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-Nemo, l'Atlantide est ici.
- C'était quoi ? - Un fossile vivant.
Il y en a deux ou trois.
Une centaine ? - Sortez !
-Ma fiancée est à bord
Du Nautilus. - Mlle Lucas.
-On peut être anglais et gentil.
Les enfants peuvent être cruels. - Laissez-le !
-Ils ne l'étaient pas tous, Billy, c'était mon meilleur ami.
- Vous traquez Nemo pour qui ? - Au revoir.
Inquiétant que le gouvernement de Sa Majesté s'intéresse
Aux affaires de la Compagnie. - Trouvez-moi le Nautilus.
-Ce n'est pas la route d'Alwar.
- Sauf s'il coupe ici. - Par l'Arctique ?
-Nous avons
l'avantage de la vitesse.
...
-Hm !
Aboiement.
-Viens là !
Bon chien !
-Tiens, c'est ta taille !
-Humility.
-Merci.
-Merci.
-C'est vraiment de toute beauté.
-Benoît aurait adoré
cet endroit.
-Je n'arrive pas à croire qu'il ne soit plus là.
La passe du Nord-Est n'est plus très loin.
Alwar est tout proche.
-A mon avis, c'est à vous qu'il l'aurait légué.
-Et une fois que nous aurons
le trésor...
Qu'adviendra-t-il ?
Détonation.
-Faites tourner les machines à plein régime.
A vos postes, en avant toute.
- Que la fête commence, les amis.
-Préparez-vous à plonger au signal.
-Vous savez quoi faire.
Déflagration.
-Préparez les munitions, plus vite que ça !
-Continuez à tirer !
-Il faut qu'on plonge.
Déflagration.
-Au dernier moment, je vais les faire s'échouer dans la glace.
-Très mauvaise
idée.
-Plus vite, capitaine.
- On risque de heurter la glace. - Nemo ne doit pas m'échapper.
- En avant toute. - A vos ordres !
Montrez-moi ce que vous avez
dans le ventre, les gars !
Détonation.
-En avant
toute !
-On prend du retard.
-Plus de puissance.
Paré à plonger.
Plongez ! Tout de suite !
Fracas métallique.
Déflagration.
-Cramponnez-vous !
-En arrière toute.
-En arrière toute !
Stoppez.
-A vos ordres.
Stoppez !
-Votre imprudence risque de nous coûter la vie à tous.
-Il est arrivé droit dans mes filets.
Rassemblez les troupes.
-Boniface,
que vois-tu ?
-Des canons.
Beaucoup de canons.
Chocs métalliques.
- Du nouveau ? - Pas encore !
Oh ! - Quoi ?
-J'ai trouvé le problème.
L'étrier est cassé, il va nous falloir une forge.
-Bon, écoute-moi bien, voilà ce que tu dois faire.
-Blaster doit faire quoi ?
-Une bombe pour tous nous tuer ?
-Nous serons tous sauvés, il suffit que mon plan fonctionne.
-Ne vous en faites pas, ça va aller.
-On peut se rendre, si vous préférez.
Bien.
Voilà qui est conclu. Jiacomo !
Tu as la main ferme ?
-Il n'est pas aussi grand que je l'imaginais.
-Ne fais aucun mouvement brusque.
...
-Mettez-le
en joue.
Mettez-le en joue.
-A vos ordres.
-Attendez, ne tirez pas.
Nemo est à moi,
Et à personne d'autre.
-Il veut négocier.
-Alors, allons négocier.
-Ma présence ne vous surprend donc pas ?
- A l'évidence, vous êtes habile. - Je crains que vous ayez raison.
-On doit réparer l'étrier de notre moteur.
Si on peut accéder à votre forge, je promets de vous remorquer.
- Mais que valent vos promesses ? - Aidez-nous,
nous vous rendrons la pareille. Sinon,
Nous mourrons tous ici.
-Rien ne m'empêcherait de ravir le Nautilus et de dégager
le Dreadnought.
- Vous voyez cet homme ? - Oui.
