All language subtitles for Traffic.Miniseries.Part.1.(2004).DVDRip.Z2.FR

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Original subtitles

Ex-Union Soviétique

Base Aérienne de Chazm, Afghanistan

Pourquoi devrais-je croire un Américain ?

Tu as tué ma femme, mes deux filles,

mon fils et mon père dans un bombardement.

C'était pas moi, mon pote. Je fais juste mon boulot, ici.

Je suis différent de ceux qui ont fait ça.

Voilà le topo. Tu remets ceci à ce mec à Dubaï.

Et il te donne 500 000 $.

Pas de transferts, pas de paperasse, aucune traçabilité.

On devient tous riches.

Ça va passer comme une lettre à la poste.

Pas d'accord.

Quoi ? Il y a 500 000 $ qui te font les yeux doux.

J'essaie de te donner un coup de main. Vous ne voulez pas coopérer.

Je sais ce que tu veux vraiment.

Allez.

Où es-tu ?

Arrête, Walid.

Lâche ton arme.

Allez. Ne fais pas l'idiot. Retourne-toi.

Lâche ton arme, Walid. Lâche-la !

Lâche-la !

Je sais pourquoi tu es ici.

Dieu est grand.

Abruti.

- Ne fais pas ça. - Attrape-moi, maman.

Mon Dieu.

Tu es fou, ou quoi ? C'est dégoûtant. Sors.

- Sors ! Idiot. - Plonge.

Locaux de la Brigade des Stupéfiants Base Avancée - Afghanistan

- Salut. - Dis-moi ce que tu portes.

Ce que je porte ? Un T-shirt plein de sueur, un jean,

un vieux sweat-shirt.

Le déménagement, ça va ?

C'est fini, maintenant.

Un des camions n'est pas arrivé,

et ils ont cassé les pieds de ma vieille console.

Vraiment ?

Je n'ai pas pu trouver la clé quand nous sommes arrivés,

mais ça y est.

- Tant mieux. - Et ta journée ?

- Intéressante. - Vraiment intéressante,

ou intéressante parce que tu es en vie à la fin de la journée ?

Un peu des deux.

Comment va Tyler ?

Il repart à zéro : l'école, la maison, les amis.

Los Angeles lui manque. Sa copine aussi.

J'ai refusé de lui acheter des baskets à 100 $.

Tu n'es pas là.

Et toi, ça va, chérie ?

Tu me manques. Mais je n'abandonne pas.

Mike. On a trouvé notre homme.

Mike ?

- Fazal. - Oui, je suis là, chérie.

Écoute, je vais...

Je te rappelle plus tard. Je dois y aller.

- Tu me rappelles ? - Promis.

- Je t'aime. Au revoir. - Salut.

Hé !

Tyler, je vais te chercher une serviette, et tu sors.

Tu vas le regretter.

Arrêtez le treuil !

Wayne, regarde ça.

Va sous le pont. Active-toi.

25 kilomètres de Kaboul

Déménager est la deuxième cause

de dépression après le deuil.

- C'est vrai ? - La troisième, c'est ce qu'on fait.

Rechercher un petit criminel alors que son peuple pourrait s'en charger.

Laissez-moi faire. Vous restez sur vos gardes.

- Je ne comprends pas. - Il a tué mon frère.

Bon, vous parlez anglais.

Il a tué mon frère, l'a pendu tête en bas et l'a éventré.

Il y a une meilleure manière d'agir.

- C'est ma manière. Dégagez. - O.K.

Laissez-moi juste celui-là. Un seul. Ce type.

Il faudra me tuer pour l'avoir.

- Allez, Fazal. - S'il te plaît.

Tais-toi. Je peux te sauver.

Allez. Viens.

Allez, on s'en va.

Tout le monde dans le camion.

Allez.

Bien joué, Mike. Préviens-moi la prochaine fois.

Je ne veux pas qu'il parle.

Dis-lui de se tenir tranquille.

Je sais. Tu proposes quoi ?

- Ça va ? - Oui.

- Qu'est-ce qu'on va faire ? - T'occupe pas de ça.

Va à l'intérieur. Reste au chaud. Bois un café, ou ce que tu veux.

Trois.

Une petite pièce ?

À VENDRE

"Désolé" ?

Seattle, centre-ville

C'est tout ce qu'il dit ? Ça sera vendu dans une semaine.

Et le développement créatif ?

Ça fait 35 ans qu'on travaille ensemble.

Parfait. Vous en parlerez avec mon avocat.

Ils ont saisi l'hypothèque.

C'est pas possible. On a vendu 15 appartements.

Ça nous en laisse un paquet sur les bras.

Nous n'avons pas l'argent pour les travaux.

Ils doivent nous laisser un mois de plus.

C'est fini, Ben. L'immeuble ne nous appartient plus.

C'est à la banque, maintenant.

Merde ! Je n'y crois pas.

Juste un mois de plus.

Tu vas faire quoi, maintenant ?

IMPORTS DE VÊTEMENTS PACIFIC IMPORT-EXPORT

Wranglers.

Levi's.

Tu as une licence pour ça, papa ?

Ce sont des vrais, non ?

Comment va le boulot ?

Tu serais fier de moi.

J'ai prouvé qu'on peut perdre de l'argent dans l'immobilier.

Combien ?

