All language subtitles for Traffic.Miniseries.Part.2.(2004).DVDRip.Z2.FR

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Original subtitles

Je pensais que nous étions cousins.

Quand nous avons escaladé la montagne, nous l'étions.

Mais à la descente...

- Allô. - Carole McKay, je vous prie.

- C'est moi. - C'est Phil, de S&H Construction.

- Salut. - Êtes-vous bien installée ?

La nouvelle maison est bien ?

- Ça va, oui. - C'est pour votre date de commencement.

Ouais. Je voulais vous demander...

J'ai besoin de quelques jours de plus, avant de commencer.

On s'était entendus pour le 28.

- Je sais que je me suis engagée. - On a un échéancier.

Il fallait un inspecteur sur le chantier...

- Je comprends. - ... mais on a bien voulu patienter.

Je comprends tout à fait.

Quand on tombe en excédent ici,

cela crée des problèmes avec la centrale.

- J'y serai. - J'espère que ça ne vous gêne pas.

- Il n'y a aucun problème. Merci. - À demain.

J'ai le pavot.

J'ai plus de fusils que toi. Tu n'as rien.

- Tu as besoin de moi. - De toi ?

Tu as trahi ton clan, personne ne peut t'aider ici.

Tu es seul.

- Tu vois ? - Je vois.

S'il te plait. Tu vois ?

Je vois.

Tu vois.

Bien.

On a du travail à faire.

Je vais quand même vous dire ce que j'ai.

J'ai une équipe des Forces spéciales de l'autre côté de la crête, là-bas.

Je ne vous l'ai pas dit, ça.

Ils se positionnent pour mettre ce lieu sous surveillance.

J'ai oublié de vous le dire. Mais ne vous inquiétez pas,

car ils sont juste là pour guider l'arrivée des F-16.

Avec leurs viseurs laser.

Ils sont braqués en plein sur cette grotte.

Deux F-16, unités à bombes guidées, en route.

1000 kg d'explosifs brisants.

Combien de temps nous reste-t-il ?

Il reste 35 minutes de temps de vol. C'est très peu de temps.

- Où étais-tu ? - Sorti.

- Avec cette fille ? - Ouais.

J'ai trouvé ça aujourd'hui, sur la chaise.

- C'est à toi ? - Non.

- Bon, c'est à elle alors ? - J'en sais rien.

- Je regardais cette émission. - Ça m'est égal. Réponds-moi.

Je sais pas. Peut-être.

C'est juste de l'herbe. Même si c'est à moi, est-ce si grave ?

- Non, mais il faut que je le sache. - Parce que papa est agent fédéral ?

Parce que je t'aime, je suis ta mère, je ne veux aucune drogue dans la maison.

Tu sais quoi ? Appelle papa, tout de suite.

Dis-lui qu'une fille qui fume de l'herbe m'a rendu visite.

C'est tout ce qu'elle fait ? Que sais-tu à son sujet ?

- Appelle-le ! - Réponds-moi. Je peux pas l'appeler.

- Il ne prend aucun appel en ce moment. - C'est ça, oui.

C'est comme l'autre fois. Tu m'as rien dit, mais je savais.

On ne va pas se séparer. D'accord ?

- C'est pas ce que tu penses. - C'est quoi, alors ?

Tu sais pas où il se trouve, ce qu'il fait,

quand il revient.

Non. Je lui fais confiance.

- Confiance ? - Ouais.

Confiance, maman ?

Les gens qu'il trahit, ils lui font confiance, non ?

Il est doué pour duper les gens...

Il est porté disparu, d'accord ?

Je ne sais pas où il est, il est injoignable,

parce que personne ne sait où il se trouve.

Ils sont là depuis trois jours, à surveiller cette grotte.

Pourquoi nous ont-ils laissés entrer ?

Ils nous ont laissés entrer,

mais ils ne nous laisseront pas sortir.

Tu sais comment ça marche ?

Les lasers guident les bombes jusqu'à la cible,

c'est-à-dire exactement où se tient ce type, dans le cas présent.

Tu as besoin de moi. Si tu me tues, nous sommes tous morts.

Si je vis, la plupart d'entre nous ont une chance de s'en sortir.

Quoi ?

Tu penses que je mens ?

Qu'il n'y a personne dehors ?

Je t'en prie.

Tu me crois maintenant, cousin ?

O. K.

On doit les contourner. Je suis le seul à savoir comment sortir.

On a 30 minutes.

Ils ne feraient pas sauter la grotte avec un Américain.

Personne sait que je suis là.

Je suis seul. Regarde-moi. J'ai acheté ça chez JCPenney, d'après toi ?

Ils nous prennent pour des Talibans venus voir la grotte.

Une équipe de six hommes surveille la grotte depuis trois jours.

Deux F-16 avec unités à bombes guidées.

On a 30 minutes. Qu'est-ce qu'on fait ?

On trouve une autre issue.

Que veux-tu ?

Voilà deux mois, tu as aidé à organiser une expédition.

C'était quelque chose de particulier. Il fallait y porter beaucoup d'attention.

Ton associé ne t'a pas dit de quoi il s'agissait.

Pour toi, c'était juste un autre jour de paie.

Tu devais l'expédier par la route de l'héroïne,

traverser les montagnes, en camion et en mule,

puis par chaland jusqu'à Karachi, ensuite par cargo.

Dis-moi où se dirige ce cargo.

Je dois en connaître la destination finale.

Non, j'étais un intermédiaire. Numéro deux.

Je ne connais pas cette information.

Bon d'accord, tu es un intermédiaire.

Nous allons donc tous mourir. Bon, O.K.

C'est tout.

Est-il blessé ?

Je n'en sais rien. Ça se peut. Tout se peut.

Mais ton père sait se débrouiller.

Depuis quand le sais-tu ?

Depuis deux jours.

Et tu me le dis maintenant.

Je ne voulais pas te le dire.

J'espérais répondre au téléphone et entendre sa voix. Je suis désolée.

Vois-tu,

certains de ses collègues ne croient pas à un enlèvement.

Ils pensent qu'il a orchestré sa disparition,

qu'il collabore avec des gens malhonnêtes.

J'ai perdu ma femme, ma fille. Ma petite fille.

On est juste ceux qui vont à la rencontre du bateau.

On ne sait pas toujours ce qu'il y a dedans. On nous appelle, on part.

Des fois, ce sont des colis.

D'autres nuits, des clandestins.

- Des personnes. Des êtres humains. - Ouais. Des personnes. Bon.

On les mène en lieu sûr. Un véhicule attend.

Après ça, ce n'est plus de nos affaires.

Comment un bateau peut couler comme ça ?

Les eaux sont dangereuses par ici.

- Un très gros navire peut couler. - Sans avis ? Sans rien ?

Je suis désolé pour votre famille.

Qu'a-t-il de si particulier, ce chargement ?

Tu risques nos vies, pour ça ?

- Ton ex-associé travaillait pour Al-Qaida. - Non.

Quelques kilos d'héroïne, des étrangers clandestins, la variole.

Qu'est-ce que ça change ?

Du moment que tu as les contacts et les circuits...

- La variole ? - Ouais.

Volée dans un ancien labo russe, en Ouzbékistan.

Une cellule Al-Qaida l'a échangée contre de l'héroïne.

Trois étages. Brique, planchers de bois.

Regarde ces immeubles. Ils sont magnifiques.

Je connais cet immeuble.

C'est celui-ci qui a coûté 5 000 000 $, à toi et ton associé ?

Ils ont saisi l'hypothèque.

Impossible. On a vendu 15 appartements.

