All language subtitles for Darryl Jones In the blood FR – kopija

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Original subtitles

Sous Titres VOSTFR Uploader CannedHeat

Je pense que tout effort peut être

une sorte de chemin spirituel, ça dépend de la façon dont vous vous y consacrez.

Pour moi, la musique, je m'y consacre vraiment.

J'essaie de, faute de mieux...

J'essaie de ne faire qu'un avec la musique,

j'essaie de lui permettre de dicter ce que je fais.

plus vous essayez

ou plus vous lâchez prise et apportez votre honnête sincérité à quelque chose,

plus cela devient un chemin spirituel.

Vous n'avez pas besoin d'être un virtuose pour y arriver.

C'est ce qui est incroyable avec la musique, mec, c'est si beau avec la musique.

On revient à l'écoute,

c'est le chemin d'accès à toutes ces choses.

c'est le chemin vers le groove musical,

c'est le chemin vers la magie que nous avons tous vue,

On est allés voir un groupe jouer et quelque chose de magique s'est produit.

c'est le moyen de s'y investir d'une manière spirituelle.

Les Stones sont vraiment une combinaison de mes rêves d'enfant.

Quand j'étais gamin, je ne voulais pas être Michael Jackson,

je voulais jouer avec Michael Jackson.

En d'autres termes, je voulais jouer avec tous les meilleurs artistes.

je veux dire, ça peut être assez intimidant,

ce sont les foutus Rolling Stones. Bon sang, ils sont plus grands que nature.

Il quitte officiellement les Rolling Stones après 30 ans de carrière au sein du groupe.

On cherche donc un nouveau bassiste,

mais je ne pense pas que ça va trop bouger.

Darryl nous manquera, mais nous aurons quelqu'un de bien.

Il m'a appelé à l'époque où il auditionnait pour les Rolling Stones.

j'ai pensé à ce qu'il avait dit et je lui ai répondu :

"Tu as eu ce boulot, ce boulot est à toi". iIl m'a dit : "qu'est-ce que tu veux dire ?"

Je lui ai répondu : "Dès que Charlie Wats jouera 4 mesures avec toi,

il saura ce que je sais déjà,

que tu lui facilite la tâche."

Je pense que Darryl a été choisi pour faire partie des Rolling Stones

à cause de son feeling,

à cause du feeling de son jeu,

il peut groover comme un fou, le vrai profondément enraciné

et ce n'est pas une place super occupée.

il va avoir ces éléments dont vous avez besoin, ça va être génial,

il va avoir une grande sensibilité,

il va avoir beaucoup d'écoute et une énorme connexion avec le batteur,

ce qu'un bassiste doit faire.

Cette collaboration est le moteur du groupe,

c'est Darryl Jones.

Comme nous jouons avec peu de gars,

je ne pense pas qu'il y ait eu le moindre doute après Darryl.

Je veux dire qu'il faut parfois se fier à son instinct,

sans parler du fait que je sais que Darryl

est l'un des meilleurs bassistes au monde,

mais il faut savoir lequel conviendrait le mieux.

Je me souviens quand il est venu à nos auditions,

nous en faisions environ 4 par jour pendant une semaine,

dès que Darryl est entré,

je me souviens que j'étais en train de boire à ce moment-là,

et j'ai dit : "Viens Darryl,

essaies ça, je vais chercher une Guinness"

et on s'est tout de suite entendus,

il a adoré, mais son jeu de bass était comme ça.

Il était évident que c'était bon pour le groupe,

et j'ai regardé Charlie, il se sentait vraiment à l'aise,

et Keith a dit :

"Wow, assez fait, c'est bon !"

"Ouais, Il a l'air d'être l'homme qu'il nous faut !" On a été très clairs.

Je voulais juste savoir ce que Charlie en pensait,

et il a tout de suite opté pour Darryl, comme je l'avais fait,

Il y avait ses accords spontanés qu'on voulait partager à ses côtés.

Il est évident que jouer avec Miles Davis pendant 5 ans n'est pas mince dans un CV.

Je ne pense pas que jouer avec Miles Davis lui ait nui.

il avait probablement un atout supplémentaire avec Charlie à cause de ça.

Charlie est un batteur de jazz dans son cœur et dans son ressenti,

et avec Darryl, avec son influence et son expérience du jazz,

c'était naturel pour moi.

Bien sûr, Charlie a adoré le fait que Darryl ait joué avec Miles,

C'est le plus proche qui ait pu jouer avec Miles.

Ce n'était pas vraiment l'argument de vente pour moi,

c'était de jouer avec lui.

Il prend ça très au sérieux,

et c'est ce que j'ai pensé parce que c'est un si grand joueur

qu'il peut jouer toutes les notes.

Je l'ai vu dans diverses situations en tant que musicien

jouant avec des trucs de jazz et il est vraiment incroyable.

Donc Darryl est une combinaison parfaite

de la profondeur de la musique dans ses racines jazz

et la fantaisie de Charlie.

L'approche qui consiste à essayer de rester contemporain

et qui peut satisfaire Keith dans son désir de conserver l'aspect blues

et d'avoir un gars qu'il apprécie.

Il soutient ce que font les autres musiciens,

il est à l'écoute, il écoute ce qui se passe et participe à la conversation,

mais de manière humble, tout comme il l'est en tant qu'être humain.

Ce n'est pas un gars prétentieux, c'est un gars très gentil et généreux,

et il joue avec beaucoup de générosité.

c'était comme s'il était là depuis des années

et qu'il essayait juste de se rappeler ce qu'il connaissait.

Tout le monde aime Darryl, il n'y a rien qu'on ne puisse pas aimer chez Darryl Jones,

donc il n'y aura pas de bizarrerie.

Ce qui est toujours important quand vous recherchez l'alchimie

lorsque vous montez un groupe ou que vous remplacez quelqu'un,

Il a mis tout le monde à l'aise.

c'était presque comme :

"OK, génial, le dernier gars a bien compris.

Oh, ok, super, maintenant on peut y aller, maintenant on peut jouer."

Pour moi, la chose la plus nécessaire au monde, c'est la section rythmique,

je leur paierais un supplément.

C'est ce qui fait la force des Stones.

C'est d'avoir cette sensation de R&B, de blues vraiment détendu,

mais toujours avec une conduite au top.

Ils le comprennent tout à fait.

Ce que je fais, c'est voler et rebondir sur la section rythmique,

je crée des collisions et je secoue le rythme,

mais tu ne peux pas secouer un rythme

s'il n'est pas absolument solide comme un roc sur lequel tu peux compter.

Pour moi c'est la salle des machines,

c'est de là que les étincelles peuvent jaillir.

C'est un langage non verbal, une sorte de dialecte,

si vous avez ce lien commun, alors il n'y a pas besoin de parler.

Le tissage est la meilleure façon de le décrire.

Je pense que c'est le 3ème tisserand.

Darryl a cette fluidité qui lui permet de se joindre à nous.

Parfois, il m'offre une ligne de guitare à la bass.

Je ne pense pas qu'il ait vraiment beaucoup joué de rock avant.

Donc parfois ça m'amène à avoir des discussions avec Darryl sur le fait

que ça pourrait être plus dur pour lui

et il se moquait de moi,

mais on s'entend vraiment bien.

Il est très coopératif et il me dit que si je fais une suggestion

il la prend poliment ou la décline poliment,

mais c'est ce qu'on fait quand on est dans un groupe.

Quand tu sais que le groupe s'amuse sur scène

et qu'il est détendu,

alors tu peux commencer à avoir un groove.

Et c'est après tout ce que l'on est.

C'est de chercher ce groove, ce groove illusoire et merveilleux.

Les Stones sont totalement dans un groove et totalement conscients de ça,

et Charlie Wats en est le roi,

et il faut être capable de vous asseoir dans le groove de Charlie

mais d'exciter Charlie et de lui donner envie de jouer.

Et Charlie l'a aimé dès le premier jour.

Pour moi, c'est une joie de voir Darryl et Charlie travailler ensemble.

Je pourrais juste me taire et écouter.

Parfois, même si il est plus heavy au fur et à mesure,

s'il joue des trucs sur sa bass quand on s'échauffe

pendant les répétitions,

il arrive avec des mélodies incroyables et magnifiques sur sa bass.