- Tu veux un chiffre rond ? - Rond, carré, n'importe.

Tout.

Un diplôme d'économie de Wharton ne t'a pas rendu plus malin que ton père.

Commence par ça.

À plus tard.

IMPAYÉS

Hôpital de Kaboul - Zone de Détention

Nous ne sommes pas ici pour diriger ton pays.

Tu peux le garder, mon pote.

Tu veux vivre au moyen-âge, manger des chèvres

et déguiser tes femmes en sacs à patates, ça me va.

C'est ton droit. On veut juste que tu arrêtes de déconner avec les nôtres.

Bon.

Fazal, revoyons un peu les faits.

Nous savons que toi et ton ami mort, Walid,

êtes de gros importateurs de drogue pour les États-Unis.

Soit tu conclus un marché avec nous, si tu en as envie,

soit je te renvoie chez tes potes

et on les laisse te lapider.

S'il vous plaît.

Il faut enlever ces ordures, vendre ces machines, vérifier leur valeur.

Qui va les acheter ? Personne n'en voudrait.

Nous paierons un ferrailleur.

Nous ne faisons plus rien ici.

Nous faisons le modèle, mais c'est découpé et cousu ailleurs.

Ensuite on colle les étiquettes et on les envoie chez le distributeur.

Ça s'appelle la mondialisation. On ne t'apprend rien à l'école ?

Bon, là, on a un gros problème.

Le Palais de la Chemise m'a commandé 30 000 chemises en lin, de Shanghai :

six boutons, col cassé, double pli, coupe droite.

Le seul problème, c'est que personne ne sait où elles sont.

C'est peut-être un problème de transport ou de douanes.

Mais je connais un type.

Comme toujours.

Tu rigoles ? Ce naze conduit une Acura.

J'ai dit : "Viens jeter un coup d'œil à ma Porsche dans mon garage."

- O.K. ? - Pousse-toi.

- Ça va ? - Que puis-je faire pour toi ?

J'apprécie vraiment que tu m'accordes quelques minutes.

J'ai un problème de transport. J'ai besoin d'aide.

Un problème de transport ? Quel genre ?

Je ne sais pas.

- Qui est ton transporteur ? - Greater Orient.

Et que puis-je pour toi ?

Peut-être que tu pourrais passer un coup de fil, parler à quelqu'un.

Je pourrais faire ça. Je vais te trouver un autre transporteur.

- Tu as faim ? Tu veux manger ? - Non.

Mon fils, Ben.

Il va travailler avec moi.

Montre-lui la vraie vie après la faculté.

- La vraie vie ? - La vraie vie.

Bien. Je verrai ce que je peux faire.

Si tu peux faire quoi que ce soit...

- Content de t'avoir vu, Alex. - Oui.

Fais attention à toi.

Dans mon village, le pavot nous fait vivre.

Que cultiver d'autre pour nourrir sa famille ?

Le gouvernement nous offre 500 $ par hectare

pour cultiver autre chose.

Mais le pavot en rapporte 2 000.

Vous comprenez ?

Arrête tes conneries, tu veux ? Tu n'es pas un fermier.

Tu es un trafiquant.

Ton ami et toi vous vendez des camions entiers de drogue.

Je te connais.

Pourquoi est-ce qu'on perd notre temps ?

Fazal, tu nous feras signe quand tu auras envie

de dire la vérité, O.K. ?

Qui c'était, ce mec ?

Un mec qui peut nous aider. Ça s'appelle un guanxi.

Maintenant, je lui demande un service.

Un jour, je lui renverrai l'ascenseur.

C'est un intermédiaire. Je vais le voir, il passe un coup de fil.

Un autre mec passe un coup de fil, et on nous envoie notre conteneur.

- C'est comme ça que ça se passe. - Il vient d'où ?

- Des tongs, des Triades ? - Parle plus bas.

Il faut parfois prendre des chemins détournés

et se boucher le nez en le faisant.

Nord-ouest de Washington

Bon.

- Voilà ce que je te dois, O.K. ? - O.K.

Voilà un bonus.

On devrait avertir la police pour...

- Pour quoi ? - Pour le mec.

Quel mec ?

- Le corps qu'on a repêché dans... - Écoute, Dale.

Un bateau de pêche est un endroit dangereux. On se comprend ?

Tu veux apprendre les ficelles du métier, c'est le bon moment pour commencer.

- Tiens. - Non.

Non. Tiens. Va te faire foutre.

Si on te demande comment a été la pêche, tu sais quoi répondre, hein ?

C'est bien.

Fais une pause. Va t'amuser.

C'est la Semaine de la Mode.

Taxi !

- À Highlands. - Ça marche. Montez.

Attendez. C'est mon taxi.

- Ça ne vous dérange pas ? Allez. - Ça vous va ?

- Oui. - Amenez-moi là-bas. Merci.

Vous êtes quoi ? Styliste ? Le petit ami de quelqu'un ?

- Non, je suis dans la fabrication. - Ah oui ?

- Dans les loisirs ? Le sport ? - Un peu dans tout.

Ça a l'air intéressant.

Pouvez-vous le laisser passer ? Je suis très pressée.

Tu crois qu'on devrait se débarrasser de Fazal ?

- A-t-on le choix ? - Probablement pas.

Comment tu vas ? Ça gaze ?

Oui. Ça va.

