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CE BON VIEUX SAM
Mes frères, nous ressentons tous le désordre qui règne sur la terre.
Ce n’est pas pire qu’avant, même si nous en avons l’impression.
Après tout, notre monde nous ressemble.
Les idées pour créer un monde plus décent et paisible abondent.
Ce sont les gens aptes à mettre en œuvre ces idées qui manquent.
Ne ménageons pas nos efforts pour rendre le monde meilleur.
Et, dans cette perspective,
la plus utile des contributions
consiste à devenir des gens meilleurs.
Il faut d’avantage de vies motivées
par cette charité décrite par saint Paul il y a longtemps.
Celle qui tolère beaucoup.
Celle qui ne pense pas à mal,
qui supporte et endure toute chose.
Pour saint Paul, la charité était la plus belle des vertus.
Bouddha, Mahomet, Confucius, Moïse
et les Nazaréens étaient d’accord :
faire pour les autres ce qu’ils feraient pour nous
contribue certainement à apporter la paix aux individus et à la société.
Les gens bons ont vu de l’or
dans cette règle d’or !
Amen !
Maman, la dame, elle dort.
Tu recommences ça et je te mets une fessée ! Tiens-toi bien.
M. Clayton,
un des placeurs est malade. Pourriez-vous le remplacer ?
Où va-tu ?
Je vais aider à la quête.
Tu va avoir l’air idiot.
Avec ta taille et ta maladresse…
Où va papa ?
Il va aider à la quête.
Où va papa ?
Il va faire la quête.
On va s’amuser…
C’était papa.
Évidemment ! Qui d’autre ?
Vous partez à la montagne ?
Où allez-vous ?
Nulle part, on est en panne.
Comme c’est dommage
Les enfants y tenaient tant…
Mon seul jour de congé !
Que faire de toute cette nourriture ?
Prenez-la et allez quelque part.
Non, merci.
J’ai trouvé ! Vous n’avez qu’à prendre la nôtre.
- Merci, Mme Clayton ! - Ce n’est rien.
Ils sont heureux comme pas deux.
Pouvez-vous appeler le garage Nelson ?
Pour qu’ils la réparent ? J’en ai besoin demain matin.
Pouvez-vous essuyer le pare-brise ?
Bien sûr.
Impeccable, je vois très bien, maintenant.
Tout est dans la voiture ?
J’ai oublié de nourrir le chien.
Oh, non
Pouvez-vous vous en charger ?
Oui.
Avez-vous de la viande maigre ?
Il a l’estomac délicat.
Les magasins sont fermés, mais…
nous mangeons des ris de veau. C’est facile à digérer.
Grillés à la poêle ? Avec du fromage blanc ?
Parfait.
Vous allez adorer !
Merci, vous êtes généreux.
Il devrait y avoir plus de gens comme vous.
Il devrait y avoir moins de gens comme les Butler.
Tu prêtes souvent ta voiture aux gens qui ne voient rien ?
J’avais oublié, mais il a de gros verres.
Peut-être qu’il porte ses lunettes de lecture.
Comment allez-vous ?
Salut, papa.
Je peux avoir les céréales ? Vous en mangez depuis 2 semaines.
Encore onze paquets et j’aurai mon costume d’indien.
Et Lulu, elle gagne quoi ?
Elle me verra déguisé en indien.
T’as dit que tu m’aiderais à gagner une poupée.
Oui, mais après avoir gagné mon ballon.
C’est toujours lui qui a le beau rôle :
C’est moi qui mange et lui qui gagne.
On ne parle pas la bouche pleine.
Tu ne pourrais pas gagner une maison pour maman en mangeant un truc ?
Trouve cet aliment, et je le mangerai.
Pourquoi ris-tu ?
Ton fils a eu une idée.
- Laquelle ? - Un truc entre hommes.
Où est Chloé ?
Elle a dû rater le bus. Le lundi, ce n’est pas son jour.
Ça me va. Je préfère cette cuisinière-ci.
Des œufs brouillés…
du bacon canadien
et de la ciboulette.
Quel talent !
Sans blague !
Je vous en prie, M. Clayton mon frère peut arriver.
Mais non.
Je l’ai réveillé, il s’est retourné et a fait le mort.
Pensez-vous que cela le gênerait que nous mangions ?
Maman, qu’est-ce que vous faites toi et papa ?
Rien du tout.
J’arrive tout de suite.
Voilà ce bon vieux Dormeur.
Elle est maligne, cette enfant.
Bonjour Claude.
Bonjour.
Tu as bien dormi ?
Non… une mauvaise nuit.
Voilà le petit-déjeuner !
Voilà le tien…
et voilà le tien.
Dans la Marine, tu prenais ton petit-déjeuner au lit ?
Oui…
L’amiral m’apportait un plateau.
Claude, sans vouloir t’en demander trop, tu restes un invité, ici.
Pas pour longtemps.
Six mois, ce n’est pas long,
mais tu pourrais au moins manger en même temps que nous.
Tu ne pouvais pas te lever plus tôt ?
Pourquoi ? Le bureau des aides n’ouvre qu’à 10h.
Les chèques ne sont pas envoyés. Il doit aller jusqu’en ville.
Que fait le gouvernement ?
Il faut que j’écrive au sénateur.
Tu as vu comment tu parles à ton frère ?
Désolé Claude. Je ne sais plus ce que je dis.
J’ai passé la matinée devant une cuisinière brûlante.
La vie à l’ancienne !
Oncle Claude ?
Es-tu un imbécile ?
Quelqu’un a parlé.
Préparez-vous pour l’école.
Vous ne rirez plus quand je serai riche.
Tu peux en être sûr.
Lou, tu vas à l’enterrement ?
L’enterrement de qui ?
Ce pauvre Harry Gilmore.
Je le connaissais à peine.
Celui qui a fait un emprunt de 180 $ pour lequel tu t’es porté garant ?
Oui. Ce pauvre Harry
A-t-il laissé quelque chose à sa veuve ?
Non, il était malade depuis longtemps.
Je suis sûr qu’il était merveilleux. Mais parfois tu fais trop confiance.
Comment peut-on trop faire confiance ?
C’est terrible, mais les gens profitent de toi.
Tu es une crème. Tu nous voyais tous les deux devant une cheminée.
Avec 180 $,
on pourrait s’en construire une…
Écoute, Lou… Moi, je ne regrette rien.
Gilmore était un grand homme.
Harry avait besoin d’argent.
Mais, bien sûr.
Tout le monde le savait. Cite-moi un seul défaut chez lui ?
Sa santé.
Elle n’a pas tort.
Je prendrai du café avant que vous ne soyez ruinés.
Qui cela peut-il être ?
Claude, ça te gênerait de…
Me gêner ? Non, vas-y.
Le téléphone. Claude…
J’y vais.
Oui, j’accepte le P.C.V.
Bonjour, M. Butler. Comment allez-vous ?
Et votre épouse ? Et les enfants ?
Comment va notre voiture ?
Tant mieux.
Comment ?
Vous restez un jour de plus ?
Ce n’est rien.
On se débrouillera pour conduire les enfants à l’école.
Ne vous inquiétez pas, Sam sera au travail.
Ce n’est rien.
Pardon ?
Nourrir le chien ? Encore !
Et pas de boîtes.
Je tâcherai d’équilibrer son repas.
Amusez-vous bien.
Lou, voici M. Nelson, le garagiste.
Bonjour, M. Nelson.
Il vient prendre un café.
Vraiment ?
Asseyez-vous là, M. Nelson.
Prenez ça.
Les céréales aussi, je vous prie.
Merci.
Sam, que fait M. Nelson ici ?
Il est là pour l’auto des Butler.
C’était les balais du commutateur.
La facture des Butler.
Le café ?
Voyez, Mme Clayton, dans mon affaire, le cash est roi.
Sans ça, je mourrais de faim. Tous ces gens qui ne paient pas !
- Je veux bien le croire. - Tous ces inutiles, bons à rien.
Voici mon frère, Claude.
- Ravi de vous rencontrer. - Enchanté.
Ne pensez-vous pas que j’ai raison ?
Pas vraiment.
Il y a deux côtés à tout,
même à mon visage, que je vais raser.
Ce n’est que mon demi-frère.
Comme je disais : c’est votre mari qui m’a appelé, c’est lui qui paie.
Mais ce n’est pas notre voiture.
Vous pouvez faire confiance aux Butler.
