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Dans le comté de Jackson, en Caroline du Nord,
mon nom de famille n'était pas anodin.
Être hors-la-loi était une question de sang,
comme la couleur de cheveux et la taille.
Quand j'avais neuf ou dix ans,
papa me faisait séparer de gros sacs de méth.
Il la recevait des Mexicains par son pote motard, Ed McGrew.
GARAGE MCNEELY
Le garage n'était qu'une couverture
où je bossais avec Gerald et son frère, Jeremy.
Ils faisaient le sale boulot de papa.
Et tout le monde ici savait
qu'il valait mieux ne pas l'énerver.
Même s'ils étaient méchants,
les Cabe étaient ce qui se rapprochait le plus d'une famille pour moi.
La méthamphétamine était un corps vivant dans le comté de Jackson.
Et papa était le cœur.
Il pompait le sang dans chaque veine de la région.
Je recevais une part des ventes comme argent de poche.
Mais papa gardait mon argent en sécurité.
J'aurais pu accepter cette vie,
comme des générations de McNeely l'avaient fait avant moi.
Mais Maggie Jennings...
a fait en sorte que je ne puisse pas.
- Dieu sait que je n'aurais jamais... - Ne mêle pas Dieu à ça !
Ne m'accuse pas. Tu n'es responsable de rien.
Tu veux que je mêle Dieu à ça ? Tu n'es pas responsable
- de quoi que ce soit. - Compris.
- T'es qui, toi ? - Jacob McNeely.
C'est bien ce que je pensais.
- Qu'est-ce que tu veux ? - J'attends votre fille.
- Belle-fille. - Chéri.
Tu le mets mal à l'aise. Bonjour, Jacob.
Mme Jones.
Mon mari manque d'hospitalité.
- Tu vas où comme ça ? - Excuse-moi...
- Viens. - Pas de réponse ? Rien ?
- Soyez prudents ! - Bon sang.
Je suis désolée.
- C'est comme ça. - Comment ça ?
McNeely.
Un gage pour l'éternité.
OK. Si tu vas à la fac, ce serait où ?
- À Wilmington. - Wilmington.
- Oui. Pourquoi pas ? - En Caroline du Nord ?
Oui.
Quoi ?
Je n'ai encore jamais vu l'océan.
Alors, on doit y aller tous les deux.
VILLE DE JACKSON
- Salut. Comment ça va au garage ? - Bien.
Tu pourrais passer ton bac.
C'est quoi ? Je ne connais pas.
Petit malin, va.
Hé.
Il paraît que ta mère a replongé.
GARAGE MCNEELY
- Maman. - D'où tu sors ?
Le chauffeur m'a déposé.
- Qu'est-ce que tu fous ? - J'avais une ampoule.
J'en avais une neuve et je la trouve pas.
Merde ! Tu ne peux pas fumer cette merde ici.
J'ai pas besoin que la police débarque.
C'est juste une clope, maman.
Qu'as-tu fait de cette ampoule ?
Je ne suis pas venu depuis des semaines.
Je sais. Je sais bien.
Tu me manques.
Tu me manques, mon bébé.
Tu viens t'asseoir avec moi ?
Tu as dit que tu ne te défoncerais plus.
Tu as de l'herbe ?
- Tu vas où ? - Chez moi.
Tiens, regardez qui voilà.
Content de te voir aussi, Josie.
C'est quoi, 90-60-90 ?
À ton avis ?
Et quand tu grossis ? Tu changes les numéros ?
C'est qui, Jose ?
C'est Josie, espèce d'abruti.
Qu'est-ce que t'y connais ?
Je sais que J-O-S-E, ça se dit Jose.
Tu te fous de moi ? Lude, t'as fait ça ?
- Lude ! Connard consanguin ! - Tu te fous de moi.
- Qu'est-ce que t'as fait ? - Arrête, ma puce.
- Je suis désolé. - Tu te fous de moi ?