-Il est à même
De provoquer une explosion sous la surface.
Si vous attaquez,
il sabordera le vaisseau. Si vous me tuez...
-C'est de l'esbroufe.
-Je n'ai plus grand-chose à perdre.
-Si j'apprends que vous avez touché
ne serait-ce qu'un cheveu de Mlle Lucas...
-Vous vous souciez
De son sort ?
-Son fiancé voyage à bord du Dreadnought.
Elle fait partie du marché.
-Elle n'est pas à négocier.
Qu'elle souhaite rejoindre son fiancé ou non,
C'est elle que ça regarde.
Vous acceptez le marché ?
-Je tiens à ce que le jeune Blaster revienne sous mes ordres.
Il sera en sécurité avec nous.
Repli, capitaine.
-Dakkar !
-On se connaît ?
Billy !
Je n'arrive pas à y croire.
Qu'est-ce qui te prend ?
-Tu as fait de ma vie un enfer.
- De quoi est-ce que tu parles ? - Ce pensionnat était
Mon avenir. - Ce que tu dis n'a aucun sens.
-Pour ces étendards brûlés, c'est à moi
Qu'ils ont fait payer le prix fort.
- Je n'en savais rien du tout... - Arrête ton baratin !
Ne t'avise pas de me mentir. - Oh !
-Billy, calme-toi,
je t'en prie.
Il m'ont fait croire
Que tu avais déménagé. - Ils m'ont fait partir.
L'instruction, la carrière, la vie que j'aurais dû avoir,
J'ai tout perdu.
Mes parents sont morts à l'hospice, car je n'étais plus là pour eux.
C'est ta faute si j'ai failli
À mon devoir de fils. - Je n'étais pas au courant.
Je te présente mes excuses, je suis désolé.
-Je n'ai jamais rien valu à tes yeux.
-C'est vraiment ce que tu crois ?
Tu es le meilleur ami que j'aie jamais eu.
Tu n'es pas
Comme ça, Billy !
Pas du tout.
Tu étais mon frère.
Tu étais mon frère.
-Cpt Millais ! C'est la 2e fois
que vous mettez en péril la vie des hommes à bord, je veillerai
à ce qu'il n'y ait pas
de 3e fois.
...
Fracas.
-Ils ont accepté.
Allons préparer les câbles.
Couvrez-vous bien. Vous superviserez les réparations.
-Je m'en chargerai.
-Blaster, Youngblood...
-Il est en vie ?
-Il souhaite que tu réintègres
Son équipage, j'ai accepté.
-Loti ! C'est pour plus tard, pour réchauffer les autres.
-Il n'y aura pas de plus tard. Humility ne remettra pas
Les pieds sur le Nautilus, et moi non plus.
- Tu n'en sais rien. - Une fois
livrée à son fiancé, je tourne
la page. - C'est ta spécialité ?
-C'est ma spécialité, effectivement.
...
-Espérons que ça ne prenne pas trop de temps...
-Votre fiancé est sur le Dreadnought.
Je n'avais pas à le savoir. - Ce n'est pas mon fiancé.
Ma mère a oeuvré à mon insu. - Ah ! Il croit que vous resterez
avec lui à bord ? - J'imagine, oui.
-Vous le ferez ?
Pardon, ma question est déplacée. Si vous réparez l'étrier,
je suis persuadé
que Ranbir saura
Le remettre en place. - Oui, il doit savoir s'y prendre.
-Sans nul doute.
Alors, si vous décidez de rester là-bas...
- C'est ce que vous voulez ? - Je veux votre bien, c'est tout.
-Entendu.
-Entendu.
Humility !
-Oui.
-Laissez filer la chaîne !
Fracas métallique.
C'est à cause d'eux que notre vaisseau est coincé...
-J'ai dû l'éviter, vieux ramolli !
-Attends un peu. Viens là, toi. J'ai le plaisir de vous présenter
le vaillant soldat qui a fait sauter la cervelle
de la chiffe molle qui vous servait d'ami.