Et moi, j'ai besoin d'avoir un bassiste caché,

je l'observe comme un faucon.

Mais vous savez, Darryl doit jouer plusieurs rôles là-dedans.

Oui, l doit composer avec Ronnie et Keith à la guitare,

mais il doit aussi poser ses bases et travailler avec Charlie.

Et donc,

il a beaucoup de choses à faire

de ce côté de la scène et il le gère si bien.

Ils ont une connexion en eux-mêmes.

ils savent comment se déplacer,

et je pense qu'ils le font souvent sans le vouloir.

C'est juste un truc de feeling

et le commun des mortels s'y perdrait.

J'ai l'impression que Darryl est légèrement en retrait dans sa position.

C'est pourquoi il a un bonne allure.

Il n'est pas comme un bassiste punk rock.

Il peut le faire si vous le lui demandez,

mais je pense que sa place naturelle,

c'est juste de le regarder

de le regarder jouer.

Les gars qui se tiennent comme ça ne vont pas jouer au top du rythme.

Si vous êtes un bassiste et que vous vous précipitez,

ce n'est pas du tout agréable, il y a quelque chose de pas beau là-dedans,

et lui il était juste posé là, il était juste posé là dans les grooves.

Et il était présent.

Et là où Darryl choisit de poser le rythme,

c'est un endroit qui arrondit les différences rythmiques dans le groupe

et le rend vraiment solide.

C'est ce qui fait qu'un grand groupe est un grand groupe, c'est qu'il a une large palette.

Les Stones ont une large palette.

En ce qui concerne le degré d'étirement avant qu'il ne s'effondre,

s'il s'effondre, ce n'est pas bon. Si tu peux...

Si tu peux étirer cet élastique jusqu'à ce qu'on ait presque l'impression que ça va craquer,

mais ce n'est pas le cas, alors tu as quelque chose d'incroyable,

et c'est ce que tu as avec les Rolling Stones.

L'une des belles choses à propos des Rolling Stones,

c'est que ce n'est jamais exactement la même nuit chaque soir,

Oui, on répète, mais on ne peut pas répéter ce relâchement,

ça fait juste partie de "qui on est".

On répète, on peut jouer parfaitement la chanson en répétition,

mais au moment de jouer, cette merde sort par la fenêtre,

et c'est toi qui as tes ailes, maintenant il est temps de voler.

Quand les choses trébuchent et que l'on se sent sur le point de tomber de la falaise,

on sait que Darryl, en tant que soutien, Darryl peut souvent tout remettre en place.

Et quand ces choses arrivent, je me concentre souvent sur Daryl et l'endroit où il est

pour qu'au moins nous soyons deux.

Il a une compréhension parfaite

pour réussir ce travail très difficile

car ce n'est pas un travail facile,

Il doit relier les points entre eux, mais les points peuvent être n'importe où à différents moments.

Il s'est passé quelque chose, on s'est un peu trop relâchés,

et puis Daryl s'est arrêté.

Et il a commencé là où il fallait,

et tout le monde s'est joint à lui.

Darryl est le chat le plus costaud, mon bras armé, droit et gauche.

Je peux voir quand Keith fait un peu du genre n'importe quoi...

il peut regarder Daryl.

"Comme c'est le cas ici, mon frère :

C'est bon, j'assure tes arrières,

et c'est ce que tu veux."

Beaucoup de gars se contentent de jouer,

ou alors ça les effraient tellement qu'ils s'arrêtent

et attendent que ça se passe avant de se joindre à eux.

Non, Darryl prend les devants et place les choses là où elles doivent être.

J'appelle ça l'intrépdité.

Face à l'adversité, c'est ce dont tu as besoin,

une personne calme comme Darryl

qui a toutes ces connaissances et qui ne panique pas.

On ne voit jamais Daryl Jones paniquer, je n'ai jamais vu ça.

Il ne sait pas ce que ça signifie.

Il y a beaucoup de bons joueurs et quelques grands joueurs,

mais quand tu es en tournée et que tu travailles,

c'est comme deux tiers de ton temps à vivre avec eux.

Ils sont là, tu prends l'avion demain, vous êtes ensemble,

Si c'est un con, tu le sais, mais tu dois l'ignorer,

ce n'est pas très amusant, tu vois.

Donc dans un groupe, tu dois t'entendre réellement avec tout le monde.

Et Darryl est l'une de ces personnes avec laquelle il est très facile de travailler,

c'est très agréable d'être à ses côtés, c'est un homme très sympa.

C'est comme quand tu verses du sirop d'érable sur des pancakes.

Les pancakes sont là,

mais tu regardes comment le sirop d'érable scintille autour de toi.

Et c'est une promesse de douceur.

C'est comme ça que Daryl est avec moi, tu vois.

Il est juste là.

Il est pas... il ne fait pas...

Il ne dit pas de conneries.

Mais c'est un gars très sympa, et on s'entend bien,

et on a des conversations très intéressantes

sur toutes sortes de sujets qui nous échappent.

Si c'est le cas, quand on a des pauses,

on peut parler de n'importe quel sujet sous le soleil.

Une chose à propos de Darryl.

Darryl va faire des recherches sur des trucs.

Son surnom est "Much", ça devrait être "Professeur Trop".

Parce qu'il est très perspicace,

très bien informé, c'est un lecteur assidu.

Si tu cherches quelque chose, tu devrais t'adresser à Darryl qui pourra sans doute te répondre.

Son esprit travaille toujours, c'est un p'tit gars très intelligent.

Il se fait discrèt avec ses connaissances.

Il en sait beaucoup plus qu'il ne le laisse paraître,

il est rusé de cette façon.

Ça sort quand ça doit sortir.

Il ne se sent pas obligé d'agir de la sorte

pour que les gens sachent ce qu'il sait.

Il le sait,

et vous le saurez quand il sera temps pour lui

de vous faire savoir qu'il sait.

Très très intéressant.

- On a le même goût pour les vêtements et les chaussures.

- Puis-je vous poser une question à ce sujet ?

Est-ce qu'il a dit que Miles Davis l'avait influencé ?

- Moi, quand j'étais gamin, on avait l'habitude de sortir l'album Milestones.

On avait tous une chemise verte comme la couverture de Milestones.

Si tu n'avais pas la même couleur verte, tu pouvais laisser tomber.

Darryl et moi, on regarde toujours les vêtements de l'un à l'autre.

Et il a un grand sens du style et du goût pour les vêtements,

il adore les chaussures comme moi.

Donc, il est bien l'un des nôtres de cette façon.

La première expérience avec Darryl a été de faire un disque, Voodoo Lounge.

Et donc il avait une page blanche.

Il n'avait pas besoin de venir et de prétendre être Bill Waman ou quelqu'un d'autre,

Ils avaient besoin de quelque chose de frais, et il l'a fourni de manière importante.

Ce qu'il y a de bien avec les studios,

c'est que si tu cherches un son ou quoi que ce soit d'autre,

Darryl est le dernier dont je dois me soucier.

C'est l'un des grands talents de Darryl.

Il peut lire une partition presque avant que tu l'aie fini toi-même.

C'est l'un des grands talents de Darryl.

Il écoute vraiment pour voir ce que la chanson lui demande de jouer

et le groove est là, quel qu'il soit.

Je veux savoir ce qu'il pense d'une chanson,

je veux son avis.

Je ne veux jamais aller dans les studios et ça part.

Je lui donne une chanson et je me dis : "Voyons ce qu'il en fait."

Le seul problème de Darryl est qu'il est très...

affecté avec le décalage horaire.

Donc une fois,

quand il est venu de LA en France et qu'on faisait une session d'enregistrement,

on faisait ce genre de morceau de rock rapide

et il était comme appuyé contre le mur

et il devait jouer une partie assez difficile, vraiment dure.

Et puis je lui ai dit : "Je voudrais juste en refaire une pour l'ajuster au projet.

Tu pourrais peut-être changer la partie du milieu".

Alors je suis allé vers lui,

il était figé, je me suis rendu compte qu'il dormait debout.

Chaque disque, chaque chanson

qu'on a enregistré avec les Rolling Stones comprend une sieste de Darryl.

On a des millions de photos de lui.

Le truc incroyable, c'est qu'il peut s'endormir pendant la chanson

et finir tout en restant dans la partie, c'est comme ça.

