nationales qui la font.

C'est les groupes paramilitaires.

En se libérant des contraintes budgétaires et politiques,

on va pouvoir poser de vraies actions.

OK, let's go.

(coups de feu)

- Vasili, c'est un pion.

Vous voulez le joueur, et il peut vous le donner.

Toute la gang de Martschenko à la même place.

Je vous donne l'adresse, vous faites ce que vous avez à faire.

En échange, je le reconduis à l'aéroport.

Il prend le premier avion pour la Russie

et vous ne le reverrez plus jamais.

- Adieu!

Ça fait 3 fois que je t'aide à fournir des infos à Yegor.

Et tu leur dois toujours de l'argent?

- Craig a organisé un raid

contre la mafia russe montréalaise.

Il a préparé son coup longtemps.

- Tout est beau avec Wesley. Il va parler avec l'enquêteur.

- OK, good, j'appelle Laroche et on règle ça à matin.

(crissement de pneus)

- J'ai l'impression d'avoir le mot "taupe" écrit sur le front.

Je vais arrêter de la revoir.

- C'est la 2e fois que tu me dis ça.

La prochaine fois, moi, je vais être obligé de le dire à Craig,

et j'ai pas le goût de faire ça parce que t'es un bon chum.

- Wesley Augustin est mort.

(cris)

Il est mort parce que j'ai mis de la pression sur lui

pour qu'il parle contre Craig à la police.

Mais là, ils ont bien fait ça

parce que ça va passer pour un suicide.

(bips du téléphone)

- Fuck!

- Craig aurait jamais fait abattre Wesley.

C'était comme un fils pour lui.

- Je pensais qu'on était du même bord!

- On l'est.

Mais le colonel, c'est pas celui que tu penses.

Faut juste lui faire confiance.

- À partir de maintenant, c'est moi qui "calle" les shots.

Là, je vais disparaître une couple de jours.

Je vais revenir avec un plan.

Et vous allez me suivre, toute la gang.

- Vous êtes pas au-dessus des lois.

- Il n'y en a plus, de lois.

(sonnerie de téléphone)

- Oui?

- Craig était dans mon bureau. Il vient juste de partir.

- A-t-il confessé le meurtre de Wesley?

- Non.

(soupir)

- OK. J'embarque dans l'enquête. Je vous tiens au courant.

- Allô! - Allô.

(rires)

- T'es hot.

- Je sais.

(paroles indistinctes à la radio)

- J'ai l'impression que la Terre entière sait que je vous parle.

Si ça se trouve, je vais péter du coeur

avant que Craig se débarrasse de moi.

- (Kim): Sauf si Laroche t'aide.

- Si Craig me voit avec lui, je suis dead.

- Non, mais si on fait bien ça,

et je te jure que ça va être le cas,

tu vas aider à éviter d'autres accros aux procédures

et peut-être d'autres morts.

- Faut entrer ça aussi dans le registre.

C'est... après-midi...

ton procès par voie sommaire?

- Hum, hum.

- Si jamais tu veux, je sais pas, jaser après...

- On verra. Merci!

- Moi, ce que je vois ici, c'est pas des adjudants.

C'est les meilleurs soldats au monde.

- C'est ça qu'il fait, OK?

Il te séduit, te valorise, gagne ta confiance,

et next thing you know,

tu participes à des crimes et tu ne peux plus partir!

(coups à la porte)

- Ça fait 2 semaines qu'il est disparu

depuis qu'il s'est pointé à mon bureau.

Je sais pas ce qu'il fait.

- C'est quand même weird que Laroche prenne autant de temps.

- C'est une enquête pour meurtre.

C'est normal que ça prenne plus que 2 semaines.

- Il t'a dit qu'il te reviendrait bientôt.

- Pour me faire un suivi, pas pour clore l'enquête.

(soupir)

Tu devrais manger, sinon, tu vas tomber pendant le procès.

Sérieux, tu tiens le coup?

- Je pense juste à faire payer Craig pour la mort de Wesley.

C'est la seule affaire qui me sort du lit le matin.

- Salut, Ivan, c'est moi.

Si jamais t'as du temps,

ton père et moi, on aimerait ça, avoir des nouvelles.

Je t'embrasse.

