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Original subtitles

Précédemment...

Moi, j'ai quelque chose à dire !

Je vous buterai !

Le 12 novembre 1963, je vous ai donné pour l'agent Hosty

un document très important.

Je me souviens de tout.

Ce que je m'apprête à faire, c'est dangereux.

Tu vas faire quoi ?

Je vais tuer Lee Harvey Oswald.

Vous devriez y aller.

Pourquoi tu m'as fait ça ?

Bill !

Le Président va passer par là.

Il faut y aller.

Le passé nous repousse.

Je vais utiliser des câbles.

22 novembre 1963

JOUR DE L'ASSASSINAT

Attention !

Tout Dallas va être bloqué.

On doit se rapprocher.

Avance !

- Attention à droite ! - Bon Dieu.

Attention !

Non, cette route n'est pas fermée.

Elle doit être dégagée.

On ne peut pas faire demi-tour.

- C'est pas possible ! - Bon sang.

Viens, on ne peut pas s'arrêter.

Comment sais-tu qu'il est dans le bâtiment ?

Lee va au dépôt de livres scolaires du Texas avec un fusil sous le bras.

Le type qui y travaille, Bonnie Ray, l'a vu.

Il va se poster au sixième étage.

Le premier tir a lieu à 12 h 30, il le loupe. Pas les deux autres.

On peut y arriver avant 12 h 30 ?

On doit y arriver avant.

Excusez-nous.

Reste avec moi, coûte que coûte.

Pardon, monsieur.

Hé, attention !

Pardon.

BIENVENUE À DALLAS, M. LE PRÉSIDENT !

Je suis désolé.

Sadie !

Sadie !

Sadie !

Salut.

Sadie, viens.

Tu vas bien ?

Hé !

- Tu vas bien ? - Oui.

Tu vas bien ?

Oui, viens. Allons-y.

Par ici.

Merde !

Viens, le Dealey Plaza est par là.

- Tu es sûr ? - Oui.

J'ai tout étudié depuis trois ans. Viens.

Bon sang !

Reste avec moi. Cours !

Attention !

Tu vas bien ? Viens.

- Vous allez bien ? - On a causé ça ?

Non, c'est le passé, il essaie de nous arrêter.

Il faut qu'on y aille.

Vous devez reculer.

- Pardon ! - Bon sang !

Viens.

DÉPÔT DE LIVRES SCOLAIRES DU TEXAS

Attendez, Bonnie Ray !

Attendez.

Vous connaissez mon nom ?

On en a pour une minute.

M. Maynard est dedans, on doit entrer.

Je ne sais pas. M. Maynard m'a dit de fermer à midi.

Non, vous n'êtes pas censé fermer, vous devez rester ouvert.

C'est ce qui doit se passer.

- Désolé, je dois y aller. - Non !

Lee Harvey Oswald est venu travailler ?

- Oui. - D'accord.

Il est ici ? Au sixième étage ?

- Je ne sais pas ! - Mais si !

Jake !

Vous le savez, vous avez témoigné à la commission.

Témoigné ? Lâchez-moi, je n'ai rien fait.

- Écoutez... - Hé !

Ne me faites pas de mal !

Quelque chose cloche. Il est censé savoir.

Le passé change les choses, tout peut arriver.

KENNEDY TUÉ

ASSASSINAT

22.11.63.

Ils connaîtront ton nom.

Je ne vous ferai pas de mal. Faites juste ce que je dis.

Déverrouillez cette porte, immédiatement.

J'ai besoin de voir Lee Harvey Oswald. Il est au sixième étage.

Il va essayer de tuer le Président.

Allez chercher la police, qu'ils viennent ici, d'accord ?

Allez-y, allez chercher la police.

Viens, on y va !

Viens.

Viens !

C'EST TOI, LE NAÏF

Ça ne mène pas au sixième étage.

Par là. J'ai vu des escaliers de l'autre côté.

