All language subtitles for 2015_La_Tueuse_cameleon_HD_VF.5.7

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

Rire féminin.

-Tu m'as tuée.

-Tu parles. C'est moi qui suis morte.

-C'est la dernière fois.

-Ah bon ?

-J'ai acheté mon billet pour Rome juste avant de venir.

-Alors, ça y est ?

-J'ai une bonne piste pour un job. Ici, personne ne m'attend.

Oh... A part toi.

Tu es la seule pour qui je compte un peu.

Enfin, je crois.

-Sandra...

Lâcheuse.

-Je suis super excitée à l'idée de partir.

-Je comprends ça.

Coup de feu. Cris de mouettes.

J'aimais bien nager avec toi.

...

Sirènes de police.

-Pour une nana

qui aimait la flotte, elle a été servie.

-Combien de temps ? -3 mois. Une balle dans le dos.

-Une seule ? -Oui.

On va avoir du mal à l'identifier, elle est trop abîmée.

-Et les hélices des rafiots ne l'ont pas arrangée.

-Plus les rats qui sortent des égouts,

avec tout ce que la ville

rejette dans la mer... -Une exécution ou un contrat.

-Ca y ressemble.

-Le type qui a fait ça ne voulait pas qu'on la retrouve.

-Un sentimental, sûrement.

-Ca existe, ce genre de type ?

Il tousse.

...

-La famille est ce qu'on a de plus précieux.

Surtout si vous devenez centenaire.

Voilà, donc...

Donc il faut prévoir au loin.

Et parfois, ce n'est pas si loin que ça.

Mais n'ayez pas peur, monsieur.

-Dis-moi, Corine, tu es sur quel planning ?

-Moi, ce n'est pas Corine, c'est Sandra.

-Sandra Bayet. Je t'ai là.

-Ce n'est pas grave.

-Il y a un truc...

Tu ressembles à une nana

avec qui j'étais en prépa.

-Ah bon ? -Je me souviens maintenant.

Tu finis dans une heure. -OK.

-Bosse bien.

-Elle s'appelait comment ? -Qui ça ?

-Cette copine de prépa.

-Pourquoi tu me demandes ça ?

-C'est bête d'oublier ses anciens amis. On n'en a pas tant que ça.

-Ah, hello...

Thank you for calling us.

Yes.

Sure. You are very important for us.

-Chérie...

-Regarde.

C'est bon ?

...

-(Merci.) -De rien.

-Je peux avoir un sac ?

...

Sirène de police.

-Elle a été opérée de l'appendicite en France

et elle a une broche et des vis sur le tibia

depuis au moins une dizaine d'années.

-Donc pas grand-chose. -J'ai lancé Lazare avec le modèle

de vis et de broches sur la Timone et les cliniques de Marseille.

-Elle a pu être opérée ailleurs. -Oui. Ou elle a pu s'opérer seule.

Il tousse.

Musique jazzy.

-Allô ?

Ah, c'est toi...

Je pensais que tu étais mort. Qu'est-ce que tu veux ?

Ah ! Enfin !

Bien sûr que je suis contente.

Non, je n'ai pas changé d'adresse.

Ca fait un an que j'attends.

Non, je n'ai pas arrêté de fumer.

D'accord, bye.

...

Jingle d'aéroport.

*-Votre attention, s'il vous plaît.

*Pour des mesures de sécurité,

*vous êtes invités à conserver vos bagages...

-Bonjour. -Bonjour.

-Je veux bien un petit café, s'il vous plaît.

-Tout de suite. -Très serré.

-D'accord.

-Merci.

Elles sont jolies, vos boucles d'oreilles.

-Vous trouvez ? J'adore les boucles d'oreilles.

J'en ai une centaine.

-Vous, on sait comment vous faire plaisir.

-Ah non, je préfère compter sur moi.

-Excusez-moi.

Vous auriez

une crème caramel ? -Non, désolée.

-Dommage. Je suis en manque.

-Je peux comprendre, mais je n'en ai pas.

-Même pas une petite ? -Même pas.

Je suis désolée. Elle rit.

-J'adore les crèmes caramel.

-Hé !

-Vous habitez

le quartier ? -Oui. Là-bas, derrière.

-Moi aussi.

C'est incroyable. On se voit ce matin,

maintenant... -Un peu de magie.

-On boit un verre ?

-D'accord. A la brasserie, là ? C'est moi qui offre

les crèmes caramel. -Vous fumez ?

-Ah non. Jamais.

-J'adore le goût du tabac.

Je me suis juré de ne jamais arrêter.

On n'est plus beaucoup à cloper. Bientôt, on nous mettra en taule

pour oser fumer dehors ou en public.

Il tousse.

...

...

-Oh putain, mais c'est elle !

Hm...

J'ai trouvé la gonzesse qu'on a retrouvée aux Goudes.

-Tu es un as !

-Son numéro de Sécu m'a conduite à une boîte d'intérim,

mais ils n'ont plus de nouvelles. -Et l'adresse ?

-On doit me rappeler.

On va voir avec les opérateurs mobiles.

On a visiblement affaire à une bonne femme normale :

un boulot, pas de casier, une voiture,

et personne n'a rien signalé :

ni mec, ni famille, ni enfants, ni collègues.

Ca me tue.

-C'est elle que ça a tué.

-Ca, c'est drôle. Hilarant.

-Arrête de la chercher.

-Ce n'est pas de ma faute si elle n'a aucun humour.

Je repars à la pêche.

-Oui, c'est ça.

Il tousse.

...

-Ah, bonjour.

Vous avez beaucoup de livres. Vous les avez tous lus ?

Ca fait un quart d'heure que je suis là

et je ne sais pas quoi vous dire pour vous faire plaisir.

-Mais pour vous faire plaisir à vous ?

-Plaisir ? A moi ?

Elle rit. Vous rêvez.

-Et vous, de quoi rêvez-vous ?

-Je ne dors jamais.

Je ne dors pas depuis des années. -Vous êtes déjà venue, non ?

-Non, jamais.

-Moi, je pense que je vous ai déjà vue.

