All language subtitles for 1948_Walk_a_Crooked_Mile-La_grande_menace_VOSTFR.6.4

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Original subtitles

LA GRANDE MENACE

Ce film veut montrer au peuple américain...

les difficultés que doivent affronter..

Les agents fédéraux...

qui ont en charge la sauvegarde des secrets de notre nation...

et la surveillance des "ennemis intérieurs"..

Qui tracent leur "sale chemin" à travers "la libre Amérique".

Voici Lakeview, en Californie...

une de ces petites villes...

qui ont surgi durant et après la Seconde Guerre Mondiale.

Voici le Laboratoire de Recherche Nucléaire...

un des endroits les plus secrets...

et vital pour la sécurité et la défense nationales.

Pour travailler à Lakeview il faut avoir avant tout...

être un citoyen américain à la loyauté éprouvée.

La mission de garder ces projets échoit au F.B.I...

ce qui explique que l'agent spécial, Daniel F. O'Hara...

chargé de la "sécurité" du laboratoire de Lakeview...

soit jour et nuit à son bureau.

Salut.

Que fais-tu à ces heures ?

T'essaies de décrocher la médaille du mérite ?

Je rafraîchis ma mémoire et j'attends un appel de Jimmy Colton.

Il est sorti fouiner un peu. Et toi, tu fais quoi ?

Tu repasses les demandes d'enquête de la semaine passée.

Y'en a trois cents.

- O'Hara. - Dan, ici Colton.

Je t'appelle d'une cabine du stade de Lakeview.

Je crois que j'ai découvert quelque chose de chaud..

Quelque chose sur Radchek ?

Oui, tu peux venir tout de suite ?

- 20 minutes. - Je serai...

Jimmy !

Jimmy !

Colton !

Nous n'avons aucun témoin.

Avec les cris au dehors, personne n'a entendu les tirs.

Cette jeune femme est passée et a vu quelque chose de bizarre.

Elle a ouvert la porte, a crié et s'est enfuie.

Il était assis. J'ai cru qu'il était fatigué ou qu'il dormait.

C'est alors que j'ai vu.

- Vous n'avez pas vu qui l'a fait ? - Non, seulement lui.

Juste comme ça.

J'ai fait un appel radio. La "crime" va arriver.

On ne pouvait l'identifier, il n'avait rien sur lui.

Il s'appelait James Colton.

Il habitait allée F, au 110, ici à Lakeview.

Nous n'avons plus rien à faire ici.

- Sergent, vous pourrez...? - Je me charge de tout, Monsieur.

On n'imagine pas qu'on puisse tuer un garçon si mignon..

Allez, circulez ! S'il vous plaît, circulez !

Y'a rien à voir ? Vous lirez ça dans la presse...

Membre du Parti Communiste.

Désolé de vous faire venir si tard, M. North...

mais je voudrais votre permission d'en finir avec le cas Radchek.

Je sais ce que vous ressentez, Dan. Colton était un bon gars.

Il faut montrer à Radchek, comme on l'a fait aux autres...

que tuer un agent du F.B.I...

peut coûter très cher.

Radchek.

- Je me souviens de ce nom... - Ça fait un an.

Nous le recherchons pour entrée illégale dans le pays.

C'est ça. Il s'est échappé juste au moment où on allait l'arrêter.

C'est ça.

Et nous ne savions plus rien de lui jusqu'à hier.

Si on n'avait pas envoyé Colton après lui...

- Jimmy serait vivant. - Nous devons tous mourir.

Qu'avait découvert Colton pour que Radchek prenne le risque...

de commettre un crime devant deux mille témoins ?

Rappelez-moi de lui demander quand il sera devant moi.

- Nous contrôlons toutes les rues. - Bien.

Au fait, M. North, vous vous souvenez...? Pardon.

- O'Hara. - Alison. Terminal des bus.

L'individu vient d'acheter un billet pour San Francisco.

Bien, ne le perds pas de vue.

Alison. Il a trouvé Radchek, à la gare routière.

- Attrapez-le, Dan. - Et après ?

On ne peut le relier à la mort de Colton.

Accostez-le, gagnez sa confiance, il se confessera peut-être.

Merci, M. North.

30 minutes plus tard, Radchek prenait un bus à Lakeview.

O'Hara ne l'arrêta pas.

Il était sûr que Radchek n'avait pas tué Colton pour...

une simple accusation d'entrée illégale dans le pays.

Utilisant Radchek pour arriver à ses contacts...

O'Hara et Alison le suivirent jusqu'à San Francisco.

Quand le bus traversa le pont de la Baie...

un sentiment de sécurité soulagea Radchek...

ce qui favorisait le plan de O'Hara...

qui était de pister Radchek jusqu'à ce que...

il les amène vers ses contacts à San Francisco.

Contacts qui pourraient expliquer...

la présence de Radchek à Lakeview.

À la gare routière, Radchek prit un taxi...

et laissa O' Hara et Alison...

dans une pension dans la partie ancienne de la ville.

- On se verra plus tard. - Entendu.

Aidé par les agents du bureau de San Francisco...

O'Hara surveilla 24 heures sur 24...

la planque de Radchek.

La caméra changeait constamment de véhicule...

et toutes les allées et venues de la pension étaient filmées.

Le seul téléphone de l'immeuble fut mis sur écoute...

et un agent enregistrait toutes les conversations...

depuis la cave d'une maison de la rue contiguë.

,Mais Radchek n'eut aucune visite.

Il ne sortait que pour les repas et pour acheter les journaux.

Merci, Monsieur. Les journaux du soir !

Les journaux du soir !

- Allô ? - Allô, Igor.

- Qui est-ce ? - Radchek.

- Bonsoir. - Bonsoir, Anton.

- Oui ? - O'Hara ?

Oui - Gaines. Je crois que j'ai quelque chose.

- J'arrive. - Bien.

Au moins, ça te tient, toi et tes fils...

loin des paris des bookmakers.

Tu verras si je mets la main dessus...

Ça c'est Mme Green. On a identifié les voix...

de tous les voisins, et c'est une nouvelle...

on l'identifie bien.

- Allô ? - Allô, Igor.

- Qui est-ce ? - Radchek.

- Anton ! - À propos de l'affaire du Sud...

- je crois que tout est sûr. - Compris.

Où es-tu ? - 153, rue Octavia, second étage, première porte.

- Tu t'es occupé de tout, Igor ? - Bien sûr.

- Merci, bonsoir. - Bonsoir, Anton.

C'est bien. Tu as pu localiser cet appel ?

- Difficile avec les téléphones à cadran... - Combien ça prendra ?

Les miracles arrivent toujours.

- Ça prend un peu plus de temps. - Chic type.

À 10h30, le matin suivant...

O'Hara arriva chez Radchek appelé par Alison.

- Que se passe-t-il ? - Je ne sais pas. Peut-être rien.

- Mais je suis inquiet. - Pourquoi ?

Il sort toujours à 8h pour petit déjeuner.

Il est 10h30 et il n'est pas apparu. C'est pourquoi je t'ai appelé.