Comment ça va à la maison ? Et Tyler ?

C'est un adolescent. C'est à dire :

"Une énigme enveloppée dans un mystère."

Qui a dit ça ? Churchill ou Madonna ?

Je confonds toujours les deux. Je t'emmène ?

Non, je dois m'occuper de tout un tas de rapports.

Allez, mon pote.

Alors je boirai à ta santé.

Joyeuse Thanksgiving ! J'espère que tu aimes la chèvre grillée.

Fais attention à toi. On se voit demain.

T'en fais pas.

Attention. Les Américains arrivent.

Je vois. Une grande fête ?

- C'est un défilé de mode, en fait. - Merci.

- Salut. - O.K.

- Attendez. Vous avez oublié ça. - Bon.

- Ça fait 12 $. - O.K.

- Voilà. - Allez. Je suis en retard.

- Vous n'avez rien de plus petit ? - Non.

- Je n'ai pas la monnaie. - Sérieusement ?

- Désolée. Je dois y aller. - Désolé.

Quelqu'un va à Highlands ?

Adam, 06044, je prends la course.

Passez devant.

Chloe ! Tu es en retard.

- Louise. - Chloe.

Allez. On y va.

Excusez-moi, monsieur. Vous la connaissez bien ?

- Pas du tout. - Asseyez-vous un instant.

- C'est tout petit. - Laisse-moi prendre balai.

C'est tout petit, mais dans trois mois. Pas longtemps. Ça ira mieux.

Je me suis de suite marié avec ta sœur. J'ai promis une maison aux U.S.A.

Peux-tu imaginer quand elle est descendue du bateau avec notre fille ?

Au moins, on a cet appartement.

C'est un bâtiment historique.

Elle va adorer. Tu verras. J'arrive ce week-end.

Je cuisine un gros dîner, on s'assied tous. D'accord ?

L'électricité.

Je m'occupe de ça. Une autre ampoule ici.

- O.K. - On fait quoi maintenant ?

Tu as quelque chose de mieux à faire ?

C'est quoi ton problème ?

Assieds-toi.

Adam, ça va être bien. Elle va aimer ici.

- C'est un début. - Oui.

T'as compris ?

Regardez. Un cadavre.

Où ?

Sous la jetée.

GARDE-CÔTE

C'est bon.

C'est un cargo.

Je vois une entaille sur le côté gauche.

Ça a ouvert les cloisons avant.

De l'huile qui s'échappe ?

Non. Je vais regarder de plus près.

Je vais examiner la cale principale. Je suis dedans.

Il y a quelque chose.

Nom de Dieu.

Putain.

Hé.

Il me faut deux cartes de sécurité sociale, des certificats de naissances.

- Range ton argent. - Tu as dit que tu pouvais le faire.

- Il y a un problème ? - Tu n'es pas au courant ?

Non.

- Le bateau a coulé, mon ami. - Quel bateau ?

Le bateau. Je l'ai appris ce matin.

- Désolé. - Attends. Où tu as appris ça ?

- Qui t'a dit ça ? - Allez, je ne veux pas d'ennuis.

C'est moi. Il y a eu un problème avec la dernière commande.

Quelque chose a foiré. Nous n'allons pas pouvoir l'honorer.

Que dit-il concernant la sécurité de nos frontières ?

Monsieur. Des chiffres ? Un nombre de survivants connu ?

Confirmez-vous qu'il s'agit d'une opération de contrebande ?

Des corps ont-ils atteint les côtes ?

Allez-vous effectuer des arrestations ?

Une déclaration ?

Vérifie le moteur. C'est quoi ton problème ?

Adam, ça fait 20 minutes que je t'appelle.

Ta radio est cassée ou quoi ?

- Bon, je te rappelle. - Adam ? Tu ne peux pas rentrer.

- Il est au téléphone. - Ça va. Je te rappellerai.

Ça fait 20 minutes qu'ils t'appellent.

On m'a dit que le bateau a coulé au large.

Et ?

Étaient-elles sur ce bateau ?

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Ma femme et ma fille arrivent cette semaine, non ?

Elles arrivent.

- Dites-moi. - Écoute, je dirige une société de taxis.

"L'aéroport ? En vingt minutes ? Tout de suite."

De temps en temps, je mets des gens en contact.

C'est un business parallèle. J'aime aider les gens.

Mais je suis juste un intermédiaire. C'est tout.

Sors de mon bureau, s'il te plaît.

Sont-elles mortes ? Ma femme et ma fille ?

- Ça ne me concerne pas. - S'il vous plaît.

Écoute, je t'ai rendu un service. Tu m'en dois un.

Laisse-moi tranquille.

Étaient-elles à bord ?

Qu'y a-t-il eu ? Un bateau ne coule pas comme ça.

- Que s'est-il passé ? - Je vais me renseigner.

Faites une pause, les gars.

Il y a quelques semaines, un de mes amis était dans le bled.

Les Forces Spéciales recherchaient les caches d'armes.

Ils sont tombés sur des hommes d'Al-Qaeda.

Il a trouvé où les Talibans cachaient l'opium

qu'ils avaient confisqué quand ils étaient au pouvoir.

Il y a une grotte remplie d'opium.

C'est empilé.

Empilé jusqu'au plafond.

Et c'est toujours là-bas.

