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Zulu
...
Mitrailleuses
...
Explosion *-Mirabelle, parlez.
-Mirabelle écoute.
*-Mais c'est quoi, tout ce bruit ?
-C'est la guerre. Quels sont les ordres ?
-L'armée allemande s'est éloignée imprudemment de Berlin
pour gagner la Méditerranée.
Au passage, elle a capturé la 7e compagnie de transmission.
3 soldats de cette unité, zigzaguant à tâtons
entre nos arrières et leurs avants, ont récupéré
involontairement une Panzer Abschleppwagen.…
Ou dépanneuse de chars.
Dès lors, avec un courage pondéré,
ils tentent d'échapper à la tenaille.
Situation plus connue à l'état-major sous le nom de :
"prise en sandwich."
Thème musical (musique militaire)
...
-La 7e Cie, le capitaine Dumont.
-Ah, tout de même !
Églantine, ici Mirabelle. Vous foutez quoi ?
Ma bière !
...
P.C. du général.
Tremblez pas, ça fait de la mousse !
...
Terminé.
On décroche sur Sarville.
Explosion
Pas si vite !
...
-Chef, regardez.
-C'est la 7e compagnie.
-On fait quoi, lieutenant ?
-Dites-leur de s'évader. Je me charge du reste.
...
-Tirez-vous, les gars.
-Hé, barre-toi. Voilà.
Allez, tirez-vous !
Barrez-vous.
-Mais c'est…
-Allez, tirez-vous dans le bois.
-Tirez-vous ! -Barrez-vous !
Barrez-vous.
-Vite, dans le bois.
-Vous les avez reconnus ?
-Oui, oui.
-Tassin, Pitivier et Chaudard.
En Allemands. -Dans une dépanneuse.
-J'ai vu, j'ai vu !
Qui conduisait ? -Un soldat allemand.
-Ils l'ont capturé avec l'engin.
Je les croyais pas capables de ça.
-Moi non plus. Quand on les connaît…
-On ne les voit pas en train de capturer.
Enfin, grâce à eux, nous sommes libres.
En avant.
-Vos camarades vont se regrouper dans les bois.
On va les rejoindre.
Explosions
-Allô ?
Allô ?
Mademoiselle, c'est la poste de Rochenville ?
Ce qu'il en reste.
Un poste de commandement est dans votre village ?
Pas allemand, français.
Regardez au-dessus des gravats.
-Si vous cherchez une pharmacie pour téléphoner,
ça m'étonne pas…
-Non, j'ai perdu ma compagnie de transmission.
Allô ?
Renoncule ? Ici Coquelicot.
Les ordres,
mon général ? Explosion
Quels sont les ordres ?
Je raccroche et je décroche.
Bien, général.
Pardon ? Je ne sais pas. Je me renseigne.
Le pont sur la Trioule a sauté ?
-Non, la mère Crouzy est venue chercher de la moutarde.
Elle habite de l'autre côté.
-Non, la mère Crouzy est venue chercher de la moutarde.
Bien, mon général.
Je m'en occupe.
-Vous allez faire sauter le pont ?
-Je vais essayer. Où est-il ?
-À 2 km.
-Au revoir et merci. -Un conseil.
Planquez-vous.
-Je le ferai pas à la vue des Allemands.
-Je vous parle de la mère Crouzy.
Elle habite à côté du pont.
Ça va la rallonger de 8 km pour venir ici.
-Je suis désolé, mais c'est la guerre.
-La guerre, c'est rien à côté de la mère Crouzy.
Si elle vous chope, faites-vous sauter avec le pont.
-Bah !
-Mettez pas tout d'un coup.
Y en a pour 3 ou 4 ponts.
Tout dépend du pont. -Évidemment.
Je parle du pont courant. -C'est ça.
Entre le viaduc et la passerelle.
-Voilà.
Le fil rouge sur le bouton rouge.
Le fil vert sur le bouton vert.
Vous appuyez, et paf !
-Compris. -Éloignez-vous de 100 pas.
Sinon vous êtes éparpillé. -Compris.
Merci.
100 pas. -Rappelez-vous.
Vert sur vert,
rouge sur rouge. -D'accord.
Le fil vert sur le bouton vert.
Le fil rouge sur le bouton rouge.
C'est facile. Le fil vert…
-Halte.
Bon, alors, avant d'aller plus loin…
le Sud. Le Sud ?
Moteur
...
-Hé, ho !
-Hop !
-Hop !
-Le fil vert sur le bouton vert.
Le fil rouge sur le bouton rouge.
Le fil vert sur le bouton vert.
-Avec votre accord, capitaine,
on pourrait vous précéder.
-Ah, très bonne idée.
On doit éviter les Allemands.
-Puis-je avoir mon équipe ?
-Mais comment donc ?
On ne voudrait pas vous en priver.