Cest la profondeur du groove.

Le subconscient peut prendre le relais, c'est le copilote.

- Le fait que le bassiste disparaisse après tout ce temps doit être un choc.

Vraiment.

Je ne m'inquiétais pas du tout.

Je ne peux pas faire comme si ça ne m'a jamais dérangé,

jusqu'à ce que je le voie comme une opportunité de créer un nouveau plan de base.

Ce n'est pas le travail le plus difficile au monde

de jouer la bass des Rolling Stones,

Ce qu'il a fait avec les Rolling Stones,

ce qui est remarquable,

c'est qu'il a suivi l'un des plus singuliers

je pense, l'un des plus grands bassistes de tous les temps, Bill Wyman.

Et Bill s'est forgé une signature musicale vraiment unique

Oui, il savait créer un groove,

mais il était vraiment mélodique comme un guitariste,

et il a inventé des accroches mélodiques incroyables

qui font partie intégrante de ces chansons,

intégralement partie de la chanson.

Bill avait un style de jeu à la bass très unique et très inhabituel.

Et c'était brillant, et Darryl vous direz la même chose.

Et je pense que ce qui était fantastique, c'est que Darryl l'a compris

et qu'il rend vraiment hommage à Bill à chaque fois qu'il joue une chanson sur laquelle Bill a jouée.

Il l'étudie, il l'écoute attentivement,

il va la jouer à sa façon, je veux dire, il ne va pas l'imiter,

mais il sait qu'il est important de saisir la substance

de ce que Bill a contribué à faire.

Darryl a donc trouvé sa propre façon d'incorporer

les choses que Bill jouait et qui sont inextricables dans les compositions

et qui sonnent mal si on ne les reprend pas.

Mais il a trouvé un moyen de les jouer tout en permettant

à son propre style de fonctionner au sein des Rolling Stones.

De sorte qu'il était réellement présent et jouait de la musique

au lieu de se soucier de ce que Bill Wyman jouait.

Ce n'est pas rien de remplacer une voix majeure comme celle-ci.

Et Darryl l'a fait.

C'est un accomplissement énorme que les gens considèrent comme acquis.

Darryl est venu apprendre toutes ces leçons de Bill Wyman,

dont certaines sont incroyables.

Darryl est un joueur d'un type différent,

ett il vient d'un milieu différent, Chicago,

une scène musicale différente de celle de Londres.

Darryl ajoute de la vitalité dans une sorte de dynamisme,

des prouesses musicales d'un autre niveau.

Il est plus à son affaire quand il fait à la bass "Miss You".

C'est assez proche de ce que c'est,

mais il y apporte aussi son propre rythme,

ça roule un peu plus,

il y a un peu plus de groove avec Darryl.

C'est peut-être à cause d'où il vient, Chicago.

Ces garçons apprennent à jouer de la bass.

C'est de la bass,

sans fioritures, sans conneries, une bass solide comme un roc,

ils savent comment s'y prendre.

À Chicago, le groove doit toujours être présent

donc tu ne le perds jamais, et c'est une chose très, très importante.

Je pense que c'est la clé du jeu de Darryl.

Dans la profondeur et les vibrations, c'est implacable tout le temps.

Il y a des choses incroyables qui sont jouées, mais c'est toujours dans la profondeur.

C'est la méthode Chicago.

Un, deux. ♪

Je n'avais pas compris

il doit y avoir un endroit plus profond

- Allez-y. - Le pont.

Je sens quelque chose de profond à l'intérieur

Je ne peux pas l'éviter

C'est là dans mon esprit

Je ne savais pas que je regardais à l'intérieur

Quelle révélation

Je vois Je dois être fidèle à moi-même

avant toutes autres choses.

Allez maintenant.

Descends et vas-y.

Ouais. Deux, un, deux, trois.

Quoi de neuf ?

Je ne sais pas depuis quand j'ai conduit jusqu'ici. il y a longtemps.

Il y avait ici un super restaurant de poisson appelé Docks,

où l'on pouvait acheter un sandwich au poisson, il y en avait littéralement

5 ou 6 morceaux de poisson de la taille de ma main.

Un sandwich coûtait 3,44 $.

On pouvait venir ici que si quelqu'un conduisait

à partir de CBS, pour déjeuner et acheter du poisson.

La première année où j'étais ici,

il y avait des cours de gym le matin, puis un cours anglais ou autre,

puis deux cours de musique,

puis la pause déjeuner,

puis 4 autres périodes de cours différents.

Et souvent, après la fin de ces cours à 14h46,

il y avait une répétition de l'orchestre, qui durait au moins jusqu'à 16h15,

Et si on travaillait sur un spectacle, ça pouvait durer jusqu'à 18h,

ou si on avait une date limite pour faire de la musique ensemble,

ou si on sortait de la ville, ça pouvait facilement durer jusqu'à 22h.

Et puis en deuxième année, je crois qu'on avait cours le matin,

on déjeunait et on avait 4 cours d'orchestre.

Cétait donc une école de musique à part entière.

On avait alors tout ce temps de pratiquer la bass acoustique

et d'apprendre des chansons pour le concours de talents,

les différents concours et professeurs de talents,

le Département Gospel, le Département du Groupe,

Par ailleurs, notre orchestre était conscient qu'on donnait un concert,

le Concert au Musée d'histoire naturelle,

et qu'on commençait par du Bach ou quelque chose comme ça.

On passait par Bach et Beethoven et

à la fin du spectacle, on jouait "Back in Love" de L.T.D.

Tu sais, c'était une assez bonne...

complète...

éducation musicale.

Et je n'ai pas réalisé,

qu'une fois à l'université.

que 'ai été sélectionné pour faire partie

d'un groupe de funk et de fusion.

Je me souviens m'être assis avec ces musiciens,

de les avoir écoutés jouer et avoir pensé :

"Ouah !

Ces gars n'ont pas le même bagage que moi

et ils n'ont pas été aussi loin que moi".

Et c'est à ce moment là que j'ai repensé à CBS :

"Oh !

C'était vraiment super."

C'était mon école primaire, c'était Amilia Dunne Hookway.

C'est une salle de réunion.

C'est ici que mon frère et moi avons joué avec

Combo Safety.

On a joué avec le groupe qui nous a demandé

quel était le nom de notre groupe ?

Angus était notre directeur musical,

et il nous a dit : "Jouez juste : Combo, Combo".

Et la chanson qu'on a apprise était une sorte de...

c'est un gars qui l'a criée un soir : "Jouez danger".

C'était la chanson qu'on avait jouée pour le concours de talents,

Donc apparemment à ce moment-là,

il y avait des gars d'un autre groupe

que c'était leur chanson

et que si on la jouait, ils allaient monter sur scène

et casser nos amplis et nos guitares et tout le reste.

Et donc au lieu de l'appeler Danger, on l'a intitulé Combo Safety.

Donc je me souviens que sur le programme était écrit Combo Safety,

et qu'après le concert, ils ont dit que ce n'était pas notre chanson de toute façon.

Non, ce n'est pas un chat noir, c'est un chat noir et blanc, donc ok.

Mon père était batteur, jamais professionnellement mais...

je pense qu'il a commencé à jouer lorsqu'il était lycéen.

en fait, il est allé dans plusieurs lycées

et il avait apparemment un très bon programme de musique à l'époque,

Puis, je pense qu'il a joué un peu durant son service,

Toute ma vie, j'ai toujours su que mon père était au sous-sol

en train de s'entraîner sur un pad d'entraînement.

C'était juste ce son venant de lui, jouant des doubles

sur ce pad d'entraînement.

Je rentrais à la maison avec ce son, il jouait

en s'en servant comme caisse claire et utilisant un tabouret de bar comme cymbale

et pratiquant l'indépendance à quatre membres.

Et quand je lui ai dit que je voulais jouer de la batterie,

c'est là que j'ai commencé,

il m'a acheté une petite batterie Ludwig

et des petites, petites baguettes,

et j'ai commencé à apprendre : "mama dada mama dada...".

Ouais, c'est donc comme ça que j'ai commencé.

Ça a commencé ici.

Il y avait toujours de la musique dans la maison,

du Count Basie, Oscar Peterson, les premiers Miles

et puis ma mère aimait aussi le jazz, Dinah Washington était sa préférée.