- Quelle heure est-il ? - 12 h 29.

Ça y est.

C'est coincé ! Allez !

Tireur d'élite.

Lee !

Lee, arrête !

Arrête !

Attention !

FERMEZ LES COUPE-FEU LA NUIT

Le Président va bien. Je répète, le Président va bien.

Ça vient de là-haut !

Ils sont partis.

Pourquoi ?

Que fais-tu là ? Bon Dieu !

Sadie, tu dois rester ici, d'accord ? Je t'en prie.

Reste ici. Ne bouge pas.

Lee ?

Pose ton arme.

Je ne veux pas te faire de mal.

Va te faire foutre !

Je suis venu faire une chose.

Une chose importante.

Tu connais mon potentiel ?

Je peux réussir ce que j'ai décidé de faire.

Je sais, Lee.

Tu n'as pas à tuer qui que ce soit.

Tu n'as pas à faire ça.

Tu n'en sais rien.

Tu ne me connais pas.

Je vais marquer ce monde de mon empreinte.

Tu ne me connais pas.

Personne ne me connaît.

Lee, recule !

Lee !

Sadie.

Jake ?

Bon sang.

Ne bouge pas. D'accord ?

Le Président va bien ?

Oui.

Alors, on a réussi.

Écoute-moi. Tu appuies là, et je vais chercher de l'aide.

- Non. - Si.

- Laisse-moi aller chercher de l'aide. - Ne me laisse pas.

Tiens-moi la main.

D'accord.

D'accord, je suis là.

Tu me tiens la main.

Je te tiens la main.

Je ne vais nulle part.

Je reste là, et tu restes là aussi, d'accord ?

Je t'avais dit qu'on y arriverait.

Sadie...

Sadie...

Sadie, je suis censé être avec toi.

C'est pour ça que je suis là.

Sadie, c'est pour ça que je suis là, que je suis revenu. Je t'en prie.

Je sais.

Sadie, je t'en prie !

Sadie !

Sadie !

Sadie, je t'en prie !

Les mains en l'air !

Les mains en l'air !

Les mains en l'air ! Je veux voir vos mains !

Faites-le sortir et menottez-le.

Vous pouvez l'aider ?

S'il vous plaît ?

S'il vous plaît !

Aidez-la !

Bon Dieu, aidez-la !

Vous allez rester longtemps enfermé.

Longtemps. La chaise vous attend.

Vous pouvez la fermer, tous les deux ?

Dommage, vous vous êtes cogné la tête contre l'encadrement.

Enlevez votre chemise.

Pourquoi ?

On doit vérifier le groupe sanguin pour les preuves.

Je suis le capitaine Fritz.

Voici l'agent Hosty.

Quel est votre nom ?

Vous le connaissez.

Pourquoi ne pas juste nous le rappeler ?

Jake Amberson. Vous savez que ce n'est pas très confortable.

On peut les mettre devant.

M. Amberson,

expliquez-nous ce que vous faisiez au dépôt de livres scolaires du Texas.

Et n'oubliez pas de parler des deux victimes.

Lee Harvey Oswald,

l'homme dont vous avez trouvé le cadavre au sixième étage,

essayait de tuer le Président Kennedy.

Comment le saviez-vous ?

Il me l'avait dit.

Lee habitait l'appartement au-dessus du mien.

Il y a deux jours, je l'ai entendu crier.

"Le F.B.I. ne va pas m'embêter.

"Je vais leur montrer."

Il est descendu, a tambouriné à ma porte

et a dit : "Je vais montrer à tout le monde ce que je sais faire.

"Je vais tuer le Président."

Et qu'avez-vous dit ?

Qu'il était soûl.

Je ne pensais pas qu'il était sérieux.

En me réveillant ce matin, je n'ai fait qu'y repenser.

Je savais que Kennedy était en ville

et j'avais ce mauvais pressentiment, alors...