-Chef Chaudard. -Lieutenant ?
-Ils sont enthousiastes.
On va ouvrir la route.
-On va ouvrir.… -On repart.
Appelez Tassin et Pitivier.
-Enthousiastes…
Ils ont qu'à ouvrir eux-mêmes.
-Le lieutenant, il est formidable.
Hein, Tassin ?
Avec le lieutenant, j'irai n'importe où.
-Ça tombe bien, on repart.
-Comment ça, on repart ? -En dépanneuse.
On ouvre le chemin à la 7e.
Sifflets admiratifs
En route.
-Salut, les gars.
-Ils sont terribles.
-C'est une idée de vous, chef ?
-Ça va pas ?
-C'est le lieutenant. -Ouais.
-Ce que j'en ai marre, de ce mec-là !
-Si on mangeait, chef ? -Y a rien.
-Chef, s'y a de la bouffe dans le coin,
on sera les 1ers servis.
-Allons, allons. -Allons.…
-Alors, le fil vert sur le bouton vert.
Le fil rouge
sur le bouton rouge.
Alors.…
-Bonne chance, hein !
On compte sur vous, les gars.
Thème musical (musique militaire)
...
-Stop !
-Läaaaah !
Chants allemands
...
-Alors, on peut ?
-Non, un convoi d'Allemands va passer.
-Eh ben…
-Quoi, "Eh ben...” ?
-Vous attaquez pas ?
Vous disiez que…
-D'habitude, oui. Mais là…
On n'est pas échauffés.
-Fallait pas s'arrêter.
-Ou juste pour manger.
...
-Bon, bah…
Faut pas rattraper les Allemands devant
en évitant ceux de derrière.
-Et puis manger !
-Ho, mère Crouzy.
-Antoine, vous le réparez quand, mon moulin ?
-Je passerai plus tard. -Y a intérêt !
Sans ça, j'vais vous chercher !
-8, 9, 10, 11, 12, 13,
14, 15, 16, 17, 18, 19, 20
...
96, 97, 98, 99
et 100 !
100 ? Mouais… 101 !
Le fil vert sur le bouton vert.…
Le fil vert sur
le bouton vert.
Le fil rouge sur le bou…
...
Essayons vert sur blanc.
...
C'est pas ça.
...
Essayons le contraire.
C'était ça.
-On nous a bombardés
par en dessous. -Une mine.
-Alors, se rappeler…
Le fil rouge sur le bouton blanc.
Le fil vert sur le bouton bleu.
Le fil rouge sur le bouton blanc.
Ordres en allemand
...
-Kaufmann ! Schulze !
-Descendez, on répare.
-Ici ? À découvert ?
-Oui, ensuite, on rejoindra la 7e compagnie.
Trouvez-moi une barre à mine.
-Si je tenais le con qu'a fait sauter le pont…
Y a rien qui ressemble à ça, lieutenant.
-Ce camion.
Bon, allez voir.
-Bah, comment ? -Bah, à la nage !
Explosion
-Bon, ben…
Allez-y, les gars.
-Hein ?
À la nage ?
-Pressons, pressons !
-Et si un convoi allemand arrive ?
-Vous revenez. Chaudard vous couvrira.
-Une mitrailleuse contre un convoi ?
Ce sera juste.
-Le chef sait pas s'en servir.
Vaudrait mieux qu'on le couvre.
Le chef est un champion de natation.
-Dépêchez-vous. En plus, on a le canon.
-Il est bloqué. -Dans le mauvais sens.
Faudrait que les Allemands
viennent de par là.
-Et alors ? Ils sont partout.
-Halt!
Vorsicht!
-Le fil rouge sur le bouton blanc.
-Oh.….
C'est pas chaud, hein, Tassin ?
-Hé, les gars.
Pas ça, hein !
Ça.
-Oui, oui.
-Pas chaude.
-Y a du courant. -Bah, oui.
Avec ce qu'on a dans le ventre,
on risque pas la congestion.
-C'est vrai. Et même moi…
Plus que je nage, plus que ça me creuse.
-Ah, bah voilà !
Chef !
Chef, faudrait que vous apportiez
le marteau, les tenailles et la clé anglaise
qu'est au fond de la boîte à outils.
-Hein ?
-Y a des caisses, mais on peut pas les ouvrir.
-Des caisses de quoi ?
-De barres de direction, lieutenant.
Ça irait pour remettre la chenille.
Mais faudrait que le chef…
-Mais non, mais non.
Pas la peine, je vais vous les lancer.
-Ah.…
-Attention.
-Ouais, allez-y.
-Alors.…
Ouais.…
-Ça, c'est con.
Si vous devez faire pareil avec le reste,
vaudrait mieux…
-Oui, ça va, ça va…
Rires
...
-Évidemment, il est trop chargé.
Je vous ai cru noyé, chef.