Ça nous en laisse un paquet sur les bras,

et on a pas l'argent pour terminer les rénovations.

J'ai voulu assainir les rues, mais je n'ai pas pu.

J'ai appelé la mairie, ça n'a rien donné.

Ils se disent :

"C'est tous des toxicos. Ils ne valent pas la peine."

Ouais, mais si quelqu'un entreprenait

de faire un truc bien dans le quartier...

L'assainir.

Je ne fais que te montrer la propriété.

Tu ne pouvais pas le faire toi-même ?

Que coûte un bidon d'essence ?

Tu connais les rues, tu sais à qui parler.

Y en n'a pas pour plus de 2 000 $, 3 000 $ à nettoyer ça.

Ça vaudrait des millions. Pense au potentiel.

C'est un magnifique immeuble.

Ouais, c'est moi. C'est fait.

Promettez-moi une chose.

Quand on retrouve ce Tchétchène,

je veux m'occuper de lui, aussi.

Ouais. D'accord. Salut.

- Salut. - Heureux de vous voir.

Moi aussi.

Comme vous savez, nous avons de graves problèmes.

Les services sanitaires ont voulu nous fermer le mois passé, là on doit payer plus.

Et on fait face à une clause pénale qui va nous ruiner.

- Êtes-vous bien installée ? - Oui. Ça prend du temps.

- Vous avez un fils, non ? - Oui, il a 15 ans.

Ça lui plaît, Seattle ?

Dites-lui qu'il pleut une fois par an.

De janvier en décembre.

- Pourquoi es-tu à la maison ? - Ça me tentait pas d'aller à l'école.

Tu n'es pas le seul, mon pote.

Alors, ça va ?

Ça va. Et toi ?

- Ouais. Ta mère est là ? - Non, elle est partie travailler.

Ta mère est très jolie.

Elle est absolument superbe. Ton père ?

- Ouais. - Il a l'air bien.

C'est un père qui aime l'escalade, le parachutisme, l'aventure ?

- Oui. - Mon père ne fait que glander.

- Remets ça à sa place. - Il ne bouge pas du canapé.

Un gros mollasson.

- Il mange, regarde la télé... - Replace-le.

- Je ne veux pas que tu y touches. - D'accord.

Qu'est-ce que tu veux faire, aujourd'hui ?

N'allume pas ça ici. Je ne veux pas de ça ici.

- Qu'est-ce qui te prend ? - Ça ne va pas bien, aujourd'hui.

- Je ne suis pas d'humeur. - Qu'y a-t-il ?

J'ai appris que mon père avait disparu. Il est peut-être mort.

- Il est mort ? - Ouais. Personne sait rien.

Attends. Attends un peu. Du calme.

Qu'est-ce qui se passe ? De quoi tu parles ?

Je ne comprends absolument rien, rien du tout.

Ton père fait quoi dans la vie ? Qu'est-ce qu'il fait ?

Tu veux savoir ce qu'il fait ? Il travaille aux stupéfiants, vu ?

C'est son boulot.

Ça te va ? Tu veux toujours être mon amie ?

- Je dois y aller. - Tu pars ?

- Ouais. - T'es plus mon amie ?

- Pourquoi t'as rien dit ? - Que je dise quoi ?

Je me défonce chez toi. Je...

Ton père travaille aux stupéfiants.

O.K. Je dois y aller.

Pourquoi tu fais ça ?

D'accord.

Je veux connaître la destination.

L'Europe

ou les États-Unis ?

Je veux connaître la destination.

C'est tout.

Il nous reste peu de temps.

Je ne joue pas à la politique.

Bon, d'accord.

Mais c'est la politique qui va nous réduire en cendres.

Il manque deux balustrades ici. Il faut une clôture.

D'accord.

Attachez ces câbles dès que possible.

On s'en occupe. C'est tout pour le rez-de-chaussée et cet étage ?

Il y a la tranchée que j'ai vue tout à l'heure.

Des spirales de raccord mal nouées, sur l'échafaudage.

Il faut s'en occuper avant mercredi.

- On s'en occupe sans tarder. - Veuillez m'excuser, un instant.

Bonjour.

Et si Mike a orchestré sa propre disparition ?

- Et si c'est vrai ? - Qu'est-ce que ça peut bien prouver ?

Même les gens avec qui il travaille ne savent pas où il se trouve.

Pourquoi il ferait ça ?

À moins de penser que quelqu'un parmi eux l'avait trahi ?

Disons qu'il a orchestré le tout. Pour se donner une longueur d'avance.

Ça se peut, non ?

Pas un truc du jour au lendemain. Un truc planifié dans les moindres détails.

Attends. C'est un champ de mines.

- Regarde le panneau. - Marche avec moi. Suis-moi.

Lentement. Arrête.

Au travail, j'enquête sur les accidents. Une jambe cassée, un échafaud effondré.

Je cherche les causes, les effets, je tire les conclusions.

Que veux-tu dire ?

On a posé des micros, on m'a suivie.

Et aucune réponse claire.

Quelqu'un sait où se trouve Mike.

Quelqu'un a peur de ce qu'il essaie d'apprendre et essaie de le dissimuler.

Je crois que la clé est au sein des stupéfiants.

Isler ?

Pas d'issue.

D'accord.

Conteneur standard.

Expédié de Karachi à Sulawesi.

Quel est son numéro de série ?

Non. Je n'ai pas cette information.

Où se dirige-t-il ?

- Tu sais comment sortir d'ici ? - Oui.

Où se dirige-t-il ?

Vers les États-Unis.

- Sur quelle côte ? - Ouest.

Quel port ?

J'en veux, de ça.

Ouais, tu en auras tant que tu veux.

Le nom du port.

Seattle.

MYSTÈRE DE LA PÉNINSULE OLYMPIQUE 3e cadavre sur le rivage

Brigade des Stupéfiants

On doit se rendre jusqu'à la prochaine crête et s'accroupir.

C'est-à-dire si on survit à la sortie de la grotte.

Comment on fait ?

Il faut user d'une tactique militaire fort sophistiquée, qui s'appelle "P.U.S."

Quand je donne le signal,

on "pique un sprint".

Enculé. C'est ça, ton plan ?

C'est plus dur d'atteindre une cible mobile.

Il y a un angle mort à droite. Si on bouge vite et bas,

- quelques-uns parmi nous y arriveront. - Quelques-uns ?

Leur vraie tâche n'est pas de nous tuer.

C'est de guider l'arrivée des bombes.

Sur vos gardes ! Mouvement ! Vers le tunnel !

Déposez les armes !

Allez au tunnel !

Préparez-vous ! Ils arrivent !

Bon. Allons-y.

Déposez les armes !

Continuez !

Allons-y !

- Attention à la voiture. - Oui.

Salut. Comment ça va ?

Vous cherchez mon père ?

Upi.

- À l'intérieur. - Quoi ?

- À l'intérieur. - Bon.

Que fais-tu ici ?

Eh bien ?

Que veux-tu ?

Fiche le camp, vu ? Sinon j'appelle la police.

Tu es demeuré ou quoi ?

Fiche le camp !

Je connais des gens. Pigé ?

Rentre dans la maison.

Je t'ai dit qu'on ne parle pas aux inconnus.

Je pensais que c'était un ami à toi.

Le bar ne sera pas donc pas à mon nom ?

As-tu déjà été contrôlé par les impôts ?

Le fisc se prend pour la Gestapo.

Le bar sera à ton nom, peut-être ?

On se sert d'une entreprise prête-nom sans aucun lien avec toi.