- Pouvez-vous lui donner ça quand il va se réveiller?

Je trouvais ça chien de le quitter

pendant qu'il a un tube dans la gorge,

mais si vous voulez,

je peux retourner lui donner tout de suite.

- Comment va la gorge?

- Euh, le chaud fait mal encore, mais le froid fait du bien.

- J'ai parlé à votre thérapeute.

Elle juge vos progrès assez solides pour avoir votre congé.

Félicitations! - Merci beaucoup!

Est-ce que ça veut dire que je vais pouvoir

refaire mon cours d'infanterie?

- Euh, vous allez devoir subir un examen médical avant,

mais d'après moi, il devrait pas y avoir de problème.

- Merci!

- Par contre...

votre femme a demandé de vous remettre ça...

quand vous iriez mieux.

Je sais que c'est pas facile.

- Je veux voir le JAG.

Ça me prend un avocat... tout de suite.

- D'accord.

- Escortez accusée. Pas cadencé.

Marche! Gauche, gauche, gauche.

- Caporale Kim Falardeau,

vous avez 4 charges retenues contre vous.

119: entrave au bon ordre et à la discipline.

121: emprunt illégal de matériel militaire.

- À droite. Tournez!

- 131: falsification de documents militaires.

- Accusée, immobile.

Escorte: un pas vers l'arrière.

Marche!

- 133: utilisation de matériel militaire

à des fins personnelles.

Qu'avez-vous à dire pour votre défense?

- Major, la caporale Falardeau est passée

par toute une gamme d'émotions durant la dernière année.

Son conjoint, l'adjudant Jason Émond,

s'est suicidé sur la base.

C'est la caporale qui a découvert le corps

pendant qu'elle était en service.

- La tristesse ou le deuil sont pas des motifs valables

pour excuser un crime,

pas plus au civil qu'en procès par voie sommaire.

- Sauf pour les cas de santé mentale, major.

- Continuez.

- La caporale a insinué à son collègue,

le sergent Santiago Garcia,

que ses démarches étaient liées à la mort de Jason Émond.

On a donc un motif raisonnable de croire

que son état psychologique

était fragilisé au moment des faits allégués.

Est-ce que la caporale Falardeau a des antécédents majeurs

en santé mentale?

- Non, major.

- Des réprimandes antérieures à son dossier?

- Son historique dans les Forces est sans reproche.

Dans un contexte où on a de la difficulté

à recruter des membres...

se priver de l'expertise de la caporale,

alors qu'elle a été affectée de façon temporaire

par une tragédie personnelle

serait une grosse perte corporative

pour la police militaire.

- Je vais revenir dans quelques minutes avec mon verdict.

Faites sortir l'accusée.

- Escorte, garde-à-vous.

Escorte, un pas vers l'avant. Marche!

Escortez accusée. À droite, tournez.

Escortez accusée. Pas cadencé.

Marche!

Gauche, gauche...

- J'ai eu une conversation avec le ministre de la Défense.

Les Américains veulent nous rencontrer

pour discuter d'une mission conjointe.

Ça se passerait ici, à Kanawata.

- Pas de problème. On parle de quelle unité de la garnison?

- JTF16.

Naturellement, cette rencontre-là

ne peut pas avoir lieu sans Craig,

qui ne retourne pas mes appels.

- Les nôtres non plus.

(bips du cellulaire)

- Non. Avez-vous essayé à JTF16?

- On m'a dit qu'il était pas là.

Il est pas chez eux, non plus.

(bips du cellulaire)

La rencontre est dans 2 jours, à 9h00 du matin.

Ça me prend Craig... à tout prix.

- Je m'en occupe.

- D'après moi, tu vas être blanchie.

J'ai déjà plaidé une affaire similaire

et ç'a viré du bon bord.

- Oui, sauf que si ça vire du mauvais bord,

je vais être expulsée des Forces et passer pour une folle.

- Le but, c'est de t'innocenter.

- T'aurais pu me le dire que c'est ça que tu voulais plaider.

J'aurais proposé autre chose.

- Mais c'est ta meilleure défense, Kim.

- Puis... ça pourrait te faire du bien

de parler avec quelqu'un.

- Ah...