Mais elle aimait aussi James Brown.

Pendant un certain temps,

à chaque fois que James Brown venait à Chicago,

ma mère nous emmenait voir des concerts.

Et la musique de l'époque, elle adorait Curtis Mayfield.

J'ai grandi dans une famille où il y avait...

deux radios, comme mon ami David Pendleman l'a dit un jour.

Il y avait beaucoup de musiciens dans le coin.

Juste ici, la grande maison de couleur foncée où Angus a grandi.

J'ai vu un bon ami, un gars qui vivait à deux pas de chez moi,

à un concours de talents.

C'étaient des gens plus âgés qui allaient à Grammar School que j'ai fréquentée.

Je me souviens que le rideau s'est ouvert et que j'ai

regardé et vu,

Angus Thomas, Lance Dewberry et Byron Messia sur scène.

Et ce qui m'a vraiment frappé,

une autre chose à laquelle je pense, qui a dû vraiment

m'impressionner, c'est la réaction de la foule.

Jusque-là, les gens faisaient des claquettes, faisaient tournoyer des bâtons

et chantaient des chansons,

mais rien de trop branché.

Et puis il y a ce groupe sur scène,

et ils ont été la réponse au fait que ces gars que je connais jouent.

C'est à ce moment-là que j'ai décidé que je serai musicien.

C'est à ce moment-là que j'ai décidé que la musique serait ma vie,

C'était comme un coup de foudre,

et j'étais sûr de moi ce jour-là, et j'ai décidé

que la prochaine fois que je verrai Angus,

je lui demanderai de m'apprendre à voler.

Il est venu plus tard et m'a dit : "Hé,

je veux jouer de la guitare". Je lui ai dit : "je joue de la bass".

Je pensais que tous les guitaristes avaient 6 cordes.

Je ne savais pas qu'il y avait une guitare bass

jusqu'à ce qu'il me demande ce que je voulais apprendre à jouer,

la bass ou la guitare solo.

Je lui ai demandé de quoi jouait-il, et il a répondu qu'il jouait de la bass.

J'ai dit, je veux apprendre à jouer de la bass.

C'est vraiment une chose étrange parce que je pense que...

que mon penchant musical tend définitivement vers la bass.

Et je pense peut-être même en termes de personnalité.

Je pense que c'était l'été 1970, j'avais donc 9 ans.

En fait, ma première leçon s'est déroulée sous ce porche.

Puis sa mère l'a envoyé là-bas et m'a payé quelques leçons.

C'est plutôt cool.

il y avait un petit siège avec une guitare Norma,

qui, je suppose, était une guitare que l'on achetait chez Sears.

J'ai eu une guitare Norma à la maison pendant au moins 3 ou 4 ans

avant de commencer à jouer.

On se contentait et faisait simplement comme si on était Elvis Presley ou autre.

Et donc il m'a dit que je pouvais commencer à apprendre sur cet instrument,

J'ai commencé à jouer sur cet instrument pendant,

je ne sais combien de temps, peut-être plusieurs semaines ou quelques mois.

C'était un instrument qui avait 6 cordes,

il devait juste ignorer les 2 cordes supérieures.

il m'a appelé rapidement,

et même quand j'ai commencé et que j'allais à l'université,

je le faisais venir pour jouer, j'avais des bassistes, des contrebassistes,

des gens qui ne venaient pas pour jouer avec moi,

c'était des gars qui venaient là pour aider.

Quand Darryl décide que c'est ce qu'il va faire,

alors c'est ce qu'il va faire.

Je veux dire...

ça me ramène à son ballon de basket-ball.

Ce ballon, il blanchissait ce ballon,

il frottait ce ballon, il nettoyait ce ballon, il dormait presque avec lui.

Et il pouvait tirer de la ligne de base,

c'est ça, la ligne de base,

il tirait juste au moment où il sortait de la ligne

et il marquait le point à chaque fois.

Mais c'est comme ça qu'il joue de sa bass, cette bass est une extension de lui.

Tout ce qu'il a saisi en entier et auquel il s'est accroché s'est transformé en une partie de lui.

Quand Darryl était enfant,

il devait porter des chaussures orthopédiques correctives.

qui dans les années 60 et 70, étaient si grosses et épaisses

car son pied avait un orteil de pigeon.

Et je pense presque qu'il aimait jouer de la bass,

il n'avait pas besoin d'être athlétique, ou courir et jouer

et traîner avec des sportifs car il est arrivé dans la musique.

Il était le musicien.

Car les enfants peuvent être cruels et il a donc totalement contourné ça

en prenant cette guitare.

Parce qu'en prenant la guitare,

il est devenu automatiquement cool,

parce qu'il était bassiste et qu'il jouait de la bass.

Oublies tous ceux qui essaient de s'en prendre à lui ou autre,

car Less ne laissera pas cela arriver.

Je n'ai pas eu à me battre quand on était enfants

parce qu'il était, il s'en fichait de se battre.

J'avais peur de me battre, j'avais peur de me battre,

mais j'avais moins de caractère et si ça n'avait pas d'importance,

il y avait toujours cette hiérarchie

dans le quartier où

si tu tabasses ce gars

alors il avait un ami plus âgé qui,

à moins qu'il n'entre en courant dans la maison,

il avait déjà battu deux membres.

Et même si l'un des gars était plus grand que lui...

- Tout le monde était plus grand que moi.

Donc, il avait une réputation et je n'ai pas eu à me battr beaucoup.

En fait, je ne me souviens pas m'être battu.

La dernière fois qu'on s'est battus entre nous, c'est marrant...

C'est mon frère aîné.

Je pense que je suis devenu assez grand, c'était comme :

"Hé mec, je n'ai plus peur de toi, tu sais."

Et il m'a regardé et m'a dit :

"C'est bien parce que tu as couru pour moi toutes ces années

et jque je n'ai pas vraiment été capable de te botter le cul."

et j'ai juste pensé :

"Oh mon Dieu !"

C'était vraiment comme si j'étais d'accord, je pensais que j'étais prêt.

Mais ma mère l'était aussi,

il y avait aussi de vraies règles de base à ce sujet, comme...

- Pas en public.

Pas en public.

On ne pouvait pas, on ne pouvait pas se montrer,

on devait faire preuve de solidarité en public.

Si on allait se battre, il fallait que ce soit

dans des circonstances où personne d'autre ne pourrait le voir.

C'était comme on nous disait

en termes très clairs :

Si je vous attrapes en train de vous battre dans la rue,

vous aurez tous les deux affaire à moi.

Ce qui n'était pas souhaitable avec ma mère.

Pendant un moment, Less s'est mis à la guitare.

Je crois que c'était la guitare, mais il n'avait pas la même passion.

C'était juste quelque chose d'amusant à faire,

mais ils étaient super comme frères.

Au début, on était dans le même groupe,

mais à ce moment-là, on était au 4ème degré, au 5ème niveau,

on était tous les deux au même concours de talents où j'ai vu Angus.

Et au 6ème degré, on était dans des groupes différents.

On répétait tous les deux dans le sous-sol,

on avait notre temps et ensuite les gars arrivaient.

Cette sorte de nouveau marché était bénéfique

car il dormait avec la bass.

Enfin presque, en termes pratiques, il se levait le matin et prenait la bass.

Chaque fois que je venais ici, que ce soit pour la bass ou le groupe,

il n'a pas mentionné que tu t'entraînes tout le temps.

je ne peux pas dire que j'ai souvent entendu ça, mais j'ai parfois entendu parler de la douleur.

J'aurais parfois aimé être les deux types de musiciens différents,

il y a les gars qui passent des heures et des heures à s'entraîner seuls,

et vous pouvez le voir car ils sont des virtuoses,

mais si vous les mettez dans une situation de groupe

ils n'ont pas ce bon ressenti car ce n'est pas aussi bien réglé.

Je me souviens que sa mère disait : Je dois monter du côté nord samedi.

Darryl jouait avec un groupe de musiciens de jazz,

des vieux gars,

et qu'il était le bassiste.

Comme il y allait, elle a dû monter avec lui car

ils vendaient de l'alcool là où il jouait,

et sa mère était donc avec lui.

Debout sur une sorte de plateforme car il était The Munch,

je l'adore en Munch,

mais toujours musical et toujours curieux.