-Pourquoi dites-vous ça ?

Vous ne vous trompez jamais ?

En fait, au moment de m'endormir,

j'ai une angoisse terrible qui m'oppresse.

Et j'ai beau être très fatiguée, je reste comme ça,

les yeux ouverts dans le noir sans pouvoir dormir.

-Vous pouvez m'en dire plus sur cette angoisse ?

-J'ai peur de ne pas me réveiller.

Je suis sûre que je vais mourir. -Pourquoi ?

-Parce que c'est comme ça.

-Qu'est-ce qui est comme ça ?

Qui désire votre mort ?

Elle rit.

On va s'arrêter là pour aujourd'hui.

...

-Pardon.

Alors, c'est bien ça ?

-Mettez ça là, oui.

Merci.

A mardi, même heure.

-Oui, à mardi.

...

-Je l'ai déjà vue, j'en suis sûre. -Tu dois avoir son dossier.

-Oui, mais un autre nom.

Sandra Bayet, ça ne te dit rien ?

-Je ne peux pas me souvenir de tes patients en plus des miens.

-Attends, c'est elle. Il y a deux ans déjà.

-Tu vois que tu ne perds pas la tête.

-Mais à un autre nom : Véronique Pilain.

Je suis sûr que c'est elle.

-Oh... Une mytho. Tu vas t'amuser.

-Je ne sais pas. Il y a une telle violence refoulée en elle...

-Tu crois au hasard, toi ?

-Au destin, sûrement. Au hasard, non.

C'est joli, chez toi.

-Le fait qu'on se soit rencontrées comme ça,

ce n'est pas un hasard ? -Sûrement pas.

C'est quoi, ta date de naissance ? -12 mai 73.

12 mai 73. 2 et 1 font 3. Mai, 5. Ca fait 8.

73, ça fait 10. Donc 1. 8 et 1 égalent 9.

Tu me suis, là ?

Elle rit.

On boit un coup, non ? -Ah, excuse-moi.

-Moi, ma date de naissance, c'est 18 mars 63.

8 et 1 font 9. Mars, 3. 9 et 3 font 12.

12... 2 et 1 font 3. 63... 9. 9 et 3, encore 12.

12... 2 et 1 font 3.

En numérologie, ces deux chiffres sont fortement compatibles.

Le 9, un chiffre quasi magique, le tien,

multiple de 3, le mien.

On était faites pour se rencontrer. -Tu sembles connaître ça par coeur.

-Non, juste un peu de métier.

Mais le 9, c'est aussi ton année personnelle.

Ca veut dire que sur un plan émotionnel,

tu finis probablement un cycle assez difficile.

-Tu n'as même pas idée.

Mon mec m'a larguée pour une pouffe il y a un an,

et depuis, je suis à mon 3e job.

-C'était écrit, mais je ne sais pas pourquoi, je vois une réparation,

quelque chose que tu attends depuis longtemps.

Je ne sais pas, un objet qui t'est cher

ou une lettre, non ?

De l'argent, peut-être. -C'est dingue.

Mon ex vient de m'envoyer de l'argent qu'il me devait

et que je ne comptais jamais récupérer.

-Tu vois...

Tu entres dans un nouveau cycle positif.

C'est le temps de la réparation, du renouveau.

Qu'est-ce qu'on se fait à manger ?

-On a l'adresse. Par le portable,

ça colle. -Enfin.

-Tu n'imagines même pas. Mon mec l'a larguée il y a un an.

J'en suis à mon 3e job depuis.

*-Du nouveau dans l'affaire du cadavre de la plage des Goudes.

*D'après la police, il s'agirait d'une femme de 45 ans

*dont l'identification a été rendue difficile

*par un séjour prolongé dans la mer.

*Les dernières investigations ont permis de certifier

*l'identité de la victime.

*Il s'agit de Sandra Bayet, disparue mystérieusement.

*Le Parquet a ordonné...

-J'arrive.

Sirène de police.

...

...

-Bonjour.

-Ca va ? -Oui.

-Tu peux entrer. Je reste là.

...

Les policiers sonnent.

Ils frappent puis sonnent.

-Il faut faire du sport. On dirait que tu as grimpé 12 étages.

-Je n'y arrive plus. -C'est le grand âge.

-Tu te fous de moi. -Tu courais, quand on s'est connus.

-Je n'ai plus le temps.

...

-Ah. Bonjour. -Bonjour.

-Bonjour. -Oui.

Oui.

Il faut trouver une solution.

-Je ne sais pas. Il y a deux jours, à la sortie des ascenseurs.

-Elle est morte il y a 3 mois. -Je la connais mieux que vous.

-Il y a encore quelqu'un qui vivait ici ce matin, une femme,

et pas Mlle Bayet.

-Que voulez-vous que je dise ?

-Qu'est-ce que c'est ?

-Vous cherchez bien Mlle Bayet ?

-Sinon, qu'est-ce qu'on ferait là ?

-C'est idiot, je viens de la croiser dans le hall.

-OK, je te rappelle.

-On a un pointeur récidiviste en conditionnelle juste à côté.

En sortie il y a un peu plus de 3 mois.

-Sous contrôle judiciaire ? -Oui, on s'occupe du suivi.

-Convoque-le, on ne peut rien laisser au hasard.

-Comment aurait-il fait pour se transformer en elle

au point de payer ses factures, tromper ses voisins

et remplir son frigo ?

-Celle qui a pris sa place n'a peut-être rien à voir

avec son meurtre. C'est peut-être une complice,

une squatteuse.

On a eu une affaire comme ça il y a 3 ans.

-Un vieux agressé par un défoncé qu'on a serré en une semaine.

-Je me sens bien ici.

En paix.

Ca ne m'arrive pas souvent. Je pourrais presque m'endormir.

-Mais faites-le.

-Que se passerait-il ?

-Que voudriez-vous qu'il se passe ?

-Je ne sais pas.

Je serais à votre merci.

-Je pensais que vous vous sentiez en paix ici.

-Eveillée, oui. Endormie, je ne sais pas.

-Qu'est-ce qui vous angoisse ainsi, qui vous prive de sommeil ?