Alors payez-moi, ils vous rembourseront.
D’accord, je vous donne l’argent.
Sam, j’ai oublié de te prévenir :
les Butler ont appelé, ils gardent la voiture.
Ils restent un jour de plus, tellement il fait beau.
Tu as de l’argent, Lou ?
Je comptais sur celui-là.
Il y a l’argent pour le déjeuner des enfants.
C’est bon.
Il a dit que c’était bon.
Nous voilà dans de beaux draps.
Je vais devoir accompagner les enfants à pied.
- C’est à 6 pâtés de maisons. - Aller simple !
Et comment vas-tu aller au travail ?
Il y a bien la voiture des Butler ?
Je ne la prendrais pas sans leur permission.
J’aurais dû m’en douter.
Vous faites un sacré bon café ! Ça cache une grande cuisinière.
Oui… Elle fait un de ces petits-déjeuners !
Ça sent rudement bon, surtout quand on a le ventre vide.
- Vous n’avez pas mangé ? - Non.
M. Nelson, comment voulez-vous vos œufs ? Brouillés ?
Si vous me le demandez… non, merci.
Savez-vous les faire au beurre noir ?
Le beurre dans une casserole,
les œufs et le vinaigre dans une autre.
Il y a aussi les œufs florentina, si vous avez des épinards.
On n’en a pas, mais on peut en planter.
C’est inutile,
Les œufs au beurre noir, c’est délicieux.
S’il y goûtait, votre mari ne pourrait plus s’en passer.
C’était drôle ce qu’elle a dit sur le fait de planter des épinards.
Votre femme a de l’humour.
Oui. Et la vôtre ?
Non, elle a de l’asthme.
C’est terrible.
Et elle n’est pas drôle du tout.
Je suis sûr que vous vous éclatez avec elle.
Ah, oui ! Elle est très amusante.
Je vais préparer vos œufs, M. Nelson.
Vous avez tiré le gros lot, vous.
Prenez ma femme. Son visage…
Elle ressemble un peu à un cheval.
Il y a de très beaux chevaux.
- J’avais un superbe gros cheval. - Ma femme est grosse aussi.
Il s’appelait Boule de billard.
Elle aussi, elle perd ses cheveux.
Je vais l’appeler Boule de billard.
Non, j’essaie de ne pas faire d’humour à cause de son asthme.
Respiration sifflante…
Des fois on dirait un sifflet…
D’autres fois, une corne de brume.
Ma belle-mère avait la même chose.
Elle ressemblait à un cheval ?
Non, je parlais de l’asthme.
J’ai raté le bus, alors j’ai dû attendre…
C’est pas un mari que j’ai, c’est un bon à rien.
Vous avez eu du mal à le faire lever ?
Le lever ? Il n’est même pas rentré.
Il croit s’être trouvé une Lena Horne.
A part sa minceur, elle n’a rien.
Et ce qu’elle a, je l’ai en double !
Je prends le relais, madame. Vous cuisinez pour qui ? Claude ?
- Oh, non - Lou
Qui c’est celui-là ? M. Sam lui a proposé d’emménager ?
Je démissionne !
C’est juste pour le petit-déjeuner.
Où M. Sam va-t-il chercher tous ces personnages ?
J’ai essayé de le faire changer mais il adore les gens.
Mon mari aussi, il adore les gens. Mais il les aime à l’extérieur.
Comment il veut ces œufs celui-là ?
Au beurre noir.
Sans blague, au beurre noir !
Au beurre noir ! Il faut que je revoie ce spécimen…
- Bonjour, M. Clayton. - Bonjour, Chloé.
Bonjour.
Bonjour…
Et n’oubliez pas : c’est 33 secondes pour les œufs.
Lou, sa femme a de l’asthme, et c’est sérieux.
C’est vrai ? J’en suis navrée.
Oui… elle ne vaut plus rien !
Si vous saviez ce que j’endure.
Sa femme a de l’asthme.
C’est contagieux ?
Non.
Lou, que pouvons-nous faire à ce sujet ?
Aucune idée, mais je vais y penser.
Je vais lire un magazine médical.
Non, non, Lou…
Et le remède de ta grand-mère, à base de graisse d’oie ?
Ne pourrais-tu pas en préparer pour Mme Nelson ?
Sam.
Ça prend quatre heures. On est lundi.
- Chloé n’est pas… - Je passerai plus tard.
Cela la soulagera c’est sûr.
Si le remède pouvait… je vous en serais reconnaissant.
D’accord ! Je me rends.
Allez, les enfants. Il va être 9h.
C’est moi qui vous emmène. Dépêche-toi, Sam.
Pour vous remercier, je vous dépose, vos enfants et vous.
Merci. Tu entends ? M. Nelson va nous déposer.
Très aimable à vous, M. Nelson.
Il faut être désintéressé, non ?
Je reviendrai pour la graisse d’oie.
- Vers midi ? - Un peu plus tard, vers 15h.
Imaginez le directeur du magasin…
Il s’en fiche !
Comment va votre bébé ?
Très bien.
Formidable.
Vous vous souvenez ?
On s’est vus au baptême de votre bébé.
Combien de dents a-t-il ?
Cinq… Trois haut, deux en bas.
Cinq dents en tout ? Trois haut, deux en bas ?
Très bien.
Voici H.C. Borden, notre président. Mme Kelly et Mme Finnerty.
Ravi de vous rencontrer.
Enchantée.
Son bébé a cinq dents et il n’a que…
Huit mois.
Et le garçon de cette dame finit l’école militaire en…
juin.
C’est exact, M. Clayton…
Quelle mémoire !
Un grand gaillard. Il vous dépasse de ça.
- Fort bien. - Que puis-je pour vous ?
Il me faut un anneau de dentition.
De dentition ?
- Pour le petit ? - Oui.
Au troisième étage, premier comptoir à gauche de l’ascenseur.
Vous ne les accompagnez pas ?
Sam, ne perdez pas de temps à deviner le nom des gens.
On est en pleine vente spéciale de Noël !
Faites ce que vous voulez pendant les onze autres mois.
Quand les sentiments sont exacerbés, il faut attraper le gibier.
Cherchez les pères et les maris perdus.
C’est votre boulot de leur fournir n’importe quoi.
Excusez-moi.
Pour aller rue Humboldt ?
Au 822 bis, rue Humboldt. Ce serait près de Glaremont.
Il y a un plan à côté de la cabine, madame.
Vous savez, on ne tire pas grand-chose à Pâques, mais Noël…
Sachez que j’ai cassé mes lunettes. Un plan me serait inutile.
Puis-je vous aider ?
Oui, votre mère vous a appris la politesse, à vous…
Je suis orphelin…
Connaissez-vous la ville ?
Non, je suis venue en train. J’y ai cassé mes lunettes,
dans un virage serré. Elles ont volé et se sont écrasées.
C’est à onze rues d’ici, environ. Là c’est Maine.
Descendez la rue jusqu’à Elm.
Puis à droite jusqu’à Sycamore.
Mon Dieu ça fait trop de rues.
Ceci devrait vous aider.
On est là. Descendez jusqu’à Elm. Faites attention au carrefour.
Merci beaucoup. Si je n’y arrive pas, c’est que j’ai un problème.
Au revoir.
Jusqu’ici, vous avez vendu un anneau et dessiné un plan.
Je préfère plutôt entendre la caisse enregistreuse.
Elles reviendront peut-être pour acheter.
Sam, on n’est d’accord sur rien.
Vous accordez 2 heures au personnel pour l’enterrement de Gilmore.
Déjà qu’il faut que j’y aille… Il a travaillé 30 ans pour vous.
Je l’ai payé pendant 30 ans. Qu’ils l’enterrent de nuit.
Tout le monde pourra y aller.
C’est une idée, ça. On naît la nuit, on meurt la nuit.
On joue même au base-ball la nuit. On enterre pas les gens la nuit.
Et pendant les heures de travail… Excusez-moi.
Puis-je avoir un échantillon de la crème en démonstration ?
Voici votre homme. Il va vous guider.
Merci
Me revoilà.
Vous avez perdu le plan ?
Non, je marchais et je me disais…
Re-bonjour. Je disais à votre vendeur que je marchais…
Il s’agit de M. Borden, notre président.
Enchanté.
Votre président, c’est lui ?
Je pensais que c’était vous.
C’était tellement gentil de me montrer le chemin…
J’ai réalisé qu’il me manquait quelque chose.