Comment tu peux être tatoueur et ne pas savoir écrire ?
- J'ai pas fini. - C'est ton job.
Je sais que t'as pas fini, c'est clair.
- C'est foutu. - Il va arranger ça.
Je sors.
Salut, mon pote.
Il paraît qu'on t'a encore vu avec la fille Jennings.
Qu'est-ce que je t'ai dit ?
De pas t'approcher du gros cul de la fille de Bo Jones.
- Elle n'a pas un gros cul. - Ferme ta gueule.
Inutile de te rappeler
que son père se prend pour le Jésus J. Edgar Hoover Christ
des Appalaches.
Hé.
Écoute.
C'est toi et moi, fiston.
Retourne le disque, Jacob.
- Dwight ? - Charlie.
Tu es perdu ?
Ce serait préférable, mais non.
Le nouvel adjoint a enfermé Virgie il y a une heure.
Elle était défoncée dans Kitchen Alley.
Putain.
Quand l'as-tu vue pour la dernière fois ?
Elle est venue il y a un mois pour demander de l'argent.
- Je suis passé hier et je l'ai vue. - Qu'est-ce que tu foutais là ?
C'est quoi, le problème ? Je m'inquiète pour elle.
Je voulais que tu le saches.
Je la ramènerai demain matin.
Elle a perdu la tête. Je t'ai dit de ne pas l'approcher.
Ça va aller ?
- Merci. - Hé, Virge.
Je te donne mon numéro.
Si tu veux nous appeler, appelle-moi directement, OK ?
Je n'ai rien dit.
Qu'est-ce que t'en sais ?
Je te le promets, Charlie, je n'ai rien dit.
Hé.
J'ai fait des courses.
Viens là.
Je suis désolée.
Regarde-moi.
Regarde-moi.
Jessie Collier m'a appelée. Tu te souviens d'elle ?
Jessie et Ron ?
Elle m'a raconté que son chien
avait trouvé ce pauvre Robbie Douglas presque mort dans un fossé.
Il paraît que les frères qui bossent pour toi
y sont pour quelque chose.
Écoute...
t'entends quoi par "presque mort" ?
Il respirait.
Je n'en croyais pas mes oreilles.
Quoi que ce soit, ne mêle pas Jacob à ça, OK ?
Salut, bébé.
Vous saviez que la peau à l'extérieur de la lèvre est plus épaisse
que celle à l'intérieur ?
- Tu le sais, pas vrai ? - Oui.
Quand je bossais pour la County Road Force,
on s'occupait de l'entretien des routes.
Un jour, on était sur la route à chercher des trous
et on est tombés sur un chien
qui s'était fait écraser par une voiture.
Ses pattes étaient broyées, ses boyaux pendaient,
et il se griffait le long de l'autoroute
avec ses pattes avant.
Et j'ai su ce que j'avais à faire.
Je l'ai attrapé par les pattes et traîné le long de l'autoroute.
Je l'ai jeté dans un fossé.
Je suis allé au pick-up et j'ai pris ma pelle.
Vous savez ce qu'il a fait ?
Il m'a regardé droit dans les yeux.
Et je n'ai pas pu le faire.
Et je l'ai toujours regretté.
Maintenant, foutez le camp d'ici.
Je reviens tout de suite.
Ils nous arnaquaient.
Ils ont fait ça à Robbie pour qu'il ne les balance pas.
D'après ce qu'on m'a dit, il est mal en point.
Tout ce qu'on peut espérer, c'est qu'il rejoigne Jésus.
Ça va aller.
Vas-y, je vais nettoyer tout ça.
Ne t'inquiète pas, d'accord ?
- Je t'aime tellement, bébé. - Je t'aime, bébé.
- Redis-le. - Je t'aime, bébé.
- Redis-le. - Je t'aime, putain.
Merde, t'as l'air en forme.
T'as fait quoi ?
Qu'est-ce que t'as fait, Charlie ?