-Non, je sais que vous mentez !
-Quoi ?
-Du calme.
-Je vais t'écrabouiller.
-Ranbir !
-J'en doute.
-Vous voulez
Leur dire deux mots ? - Pardon ?
-C'est la dernière fois que vous les voyez.
-Hé !
Attendez-moi !
-Nemo.
- Je t'aide. - C'est gentil, merci.
-Bonté divine !
Comment est-elle fagotée !
- Capitaine ! - Mlle Lucas.
-Ravie que vous ayez pu rejoindre
Bombay.
-Nous revoici dans une situation
Périlleuse. - Il semblerait.
-Je vous présente l'honorable
Lord...
-Algernon Pit, pour vous servir, madame.
Si je puis me permettre, vous êtes absolument ravissante.
Vous venez ?
-Apportez ça à bord.
-Blaster.
- Capitaine. - Tu as grandi.
Content de te revoir.
-Je vous ai vue
Chez Lady Hamilton, j'admirais votre beauté de loin.
- Je n'ai pas remarqué. - J'ai cherché à vous joindre.
Mais vous étiez déjà loin à courir après vos rêves.
Vous avez le goût de l'aventure, l'un de nos points communs.
Mais avant tout,
Lançons les hostilités. - Quelles hostilités ?
-Vous avez le sens de l'hospitalité.
J'aime ça.
- Lord Pit... - Non, Algernon !
-Nous devons agir vite, nous risquons de mourir de froid.
-J'ai parcouru la terre entière pour venir
À votre secours. - Car j'avais besoin de secours ?
- Cela va sans dire ! - Je vois.
Où est la forge ?
Vous venez ? - "La" quoi ?
-Ca pour une surprise, une femme dans une forge, quelle innovation !
-J'imagine que ça ne fait pas vos affaires.
-J'aime le changement.
-Mon père m'a tout appris.
-Eh bien,
quand nous serons mariés, vous aurez une forge
Pour vous toute seule... - J'ai du pain sur la planche.
-Bien sûr, je ne vous retiens pas plus longtemps.
-Il est charmant, beau garçon, il ne mange pas
avec ses doigts.
-Vous devez sans doute être payée à la livraison
De la marchandise.
-Je n'ai jamais fait ça pour l'argent.
Enfin, pas seulement.
Votre mère m'a engagée pour vous protéger.
Avec lui, vous aurez la belle vie. - Et serai traitée comme une chose.
Si vous ne voulez pas de cette vie,
pourquoi me l'infliger
À moi ?
-Lieutenant.
-Capitaine, tout est sous contrôle.
-Je m'inquiète pour nos hommes, l'atmosphère est tendue.
-Il faut les comprendre.
Ca leur déplaît d'être coincés ici, et je suis de leur avis.
-Ce n'est pas trop tôt !
J'ai peut-être de quoi leur mettre du baume au coeur.
-On veut jouer, nous !
Gémissements d'effort.
-Bien joué -Merci.
-Crétins, va !
-Il est stupide, leur jeu !
-Renvoie la balle !
-Ce jeu-là chez moi, c'était l'occasion
D'affronter les Britanniques sur un pied d'égalité.
-Un coup de chance.
-Il n'y a qu'un seul moyen de le vérifier,
on dirait !
-C'est d'accord.
Allez, les gars ! Au nom
de la Reine et de notre pays.
-Non...
-Remue-toi !
-Ah Crawley ! Vous avez fait bonne route ?
-Je ne dirais pas
Cela, monsieur.
- Votre Seigneurie. - Votre Seigneurie.
-J'ai eu vent de rumeurs.
- De quelle sorte ? - Un sous-marin
aurait été volé par un Indien qui vous donne
Du fil à retordre.
-"Un sous-marin" !
Un pur récit de fiction.
-M. Crawley, le gouvernement de Sa Majesté a plus de pouvoir
Que n'importe quelle compagnie.
Ne perdez pas de vue votre allégeance.
A quoi jouez-vous ?
