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Original subtitles

Connaissez-vous le chemin pour Kolbin ?

J'ai �t� s�par� de mon r�giment � Darmstadt.

Avez-vous de l'eau potable ?

J'ai tr�s soif.

De l'eau pure des montagnes.

Merci, je...

J'aimerais vous parler.

Vous ne m'avez pas dit au revoir, ni m�me bonjour.

Ce n'est pas une trahison de me parler.

Je suis un soldat las et d�sabus�.

Vous �tes la seule vision agr�able que j'ai eue en 7 mois.

Allez-y, c'est bon de rire.

- Attendez ! Votre nom ? - Je m'appelle H�l�ne.

Venez, je veux vous montrer quelque chose.

Attendez ! O� allez-vous ?

H�l�ne, que se passe-t-il ?

Reposez-vous. Vous �tes en s�curit� ici.

Buvez, pour reprendre des forces.

L'aide est rare dans cette for�t, acceptez-la quand on vous l'offre.

Cet oiseau

m'a attaqu�.

Vous vous trompez. Elle est inoffensive.

Tendez votre bras.

Elle a seulement l'air dangereux.

En fait, elle est tr�s affectueuse, ce qui est tr�s rare.

Eloignez-la !

Quel dommage !

Toi, tu l'aimais bien, n'est-ce pas ?

Voici Gustav.

Il vous a amen� ici.

Il a nourri votre cheval.

O� est H�l�ne ?

Elle est l�.

Pas l'oiseau, la fille. O� est la fille ?

Il n'y a pas de fille.

Bien s�r que si. Je l'ai vue, elle m'a parl�.

Vous deviez �tre fatigu� de votre longue route,

vous avez s�rement r�v�.

Gustav,

as-tu d�j� vu une fille ici ?

Gustav imagine parfois des choses.

S'il pouvait parler, on verrait

que son esprit est tordu.

C'est la volont� de Dieu, de donner

et de reprendre.

La seule beaut� de cette for�t,

c'est H�l�ne.

J'ai cru que vous vous �tiez noy�e.

Vous existez vraiment !

Je commen�ais � croire que...

Qui �tes-vous ?

Attendez, c'est dangereux.

Des sables mouvants.

La fille voulait me tuer.

Elle ne sait pas ce qu'elle fait. Elle n'a pas de volont� propre.

Elle est folle ?

Poss�d�e.

Elle a besoin de votre aide.

Comment puis-je l'aider ?

Le ch�teau du Baron von Leppe.

Vous l'y trouverez.

Je dois me taire, c'est dangereux. Trouvez Erik, il sait.

La route est longue et plus s�re de jour.

Si vous partez maintenant, vous rejoindrez votre r�giment

- ce soir. - O� est Gustav ?

Pourquoi le cherchez-vous ?

Je veux qu'il me montre o� est le ch�teau du Baron von Leppe.

Personne n'y vit plus depuis des ann�es.

D'ailleurs, Gustav est parti pour quelques jours.

Et si vous me montriez le chemin ?

Pourquoi vous int�ressez-vous au Baron ?

Ce n'est pas ce que j'ai dit.

Mais la fille que j'ai suivie et � qui j'ai parl�

vit l�-bas, je crois.

Vraiment ?

- Il n'y a pas de fille. - Balivernes !

Vous la reconnaissez, non ?

Je trouverai le ch�teau seul.

Attendez !

N'y allez pas. J'ai dit la v�rit� :

il n'y a pas de fille.

Vous vous m�lez de choses qui d�passent votre compr�hension.

- Partez tant que vous le pouvez. - Je veux la trouver.

Ne dites pas au Baron que je suis ici.

Bonjour !

Y a-t-il quelqu'un ?

C'est moi, Andr�.

Au nom du gouvernement fran�ais,

je vous ordonne d'ouvrir cette porte.

Veuillez m'excuser, je priais et ne pouvais vous entendre.

Pourtant, j'ai fait du bruit � r�veiller les morts.

Le gouvernement fran�ais ?

J'ai vu de nombreux uniformes de mon temps.

Que peut bien vouloir un soldat fran�ais par ici ?