-Mais non.… Je cherchais le marteau.
-Fallait pas, chef. J'ai ouvert.
-Bon, ça vient ?
Plus vous traînez, plus on court de risques !
-Achtung!
Hände hoch!
-Le fil rouge sur le bouton blanc.
Le fil vert…
Sur le bouton bleu.
Explosion
Ordres en allemand
...
-Was ist das?
Petit rire
-Le fil rouge sur le bouton blanc.
Le fil vert sur le bouton bleu.
-Ça va, chef ?
-Ça va… blurp ! Ça va même.… blurp !
Ça va.…
Ce qu'y faut, c'est…
-Ah bon, il faut…
-On a bien fait 1 km, hein, chef ?
-Oui. Le courant m'inquiète.
Y en a de plus en plus.
-C'est un coup dur pour le lieutenant.
-Il aurait pas dû crier.
-Bon, il faut rejoindre la 7e, hein, chef ?
-Bah, là… c'est pas possible.
Non, faut chercher plus loin.
Allons-y.
Et…
Tâchez de… bl bl bl hein ?
-Qu'est-ce que vous dites ?
-Vous… bl bl bl.…
-Il dit quoi ? -Il dit : bl bl bl.…
-Accrochez-vous !
-D'où ça vient, ce courant, chef ?
Craquement Chef !
-J'en sais rien.
-Oh !
Chef ?
Où vous êtes ?
-Au secours !
Au secours !
-Au secours, au secours !
-Où vous êtes, chef ?
Chef ?
Mais où ils sont ? Chef ?
Chef, au secours, chef !
Répondez-moi.
Tassin ?
-J'suis coincé !
Thème musical (musique militaire)
...
-Chef Chaudard et ses gars ont de la chance.
Ils sont éclaireurs, et nous, prisonniers.
-Oui ! Oui, c'est…
-Si je tenais le con qu'a fait sauter le pont…
-Et moi donc !
Finissez cette tisane.
-Elle est bonne, mais heu…
-Vous avez pas du vin ? -Ça va, ça va.
-Du vin, j'en ai plus.
J'ai eu un état-major français pendant 2 jours.
Mais j'ai de la moutarde.
j'vais vous faire un cataplasme.
-NON !
-Vous dérangez pas.
On s'en va.
-Vous pouvez pas partir tout nus.
-À moins que vous ayez des vêtements.…
-J'en ai plus.
J'ai tout donné à l'état-major.
Ils voulaient pas être faits prisonniers.
Mais j'ai leurs uniformes.
-Leurs uniformes ?
Ils les ont abandonnés ?
-Évidemment !
Pourquoi se déguiser en paysan,
si c'était pour partir avec leurs uniformes ?
-On peut pas porter ça.
-Ni rester en caleçon jusqu'à l'armistice.
Ils sont propres.
Ils ont à peine servis, forcément.
J'apporte les chaussures. Et soyez prêts !
Ou c'est moi qui vous habille.
-Port illégal d'uniforme, on risque gros.
-Et eux ? Port illégal de vêtements civils.
C'est pire, hein ?
-Habillez-vous, chef.
Si elle revient, elle va se fâcher.
-Fâchée, elle doit faire mal.
Vous avez vu comment
elle nous a sortis ?
Et surtout vous, chef. -Pourquoi ?
-Vous étiez coincé.
Il me va. -Moi aussi, chef.
-Je suis colonel.
Vous serez que commandant, chef.
-Commandant.…. Commandant.
Tu vas pas être mon supérieur.
-On s'en fout, c'est pas vrai.
-Ah, mais ça fait…
Ça fait…
Que les grades doivent être respectés !
Un point, c'est tout.
-Je suis
capitaine. -Commandant.
-Ouais, commandant.
-Tout me va. Pas besoin d'études pour être gradé.
-L'habit ne fait pas le moine.
-D'accord, chef, mais ça aide.
J'vous ferais casser, moi !
-Il m'a fait peur.
-Tout le monde
peut être chef.
-Oh, vous faites plus vrais que les vrais.
-Si je tenais le con qu'a fait sauter le pont…
-Chut !
-Désolé pour le manque de confort,
Herr Colonel. -Oh, ça fait rien.
On est mieux qu'à pinces, hein, chef ?
Hein ? Ah oui ! Colonel.
-Certes !
Bah.… et alors ?
-Regardez, chef.
-Achtung! Strasse frei!
-Chef Chaudard.
-La 7e ?
-On se révade ?
-Tout à l'heure.
-On va revenir. -Chut.
-Strasse frei! -Los!
Ordres en allemand
...
-Ils sont sur un autre coup.
-Ils préparent quelque chose.
-Un moment, messieurs.
-On dit quoi pour les uniformes, chef ?
-Qu'on n'avait rien d'autre à se mettre.
-Halt!
Herein!