Quoi que vous cherchiez, nous l’avons. Que désirez-vous ?
Des aiguilles à tricoter.
En métal ou en os ? Quel type de laine ?
Je ne sais pas. Vous comprenez, je viens de m’y mettre.
J’ai une petite-fille…
Vous une grand-mère !
Flatteur ! Elle va se marier
avec un jeune homme charmant.
Comme je vais souvent être seule,
j’ai pensé au tricot.
Que comptez-vous tricoter ?
Chaussettes ? Gilet sans manches ?
J’avais pensé à un pull à col roulé…
pour une girafe.
Sérieusement, Qu’allez-vous tricoter ?
Des chaussettes écossaises.
C’est un peu difficile pour débuter.
Vous devez apprendre les mailles à l’endroit et à l’envers.
Nous proposons des cours. Gratuits !
Elle peut emprunter des aiguilles pour voir si elle aime ça.
Je vais en acheter.
D’ailleurs, j’envisageais d’acheter un cadeau de mariage à Chillicothe.
Et de leur envoyer. En l’achetant ici, j’économise l’envoi.
Oui, bien sûr.
Il faut faire des cadeaux aux gens quand ils sont jeunes.
C’est pourquoi je meuble entièrement leur maison :
Four, réfrigérateur,
vaisselle, argenterie, lit, table…
J’aurai besoin de vous pour m’aider.
Ça coûtera plusieurs milliers de dollars, mais ils sont jeunes.
Il est certain qu’ils seront enchantés.
Vous savez, Johnny s’appelle Mine.
Quand Rhoda va l’épouser, elle deviendra Rhoda Mine…
Vous vous rendez compte ?
Il n’a pas saisi. Qu’est-ce que c’est ?
Phi bêta kappa… Vous ne trouvez pas ça drôle ?
Des fois, je me demande.
Où est rayon meubles ? Meubles ?
Je vous remercie infiniment.
J’ai un calendrier à tenir.
- J’ai des horaires à respecter. - Respectez les gens aussi !
Sans vous, monsieur…
il aurait attendu que j’arrive au bus,
et m’aurait roulé dessus.
Ça n’aurait pas été une mauvaise idée.
Qu’est-ce qui se passe dans ces rues ?
Les gens sont pressés.
Ils n’ont aucune considération pour les autres.
C’est donc un plaisir de rencontrer quelqu’un comme vous.
Il aurait fallu que j’attende vingt minutes le prochain bus.
J’ai rendez-vous chez le dentiste…
et Dieu sait qu’il est difficile d’en obtenir un.
N’écoutez pas ceux qui veulent vous arracher le dents de sagesse.
Si je ne les avais pas,
comment ferait-il tenir le bridge ?
Je ne vous remercierai jamais assez.
Heureusement qu’il existe des gens comme vous.
La plupart des gens manquent d’égard et de courtoisie.
Je disais à mon mari…
Il doit en avoir plein les oreilles à force de l’entendre.
On vous paie pour conduire un bus,
pas pour insulter les passagers.
Tout ça à cause de de Galaad,
qui a voulu arrêter le bus, le héros.
Ne vous fâchez pas.
Il faut de tout pour faire un monde.
De loin, il a dû croire qu’elle était jolie.
Je vais en référer à vos supérieurs !
Quel est votre numéro ?
Voici tout ce dont vous avez besoin.
C’est bien ce que je pensais !
Il est chauve !
Ça ne m’étonne pas : rien ne pousserait sur ce crâne.
Tout est inscrit là-dedans :
Melvin Z. Witzberger.
Ce sont les gens comme vous…
- Vous l’avez déjà dit. - Je descends au coin de la rue…
Vous en avez assez.
Et si vous fermiez ce clapet qui vous sert de bouche.
Ne vous inquiétez pas : c’est son dernier jour à ce poste.
Désolé.
Elle arrivait en courant,
je croyais qu’elle voulait monter…
- Bonjour, Ruthie. - Bonjour, M. Clayton.
J’aime beaucoup ce rayon.
Un excellent numéro.
Shirley Mae va mieux.
Au contraire.
Elle a l’air toute sautillante.
Ça, elle sautille.
Son prochain saut, ce sera d’un pont.
Elle est déprimée parce qu’il vient de la quitter.
Je suis sortie avec eux plusieurs fois.
Il disait qu’il l’épouserait.
Quel lâche ! Il n’a même pas eu le courage de lui dire en face.
C’est la gardienne qui lui a annoncé la nouvelle et son expulsion.
C’est un coup dur ! Oui.
Moi, je la prendrai bien chez moi.
Mais nous vivons à trois dans un studio.
On est à l’étroit. Vous étiez au mariage, rappelez-vous.
Si ça continue, on verra son nom dans le journal.
Numéro un au hit-parade…
Shirley Mae.
Je peux vous parler ? Ruth, prenez sa place.
Vos ventes sont en hausse, je vais demander qu’on vaut augmente.
Mais, M. Clayton, je démissionne.
Vous démissionnez ? C’est donc ça…
Asseyez-vous.
Depuis votre arrivée, le rayon marche du tonnerre.
Pourquoi démissionner ?
Je n’en peux plus.
Ces chansons me font déprimer…
Je sais.
Votre seul problème, c’est de savoir où dormir.
Prenez la fin de la journée
pour trouver un toit.
Si vous ne trouvez rien,
appelez-moi, je vous aiderai.
Vous êtes assez jeune et jolie,
pour trouver un célibataire.
Ne faites pas cette tête.
C’est le début d’une nouvelle vie…
Les Clayton sont des gens adorables.
Comment allez-vous, M. Nelson ?
Mme Nelson, je suppose.
C’est bien cela.
La graisse d’oie lui a fait du bien, Mme Clayton.
J’en suis ravie.
Merci mille fois, Mme Clayton.
Je vous rends votre pot. Je l’ai rempli de ma sauce.
Vous n’auriez pas dû. C’est très gentil.
Eh bien, merci.
J’espère qu’on arrive pas au moment du dîner.
J’aurais aimé vous inviter à dîner.
Mais vous n’auriez pas pu choisir pire moment.
Chloé dit d’aller les chercher. Le rôti et les légumes attendent !
Lou
Bonsoir, M. Nelson.
Ravi de vous voir.
Et vous êtes ?
Oui.
Mme Nelson, dont je vous ai parlé.
Merci encore.
Cette sauce irait très bien avec le rôti.
Claude n’est pas là ce soir.
Exactement. Entrez donc.
On ne restera pas longtemps, mais…
Goûtez ma sauce et dites-moi ce que vous en pensez.
C’est le pot où t’avais mis la graisse d’oie ?
Ne t’inquiète pas, je l’ai nettoyé avec du savon.
C’est vrai : on sent encore le savon.
C’est fameux.
Qu’est-ce que vous mettez dedans ?
D’abord…
Moi, je sais ! Du savon !
Oui… Les enfants, venez avec moi à la cuisine.
Les enfants vont dîner ici, Chloé.
Je m’y attendais.
Je ne veux plus vous voir jusqu’à ce que vous ayez terminé.
Appelez-moi s’ils ne sont pas sages.
M. Nelson me disait que sa femme travaille dans l’immobilier.
Est-ce le moment d’acheter, Mme Nelson ?
Croyez-moi, les prix sont au plus bas.
Vous voulez vendre cette maison ?
Elle n’est pas à nous.
Vous n’êtes pas propriétaire ? Avec votre situation ?
Sans parler d’argent, quel type de maison chercheriez-vous ?
Je rêve d’une ferme dans le style américain.
J’en ai une, mais elle n’est pas encore sur le marché.
Le propriétaire l’a bâtie lui-même. Il pourrait partir en Amérique du Sud.
Tout le mobilier vient du Connecticut.
Vraiment ?
Ça ressemble à la maison de mes rêves.
- Regardez ! - On dirait que c’est la même maison.
Quand serez-vous fixée ?
Il attend des nouvelles d’Amérique du Sud.
Comme ce serait bien de l’avoir…
si elle n’est pas trop chère.
Oui, à cette condition.
Vous ne voulez pas acheter ?
Excusez-moi, je vais répondre.
- Vous reprendrez de la sauce ? - Non merci.
Peux-tu me passer le savon ?.
Vous n’en avez que deux ?
- Oui - Combien y a-t-il de chambres ?
Il y a trois chambres, mais on peut en faire une quatrième.
Un chambre de plus n’est pas un luxe avec les enfants.