Tu vois ces nuages ? Il va y avoir une averse, je te le garantis.
- Qu'est-ce que t'as fait ? - Peu importe.
Si, ça importe.
Non.
Le diable te tient.
Le diable me suce depuis que j'ai 12 ans.
Tu ne changeras jamais.
Tu devrais partir. Rentre chez toi.
Ouvre cette putain de porte.
Hé !
J'ai fait ça pour Jacob. Tu t'attendais à quoi ?
Hé, petit-déj'. Viens.
Tu traînes ton cul ce matin, non ?
J'aurai besoin de toi à plein temps au garage.
Je dois retourner le disque, c'est ça ?
Tu l'as dit.
Salut, bébé.
Salut.
- Bien dormi ? - Oui.
Tu devrais t'habiller un peu.
Tu vas le faire bander avant le petit-déj'.
Tu crois ?
Merde.
Hé, les flics arrivent.
D'accord.
Merci pour ton aide.
- À plus tard. - À bientôt, Ed.
Jacob.
Bonjour, M. l'agent.
Je peux vous aider ?
Je cherche Gerald et Jeremy Cabe.
Je ne les ai pas vus depuis jeudi.
Vous savez où ils sont ?
Non. Pourquoi, il s'est passé quelque chose ?
Pourquoi vous me demandez ça ?
Vous les cherchez.
Ils travaillent ici depuis quand ?
J'en sais rien. Cinq ou six ans, quelque chose comme ça.
Vous avez des dossiers sur eux ?
- Des dossiers d'employés. - Vous les voulez ?
Ce serait bien.
Très bien.
Eh bien...
qu'avons-nous là ?
C'est une GTO...
de 69 ou 70 ?
C'est une sacrée caisse.
Cet endroit a l'air officiel.
Le meilleur garage de la ville.
Ta mère m'a dit le contraire.
C'est tout ce que j'ai sur eux.
Prévenez-nous s'il y a du nouveau.
Espèce de pourriture.
Il a enlevé la bâche de ma caisse.
Quand j'avais 16 ans,
mon grand-père prêchait,
et au milieu de son appel à l'autel, alors qu'il invitait les gens
pour que Jésus-Christ lui-même leur pardonne leurs péchés...
Le shérif du comté de Jackson, Burl Breeze,
ce gros fils de pute,
est entré dans l'église avec ses adjoints.
Ils ont menotté mon grand-père
et l'ont traîné dans l'allée,
devant sa propre congrégation.
Comme un chien.
Il s'est mis à boire et s'est effondré.
Il a perdu son église.
Tout ce qui allait avec.
La même année,
Burl Breeze
a été retrouvé battu à mort dans un fossé.
Un peu plus tard,
j'avais un rencard avec ta mère,
et la Matador Pontiac de mon père avec une transmission à bouton...
On avait un pneu crevé...
Je suis allé voir dans le coffre,
et j'ai trouvé un outil
couvert de sang séché.
Tu vois, Jacob,
mon père et son père avant lui,
et maintenant toi...
on n'a pas choisi ce mode de vie.
C'est lui qui nous a choisis.
Et ce sera comme ça jusqu'à la fin.
Assieds-toi.
Je l'ai trouvé.
Robbie ?
Il est toujours dans le coma. Hôpital régional de Kentford, chambre 114.
La dernière chose que je veux voir arriver,
c'est qu'un sale petit fils de pute bousille notre gagne-pain.
Hé. Viens là.
T'es mon garçon, pas vrai ?
Oui.
Prends-le.
Si ce truc doit servir,
ne te loupe pas.
Compris ?
D'accord.
Hé.
Tu es un McNeely.
URGENCES
C'est bon. On reviendra demain.
CHAMBRE 119
Soins intensifs, ici Carol.
Oui. Le Dr Robin sonnera à 3h30.
La 117 est libre.
Non, il est sorti ce matin.
CHAMBRE 114
D'accord.
Bonne nuit.