-Un cauchemar.

-Hm. Toujours le même ?

-Toujours.

-Vous pouvez me le décrire ? -Je ne sais pas.

Je ne m'en souviens pas.

C'est seulement quand il arrive.

-Et...

-C'est une maison noire,

toute noire.

Elle rétrécit.

Elle m'étouffe.

Je ne peux rien faire, je ne peux pas crier.

Je dois mourir.

-C'est la 2e fois que vous me parlez de mourir.

-Vous ne pouvez pas savoir. Je n'en peux plus.

Je n'en peux plus. Je voudrais tellement...

-Tout va bien.

Tout va bien.

Que voudriez-vous tellement ? -Vous avez de l'eau ?

Merci.

-Jeudi.

-Peut-être.

-A jeudi, Véronique.

Pardon, Sandra.

-Allô, Jenny, c'est moi.

Est-ce que tu peux m'héberger pour une nuit ou deux ?

Mon voisin du dessus a laissé fuir son lave-linge toute la journée.

Mon appartement est une piscine,

mes fringues comme des serpillières.

Il y a de l'eau partout.

Oh, merci. Merci.

D'accord. D'accord. J'apporte le chablis.

-Personne à son boulot ne s'était aperçu de la substitution.

Son chef de service savait à peine son prénom.

-Personne ne s'en est aperçu ? -Personne.

-Impossible, il y a forcément des amitiés, de la drague.

-Pas elle. Inodore, incolore, transparente.

Et ce n'est pas un hasard. -Que veux-tu dire ?

-Je ne sais pas. Une intuition.

Il frappe. -Toc toc !

Le mec qui n'a pas respecté son contrôle judiciaire a disparu

depuis qu'on a annoncé l'identité de la noyée.

La tentative de viol se serait terminée par un meurtre

si un voisin n'était pas allé chercher du pinard dans sa cave.

-Beau spécimen.

-Lance un avis de recherche. -OK.

Il tousse.

-Qu'est-ce que tu as ? -Rien.

Ces bureaux sont humides.

-J'ai travaillé sur tes chiffres. Attends-toi à une sacrée année.

-Le père Noël me dit ça depuis que je suis petite.

-Le chariot... Tu vas voyager. Il faut y croire.

Tu as un vrai potentiel en toi, ça se voit.

Tu as de la famille, des amis.

-Ma famille, il ne reste pas grand monde et ils sont loin.

Les amis, c'est surtout des mecs qui finissent par me soûler.

Bonjour le potentiel !

Oh, le pendu ! C'est pas bon, ça.

-Rien à voir. C'est le signe de la réflexion.

Il faut se préparer à une nouvelle vie.

Les pieds et les mains liés, ça veut dire qu'il faut se servir

de sa tête, de son esprit.

Mais j'aurais besoin d'autres chiffres.

Il me faudrait certains numéros perso : sécu, banque.

-Ca y est, je te vois. Tu veux faire sauter ma banque !

-Tu crois ça ?

-Ben, je ne sais pas,

on se connaît peu,

et tu sais déjà plein de trucs sur moi.

-Pourquoi je ferais ça ?

-Je ne sais pas. Je suis peut-être parano.

-Oui, je crois. Bon, c'est pas grave.

On laisse tomber. En tout cas, tu choisis bien le vin.

-C'est un saumur. Je les connais bien.

Maine-et-Loire, 49. Encore le 9.

-Hé, tu vois !

-Tu es encore là ? -Ben et toi ?

-Mon pointeur était à l'hosto avec une péritonite

sur la période du crime.

Il s'était barré se reposer chez sa grand-mère.

Bref, ce n'est pas lui.

-Toujours bien, la grand-mère.

Tu as des nouvelles de Quentin ? -Non.

Et toi, tu as du nouveau ?

-Tu veux que je te raconte ?

...

-J'ai un peu trop bu.

-Il faut bien se lâcher.

-C'est marrant que tu dises ça. -Pourquoi ?

-Parce que toi, tu ne te lâches pas vraiment.

Tu bois à petites gorgées, tu ne manges pas beaucoup.

Tu passes ton temps à observer les gens,

comme si tu te méfiais.

Tu es parano ? Quelqu'un te cherche ?

-Non, pas du tout.

Je suis comme toi.

Le monde se fout pas mal qu'on existe, hein ?

-Non mais, c'est comme si tu étais toujours sous contrôle.

Enfin...

Tu as une drôle de façon de me regarder.

-Comment ça ?

-Je ne sais pas, je n'aime pas.

-Tu me trouves bizarre ? -Oui, oui.

-Mais bizarre comment ?

-Comme chez moi tout à l'heure.

-Bon, écoute...

Je ne comprends rien de ce que tu me dis.

C'est pas grave.

-Non, mais tu as raison. Peut-être que je délire.

Musique jazzy.

...

Oui.

Oui. Non.

Non.

Oui.

Je dois rentrer seule. Désolée. -Un amoureux secret ?

-Genre. Excuse-moi.

-Je ne peux pas dormir chez toi, alors ?

-Ben non... Mais je...

Je t'appelle. -D'accord.

-J'ai cherché les disparitions du même type de femmes que Sandra.

La quarantaine, seule, même type de boulot interchangeable,

pas de concubin, pas d'enfants.

Le fichier m'en a sorti 3 : une à Marseille il y a 8 mois,

une en banlieue il y a 4 mois et une à Lyon. Regarde.

Le même profil.

Jamais retrouvées, disparitions signalées tard,

jamais par la famille.

-Ca se tient.

-J'attends encore 2 résultats : un à Toulon, un à Aix.

Et j'ai les 3 PV des affaires à éplucher.

-Tu vas y passer la nuit.

-On l'a ratée de peu. Elle doit changer d'identité.

Elle doit encore tuer, donc on n'a plus le temps.

Quelqu'un approche.

...

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-J'avais confiance en toi, tu sais.

-Mais arrête.

Arrête. Coup de feu.

-Je ne peux pas faire autrement. Je n'ai pas le choix.

...

-La suspecte est une femme d'1,70 m environ.