- Caporale Falardeau,

je vous condamne à une amende de 1500$

et à 14 jours de suppression de congés,

après quoi vous pourrez réintégrer votre poste

et reprendre votre carrière.

Ce sera pas sans condition.

Vous devrez être suivie

par le Service de soutien en santé mentale.

Vous ne pourrez pas réintégrer votre poste

sans l'approbation de votre psychologue.

Compris?

- Oui, major.

- Ça arrive aux gens de chuter.

On vous laisse la chance de vous relever.

Saisissez-la.

- Oui, major.

- Vous pouvez disposer.

- Escortez accusée. À droite, tournez.

(bips de la porte)

(ouverture de porte)

(raclement de gorge)

(fermeture de porte)

- Colonel.

- On se demandait ce qui se passait avec l'enquête.

Je m'attendais à un premier suivi

pas mal plus rapide que ça.

- Oui, justement, je voulais vous parler

avant que ça devienne officiel.

- Comment ça, officiel?

Vous avez déjà fini?

- Presque.

C'est pas Craig. - Voyons, c'est pas Craig?

Ça fait 2 semaines qu'il se cache.

- Je comprends, mais c'est pas lui

qui a fait tuer Wesley Augustin.

C'est les Russes.

La preuve accumulée est solide.

- Ah bien, les recrues!

- Hé, c'est fou, hein!

J'ai comme envie de pisser tout d'un coup.

- Hé, moi aussi.

- Bon, bel accueil! - Ouais?

- Je viens de passer devant chez vous.

Il y a du monde qui se promène en dedans.

- Fuck!

OK, euh, je sors dret là.

- Oui. Wes, fais attention, je sais pas c'est qui.

- Ils ont emmené Wesley Augustin chez eux.

Ils ont fait leur job et ils ont maquillé son suicide.

(fermeture de porte)

L'autopsie révèle une mort par étranglement.

- Wesley!

- Il y a aussi eu une pendaison,

mais il était déjà mort avant d'être pendu.

Quand vous êtes arrivés, la corde avait lâché.

- NON!

- Ça veut dire que notre preuve contre Craig tombe.

Notre façon de prouver ses activités illégales,

c'est de faire témoigner Wesley Augustin en cour,

mais là, il est mort.

Mais ça veut pas dire qu'on repart du début.

On sait que Whitestone,

c'est un groupe paramilitaire qui opère illégalement.

On sait aussi que Craig a commandé

les meurtres d'Elfassi et du frère de Wesley.

- Ça n'a plus aucune importance.

- Il faut pas se décourager, colonel.

- Je pense que vous réalisez pas ce que vous dites.

Les Russes ont tué un de nos hommes

en sol canadien sur la base.

À partir de maintenant,

vous allez agir avec la plus grande discrétion possible.

Aucune information doit s'échapper

tant que votre rapport est pas fini.

Et d'ici là, ça reste

officiellement une mort suspecte.

- Oui, colonel.

- On va entrer en guerre, M. Laroche.

C'est rendu inévitable.

(cri indistinct)

- Merci. On se redonne des news.

- C'est tout?

Je t'ai sauvé le cul.

J'ai pas droit à un café, un verre d'eau, quelque chose?

- C'est quoi? Tu veux que je te donne une médaille

pour m'avoir fait passer pour une folle

devant l'officier supérieur?

- C'était ta seule défense possible, Kim.

- Come on, je sais très bien que tu le pensais.

- Je plaidais ta cause.

C'est normal que j'en mette plus que le client demande.

- Tu m'as dit textuellement

que ça me ferait du bien de parler à quelqu'un.

- Voyons, j'ai déjà vu une psy. Ça fait pas de moi une folle!

- Comment tu m'as dit ça? Théorie du complot?

Merci encore.

- T'en as pour combien de temps?

- Merci!

- Ça me ferait vraiment du bien d'être collée ce soir.

J'ai été la messagère pour un divorce

avec un patient qui était à la veille d'avoir son congé.

- Oui, je comprends.

- Je te cacherai pas que d'être toute seule

dans une grande maison vide,

c'est pas ce qui m'enchante le plus en ce moment.

Déjà qu'on n'a aucune nouvelle d'Ivan.

- Euh, regarde, je suis désolé.

C'est parce que j'ai eu une grosse journée.