L'une des choses que j'ai faite et qui était différente

de celles des gars avec avec lesquels on a commencer à jouer

c'est qu'ils restaient avec les gars du quartier.

j'ai commencé à bouger et à jouer avec d'autres,

je jouais avec des anciens,

je me souviens que la nuit avant mon premier jour de lycée,

de Bart Perdam et Miller Perdam.

Miller m'a invité à une improvisation,

j'y suis allé et je suis rentré à la maison vers une 1h00 du matin.

La veille de mon premier jour de lycée, j'avais 13 ans.

Mon père m'a regardé et m'a dit : Si tu reviens ici encore comme ça,

on va, on va, je vais m'occuper de toi".

Je me souviens m'être dit,

Je viens de jouer avec des adultes qui sont des musiciens professionnels.

J'ai reçu une fessée pour ça,

j'ai compris que c'était un acte sérieux.

Évidemment, je n'y suis pas retourné la nuit suivante parce que

mon père n'avait pas besoin de parler, il suffisait juste de le regarder.

Très tôt, mes parents nous ont fait comprendre, à mon frère et à moi,

qu'on était de jeunes hommes noirs, et

qu'on devait être entre autre en être fiers

mais qu'il y aurait du chemin à parcourir

pour que l'on soit traités sur un pied d'égalité.

Je me souviens avoir défilé avec...

Jesse Jackson.

il a dirigé une très grosse association nommée PUSH,

mais avant cela, il y a eu l'Operation Breadbasket.

Je me souviens que ma mère se levait presque tous les samedis matins.

Ma mère se levait pour aller soutenir l'Opération "Panier à pain".

Très, très au fait de Malcolm X, très au fait du parti Black Panther.

Encore une fois, vous savez, quand les gens entendent ces noms...

ils pensent aux méchants.

mais pour moi ce n'est pas ce que c'était.

Par exemple,

la nation de l'Islam dans un quartier

où il y avait évidemment beaucoup de bonnes personnes,

mais où il y avait aussi de mauvaises personnes.

Les messieurs qui étaient dans la nation de l'Islam

semblaient être une barrière entre les mauvaises et les bonnes personnes.

Je me souviens qu'l y avait un magasin qui s'appelait "Votre supermarché"

sur la 82ème et Cottage Grove.

Quand il a ouvert, on y est allés.

E je me souviens,

avoir juste regardé les produits alimentaires.

Ils avaient l'air meilleurs, ils avaient l'air plus frais.

La viande était rouge et pas grisâtre.

Le monsieur derrière le comptoir portait une chemise blanche

et un tablier blanc impeccables.

Ses cheveux étaient soignés.

Je me souviens qu'un jour, assis dans la voiture, j'attendais que ma mère sorte,

et une femme passait

et un type qu'elle connaissait manifestement

marchait dans l'autre sens et un employé du magazin balayait le trottoir

Il balayait, c'était son travail.

Le type a traité cette femme d'un nom qui n'est pas très flatteur pour une femme.

Et le gars avec le balai s'est arrêté et a dit au type : "Attendez une minute.

Non, non, non. Vous ne l'appelez pas comme ça.

Vous ne l'appelez jamais comme ça, c'est irrespectueux."

Donc, d'après ce que j'ai vu, il s'agissait d'un groupe de personnes qui essayaient

de nous soulever.

C'est ainsi que j'ai fait l'expérience de la nation avec l'Islam

lorsque que j'étais très jeune.

Même chose avec le parti des Black Panthers,

ma mère aidait pour les soins infirmiers.

Je suppose qu'il devait y avoir une clinique ou quelque chose comme ça ,et elle allait là-bas.

Elle revenait du travail et aidait pour ce genre de choses,

et elle rapportait des journaux à la maison.

Mon frère et moi regardions les dessins,

pas si, pas si...

ils n'étaient pas tendres avec la Police de Chicago.

Mais à l'époque,

la police de Chicago n'était pas toujours très tendre avec nous.

♪ Quelque chose me retient

Est-ce parce que je suis noir ?

En même temps, le meilleur ami de mon père était un officier de police.

Donc, on a grandi en réalisant qu'il y a du bon et du mauvais,

même parmi les officiers de police.

Et beaucoup de jeunes noirs, en particulier les jeunes hommes noirs,

vous diront que leurs parents les ont formés

sur la façon de se comporter

lorsque tu rencontres un officier de la police de Chicago.

On nous a appris à ne pas mal leur parler,

on nous a dit de les appeler "officiers".

d'être respectueux, de ne pas bouger rapidement,

de ne pas mettre les mains dans les poches trop vite,

on nous a dit d'être prudents.

Et c'est juste quelque chose que l'on a appris à dépasser.

Et j'ai eu beaucoup de chance,

j'ai eu très, très peu de contacts avec les officiers de police de Chicago.

Avec les policiers de n'importe où,

je suis donc un homme chanceux.

Martin Luther King.

Quand Martin Luther King a été assassiné,

c'était très profond pour moi,

c'était vraiment ce que tout le monde m'avait dit.

J'ai réalisé que quelqu'un essayait de nous décourager

et que lui ôter la vie était un moyen sûr d'y parvenir.

Ces choses étaient importantes pour moi en grandissant.

Mes parents ont veillé à ce que mon frère et moi soyons au courant de ces choses,

Et je suis donc un enfant de cette époque.

VOSTFR Uploader : CannedHeat

Une partie de mon éducation musicale

a consisté à dire haut et fort que je suis fier d'être noir,

mais il y avait aussi mon père qui jouait du jazz

et moi qui commençais à apprendre l'histoire du jazz.

D'où il venait,

le fait qu'il soit en grande partie une forme d'art afro-américain.

Et donc je pense que toutes ces choses ont été nos influences et sont devenues des influences.

Quelques années après avoir commencé à jouer,

je cherchais ma propre musique.

J'aimais la musique que mon père jouait, j'appréciais,

j'écoutais la musique soul et dansais dessus.

Mais à l'époque, je ne voyais pas

autant la valeur qu'elle a pour moi aujourd'hui.

Et donc,

quand j'ai entendu

Stanley Clarke sur ses deux enregistrements solo, l'album Stanley Clarke et,

et j'avais connu avant l'album Return to Forever,

j'ai eu l'impression d'avoir trouvé ma musique.

C'est la musique vers laquelle un jeune musicien graviterait.

Ça demande beaucoup d'aisance technique.

Les gars jouent des parties rapides et complexes et des trucs comme ça.

J'avais 11 ans,

et c'est ce qui m'a vraiment attiré à l'époque,

mais je pense que, parce que j'ai...

essayé de jouer cette musique, ça m'a donné

plus d'aisance technique,

ça m'a donné un peu plus de maîtrise de jeu de l'instrument,

de l'instrument en solo.

Je me souviens que ma mère criait d'en bas :

"Darryl joue The Ghetto", Donny Hathaway.

C'était juste :

Elle voulait entendre ce genre de choses.

Quand j’avais 11 ans, c’était trop simple pour moi.

C’était du style :

"Non, ça va". Ou quand je la jouais, je me laissais aller et la jouait pour

juste jouer comme j'aimais :

Je voulais jouer ces trucs de fusion.

Stanley Clarke était donc en quelque sorte l’un de mes héros de référence,

Certainement Larry Graham,

peut-être même que Larry Graham, c'était un peu avant Stanley Clarke.

Angus Thomas, ce gars qui m’a appris à jouer a eu eu une grande influence sur moi.

Bootsy Collins en est un autre.

Ce n’est pas quelqu’un que j'ai voulu copier,

mais je reconnais qu'il faisait quelque chose de vraiment avant-gardiste.

Il a sorti des tubes pop funky avec des sons de bass cool,

des notes et d'autres sons qu'il jouait

avec des filtres d'enveloppe, et sa personnalité

que l'on pouvait deviner un peu influencée par Jimi Hendrix,

c'est ce qui m'attirait aussi.

J'ai fait ma 1ère session d'enregistrement avec un chanteur de blues,

un certain Little Oscar,

et je crois que j'étais en première année de lycée,

et le professeur m'a laissé sortir de la classe

pour aller faire cette session.

L'une des 1ères sessions que j'ai réalisées a été avec Pops Staples

dans un studio d'enregistrement nommé PS Studios

et c'était intéressant car

il était issu du delta du Mississippi.