Il a détruit l'accès à la grotte.

Une grotte remplie d'opium, ça rapporterait combien ?

- À l'Oncle Sam ? - Non.

Aux deux personnes qui en connaissent l'existence.

- Toi et moi. - Et l'homme qui l'a trouvé ?

- Votre ami ? - T'en fais pas pour lui.

Il a été tué.

Après qu'il m'ait dit ça, on a piégé son sac à dos.

Il faut vraiment avoir un œil dans le dos ici quand on est américain.

C'est juste toi et moi.

Vous n'avez pas un proverbe qui dit :

"Moi contre mon frère, mon frère et moi contre mes cousins,

"et mes cousins et moi contre le reste du monde" ?

Nous allons devoir récupérer la drogue dans la montagne.

Nous aurons besoin de camions et d'avions pour la sortir du pays.

Nous avons besoin d'hommes de confiance pour la garder

et d'informateurs pour nous dire si quelqu'un essaie de nous la prendre

et les soudoyer pour qu'ils ferment les yeux.

- Vous me feriez confiance ? - Non.

Jamais de la vie. Je serai là-bas avec toi.

Car je suis le seul à connaître l'endroit.

Voilà.

Tu veux découper la dinde ?

Bon.

- Allô. - Allô ?

- Papa. - Tyler ?

- Tu fais quoi ? - Tu sais bien.

- Je vais bien. Comment va maman ? - Elle va bien.

Et la dinde ?

Elle est morte.

Bien sûr qu'elle est morte.

- Tu veux parler à maman ? - Oui. Passe-la moi.

- Salut. - Salut.

- Joyeuse Thanksgiving. - C'est aujourd'hui ?

Oui.

J'en ai connu de meilleures.

Je lui expliquerai, il comprendra.

Non. Ne fais pas ça pour le moment.

Je ne vais pas pouvoir appeler pendant quelques jours, voire une semaine.

J'appellerai dès que j'aurai trouvé un téléphone qui marche.

- Fais attention à toi, d'accord ? - Toujours, chérie.

Je t'aime.

Tout ce que je fais ici, c'est pour vous. Souviens-t'en.

Même quand c'est dur.

Mike.

- Maman ? - On a été coupés.

Tu sais ce que j'aimerais vraiment ?

Il fait deux fois sa taille initiale.

Reste ici, tout ira bien.

Je dois sortir !

Attends ! Non !

Elle a été refusée, monsieur.

Je viens d'acheter des billets d'avion avec.

C'est sûrement un problème de sécurité.

Voilà. Essayez celle-ci.

Et celle-là. Au cas où.

- Je vais me tirer une balle. - Refusé.

Ne t'en fais pas. Ça va.

- Oui. - Ce conteneur en provenance de Shanghai,

à propos duquel tu nous les as brisées.

- Je l'ai. - Tu sais quoi faire.

Bien sûr.

On va se revoir ?

J'ai un appartement à Londres, un à New York,

une villa dans le sud de la France, et un petit ami...

On n'est pas du même monde, si tu vois ce que je veux dire.

Désolé, chéri.

Jette ça pour moi.

Regarde où tu marches.

- Transfert de prisonnier. - Oui, monsieur.

- Les Renseignements veulent lui parler. - Laissez-le passer.

Bon. Ça se présente bien.

Génial. J'avais bien besoin de ça.

Tu la fermes, Fazal. Compris ?

Allez. Putain, mais dégagez le passage.

Sois sympa avec moi.

Un instant.

- Vous pouvez y aller. - Merci.

Oui ?

- Zula. - J'arrive.

Allô.

Alex, ton conteneur de Greater Orient a été pillé.

Il a été quoi ?

On a volé toute la cargaison.

- Tout ? - Désolé, Alex. Tout.

Je te rappelle.

Quoi ?

- Tu es au courant pour ta sœur ? - Non.

Le bateau dans lequel elles devaient arriver. On m'a dit que...

- Que quoi ? - Qu'il avait coulé.

Non. Non.

Pardon.

- Allô. - C'est moi.

La cargaison pour le Palais de la Chemise a été volée.

- Quoi ? Où ? - Ils ont volé toutes les chemises.

- Et rien n'était assuré. - Quelles sortes d'affaires fais-tu ?

Je dirige cette société seul depuis la mort de ta mère.

Tu crois que c'est facile de s'en sortir dans ce métier ?

Tu sais combien de sociétés font faillite chaque année ?

Et tu n'es pas vraiment devenu le Bill Gates de l'immobilier,

je me trompe ?

Allô ?

Papa.

Papa ?

Où se trouve cet endroit ?

Si je te le disais, tu n'aurais plus besoin de moi.

Cousin.

Tu dois mériter le droit d'appeler quelqu'un "cousin".

Je ne sais pas si c'est ce bateau.

Je ne cesse de me répéter que ce n'est pas possible.

Mais si c'est vrai, personne ne s'en est sorti.

Personne. Personne n'a survécu.

Tu as mis ma sœur sur ce bateau.

- Je ne sais pas ce qui s'est passé. - Tu l'as mise, elle et sa petite fille.

C'est comme ça que je suis venu. Avec les mêmes personnes.

Et toi aussi. Tu sais que c'est dangereux.

Tu le sais.

Oui. Je suis désolée.

Je veux juste qu'elles soient ici. C'est tout.