Désolé.
Oh, dites-moi, voyez-vous
Aux premières lueurs de l'aube
Ce que nous saluions si fièrement
Aux dernières lueurs du crépuscule
Et dont les larges bandes et les étoiles brillantes
Dans la bataille périlleuse
Au-dessus des remparts que nous gardions
Flottaient si vaillamment ?
Et l'éclat rouge des fusées...
...des courageux ?
Alors, cette première mi-temps ?
J'ai adoré que Maggie Jennings chante l'hymne d'avant-match.
Applaudissez-la bien fort.
On l'applaudit bien fort.
Beau travail, Maggie.
Pour conclure, je profite de ce moment pour dire...
Quand je serai gouverneur de ce grand État,
je ferai de cette communauté, et au-delà,
un endroit plus sûr et meilleur pour nous tous.
Sans plus attendre, profitons de la 2e mi-temps.
Allez, les Aigles ! Allez !
Allez, les Aigles !
- Salut, maman. - Salut.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je réfléchis, c'est tout.
À quoi tu penses ?
À l'endroit où il pourrait aller.
Cet Indien ?
Il part peut-être...
chercher une dame.
Il va peut-être mourir.
J'aimerais bien partir avec lui.
Ça me fait plaisir de te parler, maman.
Je n'ai pas vraiment l'occasion...
de te parler.
Je n'ai plus été aussi lucide depuis longtemps.
Tu pourrais rester comme ça.
Je n'ai pas toujours...
On a passé de bons moments, tu te souviens ?
Oui.
Je te bordais et je te chantais cette chanson.
Une berceuse
Et bonne nuit
Avec des roses
Et des lys
Ornant le doux lit du bébé
Que ton repos
Que ta somnolence
Que ton sommeil soit béni
Si tu es d'accord,
je vais aller m'allonger dans mon lit.
Tu dois partir d'ici.
Loin de ton père.
Maman, je n'irai nulle part.
Je suis un McNeely.
Non, tu es plus que ça.
Tu avais de la bonté dans ton cœur dès que tu es venu au monde.
Tu tiens ça de ma mère.
Et de mon père aussi.
Je tiens ça de toi, maman.
J'ai un peu foiré à ce niveau-là, non ?
- Non, pas du tout. - Si.
C'est comme ça.
- Maman ? - Oui ?
Je ne partirai pas sans toi.
Je t'aime, mon bébé.
LAISSE LA MER TE LIBÉRER
- Qu'est-ce que tu veux ? - Salut...
Je suis devant.
- Tu peux sortir ? - Non.
- Non, si Bo t'attrape... - Il fera quoi ?
Il me tuera ?
Viens une minute.
Bon sang.
C'est quoi, ce bordel ?
- Où sont tes parents ? - Aucune idée.
Sûrement au casino pour payer ma fac.
Quoi ?
Ils vont tout perdre. On va perdre notre maison.
Je peux faire quelque chose ?
Je n'ai pas envie d'en parler.
Attends.
Écoute...
Maggie, tu es tout pour moi.
Je t'en prie.
Donne-moi une autre chance.
Laisse-moi y réfléchir.
Oui.
J'ai de quoi salir Charlie et Ed McGrew
au sujet de la méth qu'ils déplacent.
Je dois lui parler. Il faut que vous soyez là, OK ?
Arrangez-moi ça. Le plus tôt possible.
Enfoiré de Charlie.
Enfoiré de Charlie.
Tenez.
Deux whiskys.
- Merci. - De rien, M. Jones.
Comme vous le savez, votre ex-femme était en garde à vue.
Elle avait beaucoup de choses à dire sur vous.
Comme quoi ?
Que vous vous chargez du trafic dans tout le comté et au-delà.
Que votre garage sert de couverture.
Voilà ce qu'elle a dit.
Et je sais qu'Ed McGrew vous offre le salaire
que vous attendiez toutes ces années.
Mais vous savez quoi ?