Je suis allé là où Lee travaillait.

J'espérais pouvoir le convaincre d'abandonner son idée stupide.

Si j'ai bien compris,

votre voisin vous dit qu'il va tuer le Président.

Vous le suivez au travail avec votre copine pour le dissuader,

et maintenant, il est mort.

Je sais, ça a l'air insensé.

Ça a l'air d'être des conneries.

Il y a vos empreintes partout sur ce fusil.

On sait qu'Oswald l'a commandé sous le nom d'Alek Hidell.

C'est votre vrai nom, pas vrai ?

Non, et vous ne me forcerez pas à me faire confesser des conneries.

Je suis de la police de Dallas. Je n'ai besoin de forcer personne.

Pourquoi n'avez-vous pas arrêté Oswald ?

C'était votre travail.

Excusez-nous.

- Hosty, c'est ma juridiction. - Je dois lui parler seul.

Maintenant.

Très bien.

Vous voudriez me dire quelque chose, M. Amberson ?

Ou bien est-ce M. Epping ?

Je suis allé là-bas pour arrêter Oswald, car il...

Non.

J'ai entendu.

On peut parler librement.

Comment ça ?

Je veux le nom de votre commanditaire.

Dites-nous pour qui vous travaillez,

et je vous ferai sortir de là.

Il n'y a personne. Je ne suis pas un espion.

Jake...

Fausse identité,

deux maisons, dans deux villes à quelques minutes d'écart,

un partenaire, soi-disant votre frère, qui ne l'est pas, qui s'est suicidé

après l'avoir fait interner sous un faux nom,

un meurtre à Jodie, le mari de la fille ?

- Elle s'appelait Sadie. - D'accord.

Je dois parler

du fait que vous n'avez aucune identité

avant 1960 ?

Je dois parler du fait que votre supérieur va venir ici

et vous dire de brûler la lettre qu'Oswald vous a écrite il y a deux jours ?

Que dit-elle ?

Qu'il allait faire quelque chose qui changerait le monde ?

Le F.B.I. reçoit des lettres insensées tous les jours.

Non.

Vous vous couvrez parce que Kennedy a presque été tué dans la rue

sous la responsabilité d'Hoover.

Vous auriez dû le savoir.

Ou alors vous le saviez,

mais vous ne l'aviez pas prise au sérieux.

C'est ce qui est arrivé ?

C'est une jolie théorie.

Essayons celle-là.

Jake Amberson, Lee Harvey Oswald et Sadie Dunhill.

Trois assassins financés par les Russes,

vivant dans le même bâtiment à Dallas,

sont appelés à agir le jour où on annonce l'itinéraire du cortège de Kennedy.

Un tireur d'élite du F.B.I. arrête l'attaque.

Dans la confusion qui suit, deux des espions Russes sont tués,

mais il en reste un pour le procès.

C'est vous.

M. Amberson, Epping.

Ça n'a pas de sens. Oswald a été tué avec son propre fusil.

Je ne vais pas laisser la balistique faire obstacle à la vérité.

Les gens adorent JFK.

Les Américains doivent savoir qui accuser.

C'est une condamnation facile.

En parlant d'accusation.

Mettez-moi à la barre, je parlerai

d'Oswald et du F.B.I.

ou de quelques détails

concernant la surveillance d'Hoover sur JFK

et sa maîtresse de la mafia.

Puis on parlera de Marilyn Monroe et Bobby.

Vous espionnez bien Robert Kennedy, pas vrai ?

Vous n'arrangez pas les choses.

Regardez-moi.

Je n'ai pas essayé de tuer le Président.

Je sais. Je m'en fiche.

Agent Hosty.

Monsieur.

C'est votre supérieur ? Pile à l'heure.

Vous êtes au clair sur la suite ?

Oui.

Bien.

Qui êtes-vous ?

Et que voulez-vous ?