Mais je finis ma bière et je rentre après, OK?

- OK. Merci!

(paroles entremêlées)

- La même chose, s'il vous plaît.

- C'est... c'est une IPA.

Je vous avertis, c'est pas tout le monde qui aime ça.

- Tant qu'il y a de l'alcool dedans, ça me dérange pas.

Merci!

- Ça s'est pas bien passé avec la caporale?

Le procès par voie sommaire? On s'est rencontrés tantôt.

- Petite amende, tape sur les doigts. Juste du bon.

- On dirait que l'information s'est pas rendue à votre face.

- Kim est fâchée après moi.

Je suis allée dans le perso pour la défendre

et elle l'a mal pris.

C'est une bonne amie.

C'était une bonne amie. Je sais pas si c'est encore d'actualité.

- Faut juste lui laisser un peu de temps. Elle dépompe vite.

Je... Je lui ai confié un projet de recherche.

Je connais le personnage.

- Elle doit ensoleiller vos journées.

- Comme sur une plage à Cuba.

- Je peux vous aider?

- Je suis pas certaine si c'est un bon moment.

Normalement, votre mari est supposé être à la maison.

- Il est pas là. Va falloir repasser.

- C'est à vous que je voulais parler.

Je voulais juste pas le faire devant Louis.

On a une connaissance commune

qui aurait une faveur à vous demander.

- Je suis pas intéressée.

- J'ai peur que ce soit pas à vous de décider.

- Écoutez, peu importe qui vous êtes, je vous suggère...

- Votre père a pas repayé sa dette.

Il devait 300 000$ à Yegor Martschenko.

Et c'est pas une couple de photos prises avec un cellulaire

qui vont faire la job.

- J'ai coupé les ponts avec lui. Il est retourné en Russie.

- C'est un peu ça, le problème.

Il peut pas nous aider de là-bas.

- Ce qu'il fait ou fait pas avec vous, ça ne me concerne plus.

Bonne soirée!

(fermeture de portière)

(démarrage du moteur)

- Il y a toujours eu un grand respect

pour l'armée dans ma famille.

- Faire partie des Forces, c'est un rêve de petite fille.

- Ah, tellement pas! Mais non.

Mon rêve d'enfance était pas accessible, fait que...

- OK. C'était quoi?

- Hmm, secret d'État.

- Allez.

- Tu vas rire de moi.

- Non, je te jure... je te jure que non.

- Je voulais être une mascotte.

- Ha! - Hé!

(rires)

- Excuse-moi. Non, excuse-moi.

(rires)

C'est l'effet de surprise. Je m'attendais à tout sauf ça.

Mascotte!

- J'étais complètement folle des mascottes.

Je les découpais dans les journaux,

je collais ça sur mes murs,

mais mes parents ont cassé mon trip assez vite.

- OK, mais pourquoi? Pourquoi mascotte?

- Elles sont drôles!

Elles font des câlins, des pranks, des jokes.

Tout le monde les aime.

(rires)

- Bien, écoute, je suis désolé pour tes rêves brisés.

- Hé, c'est pas grave. Au moins, j'ai un uniforme.

(petit rire)

- Va falloir que j'y aille.

- Good. Je n'aurai plus besoin

de faire semblant d'aimer la IPA.

- Ha! Euh, on se fera ça de temps en temps.

- Certainement.

- C'est pour moi. Bonne soirée!

- Ça va?

- Il y a une femme qui m'a fait des menaces.

- Quoi?

- Elles étaient deux là, dans une voiture noire.

Des Russes. Elles m'attendaient là.

- Attends, attends, de quelles menaces?

- Elle dit que mon père a pas payé sa dette à Martschenko.

Elle parlait comme si ça retombait sur moi.

- La gang à Martschenko est morte.

- À Montréal, oui. Ils ont du monde en Russie.

Je fais quoi?

Je vais voir Foster pour qu'il me suspecte encore d'espionnage?

- On va aller voir la police.

Ils vont ouvrir une enquête, rendre ça officiel.

- Le monde capote déjà sur mon cas parce que mon nom est russe.

- Je te garantis que si tu parles pas, ça va être pire.