Je veux juste qu'on soit à nouveau réunis.

Zula.

Sarah rattrape une leçon de danse après sa leçon de dessin.

Tu peux la prendre avant le cours de Polly ?

Oui.

Vous êtes ici pour le filtre à eau ?

- Non. C'est mon beau-frère. - Désolée. Bonjour.

Je vous laisse. Ravie de vous avoir connu.

- Salut. - Salut.

Comment va-t-il ?

On le saura dans quelques heures.

J'ai appris qu'il avait perdu le conteneur.

Ça fait le tour du monde,

ça arrive à Seattle... Et ça disparaît d'un coup...

Il y a beaucoup de gens malhonnêtes.

Mais cette cargaison était vraiment spéciale.

Ton père en avait vraiment besoin.

Vraiment, vraiment besoin.

Il avait un problème d'argent. Je lui ai présenté quelqu'un.

Cette cargaison était l'assurance du prêt de 250 000 $.

Tu as des documents ?

Ton père et son créancier n'ont pas voulu qu'il y ait de traces.

Pour le fisc ?

- Je dois parler au créancier. - Faux. Ça ne marche pas comme ça.

Mon père m'a parlé des guanxi. Je te rends un service, tu m'en rends un.

- Je ne fonctionne pas comme ça. - Guanxi ? C'est quoi, ça ?

Un tour de passe-passe chinois ?

J'ai besoin de paperasserie, de documents, de vérification des fonds.

Encore faux. Tu dois écouter.

- Voilà comment ça marche. - Non, pas pour moi.

Je prends les rênes tant qu'il est malade.

Je n'ai rien demandé, mais je dois le faire.

Comme tu as fait pour ton projet immobilier ?

Développer des lofts dans le centre-ville.

La banque t'a pris combien pour ça ? 5 millions ?

Tu ne seras pas nommé homme d'affaires de l'année.

Tyler, baisse le son !

Salut.

- Non. - Non. Ce n'est pas ça.

- Il va bien ? - Ça va.

- Que fais-tu ici ? - Je travaille. Ça va ?

Quel plaisir de te voir. Entre.

- Il va bien ? - Oui. Très bien.

- Quand es-tu revenu ? - Je viens d'arriver.

Quatorze heures dans un vieux C-14, sans distraction...

Mon Dieu, c'est si bon de te revoir.

- C'est une belle maison. - Oui.

Il y a encore tant à faire. Tu veux boire quelque chose ?

Lieutenant, nous avons trouvé le véhicule de Mike.

C'est la Jeep de Mike McKay. Ça ne présage rien de bon.

Elle a été criblée de balles.

Un AK-47. Pas de cadavres.

On dirait qu'on l'a emmené dans un champ de mines.

Comment va-t-il vraiment ?

Tyler et toi lui manquez.

Désolée pour tout à l'heure. Vraiment.

Mike m'a toujours dit que s'il lui arrivait quelque chose,

- ce serait toi qui nous l'annoncerais. - Ce n'est pas ça.

Il voulait juste que je passe voir si le déménagement se passait bien.

Le déménagement pourrait aller un peu plus vite.

- Un jour, ce sera un bureau. - Ça prend forme.

- Je t'aide pour les cartons ? - Merci.

- Ça va où, tout ça ? - Tout part en haut.

- Tu lui as parlé récemment ? - Pour la Thanksgiving.

- Je vais où ? - Tout droit.

- Où sont-ils allés ? - Dieu seul le sait.

Ils ont pu passer la frontière du Pakistan, de l'Ouzbékistan, du Turkménistan,

ou n'importe où dans ce putain de pays.

Comment savoir s'il est en vie ?

Il faut peut-être souhaiter sa mort.

Vous souvenez-vous de l'agent de la C.I.A. torturé et filmé par les Libanais ?

- Il avait l'air comment ? - Je ne sais pas. Un peu étrange, en fait.

Il a dit un truc du genre, même si ça devient dur,

de ne pas me faire de souci, qu'il fait ça pour Tyler et moi.

- "Même si ça devient dur" ? - Oui.

- Je me demande ce qu'il voulait dire. - Je ne sais pas.

On a été coupés. Je n'ai pas pu lui demander.

C'est bizarre. En général, il garde tout pour lui.

Ce mec.

Et celui-là aussi.

- Celui-ci, ici. - Oui.

Le mec, en haut.

- Celui-là. - O.K.

Lui, je le veux.

- Celui-là, là-bas. - Ça marche.

Bon.

Attends.

Hé, mon pote. Comment tu vas ?

Tu vas aider ta mère avec ces cartons ?

- T'es mon père ? - Non,

mais je suis son meilleur ami. Quand il n'est pas là, je te botte le cul.

Campe-toi en arrière. En arrière.

Allez...

Si tu n'aides pas à la maison,

tu devras me rendre des comptes. Pigé ?

- Vous êtes prêts ? - On part maintenant ?

Si on voyage léger et vite, personne ne nous repèrera.

On rentre, on sort.

- Et ça va passer. - Comme une lettre à la poste.

Attends. Fais-moi voir ta carte.

Ma carte ? Tout est là-dedans.

Je ne t'embaucherai pas. Promis.

- Tu passes dîner à la maison. - Si Mike appelle, dis-le moi.

Il me doit quelques bières.