Elle s'habille classique, pas trop cher.

Elle aime les beaux sous-vêtements. Elle fait un 85 C.

Bon, ben, c'est bien.

Elle adore les pompes.

Elle fait ses courses aux mêmes heures que toutes les nanas seules

qui rentrent tard le soir.

Elle a une passion pour le limoncello

et je me demande comment elle fait tellement c'est dégueulasse.

Elle porte des lentilles qu'elle achète à chaque fois

chez un opticien différent.

Et là, ta seule erreur, ma cocotte :

7 commandes d'un même médicament homéopathique

à la pharmacie Hilder à Bruxelles.

Je me suis renseignée.

Un traitement pour les pathologies de la thyroïde

très rares, héréditaires. Pas de bol, hein ?

Pardon, les gars. Je suis à la bourre.

Quentin n'est pas arrivé ?

-Il a laissé un message demandant qu'on commence sans lui.

-J'ai trouvé les dossiers des autres disparues.

Laure Massoni, 46 ans, célibataire, disparue il y a 8 mois.

-Juste avant Bayet. -Exact.

Et aucun proche qui se manifeste. Employée dans un centre de tri

pour service de vente par correspondance en banlieue...

Cristina Montes, disparue il y a 8 mois.

Même profil : célibataire, seule, sans enfants,

en CDD répétés dans une boîte d'intérim qui fournit

du personnel d'entretien aux grandes entreprises.

Même solitude professionnelle, même solitude sociale.

Dans les deux cas, les mouvements de carte bleue ont continué

après leur disparition pour une crème de nuit, du limoncello

et surtout un médicament homéopathique commandé à Bruxelles

pour une maladie rare de la thyroïde.

Donc c'est la même femme, qui leur ressemble sans doute.

Même stature, même taille, même pointure,

et qui les a tuées pour s'approprier leur vie.

-Une dingue.

-Tu as quelque chose sur elle ? -Non, rien,

à part la trace de son médoc, qu'elle aime le limoncello

et qu'elle se tartine le soir de crème à l'amande douce.

-C'est un peu mince.

-Je vais demander des confirmations ADN.

-3 procédures dans 3 juridictions différentes, ça va être long.

Sonnerie de téléphone.

...

-Oui, d'accord, je lui dis.

C'est pour toi. Le patron veut te voir.

-Qu'est-ce qu'il me veut ? -Je l'ignore. C'est sa secrétaire.

-Super boulot.

-Oui. Qu'est-ce qu'il a, Quentin ? Ca ne lui ressemble pas.

-Je ne sais vraiment pas.

-Arrête de boire. C'est nul.

-Maria ?

Regarde.

Là, on n'est plus dans les règles de confidentialité.

-Non. C'est un meurtre.

-On ne peut pas en être sûrs. C'est une telle manipulatrice.

-Elle est dangereuse. Tu le sais mieux que moi.

-On doit obtenir le regroupement des 3 affaires.

En retrouvant Sandra Bayet, on a remis en route

la machine à tuer. -On attend qu'elle sorte du bois.

-Tu déconnes ?

-Je viens d'être nommé chef de groupe. Je décide.

-Ca va pas ! Et Quentin ?

-Il est out pour l'instant. Je n'en sais pas plus.

Je veux que tu cadres Lazare, surtout dans les scènes de crime.

Arrange-toi pour qu'il n'arrive pas bourré.

-Tu me retires l'affaire ? -C'est moi qui décide.

On n'a rien sur elle.

On ne va pas courir partout pour rien.

Il faut attendre qu'elle bouge, qu'elle fasse une connerie.

Elle en fera forcément une.

Jingle d'aéroport.

*-Attention, dernier rappel.

*Les passagers en partance pour Nouméa

*sont invités à rejoindre la salle d'embarquement.

...

Musique jazzy.

-Oui ?

*-C'est Lionel.

-Salut.

*-Pourquoi tu n'es pas venue hier ?

-Je n'étais pas disponible.

*-Tu étais prise avec un autre type ?

-Ca se pourrait bien.

*-Tu as une drôle de voix.

-Ca doit être la cigarette.

*-Je ne suis pas nouveau sur ce site, toi non plus,

*mais je croyais...

-Tu croyais qu'il suffit de m'appeler

pour que j'arrive en courant ?

*-Non, mais je pensais qu'on avait accroché, tous les deux.

*On s'est raconté plein de trucs. Ca marche comme ça, sur les sites.

-Ecoute, je vais te donner un conseil sincère

parce que je t'aime bien.

Ne crois jamais ce qu'on te raconte.

On ment. On se ment tous, tout le temps.

Allez, salut.

4-15.

4-19.

Le diable.

*-La suspecte est une femme d'1,70 m environ.

*Elle s'habille classique, pas trop cher.

*Elle aime les beaux sous-vêtements.

*Elle fait un 85 C. C'est bien.

On frappe. Qui c'est ?

-C'est Quentin. Je ne te dérange pas ?

-Non, entre.

*Elle fait ses courses aux mêmes heures que toutes les nanas...

-Putain, Judith... -Quoi ? Je bosse ici,

c'est tout.

Elle va tuer encore.

Il faut avancer.

-Tu es obsédée par cette tueuse. Pourquoi tu t'acharnes ?

-Je suis flic, non ?

-Tu es surtout trop seule.

Comme elle.

-N'importe quoi.

Tu bois quelque chose ?

-Tu ne peux pas continuer comme ça. Valetti ne va pas supporter

que tu travailles en douce. -Je me fous de Valetti.

-Qu'y a-t-il ?

Que s'est-il passé ?

-J'ai couché un soir avec lui. Je n'aurais pas dû.

Je le trouvais sexy.

Mais je n'ai jamais été amoureuse.

-Ben lui, si.

-Je n'y peux rien. Il ne m'a pas pardonnée.

-Pourquoi tu es seule ?

Tu n'as pas d'homme depuis que je te connais.

-Ce n'est pas comme si j'étais vierge.

J'ai le droit d'attendre le prince charmant.

Tu rentres quand ?

C'est quoi, cette histoire de maladie ?