OK, oui, les policiers vont te poser des questions

ou ils vont t'avoir à l'oeil,

mais cette fois, ce sera pas pour te blâmer,

ça va être pour te protéger.

Regarde, je suis là, OK? Je suis là.

T'es pas toute seule.

(vrombissement du moteur)

(coups à la porte)

(coups à la porte)

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Stéphanie.

- Hé!

Qu'est-ce qu'il y a?

(sanglots)

Chut, chut, chut, chut!

Ça va, c'est barré. T'inquiète pas.

(vibrations de cellulaire)

- Oui, major.

Oui, j'arrive.

(paroles entremêlées)

- Dès que Foster m'a vue, il s'est sauvé direct.

Je suis revenue ici avec Stéphanie

et j'ai appelé la police.

- Êtes-vous au courant

d'un historique relationnel entre eux?

- On s'est pas beaucoup parlé dans les derniers mois.

(coups à la porte)

- Un voisin de la victime voudrait vous parler.

Il dit qu'il a entendu des choses.

- Parfait, j'avais fini.

Merci pour votre temps, caporale.

- Merci.

(soupir)

- Si jamais t'as le goût de rejoindre Steph au poste,

il y a pas de stress.

Il y a personne qui te juge pour ton procès.

- OK.

- Apparemment, Foster est rentré dans la chambre de la major

et aurait essayé de l'embrasser de force.

Elle a couru chez une amie, une témoin l'a vue se sauver.

Foster, lui, serait retourné au mess par la suite,

comme si de rien n'était.

Ça paraît très mal.

- On peut s'attendre à avoir un nouveau chef

d'état-major de la Défense dans les prochains jours.

Ils vont approcher Trudel à Gagetown

pour voir si ça l'intéresse

et on réagira à ce moment-là.

- Fait que là, on n'a pas de boss

et Craig est disparu de la map avec tout ce qui se passe.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Rien.

Ah, et, en plus, on a une rencontre après-demain

avec un représentant

du département de la Défense américain

pour une collaboration avec JTF16.

- Non, ça, sans Craig et Foster, ça va être impossible.

- Je sais.

Bon, organisez-moi une rencontre

avec l'enquêteur au dossier le plus vite possible

pour faire un suivi.

Vous, mettez-moi en contact

avec le bureau du ministre de la Défense pour voir

ce qu'on fait avec ça, merci!

- Vous allez où?

- Trouver Craig.

(vrombissement d'un avion au loin)

- Qu'est-ce que tu fais? On part dans 10 minutes.

- Ça me gosse d'être dans les boîtes.

- C'est notre première journée comme fantassins.

On fera ça plus tard.

- Je veux juste que ce soit beau quand on revient.

- T'es stressée? - Non.

Un peu.

J'avais pas un bon feeling quand on a rencontré

le monde de notre section.

- On les a vus 15 secondes.

- Je sais, mais il y en a une dans la gang que...

Je veux juste pas que ça se passe

comme au camp des recrues d'infanterie.

- Veux-tu que je te donne un truc?

Tu sais, ce que t'as fait au camp,

fais exactement le contraire.

- Va chier. - Toi aussi.

(vrombissement du moteur)

- Yo, Aiden!

Comment tu vas?

- Vous tutoyez votre caporal-chef, soldat Vanier?

- Pardon, caporal-chef.

- Je suis responsable de votre section.

Je m'attends à un professionnalisme

irréprochable de votre part.

Compris?

- Oui, caporal-chef.

- Soldate Girard? - Caporal-chef.

- Avez-vous quelque chose à rajouter, soldate Girard?

- Non, caporal-chef.

- Sauf votre respect, monsieur le ministre,

la réunion est demain matin.

Si on n'a pas de chef d'état-major

ou de commandant pour JTF16,

je vois pas comment on pourrait...

Oui, bien, justement, est-ce que Trudel a dit oui?

Faudrait peut-être qu'il se décide plus vite que ça.

Moi, je détiens des informations importantes,

et si on n'a pas de général pour...

Oui, monsieur, je comprends.

Merci.

- Je m'étais fait à l'idée que je te reverrais pas.

- Je le fais pas pour moi.

- T'es là pour ton fils? - Non, je viens pour Craig.

- Vous faites beaucoup plus de confessions que d'habitude

dans les derniers jours.