- À plus. - Sois sympa avec ta mère.

- On verra. - Salut. Merci pour tout.

- Au revoir. - Salut.

Il a dit quand papa rentrerait ?

Il a juste dit que ce serait plus long que prévu.

- Pour Noël ? - J'espère.

- Ou Noël de l'année prochaine. - Quel sens de l'humour.

Tu es plus drôle de jour en jour.

Je dois savoir pourquoi on bosse avec ces mecs.

Qu'est-ce qu'on cherche ?

Je t'aime, papa.

GLADIATOR SÉCURITÉ INDUSTRIEL - RÉSIDENTIEL

Bonjour. Je viens pour l'alarme.

Merci.

Vous savez où est le boîtier de contrôle ?

Non, aucune idée.

C'est dans la buanderie, en général. On va voir ?

- C'est ici. - O.K. Merci.

- Je vais vérifier la fenêtre. - D'accord.

Elle est à côté de sa voiture.

Tant qu'ils se touchent, il y a une connexion.

- Je dois vérifier un truc en haut. - O.K.

Si on les sépare, la connexion est interrompue...

Compris ?

- Elle rentre. - Arrivée ?

Dans huit à dix minutes.

Frank, on doit se magner.

La détection feu et fumée est en place.

Je dois voir avec les pompiers pour un signal automatique.

Tu peux ramasser ça ? Merci.

Merci, vieux.

Elle se dirige vers la maison. Vous en êtes où ?

- On a fini ici, hein, Frank ? - Tout est bon.

Je ne veux pas lui mentir encore.

Je ne veux pas avoir à dire à son fils que nous ne savons pas où il est.

Tant qu'on n'a pas de réponses, on ne leur dit rien.

Et le fait qu'ils soient mariés ?

Il l'a appelée. Il n'a pas dit ce qu'il faisait,

où il allait et quand il rappellerait ?

- Exact. - Tu en es sûr ?

Tu veux me dire un truc ? Un détail qui m'aurait échappé ?

Ton ami a disparu en compagnie d'un trafiquant de drogue.

Laissez-moi juste celui-là. Un seul. Ce type.

Un trafiquant pour qui il a pris beaucoup de risques.

Il faudra me tuer pour l'avoir.

Raconter ça à sa femme et son fils ? Pas un mot tant que ce n'est pas plus clair.

C'était une embuscade. Ils lui ont tiré dessus et l'ont kidnappé.

- Ça y ressemble. - C'est ce qui s'est passé.

Oui. Ça pourrait être quoi d'autre ?

Mon Dieu !

Je suis désolée.

J'essaie de restructurer la dette. J'aurais besoin de quelques semaines.

C'est ça. Attaquez-nous.

Je ferai jouer l'Article 11. Estimez-vous heureux si vous gagnez 1 $.

Allô. Il n'est pas là. Je dirige la compagnie jusqu'à...

Ben ! Regarde ! Ta voiture !

Elle brûle !

La prochaine fois, ce sera ta maison.

Vous avez vu ou entendu quelque chose ? Quelqu'un qui s'enfuyait ?

Non.

Des problèmes avec vos voisins ? Des ennuis commerciaux ?

Non. Rien de tout ça.

Vous êtes assuré ?

Oui, enfin, il faut que je vérifie ça.

Excusez-moi. Je dois répondre. Oui ?

Oui.

Quoi ?

Quelqu'un a appelé ?

Non. Deux mecs sont venus pour l'alarme.

Ils ont dit qu'ils ne viendraient que la semaine prochaine.

C'est étrange.

Allô. Bonjour, maman.

Oui, le déménagement s'est bien passé. On a l'habitude.

- Tu as mis ta ceinture ? - Non.

Allez, mets-la. Combien de fois devrai-je te le dire ?

- Voici Gholab. - Bonjour.

C'est un américain. Vous voulez acheter ?

Bonjour, monsieur. Comment vas-tu ?

Je veux un Soviet récent. Pas un Enfield de la 2e Guerre mondiale.

Un bon fusil, à l'époque.

C'est trop vieux. Dis-lui d'être sérieux.

Moderne.

Les M-16 ont fait plus mal au crâne aux Américains qu'aux Viêt-congs.

Un Bren, un Tommy ?

- Dis-lui d'être sérieux. - Il a de bonnes armes.

J'arrive.

Oui. Tu vois ?

Enfin, on se comprend.

Voilà ce qu'il me faut. C'est ce que je veux... C'est bien.

L'équipe va gagner aujourd'hui ?

Sans problème !

Tout ce que je veux savoir, c'est si elles étaient à bord.

Je ne peux pas te dire, je ne sais pas. Personne ne sait.

Mais il y a des gens qui savent, à qui vous pourriez demander.

Partout dans le monde, il y a des clandestins. Des millions.

Chinois, Haïtiens, Albanais, Kurdes, que sais-je encore...

La plupart veulent venir ici.

C'est pour ça que tu m'as payé, pour faire venir ta famille.

Je sais juste que le bateau a coulé.

Si tu veux vraiment faire ta place ici, devenir américain,

je te conseille d'oublier ça.

Il est bon. Votre fils.

Il y avait un Russe, un soldat,

on l'a trouvé dans le village où j'habitais, en Tchétchénie.