-Ce n'est rien, je dois passer des examens.

C'est mon asthme.

Avec la pollution, j'ai des crises pas possibles.

Il tousse.

...

...

-Jenny Cosson ?

-Oui, merci de me recevoir aussi vite.

-Je vous en prie.

Par ici.

Pourquoi une 3e identité ?

-Pardon ?

-Véronique Pilain, Sandra Bayet,

maintenant, Jenny Cosson.

-Je ne comprends pas.

-Vous n'êtes pas venue jeudi dernier et mardi avant ça

sous l'identité de Sandra Bayet ?

Les trois fois, vous avez gardé le même bracelet.

Un souvenir de votre enfance ?

-Vous me prenez pour quelqu'un d'autre, j'ai l'impression.

-Je ne crois pas, moi.

Pourquoi l'identité d'une morte ?

Vous avez quelque chose à voir avec son meurtre ?

Elle a été assassinée, mais vous le savez.

-Ah bon ?

-L'avez-vous tuée...

pour prendre son identité ?

-Peut-être.

-Mais Jenny Cosson, alors, qui est-elle ?

-Moi.

-Non, je vous en prie.

-Vous voulez savoir si je l'ai tuée ?

-Vous les avez tuées ?

-Peut-être.

-Mais pourquoi revenir à moi, alors ?

-Peut-être parce que j'ai besoin que quelqu'un sache

qui je suis.

-Qui êtes-vous, alors ?

-Je ne sais plus. Je suis un vertige,

un grand trou noir, tout brûlé.

-Cette maison noire, dans vos rêves,

vous l'avez incendiée ?

Vous étiez enfant ou adolescente ?

-J'ai lu tous vos bouquins. Je ne me suis pas trompée sur vous.

Vous êtes très bon. Elle rit.

-Qu'y avait-il dans la maison ? -Vous croyez que je vais le dire ?

-Vous êtes venue pour ça.

Et ils sont tous morts ?

Et ces femmes, Véronique, Sandra, Jenny...

Pourquoi ? Qui sont-elles ?

-Moi.

-Et vous les avez tuées.

-Elles étaient déjà mortes.

Moi, je les fais revivre.

Je revis avec elles. Vous comprenez ?

-On va s'arrêter là.

-Vous allez me dénoncer ?

Il gémit.

Il grogne.

...

C'est dommage. J'aimais bien venir vous voir.

Quelqu'un approche.

...

-Tu es à la bourre. -Il y a du nouveau ?

-Tu as eu une alerte sur le serveur.

-Tu as regardé ? -Non, tu l'as verrouillé.

On ne bosse pas ?

-Non, il y a une urgence. -Je dis quoi à Valetti ?

-Que ma grand-mère est malade. Et ne picole pas.

-Pas moyen d'être peinard.

-Lieutenant Corel, brigade criminelle.

-Commissariat de La Canebière. Par ici.

Le proc' a été rapide.

-Oui, j'ai eu une alerte en lien avec une autre affaire.

-Elle n'a pas fait semblant.

-Ca s'est passé quand ? -En milieu de matinée.

Sa femme est à côté. -Seule ?

-Non, Elsa... ma collègue, est avec elle.

C'est ma femme, on vient de se marier.

-Mazel tov.

Allez-y.

Lieutenant Corel.

C'est vous qui avez trouvé votre mari ?

-Oui. C'est moi qui ai appelé.

-Vous avez évoqué le nom de Sandra Bayet.

-C'est une patiente.

C'est elle qui l'a tué. -Comment le savez-vous ?

-Elle est venue sous un autre nom puis sous le nom de Sandra Bayet.

Mon mari pensait qu'elle avait tué cette femme,

pris son identité, et là, elle est venue

et a demandé un rendez-vous avec encore un autre nom.

-Quel nom ?

Elle a dû encore tuer.

-Jenny Cosson.

Mon mari l'a reçue en urgence.

Elle a tout emporté.

Elle a pris son agenda, son portable

et même le téléphone fixe.

Elle ignorait qu'on avait un autre poste.

J'ai son message. -Un message ?

*-J'ai vraiment besoin

*de voir quelqu'un. Je compte sur vous.

*Je vous rappelle mon nom : Jenny Cosson.

-C'est sûrement un aéroport. -Tu es sûr ?

-Presque.

-Pourvu qu'elle ne se soit pas fait la malle.

Tu en as pour combien de temps à l'identifier ?

-Avec un téléphone aussi merdique, je ne peux pas te dire.

-Fais vite parce qu'elle a tué au moins 4 fois.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Le psy que la tueuse consultait a été assassiné ce matin.

On a sa voix, une nouvelle identité : Jenny Cosson.

-Viens avec moi, s'il te plaît.

Je ne veux plus de toi sur l'affaire.

-N'importe quoi. On est tout près.

-Tu as complètement perdu le sens des réalités.

Je vais demander ta mutation ailleurs.

-Tu déconnes ?

-Ah non.

Tu commences à nous faire chier avec ton obsession.

Tu ne respectes pas le travail de l'équipe.

Tu ne fais jamais ce qu'on te demande.

-Je fais très bien ce que j'ai à faire...

-Tu ne sais plus travailler en groupe.

-Tu la tiens, ta vengeance, hein ? -Pardon ?

-Tu sais très bien de quoi je parle.

-Oui, j'aurais aimé une explication.

Juste une explication. Ce n'est pas grand-chose.

-Et à quoi ça aurait servi ?

-A comprendre.

Moi, j'étais amoureux de toi. Ca mérite un peu de respect, non ?

Je ne veux plus de toi dans mon groupe.

Enregistrement de propos indistincts et brouhaha.

...

*-Ne pas accepter de bagages confiés par un tiers.

*Tout paquet abandonné sera immédiatement détruit.

-Il y a un truc de changé chez vous.

-Ah bon ?

Quoi ?

-Je ne sais pas. Un truc.

-Je vous fais une confidence : j'ai vieilli depuis hier,

et vous aussi.

-Sûr.

Et ces navettes 3 fois par semaine me fatiguent.

Vous n'avez pas envie de partir ?