Il y a beaucoup de gens

qui sont affectés par la mort de Wesley Augustin.

- Est-ce que vous savez où est Craig?

- Non.

- La dernière fois qu'on s'est vus,

vous m'avez dit que c'était pas celui que j'imaginais.

Je présume que vous devez avoir un rapport privilégié avec lui.

Écoutez... on fait face à une situation extrêmement difficile.

Je peux pas vous en dire plus,

mais j'ai besoin de Craig et vite.

- J'ai aucune idée où il se trouve.

- Lui avez-vous parlé depuis 2 semaines?

- Une fois ici, une fois au téléphone.

- Vous avez son numéro de téléphone.

Donc, si vous l'appelez, il va répondre?

- Pour être honnête, il me fait un peu peur, en ce moment.

Il est pas dans une belle place.

Il s'enlise dans une noirceur qui me trouble.

- Vous avez pas idée de ce qui s'en vient.

Et pour le moment, je suis tout seul à tenir ça à bout de bras.

Je vous demande pas de le convaincre de me voir.

Je veux juste que vous lui transmettiez

le message que je veux le rencontrer.

Dites-lui que c'est pour le bien de la nation.

- Je vais essayer.

(ouverture, fermeture de porte)

(paroles entremêlées)

- Comment ç'a été?

- Je me sens comme une ostie de conne.

- Non, non, non. On va aller manger.

Tu vas tout me raconter ça, OK? - OK. Merci pour vrai.

(raclement de gorge)

- Colonel.

- Je suis vraiment désolé.

Je vais veiller personnellement à ce que justice soit faite.

- Merci, colonel.

- En attendant, on va vous fournir

l'accompagnement le plus adéquat possible.

Prenez le temps qu'il vous faut.

- Merci, colonel.

- Je peux vous parler?

- Oui.

- Je t'attends à la cafétéria. - OK. Je te rejoins.

- J'ai su pour le procès. C'est bien.

- Je m'en sacre un peu, mais merci.

Tout ce que j'ai dans la tête en ce moment,

à part m'occuper de Steph,

c'est d'avoir des nouvelles de Laroche.

- Justement, j'en ai.

C'est pas la gang à Craig qui a tué Wesley.

- C'est une joke, là?

- C'est...

C'est les Russes.

Probablement pour venger un hit de JTF16 contre eux.

Fait que là, tout ce qu'on a fait,

l'enquête sur Craig, Whitestone, on met ça sur la glace.

- Me niaises-tu? Wesley est mort.

- Je sais, c'est pas la faute à Craig.

- Il a été tué car Craig s'en est pris aux Russes

et ils ont voulu se venger, donc c'est de sa faute.

- T'as raison.

Mais il y a des Russes qui ont tué

un soldat canadien à 2 pas de la base.

C'est une déclaration de guerre.

J'ai pas de chef d'état-major.

J'ai pas de commandant pour JTF16. Faut se regrouper.

- Colonel. - Oui, j'arrive.

Je suis désolé, mais la sécurité de la nation

passe avant la mort de Wesley.

- Hum.

- Ah bien, Rambo et Germaine. Ha!

- C'est quoi, là? Tu te prends pour Dallaire?

- Bah, peut-être.

- Je commence à m'habituer à mon nickname.

- On le sait bien, toi. - OK!

Rassemblement.

Programme simple à matin,

pour donner le temps aux nouveaux d'arriver.

Entraînement libre une heure.

CrossFit 30 minutes, jogging, 45 minutes.

Compris?

- (ensemble): Oui, caporal-chef!

- Good! Bon entraînement.

- Yes.

- Euh, Sofianne?

Euh, j'aurais besoin de quelqu'un

pour me spotter au bench.

Voudrais-tu...?

- Peux-tu aller chercher les clés du local de CrossFit avant?

- Bien oui, elles sont où? - Au QG.

Demande à la major Diotte.

- OK. Ha!

C'est nous qui sommes censés faire ça?

- Il y a une fille qui le faisait avant,

mais elle a changé de section.

Tu demanderas à la réception.

Envoye, grouille avant que le caporal-chef revienne.

Son prénom, c'est Kelly.

- OK.

(petit rire)

- Je peux vous aider? - Oui. Bonjour!