Je voulais juste

sauver Kennedy.

Si vous n'y retournez pas pour répondre...

Hosty.

C'est ma juridiction.

Plus maintenant.

Vous croyez que les fédéraux vont me dire comment procéder ?

Sortez d'ici !

Capitaine, monsieur, un appel pour M. Amberson.

Je me fiche qu'il y ait un appel pour M. Amberson.

Je me fiche si c'est le Président des États-Unis.

Fermez-moi ces stores.

Allô ?

Je vous passe le Président.

M. Amberson. J.F. Kennedy à l'appareil.

Les Services secrets m'ont dit

que ma femme et moi nous vous devons la vie.

- Merci. - Je vous en prie, monsieur.

La Première dame voudrait vous parler.

Très bien.

- M. Amberson. - Oui, madame.

Je ne sais pas comment dire ça, mais j'ai eu le sentiment

qu'une chose horrible aurait pu se passer, aujourd'hui.

Grâce à vous, ça n'a pas été le cas.

Oui, madame. Merci, madame.

J'ai appris que vous avez perdu votre fiancée.

Je suis vraiment désolée.

Merci.

Que Dieu vous garde.

Je vois déjà les gros titres.

"Un enseignant tue un espion et sauve Kennedy."

Ce héros américain a demandé à rester anonyme.

Dans l'altercation qui a suivi, Oswald a été tué par son propre...

Donc...

Pourquoi Oswald voulait-il tuer JFK ?

Il adorait Castro ou il travaillait pour les Russes.

Personne ne le saura jamais, je crois.

Comment avez-vous su pour la lettre ?

Vous l'avez brûlée ?

Je vous dirai si vous me le dites.

Quelque chose cloche avec vous.

Vous sauvez la vie du Président

et vous entrez dans cette gare routière pour disparaître.

J'aime mon intimité.

Loin de moi l'idée de démêler l'histoire d'un héros.

Si je le faisais, tout s'effilocherait.

Dieu sait que ce pays veut un héros.

Un héros américain

qui a sauvé la vie du Président

et apprécie son intimité.

Voilà ce que dira notre histoire.

Amberson.

Désolé pour votre copine.

C'était le chaos à Dallas alors qu'on a essayé de tuer le Président Kennedy

durant le cortège devant le Dealey Plaza.

La tentative d'assassinat a été sabotée par un citoyen local

qui reste non identifié.

Le meurtrier présumé est Lee Harvey Oswald.

Les journalistes ont parlé à sa mère, Marguerite Oswald, chez elle, à Dallas.

Lee Harvey Oswald, mon fils,

même après sa mort,

a fait plus pour son pays que n'importe quel autre être vivant.

Mme Oswald, votre fils était communiste ?

Quelle journée.

Où allez-vous ?

- Lisbon, dans le Maine. - Cinq dollars.

TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES

Je vais arranger ça, Sadie.

Je reviens tout de suite.

Qu'est-il arrivé au restaurant ?

Pardon.

Désolé de vous déranger, mais

on est en quelle année ?

En 2016.

Qu'est-il arrivé au Diner d'Al ?

- Il était juste là. - Je ne sais pas.

Donne-moi ça !

Ne me cherchez pas, enfoirés !

Attrapez-le !

Venez.

Vous vivez ici ?

Oui.

Quelqu'un d'autre vit ici ?

Non.

D'où venez-vous ?

Du Texas.

Un verre, le Texas ?

Volontiers.

Oui.

C'est fort.

C'est votre famille ?

Je crois que vous le savez.

Comment ça ?

Vous êtes revenu.

C'est vous qui m'avez sauvé avec ma famille.

En 1960.

Vous avez tué mon père.

Je me souviens de vous.

Je savais que je vous reverrais.

Mais je pensais que vous seriez bien vieux.

Vous êtes un ange ?

Non.

Non.

Juste...

Quand est-ce que tout a changé ?