-Je n'aime pas l'avion.

-Je suis à l'hôtel West Wing. Il y a un très bon restaurant.

Vous m'y rejoignez ? -Et on baise après le dessert ?

-Pourquoi pas ?

-Plus d'utérus. Cancer.

Bon voyage, hein !

*J'ai vraiment besoin de voir quelqu'un.

-C'est Marignane, aucun doute. J'ai vérifié sur 3 vols.

-Génial. Merci !

-Si je croise Valetti,

je ne t'ai pas vue ?

-Laisse-moi une demi-journée. -Une.

-Bonsoir. -Salut.

-Bonsoir.

Jingle d'aéroport.

-S'il vous plaît ?

-Oui. -Un cookie.

-Oui.

Voilà.

-Merci.

Sonnerie de portable.

...

Au revoir. -Au revoir.

...

Musique jazzy.

...

Je l'ai, j'ai tout : son nom, ses empreintes et son adresse.

Elle a pris l'identité de sa victime.

Elle a pris son job à un corner de Marignane.

Tu la verrais, tu n'y croirais pas.

-On sait ce qu'est devenue l'originale ?

-Morte, c'est sûr. Et enterrée bien profond.

Elle choisit avec soin ses substitutions.

Toujours le même type de femmes :

des femmes que personne ne va rechercher.

C'est comme ça qu'elle a échappé à toute enquête.

Il tousse.

-Evidemment, tu as immédiatement averti ton chef de groupe.

-C'est là que j'ai besoin de toi. Aide-moi à le convaincre

de me réintégrer dans l'équipe. Il faut la serrer tout de suite.

-Je vais l'appeler, mais arrête de la jouer solo.

-Promis.

Tu reviens quand ?

-J'ai un cancer, Judith. Les deux poumons.

Je suis foutu.

-Non.

Non.

Mais tu vas te battre. Moi, je ne te laisse pas.

-Je ne veux pas de chimio. -Mais pourquoi ?

Essaie, au moins.

Il y a de bons résultats.

-Tu veux me voir chauve, c'est ça ?

-Ben... Tu vas être très sexy.

-C'est la même. -Exact.

Celle de la fausse Jenny relevée hier

et celle trouvée chez Sandra. On tient notre preuve.

-Oui, mais tu as pris des risques.

-Merci de t'inquiéter pour moi.

-J'ai vu Quentin. Tu l'as ensorcelé.

-Quand elle est dans la peau

d'une de ses victimes, elle cherche déjà la suivante.

Il faut la serrer avant.

-On va d'abord l'intercepter

en douceur,

puis on va l'interroger.

-C'est elle et tu le sais.

-Bonjour, tout le monde.

Je te laisse mon bureau.

N'oublie pas de monter le radiateur à fond, sinon, ça ne chauffe pas.

Il faudra que tu t'habitues aussi au glouglou.

Tu sais, c'est quand la baignoire se vide. Parfois, c'est pire.

Je vais vous laisser. Juste une dernière chose :

ne salopez pas l'enquête et coffrez-moi cette folle.

-Tu ne veux pas la voir ?

-C'est votre affaire. Ce n'est plus la mienne.

Il tousse.

-On bosse ensemble, et tu es sous mes ordres, d'accord ?

-Bien, chef.

-Tu es vraiment conne. -J'avoue.

Il tousse.

...

Sirène de police.

Il tousse.

...

Sirène de bateau.

Sirène de police.

...

-Merci.

-La même chose s'il vous plaît. -Oui.

Jingle d'aéroport.

-Merci.

-Tu te rends compte ?

Ils m'ont appelée à 8h pour embarquer maintenant.

J'ai du dropper la petite chez son père.

S'il a râlé ?

Un peu qu'il a râlé, mais bon... Un café, s'il vous plaît.

Ah non, c'est un Marseille-Bologne avec une escale à Gênes.

Retour le lendemain, oui.

Je ne connais même pas l'équipage.

Oui, on se rappelle.

Bisous.

Merci.

Pas de sucre.

-Une bière...

-Je crois qu'elle m'a repéré.

*-Putain, Lazare, tu es encore bourré ?

-Mais arrête. Elle m'a vu, c'est tout.

-On intervient. Si elle l'a vu, elle va se tirer.

Elle va se tirer.

-Je la cueille.

Merde !

Je fais le tour !

Ils tambourinent à la porte.

On s'est fait baiser. -L'accès était condamné,

j'avais vérifié.

-Elle ne pourra pas aller loin.

-Se tirer loin, tout de suite, c'est la seule solution.

Prendre un vol, n'importe lequel.

Avec un peu de chance, elle va s'enregistrer

sous le nom de Jenny Cosson.

-Toi, tu fonces à la Police de l'air. Ne merde pas.

-Hé ! Hé ! Ho !

Jingle d'aéroport.

-*Vol à destination de Porto. Embarquement immédiat porte 39.

-Brigade criminelle. -Quoi ?

-On cherche une femme achetant un billet pour un vol immédiat.

-Jenny Cosson, C-O-S-S-O-N.

-On a trop de vols là-dedans. -Départ dans l'heure.

Dépêche-toi, elle a 4 meurtres au compteur.

-Vous êtes malades.

-Là.

-(Yes.)

Je ne la vois pas. -Elle est forcément là.

Elle a dû changer de tronche. -Elle n'a pas eu le temps.

-Je te demande de garder la petite 3 jours, merde !

Je fais Marseille, Gênes, Bologne. Tu appelles ma mère et tu vois.

Allez, salut.

-Vous allez à Gênes ? -Oui. Pourquoi ?

-Par Bologne ? -Oui, pourquoi ?

-Moi aussi, c'est fou.

Grands cris.

...

-Mais elle est bien quelque part.

-Ou alors, elle nous a baladés avec l'achat du billet.

Elle est partie. Elle est peut-être déjà à Marseille ou à la gare.

...

Une cloche sonne.

-A Quentin, qui sera à jamais le meilleur flic du monde.

-A QUENTIN !

-C'est toi, le boss, maintenant.