-Dois-je vous rappeler, monsieur, que la Compagnie
Dispose d'une milice privée de 260 000 combattants ?
Le double des effectifs de l'armée de Sa Majesté.
Hm ! Un peu léger à mon goût.
-"Nautilus dérobé, resterai à son bord, cap sur."
Aboiement.
Le chien grogne.
Aboiement.
-Tu en as gros sur le coeur.
Dommage que tu ne puisses le dire à personne.
-"Une bombe, voilà qui est
"éternel.
"Un savant mélange
"de chaleur et de lumière, pour agréger la vie en fusion."
En toute modestie, je trouve
que ça sonne.
-Votre Seigneurie, m'aideriez-vous
à trouver mon père Lord Farley ?
-Lord...
Ce serait un honneur de t'aider à retrouver ton père.
Lord Farley ?
Oui, ça me revient.
Je me souviens l'avoir croisé, un homme remarquable.
Qu'est-ce que c'est ?
-Nos armoiries.
-Le gland figure aussi sur notre écu.
C'est le symbole de l'indépendance. Cet emblème te va comme un gant.
Ah excellent !
Dis-moi, jeune homme, tu sais manier la batte ?
-Continuez !
Un peu plus bas !
Attention à ne pas nous faire valdinguer !
-Il faut
les battre
À leur propre jeu.
-C'est gentil
de nous rejoindre, Lord...
-Pardonnez mon retard,
les amis.
-Blaster !
Viens avec nous.
-Matelots, je crois
Qu'ils méritent une bonne raclée ! Cris enthousiastes.
...
-Il y a quelqu'un ?
Toi, taper, balle.
Compris ? Rires idiots.
Parfait alors !
-Allez, le Dreadnought !
-Prêts ?
-Ouais !
-Cours, dépêche-toi !
-Il faut se réveiller, hein !
-En position !
- Envoyez-leur une balle courte ! - Ca va barder !
-Allez !
-Ce n'est pas du jeu !
-Et un de moins, je sens
Qu'on va s'amuser.
J'aime mieux ça, Votre Seigneurie.
-Remettons cet ingrat à sa place, d'accord ?
-Montrons à ce sauvageon comment on joue dans le monde civilisé.
- Vas-y, Nemo. - Mettez-lui une raclée !
-C'est ça, courez !
- Allez ! - Arrêtez la balle !
Bien joué !
-Joli coup.
-6 points.
-Pour nous ?
-OH !
Rire réjoui.
-Eliminé.
-Je crois que je n'ai toujours pas compris les règles du jeu.
- Quand la balle arrive ? - On tape dedans.
-Bien joué !
-Allez ! Lancez-la-moi !
-On échange.
-Lancez-la-moi.
- Encore ? - Non.
On n'aura pas le temps...
-Eliminé.
- Ouais ! - Non !
-Je suis désolé, Nemo.
-Ranbir, on se détend.
Concentre-toi.
Mot en indien.
-Allez, Ranbir ! Courage.
Cris triomphaux.
- Eliminé. - Ouais !
-Ah ! Beau travail, ça va bien
Se passer !
-Il vous reste
Un autre batteur ?
- Non. - C'est au tour
Du Dreadnought.
-Allez, le Dreadnought !
-Il semblerait
que l'équipage
De notre bon vieux Nemo ne soit qu'une bande de bras cassés.
-Ca va aller.
Tu n'as rien à craindre, mon ami.
Ne t'en fais pas.
Moi, je peux jouer.
Je serai l'autre batteur
pour le Nautilus.
- Quoi ? - Pourquoi ?
-Millais,
Impossible, vous êtes avec nous.
-Vous êtes sûr de savoir ce que vous faites ?
-Messieurs, aucune règle n'interdit d'avoir un autre batteur ?
-Non.
Vous en avez le droit.
-La victoire n'a aucun goût si la partie est jouée
D'avance, non ? - Vous commettez une grave erreur.
-On reprend.
-Capitaine, je proteste...
- Non. - Bien !
La balle !
Si vous voulez jouer...