- Je vois. Des visiteurs ? - Je n'ai vu personne.

Il faut vérifier s'il est encore dans sa chambre.

Dis que tu es de la Cie d'Électricité et vois s'il est là.

D'accord.

Entendu, entendu. Mais ne le refais plus.

- Reviens à temps pour le dîner. - J'y serai.

Dan !

Tu devrais monter.

- Que se passe-t-il ? - Regarde un peu.

Ça explique pourquoi il n'est pas descendu déjeuner.

En plein cœur. Y'a à peine de sang.

Rigidité complète. Ça remonte à quelques heures...

ça veut dire qu'il a été tué hier soir.

La chasse à l'assassin de policier.

Mystérieux assassinat dans une cabine téléphonique.

- Pas de visiteurs, hein ? - J'étais là, aucun.

Peut-être s'est-il vu découvert et s'est-il suicidé ?

Ce journal de Los Angeles n'est pas venu tout seul.

Il date de trois jours.

Le gamin du coin ne vend que la presse locale.

Ça veut dire que le tueur l'avait avec lui.

Il avait aussi ce couteau. C'était prémédité.

Mais quand il a vu le couteau pourquoi Radchek n'a pas crié ?

Regarde la position de la chaise. Aucune trace de bagarre.

Il avait confiance en son meurtrier.

Il me semble que M. Radchek...

soit devenu un boulet pour ses amis.

Trop grillé à leur goût.

Je vais jeter un œil sur ce qu'on a filmé.

- Reste là et appelle la police. - Bien.

Au bureau du F.B.I. à San Francisco...

O'Hara réunit tous les agents...

qui travaillaient sur le cas Radchek.

Dans la salle de projection, ils observèrent attentivement...

chaque photogramme pris par la caméra cachée.

Voilà Mme Green. Elle habite là depuis 5 ans.

Comme on voit, c'est une vraie commère.

Voilà Mme Katz, la propriétaire.

Voilà Albert Green, au second étage...

mari de Mme Green. Elle ne lui laisse pas ouvrir la bouche.

Mme Harner, au premier étage.

Et le laitier. Avant il larguait des bombes, maintenant des bouteilles.

Et voilà le vieux Katz, qui rentre bourré.

Qui est-ce ?

Arrête !

- Miller, tu as filmé ça hier soir ? - C'est ça.

- Qui est ce monsieur ? - Ça se voit. Un curé.

- À quelle heure est-il arrivé ? - À 23h48.

- Potter, tu l'as vu ? - Oui, bien sûr.

- Qui allait-il voir ? - Je ne sais pas. Il est entré et sorti.

- Combien de temps est-il resté ? - Pas plus de cinq minutes.

Il est redescendu à minuit deux.

On a vu toutes les personnes entrées...

avant la mort de Radchek.

Et c'est la seule personne qu'on ne connaît pas.

- Ce doit être le meurtrier. - Mais Dan ! Un curé ?

N'importe qui peut porter un habit noir et un col blanc.

- Qui l'a suivi ? - Eh bien, j'aurais dû, mais...

- j'ai cru que c'était un curé. - Génial, Potter. Génial.

Tu as cru.

Entrez.

Dan ! On a du neuf à propos de cet assassinat ?

Oui. Il est entré et sorti habillé en curé.

C'est pas de chance. Aucune piste ?

Seulement l'appel téléphonique qu'a fait Radchek hier soir.

C'était un téléphone à cadran. Difficile d'en savoir la provenance.

J'allais vous appeler.

Je voulais avoir votre opinion sur ce qui allait se passer.

- Oui, M. Hunter ? - Dites à Grayson de venir.

- Oui, Monsieur. - Il vient de Scotland Yard.

Cela pourrait être en relation avec votre travail à Lakeview.

- Du neuf, Grayson ? - Non, Monsieur.

Nos graphologues n'ont pas encore identifié l'écriture.

Je vois.

Dan, je vous présente Phillip Grayson, de Scotland Yard.

- Dan O'Hara, agent spécial. - Enchanté.

Enchanté. Vous êtes loin de chez vous, non ?

C'est la vie, on connaît mal nos limites, n'est-ce pas ?

Vous avez raison.

M. Grayson vient en mission spéciale depuis Londres.

Joli tableau de San Francisco. Mais qu'est-ce que c'est ?

Sir John Gart, notre meilleure éminence en physique atomique...

dit que c'est une formule mathématique très avancée.

La solution à un problème de physique nucléaire.

- Non, merci. - Grayson est venu jusqu'ici...

en espérant en découvrir la source.

- Vous voulez bien lui raconter ? - Bien sûr, Monsieur.

- Tenez. - Merci.

Nous surveillons depuis des mois un agent secret très dangereux.

Jeudi dernier, il a reçu un colis envoyé depuis San Francisco.

En toute logique, nous l'avons intercepté.

Il contenait un tableau. Celui de la photo.

Nous savions que ce type ne s'occupait pas de peinture...

aussi nous avons examiné ce tableau en laboratoire.

Sous les rayons ultraviolets...

est apparue une formule cachée sous les couleurs du tableau.

Voici la photographie de l'équation cachée.

Hier soir, j'ai envoyé une copie à tous les directeurs de projet...

concernés par l'énergie atomique.

Beck est allé parler à Townsend, le patron de Lakeview.

Excusez-moi.

DU F.B.I. DE SAN FRANCISCO AU F.B.I. DE LOS ANGELES

CONFIDENTIEL PRIORITÉ

Lisez cela, Messieurs.

Townsend a identifié la formule comme provenant de Lakeview.

M. Hunter, Lakeview n'est pas une de vos bases top-secret ?

Oui et nous sommes sur le point d'en faire...

une de nos principales bases militaro-scientifiques.

La combinaison de nos connaissances les plus pointues...

en missiles télédirigés et en énergie atomique.

Le projet de Radchek commence à prendre forme, M. Hunter.

Colton a été assassiné par un suspect subversif à Lakeview.

Et, selon Grayson, un agent secret a reçu un tableau...

qui cachait une formule mathématique...

qui visiblement a été établie à Lakeview.

Joignons les deux faits. Qu'est-ce que ça vous suggère ?

Ce que vous pensiez au début. Que Radchek n'a pas été assassiné...

pour échapper à l'accusation d'entrée illégale dans le pays.

Exact. Et n'oublions pas les dernières paroles de Colton.

Il disait qu'il avait découvert quelque chose de chaud.

- Ça peut être une coïncidence. - Je ne crois pas, Monsieur.

Entrez.

Alors, Gaines ? Tu as eu un peu de chance ?

On a pu localiser le numéro.

- Et alors ? - Tu vas aimer, Dan.

Igor, l'ami de Radchek, était dans une cabine publique.

- Il manquait plus que ça. - Excusez-moi...

- Vous avez dit "Igor"? - Oui, Igor.

Intéressant.

Si vous prenez une loupe pour regarder le tableau...

vous verrez le nom de l'artiste Igor. Igor Braun.

Tout concorde, Dan. Je crois que Braun est votre homme.

Oui, bien sûr. Mais où le trouver ?