Il est tombé du camion, ivre. Il s'est cassé le cou. Un accident,

mais ils ont cru que c'étaient les guérillas tchétchènes.

Ils ont exigé que le chef paie pour le crime.

Il a dit non.

Ils ne s'en sont pas pris à lui directement.

Ils ont tué sa fille, son fils,

sa mère,

et sa femme, un par un.

Il a payé.

La manière américaine c'est... Quoi ? Appeler la police, non ?

Rappelez-vous que je suis clandestin.

Je dois choisir l'autre manière.

Écoutez, j'étais instituteur.

Les Russes ont envahi mon pays.

J'ai dû passer cinq ans dans un camp de réfugiés.

Ils voulaient se débarrasser de nous. Ils nous tuaient si on revenait.

L'Amérique, c'est ça. Tout ce dont j'ai rêvé.

Avoir de nouveau ma famille ici avec moi. C'est pour ça que je travaille.

- C'est pour ça que je vous ai payé. - Tiens.

Contacte ces gens. Ils pourront peut-être t'aider.

Tiens. Prends ça. Je suis juste un intermédiaire.

Prends une avance, O.K. ? Garde le taxi pour quelques jours.

Je m'en fous. Je veux juste que tu me laisses tranquille.

Il dit qu'il a abattu un hélicoptère russe avec ça.

- Oui. Tombé. - Mon cul, oui.

Demande-lui s'il a des mines antipersonnel Claymore.

Oui. Viens, mon frère. Des mines.

Commutateur. Et télécommande.

- Pourquoi des mines ? - On ne sait jamais.

Adam ?

- Je viens avec toi. - Laisse-moi faire ça seul.

- Non, c'est ma sœur. - Je reviens après.

- Je te raconterai. - Ce n'est pas juste ça.

Je dois voir. Je dois voir où.

Comprends-moi.

C'est ma manière de dire au revoir.

Elles ne sont peut-être pas mortes. Comment savoir ?

Il y a toujours un espoir, non ?

Ils ne sont peut-être pas tous morts.

Reste ici et attends-moi.

Si ça ne tenait qu'à moi, je te laisserais quelques jours de deuil.

Mais tu n'es qu'un intermédiaire, c'est ça ?

Ta société a des relations commerciales et légitimes avec la Chine,

Taiwan, l'Indonésie et les Philippines.

De temps en temps, ton père nous donnait le numéro d'un conteneur,

son port d'attache et le nom du bateau.

Regarde autour de toi.

Deux ou trois millions de conteneurs par an passent ici.

Quelles sont les chances de vols ?

Quelles qu'elles soient,

je ne peux pas fermer ma société. C'est ça que tu me dis ?

Nous aimerions garder des relations commerciales avec vous.

Des relations ? Déjà, tu m'entubes de 250 000 $,

ensuite, tu brûles ma voiture.

Et je ne peux pas enterrer mon père sans que tu essaies de magouiller un truc ?

Réfléchis encore au sens du mot relation, mon pote.

Et tu dois te rappeler que c'est la vraie vie.

Tu n'es qu'un naze incapable de payer les factures depuis la mort de papa.

Tu fais ce qu'on te dit.

Un enterrement dans la famille, c'est assez, non ?

Un conteneur arrive aujourd'hui. Nous devons le décharger

dans un endroit discret, habitué au transport international, près de l'autoroute.

Assure-toi que personne ne travaille tard, dis à la sécurité qu'une livraison arrive.

- C'est tout ce que tu as à faire. - Ça et prendre 10 ans de taule.

Il y a un mec qui vient te voir.

Je ne connais pas son nom de famille. Adam. Tchétchène.

Laisse-moi t'expliquer.

Je ne veux pas le voir revenir de si tôt pour me bombarder de questions, O.K. ?

- Tu connais le nom du bateau. - Il a dit le Star Pacific.

Voilà.

Attends-moi ici. Laisse-moi leur parler.

Non. Je viens aussi.

Nous ne voulons pas vous faire d'ennuis. Nous ne blâmons personne.

C'est ma belle-sœur. Elle a perdu sa sœur.

J'ai perdu ma femme, ma fille. Ma petite fille.

On est juste ceux qui vont à la rencontre du bateau.

On ne sait pas toujours ce qu'il y a dedans. On nous appelle, on part.

Des fois, ce sont des colis.

- D'autres fois, des clandestins. - Des gens.

Allez.

Ce sont des gens. Des êtres humains.

- Des gens, si vous voulez. - Ma femme et ma fille...

On les mène en lieu sûr.

Un véhicule les attend. Après, ça ne nous concerne plus.

Comment un bateau peut couler comme ça ?

Les eaux sont dangereuses dans le coin. Pour tous les bateaux.

- Sans avertissement ? - Désolé pour votre famille.

Le récif a dû endommager la coque.

Tout le monde a fait ce qu'il a pu. Vous devez le croire.

C'est notre gagne-pain. Vous croyez qu'on veut perdre un bateau ?

- Allez. - C'est notre turbin.

Adam, on s'en va.

Putain. Je t'avais dit quoi ? Ta gueule !

Allez, Adam.

Nous allons identifier les cadavres à la morgue.

IMPORTS ET EXPORTS

HÔPITAL - URGENCES

Je veux rentrer. Je dois voir moi-même.

C'est trop dangereux. Nous devons attendre.