-Donnez à ce traître la raclée
qu'il mérite !
-6 points.
-Ouvrez donc les yeux !
Cri rageur.
Cris d'encouragement.
Donnez-moi la balle !
-Ouais ! Bien joué.
-Plus vite, allez !
-Rapprochez-vous !
-Arrêtez
de me commander !
Cris joyeux.
-Elle est à nous, c'est sûr !
-J'en connais un qui n'a pas
Perdu la main.
-Yah !
-Je l'ai !
-Ne vous en faites pas, je l'ai, laissez-la-moi.
Bougez-vous.
Cris enjoués.
Ah !
Applaudissements.
Rire victorieux.
-Balle faute.
-Quoi ?
-Votre pied était devant la ligne.
- Faux ! - Contestez-vous ma décision ?
- Les faites-vous sortir ? - Non.
-Dehors !
Dehors !
-DEHORS ! DEHORS !
-Tricheurs !
-TRICHEURS !
TRICHEURS ! TRICHEURS ! TRICHEURS !
- DEHORS ! DEHORS ! - TRICHEURS !
-J'avais le pied à cet endroit-là, sur la ligne.
-Non, revenez !
- Reculez ! - C'est de la triche.
-Arrêtez !
-Vous avez dépassé la ligne.
-Messieurs,
calmez-vous.
Echauffourée.
-Ca suffit !
-Un peu de sang-froid, pour l'amour du ciel.
Blaster !
-Aïe !
-Quel franc succès !
-Ca, c'est pour Jagadish !
Déflagration.
-Ca suffit !
Cri rageur.
-Retournez à vos tâches.
-Vous auriez mieux fait de ne pas crier victoire trop vite.
Si je puis me permettre un conseil
De gentilhomme. - Gentilhomme !
Dis-moi, tu as un petit creux ?
Ton Lord Farley n'existe pas.
Lord Farley, c'est une marque de biscuits.
Hm !
Gentilhomme !
...
-Tu veux nous rejoindre, Billy ?
Sur le Nautilus.
-Et rentrer à Londres ?
C'est là que vous voulez aller, non ?
Dans le ventre de la bête.
Je suis au courant pour ta famille,
Nemo.
Je sais que tu veux te venger. - Plus maintenant.
- Pourquoi ça ? - Mon père
A vendu toutes ses terres à la Compagnie.
C'est pour ça que ma famille
A été tuée. - On ne lui a pas laissé le choix.
J'ai lu les rapports.
La Compagnie s'est servie
De son unique faiblesse. Tu étudiais en Angleterre.
La Compagnie aurait pu faire de toi tout ce qu'elle voulait.
Il a fait tout ce qu'il fallait faire
Pour te protéger.
-Alors, il ne m'a pas trahi.
-Non, la Compagnie s'est servie de ton père pour satisfaire
Sa propre cupidité.
-Tu es sûr de ton choix ?
Viens avec nous, aide-moi
à la démanteler.
-Tu ne peux pas la démanteler.
Elle finit toujours par gagner.
-Vous étiez au courant !
Vous saviez que ce n'était pas mon père.
Tout le monde se moque de moi. - Blaster !
Blaster !
-L'étrier est réparé.
Je dois aller l'installer sur le Nautilus.
-Vous reviendrez
après.
-Je compte rester à bord
du Nautilus.
-Non, je ne laisserai pas une femme m'éconduire.
Vous confirmez que l'éducation est un danger. Le fer à cheval !
- C'est un étrier. - Un soldat ira le porter.
Hé ! Vous ne reverrez pas ces brutes épaisses primitives.
-Brutes épaisses.
- Primitives. - Ils ont
plus de bonté, de courage et de grandeur d'âme
Que vous n'en aurez jamais.
Jagadish a déclenché une révolution.
Suyin nous nourrit avec des algues. - Dégoûtant.
-Turan écrit des poèmes sublimes... Il y en a des pas mal !
Nemo a participé à la construction d'un sous-marin. Et la liste
est encore longue.
-Bon ! Emmenez-les dans ma cabine.