Qu'est-ce que tu veux, alors ? Comment vas-tu en tirer parti ?

Je veux établir un service financier

avec un seul client : toi.

Je veux te donner les outils nécessaires pour diriger ton entreprise comme il faut.

Pour laisser le fisc loin derrière.

L'argent se cache derrière la distribution.

Je n'ai pas besoin de savoir ce que tu expédies, ni à qui.

Il me faut juste un ordinateur, un fax, un bureau,

une nouvelle voiture,

et te voilà dans le 21e siècle.

Marché conclu ?

Allô.

Oui. C'est moi.

Aucune interruption.

Le Tchétchène s'est encore pointé.

Il est venu me voir, il m'a menacé.

Vous lui avez parlé ?

En face, oui.

Il est désespéré, maintenant. Il n'a plus rien à perdre.

Il est très dangereux, dans son état actuel.

Que lui avez-vous dit ?

Je me suis dit : "Il ne partira pas, peu importe ce que je lui dis."

Je me suis dit : "Je vais lui faire croire que je peux l'aider."

Que lui avez-vous dit ?

Ce que je lui ai dit ? Rien.

Que puis-je lui dire ? Je sers juste d'intermédiaire.

Mais je me suis dit :

"Si je prends les dispositions pour qu'il vienne, lui faire croire

"qu'il saura ainsi ce qu'il veut savoir,

"qu'il parlera à celui qui organise l'expédition,

"peut-être prendra-t-il le risque."

Vous n'avez pas dit mon nom.

Non. Bien sûr que non.

Si j'arrive à lui faire croire que j'en ai assez,

que j'abandonne, voyez-vous,

peut-être quand il viendra à 15 h,

à 15 h, quand il viendra ici, voyez-vous,

on pourra s'en occuper.

Vous avez fait exactement ce qu'il fallait.

Oui. Merci.

- J'ai pensé... - Assurez-vous d'être avec lui à 15 h.

Oui. Bien sûr. Je suis désolé de vous avoir dérangé.

N'utilisez plus cette ligne.

On vous apportera un appareil sûr.

Je ne veux pas que vous m'appeliez d'une autre ligne.

- Compris ? - Oui. Bien sûr.

Excellente idée. Très bien.

Ne vous inquiétez pas. On fera affaires longtemps, vous et moi.

Oui.

Allô ?

- Tu connais l'Ingénieur ? - L'Ingénieur ?

Non.

Un fabricant de bombes arabe, un génie.

Voitures piégées, bombes suicide,

pièges explosifs, un vrai spécialiste.

Israël l'a pourchassé pendant des années.

Mais personne n'arrivait à le prendre.

Une vraie anguille.

Et puis,

quelqu'un trouve une idée.

Pourquoi pas lui passer un coup de fil ?

C'est arrangé.

Ils seront là à tout moment, pour répondre à vos questions.

Tout ce que vous voulez savoir.

Venez. Dans le bureau.

Ouais ?

Pourquoi n'appelez-vous pas un taxi ?

Une minute.

Oui ?

- Allô. - Bonjour. Ici la police de Seattle.

Votre nom et votre adresse, je vous prie.

Allô ?

Puis-je avoir votre nom et votre adresse ?

Allô ?

On ne bouge plus !

Au sol !

Par terre ! Tout de suite !

Au sol !

Levez les mains !

- Montrez vos mains ! - Je suis américain.

- Mike McKay. - Par terre !

Je suis citoyen américain.

Alors, qu'est-ce qu'on a ?

- Talibans américains. - Stupéfiants.

Je suis des stupéfiants.

Je travaille pour le gouvernement américain.

J'ai des infos concernant une éventuelle attaque terroriste,

par la route de l'héroïne.

Je sais pas ce qu'on vous a dit, l'ami.

En tout cas, y a beaucoup d'héroïne ici.

Activez-vous !

C'est confirmé ?

Ils l'emmènent à l'instant,

avec le trafiquant qu'il a relâché de l'hôpital de la base.

Ça promet.

J'ai des infos concernant une attaque terroriste

contre les U.S.A.

Il y a un conteneur transportant la variole en direction du port de Seattle.

Si vous ne vous taisez pas, personne ne croira ce que vous dites.

D'accord.

Supprime mon nom du bar.

Mets la maison au nom de quelqu'un d'autre.

Fais de moi un homme légitime.

Et ne réponds pas au téléphone à moins de savoir qui est au bout du fil.

Tu me donnes ces numéros de conteneurs ou quoi ?

Tu va rester là à rien faire ? Tu joues à quoi ?

Tu sais ce qu'on fait dans mon pays ?

On trafique le pavot et on se bat.

Je crois que ça te plairait.

Je ne veux que rentrer chez moi, prendre une douche chaude,

être avec ma femme.

Je regarde vos films d'Hollywood.

John Wayne, Clint Eastwood.

Vous avez l'Ouest et maintenant, vous voulez ça, aussi.

Écoute-moi, il te reste peu de temps ici.

Donne-moi les numéros du conteneur, car si on nous sépare, je pourrai t'aider.

Non, tu te fous de la variole.

C'est comme un sport, un jeu, pour toi.

- Tu es là parce que tu le veux. - Non.

Non. Je t'en prie. Dis-moi. Qu'est-ce qui t'attend, aux U.S.A. ?

Ta famille ? Tu penses vraiment que c'est ce que tu veux ?

- Donne-moi les numéros. - Combien de temps

avant de les quitter de nouveau ? Combien ? Deux jours ? Deux semaines ?

Je regarde ton visage. J'ai raison.

Écoute-moi.

On va m'expédier aux U.S.A., mais toi, cousin,

tu porteras pour toujours l'enseigne Al-Qaida.

Tu veux passer 20 ans de vacances à Guantánamo Bay ?

Tu veux aller dans un pays du tiers monde,

pour y être interrogé à leur manière ?

Tu ne veux pas ça. Non.

On est au paradis ici, comparé à ça.

Mais si tu me donnes les numéros, je pourrai t'aider.

Il faut me faire confiance.

- Te faire confiance ? - Oui.

Tu prends l'avion pour les U.S.A. et tu m'oublies.

Pourquoi je devrais te faire confiance ?

T'ai-je menti ?

Tu n'as que moi.

8654-64328.

- 8654-64328. - Oui.

Cousin.

Salut.

Personne n'a appelé.

Ça va ?

Ouais.

Tu n'as plus à t'inquiéter, mon amie ne remettra plus les pieds ici.

Comment ça ?

Je lui ai dit ce que papa fait dans la vie.

- Tu sais bien qu'il ne faut pas le dire. - Je l'ai dit.

Et je lui ai dit qu'il a disparu.

Je ne sais plus. J'aimerais que ton père ait un emploi normal,

qu'il rentre chaque soir jouer au basket avec toi.

- C'est pas de ça que je parlais. - Attends. Je t'en prie.

- Tu l'aimes bien, cette fille ? - Elle s'appelle Angie, Maman.

Ouais. Je l'aime bien. Pas mal, oui.

Je suis désolée. Je m'inquiète, j'y peux rien.

Sais-tu ce qu'elle fait ? Elle a peut-être de vrais problèmes.

Elle les a peut-être résolus, Maman.

Comment tu peux dire ça ?

Elle se drogue, oui, mais ça la rend pas nécessairement méchante.

Elle te plaît mais tu n'en es pas responsable.

Je n'ai pas dit ça.

On devrait la foutre en prison. C'est ce qu'on fait de nos jours...

Je n'ai pas dit ça. Je ne voulais pas dire ça.

Allô.