-De ce côté,
les Allemands sont
plus gentils que là.
-schnell, schnell!
-Pourquoi eux, ils ont des patates ?
Hein, les gars !
-Les patates, c'est que pour les officiers ?
-Oui, commandant. Que pour les officiers.
-Que se passe-t-il ?
-La bouffe, il dit que c'est pas juste.
Les patates, c'est pour les officiers.
Les Allemands décident, hein, chef ?
-Mon colonel.
-Bah… oui, forcément.
Sur les grades, ils sont très stricts.
-Le grade ?
Rien à foutre, on est tous prisonniers.
-Faut pas parler comme ça.
-Faut pas parler comme ça à un chef, hein ?
-Qui est colonel.
-Eh oui !
Et on est capitaines. -Commandants.
-Quoi, commandants ? -On est commandants.
-Commandants, pas capitaines !
-Les officiers ont des patates ?
-Nom ? -Tassin.
-Grade ? -Patate.
Capitaine.… Commandant, hein, chef ?
-Nom ? -Pitivier.
Musique mélancolique
...
Chef, pour nos uniformes, ça marche.
-Pourvu que ça dure.
-Et votre quincaillerie à Vesoul, chef ?
-Les Allemands y sont peut-être déjà.
-Et s'ils pillent ?
-C'est pas mes casseroles qui les intéressent.
-S'ils vont piller chez ma frangine,
ils ont intérêt à mettre les patins,
ou ils vont se faire virer.
Son parquet, ma frangine…
-Je me demande ce que ferait Ma bonne femme.
-Je vais te le dire.
Elle les ficherait dehors. -Ouais.
Le lendemain.
Salope !
-Mon colonel.
Vous auriez pas
une patate ?
S'il vous plaît.
Merci, mon lieutenant.
-Mon colonel.
(Inaudible)
Merci, mon colonel. -Oui.…
-On ne les a pas menés à la victoire.
Sachons les aider dans la défaite.
Hein, mon colonel ? -Oui, mon lieut… Oui.
Oui, ça…
Faut reconnaître que côté victoire,
on n'a pas été.… -Non.
-Non.
-Des exemples.
Voilà plus que jamais ce que nous devons être.
Des exemples.
-Oui, mon lieutenant.
-Si les gradés doivent
filer leurs patates,
on retourne.…
-Non !
On est gradés,
on le reste !
S'il faut donner nos patates,
on les donnera !
Le lieutenant a raison.
Un officier doit se sacrifier.
Ils pensent quoi de nous ?
-De nous ? Mais nous, chef, on est pas
officiers. -Et ça ?
-C'est parce qu'on était en caleçon.
-Mais ils le savent pas, eux !
Eux, ils ne voient que des officiers.
Un officier doit donner l'exemple.
-Bien, mon colonel.
T'as rien compris.
C'est le plus chef qui donne au moins chef.
Hein, chef ?
-Rassemblement !
Rassemblement pour logement des officiers !
-Pour coucher, c'est complet.
-Et manger ? -C'est trop tard.
-Moi, j'en ai marre !
Ça fait 6 endroits qu'on est virés.
-Et qu'on arrive après manger.
-Vous avez.… Protestations
...
-Vous aviez rien prévu pour les prisonniers ?
-Notre avance a été trop rapide.
On a fait plus de prisonniers que prévu.
-Dans ce cas, il fallait ralentir.
...
La fameuse "organisation allemande"…
-C'est vrai. Ils capturent
et ils savent plus où les mettre.
-Votre État
organise les vacances des jeunes ?
-Ja, ja!
L'État envoie les enfants dans des camps.
-Si c'est comme là,
vous devez pas en ramener beaucoup aux parents.
-Ou ils rendent pas les bons.
...
-Bon, on va voir en ville.
-Halt!
Vous couchez ici !
Los!
Los, los.…. Allons !
Rire sadique
-Un colonel français aux pieds d'un Allemand.
Si mes soldats me voyaient.….
Vous parlez d'un exemple.
-Mais on peut pas dormir debout, chef.
Et puis, colonel…
On aurait pas été en caleçon… -Ça va.
-D'accord.
-Bonne nuit, mon capitaine.
-Commandant !
-Ah oui, commandant.
Tassin rigole.
-Oh.…. Rambineau !
Par exemple !
Vous êtes là, vous aussi.
-Pas Rambineau, Chaudard.
Serg… Colonel Chaudard.
-Pardon, j'ai perdu mes lunettes dans un fossé.
Général Panadon.
-Chaudard, transmissions.
Commandant Tassin.
Commandant Pitivier.
-Transmissions, comme le chef.
Comme le.… Comme lui.
-Transmissions ?
Ce sont les insignes de l'artillerie.
-Oh.….
Ah.… Ah, bah oui.
Ah non, mais c'est…
C'est parce que… Mitrailleuse
Ordres en allemand
...