D'abord, un abri. Permettez-moi de me pr�senter :

Lieutenant Andr� Duvalier, 5e R�giment de Chasseurs.

Baron Victor Friedrich von Leppe.

Vous trouverez un meilleur abri � l'auberge du village.

Merci, mais j'en ai assez des auberges villageoises.

Vous ne voudriez pas indisposer un officier fran�ais.

Entrez.

Ce que vous voyez, Lieutenant,

ce sont les restes d'une noble maison.

Des reliques, les fant�mes de gloires anciennes.

Un noble h�ritage est source de fiert�.

Malheureusement, nous l'avons oubli� en France.

Votre nom, Duvalier, votre famille...

Mon p�re �tait le Comte Duvalier,

jusqu'au matin o� sa t�te tomba dans un panier,

Place de la Concorde.

D�sol� de r�veiller de douloureux souvenirs.

Vous devez avoir froid. Du cognac ?

- Avec plaisir, merci. - Asseyez-vous.

Stefan ?

Du cognac pour notre invit�.

Puis-je vous demander qui �tait la jeune femme � la fen�tre

avant que vous ne veniez � la porte ?

La jeune femme ? Vous devez vous tromper.

Non, je l'ai vue.

Une brune aux yeux noirs, dans la vingtaine.

Je ne doute pas que vous croyiez avoir vu quelqu'un, mais...

Je suis en pleine possession de mes facult�s.

Permettez-moi de vous montrer quelque chose.

Il ne faut pas croire tout ce que voient vos yeux.

Est-ce la fille que vous croyez avoir vue ?

C'est elle !

Avant que vous ne continuiez,

examinez le tableau de pr�s, la signature et surtout, la date.

1786 !

C'�tait il y a 20 ans. Incroyable. C'est la m�me fille

et elle n'a pas chang�.

Elle est morte depuis 20 ans.

Excusez-moi,

mais elle est tr�s active pour un fant�me.

Vous parlez de la Baronne von Leppe.

- Ma femme. - Je ne voulais pas vous offenser.

La ressemblance n'�tait peut-�tre pas aussi frappante.

- La fille � la fen�tre... - Lieutenant Duvalier,

les seuls occupants de ce ch�teau sont Stefan et moi-m�me.

Vous �tes le premier visiteur

depuis le d�but du si�cle.

Bien s�r, Baron.

Stefan vous montrera votre chambre.

Eh, vous l�-bas !

Je descends, attendez-moi !

Ouvrez cette porte.

Vous m'entendez ?

Ouvrez cette porte ou je tire.

Je suis pass� par la chapelle, il ne m'a pas vu.

Il est �trange, on dirait qu'il n'a pas peur.

Qu'il parte imm�diatement.

- Et si ce n'�tait pas un voyageur ? - Pourquoi dites-vous �a ?

Il a pu entendre des choses au village.

C'est un soldat. Il n'�coute pas les ragots.

L'important est qu'il parte au plus vite.

- Je m'en occupe, Monsieur. - Mais, de son plein gr�.

T�moignez-lui le respect d� � son rang.

- Pas moins. - Je comprends, Monsieur.

Devez-vous aussi d�ranger les morts ?

Si je d�range, mon h�te m'en informera.

Pourquoi �tes-vous ici ? Que voulez-vous ?

Vous �tes en proie � la confusion,

vous �tes le serviteur, moi, je pose les questions.

C'�tait un lieu de culte. Les objets sacr�s ont �t� retir�s ?

Le Baron l'a exig� quand son �pouse

est d�c�d�e.

- Et c'est devenu sa tombe ? - Non, l'entr�e de sa tombe.

La crypte est en dessous, sous le cimeti�re.

C'est scell� depuis 20 ans.

C'est faux.

C'�tait ouvert hier soir, la fille est pass�e par l�.

Le Baron vous l'a dit : il n'y a pas de fille.

Nous verrons. Allons aux �curies, je veux voir mon cheval.

Un moment, Monsieur.

Je voulais vous le dire, votre cheval est parti.

- Il a d� s'enfuir cette nuit. - Impossible.