On a trouvé Mike. Il rentre. On le ramène directement en avion.

Oh mon Dieu !

Ton père va rentrer. Est-il sain et sauf ?

Oh mon Dieu.

Dieu merci. Ton père est revenu.

Le voici !

Vous vous rendez compte qu'on laisse les gens vivre comme ça ?

C'est quoi, ici ? Le tiers monde ?

Fichez le camp !

Arrêtez ça ! Que faites-vous ?

Laissez-moi tranquille !

Lâchez-moi !

Mais lâchez-moi !

Laissez-moi tranquille !

Non !

Nous y voilà.

- Jusqu'ici j'aime bien. - Merci.

Par ici, je vous prie.

Il me faut environ 100 mètres carrés, mais j'aimerais pouvoir agrandir.

Vous aimerez ce que j'ai pour vous.

- Super. - Que faites-vous dans la vie ?

Je suis conseiller financier, spécialisé dans les clients à revenu élevé.

C'est très privé. Tenez, prenez ma carte.

- Voilà. - Merci.

- Nous y sommes. - Oui.

- Après vous. - Merci. Par ici, je vous prie.

Et les lignes T1 ? Sont-elles installées ou...

Il y a des lignes T1, la surveillance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7,

le service de conciergerie,

le parc de stationnement réservé,

le club de gym, les restos gourmets et une vue imprenable, comme vous voyez.

Si vous cherchez l'immeuble par excellence pour faire affaires,

il s'agit de la meilleure propriété des états du nord-ouest.

J'adore.

Brigade des Stupéfiants Seattle, Washington

- Allô, oui. - C'est moi. Où est-il ?

On te le ramène dès qu'on peut.

- Puis-je le voir ? - Peut-être dans une heure ou deux.

- Il est sain et sauf ? - T'inquiète.

Il est juste fatigué après son vol.

J'aimerais lui parler.

Allons. Tu connais la procédure. Tu ne peux pas lui parler maintenant.

Que se passe-t-il ?

Elle est là ?

C'est pour ça que tu ne peux pas parler ?

J'arrive.

Non, ce n'est pas une bonne idée.

Je dois juste le voir. J'arrive.

Est-ce que ça va ?

Je ne sais pas. J'y vais pour voir.

TOUT VISITEUR DOIT SE PRÉSENTER ICI

- Mettons ça au clair et tu pourras rentrer. - D'accord.

J'essaie d'élucider les rapports entre la route de l'héroïne

et l'infrastructure globale du terrorisme qui s'est développée depuis dix ans.

Je crois qu'il y a une quantité de variole en chemin vers la ville.

Elle est peut-être déjà au port de Seattle.

Tu disparais avec un trafiquant, tu engages ta propre armée

et tu pars en montagne, tout contact rompu ?

Il fallait faire ainsi.

On te retrouve en possession de plus de 10 000 000 $ d'héroïne.

Il me fallait de quoi négocier.

Tu décides ça de toi-même, sans même consulter ton propre partenaire.

Je ne voulais pas t'entraîner dans cette affaire, en cas d'échec.

Voici le numéro de série du conteneur :

8654-64328.

Si j'ai raison, il contient assez de variole pour entraîner des milliers de morts ici,

et bien plus à l'échelle nationale.

Un cargo peut être déchargé en moins d'un jour.

Le lendemain, le conteneur peut être n'importe où.

Mike, ce qu'on sait pour l'instant,

c'est que tu as pris ce mec et que tu l'as aidé à piquer 10 000 000 $ en héroïne.

Tu as failli compromettre une opération multi-agences et détruire le tout.

- Pour une bonne raison. - Tu n'as rien pour le prouver.

C'est ce qui contrarie la brigade, moi aussi, franchement.

Y a-t-il quelque chose dans mon dossier qui laisse entendre

que je vous trahirais dans cette affaire ?

Ce sont des choses qui arrivent. C'est déjà arrivé.

À Kaboul, on interroge le mec qui t'a aidé.

Il dit que tu l'as recruté pour l'héroïne, c'est tout.

Tu ne lui as rien demandé au sujet de la variole. Il n'en sait rien.

Peut-être ne veut-il pas se faire coller l'étiquette Al-Qaida.

- Tu dois faire mieux que ça. - Écoute ça, tu veux ?

Te souviens-tu du début ? Le trafiquant qu'on a tiré du fossé ?

C'était lui, le trafiquant que j'ai pris : Walid.

Tu remets ça au mec à Dubaï

et il te remet 500 000 $.

Pas de transferts, pas de paperasse, aucune traçabilité.

On devient tous riches. Ça va passer comme une lettre à la poste.

- Qu'en dites-tu ? - Oublies ça.

Qu'en dis-tu ?

Il y a 500 000 $ qui t'attendent.

Mais lui ne voulait rien savoir.

Il fallait que je me casse illico.

Mais là, le type dit quelque chose que je n'avais pas prévu.

Je sais ce que tu veux réellement.

J'étais grillé.

Il savait que j'étais un agent, il l'a su par quelqu'un.

Quelqu'un a voulu se tailler une part du gâteau.

Quelqu'un chez eux, quelqu'un chez nous.

As-tu des preuves ?

Il savait que je travaillais pour les stupéfiants.

Quelqu'un a donc compromis l'investigation

d'une opération terroriste ?

Ils ont dû se dire que j'allais les arrêter pour trafic d'héroïne,

et ont décidé de se faire un peu plus d'argent.

Peu importe,

il reste que Walid était au courant, et c'est moi qui suis tombé dans le piège.

Lâche ton arme.

Lâche-la !

Je sais pourquoi tu es ici.

À la grâce de Dieu.

Je me fous pas mal de qui c'était. Ça ne presse pas.

Ce qui presse,

c'est qu'on commence à me croire quand je dis que c'est en chemin,

et que ça vaut la peine de tenter le coup, car si j'ai raison,

on n'aura aucune chance de se reprendre.

Bon travail, les mecs.

Allô.

Une minute.

Tyler !

- Ouais ? - Téléphone.

Je l'ai.

ATTENTION - CASQUE OBLIGATOIRE

Je peux te rappeler ? Je suis occupé.

Non, j'ai besoin de quelqu'un tout de suite.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Des hommes, ils m'ont...

Ils m'ont frappée. Je suis blessée.

J'ai besoin de toi.

Où es-tu ?

Ils sont venus

et ont tout mis à l'envers.

Près du bâtiment de la banque. Peux-tu me retrouver là ?

J'arrive.

Tyler ?

L'héroïne est le lien conducteur. Ils s'en servent pour déplacer leurs biens.

C'est plus mobile que l'argent comptant, pas de puces.

Ne me fais pas la leçon.

Arrête de te justifier de ne rien faire.

Surtout après tout ce que j'ai souffert pour vous ramener ça.

Je pense qu'on devrait être en train de chercher ce conteneur.

- Miller. Des stups. - Isler.

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Fermez-le.

- Êtes-vous certaine ? - J'ai dit : "Fermez-le."

Qu'on ferme le port en entier ? D'accord.

Merci.

Je viens de mettre ma carrière en péril. Avec la tienne.

Il faut suivre son instinct.

C'est ce que j'ai fait.

C'est le conteneur. Assurez-vous qu'il arrive à destination.

654-64328, je l'ai.

D'accord.

Je peux y aller ?

D'accord.

Tes lascars étaient bien occupés, hier soir.

On ne devrait pas rester discrets, le temps de conclure l'affaire ?

On ne veut pas que la police se pointe.

Tu penses que la police se fait la bile ?

J'ai fait le travail qu'ils aimeraient faire, eux.