Avez-vous des enfants ?
Désolé, mais c’est très important.
Une personne qui me doit de l’argent veut me voir.
Il se peut qu’elle me rembourse. Eh bien, dépêche-toi !
Je ne voulais pas te laisser…
- Avec nous ? - Ce n’est pas…
Ça ira très bien, Sam.
Notre grand ami ! Bienvenue chez nous.
Voici la future maman.
Sam, nous nageons dans le bonheur…
Je ne vous embrasserai pas, mais je vous suis reconnaissant.
Venez vous asseoir.
On vous a… On ne savait pas si vous aviez parlé à Lou de l’emprunt.
Non, c’est mieux ainsi. Comment vont les affaires ?
Au mieux ! La station service marche du tonnerre.
Je vais bâtir un studio là-bas pour y vivre.
On n’aura plus de loyer. Enfin, si vous êtes d’accord.
J’ai commandé te le matériel, mais je peux annuler la commande.
Non, c’est une bonne idée.
Quand commencerez-vous à me rembourser ?
Le mois prochain, si les affaires continuent ainsi.
J’aurai tout remboursé en six mois.
On s’inquiète, parce que Lou ne sait rien.
Ça lui fera une surprise quand vous me rembourserez. C’est mieux ainsi.
Je serais arrivé plus tôt sans cette satanée voiture.
Elle a clé trois fois. Ça ne sera plus jamais pareil.
On t’a payé ou aurais-tu mieux fait de rester ici ?
Je n’ai pas perdu mon temps… Je t’expliquerai.
- Tu n’as pas été remboursé. - Non.
Alors, tu t’es follement amusée ?
Évidemment. Quand les Nelson sont partis, j’ai pris un bain, et…
Avant que tu continues, je veux m’excuser de t’imposer ces gens.
Je suis injuste. C’est terminé.
Plus de Nelson pour gâcher le repas, ou de Butler pour abîmer la voiture.
En parlant de Butler, ce malotru binoclard…
Il a cabossé la carrosserie !
Et ça m’a coûté 8,75 $. C’est pas vrai ?
Pourquoi les réclamer alors qu’il refuse de me rendre les 19 $ ?
- Je ne voulais pas t’en parler. - C’est rien.
J’ai pensé que tu m’en voudrais.
Moi ?
Certainement pas.
Tu n’es pas en colère ?
- Tu ne me détestes pas ? - Non.
Vraiment pas ?
Oublions les autres, ce soir.
D’accord, si on y arrive.
Bien sûr qu’on y arrivera. Soyons égoïstes et…
pensons à nous-mêmes.
Au diable, les Nelson.
Et au diable, les Butler.
Tu n’arrives pas à te concentrer sur ton mari ?
Je fais du mieux que je peux.
Mon amour frise-t-il le ridicule ?
Dans un certain sens, oui.
Tu me reconnais ? Je suis Sam, ton mari.
- Tu connais les Butler, non ? - Les Butler…
Bonsoir.
Bonjour.
J’espère ne pas vous avoir choqués.
Non. Vous ne baissez pas toujours vos stores.
Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ?
Vous vous demandez ce que nous faisons là ?
Oui. Peut-on en parler demain ?
Non.
Tu as cru que ça ne te coûterai que 27 $.
Je parle du pique-nique des Butler avec ta voiture.
Tu n’es pas au bout de tes surprises !
Un vrai pique-nique ! L’autre voiture a fini en sandwich !
- C’est lui qui était en tort. - C’est exact.
M. Butler conduisait tranquillement, quand soudain…
Il était trop tard, n’est-ce pas ?
Oui.
Vous ne m’aviez rien dit en ramenant la voiture.
Je ne voulais pas vous inquiéter. Je pensais pouvoir parler au type.
Je lui ai effectivement parlé dans le ravin.
Quand j’ai su combien il voulait… Vous n’auriez jamais payé autant.
Moi ? Et vous, alors ?
C’est ce que je lui ai dit.
Faites-moi un procès,
mais pas à Sam Clayton, Il n’y est pour rien.
Mais légalement c’était votre voiture.
Il a su que j’avais la réputation de ne pas payer mes dettes.
Parce que je ne travaille pas. J’ai perdu mon travail.
Vous avez voulu nous rendre service et il est au chômage à cause de ça.
La vie est ainsi faite.
Si vous ne nous aviez pas prêté votre voiture…
Je vais vous expliquer.
- Excusez-moi. Allez-y, M. Butler. - Inutile, je lirai le constat.
Bonne nuit.
Vous ne l’accompagnez pas ?
Tout nous tombe dessus, et juste au moment où on économisait.
Je vous comprends. On tente d’économiser pour une maison.
- N’est-ce pas, chéri ? - Absolument.
Nous on espère pouvoir le faire opérer des yeux.
Oublie mes yeux. Justement, ils vont vouloir tester ma vue !
Nous nous battrons ensemble. Je vois aussi bien qu’un autre.
Merci.
Là-bas, chéri.
Ils ne savent plus quoi inventer.
A quoi tu penses ?
Tu vas me porter et tout recommencer ?
Tu l’as dit.
Avez-vous une pharmacie ?
Il s’est cogné à un des pots de fleurs.
Je sais que je me répète, mais je suis désolé.
Mais on a un procès sur le dos. Notre maison s’éloigne chaque jour.
Si ça continue, c’est une tente qu’on va s’offrir.
Ça ne peut vraiment plus durer.
Il faut que tu apprennes…
que tout le monde ne mérite pas ton aide.
Tous ces gens que tu as aidés depuis notre mariage.
Combien te l’ont rendu ? Prends Claude, par exemple…
Il dort dans mon lit, notre lit… avec toi !
Butch est sur un lit de camp, et moi, je suis avec Lulu.
Combien de temps cela durera ?
Nous n’avons pas de vie privée.
Ma mère m’a très mal renseignée.
On a tout essayé.
Sauf jeter mon frère dehors.
Je sais qu’il a été gravement blessé et j’essaie d’être indulgente.
Mais il faut qu’il parte.
Il faut qu’il se trouve, avant.
Il ne se cherche même pas !
Je sais, c’est dur de dire ça. Il s’est battu pour son pays.
Mais s’il partait quelque part…
Il pourrait aller en Afrique du Sud… Il y en a qui se trouvent, là-bas.
Je sais ce que tu ressens. Cette situation ne me plaît pas.
Nous deux… Et à trois garçons…
- Qui cela peut-il être ? - Je vais décrocher.
Sois ferme : pas un sou !
Si c’est un P.C.V., tu raccroches.
Ton frère ne rentre pas ce soir.
Peut-on en être certain ?
Oui, il part pour Cincinnati.
Ce n’est pas possible.
Il part dix jours.
Peut-être qu’il se trouvera. Que va-t-il y faire ?
Il y a un festival de musique. Il s’en fiche de ça.
Je me demande ce qu’il va faire là-bas.
Il y a un tournoi de billard. Il est bon.
Moi j’adore le billard, pas toi ?
Oui, C’est un jeu intéressant.
C’est un jeu très ancien.
Claude a été sympa de nous prévenir, tu ne trouves pas ?
Papa, tu me racontes une histoire ?
D’accord. Quel genre d’histoire ?
Cendrillon !
Tu dois d’abord aller au lit.
Il était une fois une jeune fille qui s’appelait Cendrillon
Elle avait deux sœurs, très méchantes.
Sa tante aussi, elle était méchante ?
Oui, elle faisait travailler Cendrillon du matin au soir.
Un jour, sa marraine, la fée, arriva.
Elle transforma Cendrillon en une belle princesse.
Et les souris, papa ?
Quelles souris ?
Oui… La fée avait des souris.
Et elle les changea en six beaux chevaux blancs.
C’est vrai.
Cendrillon alla chercher une énorme citrouille
et elle la donna aux chevaux. Mais non !
Elle la donna à… sa marraine.
Elle lui donna une citrouille…
qui s’est transformé en six… non, en un beau carrosse…
Maintenant, je me souviens !
Elle attela les six chevaux à la citrouille, euh, au carrosse.
Puis, elle dit à Cendrillon de grimper et ils sont partis.
Ils sont allés au bal.
Le bal. Et Cendrillon… C’était déjà une belle princesse ?
Où en étais-je ? Ah, oui !
Un magnifique princesse.
Elle était si belle qu’elle…
Ah oui, elle perdit sa chaussure de vair…
Elle eut des enfants…
C’est pas la même histoire !