-C'est une évasion.
...
-Pour s'évader, cet homme
a tué une sentinelle allemande.
Il sera enterré
par vos soins, dans le parc,
derrière le château.
-Komm mit!
-Fâcheux, bien sûr !
Mais on avait promis de ne pas nous évader.
Question de correction.
-Et de dignité. -Exactement.
Notre dignité n'admet pas les corrections allemandes.
Je vous conseille de trahir votre parole
dès que vous pourrez vous évader.
-Voilà !
L'exemple !
-Mais dis donc…
Le chef se prend pour un colonel.
-D'où venez-vous ? -Oh, vous savez.…
-Ah, forcément. -Bah, oui.
Tiens !
Mes respects,
général. Expliquez-moi !
-Capitaine, notre lieutenant a été fait prisonnier.
Le sergent-chef
a dit de fuir.
-Où est le sergent-chef
Chaudard ?
-C'est le colonel qui est là, capitaine.
Tintement de casseroles
-Caleçon ou pas, ils n'ont pas à porter ça !
-Général !
Ils se sont retrouvés en caleçon
en raison d'actes
héroïques !
Rires
Mon colonel !
Si vous devez plus tard, ici ou ailleurs,
poursuivre la lutte,
je vous suivrai
jusqu'à la mort.
-Il est complètement cinglé !
-Vous avez déjà envisagé
quelque chose, hum ?
Évasion, sortie en force, non ?
-Heu…
Non. Enfin, heu…
-Par manque de temps.
Ce sera pour cette nuit.
Ou demain, hum ?
J'ai confiance.
-Ils vont nous tirer de là. -Sûrement.
On ne sait pas en quoi ils vont se déguiser.
Mais ils vont trouver quelque chose.
-Messieurs, messieurs !
Pour nous assurer un meilleur ravitaillement,
on nous autorise la réquisition
de viande sur pied.
Y aurait-il un spécialiste
de cela ? -Ah oui.
Y a Tassin. -Oui.
J'tue des bœufs aux abattoirs de Nice.
Rires
...
Et alors ?
-Alors, mon commandant.
Suivez-moi.
Un soldat vous accompagnera.
-Faudrait que Pitivier vienne aussi.
-Certainement, commandant.
-Voilà des hommes !
-Pourvu que j'aie encore la main.
-On a pas fini de manger des sardines.
-Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon, fait bon
Auprès de ma blonde Qu'il fait bon dormir
Dans les jardins de mon père Les lauriers sont fleuris
Dans les jardins de mon père Les lauriers sont fleuris
J'dois pisser.
-Tous les oiseaux.… -Groupir !
Halt!
Groupir.
Faut reste groupir !
-Il dit quoi ?
-"Groupir", ça veut dire "ensemble”.
On doit rester ensemble, groupir.
-"Groupir", ça veut dire "ensemble" ?
Ah bah, j'ai appris un mot.
Groupir.
Ja, ja. Tassin rigole.
Groupir. -Moi, comprir.
-Bitte, spielen Sie. Spielen Sie.
-Continuez.
-sehr out.
Gutes Spiel.
-Le général dit que vous avez bien joué.
Le général joue bien aussi.
-Gut.
Gutes Spiel.
-Échec… et mat.
-Ah… Je l'avais pas vu, celui-là.
-Jamais !
Jamais ! -C'est pas pour eux.
C'est pour des officiers français.
-Des officiers ? Où ça ?
-Au château. Si vous refusez les vaches au Fritz.…
À Monsieur…
Il prendra le troupeau.
-Ben, vous allez entendre ma sœur.
-Madame, j'peux pas rester.
-Mais si, mais si. -Mais non, mais non.
C'est que l'Allemand, il rigole pas.
Groupir, il y tient.
-Mais non, mais non.
-Je vous explique comment sortir du château.
Ce soir, vous dormirez ici.
Ça vous reposera. Petit coquin !
Dans la galerie du château,
y a deux tapis accrochés au mur du fond.
-Tassin !
-Derrière, y a une porte.
Y a un escalier qui donne au souterrain.
Au bout.… -Tassin !
-Oh non !
-Viens choisir !
-Groupir !
-J'irai pas. -Où que t'iras pas ?
-Elle me fait penser à ma frangine.
Elle est terrible !
Et le plan. Si je me fais piquer…
-Quel plan ?
-Le plan pour sortir. -Pour s'évader ?
-Mais non, pas pour s'évader !
Pour aller coucher chez elle.
Tiens, mon œil.
-Chez elle, à la ferme ? -Oui.
Ça donne pas envie.
-Si elle te fait penser à ta frangine…
-Groupir !
On reste groupir !
-Vaudrait mieux que ce soit moi qui y aille.
Je connais pas ta frangine.
Ça me gêne pas qu'elle lui ressemble.