Et donc,

c'était un peu comme le suivre tout au long de la chanson car c'était un blues

et parfois c'était 12 mesures, mais parfois c'était 11 mesures et demie

parfois c'était 13 mesures.

Donc il fallait vraiment faire attention et essayer de rester avec lui,

de garder le rythme et de s'en sortir avec une bonne prise.

C'était donc une leçon vraiment importante.

Quand j'y repense,

c'était une opportunité incroyable et un immense honneur de jouer avec quelqu'un comme lui.

J'avais commencé à jouer un peu en ville et j'ai reçu un appel de...

certains musiciens qui jouaient avec Otis Clay,

Ils m'ont dit qu'ils voulaient m'engager par l'intermédiaire du batteur Robert Shipley

qui m'a recommandé.

Le gars a déposé la musique et l'album,

et je l'ai écouté une fois et j'ai pensé : Oh, c'est un truc assez facile,

c'est comme de la Soul, un truc basé sur la Soul.

Je ne l'ai donc pas vraiment ressorti pour l'écouter attentivement.

Il se trouve que ma mère m'a emmenée à la répétition

et est restée

pendant qu'on répétait.

Et bien sûr, je n'avais aucune idée de ce qu'il fallait jouer

car je n'avais pas vraiment écouté la musique.

Et les musiciens,

ils m'ont vraiment harcelé parce que je n'étais pas venu préparé.

C'était déjà assez grave, mais ce que ma mère m'a dit quand je suis monté en voiture,

c'était bien pire et bien plus sévère.

je pense qu'elle estimait, que si tu as décidé d'être musicien,

alors ton travail

est de connaître la musique que tu es censé connaître quand tu es censé la jouer.

Vous savez, à cause de son éthique de travail et de celle de mon père était telle

qu'elle ne pouvait être tolérée.

Elle s'est donc occupée de moi et j'ai appris la musique de ce genre cette nuit-là.

J'ai donné un concert avec eux le lendemain et tout le monde était content.

J'ai donc évité le problème su ce coup-là.

La leçon que j'ai retirée de ces nombreuses situations dans lesquelles je me suis trouvées,

c'est qu'il faut vraiment écouter les musiciens qui vous entourent et,

avec les jeunes musiciens, je trouve qu'ils savent qu'ils sont censés le faire,

mais je ne pense pas qu'ils réalisent vraiment

à quel point c'est important.

Quand j'enseigne,

il y a souvent des musiciens, de jeunes bassistes

qui peuvent jouer plus vite que moi, ou

ou qui peuvent faire des trucs que je ne peux pas faire,

et je leur dis toujours qu'il y a des gars ici qui peuvent jouer

peut-être avec plus de facilité, plus de technique que moi,

mais je leur dis toujours qu'il n'y a personne dans cette salle

qui peut écouter aussi bien que moi, et je pense vraiment,

que tout le succès que j'ai eu

a beaucoup à voir avec ça.

J'ai rencontré Darryl en 78 peut-être, 79...

J'ai toujours pensé que Darryl était plus mature pour son âge.

parce qu'il était plus jeune, il est plus jeune.

Mais c'est juste son charisme et son style différents des autres musiciens.

Et il pouvait jouer comme un fou.

Puis j'ai commencé à jouer en ville et

et Vince jouait de la batterie lors de certains concerts.

On est alors devenus amis,

et on a passé beaucoup de temps à écouter Miles et à parler de Miles,

et de se dire que ce serait merveilleux de jouer avec eux.

On avait un groupe.

On avait l'habitude de répéter dans le sous-sol de ma mère à Chicago

et l'oncle Miles avait l'habitude d'appeler

à la maison et de demander à ma mère de mettre le téléphone pour nous écouter répéter.

Et après s'être déplacé,

il disait à chacun d'entre nous de travailler ceci et de jouer cela

d'essayer de faire ceci à travers ceci et cela.

On se démenait 5 jours par semaine.

Et puis un jour il dit : Les gars, vous voulez faire un disque ?

C'était "L'homme à la corne", il nous a emmenés à New York.

Et puis quand on a commencé, on est revenus à Chicago.

Tous ces mecs vivaient à Chicago.

Il y avait des lumières, ils aimaient les musiciens de Chicago !

Il m'a demandé : "Qui aimes-tu à la bass ?

Lequel de ces mecs ?"

Après le lycée, je suis allé à l'université l'Illinois du sud pendant un an.

Je jouais beaucoup, je n'avais pas de très bons résultats à l'école.

Je n'allais pas vraiment en cours et je ne passais pas les examens..

J'aurais dû, mais j'ai beaucoup appris, j'ai beaucoup joué cette année-là.

Et je suis revenu à Chicago.

Je me suis dit que je ne voulais pas être un gros poisson dans le petit étang de Carbondale dans l'Illinois.

Laissez-moi voir si je peux commencer à travailler autour de Chicago.

Et...

au bout d'un moment, j'ai décidé

que je voulais gagner plus d'argent,

alors j'ai arrêté de prendre des concerts à un certain moment.

Le tarif, je ne sais plus ce que c'était,

35 $ ​​ou 45 $ ou 50 $, quelque chose comme ça.

Jai décidé de ne plus travailler pour ça.

Je faisais donc aucun concert à l'époque et je vivais toujours chez mes parents.

Et ma mère m'a demandé, elle a dit :

"As-tu des concerts cette semaine ?" J'ai dit non parce que

je n'accepterai plus aucun de ces concerts pour 50 $.

Elle était contrariée et m'a dit :

"Tu dois travailler si tu veux rester à la maison,

il faut travailler comme tout le monde dans cette maison."

Et...

je lui ai juste assuré et dit que plus le travail viendra,

mais je dois juste mettre mon pied dedans, puis ils me paieront plus et me feront travailler.

Je pense qu'elle était contrariée par toute cette histoire, elle a laissé échapper :

"Eh bien, viens ici et lave ces plats !"

J'étais à l'étage en train de faire la vaisselle et on m'a téléphoné.

Et on me dit : "Darryl, Miles veut t'entendre jouer au téléphone".

Et j'ai dis immédiatement : "Arrêtes de déconner mec."

"Non...

Tu sais à quel point je veux le faire et à quel point on a parlé de le faire".

Et il a dit :

"Non, je suis sérieux.

Miles veut t'entendre jouer au téléphone."

Alors encore une fois, tu sais, c'est un peu gênant de le dire, mais...

Encore une fois, parce que je n'avais pas pratiqué de la bass,

je pratiquais sur une Chapman stick.

Et donc quand il a dit, tu dois jouer au téléphone,

j'ai cherché ma bass et je ne l'ai pas trouvée.

Elle était dans le coffre de ma voiture,

ou dans le coffre de la voiture de ma mère devrais-je dire.

Je suis donc retourné au téléphone, j'ai dit :

"Attends une seconde, je dois la sortir". Et il dit : "Non, attends".

Et le prochain son que j'ai entendu était :

"Darryl, quand peux-tu être à New York ?"

Je n'oublierai jamais que c'était un lundi et que c'était Miles Davis donc

je ne voulais pas paraître trop...

je ne voulais pas paraître trop impatient, alors j'ai dit que je pourrai être là mercredi.

Miles m'a dit :

"Autant de temps ? Tu vas y aller à pied ?"

Alors je lui ai dit : "Non, je serai là demain matin".

Donc...

Je lui ai dit : "Veux-tu toujours m'entendre jouer au téléphone ?"

Il m'a dit : "Non.

Tu peux jouer, n'est-ce pas ?"

Et donc, voyons voir, j'avais 21 ans, je jouais depuis 11 ans à ce moment-là.

C'était la première fois que quelqu'un me demandait si je savais jouer.

Je n'ai pas dit que j'étais en train d'apprendre ou...

tu sais, tu sais, tu sais, je m'en sors.

La première fois où j'ai décidé que je devrai peut-être jouer,

et j'ai dit : "Ouais, je peux jouer".

Et il m'a dit : "Bien tant mieux.

S tu ne peux pas, je te botterai le cul."

Je suis allé à New York le lendemain et j'ai auditionné pour Miles.

N'importe où, dans les années 60 ou 70,

on ne pouvait pas

entrer dans une pièce

pour jouer de la musique avec Miles Davis en disant

qu'on était juste un musicien de jazz,

ou juste un musicien de blues.