Vos choix sont...
ceci.
JUSQU'AU MOINDRE CENTIME
Vous me filez tout.
Et vous fermez votre garage et dégagez de mon comté
ou je vous cloue sur la croix.
C'est raisonnable ?
- Attendez. - Vous y veillerez,
ou je vous cloue avec lui.
Ne faites pas semblant de pas comprendre.
Je sais que Charlie
vous aide avec vos problèmes d'argent.
Et vous savez quoi ?
Votre fils est venu frapper à ma porte.
C'est vrai ?
Vous êtes foutu, Charlie.
Donnez-moi l'argent
ou il tombera avec vous.
Autre chose.
Je sais que Robbie Douglas travaillait pour vous.
Si le témoignage de votre ex-femme ne vous fait pas flipper,
sachez que Robbie est toujours vivant.
En fait, son état s'est amélioré.
Espèce d'enculé.
Quoi, Charlie ?
J'ai rien contre le fait de sucer des bites.
Mais pour info,
t'es un bon à rien d'enculé.
J'aurais dû lui trancher la gorge quand il était gamin.
Assieds-toi, Charlie.
C'est vrai ? Ce qu'il a dit ?
Sur Ed McGrew et l'argent ?
Tu comptais me le dire ?
Ou me donner ma part ?
Ça ne peut pas me retomber dessus.
Je ne le permettrai pas.
Tu entends ?
C'est toi, l'enculé.
Tu le vois ?
Tu le vois ?
C'est si lumineux !
Il n'y a rien du tout.
Qu'y a-t-il ?
Je dois y aller.
Virgie !
Je croyais que t'avais rien dit.
Tu m'as menti.
Si tu m'entubes,
tu entubes ton fils.
Sale pute à deux balles.
Tu sais ce que ça veut dire ?
Tu le sais très bien.
Je suis contente que tu aies appelé.
Bo et maman sont de plus en plus difficiles à supporter.
J'aimerais pouvoir me tirer d'ici.
Combien d'argent il te faut ?
Je veux dire...
C'est beaucoup.
Quinze mille.
Avec les bourses et le reste, alors...
c'est quasiment impossible.
Oui.
J'ai travaillé presque toute ma vie, Maggie.
J'ai de l'argent.
Il est dans le coffre de papa.
Il faut juste que je le récupère.
Non, je...
- Je ne peux pas te laisser faire. - Si.
Tu es sérieux ?
Oui.
Si tu peux aller à la fac, vas-y.
Je suis désolée.
C'est pas grave.
C'est juste... Je ne sais pas si c'est vraiment ça.
Je comprends.
On peut rester ici une minute ?
Oui, ça me plairait.
Merde !
T'étais où ?
- J'avais un rencard. - Avec qui ?
Maggie.
Pose ce lait,
prends ton verre et assieds-toi.
Ce n'est pas aux générations de McNeely.
C'est à toi et moi. Maintenant.
Hé, Jacob.
Oui.
Ce garçon respire encore.
Hé, euh...
Je veux mon argent.
Un rapport avec la fille Jennings ?
Je veux mon argent. J'ai travaillé pour l'avoir.
Quand ?
T'en fais pas. Tu auras ce qui te revient.
Maman ?
J'ai des donuts.
Mains en l'air.
Fais ce que je te dis.
C'est moi qui vous ai appelé.
Je vais te demander de me montrer ce corps.
Tu es armé ?
Non.
Monte, tourne-toi.
Tourne-toi contre le mur.
Elle est bien morte.
MSH.
Morte sans hésitation.
Tu as été assez bête pour toucher quelque chose ici ?
Non.
C'est un gros flingue pour une femme si mince.
Faut pas demander ce que ça te ferait.
Tu sais si elle tapinait ici ?
Eh bien, je sais ce qui s'est passé.
Posez ça.
Dommage qu'elle se soit fait sauter la cervelle.
J'ai toujours entendu dire qu'elle savait se battre.