-Bah oui, tiens.
-Donne le plan, et j'y vais à ta place.
-Ça, c'est gentil.
Comme ça, elle attendra pas pour rien.
Elle m'a dit
qu'il faut passer derrière un tapis.
Klaxon Après…
...
Beuglements
Titine !
-V'là les deux autres qui s'barrent.
Ho là ! -Groupir !
Reste groupir !
-Si on reste groupir, on perd les vaches.
-Nein, groupir !
-Viens là, allons…
Titine, allons, viens là.
-Titine !
Viens ici !
Titine !
Tassin ! -Elle est dans la vase.
Pitivier !
Pitivier !
-Halt! -Pitivier.
-J'arrive.
-Groupir, reste groupir !
-Hé, groupir, groupir…
-Et merde !
Halt!
Restez groupir !
-Groupir.…
-Groupir.
Coup de feu
Glouglou
...
Parti tout seul.
Nous,
pas les mêmes. Nous, Lebel.
Parti tout seul.
J'ai failli tuer le Fritz.
-En tant de guerre, ça va chercher loin.
-Elle t'a bien dit 10 h ? -Ouais.
-On descend, on trouvera un moyen.
(Inaudible)
Là-haut, trop chaud.
Chaud.
Trop froid.
-La porte, enfin !
OR !
-Qu'est-ce que t'as fait de Pitivier ?
-Ça, j'peux pas vous le dire.
En tout cas, elle me plairait pas…
Choc -Excusez-moi.…
Il murmure des excuses.
Une allumette s'enflamme.
-Merde,
j'ai perdu le plan.
-Wenn Sie noch weiter Lärm machen,
lasse ich Sie erschiessen!
-C'est pas moi. Moi, rien dit.
Chaînes
Hum… C'est le.…
Château vieux !
-Jawohl!
-Risquer sa vie pour une bonne femme.
Où est-il ?
Où est-il ? -Dans le souterrain.
Derrière les tapis. -Bon.
Allons-y.
-Chef, on peut pas y aller sans paillasse.
Trop chaud.
-Ja, ja.
Hurlement
-Verstanden?
Achtung,
mein lieber Herr.
Achtung.
Grincement
-Pitivier ?
Pitivier !
T'es là, Pitivier ?
Pitivier ?
C'est pas moi. Je cherche Pitivier.
-Ça fait rien. T'es beau aussi, tu sais.
Ah, petit monstre.
-J'ai pas la tête à ça.
-Pas la tête à ça ? Un militaire ?
-J'suis plus militaire, mais prisonnier.
-Elle est belle, l'armée française !
Tassin sifflote.
...
Des pas approchent.
-Oh, chef ?
-Elle est partie. Je m'en suis occupé.
-Bah, et moi ? -Une autre fois.
On récupère les autres et on s'évade.
-On s'évade ?
-Non, moi !
C'est moi. On… On s'évaaade !
On est.…
Vaaaaade !
-Halten Sie die Klappe!
-Heu.…. jouez.
Chuuuut.
Chut, chut, chut.…
-On va rentrer comment, chef ?
-Comme t'avais prévu, petit monstre.
Allez.
-Fous ave trop chaud
ou fous ave trop froid ?
-Attends-moi ici.
Pst !
Compris ? -Compris, chef.
-Mon général.
Général.
Pour vous évader, c'est maintenant.
-M'évader ? Mais dites donc…
Dites donc ! -L'exemple, mon général.
-Bon, je vous suis.
-Prenez votre paillasse.
-Ah ? Bon.
-Je m'en rappellerai.
Mon Dieu !
Une moto approche.
-Où allez-fous comme ça,
belle mademoiselle ?
-On ne s'évade pas, on défile.
-Non, par ici, messieurs.
Attention.
On se regroupe au milieu.
Et on attend les ordres.
-Après vous, colonel. -Non, après vous.
-C'est pas le moment, dépêchons.
-Avancez, s'il vous plaît.
N'encombrons pas les escaliers, merci.
-Gaubert, vous aussi ?
-Général, moi, c'est Bricard.
-J'ai perdu mes… -Dans un fossé, on sait.
-Non, non.
-J'ai dit silence dans le fond !
Oh !
Refermez bien les tapis, merci.
Dépêchons-nous.
Ah, ah.… On ne fume pas.
Allons-y.
Et on reste groupir… groupés !
-Bitte!
sehr gut!
Danke sehr.
Spielen Sie?
Rire
...
Spielen Sie.
Crouic !
Rire
...
Spielen Sie!
Évade !
Évaaade !
-Encore combien, chef ?
-Y a plus que le petit, là.
Là-haut ? -Un général de brigade.
-Allons-y, sinon ils vont avoir des doutes.
-À mon commandement,
en avant, marche.
Thème musical (musique militaire)
...
-Poussez pas,
bon Dieu !