Vous mentez. Pourquoi ?

Je ne mens pas.

Ecoutez-moi bien,

j'en ai assez de tous ces mensonges.

La vieille femme, le Baron, maintenant vous...

- La vieille femme ? - Taisez-vous ! Et mon cheval ?

Je vais vous en chercher un autre au village.

Croyez-moi, je ne veux pas vous emp�cher de quitter ce ch�teau.

Vous �tes press� de vous d�barrasser de moi.

Craignez-vous que je ne d�couvre quelque chose au sujet d'Erik ?

Erik ?

Il y a donc un Erik, ce n'�tait pas un mensonge.

Ne vous m�lez pas de cette histoire.

Ne vivent ici, qu'un vieil homme et ses souvenirs.

Je vous en prie, laissez-le en paix !

- Vous vous joignez � moi ? - Non merci, Baron.

Je viens des �curies. Mon cheval est parti.

- Votre cheval est parti ? - Je crois qu'il a �t� vol�.

Impossible !

La porte �tait peut-�tre ouverte et il s'est enfui.

Cela arrive.

C'est exact, mais j'exige certaines explications.

Je dis bien : j'exige !

Comment osez-vous me parler sur ce ton !

Je ne veux pas �tre brutal, mais je veux des r�ponses.

Pourquoi avez-vous d�croch� le portrait de la Baronne ?

Pour le restaurer.

L'humidit� endommage les pigments.

Vous manoeuvrez bien, Baron.

Comment expliquez-vous les violons et la fille dans la chapelle hier ?

- Vous l'avez revue ? - Vous avouez qu'il y a une fille.

Ilsa ? Est-ce son nom ?

Je vous en prie, laissez-moi en paix.

Si je pars maintenant, je reviendrai avec une compagnie

et je fouillerai le ch�teau de fond en combles, c'est clair ?

Tr�s clair.

Qu'est-il arriv� � la Baronne ? Sa mort fut-elle violente ?

- Oui ! - Comment est-elle morte ?

Vous ne m'�pargnez rien.

Il y a 20 ans, je n'�tais pas le m�me homme.

Cette terre, ce domaine �taient prosp�res. Nous vivions heureux.

Ma 1re �pouse �tait morte depuis quelques ann�es, j'�tais seul.

Un jour, j'ai vu Ilsa au village.

Une paysanne qui �tait venue vivre avec sa m�re.

J'aurais pu la prendre,

comme les nobles ont toujours pris les paysannes...

Mais je l'aimais.

Elle est devenue la Baronne von Leppe.

Aussit�t apr�s je fus mobilis�.

Une r�bellion dans une province polonaise.

Je fus parti presque un an. Une fois les combats finis,

je me h�tais de rentrer

aupr�s de ma jeune �pouse.

Personne n'�tait au courant de mon retour.

Je l'ai surprise dans sa chambre, elle n'�tait pas seule.

Elle s'est moqu�e de moi.

Elle m'a dit que son lit n'�tait pas pour moi.

Je l'ai tu�e de mes propres mains.

Et son amant ?

Stefan s'en est occup�.

Plus tard, j'ai dit qu'elle �tait d�c�d�e d'une maladie.

Personne ne sut qu'elle m'avait trahi,

ni comment elle �tait morte.

Sauf Stefan.

Cela fait 20 ans que je n'ai pas quitt� ce ch�teau.

J'y vis seul avec...

le souvenir de l'acte horrible que j'ai commis cette nuit-l�.

C'est ma p�nitence.

Et maintenant, que croyez-vous ?

Que le fant�me d'Ilsa est venu vous d�livrer ?

- C'est �a ? - Oui.

Depuis quand cet esprit vient-il au ch�teau ?

Cela a commenc� il y a 2 ans.

J'�tais terrifi� la premi�re fois, mais maintenant,

j'attends nos rencontres avec impatience.

Encore une question.

Qui d'autre que vous a vu l'esprit ?

Stefan ?

Vous me croyez fou.

Je ne sais plus ce que je crois.

N'oubliez pas : vous l'avez vue aussi.