Il vaut mieux être un musicien ouvert qui fait ça pour pratiquer la musique.

Et quand j'ai rencontré Darryl,

c'est le sentiment que j'ai ressenti que j'ai eu.

Je veux dire...

Darryl est né à Chicago.

On peut dire que je suis un musicien de blues.

Mais bon, si c'est tes racines,

alors que tu le saches ou non,

avec un peu tout ce qui se passe, c'est ta base.

Pour Darryl, c'est juste un bel esprit.

Je n'avais aucun doute qu'il n'était pas le plus grand.

Il était le plus jeune,

Je savais qu'il était confiant car était confiant à Chicago.

Quand on t'appelle, soit tu le fais, soit tu le fais pas.

Tu dois être prêt pour cet appel, de Miles ou qui que ce soit.

Mais on a joué avec Ramsay Lewis dans l'église St Philips.

Je veux dire qu'il y avait assez de soi-disant géants

avec lesquels on a pu jouer avec,

parce que vous aviez, le Transition East avec les gars de l'AACM

et quelqu'un de Chicago,

et aussi du R&B et des groupes de blues.

Donc si Miles a appelé quelqu'un de Chicago que je recommande,

je n'ai pas eu l'impression qu'il n'était pas prêt.

J'étais sûr qu'il viendrait et ferait le job.

Et Darryl est venu donner un coup de main.

Je vais au 1315 West 71 Street.

Je pense que c'était dans l'appartement des nièces de Cicely Tyson.

Et Miles m'a demandé de jouer un blues en si bémol, très lent.

J'ai commencé à jouer le blues en si bémol et il m'a arrêté,

il a saisi l'instrument et m'a dit : "Non,

très lentement".

Donc j'ai recommencé et il m'a arrêté à nouveau :

"Je veux dire lentement".

Et donc je joue ce blues en si bémol, très lentement, je l'ai joué...

4, 5, 6 fois je crois,

et il m'a arrêté et a dit : "OK". Il a mis

une bande d'une performance live du groupe,

Il m'a dit : "Tu n'es pas forcé de jouer ce que les bassistes jouent.

Joues ce que tu voudrais jouer".

En fonction du rythme...

en fonction des circonstances musicales.

Donc j'ai fait ça,

Vince et lui se sont levés et sont sortis de la pièce, et Vince est revenu et m'a dit :

"Tu l'as, tu es le bon".

Je lui ai dit : "Je veux qu'il me le dise lui-même."

Il est donc parti chercher Miles, Miles est revenu,

et tu sais, il joue toujours avec la boxe, il me frappe alors dans le bras et il me dit :

"Tu l'as."

J'ai joué avec Otis Clay.

Otis Clay à la fin du morceau, l se mettait un peu à danser,

et en fait, il fallait le surveiller parce que lorsqu'il s'inclinait,

ça signifiait que la chanson était finie. Tu devais le surveiller.

Et d'une certaine façon, j'ai commencé à appliquer ce concept concept aux solistes

ou aux chanteurs qui dirigeaient le groupe à ce moment là.

J'observais simplement car j'ai commencé à réaliser que

si je les observais, je pouvais être plus en phase avec leur intention.

Et donc,

la chance de jouer avec Miles, c'est comme si bien sûr j'utilisais tout

ce que je sais pour m'aider à jouer avec ce gars là plus efficacement.

Je vais donc m'en servir, ouais, quand tu si tu vois

une vidéo de moi quand j'ai commencé à jouer avec Miles,

c'est comme s'il allait n'importe où.

Je le regarde.

Quand quelque chose change ou quand son corps fait quelque chose ou quand...

je veux être conscient de ça, je veux pouvoir réagir à chaque fois

qu'il y a une intro ou un couplet.

Où qu'il soit...

Rester un certain temps, puis paseer au couplet suivant,

Il m'a donc dit de rester dans ce couplet pendant un certain temps,

et puis d'aller vers le refrain, tout simplement.

Et j'ai deamndé concernant le couplet :

"Pendant 16 mesures... ou pendant 24 ?"

Il m'a juste regardé et m'a dit :

"Darryl, quand j'y vais, j'y vais."

Donc, je suis jeune et je me dis :

"OK, OK !"

Maintenant en attendant,

ce n'est pas comme si je pouvais passer avant lui,

ou après lui :

Je pouvais y aller juste au moment où il partait,

donc ça veut dire que je devais le surveiller,

et essayer de savoir quand il allait partir.

Donc, j'ai commencé à le regarder et à l'écouter attentivement et à penser à moi-même,

en essayant de sentir, quand il allait bouger.

Et...

je me souviens d'un soir sur scène,

Je l'ai regardé et je me suis dit qu'il allait y aller cette fois-ci, alors j'y suis allé,

et il y est allé.

Il a joué les premières notes de la mélodie et il m'a regardé comme :

"Oh OK'.

Comme ça. Et c'est c'est exactement c'est ce que j'étais.

C'est ce que j'essayais de développer

et c'est ce que j'avais essayer de développer avant même de commencer à jouer avec Miles.

Ce sentiment...

de vouloir être...

d'être capable d'être... synchro

avec les musiciens qui m'entourent.

Certains musiciens sont...

incroyables avec la mélodie.

Certains musiciens sont incroyables avec l'harmonie,

comme Herbie Hancock...

Je pourrais en citer une douzaine...

Certains ont un mélange de toutes ces choses,

et je dois dire que Miles...

Miles est un rythmique, c'est un musicien rythmique,

Le rythme est...

si important pour lui.

C'est un salopard du rythme,

c'est ma seule la manière de le dire.

Il en est tellement imprégné, et Keith est aussi comme ça.

bien que dans un langage différent.

Keith est...

Je l'observe,

il casse la mesure

avec ces petits coups et à-coups,

lui aussi a ce truc du rythme.

Mais on peut le dire quand on entend Miles jouer.

Même s'il utilise l'espace et s'il est incroyablement lyrique,

et mélodiste,

il y a toujours ce rythme,

ce lien avec le rythme, ce lien avec le groove.

Et c'est la même chose avec Keith.

On jouait un air, on jouait un blues, on jouait ce blues en si bémol,

le 2ème morceau du show avec Miles

et il jouait depuis un moment avec la sourdine.

et il avait un micro au bout du cuivre à ce moment-là.

Puis, quand il a retiré la sourdine

on pouvait l'entendre frapper un peu le micro.

Et ce fut l'un de ces moments,

je ne devais pas le voir directement, mais je regardais juste vers le bas,

Je l'ai entendu retirer la sourdine,

et le son suivant que j'ai entendu...

m'a choqué car on aurait dit :

Et je me suis dit

que ça ne ressemblait pas à une trompette, mais à quelqu'un.

Alors j'ai levé les yeux pour voir s'il chantait dans le micro,

et il jouait.

La tonalité de Miles était si douce et ressemblait tellement à une voix,

qu'on aurait dit que c'était vraiment une voix lorsqu'on écoutait un disque.

En écoutant Miles jouer un morceau, on ne se dit pas :

"Oh ! C'est Cliford Brown ou Freddie Hubbard."

Comme Nina Simone ne ressemble pas à Sarah Vaughan.

Miles possède l'une des voix les plus distinctes...

de la période jazz.

On a joué à Chicago ou juste à l'extérieur de Chicago, au Mill Rum.

C'était, je crois, la première fois que...

ma mère et mon père venaient me voir jouer avec Miles,

peu de temps après avoir rejoint le groupe.

C'était la 1ère fois que nous venions à Chicago.

Après le show,

j'ai présenté à Miles : "Voici ma mère et voici mon père".

Et mon père,

comme n'importe quel père,

a commencé à remercier

Miles de m'avoir pris sous son aile.

Et Miles l'a interrompu au milieu du propos et a dit :

"Vous en avez encore ?"

On enregistrait le disque Decoy,

et tu as toujours, si tu es musicien, entendu des histoires de

de Miles qui est capable

de tirer des musiciens, des choses qu'ils ne savent pas qu'ils peuvent faire.

Je dois dire que le 1er jour d'enregistrement avec lui était fidèle à ça parce que

c'était une sorte de ligne de base complexe que Robert Irving,

Bobby Irving avait monté pour le disque.