Répondez juste à une chose.

John F. Kennedy

a été réélu en 1964 ?

Pourquoi voulez-vous savoir pour Kennedy ?

Comme ça.

Il a été Président deux fois.

Avant Wallace.

Wallace ?

George Wallace a été Président ?

Et le Vietnam ?

- Il y a eu une guerre du Vietnam ? - Non.

Robert Kennedy a-t-il été tué en 1968 ?

Je ne crois pas.

Le 11 septembre ?

Ça vous dit quelque chose ?

Qu'a fait Kennedy en tant que Président ?

Des choses bien ?

Vous parlez des camps ?

Des camps ?

J'ai emmené ma mère, mon frère et ma sœur

dans un camp de réfugiés de Kennedy,

en 1975.

Après les premiers bombardements, on n'avait nulle part où aller.

Mais les camps

étaient dangereux.

Il s'y est passé des choses horribles.

Ellen a été enlevée,

et Tugga a rejoint la milice à 15 ans.

Je ne l'ai jamais revu.

Quand maman est morte de la grippe,

je me suis enfui.

Pourquoi ça s'appelle les camps Kennedy ?

C'est lui qui les a créés.

Quand il n'était plus Président.

Après les émeutes

et les bombes.

Je ne comprends pas.

Je croyais que JFK aurait arrangé les choses.

Vous ne comprenez pas ce monde.

Je voulais que ce soit différent. C'est pourquoi j'ai fait tout ça.

Ma mère...

Toute ma famille...

Pourquoi nous avoir sauvés ?

Je voulais vous aider.

Votre père...

J'aurais aimé...

Qu'il ne soit pas...

qu'il ne soit pas mon père.

Oui.

Oui.

Je n'aurais jamais cru

que tout aurait déraillé à ce point.

Je dois tout remettre à zéro.

Remettre quoi à zéro ?

Tout.

Je dois partir.

Au revoir, Harry.

Je ne veux pas de problème. Je vais juste traverser.

Je ne veux pas de problème.

"Je veux juste traverser."

- Lâche-moi ! - "Lâche-moi !"

Lève-toi !

Bon sang de bois !

Sadie !

OUVERT

Bonjour.

Bonjour.

On se connaît.

Ah oui ?

Oui, vous rendez visite à vos cousines.

C'est vrai.

Vous êtes bibliothécaire,

vous adorez John Steinbeck,

vous venez de l'est du Texas

et avez été à Vanderbilt.

C'est comme ça qu'on se connaît ?

Non.

Je ne veux pas vous paraître fou.

Vous en avez un peu l'air.

Je sais.

Et vous êtes un peu sale.

Je sais.

Excusez-moi. Il est avec vous ?

Accordez-moi une minute.

S'il vous plaît, ne partez pas, d'accord ?

D'accord.

Quoi ?

Quoi ?

Tu t'es fait avoir. Tu es dans ta propre boucle.

J'ai tout remis à zéro.

Ça va être différent.

C'est ce que je me dis à chaque fois.

C'est toujours la même boucle.

Elle tourne sans cesse.

Sadie et moi, on est censés être ensemble.

Ça se termine toujours pareil.

On se noie.

Je ne vais pas faire la même chose. Je le sais.

Je ne sauverai pas JFK.

Je n'aiderai pas Harry et sa famille.

Je ne ferai rien de tout ça. Je...

Je veux juste Sadie. Je t'en prie.

- Non. - Je t'en prie.

Je l'aime. Je t'en prie.

- Je t'en prie ! - Ça se termine pareil...

Encore et encore

et encore.

Ça sera différent !

Elle mourra toujours.

Hé !

Ça va ?

Oui.

Je ne dois pas être bien.

Dites-moi comment on s'est rencontrés.

Oui.

Eh bien...

Je vous connais.

Qui êtes-vous ?

Je suis...

Je suis désolé.

Je...

Je me suis trompé.