Je crois qu'on devrait rester discrets jusqu'à ce que tout soit au point.

Ne me dis plus jamais comment traiter mes affaires.

Allô.

Nouvelles de dernière minute au sujet du cargo

coulé au large de Washington, entraînant de nombreux morts.

Un équipier, le seul éventuel survivant,

a été amené ici, au centre médical Highlands.

- On l'a trouvé quand ? - Hier soir, sur le rivage.

Sûr et certain ? Juste un homme ?

- Juste un. - On l'a mis où ?

- On l'amène à Memorial. - Qu'est-ce que vous avez fait ?

Pour l'instant, rien. C'est pour ça qu'on vous appelle.

Je ne comprends pas comment c'est arrivé. Le navire a coulé.

Les passagers ne coulent plus avec le bateau ?

- Voulez-vous que je vienne ? - Non.

Restez là-bas, d'accord ? Je vais m'en occuper.

Je vous rejoins. Je vais m'en occuper.

Un équipier, le seul survivant éventuel,

a été amené ici, au centre médical Highlands.

Il sera traité et forcément questionné.

Restez à l'écoute. Nous vous ferons part de tout développement.

- Pardon. Le son de la télévision. - Le son ne fonctionne pas, monsieur.

Je veux simplement...

Faites la queue, je vous prie. Je répète, le son ne fonctionne pas.

- S'il vous plaît. - Faites la queue.

- Je veux... - Sortez de mon magasin.

Bon, ça suffit. Sortez.

- Sortez tout de suite. - Désolé.

Sortez de mon magasin.

Désolé.

Je ne veux pas d'autres problèmes aujourd'hui.

Il faut le rapport d'expédition.

- Fermez le port ! Ni entrée, ni sortie ! - Oui, monsieur !

On travaille avec les pompiers.

Formez des équipes. À vous de jouer.

- Couvrez tout, d'un bout à l'autre. - On s'en occupe.

- Comment ça va ? - Bien.

Venez. J'ai les feuilles.

- Vous avez briefé vos hommes ? - Oui.

Voici le numéro que nous devons trouver.

Prenez chacun une feuille. Trouvez ce conteneur au plus vite.

N'y touchez pas. Ne l'ouvrez pas.

N'y touchez pas du tout. C'est compris ?

Ramenez-le-moi. C'est parti.

Voici le numéro de série du conteneur :

8654

64328.

Si j'ai raison, il contient assez de variole pour entraîner des milliers de morts ici,

et bien plus à l'échelle nationale.

Le rapport d'enquête.

Inscris tous les détails.

On a trouvé le conteneur.

C'est confirmé ?

- Dites-moi si on trouve quoi que ce soit. - D'accord.

On a trouvé le conteneur à Seattle.

On ferme le port pour vérifier s'il s'agit de matières dangereuses.

On ne l'a pas encore ouvert.

Et il nous faut toujours le rapport d'enquête.

D'accord.

Bon travail, Mike.

- Bonjour, l'ami. Comment ça va ? - Je dois rentrer ici.

L'hôpital ? Pourquoi ?

Je ne sais pas comment tu vas faire. J'ai besoin d'aide.

Si tu veux voir un ami, pourquoi ne pas y aller ?

Il me faut un uniforme. D'agent de service... Quelque chose.

C'est absolument nécessaire.

Pourquoi ?

Il y a des gens pour aider si on sait comment demander.

D'accord.

- Je ferai mon possible. - Bon.

MATIÈRES DANGEREUSES

Balayage du conteneur.

Tu te rends compte, on vient de fermer le troisième plus gros port des U.S.A.

Si on ne trouve rien,

tu devras trouver une explication pour les 10 000 000 $ d'héroïne.

On va trouver, sinon quelqu'un devra expliquer

pourquoi j'ai failli me faire tuer.

HÔPITAL HIGHLANDS

UNITÉ DE SOINS INTENSIFS

LIVRAISON DU SERVICE DE BLANCHISSERIE

Où allez-vous ?

Nettoyer les toilettes.

D'accord.

Vous étiez sur le navire ?

Ouais.

Que s'est-il passé ?

Que voulez-vous dire ?

S'il vous plait.

Je ne veux pas vous faire de mal. Vu ?

Ma femme et ma fille ont péri sur ce navire.

Vous êtes le seul qui puisse m'aider.

Vous m'aiderez, oui ? C'est promis ?

S'il vous plait.

S'il vous plait.

Ma femme et ma fille. Vous les reconnaissez ?

Vous devez m'aider.

Si je vous aide, vous me sortirez d'ici ?

Je ferai mon possible.

Pouvez-vous me sortir d'ici ?

Sortez-moi d'ici.

Oui.

Si vous m'aidez, je vous aiderai.

- Que voulez-vous savoir ? - Il s'est passé quelque chose sur ce navire.

Comment ça a commencé ?

Où ça a commencé ?

Nous étions en mer depuis deux jours. Le capitaine a vérifié le conteneur.

Il a trouvé six clandestins de plus que ce qu'il avait accepté de transporter.

Je ne comprends pas.

Il s'est senti lésé dans ses intérêts.

Il y avait une affaire de drogue.

Il avait conclu un marché. Un demi-kilo d'héroïne pour chaque passager clandestin.

Là, il voulait un kilo par tête et deux kilos pour ceux en plus.

Tu penses qu'on refera affaire avec toi ?

Il refusait de payer.

Qui ? Qui refusait de payer ?

L'homme qui a organisé l'expédition. Il a dit que ce n'était pas son problème.

Vous êtes certain de vouloir tout savoir ?

Dites-moi. Dites-moi tout ce que vous savez.

Le capitaine a voulu le mettre au pied du mur.

Il a dit que si on ne payait pas,

il ferait en sorte de livrer que le nombre de personnes auquel il s'était engagé.

Il a tiré sur un des clandestins.

Et sur un autre.

Il a continué à tirer, ça n'a rien changé.

Le type refusait de payer.

Il entendait les tirs au téléphone. Il s'en fichait.

Personne n'a essayé de l'arrêter.

Il tenait le pistolet.

Les avez-vous vues ?

- Vous en souvenez-vous ? - Il y avait tant de personnes. Je sais plus.

Je ne comprends pas. Comment le navire a-t-il coulé ?

On a heurté un récif, il y a eu une fuite. Je n'en sais rien.

- Sortez-moi d'ici. Vous avez promis. - Je ne comprends pas.

Le navire coulé, les gens tués. Pourquoi ?

Je n'en sais rien.

Bon. C'est qui ? C'est qui, l'homme qui refusait de payer plus ?

- J'étais juste équipier. - Et son nom ?

Le capitaine a dû le mentionner.

Je ne voulais rien savoir.

- Vous étiez là. - Je travaillais, pas plus.

Ce n'est pas juste du travail. Regardez.

Il était américain.

Américain et quelque chose d'autre. Chinois, peut-être.

D'où appelait-il ?

Du nord-ouest. Seattle, Portland. Dans le coin.

D'où appelait-il ?

De là où on se dirigeait.

Dites-moi son nom.

- Il me faut son nom. - Le capitaine l'appelait...

Ronny.

"T'essaies de m'escroquer, Ronny ?

- "T'essaies de tricher ?" - Oui.

Un autre nom, un deuxième.

"Tu te moques de moi, tu penses que...

"Qu'on va refaire affaire avec Ronny Chow ?"

- Cho. - Ronny. Ronny Cho.

Chan. Chow. Quelque chose comme ça.

Sortez-moi d'ici. Tout de suite.

Non !