En fait, c'est le titre Decoy.

Et donc je le jouais avec mes doigts,

en lisant les accords, en essayant de lire les accords tout en jouant

avec du feeling, et et tout ça et...

Et je crois

qu'on arépété plusieurs fois,

et juste avant, il ne dise OK, faisons-en une autre, il m'a regardé et m'a dit :

"Appuies dessus".

Et je me dis : "Quelle partie ?"

Et il a tout dit : "Sur tout."

Et je me suis dit :

"En fait, je n'ai jamais joué comme ça avant, je viens juste de l'apprendre".

Et...

j'ai fait de mon mieux à ce moment-là, et...

quand j'y repense maintenant,

je me dis que c'était une super idée et que j'aurais dû y penser moi-même,

mais je ne le faisais pas car je ne savais pas que je pouvais faire ça à ce moment-là,

et c'est en fait,

l'une des lignes de bass les plus emblématiques que j'aie jamais enregistrées.

J'ai joué avec lui de juin 1983 à août 1985.

Je suis parti et j'ai joué avec Sting d'août 85 à mai 86.

J'ai dit à Miles : "Miles, je vais aller jouer avec Sting mais je vais revenir".

Et il m'a dit : Darryl,

il est difficile de récupérer un gars quand il part".

il m'a dit : "Si je vire quelqu'un,

c'est autre chose,

mais c'est vraiment difficile pour moi de récupérer quelqu'un quand il part".

Et donc j'ai vraiment pensé que ce serait la fin.

Branford et Wynton sont allés jouer avec VSOP, le groupe de Herbie Hancock.

quand j'ai rejoint Miles et c'était la double affiche.

C'était : Herbie Hancock et VSOP,

avec Herbie, Wayne Shorter, Ron Carter,

et Tony Williams,

avec Branford Marsalis au saxophone, et Wynton Marsalis à la trompette.

Et donc on a joué probablement une demi-douzaine de concerts,

L'un d'entre eux était mon premier concert avec Miles

à St. Louis, et c'est là que j'ai rencontré Branford et Wynton.

Et à l'époque, ils ont fait beaucoup parler d'eux, notamment en disant

que les gars qui ne jouaient pas d'instruments acoustiques

ne respectaient pas la musique.

l'histoire de la musique jazz et des trucs comme ça, et donc

Je m'attendais vraiment à être leur ennemi car je jouais de la bass électrique.

Mais, au contraire, ils m'ont tous les deux,

beaucoup, beaucoup soutenu lors de cette première soirée,

où j'ai joué avec Miles, ce que j'ai toujours beaucoup apprécié chez eux.

Branford a eu l'occasion de rencontrer Sting à un moment donné,

et lui a fait savoir qu'il allait monter un nouveau groupe,

et qu'il ne jouerai pas de la bass.

Et Branford lui a dit : "eh bien mec, si tu ne veux pas jouer de la bass,

j'ai eu le gars qu'il te faut, tu devrais embaucher Darryl".

Et donc j'y suis allé et j'ai auditionné pour ce poste et

je l'ai eu.

Angus, quand on était tous les deux à Carbondale,

l'année où je suis parti à l'école, c'était en 79-80.

Angus vient me chercher un jour,

et il passait la musique du groupe The Police, il m'a dit : "Mec, regarde ça,

le bassiste écrit les morceaux et il chante".

Et donc, Sting était déjà un bon plan pour nous,

alors pour recevoir cet appel

quelques années plus tard

était vraiment un événement important pour moi.

Je suis fan de lui depuis le début.

On a fait une tournée durant environ un an,

d'avril ou mai 1985

jusqu'à mai 1986.

On a fait le film Bring On The Night, la vidéo Set Them Free,

et puis la tournée mondiale.

J'ai rejoint Miles en octobre 86,

et je suis resté avec lui jusqu'en février 88.

Darryl, pour mon oncle et moi, c'est plus comme un membre de la famille,

aussi talentueux qu'il soit et aussi brillant qu'il soit.

il est de la famille.

Lorsqu'il est resté, il a souffert, mais il est revenu à bras ouverts.

C'est Niki Haris qui a attiré l'attention de Madonna vers moi.

Et c'était très amusant, mec, elle est...

C'est une femme intelligente, qui sait monter un spectacle,

travailleuse acharnée, et que j'ai eu plaisir à regarder.

Elle a monté ce spectacle et comment elle l'a fait,

et comment elle a délégué.

Même avec les musiciens, elle n'est pas

une musicienne accomplie, loin sans faut,

mais elle sait qui doit jouer quoi.

Après avoir rejoint les Stones,

mon dernier grand rêve est vraiment de créer mon propre groupe.

Quand on parle de projet solo,

j'ai toujours l'impression que les gens vont s'attendre à ce que je joue de la bass

car c'est l'instrument dont il joue.

Et ce n'est pas tant ce qui m'intéresse,

autant que de belles chansons.

Plus tard, je ferai un disque de basses.

Mais encore une fois, je pense que si je fais ça en premier,

personne ne voudra m'entendre chanter.

Je préférerais qu'on me dise

qu'un gars se présente, chante et interprète des chansons,

et qu'il fasse ensuite un disque de basses.

Plutôt que d'essayer de faire un disque de basses

et que les gens disent : Oh, c'est ce qu'il est".

Et quand j'essaie de me présenter et chanter,

les gens disent : Non, ce n'est pas ce qu'il est."

il n'a jamais été un homme de côté,

il a toujours participé à une forme de création.

Il écrit toujours lorsqu'il joue, donc

la transition est plus facile qu'on pourrait le penser.

J'ai l'impression que les paroles,

si je veux m'exprimer,

font parties d'un tout,

c'est une grande partie de moi.

Je veux plus développer cette voix.

Je veux plus développer cette voix.

Je pense que...

c'est...

l'une des tâches qui m'incombent si je veux être un artiste

et si je veux écrire de la musique et des paroles.

Je suis censé commenter la situation sociale

dans laquelle nous nous trouvons tous.

Je travaille sur une chanson qui s'intitule America.

Et je vois bien ce qui se passe dans ce pays.

Je pense qu'il m'incombe de commenter ces choses.

On a toujours vécu dans cette Amérique.

je pense que certaines choses ont été mises

un peu plus en avant aujourd'hui.

Ces morceaux sont très introspectifs, la poésie qu'ils contiennent est très introspective.

C'est pas le genre de truc que l'on a l'habitude d'entendre, du genre : "secoue-moi toute la nuit, bébé !"

je dis toujours que c'est la musique de mon enfance,

parce que quand j'étais enfant,

on pouvait allumer la radio et écoutez,

Curtis Mayfield, suivi par The Stones,

suivi des...

suivis par The Beatles,

suivis par...

James Brown.

Tu vois ce que je veux dire.

Mais il en sort totalement transformé, il n'y a pas de moule.

C'est ce qui est vraiment spécial, c'est le mystère Darryl.

C'est pour ça que je dis qu'il rumine les choses, mais c'est toujours pour les bonnes raisons.

C'est la phase de développement, ce n'est pas encore devenu ce que ce sera.

Et pour celui qui est intéressé par ce genre de choses, laissez-moi faire ce voyage avec lui.

C'est ce que je veux.

Ce sont les fans les plus importants pour moi.

Et c'est ce à quoi je pensais vraiment pour être venu hier soir, merci d'être venus.

Et regarder en observant le devenir,

car ce n'est pas...

C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi le mot...

Projet.

Ce n'est pas encore vraiment un groupe.

C'est ce que qui se passe avant qu'il soit.

Quelle genre de musique est-ce ?

Je ne sais pas, mec. C'est la musique de Darryl.

Je le respecte énormément en tant que musicien

car je sais qu'il a un grand pedigree et tout ça.

Il connaît tous les styles, il peut jouer n'importe quel genre de musique.

C'est un homme profond, il est...

C'est ce que j'appelle un touche-à-tout ultime en fait,

Il est en plein développement, il a un grand développement et un super sens de l'humour.

Une attitude amicale et joviale et il regarde le bon côté des choses.

C'est toujours un plaisir de le voir,

et je le regarde comme mon grand frère maintenant.

Même si je suis plus âgé que lui.

Sous Titres Français Uploader : CannedHeat

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