Je suis ravie de vous avoir rencontré

ou de vous avoir vu, peu importe.

Je suis Sadie.

Je sais.

MERCI POUR CES 35 ANNÉES MAGNIFIQUES

Bien. Posez vos copies ici.

Vous allez bien, M. Epping ?

Oui, ça va.

Au revoir.

M. Epping.

Je n'ai pas eu de promotion.

Mais je voulais vous remercier

d'avoir dit un mot

pour moi.

Désolé de ne pas avoir pu t'aider.

Je suis vraiment désolé.

- Ce n'est rien, M. Epping. - Désolé.

Vous êtes quelqu'un de bien.

Désolé de ne pas avoir pu t'aider.

Vous êtes quelqu'un de bien.

UNE BIBLIOTHÉCAIRE REÇOIT LES HONNEURS DE L'ÉTAT

MAIRIE DE JODIE, TEXAS

JUBILÉ DE FIN D'ANNÉE DE JODIE

FÉLICITATIONS MME SADIE DUNHILL ! FEMME TEXANE DE L'ANNÉE !

Bienvenue aux citoyens de Jodie, et surtout à vous, anciens élèves.

J'ai le plaisir, en tant que maire et membre de la promotion de 92...

Allez, les Lions !

J'ai le plaisir de vous présenter la femme du moment,

ou devrais-je dire, la Femme de l'année,

honneur qui lui a été attribué par le gouverneur de l'État du Texas.

Mesdames et messieurs, notre Mme Sadie Dunhill !

Mme Sadie, je voudrais vous dire que nous tous dans cette salle...

Excusez-moi.

On est tous ici, car vous avez touché nos vies d'une façon particulière.

Au nom de tous, j'aimerais vous remercier.

On ne sait jamais quelle vie on influence,

ni quand ni pourquoi.

Mais je suis très reconnaissante

de faire partie de la vôtre.

Vous, les anciens diplômés de Jodie,

qui êtes là ce soir,

devez vous souvenir de Deke Simmons,

et certains se souviendront de ce petit poème

qu'il adorait.

Il en gardait des copies sur son bureau,

pour pouvoir les distribuer aux étudiants perturbateurs.

Ou aux étudiants perturbés.

Eh bien,

voici ce poème.

"Nous n'avons pas demandé cette salle

"ni cette musique.

"Nous avons été invités.

"Donc, puisque les ténèbres nous entourent,

"tournons nos visages vers la lumière.

"Endurons les difficultés

"et soyons reconnaissants de l'abondance.

"La douleur nous a été donnée

"pour être éblouis par la joie.

"La vie nous a été donnée

"pour nier la mort.

"Nous n'avons pas demandé cette salle

"ni cette musique.

"Mais puisque nous sommes là,

"dansons."

Vous m'accordez cette danse ?

Si je me souviens comment on fait.

Vous étiez étudiant ici ?

Je suis enseignant.

Quel est votre nom ?

Jake Amberson.

Ça me dit quelque chose.

Où enseignez-vous ?

À Lisbon, dans le Maine.

Tout ce chemin depuis le Maine ?

J'avais des cousines à Lisbon.

Elles étaient gentilles.

Qu'est-ce qui vous amène à Jodie ?

Vous.

Vous me faites marcher.

Je peux vous poser une question ?

Oui.

Avez-vous...

Avez-vous eu une vie heureuse ?

Eh bien,

je fais des choses qui comptent.

J'aime tous ceux qui sont dans ma vie.

J'ai un chien.

J'ai vécu des moments difficiles,

mais oui.

Oui, je suis très heureuse.

Pourquoi me demandez-vous ça ?

Vous semblez le mériter.

Je suis si content que vous soyez là.

Je jurerais...

que je vous connais.

Qui êtes-vous ?

Quelqu'un que vous connaissiez dans une autre vie.

Traduction : Luc Kenoufi

French

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