Si vous permettez une suggestion...

Découvrez où a été peint le tableau, vous trouverez l'artiste.

M. Grayson... content que vous soyez venu.

Merci.

J'ai besoin de 6 hommes nés à San Francisco, qui connaissent...

la ville sur le bout des doigts. Vous les aurez.

- Oui, M. Hunter ? - Dites à Morgan de venir.

Avec la photo du tableau comme unique indice...

les agents du F.B.I. parcoururent toute la ville...

à la recherche de l'image peinte par Igor Braun.

Qu'en penses-tu ?

C'est bien ça.

Il a peint ça depuis une maison de la rue Clay. Allons-y.

Le tableau avait été peint depuis le même immeuble.

Igor Braun occupait un studio au troisième étage.

En raison des implications internationales...

L'inspecteur Grayson collabora avec O'Hara sur l'affaire.

O'Hara monta un poste de surveillance...

d'où il pouvait surveiller tous les mouvements de Braun

O'Hara.

- Salut, Frank. - Salut, Dan.

- Comment va l'observatoire ? - Bien.

Pas mal, pas mal du tout.

- Je peux ? - Bien sûr.

Il serait plus nerveux s'il se savait surveillé.

- Il ne ressemble pas à la photo. - Ah bon. Laisse-moi voir.

Si. Seulement il a quitté son col blanc.

- Que fait-il ? - Il peint.

- Pas de visite ? - Aucune.

- Du courrier ? - Aujourd'hui la note de gaz.

Gaines m'a dit qu'il n'avait pas donné ni reçu d'appels.

- Il est sorti ? - Oui, pour déjeuner...

et Dan, cette fois je l'ai accompagné.

Bien joué, Potter.

Il a l'habitude de manger chez Wongs. 20 minutes à midi...

et 45 minutes le soir Il va partir déjeuner.

J'aimerais jeter un œil sur ce tableau.

Oui, moi aussi...

mais 20 minutes, ça nous donne pas beaucoup de temps.

- Tu crois qu'on essaie ? - Est-ce qu'on a le choix ?

- Dan. - Oui ?

Il sort juste maintenant.

Bien, Potter. Il est à toi.

- Appelle-nous depuis le restaurant. - Bien.

- O'Hara. - Potter. Je suis chez Wongs.

- Il déjeune. Faites vite. - Bien. Allons-y.

Pas mal. Braun aurait fait un bon peintre.

Oui, s'il mettait moins de rouge sur ces œuvres.

C'est vrai.

Il a un bon sens de la perspective !

Tu donneras tes appréciations quand on aura plus de 20 minutes.

- Maintenant on a du boulot. - Je faisais juste une critique.

- C'est ça. - Oui, je vois.

Tiens ça que je vérifie.

La formule du tableau est nouvelle.

- T'as noté la différence ? - Oui.

Oui, ceux de Lakeview pourraient avoir une surprise.

Radchek quitte Lakeview, et voit Braun.

Radchek s'en va et Braun peint la nouvelle formule.

- Tout concorde bien, non ? - Trop bien.

- Je prends la photo. - Oui.

Ces vingt minutes passent aussi vite que des secondes.

Prendre les empreintes de Braun peut nous servir un jour.

Il ne se paie pas un banquet, juste un déjeuner.

On n'aura pas de meilleure occasion.

- Ce n'est pas bon, hein ? - Non.

- Alison. - Potter. Braun vient de sortir.

Entendu.

Celles-ci sont très belles.

- Empreintes de la main droite. - Bien.

Écarte-toi que je prenne la photo.

Il revient.

Vaudrait mieux sortir par-derrière. D'accord.

Les jours suivants, ils regardèrent Braun finir son tableau

et l'emballer avec beaucoup de précautions.

Une Cie de transport vint le chercher et Braun garda le reçu.

O'Hara et Grayson suivirent le camion jusqu'à sa destination.

Ils purent vérifier que le tableau partait pour Londres.

Ils décidèrent de ne pas intercepter ce tableau...

pour ne pas alerter Braun et pouvoir découvrir ses contacts.

Le même après-midi, Braun fit ses valises pour un long voyage.

Il alla à l'aéroport de San Francisco...

et embarqua sur un avion pour Los Angeles.

Les passagers pour Los Angeles embarquement porte 3.

Vol 136 pour Los Angeles embarquement porte 3.

Ne se doutant pas qu'il était suivi...

Braun fut accueilli par le conducteur d'une sedan noire.

Grayson et O'Hara les suivirent jusqu'à Lakeview, en Californie.

- O'Hara à Johnson, à vous. - Johnson à O'Hara, terminé.

Venez immédiatement à la galerie d'art de Lakeview.

Entendu ? Bien.

Braun reçut un accueil chaleureux du propriétaire...

de la galerie d'art un nommé Adolf Mizner.

- Tu as fait bon voyage, camarade ? - Très bon, merci.

Bien, bien.

- Bonsoir, camarades. - Bonsoir, camarade Braun.

Ta visite est un grand honneur, camarade Braun.

Merci.

Nous nous sommes réunis dès qu'on a eu ton appel.

Content de vous revoir. S'il vous plaît.

Une légère entorse à notre mode d'action...

m'a amené à venir ici.

Tu parles du camarade Radchek ?

Radchek ne sera plus des nôtres.

Dommage. Une stupide maladresse a fait...

que ce fut sa dernière mission.

Nous nous dédions totalement à l'idéal de la révolution mondiale...

et nous savons que l'individu ne compte pas.

Nous sommes sur le point de réussir notre mission ici.

Et le moindre faux pas compromettrait notre succès.

Pour cette raison...

j'ai décidé de prendre le commandement de l'opération.

Je vous promets que la récompense vaudra la peine.

Merveilleux. Ta présence sera pour nous une inspiration.

- Camarade Braun. - Oui, camarade Krebs ?

À propos de l'erreur de Radchek...

j'ai pris la photo d'un agent du F.B.I. le jour où on a liquidé Coilton...

quand la police a découvert le cadavre.

Très bien.

Des deux, celui de droite est chargé de l'enquête.

Intéressant, très intéressant.

Joli travail, camarade.

Rappelons que l'important c'est de connaître l'ennemi.

Mais le plus important c'est que l'ennemi ne nous connaisse pas.

Ce fut l'erreur de Radchek.

Je suis sûr que cela ne se répétera pas.

Nous aurons toujours Radchek dans notre souvenir...

et nous n'oublierons pas ce monsieur.

Avec Braun et la galerie d'art sous complète surveillance...

O'Hara et Grayson visitèrent le Docteur Frederick Townsend...

directeur du laboratoire de recherche nucléaire...

la seule personne du projet de Lakeview...

qui savait que O'Hara était un agent du F.B.I.

- Heureux de vous revoir, M. O'Hara. - Merci, Dr Townsend.

Docteur, voici M. Grayson, de Scotland Yard.

- Monsieur Grayson. - Docteur.

À cause des ramifications internationales de l'affaire...

L'inspecteur a été chargé de l'enquête.

Et il travaille avec moi. Comme prêté sur cette affaire.