Nous nous évaderons tous.
-J'ai oublié mes gants.
-Was passiert?
-Was wollen Sie, Herr Obergeneral?
-Attendez-moi là.
-Amusant, comme évasion. -Chut !
Choc violent
-J'ai pas confiance. -Chut !
-C'est pas par là ? -Non.
-Alors c'est par là. -Ça, alors…
Heu…. en route.
Allez.
Allez, par ici, vite.
Voilà, c'est là.
-AH.….
-La gueule des Allemands, demain.
-Pensez, 15 évasions d'un coup.
-Non, c'est rien.… Château vieux.
-Silence !
-Ça, une évasion ?
C'est une sortie. -Das ist eine Flucht!
-Bleiben sie hier! -Restez ici.
"Château vieux", hum !
-Attendez-nous, on part en éclaireurs.
-En éclaireurs ? Ils sont perdus.
-Peur de rien, des braves.
-Des héros, mon cher !
-Ah, je reconnais que…
-Toi, empêche qu'on sorte.
Ordres en allemand
-C'est du propre.
-J'comprends pas.
-Il ferme la porte, la forêt s'écroule.
-Mais ouais.
-Un vrai con, votre Chaudard.
-Ah, tout de même !
-Château vieux.
-Ja!
-La ferme
des frangines. -Allons-y !
Alors ? -Bah, alors.…
Est-ce bien prudent ? Une dingue pareille.
-On est trois, chef. On se défendra.
-Bon, bah, risquons le coup.
-Salope !
-Foutons le camp.
Les Allemands sont venus comment ?
Pas à pied.
Qui sait conduire ça ?
-Moi, mais ça fait un bruit terrible.
Ils vont nous canarder.
-Pas si on démarre vite.
Moteur de moto
...
-J'suis pas une fille à soldats.
Tirs
...
-Hé !
Tout droit.
-Si les autres nous voyaient.….
-Oui.
Quel exemple.
-Le fil rouge sur le blanc.
Le fil vert sur le bleu.
-Si je tenais le con
qu'a fait sauter le pont…
-Qu'eche qu'y dit ?
Qu'eche qu'y dit ?
-S'il tenait le con
qu'a fait sauter le pont…
-Jamais
on aurait dû s'évader !
-Qu'eche qu'y dit ? -Qu'il fallait
rester au château.
-Non !
L'exemple.
-Qu'est-ce qu'y dit ?
-L'exemple.
-Sauter avec un side-car, c'est un exemple ?
-Qu'eche qu'y dit ?
-C'est un exemple
de sauter avec un side-car ?
-Oui.
Et on recommencera !
Quitte à re-sauter, side-car ou pas.
Dis-lui ça.
-Qu'est-ce qu'y dit ?
-Il veut re-sauter
sans side-car. -Il est fou.
-Qu'eche qu'y dit ?
-Il dit… -Silence !
Silence, s'il vous plaît.
-Qu'eche qu'y dit ?
-Silence, s'il vous plaît.
-On est en France, on a le droit de causer.
-Il est parti.
Chaudard grommelle.
...
-Qu'est-ce qu'y dit ?
-Il dit : grmill, oh…., bof !
-Ah.
Thème musical (musique militaire)
...
-Dans la rue, ne courez pas.
...
-Chef, on est encore évadés.
-Pourvu que ça dure. -La ferme.
Bouclez-la, nom de Dieu.
-Ah… Komm hier!
-C'est vraiment un exemple à la con !
-La faute à qui ?
Faire de la réanimation pour un bras cassé.
-C'est mieux que l'autre fois.
Parce que là, on n'a pas sauté.
-Sechzehn, siebzehn,
achtzehn, neunzehn, zwanzig. Gut.
-Ils nous emmènent en Allemagne ?
-Non, réparer une voie qui aurait explosé
près de Marignole.
Thème musical (musique militaire)
...
-Vite, vite !
-schnell!
schnell!
-Si je tenais le con.…
-schnell!
schnell! Es geht nach Paris.
-Faut prendre le train.
-Pourquoi prendre le train, chef ?
-Pour s'évader.
Y a une bâche sur le tender.
On grimpe, on se planque et on va à Paris.
-Formidable. Hein, Pitivier ?
-Écoutez, chef, les évasions, je peux plus.
-Tu peux plus ?
Comment ça, tu peux plus ?
-Non, chef. Pour 5 min, ça vaut pas le coup.
-Quoi, 5 min ? -schnell!
schnell!
-Chef, quand on s'évade, ça dure jamais plus de 5 min.
En 3 évasions, on a été libres 1/4 d'heure.
Vaudrait mieux.… -schnell. Arbeit!
-Demander aux Allemands de faire un tour et de revenir.
Parce que 5 min après qu'on s'évade, on est repiqués.
-T'as peur, hein ? -C'est pas ça.