Peut-�tre sommes-nous tous les deux fous ?

Ilsa ?

Le nom me para�t �trange face � la mer.

C'est ton nom. T'en souviens-tu ?

Mon nom est H�l�ne.

- La vieille femme me l'a dit. - Elle ment.

Elle m'a appel�e de la mer.

Tu dois repartir. Ton �me est perturb�e.

Repartir ?

Aupr�s d'Erik ?

A la mer.

Seulement quand la mer entrera dans la crypte.

Nous y reposerons ensemble, sous la mer.

C'est mal. Il ne faut pas le faire Ilsa.

Je dois ob�ir � la vieille femme.

Le Fran�ais peut t'aider, Ilsa.

Andr� ?

La vieille femme appelle.

Elle te pr�vient Gustav : ne t'en m�le pas.

Elle n'a �t� que trop patiente, mais c'est fini !

Esprits des t�n�bres,

que l'esprit d'Ilsa p�n�tre

dans cette forme mortelle.

H�l�ne, deviens ce que tu n'as jamais �t�.

Esprit d'Ilsa, vois � travers ces yeux,

parle � travers ces l�vres, selon mes ordres.

Alors, tu seras d�livr�e

de ton tourment.

Tu deviens forte.

Tr�s forte.

Bient�t tu auras la force

d'ex�cuter ma vengeance.

Vengeance.

Et les forces des t�n�bres te d�livreront,

carje leur ai promis une grande r�compense.

Bonjour.

Qui �tes-vous ?

C'est moi qui pose les questions.

Vous m'invitez, bien s�r.

Que voulez-vous de moi ?

Vous �tes dans la propri�t� du Baron von Leppe.

Il est interdit aux villageois

d'y vivre.

- Depuis quand �tes-vous ici ? - 2 mois seulement.

Je reviens d'un village, o� vous n'�tes pas inconnue.

Vous vivez ici depuis plus de 2 ans.

Votre nom est Catherina. A Kolgan, vous �tiez connue pour...

certaines pratiques.

On vous nommait ''Catherina l'h�r�tique'', la sorci�re.

C'�taient des idiots.

Pourquoi vivez-vous ici ? Que voulez-vous ?

Je n'ai pas d'argent, et c'�tait le seul endroit habitable.

Alors, je m'y suis install�e.

O� avez-vous trouv� la fille ?

Il n'y a pas de fille.

Je l'ai vue, assise sur cette chaise.

- Il n'y a pas de fille ! - Je sais ce qu'elle est.

Vieille sorci�re, je sais ce qu'elle est.

Ecoutez-moi bien :

j'ignore ce que vous voulez, je n'entends rien � votre magie,

mais si vous n'�tes pas parties d�s cette nuit,

je vous tuerai de mes propres mains et je br�lerai

cet endroit.

Savez-vous qui vivait ici ?

Vous le savez ?

Erik.

Le Fran�ais est-il parti ?

- Non. - Pourquoi ?

Il refuse. Il ne partira pas de son plein gr�.

Il le doit. Mes ordres �taient clairs.

Personne ne sait qu'il est ici. S'il n'arrivait jamais � Kolbin...

- Sugg�rez-vous que... - C'est le seul moyen.

Je ne peux l'approuver.

J'ai suffisamment mauvaise conscience,

pour ne pas tuer un homme qui ne m'a jamais nui.

Que savez-vous de ses intentions ?

Voulez-vous qu'il se prom�ne dans la crypte ?

La crypte ne vous concerne pas.

Aidez-moi.

Andr�.

Venez � moi. Venez � moi, Andr�.

J'ai besoin de vous.

O� �tes-vous ?

Que signifie cette intrusion ?

Je suis navr�, j'ai cru entendre des voix.

Et cela vous autorise � entrer dans ma chambre

sans �tre annonc� ?

Excusez-moi, Baron.

Stefan est all� vous chercher un cheval au village.

Vous nous �viteriez bien des soucis si vous partiez d�s son retour.

Sans aucun doute, Monsieur.

Ilsa ?

Vous faites bien, Lieutenant.