En fait, Docteur, M. Grayson a été celui...

qui découvrit la première piste.

Naturellement, ce qu'on a découvert...

a été un choc pour moi.

Même devant vos preuves irréfutables...

j'ai du mal à le croire.

Quel est son degré d'importance, docteur ?

Selon votre point de vue.

C'est très grave, inspecteur. Presque mortel.

Nous avons presque terminé notre projet...

et cette formule qui a fuité d'ici...

est une phase finale de nos recherches.

Désolé d'ajouter à votre inquiétude, docteur, mais...

voici une autre équation qui est tombée entre les mains ennemies.

Cette formule n'existait pas il y a une semaine.

Qui que ce soit, il peut communiquer très vite au dehors.

Cela veut dire qu'à l'heure actuelle, le récipiendaire...

de ces vols en sait autant que moi sur nos travaux.

J'ai peur que ce soit cela, Docteur.

C'est monstrueux que quelqu'un qui partage...

les connaissances du laboratoire soit un traître.

Je comprends votre impatience. Par où voulez-vous commencer ?

Pour ma satisfaction et étant donné que M. Grayson...

n'est pas familier de cela...

je voudrais revoir la procédure de sécurité.

Très bien. Par ici, s'il vous plaît.

Ils cherchèrent minutieusement tous les manquements à la sécurité

pendant que le docteur leur montrait les installations.

Les gardes étaient triés sur le volet.

Tous avaient servi dans l'armée...

en tant que soldats ou marines...

qui avaient prouvé leur amour de leur pays au combat.

Les ouvriers se déshabillaient dans cet endroit très fermé.

Et après, passaient dans un autre local sécurisé...

où ils enfilaient leur tenue de travail...

avant de pouvoir accéder à leurs postes.

Cette routine était obligatoire pour quiconque entrait ou sortait.

Comme autre procédure de sécurité...

il fallait se soumettre à la vue d'un œil électronique...

qui détectait la moindre quantité de métal.

Bien, nous avons tout vu. Qu'en penses-tu ?

Des gardes, des barbelés, de l'électronique. Ça paraît sûr.

Évidemment, mais pas suffisamment.

Si je comprends bien les cerveaux du projet...

sont vos collègues Allen, Von Stolb, Forrest et vous-même, c'est bien ça...

et le Docteur Neva, qui est votre secrétaire personnelle.

C'est cela.

Tous connaissent le projet dans sa totalité ?

Ils travaillent ensemble ou chacun sa partie ?

Chacun travaille sur une phase différente...

indépendamment des autres.

Et chaque semaine, généralement le vendredi...

nous avons une conférence où nous exposons les avancées...

de la semaine, où nous évaluons les progrès...

et nous nous mettons à jour. Je vois.

Ainsi tous les vendredis, chacun savait tout.

Exact.

- Où vous réunissez-vous ? - Dans cette salle.

Bien.

Comme vous le voyez, nous avons une chambre forte...

où nous conservons toutes les informations.

Le Docteur Neva participe à ces réunions ?

Certainement. Elle a un rôle important.

Elle prend les notes de tout

Elle est l'axe essentiel autour duquel tout tourne.

C'est une fille remarquable.

Elle doit l'être pour tenir un poste aussi important.

Est-ce cette porte qui donne sur votre bureau privé, Docteur ?

On l'utilise durant les réunions ?

Non, elle est toujours verrouillée et je détiens la seule clé.

- Je vois. - Une dernière question.

Vous pouvez sortir comme vous voulez ?

Lakeview n'est pas une prison, M. Grayson.

Nous pouvons entrer et sortir comme nous voulons, en suivant...

la même procédure de sécurité que les autres.

- Bien, merci. - Oui, merci beaucoup, Docteur.

On ne vous dérange pas plus. Merci de votre coopération.

C'était un plaisir.

Avec la collaboration du Dr Townsend..

Le miroir de la porte de son bureau fut remplacé...

par un verre spécial au travers duquel furent filmées...

les réunions des vendredis...

sans être vu depuis la salle de réunion.

Pour la première fois, Grayson et O'Hara purent voir...

en action les personnages-clés du projet.

En premier lieu, le Docteur Ritter Von Stolb, viennois...

ex-professeur de physique nucléaire et mathématicien de renom.

Après la victoire alliée en Europe, Von Stolb fut recruté...

par le gouvernement américain pour ses connaissances.

Le second, le Dr Homer Allen...

physicien et expert en propulsion de missiles.

Un américain dont les ancêtres remontaient...

à la colonisation de la Baie de Massachusetts.

Le troisième était le Dr William Forrest, un Anglais...

dont les expériences sur l'eau lourde avaient contribué...

à la réussite de la fusion nucléaire.

Il était membre de la Commission Atomique Britannique...

en congés personnels pour participer au projet.

La dernière, mais pas la moindre, le Docteur Anastasia Neva.

Toni pour les amis. Docteur en philosophie à l'Université du Michigan...

pratiquant cinq langues dont le russe...

secrétaire et assistante personnelle du Dr Towsend.

En plus d'être filmées, les conversations étaient enregistrées.

Docteur, une de nos préoccupations est le niveau de l'énergie...

nécessaire pour activer la décélération...

- du véhicule propulsé. - Je sais.

Von Stolb travaille dessus.

S'il y a une solution, elle ne peut être que mathématique.

Plutôt théâtral. Presque fantaisiste.

Mon cher Allen...

la mathématique est une science pure qui n'admet aucune fantaisie.

Seulement les faits.

Tôt ou tard toutes les théories...

se soumettent à la loi des nombres.

Laquelle, je suis content de vous le dire...

vient d'établir que notre théorie est factuelle. Regardez.

Incroyable. C'est la solution à notre problème.

La mathématique serait une science exacte comme vous le dites...

mais dans ce cas, en plus, terriblement imaginative.

Au début, la thèse d'Einstein était seulement de l'imagination.

- Je suis fière de vous, Ritter. - Merci, chérie.

Notre Thomas l'incrédule est convaincu ?

Je ne comprends pas bien l'application de la seconde équation.

Moi, si. C'est très clair.

Je me trompe peut-être, mais pour moi c'est le signe moins.

Vous oubliez l'inclusion de l'élément N-3...

dans la reconstruction du modèle nucléaire.

Oh oui ! J'aurais dû savoir que vous ne vous trompiez jamais.

Ne dites pas ça !

Une fois de plus, notre "Babe Ruth" des maths a réussi un "home-rule".

Voilà ce que j'aimerais faire. Jouer au base-ball !

Bon, notre partie est presque terminée.

Un autre coup comme celui-là, et nous aurons gagné la partie.

On dîne ensemble et on se fait une partie d'échecs ?

J'ai un autre engagement, merci beaucoup.

Oui, il a un engagement. Devinez avec qui.

- Faites attention à vos notes ? - Bien sûr, docteur.

Très bien, c'est suffisant.

Eh bien, j'aurais vu ça. Des génies au travail.

Tu n'as rien noté d'anormal ?

Non excepté la scène entre Von Stolb et le Dr Neva.