-La dernière fois que je l'ai vu, la seule chose qui le tarabustait,

c'était que je veille sur toi. C'est drôle, non ?

-Il va tellement me manquer.

-Il t'adorait.

-Toujours pas de nouvelles d'Interpol ?

-A propos de quoi ?

Tu vas l'oublier 5 minutes, ta tueuse ?

-Je suis comme ça.

Et les collègues italiens ?

-Tu ne lâches jamais rien ?

-Jamais.

-Tant qu'elle ne remet pas les pieds en France,

on ne peut pas agir.

-Je n'ai pas digéré la manière dont elle nous a blousés.

-L'hôtesse n'a pas été tuée, au moins.

Allez, à la paix dans le monde et dans ta petite tête agitée.

-Oui.

A la paix des âmes de ceux qu'on aime.

Je voulais te dire...

Je te demande pardon si je t'ai blessé.

Je sais que j'ai été dure.

-Je commence à m'habituer à ton caractère.

Encore un peu d'entraînement et ça ira.

-S'il vous plaît.

-Sûr ?

-S'il vous plaît.

Je voulais juste vous dire que Quentin était un mec super.

Il m'a toujours fait confiance.

Il m'a tout appris,

enfin le peu que je sais.

Allez, à Quentin !

-Oui.

Signal sonore.

...

-Elle est en Italie, à Gênes !

-Qui est à Gênes ?

-Ma tueuse.

Elle vient de commander son médoc à la pharmacie Hilder.

Elle s'appelle maintenant Nadia Marini. J'ai son adresse.

-Je peux te rappeler ?

Je croyais qu'on était sur le meurtre de la bijouterie d'Aix.

L'Italie n'a pas encore été annexée par la France.

Tu fais passer l'info au bureau de l'OCLCO à la DCPJ,

et eux transmettront aux Italiens.

-Tu ne comprends rien.

Elle a une autre identité là-bas, donc elle a encore tué.

Si ça se trouve elle a

une autre proie en vue.

-Transmets le dossier à Europol.

-Ils sont débordés,

à l'OCLCO.

Le temps que ça atteigne la direction italienne

qui va rebalancer l'affaire sur une équipe de Gênes, non !

Et si elle se fait la belle ? Non, il faut agir maintenant.

-Judith, on n'a aucune autorité pour agir là-bas.

On peut seulement transmettre le dossier.

Si les Italiens la serrent, un juge pourra demander à la voir ici,

et là, tu pourras te la payer.

En attendant, tu reprends notre affaire d'Aix,

et moi, je veux un brief avant midi avec toute l'équipe.

-Elle est à moi et à personne d'autre.

-Tu te rends compte de ce qu'elle est en train de faire de toi ?

C'est comme si tu vivais avec elle, avec ses victimes

depuis près d'un an.

Sors-toi de ça.

-Je veux comprendre. Je veux savoir pourquoi elle fait ça.

Pourquoi elle tue toutes ces femmes pour prendre leur place ?

Qu'est-ce qui la fait agir ? C'est ça que je veux savoir.

-Moi, je crois...

que tu vas devenir aussi cinglée qu'elle.

...

-Tu synchronises mal ta respiration.

-J'arrive encore à respirer, c'est déjà pas mal.

-N'inspire pas trop fort

quand tu tires vers toi et souffle lentement au renvoi.

Sinon, tu t'asphyxies et tu bloques tes muscles.

-Oui, c'est ça que je me disais.

-Voilà.

C'est pas mal, là.

C'est facile.

-Avec toi comme coach, oui, c'est facile.

-Incroyable ! Nos deux vélos face à face.

-Ah oui. Ca, alors !

-Le destin en route à vélo.

-Ou le hasard. C'est déjà pas si mal.

-Tu ne crois pas au destin ? -Non, j'ai un peu du mal.

-Tu as tort.

Tout est écrit.

Sonnerie de portable.

*-Salut, c'est Lazare.

*J'espère que tu t'éclates en vacances.

*Nous, c'est un peu chaud. Je m'emmerde un peu sans toi.

*Et puis Valetti est presque cool, c'est dire.

*Bon, allez, à vite. Je t'embrasse.

-Mardi 4 juin, 19h55. J'ai établi le contact avec la tueuse

sous sa nouvelle identité de Nadia Marini, et elle a mordu.

Le club de gym est son terrain de chasse ici, je pense.

Elle m'a demandé ma date de naissance

sous prétexte d'avoir les chiffres magiques de numérologie.

Une façon de mieux cerner ses proies, peut-être.

...

-Salut.

-Salut.

Excuse-moi, avec la musique...

Tu as des nouvelles pour ton job ?

-Non, pas encore.

-Tu vas l'avoir. C'est écrit.

-Le chiffre magique, c'est ça ? -Oh, moque-toi !

On peut approfondir

ton thème.

-Je ne demande que ça.

-Il me faut deux ou trois autres chiffres et puis voilà.

Je m'y lance. Si tu veux.

-Pas d'amoureux ?

-Un vrai de vrai qui sent bon le sable chaud avec des épaules

comme j'aime, non, pas depuis longtemps.

Des mecs de passage, et encore.

-Pas de famille ? -Loin.

Mon père était un homme très dur et ma mère une femme éteinte,

alors, je suis partie dès que j'ai pu.

-Tu as eu raison. Tu as sûrement sauvé ta peau.

J'ai fait comme toi. J'ai sauvé la mienne en m'échappant

dès que j'ai pu, très jeune. -Quel âge ?

-14 ans.

-Toute seule ? -Hm.

J'étais obligée.

Mais la solitude,

c'est la clé de la liberté. J'ai appris ça.

Tu peux te débarrasser là.

-Tu as des origines marocaines ?

-Lointaines.

-J'adore le Maroc. Tu y vas de temps en temps ?

-Non.

Viens par là, on va aller boire un verre.

Tu habites où ?

-Dans un petit appart en ville en attendant.

Sonnerie de portable.

...

Tu ne réponds pas ?

-Non, c'est sûrement des démarcheurs

qui veulent me vendre une assurance ou un prêt bancaire.

Non, je connais par coeur.

Allez.