Le Baron se comporte souvent de fa�on �trange,

mais la mort de la Baronne fut un grand choc pour lui.

Je crains qu'il ne s'en remette jamais.

Je comprends tout � fait.

Dites-moi, Stefan...

Si je le peux.

Qui est Erik ?

Apr�s la guerre, le Baron surprit sa femme avec un autre.

Erik �tait cet autre.

Attendez ! Attendez !

Elle vous a vu.

Elle vous aime.

Vous devez l'aider.

La nuit...

son �me s'�l�vera pour �tre d�livr�e.

Allez-y !

Je vous attends depuis si longtemps.

Je vous cherchais pour vous aider.

Mais vous errez dans d'�tranges endroits.

Vous �tes vraiment l�.

Bien s�r.

Et je ne vous quitterai plus jamais.

Jamais ?

La nuit venue,

j'ai froid.

Mes bras et mes �paules sont glac�s.

Je n'aime pas la nuit.

Je veux en �tre lib�r�e.

Vous �tes libre.

Seulement ici.

- Dans ce lieu sacr�. - Non.

Partout, avec moi.

Il faut partir avec moi maintenant.

Je ne peux pas.

Pas avant...

Avant quoi ?

La crypte.

Elle doit �tre d�truite, et les morts avec.

Ne parlez plus des morts. Vous �tes avec moi, d�sormais.

Je suis poss�d�e par les morts.

Vous �tes bien vivante. Qui vous dit tout �a ?

Les morts.

A Paris, ils cherchent � d�couvrir la nature de l'esprit humain.

Je vous y emm�nerai.

- Des docteurs vous d�livreront... - Des morts ?

Les morts ne peuvent vous atteindre de leurs tombes.

Partons d�s � pr�sent.

Non, j'ai peur.

La nuit.

Il n'y a rien � craindre.

Vous voyez ! L'amour n'a peur de rien.

Oui, Andr�.

Je vous aime.

Alors, venez avec moi.

Attendez ici.

Tout va bien.

Ilsa, mon amour.

Tu n'es pas seule.

Je suis l�, avec toi.

Bient�t, je viendrai te rejoindre dans le sommeil �ternel.

Stefan inondera la crypte

et nous enfermera ensemble avec notre amour.

Ilsa.

Pourquoi ne me parles-tu pas ?

Je suis l�, Victor.

Je t'attendais.

Mon amour.

Tu sais ce que tu dois faire.

Je ferai tout, mais ne me demande pas �a, je t'en conjure.

Tu le dois, ou nous ne pourrons jamais �tre ensemble.

Je ne peux pas, je n'ose pas.

Regarde-moi, Victor.

Pourquoi me tourmentes-tu ainsi ?

Tu dois le faire, Victor !

Alors seulement, nous serons ensemble.

Alors seulement.

Je ne peux pas.

Je n'ose pas.

Mon �me serait damn�e pour l'�ternit�.

Laissez-moi voir qui vous �tes r�ellement.

Repartez ! Vous ne devez pas !

L�chez-moi !

Qui �tes-vous ?

O� �tes-vous ?

Qui �tes-vous ?

H�l�ne !

- Y a-t-il un docteur au village ? - Ce n'est pas sa chair qui souffre.

D'ici un jour ou deux, il retrouvera ses esprits.

Nous ne pouvons qu'attendre.

Le Baron dit que vous �tes avec lui depuis la campagne de Pologne.

C'est exact.

Vous �tes donc dans ce ch�teau depuis 20 ans.

Vous devez en conna�tre les moindres recoins.

Il revient � lui.

Non, il g�mit souvent pendant ses crises.

Allez chercher vos cl�s. Je voudrais voir la chapelle.

La chapelle ?

Oui, si cela ne vous d�range pas.

Les charni�res sont rouill�es.

- Avez-vous un levier ? - Oui, suivez-moi.

Qu'y a-t-il ?

Cette lumi�re.

C'est dans la chambre de la Baronne.

Elle est scell�e depuis le drame.

Le Baron n'y entre jamais.

Venez avec moi.

- O� est la cl� ? - Seul le Baron l'a.