Mais question évasion, j'ai une appréhension.
-Une quoi ?
-Une appréhension. -D'être repris ?
-Non, chef, je sais bien qu'on sera repris.
C'est l'appréhension d'avant qu'on nous reprenne.
-Dans une locomotive, c'est tranquille.
Y a juste 2 cheminots.
On reste sous la bâche. À l'arrêt, on descend.
-Même si les cheminots sont pas armés,
et comme vous reviendrez dans 5 min,
j'aime mieux vous attendre ici.
-Comme tu voudras.
Au revoir, Pitivier.
On y va, Tassin. -Oui, chef.
-Les gars, prenez le tournevis.
Allez !
-C'est pas vrai.
Pitivier hurle.
...
-Oh, j'ai mal.
...
Oh, que ça fait mal. -Was ist los?
-J'ai une crampe.
...
Eh ben, c'est fini.
Sifflet du train
-Achtung, Achtung.
-Raus!
-D'où il sort, celui-là ?
-Bah, c'est le convoyeur.
-Rassemblement.
-Chef, on est encore évadés.
-Oui, chut.
-Pitivier va le regretter.
-Mais alors, et le chef ?
Faut que je prévienne le chef.
-eins, zwei, drei…
vier, fünf…
Nein, da.
eins, zwei…
Sechs, sieben, acht, neun, zehn…
Halt!
Halt!
Es fehlen drei Männern.
Auf Wiedersehen!
-Si je tenais le con qu'a fait sauter la voie.…
Ce que j'en ai marre. Ce que j'en ai marre.
-Encore une cuillerée et on tombe.
-"Attention, explosifs".
Oh.….
Encore ?
Y en a partout.
-On aura dépassé les 5 min, hein, chef ?
-Oui, pas de beaucoup.
Conversation en allemand
Choc -Qui est là ?
-C'est moi, chef.
J'viens vous sauver…
-Achtung, die Lokomotive!
Choc
-Achtung, die Lokomotive!
-Ça, c'est con.
-Fallait pas le menacer !
-Fallait l'obliger à conduire, chef.
-Oh là là, mais il faut arrêter ça.
On va se tuer. -Attendez.
-Tu t'y connais ?
-Un peu. Papa était chauffeur de locomotive.
Il m'emmenait avec lui. -Le frein.
-Bah oui, mais j'étais petit.
Non, c'est pas ça.
C'était "Touche pas à ça, p'tit con."
-Oh, pff…
-Ça aussi, c'était "Touche pas à ça, p'tit con."
Chef, c'est ça !
Sifflet
-C'est pas le frein, ça.
-Ça, c'est le sifflet.
Quand il m'emmenait…
-Essaye de te rappeler, le frein !
-Le frein.…
Où vous êtes, chef ?
-Chef !
Des Allemands nous courent après.
-Ça m'étonnerait qu'ils nous rattrapent.
Alors, ce frein ! -Mais, chef.…
Ils courent sur les toits.
-Quoi ?
-Là.
-Ça y est, chef, j'ai trouvé.
-Faut décrocher le convoi.
-Si on fait ça ici,
bonjour la place.
-On va tomber, chef.
-Faut pas décrocher le tender. Et le charbon ?
-Ah oui, chef.
Je vais derrière.
-Ralentis. T'accéléreras à mon signal.
-Oui, chef.
Non, ça, c'est le sifflet.
Tirs de mitrailleuses
...
-Ça y est ? -Ça y est, chef.
-Vas-y, accélère !
Sifflet
Reviens !
Bah, reviens !
-Chef !
-Ralentis ! Tassin est resté sur le convoi.
On va le récupérer. -Et comment, chef ?
-Il saute quand le wagon tamponne le tender.
-Si le wagon tamponne, on saute tous.
-Pourquoi on sauterait ?
-Le wagon de Tassin est bourré d'explosifs !
-On peut pas le laisser comme ça.
Tant pis, on tamponne.
-Bon, on tamponne.
Accrochez-vous, chef. Même si on saute pas,
ça va secouer.
Sifflet
-Vas-y, fonce ! -Oui, chef.
Sifflet
Tassin rigole.
...
-Merci, chef.
Ils sont lâchés, chef.
-Ça, c'est con.
Elle m'a échappé, chef.
-La voie est en pente, chef.
Ils nous rattrapent.
-Chef, faut sauter si on veut pas sauter.
-Ils vont nous tirer comme des lapins.
-On va sauter !
Qu'est-ce qu'il a ?
-Le fil rouge sur le bouton blanc.
Le fil vert sur le bouton bleu.
-Si je tenais… -Ça va, ça va.
-Si je tenais celui qui a fait sauter le pont,
je l'embrasserais.
-Oh.….
La 7e !
(Inaudible)
Sifflet
...
Thème musical (musique militaire)
...
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