Ils étaient affamés.
Elle chercha sa bourse en vain.
Il n’en resta plus pour l’ours.
Bon… Où en étais-je ?
C’est moi qui te raconte une histoire et toi qui dors.
D’accord.
Cendrillon attendit et attendit pendant des jours et des jours.
La question était de savoir si le Prince Charmant et elle…
se retrouveraient.
Soudain, la porte s’ouvrit.
Et le Prince Charmant apparu en personne !
Et au pays des contes, tout le monde alla se coucher.
Les trois petits cochons allèrent au lit.
Le grand méchant loup alla au lit.
Miss Muffet était si fatiguée qu’elle tombe de son tabouret.
Et l’araignée s’endormit à côté d’elle.
Tout le monde avait sommeil.
Même le marchand de sable cessa de compter les moutons.
Tout le monde dort sauf nous.
Juste toi et moi.
Qu’as-tu ?
Que s’est-il passé ?
J’ai une surprise pour vous. J’ai abandonné le billard.
Tu as raccroché si rapidement, j’ai cru…
que je te décevais.
Oh, non…
Qu’est-ce qu’on fête ? Vous êtes sur votre trente et un.
Qu’est-ce que c’est ?
On fêtait le jour le plus long.
C’est ça.
Je ne comprends pas.
Explique-lui.
Moi, je vais raconter à Loulou une autre histoire :
"Boucles d’or pour toujours".
J’y vais, Sam.
Je suis bien chez Samuel R. Clayton ?
Oui, c’est ici.
C’est moi.
J’ai une fille dans le taxi et elle est pas en forme.
Elle a voulu s’arrêter à la pharmacie, et je me suis pas méfié.
Je regarde dans le rétro et je ne la vois plus.
Je me retourne : elle est par terre.
Conduisez-là à l’hôpital.
Je jouerais pas au plus malin à votre place.
Je vous rends service.
C’est pas les somnifères que j’ai trouvés,
mais votre carte : Samuel R. Clayton !
Je sais qui c’est : Shirley Mae.
Shirley Mae… Il la connaît.
Garde ton sang-froid, Sam. Lou est à côté !
Tais-toi. Appelle le Dr Brown : orange 3621.
Comme tu voudras, Sam.
C’est bon, Lou, elle travaille au magasin.
Elle a pris des somnifères. Peut-on faire quelque chose ?
Qu’est-ce qu’il y a ?
Je l’ignore. Va dans mon lit.
Tu devrais mettre quelque chose.
Qu’y a-t-il de si terrible, Lou ?
Il ne boit pas ?
Non, mais il m’arrive de l’espérer.
Il joue ?
Non, mais ce serait préférable.
Il est amoureux d’une autre ?
Oui.
Tout le monde, il aime tout le monde.
Il est amoureux des gens…
des animaux, des oiseaux, des poissons…
Il ne ferait de mal ni à une mouche…
ni aux sangsues qui s’accrochent à lui.
Il ne peut pas s’empêcher d’aider les gens.
Et c’est mal ?
En quoi cela affecte votre vie, à vous ?
Quelle vie ?
Vous dites que le mariage, c’est à la fois donner et recevoir.
Lui il donne tout, mais je ne reçois rien.
Il éprouve tellement de compassion.
Il est le gardien de ses frères et il a trop de frères.
Il a commencé avec mon frère et c’est parti de là.
Il veut "une maison au bord de la route, pour être l’ami de l’homme".
Et moi, je fais la cuisine.
Ne me regardez pas ainsi. Je sais, on dirait une idiote.
Je sais ce que je ressens, mais j’ai du mal à l’exprimer.
Ça a l’air égoïste,
mais il existe des mots tels que désir, aspiration, besoin…
Lou, mettons les choses au clair…
il n’y a rien de plus beau que d’aider les autres.
C’est le seul moyen de bâtir un monde meilleur.
Mais vous avez raison.
Je tiens un discours, un homme l’adopte et sa famille en pâtit.
Il est sûr que le bonheur du foyer est la priorité.
Sam est un bon père.
Les enfants souffrent-ils de son attitude ?
Pas du tout, c’est un très bon père.
Est-ce un bon mari ?
En ce moment, il a mis une vendeuse blonde dans notre lit.
Non ! C’est totalement innocent.
Elle a tenté de se suicider, alors il l’a ramenée.
Il est possible que Sam en fasse un peu trop.
Ça vient peut-être de mon dernier sermon ?
Oh, non, ça avait déjà commencé.
Ça a peut-être aggravé les choses, mais il a toujours été ainsi.
Lors de notre lune de miel, il a vu une voiture embourbée.
Mon Sam accourt, ramasse des branches et les met sous les roues.
En guise de chaînes, il prend les sangles de nos valises,
et les met sur les pneus.
Et à quatre pattes, couvert de boue, il dit : "Allez-y, essayez."
l’homme se met en marche arrière et le renverse.
Sans remerciement ni excuse, l’homme part avec nos sangles.
Sam a passé le plus clair de notre lune de miel à l’hôpital.
Pendant ce temps, j’ai appris à jouer du saxophone.
On pourrait pense que ça lui aurait servi de leçon, mais non.
Lou, vous aimez encore cet homme. Je vais lui parler.
Je ne sais pas trop comment formuler ça…
Il ne doit pas se détourner des choses que je symbolise.
Je pense que je louerai la vertu de la modération.
Oui… ça pourrait marcher.
Comment le voir, le rencontrer par hasard ?
Vous pourriez tomber sur lui au club de sport.
Il s’y entraîne le midi…
à moins qu’il n’ait donné son short.
Ce soir : côtes d’agneau. Qu’as-tu mangé ce midi ?
J’ai mangé une très bonne salade et un jus de tomate.
Tu as mangé seul ?
Non, avec le révérend Daniels.
Je lui ai demandé ce qu’il faisait au club. Il venait faire du sport.
Ah bon… Voilà un homme sensé.
On devrait suivre davantage ses conseils.
Moi, je trouve qu’il est un peu embrouillé.
Il a des ennuis avec sa femme.
Ça affecte sa santé.
C’est pourquoi il va venir faire du sport au club.
Que t’a-t-il dit ?
Pas grand chose. C’est surtout moi qui ait parlé.
Il a l’air perturbé, incapable de s’exprimer.
C’est grave. Tu aurais vu sa tête quand je lui ai suggéré…
que tu ailles parler à sa femme pour arranger les choses.
Je ai dit que tu avais enduré de petits désagréments avec moi…
Mais tu as la tête sur les épaules.
J’ai su que ça n’allait pas quand il a dit :
"Seul compte le bonheur de nos épouses"
Il a suggéré d’abandonner tout ce qu’il faut pour atteindre ce but.
Que lui as-tu répondu ?
Rien. Je lui ai posé une question.
Combien un homme doit-il céder ?
Doit-il systématiquement consulter sa femme ?
Peut-il compter sur son propre jugement ?
S’il y va sans cesse, elle pensera qu’il manque de discernement.
S’il s’apprête à donner la pièce à un mendiant,
doit-il en utiliser une autre pour appeler sa femme ?
S’il doit continuellement abandonner des choses,
autant abandonner son amour-propre et tout lâcher !
Elle le connaissait avant de l’épouser.
Elle savait où elle mettait les pieds.
Pauvre Mme Daniels.
Ma nouvelle maison. On l’achète !
Attendez de voir l’intérieur.
Viens, Sam !
N’est-elle pas magnifique ? Et quelle vue !
Viens, Sam
Sam, demande à Mme Nelson combien elle coûte. Et ne chicane pas.
Avec lui, ce sera du gâteau.
Elle n’est pas mal.
Encore une cheminée, une vraie !
Tu rends les choses difficiles.
Je n’ai jamais rien vu de tel. Et toi ?
C’est extra !
On n’aura même pas à changer le papier peint.
Qu’as-tu ? Le lit est trop petit pour toi ?
Il est un peu court ? On y rajoutera une rallonge.
Sam, regarde derrière toi.
C’est le paradis.
Quand je pense à cette coiffeuse, je n’ose plus me regarder là.
Qu’est-ce qui nous retient ?
Pourquoi n’as-tu pas conclu l’affaire sur le champ ?
Ça ne se fait pas comme ça. Elle a promis de la réserver.
Pourquoi attendre 24 heures ?
On a plus de 5000 $ de côté.
On ne trouvera pas mieux.