Lâche-moi.
- Oh ! - Qu'il me lâche !
Allez. Bon sang. Lâche-le !
- Seigneur ! - Du calme.
Du calme !
Hé, du calme ! Calme-toi.
- Il a essayé de me tuer ! - Reste calme.
- Range ça tout de suite ! - Il a essayé de me tuer.
- Range ça ! - T'es un putain d'animal !
Qu'est-ce que tu fous ? Range ce flingue !
T'es qu'une merde.
- Tu vaux pas mieux que ton père. - Je dois faire quoi ? T'arrêter ?
Tu te ressaisis ?
Allez, fiston.
Va te faire foutre.
Putain !
Je veux juste mon fric
et me tirer de ces putains de montagnes.
Elle a pas eu une vie facile.
Vraiment pas.
Il l'a fait.
Elle s'est suicidée, Jacob.
Mon pote.
Fiston, qu'est-ce que tu fais ?
Tu l'as tuée.
J'ai tué qui ?
Tu l'as tuée.
Tu parles de ta mère ?
Tu parles de la salope qui a baisé tous mes amis ?
C'est d'elle que tu parles ?
La salope qui a jeté son propre fils
comme un vulgaire tampon ?
Je sais que tu l'as tuée. Je vais te tuer.
Vraiment ? Tu vas me tuer ? Appuie sur la gâchette.
Vas-y.
Allez.
Tu crois que t'as les couilles de ton père ?
Tu sais combien vaut une vie ?
Ça ne vaut pas un centime.
Appuie sur la gâchette, fais-moi sauter la cervelle.
Ta mère était déjà morte.
Elle est morte depuis longtemps.
Ça va aller. Viens là.
Viens là.
Ne viens plus jamais chez moi me mettre un flingue sur la tempe.
C'est compris ?
C'est compris ?
Tu m'as compris ?
Ne reviens plus jamais chez moi avec un flingue sur ma tempe.
Tu m'entends ?
Tu m'entends ?
Fous le camp d'ici et ne reviens jamais.
Sale petite merde.
Va-t'en. Dégage.
Il se prend pour qui, ce petit con ?
Je lui ai construit un royaume.
Il n'a pas fini.
Il est à la maison.
Salut.
Salut.
Comment ça va ?
Je vais bien.
Qui t'a frappé ?
C'est important ?
Écoute.
Bo Jones en veut à ton père.
Il va lancer un mandat d'arrêt.
Si tu trouves un moyen d'avoir ton argent, fonce, sinon...
tout va être saisi.
Confisqué.
C'est comme ça.
Quand ma femme est morte,
tout m'a rattrapé.
Si j'avais voulu rester dans cette merde,
j'aurais sûrement...
sorti mon flingue et puis voilà.
Mais je ne l'ai pas fait.
Et j'ai...
fait ce que j'ai fait.
Tu as...
la vie devant toi.
Ne la gâche pas.
Ça va aller, petit.
Prends l'argent si tu peux.
À VENDRE
À quoi tu penses ?
À comment arranger ça.
Quoi ?
Merde, je dois y aller.
C'est quoi, ce bordel ?
Je dois y aller, Maggie.
Tu vas où ? Jacob !
Bon sang.
Salut, bébé.
Ramène-moi une bouteille de Jack et des pinceaux.
D'accord.
Merde.
Allez.
C'est quoi, ce bordel ?
Putain de merde ! Comment c'est possible ?
Ma vie n'est pas assez merdique comme ça.
Putain de merde.
Putain de merde. Qu'est-ce qui se passe ici ?
Merde.
Bébé, ramène tes fesses tout de suite.
Pas le temps d'expliquer.
Mon Dieu ! Que s'est-il passé ?
Cet enfoiré a explosé, c'est tout.
Bordel de merde !
- Comment ? - J'en sais rien !
- Prends un tuyau et aide-moi. - C'est un peu tard.