- Où est-il ? - Suis-moi.

Tu dois attendre.

- Tu ne devrais pas être là. - Ne me dis pas ça.

Je connais la procédure. Je suis formée en tant que femme d'agent.

Je suis les règles depuis 15 ans. Ça ne marche pas.

Il s'en va je ne sais où. Il revient en vrac.

C'est comme si tout allait bien en attendant ?

Ça suffit ! Je veux le voir tout de suite.

- C'est tout ? - C'est tout.

Du début à la fin.

Noms, dates, montants, route suivie, tout ?

Tout y est.

Tu veux nommer ton suspect ?

Non.

Tu veux faire une supposition ?

Je veux éviter une épidémie de variole dans la ville

où ma femme et mon fils viennent d'emménager.

Cette histoire fera de toi un héros ou t'enverra 20 ans à l'ombre.

Pardon. Carole est là.

On entame 678.

Observation initiale.

Négatif.

- Dieu merci. - On cherche quelque chose.

Dès qu'on aura trouvé, ce sera fini.

- C'est sûr ? - Oui.

Ouais, il y a rien dans le camion.

Il n'y a rien là.

Oui.

Pliez bagage. On s'en va.

- Où est Tyler ? - Il est sorti avec une fille. Écoute.

On m'a suivie. On a posé des micros à la maison.

Désolée de vous déranger.

- Il reste des choses à mettre au clair. - Comme quoi ?

Il y a un problème.

Quoi ?

Attends-moi avec Brent. Ça ne sera pas long.

- T'es sûr ? - Oui. Tout va s'arranger.

- Prends soin d'elle. - D'accord.

Merci.

Bon.

Ça va s'arranger. Viens ici, assieds-toi.

- Va-t-il s'en sortir ? - Ça va s'arranger.

Bon, c'est quoi, le problème ?

Je dois vérifier le numéro du conteneur.

8654-64328.

Se pourrait-il qu'il te manque un chiffre ?

Non, à moins que tu l'aies mal retranscrit.

- On l'a expédié ici, au port de Seattle ? - C'est ça, oui.

- On l'a vidé, de fond en comble. - D'accord.

- Il n'y a rien. - Rien ?

Oui, c'est ça. Aucun baril de métal. Pas de récipients en verre.

Rien qui corresponde à ce que tu m'as dit.

Alors où se trouve la variole ? Où ?

Où est le conteneur qui est supposé la renfermer ?

A-t-il dit quelque chose par rapport à ce qui s'est passé ?

Non. On n'a pas pu parler. Elle est arrivée tout de suite.

Je garde mon bureau,

mais je n'ai plus rien à faire avec l'industrie du vêtement.

Votre départ nous fait de la peine.

Ne me demandez pas de conseil. Je ne veux rien savoir.

Continuez de diriger l'entreprise,

appelez-moi de temps en temps.

Merci, Ben. J'apprécie.

- Bonne chance. - Prenez soin de vous.

Veux-tu bien me dire ce que tu foutais là-bas,

si tu n'essayais pas d'obtenir 10 000 000 $ en héroïne ?

J'aimerais bien savoir.

Je l'ai.

Rien.

J'ai fermé le port en entier. J'ai misé mon poste.

J'ai mis la brigade en péril, pour rien.

Essayons encore une fois.

Cette fois, essayons d'inclure tous les faits.

C'est dans ce conteneur, car l'information est juste.

Ça ne correspond pas à ce qu'on a trouvé ou pas trouvé.

J'ai des comptes à rendre, mais pas autant que toi.

Le conteneur est là.

Je sais qu'il est là.

On a rouvert le port.

- J'ai des messages ? - Salut. Non, pas encore.

L'ordinateur est installé ? Bien. Merci.

Pas de quoi.

- Allô. - Où se trouve le conteneur ?

Il est là.

Je l'ai vérifié moi-même. Y a-t-il un problème ?

Oui. Le port est fermé. Aucune entrée, aucune sortie.

Il doit s'agir d'une grève. Chose courante.

J'ai une idée. J'aimerais ton opinion. As-tu le temps ?

J'aimerais une de ces machines à expresso.

- Une grosse chromée. Une bonne. - D'accord.

Pour les clients. On la mettra dans le hall.

- D'accord. Je m'en occupe. - Merci.

Qui est là ?

- Qui est là ? - C'est moi, Abdul.

Je te laisse une dernière chance de changer ton rapport.

Dis-nous ce que tu faisais là-bas, en réalité.

Bon, tu ne me laisses aucune possibilité.

À toi.

Pardon.

Dans ce pays, je suis agent de service.

Dans mon pays, j'ai suivi trois ans de cours pour devenir médecin,

avant la guerre.

- Toi ? - Enseignant.

Quelle est la leçon d'aujourd'hui, alors ?

Angie.

Réveille-toi, Angie.

Réveille-toi. À l'aide !

À l'aide ! Aidez-moi, quelqu'un !

Angie, réveille-toi.

- Que se passe-t-il ? - Ça sera plus long que prévu.

Il s'agit d'une procédure administrative en rapport avec l'amorce

d'une mesure disciplinaire à votre égard.

Ça n'empêche aucune action qui pourrait résulter de la poursuite des investigations.

Comprenez-vous vos droits ?

- Tu n'y peux rien. - Je veux attendre ici.

Allô ?

J'ai besoin de ton aide tout de suite. Tu dois venir ici.

Angie est malade, elle bave. Elle est inconsciente.

- Tu dois venir m'aider. - Tyler, où es-tu ?

Dans une ancienne banque, au coin de Pike et Main.

Tu dois venir tout de suite.

- Du calme. Écoute-moi. - Viens.

- Appelle la police. Suis leurs instructions. - Je peux pas.

Écoute-moi. J'ai besoin de toi. Pas des flics, d'accord ?

Angie s'est piquée à l'héroïne. J'ai besoin d'aide. Angie a besoin d'aide.

Tyler, ne bouge pas de là.

D'accord, j'arrive.

Fais vite.

J'ai une idée.

Ça vous dirait de vous occuper de la paperasse ?

Ici 10-41. On en a un autre.

Les mecs, le porte-voix. Dites-leur de dégager de là.

Je ne sais pas pourquoi le port est fermé ni pourquoi on fouille.

Ça n'a rien à voir avec moi ni avec ce que je t'apporte.

Je te paie pour faire quelque chose, je m'attends à ce que tu le fasses.

Ce qu'ils cherchent

ne peut aucunement remonter à mes clients, vu ?

- Je le garantis personnellement. - Tu me déçois, Ronny.

Vous pouvez le trouver ? Cet homme ?

Nous sommes en Amérique, ici.

Tout est possible quand on a l'argent.

Toutes mes économies. Tout pour notre nouvelle vie.

Prends tout.

Trouve cet homme. Cho, Ronny Cho.

Non, je ne peux pas faire ça. Je dois y aller.

Je t'en prie, tiens.

Je n'y peux rien, Ronny. Ils sont revenus.

Aucune entrée, aucune sortie.

Je m'en fiche. Les gens qui dépendent de moi n'aiment pas attendre.

Et n'aiment pas non plus que les policiers fouillent,

car on ne sait pas ce qu'ils trouveront, n'est-ce pas ?

En voici une.

Ce n'est pas la seule. Y a un historique de fuites,

compromettant une demi-douzaine d'affaires, depuis deux ans.

Quelqu'un vend de tout, des avertissements de descente jusqu'aux...

Détails des procédures de sécurité.

Ça vient de l'Office National de Reconnaissance.

Un coup de fil entre un chef militaire afghan

et un de ces types à Kaboul.