Je te promets de réduire les dépenses autant que possible.
Et je ne veux aucun cadeau pour Noël.
Ce sera le plus beau des cadeaux. C’est le cadeau de ma vie !
Ils ont laissé un mot pour vous, M. et Mme Adams,
ce gentil couple qui vivait à côté. Elle me manque.
Ça fait déjà 8 mois… Elle est aussi ronde que moi !
Ce sera Samuel pour un garçon,
ou Lucille pour une fille.
Ils étaient pressés, alors ils ont laissé ce mot.
Merci, Chloé.
Est-ce confidentiel ? Ou est-ce de l’argent ?
39,50 $.
Pourquoi t’envoient-ils de l’argent ?
L’été dernier, quand tu étais absente, ils ont eu un problème.
Et qu’a fait ce bon vieux Sam ?
Il a dit : "Je peux tout arranger. Voici 39,50 $."
Tu as prêté l’argent, ils te l’ont rendu. Tout va bien.
Lou
Ils se demandaient s’ils allaient garder le bébé.
Celui qu’ils attendent.
La situation était difficile pour lui : ni argent, ni travail.
Ils avaient l’occasion d’acheter une affaire sur la 72…
Ce est une bonne traversée,
Une intersection très fréquentée.
Avec 39,50 $ ? Ils ont acheté un étal de cacahuètes ?
Non ! Une station service.
C’est très rentable, mais il faut un peu de temps pour s’installer.
Combien leur as-tu donné ?
C’est une triple intersection. Deux routes nationales…
Ne t’inquiète pas, ils vont nous rembourser.
On a compté le nombre de camions qui passaient.
Devine combien ?
Combien leur as-tu donné ?
Ils m’auraient remboursé avant,
mais ils ont construit une petite…
Une maison ?
Elle ne te plairait pas.
Sam ? Tu leur as donné toutes les économies de la maison ?
Lou, on peut compter sur eux.
Laisse-moi t’expliquer, chérie.
Tu penses que les bébés sont faits pour naître, n’est-ce pas ?
Ne me balance pas le coup du bébé !
Je vois pourquoi tu voulais 24h.
Mais c’est 24 ans qu’il nous faut !
Tu crois que le bébé va vendre des journaux pour nous rembourser ?
Les gens ne peuvent-ils pas avoir des bébés sans toi ?
Je sais que j’aurais dû t’en parler mais c’était urgent.
Et tu étais à la campagne.
Et le téléphone, alors ?
La banque lui a refusé l’emprunt.
Je croyais qu’il me rembourserait…
avant. Avant que je l’apprenne ?
Je en ai marre que tu aides les gens derrière mon dos.
Tu n’es qu’un Samaritain trompeur qui joue un double jeu !
Lou…
Ils étaient tellement désespérés.
Va-t-en et laisse-moi tranquille !
Tu changeras quand le bébé sera né.
Elle aussi !
Quelle agréable surprise.
Je venu voir comment vous alliez en ce beau dimanche.
Entrez.
Je vous ai observés tous les deux, ce matin.
Vous aviez l’air heureux.
Oui, on est heureux.
Les choses s’arrangent-elles avec votre femme ?
Je crois que nos problèmes sont résolus.
Je lui ai raconté notre discussion. Elle a compris.
Je lui ai raconté l’histoire du mendiant. Ça la fait rire.
Il est inutile que Lou aille la voir, alors ?
Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire
On a conclu que ces querelles domestiques étaient idiotes.
Chacun doit donner un peu et saisir le point de vue de l’autre.
Une simple discussion et le problème disparaît comme…
par enchantement, c’est ça ?
Êtes-vous favorable au fait que les femmes enfantent ?
Qui d’autre ?
Oui, dans les bonnes conditions.
Je le croyais aussi.
J’ai donc prêté de l’argent aux voisins.
Espèce d’andouille au cœur tendre !
Grand bienfaiteur public !
Bonjour, révérend Daniels.
Bonjour
C’est toujours bon de vous voir.
Je suis venu pour une raison tout-à-fait louable.
Cela nous concerne…
Sam a pensé que ça vous intéresserait aussi.
Ça vous échappe, là, tout de suite.
Des ballots pour nains, peut-être ?
Pas du tout.
Il s’agit d’une kermesse de charité.
Sam vous a proposé comme voyante.
Lui, il fera le bonimenteur.
Ça devrait rapporter de l’argent.
Montrez-lui son joli costume.
- Non, faites-le. - Mais non.
C’est vraiment très joli
Voilà.
N’est-ce pas un beau costume ?
Vous serez parfaite en bohémienne.
C’est vrai,
les bohémiennes n’ont pas de maison.
Bonsoir, Claude.
Dorénavant, nous devrons revenir au début
- Bonnne nuit, Chloé. - À demain !
Avant d’entrer, je tiens à te dire ce que je pense de toi.
Il est tard, Claude.
Il n’est que 18h en Australie. Viens te asseoir.
Il faudrait profiter de ces moments ensemble.
Il ne vaudrait mieux pas. Ta sœur n’approuverait pas.
Qu’importe ma sœur.
Où en étais-je ?
Tes cheveux, tes yeux, tes lèvres…
et ce sourire lumineux.
T’ai-je dit que je traverserais le pays pour un sourire ?
Que je gravirais des montagnes ?
Que tu nagerais aussi !
Et que je t’ai dans la peau ?
Et ça t’impressionne ?
Je t’aime beaucoup, Claude
mais les Clayton ne seraient pas d’accord.
Tu ne me connais pas bien.
J’essaie du mieux que je peux.
Qui est-ce ?
Nous sommes pris au piège !
Ne bougez pas
Tu fais du café ?
J’ai pensé que ce serait bien, on doit veiller un peu.
Tu n’as rien dit dans la voiture.
Je croyais que tu t’amusais : tu as beaucoup dansé avec H. C.
H. C. m’a proposé de reprendre mon ancien poste.
Il veut que j’aille faire des achats en Europe… avec ton accord.
L’occasion rêvée pour mettre de l’argent de côté.
Je ne partirai que 3 ou 4 mois.
Tu peux faire une croix dessus.
- C’est comme ça que tu le prends ? - Eh oui !
Je ne te comprends pas : on ne se voit jamais de toute façon.
Si je pars, tu seras libre.
Pense aux associations où tu pourrais t’investir.
Avec ce boulot j’aurai une garde-robe,
tous les frais payés, un bon salaire, et j’irai en Europe.
Je te comprends mais je ne veux pas que tu travailles.
On peut continuer avec le salaire que tu gagnes et distribues,
mais pour une maison… Je sais que ça comptait.
Il n’y a pas que la maison.
Tous ces problèmes que tu m’as apportés.
J’en perds la raison !
Quels problèmes ?
Des problèmes !
Shirley Mae, par exemple.
Tu as ramené cette vendeuse chez nous,
et comment nous le rend-elle ?
En essayant de mettre le grappin sur mon frère.
Claude n’est pas un ange
mais je ne vais pas le regarder s’amouracher de cette traînée.
Ma mère doit se retourner dans sa tombe
Une fille qui tente de se suicider
pour un homme marié qui la délaisse
n’est pas du meilleur parti ! Même pour mon frère.
Je connais bien ton frère et une fille lui ferait du bien.
En l’épousant, elle aurait ta famille à affronter !
Ne change pas de sujet. Tu la jettes dehors ou je le fais ?
Claude…
Désolée que tu l’apprennes ainsi.
J’aurais voulu te le dire moi-même…
un peu différemment.
J’aurais été moins dure envers moi-même.
Voilà ce que tu me pousses à dire.
Moi ?
Bonsoir.
Nous sommes les Adams, d’anciens voisins.
- Entrez donc. - Entre, petite maman.
Doucement.
On est des amis des Clayton. On est un peu ivres.
Pas moi. Il a vidé mes verres.
Sam est mon plus cher ami.
Sans lui, on n’aurait pas le bébé !
Nos chers amis et bienfaiteurs :
deux cœurs en or.
N’aimez-vous pas la valse ?
Valser pour quoi ?
On a fait la fête et bu quelques verres.
Enfin, c’est moi qui ai bu. Auriez-vous bu de l’essence ?
Ils ont racheté l’essence mais aussi la station !
Un type arrive à la pompe et demande le plein.
Il dit qu’il m’a observé et qu’il a compté les camions.
Bref, il voulait acheter l’affaire.