Bon sang !
- Attends une minute. - Que se passe-t-il, Charlie ?
Charlie !
Charlie !
Que se passe-t-il ?
- Tu vas me parler ? - Je le savais.
Putain de merde !
- Putain de merde ! - Non !
- Je pars cinq minutes... - Ferme ta gueule.
- ...et tu gâches notre vie ! - Ferme ta gueule.
Je sais que tu es là, enfoiré.
T'as merdé, c'est sûr.
Putain, Charlie !
Jacob ! Tu crois que je ne te trouverai pas ?
Parce que je viens te chercher !
Monte dans la voiture et retrouve-moi sur la route.
Jacob !
ARRÊTE DE KLAXONNER JE RECHARGE
L'enfoiré.
Sale menteuse.
Pardon ?
Ton petit jouet, tu lui as donné le code ?
- De quoi tu parles ? - Mon coffre.
Tu lui as donné le putain de code.
- J'ai rien donné à personne. - Comment il a fait ?
Tu es la seule à connaître le code.
- Charlie ! - Tu vas au magasin,
et là, ce connard débarque, fait exploser ma voiture et me vole.
Le code est écrit sur ton dos !
Espèce d'enfoiré !
Merde.
- Putain, Charlie ! Ma tête ! - Tu n'as qu'à mettre ta ceinture.
Quoi ?
Qu'est-il arrivé à ton pantalon ?
Et si on oubliait tout ça ? Qu'en dis-tu ?
Il n'y a que de la grenaille là-dedans.
C'est toi et moi, Jacob, tu te souviens ?
Tu es un McNeely, fiston.
Ne fais pas ça, crois-moi.
- Allô ? - On s'en va.
- Quoi ? - J'ai l'argent.
Fais tes valises. Je ne serai pas long.
D'accord.
- Et Maggie... - Quoi ?
Je voulais te dire que je t'aime.
Mais on doit y aller. Fais tes valises. Je ne serai pas long.
Je t'aime aussi.
- Salut, toi. - Salut.
- Je suis en panne. - Vraiment ?
On dirait une demoiselle en détresse.
Salut. Je vais devoir...
- Merde. - ...m'approprier ton pick-up.
D'accord ? Allez.
Qu'est-ce que tu fais ?
À ton avis ?
On dirait que tu vas quelque part.
Où est maman ?
Elle fait du vol à l'étalage.
Pousse-toi.
Tu attends quelqu'un ?
Bonjour, je dois parler à ton père.
Il est là ?
Il y a un problème ?
Maggie, où es-tu ?
Maggie !
Merde.
Maggie ! Merde.
Merde.
- Où est Maggie ? - Le gros cul ?
S'il lui arrive quoi que ce soit, je te tue !
D'accord, petit.
Retrouve-moi chez ta mère morte.
Sinon, ta petite Maggie risque de mourir, tu m'entends ?
Va te faire foutre !
Raccroche ce putain de téléphone.
Merde.
Merde.
Où est Jacob ?
Il arrive.
Tu es sûr ?
Un cheval de loisir a-t-il...
Que Dieu vous pardonne.
Merde.
Sors de la voiture, connard.
Je t'ai dit de sortir de la voiture !
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Tu m'entends, enculé ?
Je t'ai dit de sortir de cette putain de voiture !
- Jacob. - Roger, qu'est-ce que tu fous ?
Je ne vais pas te faire de mal.
Désolé, Jacob. Donne-moi l'argent.
Où est-elle ?
Donne-moi ce putain de fric.
- Où est-elle, bordel ? - Je suis désolé.
Elle est morte ?
- Elle est morte ? - Je suis désolé. Je...
Dis-moi !
Regarde dans son coffre.
Oh, non !
Ça va ?
D'APRÈS LE LIVRE "LÀ OÙ LES LUMIÈRES SE PERDENT" DE DAVID JOY
Sous-titres : Iyuno Traduit par : Cynthia Vosté
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