Et qu'elle est la seule à avoir l'équation entre les mains.

Mais c'est tout à fait normal.

Pourtant l'information est arrivée à Braun à partir de ces réunions.

Films et enregistrements n'apportèrent aucune piste...

sur la façon dont les informations sortaient de Lakeview.

,Mais aussi bien O'Hara que Grayson étaient convaincus...

que cela se passait tout de suite après les réunions du vendredi.

Pour cela...

O'Hara fit suivre les personnages-clés du projet.

- C'est bon, Malone ? - Oui, je le tiens.

- Qui conduit ? - Thompson.

On dirait un vrai chauffeur de taxi. Excellent.

Ouvert jour et nuit.

- O'Hara à l'appareil. - Il est allé au Club de Glendale.

Il a fait une conférence et est revenu au labo.

- Bien, Malone. Va te coucher. - Pas de chance, hein ?

Non. Townsend a fait un discours au Club de Glendale.

Et Von Stolb...

Il est allé là où on trouve des filles. Le Hollywood Bowl.

Wagner. "Tristan et Iseult".

On ne dira pas qu'il n'est pas romantique à moins qu'on ne soit pas d'humeur.

- Allô ? - O'Hara ?

- Oui, c'est moi. - Forrest et Allen étaient ensemble.

Ils ont parlé science et sont rentrés au laboratoire.

D'accord, Thompson, c'est bon pour aujourd'hui.

Forrest et Allen ont dîné ensemble au Prime Rib...

Ils ont parlé science et sont rentrés au laboratoire.

- Tu ronfles, "Scottie"? - Tous les Anglais ronflent.

Si je te tape avec un cendrier, tu sauras pourquoi.

Je suis crevé !

Ils sont bien, nos scientifiques suspects.

Oui, très bien, très aimables.

Sauf que l'un d'eux est un traître et le complice de deux meurtres.

- Tu as une théorie, Grayson ? - Des milliers, sur laquelle parier ?

- Je parie sur Toni. - Oui, elle est plutôt attirante.

Et Von Stolb n'est pas mal pour un scientifique.

L'amour au laboratoire.

Je suppose que ça arrive, même dans une ambiance stérilisée.

- Qu'est-ce que ça prouve ? - Ça prouve que Von Stolb...

préfèrent ça aux protons et aux neutrons.

Et alors ? À moi aussi elle me fait de l'effet.

C'est certain que je t'ai vu tout de suite affecté.

C'est mal ?

Tu sais ? Si Townsend s'avérait être un traître à son pays...

je serais prêt à me désabonner de la race humaine.

Oui, je pense la même chose à propos de Forrest.

Et Allen ? Il a du sang de pionnier.

Membre de la Ligue de l'Union, du Club de Boston...

Eh bien, on en arrive à dire que tout cela ne peut arriver.

On en arrive à supprimer tous les suspects.

- Tu sais ce que je pense ? - Non.

Que j'ai besoin de dormir et que je réfléchirai demain matin.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

- O'Hara... - Oui ?

Avant que tu rêves à la magnifique Toni...

je peux te dire quelques idées qui me viennent sur elle.

Pourquoi tu ne dors pas ?

C'est la secrétaire personnelle de Townsend...

elle connaît parfaitement chaque phase du projet de Lakeview.

Seuls Townsend et elle connaissent la combinaison de la chambre forte.

En plus elle parle cinq langues dont le russe.

Intéressant, pas vrai ?

Bon. Bonne nuit.

Un moment. Que veux-tu dire à propos de Toni ?

Je me le demande aussi. Voilà ce que je veux dire.

On y verra plus clair demain matin.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Le lundi suivant le vendredi de la conférence de Lakeview...

Igor Braun fit un autre envoi à destination de Londres.

Usant de leur autorisation, Grayson et O'Hara montèrent dans le train

ouvrirent le colis et virent qu'il contenait un autre tableau.

Le même soir, le tableau fut examiné...

par le F.B.I. de Los Angeles.

J'espère que le Dr Townsend n'a pas le cœur fragile.

- Ça va lui donner un sacré coup. - Et nous devons le laisser livrer

sinon nous allons soulever les soupçons de Braun.

Oui. Il nous faut trouver comment sortent ces formules de Lakeview.

Et qui s'en charge.

Je parierais que le seul moyen serait de tout nettoyer.

Répète ça !

Je dis que le seul moyen serait de tout nettoyer.

Tu as raison !

C'est là. Rapport sur les visites reçues par Braun.

Le premier nom de la liste est Carl Benish.

Manager de nuit de la laverie Elite.

- Laisse-moi voir ça. - Tiens.

Bien sûr. La laverie Elite.

Le vendredi, après la réunion, Toni et Von Stolb...

Je crois que j'ai trouvé un nouveau boulot à la laverie.

Ce serait mieux que ce soit Grayson qui y aille.

Ça éviterait le risque qu'il soit reconnu...

contrairement à vous ou un autre agent. Qu'en dites-vous ?

- Bien sûr que j'y vais. - Bien.

Le F.B.I. fit donc embaucher Grayson dans la laverie...

où le vendredi suivant à 20h...

Du fait que le projet Lakeview était sur le point d'être conclu...

on ne pouvait se permettre que Braun reçoive plus de données.

C'est pourquoi O'Hara se vit dans l'obligation d'intervenir.

- Vérifiez les empreintes. - Bien.

Étrange ! Un mouchoir de femme dans des habits pour homme.

Vous ne pouvez imaginer l'étrangeté de la chose.

Cousu et brodé main. Lin irlandais. Ça n'a pas été lavé.

Fred, jetez un œil là-dessus, voulez-vous ?

D'accord. Regardons ce qu'on voit à la chaleur.

Aucun acide qui réagit à la chaleur.

- Essayons la vapeur d'ammoniaque. - Bien. Allez-y.

- Qu'est-ce que ça dit ? - On dirait que ça ne marche pas.

Vaudrait mieux que ça dise quelque chose sinon je suis marron.

- Ça va prendre du temps. - J'attends.

- Camarade Mizner ! - Oui, camarade Braun ?

- Où est Krebs ? - Je ne sais pas. Il n'est jamais en retard.

- Vérifie s'il a quitté la laverie. - Oui, tout de suite.

Alors ?

- Peut-être avec des sels d'argent. - Bien, essayons.

Et voilà !

C'est bien ça. C'est ce qu'on cherchait.

Dites-moi comment on arrive à faire ça ?

Avec un crayon à papier et une solution de sels d'argent.

C'est la même solution que pour les pellicules photo.

Grâce à un révélateur, les sels d'argent se fixent.

Oui, tout concorde. Merci beaucoup, les gars.

Fred, faites envoyer ceci à mon bureau.

- D'accord. - Au revoir.

Ainsi quelqu'un t'a pris le colis, camarade Krebs.

Oui dans une ruelle. Dans le noir. J'avais aucune chance.

Tu réalises ce que tu dis ?

J'essaie de te dire comment ça s'est passé.

Tu pourrais aussi m'expliquer comment...

alors que tout allait réussir, tu nous mets dans ce désastre ?