Trop de policiers et de mecs de l'immigration.

MORGUE DU COMTÉ DE WHATCOM

Allons leur parler.

- Excusez-moi. - Pardon. S'il vous plaît.

- Voici ma nièce et ma sœur. - Et ma femme.

Ma femme et ma petite fille.

Je vais demander. Excusez-moi, monsieur.

- Non. Laissez-nous. - Regardez juste cette photo.

- Laissez-nous tranquilles. - S'il vous plaît, c'est ma sœur.

Je veux savoir si elle est là, s'il vous plaît.

Donne-moi les clés.

- Excusez-moi. - S'il vous plaît.

- Vous pouvez nous aider à les identifier ? - Je ne veux pas.

- J'en reviens juste. - Avez-vous vu leur corps ?

- Sûre ? - Vous les avez vus ?

Oui. Désolée.

Oh non. Non !

Ce sont eux.

Des Tchétchènes. Bon.

Je m'en occuperai personnellement.

- Salut. - Salut.

- Tu viens à l'épicerie avec moi ? - Non, ça va.

- Oui ? - J'ai à faire.

- Quoi ? - Et si papa appelle ? Si ça sonne ?

- Tu veux que je réponde ? - Merci.

- Je resterai à côté du téléphone. - Je ferai le travail.

- Amuse-toi. - Ne fais pas ça.

- À plus tard. - Je suis sérieuse.

Hé, ducon, tu me files mal au crâne.

- Désolé. - J'essaie de pioncer.

Hé.

T'es abruti, ou quoi ?

Laisse-moi deviner. Fausse cheminée, deux salons, un canapé,

table basse, tapis indien, un gros vase merdique avec une plante.

Voilà. Gagné.

Je suis Angie.

Et toi, quel nom d'abruti on t'a donné ?

Deux fois, c'est une coïncidence. Trois fois, tu te casses.

Pourquoi me suivre trois fois ?

Bon.

La paranoïa, c'est bon. C'est un mode de survie.

Ma mère, c'est une mère.

Mon père voyage beaucoup, deux ou trois mois d'affilée.

- Il est militaire ? - Oui, quelque chose comme ça.

- Il fait quoi ? - Du commerce international,

il achète et il vend des trucs comme des couteaux et des cardigans.

Des couteaux ?

- Vous avez dit qu'on vous suivait ? - Oui, on me suit.

J'ai déjà vu cette voiture. Mon mari travaille aux stups.

Nous avons reçu des menaces dans le passé.

Jolie planche.

Il doit y avoir quelqu'un dans le quartier qui peut aller voir.

C'est au 5618 Semlin.

- Quelqu'un est en route. - Merci.

Tu veux qu'on le fasse ?

Attends un instant.

- Allô. - Brent.

C'est Carole. Je suis en voiture. On me suit. Tyler est seul.

Un instant. Ralentis.

Tu es si mignon.

Je me comprends.

Frein à main, tu braques et pied au plancher.

- Bon. - Allez !

Allez, ne t'arrête pas !

Redresse la course !

Laisse aller.

- On recommence. Tu te débrouilles bien. - D'accord.

Plus un geste !

Je l'astiquais juste.

Nous sommes à l'adresse. Tout va bien.

Tu vas bien ?

Oui. Je ne sais pas pour Tyler, mais...

- Shannon Isler. - Entrez. Asseyez-vous.

C'est dingue. Que se passe-t-il ?

- Vous êtes des témoins protégés ? - Oui.

Ce serait cool si c'était ça.

Si ton père était un gros mafieux.

- Il est représentant et tueur à gages. - Calme-toi. À plus.

Hé.

- On se revoit quand ? - On est voisins, ducon.

C'est qui, ces mecs ?

Y aurait-il un contrat sur lui ou sur nous ?

Je ne crois pas. Nous nous occupons de tout. C'était peut-être votre imagination.

Non, Mike m'a appris à reconnaître ces choses.

J'ai vu ces mecs en dernier le jour où

la société d'alarme est venue une semaine en avance.

Ça ne vous paraît pas étrange ?

C'est bon pour la société d'alarme. J'ai appelé moi-même.

- C'est une période difficile pour vous. - Quelqu'un me suivait.

Nous faisons tout pour que vous soyez en sécurité.

- Sil y a une menace... - Vous ne me croyez pas.

Je ferai en sorte que vous soyez en sécurité.

J'ai des hommes à l'extérieur, un homme restera à l'intérieur.

Je ne suis pas dingue.

Autrement, je n'aurais pas appelé.

Personne ne dit que tu as fait quelque chose de mal.

Il n'est pas facile d'avoir un parent travaillant pour nous.

Quoi qu'il en soit, nous voulons vraiment vous aider, Carole.

Vous faites partie de la famille.

Oui, c'est de ça que je parle.

Tu m'as surpris à boire dans le local à filets. Je me rends.

Ils m'ont dit que vous étiez parti.

Non. Ma belle-sœur devait travailler.

Elle a pris la voiture. Ton capitaine ne m'a pas tout dit.

- Il a oublié un truc, non ? - Je ne crois pas.

Enfin, je ne sais pas.

Quoi d'autre ? Qu'est-ce que je ne sais pas ?

S'il vous plaît.

J'ai vu un cadavre. Avant que les autres n'atteignent la côte.

- Dans nos filets. - