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Cassez-vous, les chinetoques !
Cassez-vous, les chinetoques !
Cassez-vous, les chinetoques !
DEHORS, LES CHINOIS
Rentrez chez vous, putain !
Remontez sur ce bateau !
Bienvenue, mes fr�res.
Je m'appelle Wang Chao.
Votre nouvel employeur,
Lao Ting, vous souhaite la bienvenue � San Francisco.
Lao Ting collabore �troitement avec les Am�ricains.
Dehors, les chinetoques !
Travaillez dur, respectez la loi
et vous serez riches quand vous repartirez.
Pr�sentez vos papiers aux agents de l'immigration.
C'est Lao Ting qui a financ� votre voyage.
Vous rembourserez votre dette les 4 premiers mois.
Puis vous deviendrez riches.
D�gage, toi !
Ils puent !
Ouvre ton sac, toi !
Comment ils font, ces porcs, pour supporter leur propre odeur ?
H�, le chinetoque.
Tu pues, tu sais ?
Te barre pas quand je te parle, le chinetoque !
Merde, il va bouffer le riz plein de terre.
Tu fais quoi, l� ?
J'ai faim.
Touche pas � �a.
Arr�te.
Touche pas � �a !
Qu'est-ce qu'il veut ?
Tu d�fends ton petit camarade ?
Je te cause, le brid�.
Il pige que dalle.
Ouais, ben, il va falloir qu'il apprenne vite.
S'il me r�pond pas, sa jolie chemise va se retrouver couverte de sang.
Je recommencerais pas, si j'�tais vous.
Le brid� parle anglais !
Merde, alors ! Recommence.
Dis quelque chose.
J'ai pas parcouru la moiti� du globe sur ce foutu bateau
pour amuser des gros cons de Blancs.
Voil�, j'ai dit quelque chose.
Et parce que tu parles anglais, tu peux m'insulter ?
Avouez que �a aide.
Je vais le remettre � sa place !
Tu crois pouvoir me battre ?
C'est pas �a, la question.
Ah ouais, et c'est quoi ?
Demandez-vous plut�t si vous tenez vraiment � le savoir.
Petit enfoir� !
Vous m'emmenez o� ?
Je te fais une fleur.
Tiens ta langue. Je m'occupe de tout.
Alors, tu parles anglais ?
Mon grand-p�re �tait am�ricain.
Garde �a pour toi, c'est clair ?
Salut.
Quoi de neuf, Chao ?
C'est qui, cet oignon ?
C'est pas l'oignon de base.
Fais-moi confiance, il est vraiment dou�.
Je l'ai vu corriger trois gorilles de l'immigration.
Il est vif. Il les a pulv�ris�s.
Sans d�conner ? Trois d'un coup ?
Ce type-l�,
il est surentra�n�.
�a t'int�resse ?
- Il vient d'arriver ? - Aujourd'hui m�me.
Tu sais qui on est ?
Tenue noire et rouge : les Hop Wei.
Trois gorilles ?
Je pense pas, non.
J'imagine qu'on te paie pas pour penser.
Putain, t'as dit quoi ?
C'est un oignon qui pique !
�a me pla�t.
M�me tarif ?
C'est le nouveau ?
Chao dit qu'il sait se battre.
Chao peut �tre casse-couilles, mais...
il s'y conna�t en la mati�re.
- Comment tu t'appelles ? - Ah Sahm.
- D'o� tu viens ? - De Fo Shan.
- Qui t'a entra�n� ? - Sifu Li Qiang.
La guerre couve entre les tongs.
Si tu sais te battre, on t'embauche.
Jun va t'installer. Demain, on verra ce que tu as dans le ventre.
Ah Sahm !
Est-ce que je descends tout juste d'un bateau ?
Pardon ?
Je te demande
si c'est moi qui descends tout juste d'un putain de bateau.
Non, c'est pas vous.
Non, c'est pas moi.
Moi, je suis le chef du tong le plus puissant de Chinatown.
Et toi,
t'es un crevard de Chinois parmi 25 000 autres
que j'ai achet� pour le prix d'une bouteille de vin !
Je te le rappelle, au risque d'enfoncer une porte ouverte :
t'es qu'un putain d'oignon !
Et un putain d'oignon, avant de me tourner le dos,
il a plut�t int�r�t � me saluer.
Un petit conseil : sois poli avec Jun p�re.
Il a toujours un balai dans le cul ?
Oui. Et je le sais, puisque c'est mon p�re.
Merde.
�coute, c'�tait pas un manque de respect.
Ah bon ? Moi, j'ai l'impression que c'�tait tout � fait �a.
Non, je...
Je te fais marcher !
Pas sur le fait que c'est mon p�re. �a, c'est vrai.
Je suis le fils d'une putain et du boss de Chinatown.
C'est un miracle que je sois beau gosse.
�coute.
Jun p�re peut se montrer vache, parce qu'il en a chi�.
Il s'est battu contre les Anglais
pendant les guerres de l'opium, � Shanghai.
Une jonque avec deux canons pourris contre un vaisseau de guerre rosbif.
Il a nag� jusqu'� eux et il les a trucid�s � l'�p�e !
Bref, il a peut-�tre pris un coup de vieux,
mais il faut pas le faire chier.
- Pig� ? - Pig�.
Voil� le r�glement.
T'es pas marqu� au fer, tu sors pas.
Si tu veux pisser ou chier, les chiottes sont dans le couloir.
Repose-toi. Tu commences demain.
Merde...
Un gar�on charmant...
- M. l'agent ! - Bonsoir.
Bonsoir.
Au secours !
Ils vont nous tuer...
Monsieur !
Arr�tez !
Posez �a, je vous le demande.
Arr�tez-vous !
Bonjour.
Bonjour.
Merci.
Vous ne mangez rien ?
Si je vous laisse d�p�rir, j'aurai affaire � votre p�re.
Buckley ! Qu'est-ce qui vous am�ne ?
Bonjour, monsieur le maire.
Madame Blake.
Comment vont les jeunes mari�s ?
Un souci ?
Je vous en prie.
Deux Chinois ont �t� assassin�s, sur Howard Street.
Oui, et ?
Ils travaillaient sur le chantier de Merriweather.
Deux brutes du syndicat les ont tu�s � coups de marteau.
- Mon Dieu ! - Merde ! Des journalistes ?
Non, mais suite � l'arrestation, �a va vite fuiter.
Enterrons �a.
Il faut se faire oublier de Sacramento.
Oui, par piti�, occultons ces meurtres.
Les affaires d'�tat, ma ch�re, ne vous concernent en rien.
Mais un rien m'inqui�te.
- Des gars de Merriweather ? - Du chantier de Broome.
Bon sang ! Il va vouloir �tre d�dommag�.
Allons-y.
Ce sont des �tres humains, et le gouvernement les d�daigne.
Attention, ma ch�re. Vous �tes mari�e au gouvernement.
Deux hommes ont �t� arr�t�s.
Ils ont d�j� un casier pour des d�lits mineurs.
Ils sont en garde � vue.
On peut les faire inculper
avant que les journalistes aient fini leur petit d�jeuner ?
Ce matin, le tribunal est charg�.
Je compte sur vous.
Bonjour, messieurs.
Merriweather va piquer une crise ! Nous lui devions notre protection.
Le syndicat grossit et le ch�mage ne cesse d'augmenter.
Leary veut en d�coudre.
Bonjour, quel plaisir !
Ce n'est pas Leary qui va financer ma campagne !
C'est certain. Mais la situation ne fait qu'empirer.
Avant, ils cognaient les Chinois, maintenant, ils les assassinent.
Et les assassinats peuvent compromettre une r��lection.
Tout comme Leary et les Irlandais.
Allez voir Merriweather et calmez-le avant...
qu'il ne se f�che.
Trop tard.
Monsieur Merriweather !
Vous �tes bien matinal.
Je vous en prie !
Un th� ? Un caf� ?
Ou quelque chose de plus cors� ?
Non, merci.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Vous m'aviez promis une protection, Blake. Ces ma�ons �taient dou�s !
Il en arrive par bateaux entiers.
Lymon, qu'attendez-vous de moi ?
Mes hommes surveillent les sites, mais Chinatown, c'est votre travail.
J'ai 250 000 citoyens et seulement 75 policiers...
Trouvez une solution !
Et vite.
�a vaut mieux pour vous aussi.
Le voil� !
Bill, vous connaissez M. Buckley ?
Bien s�r. Comment allez-vous, M. Buckley ?
Alors, c'est vous qui commandez, � Chinatown ?
En gros, oui.
Le maire veut d�dier une brigade � Chinatown.
Et j'aimerais que vous la dirigiez.
Je devais �tre transf�r� ailleurs bient�t.
Personne ne conna�t Chinatown comme vous.
Quatre hommes devraient suffire, et vous-m�me.
Sauf votre respect,
c'est tr�s risqu� et il y a peu de perspectives d'�volution.
- Il n'y aura pas de volontaires. - Mais vous �tes leur sup�rieur.
De la part du maire.
F�licitations, sergent ! Chef.
- Il raconte des conneries ! - �videmment, c'est un politicien.
Blake doit prot�ger les entrepreneurs
tout en durcissant le ton avec les Chinois.
Bill, c'est l'occasion de monter en grade sans faire de l�che.
Alors, je dois trouver quatre hommes ?
J'ai d�j� fait le tri.
Mc Leod, Harrison, Stone et Keller ? C'est une blague ?
Je vous perds d�j�. Pas question de gaspiller d'autres bons �l�ments.
Keller, un ancien opiomane, � Chinatown ?
Un autre, alors, mais pas trop comp�tent.
C'est une id�e de merde !
C'est que de la poudre aux yeux, Bill. Donnez-leur du spectacle !
L'�tat contre Morgan et Davis.
Assassinat.
Que plaide la d�fense ?
Ils sont innocents, M. le juge.
Ils n'auraient m�me pas d� �tre arr�t�s.
J'ai d�pos� une requ�te en irrecevabilit�.
Il n'y a aucun t�moin du crime pr�sum�.
M. le juge,
l'un des agents va t�moigner.
- Est-il pr�sent ? - Pr�sent, M. le juge.
Quel est votre nom ?
Agent Richard Henry Lee.
Et vous �tes pr�t � t�moigner pour l'accusation ?
Oui.
Bien. Allons-y.
M. le procureur, peut-on fixer une date de proc�s ?
Oui, M. le juge.
Le 14 ?
Parfait.
Bien. Je vous remercie.
Va pas te blesser.
Change-toi. Je t'attends dehors.
On peut se faire du bl� dans la protection ou les paris.
Mais l'opium,
c'�tait le gros lot !
On a construit toute une fili�re.
On arrosait les ports des deux c�t�s.
Et puis, �a a merd� c�t� chinois.
Un type aurait entub� un pote du neveu de l'Empereur.
Du coup, on s'est retrouv�s sans marchandise.
Long Zii s'est empar� du march�.
- C'est le jeu, pas vrai ? - Oui.
Non !
On va reprendre le business et les crever !
Quoi ?
Je ne vois que des hommes, ici.
Et les femmes ?
Tu poses enfin la question !
Suis-moi. Je vais te pr�senter des poules.
Pose ton bol, on y va !
Un oignon emm�ne rarement sa bonne femme avec lui.
Alors, la plupart des femmes ici ont �t� achet�es en Chine.
Salut !
- �a va ? - � merveille.
Il y a des maisons closes sur Waverly,
mais on n'y trouve que des laiderons.
Ah Toy n'a que l'�lite.
C'est une collectionneuse de chattes de luxe !
On parle de moi ?
Ah Toy !
- Jun fils. - Bonsoir.
- Comment va ton p�re ? - Tr�s bien, merci.
Tant mieux.
- � qui ai-je l'honneur ? - Ah Sahm.
- Il vient d'arriver. - Tout frais d�barqu�.
Comment �a va, au pays ?
Famine, r�volution... les emmerdes habituelles.
Tu es venu pour faire fortune ?
Ou �viter de me faire buter.
Bonne chance !
Alors, vous �tes l� pour faire des affaires ?
Ou pour faire vos affaires ?
Tu me connais.
Insatiable Jun !
Son coeur palpite autant que sa queue.
D�ner...
et dessert.
L'une d'elle vous pla�t ?
Elles sont toutes l� ?
Aucune de ces filles n'est � votre go�t ?
Je cherche quelqu'un.
Elle a d� arriver il y a 2 ans.
Elle s'appelle Xiaojing.
Xiaojing ?
�a ne me dit rien, pourtant, je les connais toutes.
Laissez-vous tenter par Zhang Yan.
Croyez-moi,
elle vous fera oublier celle que vous cherchez.
Au travail, mesdemoiselles.
Ces enfoir�s de politiciens et leurs potes entrepreneurs
saignent le pays � blanc !
Je suis venu ici comme vous,
pour bosser dur,
nourrir ma famille,
avoir une vie meilleure.
Puis ils m'ont dit : "Dylan,
"tu vas te battre pour nous."
J'y suis all�.
On �tait 150 000 Irlandais � faire la guerre de Lincoln
contre d'autres Am�ricains et d'autres Irlandais.
J'ai tu� des hommes qui le m�ritaient pas.
Et j'ai vu mes fr�res mourir.
Mais on a gagn�.
On a lib�r� ces putains d'esclaves.
Que Dieu les b�nisse.
Mais ils sont pas rentr�s en Afrique, non.
Ils sont venus dans le Nord pour nous voler nos boulots, merci !
Et maintenant, ils font venir des Chinois.
Parce que tous ces richards pour qui on s'est battus
refusent de nous payer d�cemment.
Et j'ai compris un truc.
Nos dirigeants arr�teront jamais de faire venir des larbins
pour les payer moins cher.
Ce qu'ils savent pas,
c'est qu'il y aura un prix � payer.
Au final, �a va leur co�ter leur putain de pays !
On s'est battus pour ce pays, notre sang a coul�.
Aujourd'hui, on va le sauver de sa propre perte.
Et s'il faut d�clencher une autre guerre civile, tant pis !
Les Chinois doivent d�gager.
Les Chinois doivent d�gager !
C'est quoi, ce bordel ?
Connard ! Tu sais qui je suis ?
Que faites-vous ? L�chez-le !
Les Long Zii ne sont pas les bienvenus.
- C'est lui qui cherche Xiaojing ? - Non !
C'est moi.
Viens avec nous.
Merci, mais si je su�ais des queues, je serais pas dans un bordel.
Soit tu viens de ton plein gr�, soit on te fout dans un sac !
Quoi qu'il en soit, tu viendras parler � Long Zii.
Je ne connais pas Long Zii,
mais il peut parler � mon cul.
Alors, on t'a embauch� parce que tu sais te battre.
Pas pour mon sens de la r�partie.
Tu es tr�s dou�.
Mais tu as des progr�s � faire.
C'est pour �a que vous m'avez balanc� ?
Moi ?
Vous ou l'une de vos filles.
C'est pareil.
H�, le petit nouveau, tu viens d'arriver.
Attends un peu avant de croire que t'as tout pig�.
Je suis peut-�tre un novice, mais...
je sais quand je me fais baiser.
Tu t'es fait baiser
parce que tu as d�voil� ton jeu devant des putes.
On n'est pas en Chine,
mais � Chinatown.
On ne donne pas cher de notre peau, ici, alors il faut t'adapter.
Tu comprends ?
Si je dis oui, �a mettra un terme � cette conversation ?
Tu n'es pas un tueur comme les autres.
Tu n'es pas venu pour te battre au sein des Hop Wei.
Il te faut une personne de confiance.
Une personne qui n'appartient � aucun tong.
Et cette personne, c'est vous ?
�a se pourrait.
- Vous ne me connaissez pas. - Non.
Et c'est bien dommage.
Alors...
Xiaojing ?
Je ne sais pas qui c'est.
Merci pour votre aide, vraiment.
Mais je sais...
qu'un autre l'a demand�e, il y a un an.
Il a �t� tu� le jour m�me.
Qui est-elle ?
Je vous le dirais bien, mais...
on m'a conseill� de ne pas d�voiler mon jeu devant des putes.
Ah Sahm...
Confucius a dit :
"Un homme dans un bordel n'a le droit de juger personne."
Confucius n'a jamais dit �a.
Lui, non, jamais.
Vous le savez peut-�tre, le maire m'a demand� de constituer une unit�
charg�e de surveiller Chinatown.
Harrison.
McLeod.
Stone.
Il reste une place.
Un volontaire ?
Ne nous impose pas �a !
Bill, c'est un coup � choper la syphilis !
Je vous demande pas d'y baiser, juste d'y patrouiller.
Fait chier !
- Agent Lee, c'est �a ? - Oui, sergent.
Je vous �coute.
Je me porte volontaire.
Vous avez un accent ?
Je viens de Savannah, en G�orgie.
Voil� qui doit vous rendre populaire, ici.
Votre anciennet� ?
Environ 6 semaines.
- Je bosserai pas avec un Sudiste ! - La ferme, Stone.
Enfoir�s de conf�d�r�s. On aurait d� vous pendre par les couilles !
Bien dit.
Il n'y a aucune gloire � rosser un homme saoul.
Mais un jour, tu seras sobre.
Et ce jour-l�, s'il pla�t � Dieu, je ferai de toi de la marmelade.
Calme-toi, Stone !
T'as fini ?
Oui ou non ?
Oui.
Fiston,
j'ai rien compris � ce que t'as dit,
mais c'�tait bien envoy�.
T'es engag�.
La loyaut� avant tout.
Ouais, mon fr�re !
Alors...
d'o� tu viens, d�j�, de Caroline du Nord ?
De G�orgie, sergent.
Un p�quenaud !
Et pourquoi t'es parti ?
� cause de la guerre.
Elle a pris fin quand t'�tais gosse.
En fait, la guerre continue pour ma famille.
Mes deux fr�res ont �t� tu�s � Gettysburg.
J'ai combattu � Gettysburg.
Deux nonnes p�dalent dans une rue pav�e sous la pluie.
L'une dit : "J'ai jamais �t� aussi mouill�e !"
Et l'autre lui r�pond :
"�a doit �tre les pav�s !"
Agent O'Hara !
Pardon, sergent O'Hara.
F�licitations !
Une brigade � Chinatown,
de nouveaux uniformes, bravo.
Voici l'agent Lee.
Il est avec moi. On peut y aller ?
Bien s�r.
Ferme la porte.
�a alors !
Cinq couteaux de chasse, aiguis�s.
Cinq fourreaux en cuir de grande qualit�.
Cinq matraques lest�es.
Et pour vous, sergent, deux poings am�ricains, offerts.
Emballe tout �a.
C'est pour quoi faire ? On a des revolvers.
6 balles, 25 000 Chinois. Fais le calcul.
Cet homme vend des armes aux tongs. Il faut l'arr�ter, non ?
M'arr�ter, moi ?
Moi, ami de la police !
Demandez � Bill, il vous dira.
C'est vrai, Chao. Toi, t'es ami avec tout le monde !
Pourquoi on n'embarque pas ce type ?
Oublie tout ce que tu sais, fiston.
Ce sera pas un gros effort.
Vous �tes libres.
Qui a pay� notre caution ?
Merci, M. Leary.
Merci, M. Leary.
Votre caution �tait de 15 dollars chacun.
On s'est tous cotis�s, alors, je vous d�conseille de vous enfuir.
- Vous inqui�tez pas. - Le flic !
Le Sudiste. Il pourrait nous faire condamner.
Vous faites profil bas, pig� ?
Le flic, je m'en occupe.
F�licitations.
Les affaires marchent bien !
Qu'est-ce que tu fous ?
Je les ai vus devant la boutique.
Je voulais savoir ce qu'ils fabriquaient.
T'es trop novice pour t'aventurer ici.
C'est leur planque ?
La maison de Long Zii. On est sur son territoire.
D�fense d'entrer, tu saisis ?
Viens, on se barre.
Et voil�.
Tu sais, ton jeune poulet...
Lee.
J'en ai rien � branler de son nom !
Qu'il aille pas t�moigner, compris ?
Ce serait une mauvaise id�e pour lui,
pour toi...
pour nous tous.
Monsieur Leary ?
Quoi ?
Y a un gars qui veut tenter sa chance.
D'accord. Emm�ne-le.
C'est � partager.
Venez vous mettre � l'abri.
Tout a �t� organis� selon vos d�sirs.
Bonsoir.
Et bonsoir � toi.
Je cherche Xiaojing !
C'est toi, l'oignon qui a combattu mes gars ?
Qui est Xiaojing pour toi ?
Je vous retourne la question.
Pourquoi la cherches-tu ?
Je le lui dirai quand je la verrai.
�a n'arrivera pas.
Je n'ai pas d�moli ces oignons empot�s en arrivant.
Mais je pourrais le faire en partant.
Sei Lang Chai !
�a suffit !
Laissez-nous.
Xiaojing.
Que fais-tu l� ?
Je suis venu te chercher... pour te ramener chez nous.
Tout est rentr� dans l'ordre.
Sun Yang est mort.
Et notre p�re ?
Je suis d�sol�.
Sun Yang l'a fait tuer quand tu es partie...
- Ne rejette pas la faute sur moi ! - Non.
C'est ta faute.
Tout est ta faute !
Sun Yang t'aurait fait tuer si j'avais refus� de l'�pouser !
Et je t'en suis reconnaissant.
Il m'a battue.
Il a abus� de moi.
Pas qu'une seule fois.
R�guli�rement.
Tu n'�tais pas l�, alors.
Et voil� qu'aujourd'hui,
le grand guerrier Ah Sahm traverse l'oc�an
pour sauver sa pauvre et fragile petite soeur !
Xiaojing, je t'en prie...
Je m'appelle Mai Ling.
Xiaojing, la jeune paysanne na�ve, est morte dans le lit de Sun Yang.
Ta place n'est pas ici.
Si, justement, ma place est ici.
Tu es la putain des Long Zii.
Je ne suis pas une putain !
Je r�ve !
�a ne veut rien dire.
Si tu le crois, tu es toujours aussi b�te !
Va-t'en.
Va-t'en !
J'ai entendu du chahut.
Ce n'�tait rien.
Juste quelques Hop Wei ivres qui s'agitaient.
On les a chass�s.
Tout le monde est agit�.
Cette tension entre les tongs est inqui�tante.
Il faut que j'aille voir Jun p�re.
Laisse-le venir � nous.
C'est nous qui avons bris� l'accord.
Chinatown �tait 10 fois moins �tendu lorsque vous avez conclu cet accord.
Il serait absurde de continuer � le respecter.
Mai Ling... qui eut cru que tu �tais une telle peau de vache ?
Toi.
Nous vivons une �poque dangereuse pour tous les Chinois.
Nous ne pouvons pas nous faire la guerre.
Organise une entrevue.
Je vais contacter Jun p�re.
Qu'y a-t-il, Mai Ling ?
Un whisky.
Tout de suite !
L'oignon qui pique !
J'ai entendu dire que tu �tais d�j� marqu� au fer rouge.
Tu es tr�s dou�.
Tu pourrais te faire plein de fric si tu �tais malin.
C'est quoi, votre nom, d�j� ?
Wang Chao.
Faites gaffe, Wang Chao. Vous m'avez d�j� vendu une fois.
J'ai pas empoch� grand-chose.
Vous voulez empocher davantage ?
Aidez-moi � rentrer...
au pays.
Tu es devenu un Hop Wei.
Et �a veut dire que tu ne peux plus rentrer.
Ils te tiennent.
Alors, le petit nouveau veut d�j� tout plaquer ?
Le petit nouveau a eu une journ�e de merde.
Garde une chose en t�te.
Une pierre ne peut �tre pr�cieuse sans polissage
et un homme ne peut �tre parfait sans �preuves.
Parole d'homme ivre !
Bon.
F�licitations.
Connard.
Ne juge pas un homme � son comportement dans un bar.
Alors, cette Xiaojing ?
On dirait que tu l'as retrouv�e.
J'ai retrouv� Mai Ling.
Vous le saviez.
Je le sentais.
Vous auriez pu me pr�venir.
Qu'est-ce que �a aurait chang� ?
J'aurais appr�ci�.
Je crois que tu m'appr�cies d�j�.
Suis-moi.
Je sais ce qu'il te faut.
C'est de l'opium ?
Non.
C'est mon m�lange d'herbes. �a va te soulager.
C'est ma soeur.
Tu veux qu'on en parle ?
Non, vraiment pas.
Alors parlons d'autre chose.
Tu n'as pas touch� � Zhang Yan, hier soir.
Tu pr�f�res les hommes ?
Je peux arranger �a.
Non, je pr�f�re les femmes qui ont le choix.
Il n'y a qu'une fille dans cet �tablissement
qui ne vend pas son corps.
Nous devions nous voir la semaine prochaine.
Long Zii aimerait voir Jun p�re.
Il veut faire la paix.
La paix serait une entrave � mes plans et aux v�tres.
J'en suis bien consciente.
Tr�s bien. Vous pourrez r�cup�rer la marchandise demain.
Parfait.
N'oubliez pas que je peux vous exclure
du trafic d'opium comme je vous y ai fait entrer.
Si le vieil homme honore l'accord...
La paix n'aura pas lieu.
Brave petite.
Pas un mot � ton p�re.
Bonne nuit !
�coute.
Tu prends cette mixture.
- Tu m'�coutes ? - Ouais.
Tu prends ces baies et tu les �crases, d'accord ?
Et tu t'�tales �a sur la pine.
Tu veux que je me tartine la queue ?
Tu te l'�tales sur la queue, �coute.
Et l�, tu peux tenir toute la nuit !
C'est quoi, ce bordel ?
Adaptation : Muriel Blanc-Pignol pour Lylo
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