Euh, je cherche la major Diotte. - Qui?

- La major Diotte.

C'est elle qui a les clés pour le local de CrossFit.

Écoutez, je suis un peu pressée, si c'était possible de regarder.

- Bon, je vois une sergente Diotte, mais pas de major.

- Bien, ça doit être elle. - Elle est à Kingston.

- Kelly Diotte. La major Kelly Diotte.

Kelly Diotte.

- Me niaisez-vous? - Hein?

- Kelly Diotte? Quelle conne, Kelly Diotte.

- Excusez.

Ostie de chienne! Ostie de chienne!

- Cinq secondes!

(bips)

Switch!

Ah bien!

C'est le fun de venir nous voir, soldate Durand.

- J'étais partie chercher les clés du local de CrossFit.

- Le CrossFit, ça se fait dans un gym.

Il y a pas de local pour ça.

On reprend, tout le monde!

- C'est le soldat Lecours

qui m'a demandé d'aller les chercher.

- Depuis quand vous prenez les ordres d'un soldat?

Vous connaissez pas la chaîne de commandement?

On va se parler pendant le lunch.

Vous pouvez rejoindre le groupe. - Oui, caporal-chef.

- Ça fait des mois qu'il me lâche pas.

Je n'osais plus sortir de chez nous par peur de le croiser.

- La prochaine fois, parle-moi-z-en.

Je pensais que t'étais occupée.

Si j'avais su, je t'aurais appelée.

- Tu dis tout le temps que Nour

se pogne juste des gars en couple.

- C'est pas pareil. Hé, c'est un pattern et toi, t'étais pognée.

En plus, avec le big boss des Forces.

- Hé! J'ai reçu ton texto.

- je m'excuse de pas avoir donné de nouvelles avant.

Je... je savais pas comment me sortir de ça.

- C'est lui qui devrait avoir honte. Pas toi.

- Va falloir que j'y aille, moi.

- Déjà?

- Oui, j'ai un psy à rencontrer, fait que...

- Le général Foster et la major Leamy

ont eu une brève liaison dans le passé,

qu'ils ont déclarée à l'état-major,

avant qu'il soit promu à la tête des Forces.

Mais dans les derniers mois,

Foster aurait flirté de manière insistante avec la major,

malgré ses refus répétés.

- Il était pas marié, lui?

- Divorcé pendant la liaison avec la major,

mais remarié depuis, avec la même femme.

- Il peut pas avoir de rapports

avec quelqu'un dans sa chaîne de commandement.

Juste pour ça, il est fait, non? - Complètement.

- Anyway, les preuves mentent pas.

Pour vrai, Foster est fini.

- Merci!

On est plusieurs à se demander ce qui vous arrive.

- Je filtre mes appels.

- On a plusieurs dossiers importants

à traiter qui vous implique.

Vous devez reprendre du service demain matin.

- Réalisez-vous ce qui se passe, colonel Savard?

Un de mes gars a été tué par les Russes notre propre base.

C'est une déclaration de guerre!

- Oui, je sais.

- On devrait être en train de parler de riposte.

On devrait parler de vengeance, d'honneur, de respect!

- Vous auriez dû me le dire

que c'est les Russes qui avaient tué Wesley Augustin

au lieu de me faire la morale dans mon bureau.

Là, on aurait parlé de respect, de riposte et d'honneur.

Au lieu de ça, on a perdu 2 semaines à enquêter là-dessus.

- Vous savez comme moi que le gouvernement va répliquer,

par des sanctions économiques,

dans des fermetures d'ambassades.

- Pas si on travaille en équipe

pour convaincre le bureau du premier ministre

de répliquer militairement!

- J'ai déjà mon plan, OK?

- C'est quoi, votre plan?

Attaquer la Russie avec 12 adjudants?

Ça fait 25 ans que vous faites à votre tête.

Ça s'arrête maintenant.

On a une réunion importante demain matin.

Soit vous rentrez dans le rang, soit c'est la cour martiale.

- Je fonctionne pas aux menaces.

- Bien, vous devriez.

(fermeture de porte)

- C'est ce qui va terminer le cours.

Merci, tout le monde.

- Aiden t'a dit quoi, finalement?