Il a dû voir qu’on s’agrandissait.
- Qui êtes-vous ? - Claude.
Et là, il demande : "Combien, pour la station ?"
Je ne me démonte pas : "12500 $, avec la petite maison."
Il ne se démonte pas : "D’accord." Elle est à lui. Et voici votre part.
Il y a 1000 $ en plus.
Vous n’auriez pas…
Ne discutez pas. On a réussi, grâce à vous deux.
J’ai racheté autre chose.
Si je peux vous rendre service.
Donnez un boulot à Claude.
D’accord. Appelez-moi, Claude.
Alors, on fait la fête toute la nuit ?
On n’est pas d’humeur.
Navré. Viens, petite maman.
Je crois que je vais les suivre.
Ne bois pas trop.
Lou
Quelqu’un nous a remboursés.
J’en suis heureux pour eux et j’en suis heureux pour moi.
J’ai de nouveau foi en l’humanité.
On est si proches sur certains points
et pourtant on diverge sur des sujets importants.
J’aimerais qu’on s’entende
sur ce qui compte vraiment dans la vie.
Je trouve le bonheur dans d’autres domaines que toi.
J’ai été un peu loin en les aidant
sans penser à toi et à ta maison.
Et Dieu sait que les deux comptent.
Tu n’étais pas là quand je leur ai parlé.
Ils devaient avoir ce bébé.
Sinon, ils auraient regretté
Plus tard, ils se seraient dit :
"Il aurait seize ans, aujourd’hui."
La maison m’a semblé sans importance sur le moment.
Il faut peut-être régler mon échelle des valeurs, mais…
avec certaines choses d’un côté,
des choses matérielles de l’autre,
ma balance penche par là. Je suis comme ça.
Quand tu seras à Paris…
Qui va à Paris ?
Encore merci pour tout.
Ça ira, M. Clayton, je vais loger chez Ruthie.
Nous avons gagné de l’argent grâce à des gens…
on peut acheter la maison et vivre heureux à tout jamais.
Claude… Rentre chez ta sœur Elle t’as tout dit sur moi.
Ça doit être elle. Elle voulait te voir.
Non, Claude. Je ne veux pas la voir.
Pourquoi pas ?
Eh bien…
Sois gentille avec les gens.
Elle regrette ce qu’il a dit.
Allez, laisse-lui une chance.
Entre sœurette.
Je suis venu lui montrer mon uniforme.
Dis-lui que je l’aime et qu’il suffit de fixer la date.
Lou, vois ce dont elle a besoin : fleurs, vêtements…
quelle soit magnifique.
Il me faut une mariée à la mode, non ?
Au revoir.
Je peux m’asseoir ?
Il y a autre chose qui cloche chez moi ?
Vous n’avez pas tout dit hier ? Quoi d’autre sur le cœur ?
Je me demandais si ma robe de mariée pourrait vous aller.
Je le crois. Mais à condition que vous aimiez le bleu.
Elle irait très bien avec vos yeux.
J’aimerais tant que vous la portiez.
Vous pourriez l’essayer.
Vous voyez les choses autrement ?
Vous seriez superbe en blanc.
J’adore le bleu.
Je serai la meilleure épouse qu’un homme puisse avoir.
Mais je voudrais clarifier les choses. Je ne suis pas si mauvaise.
Je vous en prie, pas ça. Parlons plutôt de vos chaussures.
Je sais où les trouver.
Et puis…
Le chapeau…
J’aime tellement votre frère.
Moi aussi, mais je vous préviens, vous épousez un cinglé.
Je le sais, mais je le comprends.
Ah bon ?
Nos hommes sont parmi les plus formidables.
Moi, j’en suis consciente, mais, exprimez-vous.
Je dois admettre que Claude est différent.
Disons que, pour l’instant, vous avez le plus formidable des maris.
- Avez-vous lu les journaux ? - Non.
Sam Clayton prépare à nouveau le dîner de Noël pour les démunis
Faites vos dons à Sam Clayton, président.
Bonjour.
Heureux de vous voir.
Merci.
Que devenez-vous ?
Je prends des leçons au 3ème étage.
Où en êtes-vous ?
Où j’en suis ?
La première paire est pour vous. Votre pointure ?
45. Disons 45 et demi.
Vous pouvez grandir, elles peuvent rétrécir.
M. Clayton.
Voilà l’argent des 4e et 5e étages. Tout le monde a participé…
excepté M. Borden.
Que se passe-t-il ici ?
M. Clayton offre un repas de Noël aux démunis.
Les gens du magasin contribuent.
Il faut que j’apporte ma contribution.
Je vous remercie.
Vous devriez filer à la banque avant de vous faire assommer.
J’y cours.
- Et maintenant, au revoir. - Au revoir.
Bonjour, M. Clayton.
Bonjour, Jo. Où sont les dindes ?
Dans le camion.
Encore 3 camions.
Ce sont les plus belles de mon élevage. La facture…
Les prix ont augmenté.
Tout augmente…
J’avais préparé un chèque.
Merci, Jo.
Merci, M. Clayton.
Joyeux Noël !
Merci, à vous aussi.
Je ne devrais pas être là. Quelle heure…? Ma montre !
Que s’est-il passé ?
On m’a assommé par derrière.
Comment avez-vous a atterri ici ?
Elle a fait une crise cardiaque.
Elle ne voulait pas aller à l’hôpital. Je l’ai conduite ici.
Elle a dit qu’elle avait ces crises depuis la mort de son bébé.
Le bébé !
Quelle idée de vous balader avec tant d’argent !
- Et la banque, alors ? - Il faut que j’aille à la banque !
Sacrée bosse ! Ça va mieux ?
Oui, beaucoup mieux.
Alors voilà : j’ai payé les dindes avec l’argent pour la maison.
J’ai perdu les dons des employés. Je dois donc trouver de l’argent.
La banque acceptera de me prêter ?
J’aimerais t’aider, mais ça ne dépend pas de moi.
Tu t’es trop souvent porté garant. Avant, tu représentais un risque.
Maintenant, tu es dans le pétrin.
Il me faut une idée,
sinon, on peut dire adieu à la maison.
Je suis désolé de ne pouvoir t’aider.
Prends un autre verre.
Juste un. Avec ce coup, j’ai la tête qui tourne.
Je vais en boire un avec toi.
Espérons quand même que tu passeras un joyeux Noël.
Vous pourriez libérer l’allée ?
Sam, tu rentres tôt.
Oh, Sam c’est le jour plus beau jour de ma vie !
J’ai de bonnes nouvelles. Devine !
Où emmènent-ils le canapé ?
Les Nelson acceptent qu’on emménage maintenant !
C’est merveilleux !
Cache ta joie, chéri.
Sam, tu avais raison et j’avais tort.
Lou. Où partent nos…
J’ai donné les meubles.
Mais il faut les arrêter !
Pourquoi ?
J’en ai assez de les voir. Je me suis lassée de chaque meuble.
Je n’en aurais pas tiré grand-chose, alors j’ai appelé l’Armée du Salut.
Je pense que c’est ce que tu aurais fait.
Certaines familles auront ainsi
un Noël aussi joyeux que le nôtre.
Qu’est-ce qu’il y a, chéri ?
Rien du tout. Pourquoi ?
Tu travailles trop. Ce repas de Noël doit te donner la migraine.
Effectivement. Tu leur as tout donné ?
Oui, et j’ai une autre surprise !
Une autre surprise ?
- Vous êtes prête, Mme Clayton ? - J’arrive.
Où vas-tu ?
C’est l’autre surprise. Ce soir nous dînons dans notre maison.
Et il y aura tous tes plats préférés, dont moi.
Ne viens pas avant 18h30, je veux que tout soit prêt !
Pour te faire saliver : le dîner commence avec une surprise.
Au revoir, on se retrouve au paradis.
Vous avez appelé tous ceux qui vous doivent de l’argent.
Il arrive toujours la même.
Et pas un sou ? Pas un.
Ils m’ont tous dit que je ne pouvais tomber plus mal.
Juste quand j’en ai besoin.
"Je voudrais te payer, mais tu sais combien coûte le médecin."
"Désolé, Sam, mais avec trois garçons à l’hôpital…
non, à l’université, et ma belle-mère sous une bulle…"
"Mais sois-en sûr : tu l’auras, ton argent."
Mais pas maintenant ? "Pas maintenant…
Attends le mois d’avril." Quel avril ?
Les gens sont tous les mêmes.