Tu es aussi stupide et incapable que le camarade Radchek.

Mais, camarade, je...

Le type qui a pris le paquet connaissait son contenu.

Il a dû te suivre jusqu'à la laverie.

- Qui est ce type ? - Je ne sais pas, camarade.

Je ne sais pas. Je n'ai pas pu le voir.

- Camarade Braun. - Oui ?

Il y a eu un nouvel employé à la laverie.

- Qui est-ce. - Il a commencé mardi, le soir.

- Et alors ? - Rien de bien concret, mais...

mais il ne sait pas travailler comme les autres.

Je vois. Et tu attends maintenant pour me parler de ce nouveau.

- Eh bien, j'étais pas sûr. - Je vois ça.

Mais nous allons nous en assurer.

Grayson avait loué une chambre dans un des quartiers...

les plus pauvres et les plus déserts de la ville...

plus en accord avec son travail à la laverie.

- Opératrice. - Mutual 72419, Los Angeles.

Mettez 25 cents pour 5 minutes, s'il vous plaît.

- Le bureau du F.B.I. - Dan O'Hara, s'il vous plaît.

J'essaie de le trouver.

O'Hara.

M. O'Hara, un appel pour vous, de Lakeview.

Merci.

Pardonnez ma curiosité, mais j'aimerais bien être informé.

- Quoi de neuf sur la laverie ? - Scottie, on a tiré le jackpot.

C'est la réponse à toutes tes questions.

Je vais à Lakeview avec la preuve pour en parler avec Townsend.

- Où es-tu ? - À la maison.

Je passe te chercher. Disons dans 25 minutes.

Bon. Attention aux escaliers. Ils sont très branlants.

Je ferai gaffe.

Tiens-toi tranquille !

- Tu l'as pas assommé. - Je sais ce que je fais.

Ivan, toi et Feodor, allez dehors. Bien.

Et qu'on ne nous dérange pas.

Écoute, l'ami.

Il n'y a que toi et la propriétaire ici...

aussi personne ne va venir nous déranger.

Qui es-tu ?

C'est comme ça que vous vous présentez aux étrangers ?

- Tu t'appelles Grayson, pas vrai ? - Désolé, tu t'es pas présenté.

Regarde ses mains. Il a jamais travaillé de sa vie.

Je ne dirais pas ça.

Tu crois peut-être qu'on s'amuse ? Je dirais la même chose.

Fouillez-le.

Pourquoi tu es venu travailler à la laverie ?

J'avais faim.

Tu as l'accent britannique. Que fais-tu à Lakeview ?

Pour des raisons de santé.

Écoute bien !

Tu as déjà vu cet homme ?

- Non. - Tu mens.

T'es peut-être aussi du F.B.I. Pas du tout.

Pourquoi t'es-tu fait embaucher à la laverie ?

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Tu m'as vu prendre un paquet ce soir.

Et tu as appelé ton équipier. Pourquoi voulait-il ce paquet ?

- Où l'a-t-il apporté ? - Je vois pas ce que vous voulez dire.

- Je vais t'apprendre. - Un moment.

Peut-être qu'on va le savoir d'une autre façon.

Écoutez.

J'ai quelques questions et vaudrait mieux dire la vérité.

- Depuis quand le connaissez-vous ? - Ça va faire une semaine.

- Il a déjà reçu des visites ? - Aucune.

Je vais vous rafraîchir la mémoire.

Qui a-t-il appelé au téléphone ? Qui l'a appelé ?

Je ne sais pas.

Vous avez déjà vu cet homme traîner par là ?

- Non. - Vous mentez !

- Il est venu le voir ! - Non.

Allons, vous pouvez faire mieux.

Vous mentez. Vous mentez !

Calme-toi !

Ne vous en faites pas, jeune homme. J'ai vu des tas de gars comme lui...

avant de m'enfuir de mon pays.

C'est pas la première fois qu'on m'interroge de cette façon

par des gentilshommes comme lui.

Toute ma famille a été interrogée, à mort.

Il ne reste plus que moi pour répondre aux questions.

Pas besoin de sonner. Entre.

Eh bien, O'Hara ! Quelle agréable surprise.

Je te rends ce que j'ai reçu dans la ruelle.

On a trouvé la réponse.

Merci de me l'avoir livré en personne.

Et lui qui disait qu'il ne te connaissait pas.

Et vous ne le connaissiez pas, non plus. Il n’est jamais venu, hein ?

Très bien, Curley, donne-nous dix minutes.

Après, Feodor et toi vous en finissez avec ces gars.

- Vous allez nous tuer, hein ? - On utilise un autre mot.

Liquidation. Vous savez ce que vous avez à faire.

- Entendu. - Qu'on ne puisse pas nous identifier.

Bien, Benish.

Adieu, Messieurs.

Très bien, debout. Toi aussi. Allez, bougez-vous !

Contre le mur.

Les mains sur la tête.

Le grand, tourne-toi. Enlève ta veste.

T'enlèves l'étiquette du pressing.

Je viens de l'acheter. Elle est neuve.

C'est dommage de l'abîmer. Attention en la quittant.

La montre. La tienne aussi.

Je prends aussi le jeu de stylos.

Madame Zenko.

J'ai su à vos visages que vous étiez de braves hommes.

Et je savais, par ce que disaient les autres...

- pourquoi ils combattaient. - J'appelle une ambulance.

Non. Je ne serai plus là quand elle arrivera.

Je suis heureuse d'avoir pu faire quelque chose pour mon pays...

pour un pays qui a tant fait pour moi.

Dès qu'il eut mis les deux prisonniers sous les verrous...

O'Hara ordonna d'encercler la galerie d'art de Lakeview.

Mes hommes couvriront la partie arrière.

- Bien. - Nous passerons par devant.

Détenir Braun et Krebs et avoir récupérer le mouchoir...

avec la copie de la formule furent d'une importance vitale.

Il est sorti par là.

L'homme qui surveillait n'a pas pu le voir.

Il n'allait pas nous souhaiter la bienvenue.

Où devaient-ils recevoir la dernière formule ?

Je ne sais pas, mais j'espère qu'ils ne la recevront pas.

Le Docteur Von Stolb et Toni, coupables ? C'est incroyable !

À quel stade êtes-vous parvenus en ce moment ?

Le Dr Von Stolb a livré la formule finale hier soir.

Un des deux est sorti de l'enceinte depuis ?

Non, aucun des deux.

- Bonjour. - Bonjour.

- Vous m'avez fait venir, Dr ? - Oui.

Voici l'officier O'Hara du F.B.I...

et M. Grayson de Scotland Yard.

- Enchanté. - Enchantée.

Ils voudraient vous parler en privé. En privé ?

- Quelque chose ne va pas ? - J'en ai bien peur.

Vous voulez bien passer dans ce bureau ?

Oui, bien sûr.

Dr, j'aimerais savoir quand I e Dr Von Stolb arrivera.

Bien sûr.

- Vous voulez vous asseoir ? - Merci.

- Une cigarette ? - M. Grayson, je ne comprends pas...

Vous savez la peine pour trahison, Docteur Neva ?