- Corvée de ménage dans 30 minutes

dans les toilettes de la caserne.

- Ah, tu trouves ça drôle?

- Non, mais le jeu de mots "Kelly Diotte, quelle idiote".

Elle est quand même bonne.

- Hé, ça paraît que c'est pas toi qui es pris de faute

à ta première journée.

- OK, mais entre ça et Dallaire au camp des recrues,

je pense qu'il y a une marge.

- C'est quoi? Tu prends le bord à Sofianne?

- En tant que nouveaux, de se faire niaiser un peu,

limite, je trouve ça normal.

- Hé, honnêtement, moi, sa face me revient pas depuis le jour 1.

- Je disais la même affaire à matin.

Il disait que j'avais pas rapport.

- Pour vrai, je pense qu'il faut juste se laisser le temps.

- Non, non, non, non, non, non, non, non, non!

- Hé, s'ils ont fait ça, là!

- C'est par là, hein? - Oui, juste là, à gauche.

(Elle secoue la porte.)

Ha! Osti!

- Oh, sérieux, là!

Si j'arrive en retard à ma corvée de ménage à cause d'elle,

pour vrai, je lui casse le cou.

- Il te reste 7 minutes. T'as encore le temps.

- Ah!

- Ça... ça te fait pas chier, même pas un peu?

- Pour vrai, j'ai vécu crissement pire

que de me faire embarrer dans une classe pendant 20 minutes.

- Je le sais que Craig t'a fait faire des affaires,

et je comprends que je saurai jamais c'est quoi.

Mais je parle pas d'un jeu de mots plate

ou de se faire embarrer quelque part, là.

Je... je parle de ce qui se passe dans ton coeur.

Je parle de notre amie qui est dans la marde

après même pas une journée.

Peut-être que, pour toi, ça veut rien dire,

mais moi, si quelqu'un s'en prenait à toi,

je le laisserais pas faire.

- Je t'entends.

OK.

Cours, Durand, cours!

(rire)

- Sérieux, j'ai rien fait, là!

(petit rire)

- Ah, regarde qui est là.

Hé, ça va?

(petit rire)

- C'est beau de vous voir faire de l'overtime en classe.

La relève est belle.

- C'est quoi, ta plus grande qualité comme fantassin?

S'il y avait une chose dans laquelle t'étais la best

et que j'étais pas digne de respirer

le même air que toi, ce serait quoi?

- Il y en a pas mal.

Mais je dirais le tir de C7.

- OK. Demain, on a du champ de tir à l'horaire.

Toi et moi, on fait un concours de tir sur cible.

Si je score plus que toi, vous nous sacrez la paix.

Et si je perds, vous leur sacrez la paix.

Mais je vais faire 10 trucs punitifs de ton choix.

(petit rire)

- Dix? - Oui.

Ce que tu veux, je vais le faire.

- Deal. - Deal.

- Dix?

- Tu voulais que je step up?

C'est ça que je viens de faire.

(pépiements des oiseaux)

- Foster est ouvert à plaider coupable

en échange d'une sentence réduite.

- Il se défendra pas?

- Je pense que s'il veut partir vite

sans avoir le spotlight sur lui, il s'obstinera pas trop.

- Parfait, bon débarras.

(coups à la porte)

Entrez.

- Colonel. - Major.

- On a un nouveau chef d'état-major

qui est en route pour la base en ce moment même.

- Bon, Trudel a accepté?

- Vu les délais restreints

et la nature des accusations portées contre Foster,

ils ont décidé d'aller dans une autre direction.

- OK, c'est qui?

- Quelqu'un qui est haut placé à l'état-major

et qui est au fait du dossier des Américains.

Elle va pouvoir prendre le relais sans trop de difficultés.

- Elle? - Hum.

- On doit discuter de la possibilité d'envoyer JTF16

frapper une cible stratégique en Palestine.

- Je vais revenir quand je vais être prêt, pas avant.

- On rencontre le département de la Défense américain.

Vous aurez jamais une plus belle occasion

d'aller chercher tous les fonds que vous voulez pour JTF16.

- Céline Boivin, enquêtrice de la police militaire.

- Il y a une des 2 femmes dont tu me parlais qui est revenue.

Hé! Hé!

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