Ils discutent de l'offre à faire

pour une liste d'Afghans travaillant clandestinement pour la brigade.

Mike, ce type à Kaboul dit qu'il s'agit d'une offre légitime.

- Tu as mis toutes ces vies en péril. - Combien ?

- Y compris des gens à nous. - Est-ce que ça vaut le coup ?

Attendez.

On a trouvé deux conteneurs avec le même numéro de série.

Il y en a quatre autres, d'après les transporteurs.

Certains des conteneurs ont quitté le port. On essaie de les retrouver.

On coopère intégralement avec les autres services.

On ne plaisante pas. On a posé un filet.

La Sécurité Intérieure y travaille, la police nationale aussi.

Bon.

De nouveau fermé ?

Ils cherchent encore les conteneurs. J'y peux rien.

Vous devez découvrir ce qu'ils sont en train de chercher !

Le port est fermé à nouveau.

Je sais. J'ai quelqu'un qui s'en occupe.

Ils arrêtent vos camions. Ils sont au courant. Vous pigez ?

Non, je ne savais pas qu'ils arrêtaient les camions.

Je vais m'en occuper.

- Il me faut plus de temps. - Du temps ?

Il ne vous reste plus de temps. Vous avez tout foutu en l'air.

Ça va ?

On a tous des comptes à rendre.

Écoute. J'ai une excellente idée. J'ai trouvé 10 000 mètres carrés, 300 unités.

On contrefait autant de baux qu'il faut pour blanchir l'argent qui rentre.

Tout est loué, dans les formes. On nous paie en argent comptant.

Tu paies les impôts. C'est du gâteau.

Je dois partir un jour ou deux.

- Fais un tour au bureau. - La semaine prochaine.

Et là ils découvrent que Fazal est désormais avec moi.

Il est trop tard pour débarquer le conteneur du navire.

Alors qu'est-ce qu'ils font ?

Il faut ton journal des appels, ton carnet,

et ta liste de contacts des 6 derniers mois.

On doit contre vérifier sa version

des faits, à savoir ce qu'il faisait, avec qui.

D'accord.

Pourquoi les conteneurs en duplicata ?

C'est pour nous leurrer.

Un, deux, trois, qui sait. Il y en a peut-être une douzaine.

Ils font peindre le même numéro de série,

- et on se tape la course. - Vérifions la carte.

Et le vrai conteneur contenant la variole est on ne sait où.

C'est une technique classique.

T'envoies 20, 30 passeurs les mains vides, pour saturer le système.

Et le type qui dissimule la drogue passe inaperçu.

- Appelle l'office sanitaire. - Il est quelque part.

Quelque part en ville.

Que faites-vous ?

Il y a sept conteneurs portant le même numéro.

On a encore fermé Seattle.

Aucun navire ne peut rentrer.

Ensuite on va fouiller ceux qui sont encore en mer.

On ferme les autres ports de la côte ouest : San Francisco, Los Angeles, Long Beach.

On a alerté les hôpitaux d'une éventuelle épidémie de la variole.

On dirait le débarquement en Normandie.

Il y a 311 points de passage autorisés dans la zone continentale des U.S.A.

On est en train de les fermer.

Le service de la Sécurité Intérieure est passé à l'alerte jaune.

La Santé travaille de concert,

en s'apprêtant à la vaccination des populations entières

des États de Washington, d'Oregon et de Californie.

Les aéroports de l'ouest sont déjà fermés :

LAX, Sea Tac, San Francisco.

Tout moyen de transport ferroviaire et aérien sera bloqué d'ici ce soir.

On essaie de bloquer les autoroutes nationales

d'est en ouest, du nord au sud.

On fera face au plus important embouteillage de l'histoire du commerce,

parce que tout est figé sur place, plus rien ne bouge.

Tu ne peux donc plus prétendre qu'on ne t'écoute pas.

Est-ce confirmé ?

On vient de confirmer un premier cas de variole.

- M. Cho a-t-il appelé ? - Non.

- Vous n'avez aucun nouveau message. - Hé, Sue.

M. Cho a-t-il appelé ?

Le parc de stationnement a deux points d'entrée et de sortie.

Et nos voitures ? Je dois sortir ma voiture.

Désolé, monsieur. C'est interdit, pour l'instant.

Hé, ça va ? Qu'est-ce qu'il te faut ?

J'ai tout ce qu'il te faut, ici.

Pas besoin d'aller là-dedans. Viens ici. C'est à toi que je parle.

Maman, viens ici.

- Oh mon Dieu. - Ça va aller. Elle va s'en sortir.

- Elle ne respire plus. - Ça va aller.

Réveille-toi.

- Où est Carole ? - Elle est partie.

- Comme ça ? - Tyler l'a appelée et elle a filé.

- Elle a dit où elle allait ? - Non.

Deuxième cas confirmé.

Réveille-toi.

Ça va aller. Elle va s'en sortir. T'entends ? Ils arrivent.

Isler.

C'est sûr ?

En avez-vous la confirmation ?

Un autre cas confirmé. Même endroit. Pas moyen d'entraver la progression.

Ça se transmet par voie aérienne, par le moindre contact physique.

- Ça risque de nous dévaster. - Quel est l'emplacement ?

Port Connor, une ville côtière à Washington.

Pourquoi à cet endroit ? Pourquoi pas dans une grande ville comme Seattle ?

À moins que quelque chose ne les ait empêchés de l'apporter à Seattle.

Mais c'est arrivé,

et à tout moment nous recevrons des confirmations de partout.

Après ça, comment on fait pour en éviter la propagation dans tout le pays ?

- On est arrivés. - Qu s'est-il passé ?

Elle est inconsciente, je n'arrive pas à la réveiller.

Elle s'est piquée à l'héroïne, et...

- On a besoin de place pour travailler. - Elle ne respire pas.

- Tyler, chéri, laisse-les faire. - D'accord.

- Elle en a pris combien ? - Je sais juste que c'est de l'héroïne.

- C'est une habituée ? - Oui.

Pupilles dilatées. Respiration superficielle.

- Son nom ? - Angie.

Angie. Tu m'entends ?

Va-t-elle s'en sortir ?

- Elle va s'en sortir, non ? - Elle va s'en sortir.

Réveille-toi. Tu m'entends ? Angie.

Est-ce que Bob est là ? C'est Ben.

Écoute. Il me faut un avis légal, illico.

- Comment ça va ? - Ça va.

J'ai changé de service de taxi.

Qu'est-ce que tu as trouvé ? Où est-il ?

Cho a disparu.

Il a disparu. Mais j'ai appris qu'il a un associé.

Tiens.

C'est sa carte.

"Ben Edmonds."

Tu ne savais pas ce que Pacific Garments transportait dans ses conteneurs ?

J'ai essayé de les empêcher de continuer. Ils m'ont menacé.

Tu es tenu par le secret professionnel ?

Bien sûr.

Qu'est-il arrivé à Cho ?

Ne t'inquiète pas pour Cho. Je vais le trouver. D'accord ?

Tu es sûr de vouloir t'en prendre à ce mec ?

Je sais pas.

Je dois le voir. Quand je le verrai, je saurai.

Il n'y a pas que les conteneurs. Je blanchissais aussi leur argent.

Je ne voulais pas le faire, mais on m'a forcé à continuer.

- On t'a menacé ? - Oui, on m'a menacé.

On a fait sauter ma voiture.

La prochaine fois, ta maison y passe.

J'ai suffisamment d'informations pour démanteler cette organisation,

ainsi que tous ses associés.