A nous.

On fait ton thème ?

-Si tu veux.

Tu as besoin de quoi ?

-Ton numéro de Sécurité sociale.

-Je n'y crois pas beaucoup. -Tu as tort.

Tout est écrit.

Pourquoi tu serais là, sinon ?

-J'ai du mal avec cette idée.

Ca flingue toute idée de choix de vie ou de liberté.

-Au contraire.

Si tu sais que c'est le destin qui te conduit, tu laisses faire.

C'est ça, la vraie liberté : accepter son destin.

J'ai travaillé sur ton thème avec ta date de naissance hier soir.

Tu es une rebelle,

une inquiète, une angoissée.

Et c'est parce que tu te bats contre toi-même.

Tu détestes ce que représente l'ordre,

mais tu le recherches.

Tu détestes l'autorité,

mais tu t'y soumets.

Tu voudrais te sentir libre,

mais tu cherches un lien, une ancre,

quelque chose de solide.

-Tu as vu tout ça ?

-Parce qu'on se ressemble.

Moi aussi, parfois, je perds le fil de ma vie.

Je ne sais plus où j'en suis ni même qui je suis.

-Et qu'est-ce que tu fais ?

-J'efface tout

puis je recommence.

-Mais si tout est écrit ?

-On va regarder tes chiffres. Je vais chercher mon calepin.

Sonnerie de portable.

Ah, la semaine dernière, il y en a un qui m'a...

Une assurance-décès, ça m'a énervée.

-Oui, tu connais par coeur.

-Oui.

C'est quoi, ton adresse ?

-Mercredi 5 juin, 15h.

Elle m'a accrochée.

J'ai dû lui donner mon adresse et mon numéro de Sécu,

et elle a ma date de naissance.

Mais je ne pense pas qu'elle se méfie.

Elle a des failles.

Elle est intelligente, manipulatrice

et elle peut tuer sans hésitation, je l'ai vu dans ses yeux.

Elle est dangereuse.

On frappe.

-C'est moi !

Qu'est-ce que tu fous ? Ouvre ! Je t'ai appelée hier.

Mais madame ne répond pas, même pas à son frangin !

Bon...

Tu es avec un amoureux ou quoi ?

Je vais prendre un petit déjeuner en bas.

A tout' !

Appelle-moi quand tu es prête.

...

-Euh... Vous êtes qui ?

-Je suis le frère de Nadia. Elle est là ?

-Il y a longtemps que vous ne l'avez pas vue ?

-Deux mois. Elle est là ? -Il faut qu'on parle. Venez.

Venez avec moi.

...

La porte claque.

-Lieutenant Judith Corel ? Tu es une menteuse.

Bonne, douée, mais pas assez.

-La police italienne cherche l'assassin de Nadia.

Elle te trouvera. Je travaille avec eux.

-Faux.

Ils n'ont pas retrouvé le corps,

et tu t'es affranchie de toute démarche officielle.

Tu as zéro légitimité ici.

Tu travailles en solitaire, comme moi.

Mais pour une flic, ce n'est pas une bonne idée.

-Tuer une flic non plus, ce n'est pas une bonne idée.

Tu penses pouvoir prendre ma place ?

-Je ne suis pas folle.

Et personne ne sait qui je suis.

-Mais toi, tu le sais ?

Tu crois être Véronique ?

Ou Sandra ? Ou Jenny ?

Laure, Cristina... Pourquoi pas d'autres ?

Nadia ?

Toutes ces mortes en toi ne t'effraient pas ?

Sais-tu qui tu es le matin au réveil ?

-Ca t'intéresse ?

-Sinon, pourquoi t'aurais-je suivie ?

-Parce que tu es seule.

Parce que tu avances dans le noir depuis l'enfance, comme moi.

Et que la violence

et la mort t'apaisent, sinon, tu ne serais pas flic.

-Non.

Moi, je cherche la lumière et je sais qu'elle existe.

-Tu as tort. Il n'y en a pas.

-Où on va ?

-Marche un peu plus vite.

-Tu vas prendre mon identité ? -Oui. Personne ne te connaît ici.

J'ai tout sur toi : tes papiers, ton numéro de Sécu...

-Tout est faux. Seule la date de naissance est juste.

-Je ne te crois pas. -Tu veux vérifier ?

-Tu n'es pas si parfaite que ça. Un peu de modestie.

Grognements de lutte.

Elle crie.

-Pas trop mal à la tête ? -Pourquoi tu ne m'as pas tuée ?

-Je veux d'abord vérifier ton code bancaire.

Si tu m'as menti, je te tuerai. -Tu vas continuer longtemps ainsi ?

Combien de femmes tu vas tuer encore,

pour leur voler leur vie ?

-Je ne leur vole pas, elles n'en sont pas dignes.

Je vais m'arrêter un moment et disparaître.

Je le fais de temps en temps.

Je suis prudente et réaliste.

J'ai déjà un sac et un billet pour une jolie croisière.

-Quelqu'un t'arrêtera, tu le sais.

*-Qui rentrent tard le soir...

*Elle a une vraie passion pour le limoncello,

*et je me demande comment elle fait.

*Elle porte des lentilles qu'elle achète à chaque fois

*chez un opticien différent.

*Ta seule erreur, ma cocotte : 7 commandes d'un même médicament

*dans une pharmacie de Bruxelles.

*C'est un traitement pour les pathologies de la thyroïde

*très rares et héréditaires.

...

-Il y a quelqu'un ? "Aiuto" ! "Aiuto" !

Sirène de bateau.

-Tu mens très mal. Ton code bancaire était juste.

Lâche cette arme. Tu ne tireras pas.

-Pas besoin.

Les "carabinieri", avec le frère de Nadia.

Tu as perdu. Tu as un témoin contre toi.

Et vivant, comme moi.

-Tu crois que je vais me laisser arrêter ?

Sirène de bateau.

-Qu'est-ce que tu vas faire ?

-A ton avis ?

-Comment veux-tu que je raconte ton histoire

si je ne sais pas qui tu es ?

Sirène de bateau.

Sous-titrage MFP.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.