J’aimerais bien vous aider, mais j’avais un bookmaker avant.
Il est parti avec la caisse.
Un rude coup pour votre femme.
Elle est allée avec lui.
Je devrais vous offrir un verre.
Je ne dis pas non. Merci.
Mme Clayton, vous êtes splendide !
J’espère que Sam oubliera le prix en me voyant dedans.
Quand est-ce que papa arrive ?
Il ne va pas tarder.
On a faim.
Montrez-moi ce que vous avez prévu pour papa.
Commencez bien ensemble. Vous connaissez la fin ?
D’accord… Alors, voilà papa.
Bonsoir papa chéri Bienvenue ici
C’est bon de t’accueillir
La famille et Chloé, Ont une jolie soirée à t’offrir
Tu seras très heureux D’apprendre une excellente nouvelle
Notre nouvelle et belle demeure Sera celle du bonheur
Il a intérêt à être heureux !
Je ne ai rien dit, désolé.
Tu sais ce qu’a dit Confucius ?
Il a dit tellement de choses que je m’emmêle les pinceaux.
- Il a dit… - Confucius n’apporte que confusion.
Tout le monde l’a dit. J’en ai un livre entier.
Un vieux proverbe dit :
"Fais le bien à ton voisin, jamais il ne te graciera."
Gracier signifie pardonner ici.
Oui, je sais. J’allais au théâtre dans le temps.
Tu m’autorises une citation ? Vas-y.
"Homme qui a bu la cruche tourne le dos à sa greluche."
Je l’aime bien. Ce type sait de quoi il cause.
Je me suis trompé.
"Homme qui a bu la cruche tourne le dos au puits."
C’est un peu fade comme ça, non ?
Il a peut-être travaillé tard.
Pourquoi ne pas téléphoner ?
Papa savait qu’on allait manger de la glace à la framboise ?
Non, chéri. C’était une surprise.
Tu crois qu’il lui est arrivé quelque chose ?
Non, ton papa va bien.
Peut-être pas.
Même les Arabes m’ont mis en garde :
"Ne fais pas le bien, tu ne souffriras pas de l’ingratitude."
Regarde leurs vêtements… Pas de poches !
Demande une pièce à un Arabe et il plie bagage et se dérobe.
Tu m’offres un verre, camarade ?
Va te décomposer dehors, la cloche !
Il me faut un verre. Rude journée… J’en ai vu de meilleures.
Va vivre sur tes souvenirs. Allez, fiche le camp.
Reviens, l’ami. Je t’offre un verre.
Tom, mets-lui… Voilà que tu recommences, Sam.
Tom, il y a du bon dans chaque personne.
La seule chose qui soit bonne en lui, c’est le whisky.
Certains ont moins de chance. Il a juste besoin d’un coup de main.
Ah, oui ? Vraiment ?
Ça fait longtemps que j’ai rien entendu d’aussi idiot.
Tu ne m’aides pas, tu ne fais que flatter ton ego.
Il m’offre quelques verres, ça le fait se sentir bien.
Tu dois te sentir mieux que moi.
Sors d’ici, espèce d’imbécile, ce type a ses propres ennuis.
- Des ennuis ? Lui ? - Oui.
Il est dans la tranche supérieure. Il a tout.
On peut se permettre d’être condescendant, avec de tels habits.
Regarde ses vêtements. Et regarde les miens.
Continue comme ça, il te donnera les siens.
Je paierais cher pour voir ça !
Des paroles… Où est l’action ? L’action ?
Tu vas en voir de l’action ! C’est ce que je veux.
- Qu’est-ce que tu fais ? - Les services vont le ramasser.
Non, non. Reviens, mon grand.
Et si tu allais te coucher pour oublier tout ça.
Et c’est reparti !
T’es là, paré comme un prince, et tu te marres intérieurement.
Tu sais très bien que je n’ai ni maison ni lit.
Je n’en savais rien.
Exactement.
- Je vais t’en trouver un. - D’accord.
Tu veux que je dorme, n’est-ce pas ?
Merci. Et n’oublies pas de lui donner ta chemise.
Je reviens.
Pourquoi est retiré à partir de là.
Le laisse pas tomber ici.
Qu’il lâche la rampe. Sors-le !
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Je suis M. Drew, de la banque. - Oui, monsieur.
Je voudrais voir M. Clayton.
Ça tombe mal, il n’est pas là.
Puis-je voir Mme Clayton, alors ? C’est assez important.
Oui, monsieur. Attendez… Vous feriez mieux d’entrer.
Je me sens responsable de cette situation.
Je lui ai refusé un prêt, car il n’avait pas de garantie.
Puis, je me suis dit : "Dans quel monde vivons-nous ?"
Il est anormal qu’un homme tel que Votre mari ne puisse pas emprunter.
Je suis contre la révision des lois bancaires
mais il faut parfois prendre la bonté comme garantie.
Cette maison reste donc la vôtre.
Quelle merveilleuse nouvelle !
Si seulement il était là.
Il a cru que la maison comptait plus que tout pour moi…
plus que lui.
Ça suffit, Sam. Rentre chez toi.
Qu’est-ce que je vais en faire ?
Reviens !
Non, je veux rester seul.
Tu vas me causer des ennuis.
Pas si tu me laisses seul.
Sam, tu es trop gentil…
Qui c’est, le gentil ?
Toi ! Il n’y a pas une once de méchanceté en toi.
- Ah oui ? - J’ai dû me tromper.
Dorénavant, je suis l’homme le plus méchant de la ville !
Je commence à le croire.
Tu verras… Le prochain qui me demande de l’aide, je…
La prochaine personne qui tend la main devant moi, je…
Sam !
Désolé, mademoiselle.
Il est très gentil quand il ne boit pas.
Ça devrait couvrir les pièces perdues.
Pourriez-vous m’aider à le ramener chez lui ?
Navré.
Merci.
Les plaisirs et les palais
Bien que nous errions
Aussi humble qu’elle puisse paraître
Rien ne vaut la maison
Maison, douce maison
Rien ne vaut la maison
Aussi humble qu’elle paraisse
Rentre donc à la maison
On va lui trouver un lit.
- C’est vrai ? - Oui.
C’est fabuleux. Tenez…
Prenez ceci, j’espère que ça vous aidera.
Je vous en prie. Attendez, il est attaché.
Bonjour, où est Sam ?
Il n’est pas là.
Pas là ?
Bonsoir Lou.
Salut, Claude. Prends un cigare. Vous en voulez un aussi, mon père ?
Vous aussi, prenez un cigare. Lou, il est né. Un garçon.
Trois kilos six. Un petit Sam. C’est merveilleux !
Qu’y a-t-il ? Pensez-vous qu’il y a trop de bébés ?
Sam Clayton a disparu. Non !
Il a dû lui arriver quelque chose.
Qu’est-ce qui pourrait lui arriver ? Tout le monde l’adore.
Il est trop gentil pour disparaître.
Personne ne lui ferait de mal.
Il s’est toujours occupé des autres.
Le monde a besoin de Sam Clayton.
Et moi aussi.
C’est Sam !
On a trouvé son adresse sur lui. C’est votre mari ?
Ce sont des gens formidables.
Je suis un raté, Lou… Je vais les rejoindre.
Tu vivras mieux sans moi. Je ne t’apporte rien de bon
Tu es encore jeune et séduisante…
Toi aussi, espèce de grand…
J’ai gâché notre vie. J’avance au hasard…
Et par hasard, tu es devenu vice-président du magasin.
Et le banquier a dit qu’il allait nous prêter l’argent pour la maison.
Tout juste.
Et il n’a pas bu, lui. Vous avez entendu ?
Je ne suis pas un raté. Vous prenez aussi les gagnants ?
Merci beaucoup. Vous êtes formidables.
Je suis contente de vous avoir donné tous mes meubles.
Sauvés des eaux, comme on dit.
Entrez donc pour boire…
Du chocolat chaud ?
Exactement.
Non, merci. Nous devons partir. Joyeux Noël à vous.
Joyeux Noël.
Attendez ! Encore une chanson !
Laquelle ?
J’ai trouvé.
Laisse-moi t’appeler chérie
Je suis amoureux de toi
Laisse-moi t’entendre murmurer
Tu es amoureuse de moi
Très bien, je suis amoureuse de toi.
Gardons cette flamme impact Intacte !
Intacte dans tes yeux où je me noie
Laisse-moi t’appeler chérie
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