J'envisageais de m'adresser à la police.

Non. Ce n'est pas une bonne idée.

Écoute. Je vais trouver Cho, d'accord ?

Tu devrais te reposer.

Repose-toi, d'accord ? Tu as l'air malade.

Je vais trouver Cho.

Tu es prêt à déclarer tout ça à la police ?

Il me faut une forme d'assurance,

pour protéger ma vie, en cas de complications juridiques.

Du point de vue judiciaire, on y arrivera.

Mais je suis d'accord pour dire que ta sécurité personnelle est en péril.

Qui est tombé malade en premier ?

L'équipier du bateau qui a coulé au large la semaine passée.

C'était l'unique survivant.

On l'a exécuté pendant que la police le surveillait.

- Alors il n'est pas mort de la variole. - Non, l'autopsie l'a révélée.

- Les autres ? - On attend les informations.

Voyons, voyons.

Bon, le deuxième cas.

Un clandestin retrouvé au large de Washington.

Même scénario pour le troisième.

Ils étaient tous dans le bateau qui a coulé ?

Le quatrième aussi. Tous des clandestins.

On en a trouvé qui étaient pris dans la cale.

D'autres sur le rivage.

Regardez, un corps.

Sous la jetée.

35 cadavres, en tout.

CAS CONFIRMÉ

- Y compris les équipiers. - On les a tous vérifiés ?

Le cinquième cas est confirmé. Il était aussi à bord du navire.

Tous les cas confirmés proviennent du navire, semble-t-il.

Et il semblerait que tous à bord sont morts.

- Sais-tu pourquoi le bateau a coulé ? - Non.

La réponse se trouve dans le navire.

Qu'est-il arrivé aux passagers, y compris l'équipage ?

Comment sont-ils tous morts ?

Le garde-côte a trouvé le seul équipier ayant survécu.

On sait qu'il était le timonier du navire

et qu'il a quitté son poste.

L'enquête est toujours en cours.

20 % de l'héroïne dans l'ouest des U.S.A.

et une bonne partie de ses clandestins rentrent via les états du nord-ouest.

Ils se sont servis du même réseau pour la variole.

C'est ça, non ? Ils ont alors infecté les clandestins en mer.

Ainsi, dès leur débarquement,

ils seraient devenus des bombes à retardement propageant la variole.

Ils iraient vers Seattle, le long de la côte, et à l'intérieur des terres.

Ils se disperseraient partout aux U.S.A. en quelques jours.

C'est le vecteur de propagation rêvé.

C'est invisible par définition. Et mobile.

- Impossible à retracer. - Exact.

Ces gens n'iraient pas à l'hôpital,

s'ils tombaient malades.

Ils contamineraient le plus de gens possible, avant de mourir.

L'incubation de la variole dure deux semaines.

Le temps de devenir contagieux, ils se seraient déjà rendus partout.

Si tout le monde à bord du navire est mort, et si le navire est au fond du Pacifique,

la variole ne s'est pas rendue jusqu'au rivage.

On l'a peut-être échappé belle, cette fois.

J'espère bien.

J'espère bien.

Alors, l'affaire est conclue ?

On vient d'apprendre que tous les vols domestiques et internationaux...

Il me faut l'immunité complète.

Je veux quitter cette affaire tout à fait libre. C'est écrit ?

Je le veux noir sur blanc.

Dis-leur que je me rends.

- Je reviens dans une heure ou deux. - D'accord.

Et votre rendez-vous à 10 h 30 ?

Dites-lui que je suis malade.

Les choses ne se présentaient pas sous leur meilleur jour.

Tu comprends bien.

Je veux travailler dans un bureau pour un moment.

Il me faut un poste de bureau, je crois.

Si tu travailles dans un bureau, le terrain ne te manquera pas ?

Fais attention, tu veux ? Tu me manques, mais je tiens bon.

J'ai un fils dont je ne connais même pas le visage.

J'ai une maison...

Passe un peu de temps avec ta famille. On en reparlera.

Si tu as besoin de quoi que ce soit.

- J'apprécie. - Je le sais.

Repose-toi.

Salut.

- Depuis quand es-tu au courant ? - Qu'est-ce qui est arrivé ?

Tu t'es réveillé un matin en te disant : "À quoi ça sert de faire tout ça ?"

Pour une retraite minable de la fonction publique.

Tu t'es peut-être retrouvé bien plus impliqué que tu l'aurais voulu.

Tu pensais fournir des informations d'importance mineure.

- Il y a 500 000 $ qui t'attendent. - Je sais ce que tu veux.

Mais cette fois c'était bien plus important.

Tout a failli me sauter au visage.

Je n'étais pas au courant de la variole, tu le sais très bien.

Si t'arrêtais de jouer au cow-boy et ne partais pas sans rien dire,

ça ne se serait jamais passé comme ça.

Tu vois, tout ça ne change rien.

Que cherchais-tu ? L'argent ?

De nombreuses fuites, compromettant plusieurs affaires,

depuis deux ans.

Ou cherchais-tu simplement à prouver à tout le monde à quel point tu étais malin ?

Tu vas continuer à faire la guerre contre la drogue, Mike ?

Défonce-toi, pour moi c'est fini.

T'as peut-être pas remarqué, on a perdu.

On a perdu bien avant la première bombe lancée contre le régime taliban.

C'est comme pisser dans un violon.

Il y a plus d'héroïne en circulation que jamais.

On épaule les chefs militaires qui ont toujours été les cerveaux.

C'est une histoire écœurante, inutile de te le dire.

Mais tu n'as jamais basé tes décisions sur les politiques, pas vrai ?

Que fais-tu de tes doutes ?

Tu les mets où ?

Ça ne t'est jamais passé par la tête, avec 10 000 000 $ de came,

de les prendre et de filer ?

La belle vie, à condition de faire attention.

Tu me dis que ça ne t'est jamais passé par la tête ?

C'est ce qui nous différencie, toi et moi. Je suis revenu.

Joue pas les vertueux, Mike.

T'as un fils de 15 ans qui n'a jamais connu son père,

parce que tu es un soldat si digne.

On prend tous des décisions. Pas vrai ?

On fait des choix.

- Tu vas me poursuivre ? - J'ai pas le choix, on dirait.

Je vais trouver toutes les pièces du puzzle.

Trouver les faits.

Ouais, c'est ça. À plus.

Tu saisis ?

STATIONNEMENT RÉSERVÉ - AMBULANCES

Ça en valait la peine ?

Salut, chérie.

Salut.

Douane canadienne SOYEZ PRÊTS À VOUS ARRÊTER

Une pièce d'identité. Merci.

Quelle sera la durée de votre séjour au Canada ?

L'ordinateur est-il installé ?

Une pièce d'identité, je vous prie.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- Quel est le motif de votre voyage ? - Des vacances, c'est tout.

La durée de votre séjour au Canada ?

Une semaine ou deux.

- Je vous souhaite un heureux séjour. - Merci.

Bonne nuit.

Qu'est-ce qui t'attend, aux U.S.A. ?

Ta famille ?

Tu penses vraiment que c'est ce que tu veux ?

Combien de temps avant de les quitter de nouveau ?

Deux jours ? Trois semaines ?

Taxi !

- Au coin de la Cinquième et de Union. - Oui, monsieur.

Comment ça va ?

Bien.

- Belle famille. - Merci, monsieur.

Où allez-vous ? J'ai dit Cinquième et Union.

- Sortez. - Comment ça, sortez ?

- Sortez. - Déposez-moi là où je vous ai dit.

- Déposez-moi... - Sortez !

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