Pour trahison ? Quel est l'objet de cette entrevue ?

- Que voulez-vous dire par trahison ? - Il vaudrait mieux coopérer, Dr.

Nous savons que quelqu'un fournit des informations secrètes...

- à des agents de l'étranger. - C'est impossible.

Ça l'est. Chaque vendredi après les réunions...

les équations sont recopiées avec une solution de sels d'argent...

- sur un de vos mouchoirs. - C'est impossible !

Ensuite vous livrez votre mouchoir à la laverie Elite...

caché dans vos effets personnels.

Depuis combien de temps connaissez-vous Braun ?

Braun ? Je ne connais personne de ce nom.

Vous connaissez sûrement celui à qui vous donnez toutes ces infos ?

Ça suffit ! Je ne vous permets pas de m'intimider !

Je refuse d'être traitée comme une criminelle.

Insinuer que mon mouchoir serait relié un acte de trahison !

Je n'insinue rien, Dr Neva. J'en reste aux faits.

M. O'Hara, ce que vous voulez prouver est absurde.

Je ne suis pas mathématicienne, je ne comprends rien aux formules.

Pour les recopier, pas besoin de les comprendre.

Montrez-moi ce mouchoir. Prouvez que c'est mon écriture.

Je pourrais faire mieux, Docteur. Nous pensons que vous n'êtes pas seule.

Je prouverai que vous avez un complice dans le labo...

qui copie les formules et vous aide à les sortir.

- Un complice ? - Celui qui a créé ces formules.

Si vous parlez de Ritter Von Stolb, vous êtes fou.

Après tout ce qu'il a fait ici, ceci est ridicule.

Ridicule de l'accuser de trahir son pays... qu'il aime tant !

- Docteur Neva... - Laisse-lui une chance de se remettre.

Le Docteur Neva est une femme intelligente et sensible.

Il est naturel qu'elle soit bouleversée.

J'ai vu le Dr Von Stolb, et il semble charmant.

Si seulement vous le connaissiez...

Je comprends qu'il puisse attirer une femme. Surtout pour l'utiliser.

- Vous ne le comprenez pas. - Mais je vous comprends, vous.

- Vous l'aimez, n'est-ce pas ? - Oui, je l'aime... beaucoup.

C'est une circonstance atténuante.

Je suis sûr qu'O'Hara demandera la clémence pour vous.

- Pas vrai, O'Hara ? - Peut-être, si elle collabore.

Vous voyez, c'est quasiment une promesse.

Quelle idiote je suis ! Un moment j'ai pensé que vous me croyiez.

Vous êtes très malin. Dommage que je n'ai rien à vous confesser.

Votre attitude ne le mérite pas.

C'était facile de me faire admettre que j'aime le Dr Von Stolb.

Mais je nie tout le reste, vos accusations et vos insinuations.

C'est tout ce que j'ai à dire.

- T'auras essayé. - Même si ça n'a servi à rien.

- Est-ce que le Dr Neva...? - Elle restera confinée dans sa pièce.

Je vais donner des ordres pour qu'elle ne sorte pas du labo.

- Elle a confessé ? - Et Von Stolb ?

Il n'a pas rejoint son bureau, et ne réponds pas au téléphone.

Hier soir, nous sommes rentrés tard... Il faut qu'on jette un coup d'œil.

- Je vous montre sa chambre. - Merci.

Je ne peux croire que Von Stolb ait pu faire ça.

J'aurais mis ma main au feu sur sa loyauté.

Il a dû savoir que vous alliez interroger Toni.

Son suicide est quasiment une confession.

Je suppose qu'on peut l'interpréter comme ça.

C'est terrible à dire, mais si toute cette affaire est finie...

- Il a eu une visite hier soir ? - Oui, je crois.

Qui était avec lui ?

La réunion a fini vers 23h. Je suis venu ici avec lui.

Toni est venue après avoir fini son travail.

Vers minuit, Forrest et Allen sont venus. Nous étions tous là.

Peu après, Toni et moi sommes partis...

- Allen et Forrest sont restés ? - Oui.

- Que portait-il alors ? - Son costume de ville.

- Pas de pyjama. - Non.

- Si vous nous laissiez seuls. - Oui, bien sûr.

On dirait un parfait suicide, hein ?

Parfait, celui de quelqu'un qui ne veut pas être arrêté.

Et ceci appuie nos soupçons sur Von Stolb et Toni.

On dirait bien.

Voilà le verre qu'il a utilisé pour le poison.

De la dynamite pure. La mort instantanée.

Quand ça arrive à la gorge, le système nerveux est paralysé.

Il aurait pu boire ici et venir jusque-là ?

Bonne question. Viens voir une minute.

Son verre n'a pas fait cette marque. Il y a eu deux verres ici.

On dirait que Von Stolb a eu deux visiteurs après.

Il n'a pas pu boire le poison et poser l'autre verre sur la table.

Et retourner dans la chambre. Il a été porté, c'est sûr.

Ils l'ont assassiné. C'est un meurtre.

L'assassin est revenu après que les autres soient partis

Von Stolb l'a laissé entrer, car il le connaissait bien.

- Exact. - Et ça concorde avec notre théorie.

C'est vraiment du gâchis.

J'aurais dû dire à M. North que je me retirais de l'affaire.

On n'a découvert que la moitié, tout reste à faire.

Attends un peu. Braun va avoir aussi un problème.

En tenant Neva en garde à vue, nous stoppons leur contact.

Oui, s'il s'agit du Dr Neva.

Mais s'il ne s'agit pas d'elle...

son collaborateur devra amener la formule lui-même.

- Que pourrait-il faire d'autre ? - Tu crois qu'il risquerait...

d'exposer son contact au laboratoire ?

Il a besoin de cette formule pour que le reste soit valable.

Son complice à l'intérieur nous amènera au plus haut responsable.

Je voudrais voir le film de la dernière réunion.

Oui, bonne idée.

La mathématique est une pure science qui n'admet aucune fantaisie.

Seulement des faits.

Tôt ou tard toutes les théories...

se soumettent à la loi des nombres.

Ne perds pas de vue le papier que Von Stolb tient dans la main.

D'accord.

Laquelle, je suis content de vous le dire...

vient d'établir que notre théorie est factuelle. Regardez.

Incroyable. C'est la solution à notre problème.

La mathématique serait une science exacte comme vous le dites...

mais dans ce cas, en plus, terriblement imaginative.

Au début, la thèse d'Einstein était seulement de l'imagination.

- Je suis fière de vous, Ritter. - Merci, chérie.

Notre Thomas l'incrédule est convaincu ?

Je ne comprends pas bien l'application de la seconde équation.

Moi, si. C'est très clair.

Je me trompe peut-être, mais pour moi c'est le signe moins.

Vous oubliez l'inclusion de l'élément N-3...

dans la reconstruction du modèle nucléaire.

Oh oui ! J'aurais dû savoir que vous ne vous trompiez jamais.

Ne dites pas ça !

Une fois de plus, notre "Babe Ruth" des maths a réussi un "home-rule".