- Mauvaise idée. - Emmenez-les, qu'on en finisse !
...
-Ma mère m'a toujours menti.
-Quoi qu'elle t'ait dit ou caché,
elle devait avoir une bonne raison de le faire.
Lord,
lady, prince...
Ce ne sont que des mots, tout ça.
Tu as déjà une famille.
Grondements du ciel.
La tempête approche.
Choc métallique.
-Hm !
Ah !
Ah !
-Jiacomo, doucement.
Et Mlle Lucas ?
-Toilette ! Merci.
Ferme la porte.
Il est temps de vous changer
Pour prendre le thé avec moi.
- Jamais... - Je ne serai pas
La cible de vos moqueries !
Je ne sais pas pour qui vous vous prenez,
mais vous êtes à moi, Humility, votre mère a déjà accepté
L'argent.
-De quoi parlez-vous ?
-Elle est venue m'implorer
de lui accorder un prêt pour sauver l'usine en faillite de feu
votre père. J'ai accepté
à une seule condition,
Qu'elle accepte de me donner votre main.
-Donc, ma mère a échangé sa propre fille pour une usine.
-Enfilez-moi cette tenue
Et allons prendre le thé.
-Non.
-Mettez cette tenue tout de suite.
- Mettez-la, si vous l'aimez tant. - Ca suffit ! Enfilez-moi
ça... - Lâchez-la.
-Taisez-vous.
-Vous me faites mal !
-Je vous ai dit de la lâcher !
- Mon Dieu ! - Courez !
Cris de douleur.
-Elle m'a poignardé dans le pied !
- Bonjour. - Messieurs.
-Rattrapez-les !
Le ciel gronde.
-Oh Marty ! Salut, toi.
Je viens de remettre l'étrier.
-Bien, très bien même.
-Elle reste
là-bas ? - Fermez les écoutilles.
-Elles sont en train de s'enfuir, dépêchez-vous !
- Elles sont là ! - On les tient !
-Parfait !
- Loti, je crois qu'il va falloir... - Sauter !
Cris.
- Oh nom de Dieu ! - C'était prodigieux !
-Revenez, sale petite ingrate !
-A la revoyure !
-Ah !
-Mlle Lucas !
Enfin, Humility !
-Content de vous revoir.
-C'est un plaisir partagé.
-Arrière lente.
Grondements.
-On est sauvés !
-Nemo fait cap sur Londres.
-A mon signal...
-Crawley le fera exécuter.
-Je sais.
-7.
6.
-Nous sommes sortis d'affaire.
Faites-les couler !
Alors ?
-Comment osez-vous ?
J'ai donné
ma parole d'honneur, pour certains à bord de ce vaisseau,
L'honneur n'a rien d'une formalité.
-Voyez-vous ça !
J'en ai assez que tout le monde me fasse la leçon.
S'il faut que je m'en occupe,
je le ferai !
Pousse-toi de là !
Déflagration.
Je les ai eus.
Ah ! En plein dans le mille.
-Ca suffit !
Emmenez-le. - Venez,
Votre Seigneurie.
-Ils nous ont trahis. Il faut plonger.
-On est encore accrochés.
-Les menteurs ! Prends la barre.
-Il essaie de faire sauter la manille de la chaîne.
Le marché ne tient donc plus.
A nous de jouer.
Coulons ce vaisseau !
En joue, messieurs.
Feu !
Détonations.
En joue !
Feu !
En joue !
Fracas métallique.
Détonations.
-Route en 3.4.0.
-Tu avais parlé de la passe du Nord-Est.
Là, on va sous la glace.
-Oui.
-En dessous de la banquise ?
-Oui.
La Compagnie n'est pas
Digne de confiance.
Elle détruira tout ce qu'il y aura sur son passage.
-Ca prendra combien
De temps ?
- Cinq jours. - Peut-être six.
-On aura assez
D'air ?
-Change de cap.
Je t'ai dit de changer de cap !
-Personne d'autre ne trouve que c'est de la folie furieuse ?
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