Non, Lieutenant !

Si le Baron apprend que nous sommes entr�s...

La Baronne avait un enfant ?

Je ne sais pas. Je ne crois pas.

Vous ne m'�pargnez rien.

Baron, je peux tout expliquer.

Stefan !

Prenez cette arme.

Raccompagnez ce monsieur hors du ch�teau.

S'il r�siste,

tuez-le.

Lieutenant.

Mon amour, mon amour...

Je suis l�.

Je suis las.

Mon �me aspire au soulagement.

Il n'y a qu'un moyen.

La loi de Dieu l'interdit.

Tu seras pardonn�.

Si je pouvais en �tre s�r.

Prends ta vie comme tu as pris la mienne.

Que tes mains te d�truisent,

pour nous unir � jamais.

A jamais !

Plus de tourment, Victor.

A jamais.

Je le ferai, Ilsa.

Je le ferai.

Si vous revenez au ch�teau, je n'h�siterai pas � vous tuer.

- O� est-elle ? - Laissez-moi !

Pourquoi me mentir � propos de la fille ?

Appelez-la.

C'est trop tard. Cette nuit, il se damnera.

En ce moment, elle le m�ne � sa perte �ternelle.

Vous la contr�lez, comme cet oiseau.

Comment ?

- Par mesm�risme ? - Vous perdez la t�te !

Pourquoi ? R�pondez ou je vous brise le cou.

Pour me venger du Baron von Leppe.

Elle le poussera au plus impardonnable des p�ch�s :

le suicide !

Pour quelle faute ? Que vous a-t-il fait ?

Il a tu� mon fils,

Erik.

Erik �tait votre fils ?

Cette nuit, le Baron paie de son �me la vie d'Erik.

Elle a parl� de d�truire la crypte.

Trop tard.

Il ne faut pas...

- O� est le Baron ? - Il s'est enferm� dans la crypte.

- Erik est veng�. - Comment �a ?

Elle a utilis� la fille pour que le Baron se suicide.

- Pourquoi ? - Elle croit qu'il a tu� son fils.

Elle n'a jamais su que c'�tait vous.

Que dites-vous ? Il a tu� mon Erik ?

Erik est son fils ?

Assassin !

Tout n'�tait que mensonge.

Le Baron les a surpris et a tu� sa femme.

Mais dans la bagarre, ce n'est pas Erik qui est mort mais le Baron.

- Il a tu� le Baron. - Alors, Erik est vivant ?

Depuis 20 ans, il est le Baron.

Il en est � la fois l'esprit et le corps.

Dans son esprit, il est le Baron.

La crypte ? Elle lui a dit de l'inonder.

Ils vont tous deux mourir.

Inonder la crypte ? Comment ?

Un tunnel relie la crypte � la mer.

Suivez-moi.

Il l'a ferm�e de l'int�rieur.

Continuez, je vais tenter d'entrer par la chapelle.

J'aurai peut-�tre besoin de vous.

Je ne peux pas entrer dans la maison de Dieu !

J'ai d�j� pass� un pacte avec l'Autre !

Ilsa, mon amour.

Cette fois, c'est pour toujours.

Maintenant...

J'attends.

Fais vite !

Maintenant, Victor,

que la mer nous recouvre � jamais.

Nous allons nous retrouver, Victor.

Ensemble avec notre amour, ici sous la mer.

Viens � moi mon amour.

Soul�ve le voile.

Regarde-moi.

Vois comme je t'attends impatiemment.

Que m'as-tu fait ?

Je te damne, comme tu m'as damn�e.

Ce qui en moi t'aimait est l�,

pourrissant dans un cercueil.

Regarde-la !

Regarde ce que tu m'as fait et meurs avec cette vision.

Pourquoi m'as-tu fait �a ?

Je suis l'esprit d'Ilsa

que ton p�ch� a livr� aux forces des t�n�bres.

Maintenant, en leur donnant ton �me immortelle,

je serai libre,

Erik.

Vous �tes hors de danger.

C'est fini.

Vous comprenez ?

Vous �tes enfin libre.

Libre ?

Andr�.

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