- Faites attention à vos notes ? - Bien sûr, docteur.

- Eh bien ? - Toujours pas d'idée.

Moi non plus. Le papier a toujours été en vue.

Sauf quand Allen s'est appuyé sur la table pour sa question.

Oui, mais on a pu le voir tout le temps.

Il était sur la table jusqu'à ce que Toni le prenne à la fin.

Pourtant, Braun a reçu la copie le même soir.

Tout en maintenant Toni en garde à vue...

O'Hara et la police surveillèrent Townsend, Allen et Forrest...

les trois seuls au courant de la dernière mouture...

nécessaire au succès du projet Lakeview.

Grayson et O'Hara savaient qu'il n'y avait plus beaucoup de doute.

Un des trois était un traître et l'assassin de Von Stolb.

- O'Hara à Billings. Répondez. - Billings. À vous.

- California 17U982. Suivez-le. - Reçu.

Vous ne voulez pas m'accompagner à la réunion ?

- Non, merci, pas ce soir. - Bon. À demain.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

- O'Hara à Grayson. Répondez. - Grayson à O'Hara. À vous.

- California 29J422. - Bien.

O'Hara à Grayson. O'Hara à Grayson. Répondez.

- Grayson à O'Hara. Qu'y a-t-il ? - Laisse tomber et viens vite.

Je suis sur le boulevard Lakeview, au croisement de Sepalveda.

Je crois qu'on a tiré le bon numéro.. On a trouvé notre homme.

Hé Scottie... Je sais comment ils procèdent.

On a laissé passer quelque chose lors de la projection.

- Bien. J'arrive. - Accélère. J'ai pris les paris.

À toutes les unités.

O'Hara à toutes les unités et à la police de Los Angeles,

Allez bd Lakeview vers Sepalveda et attendez les ordres.

Grayson à O'Hara. Répondez.

Grayson à O'Hara. Répondez.

Grayson à O'Hara. Répondez.

Le volant ! Mon bras est coincé dans le volant.

Merci d'être arrivé.

- Que s'est-il passé ? - Allons-y. Je te dirai plus tard.

O'Hara à toutes les unités.

Localisez et suivez une voiture immatriculée 9P5017.

Je répète. 9P5017.

Elle est suivie par une sedan noire depuis le croisement de Sepalveda.

Approchez-vous avec précaution. N'alertez pas les conducteurs.

Suivez-les jusqu'à leur destination et tenez-vous informés.

- Voiture 119 à O'Hara. Répondez. - O'Hara à voiture 119. À vous.

La voiture 9P5017 est arrivée à sa destination.

Une maison à 5 km du croisement de Sepalveda.

Près de l'intersection de Saugus. J'attends instructions. À vous.

Couvrez l'endroit et que personne ne sorte. Terminé.

C'est M. O'Hara. Les voitures sont parquées devant.

Un homme dans la première, deux dans la seconde. Ils sont à l'intérieur.

- Ils sont toujours là ? - Oui. Personne n'est sorti.

Bien, préparez vos hommes pour l'encerclement, sergent.

- Ne tirez pas avant le signal. - Bien.

- C'est Braun, n'est-ce pas ? - On dirait.

- On se voit pour la dernière fois. - Bien joué, camarade Krebs.

Toi aussi, Allen Dans deux jours...

nous serons honorés comme jamais personne avant.

Nous pourrons demander tout ce qu'on voudra. Tout.

Braun !

Braun ! C'est ta dernière chance de te rendre.

Braun ! La maison est encerclée !

Jetez vos armes et sortez les mains en l'air !

On n'a aucune chance.

Va voir derrière.

- Joli tir, Scottie. - Merci.

Nous en avons terminé avec Braun et ses hommes.

Mais où est celui qui nous intéresse ?

Vous sortez ou nous entrons ?

- Ça va être long ? - Quelques secondes.

- Écoutez, Dr Allen... - Ce n'était pas de ma propre volonté.

Oui, vous nous l'avez répété une douzaine de fois.

À 18 h 30, j'ai reçu un appel téléphonique...

me demandant d'être là pour une question vitale.

En entrant, des hommes m'ont séquestré sans explication.

- Je vois. On vous a kidnappé ? - C'est ça.

Que me voulaient-ils ? Je n'ai pas d'argent.

Ce qu'ils voulaient : La dernière formule du projet Lakeview.

- Vous insinuez que...? - Restez assis, Dr Allen.

Restez sur cette chaise avant d'en avoir une plus brûlante.

Quelle outrecuidance ! Un homme de mon rang.

J'ai une réputation personnelle et professionnelle irréprochable...

M. North, je peux savoir quelles accusations on me porte ?

Trahison et conspiration envers le peuple des USA.

Et le meurtre de Von Stolb.

Vous deviez vous sentir bien acculé, Docteur.

Vous ne vous êtes pas montré très malin.

N'en dites pas plus. Vous savez le ridicule de vos accusations ?

- Dan. C'est prêt. - J'exige des preuves de vos accusations.

Je vais vous donner satisfaction Laissez-moi voir votre main ?

Je refuse de me soumettre à ces pratiques de la Gestapo.

Vous nous traitez de fascistes ? C'est votre refrain habituel ?

- J'ai des amis à Washington. - Votre main.

- Vous payerez cher cette infamie. - Votre main, s'il vous plaît.

Voilà ce qui nous avait échappé dans les enregistrements.

En s'appuyant sur la table, Allen imprimait la formule sur sa main.

Ensuite il passait sa paume sur un produit chimique.

Juste comme nous l'avons fait maintenant.

Et il copiait la formule sur un mouchoir volé à Toni Neva.

Et le remettait dans son linge sale.

Ce soir, il devait faire la même chose avec Braun.

Vous voulez toujours appeler vos amis à Washington...

ou rester ici avec la Gestapo ?

Je veux parler à mon avocat. Je connais mes droits.

Et le pays que vous vouliez trahir vous les garantit.

Je connais mes droits. Vous ne pouvez me condamner pour rien.

Je ne suis pas un étranger. Je suis américain.

Oui, je sais qui vous êtes, Allen.

Nous avons eu un Américain comme vous. Benedict Allen.

- Très bien, les gars. - Allons-y.

- C'est terminé pour Allen. - Docteur Neva, je veux vous dire...

- Que nous sommes vraiment désolés. - Merci, M. Grayson.

Parfois nous avons l'obligation... Je comprends.

Merci d'avoir sauvé ce pour quoi le Dr Von Stolb avait donné sa vie.

- Au revoir. - Merci.

- Au revoir. Bonne chance. - Au revoir.

Vous allez rentrer au pays ? N'y pensez pas.

Nous allons transférer Scotland Yard par ici.

Oui, on est comme deux frères, vous savez ? Au revoir.

- Au revoir. - Au revoir.

Ainsi la collaboration de deux pays amoureux de la liberté...

a permis de résoudre avec succès l'affaire du projet Lakeview.

Nous pourrons vivre tranquillement...

sachant que ceux qui empruntent de sales chemins...

sont suivis de près par des hommes comme Grayson et O'Hara.

JK subtitles +++

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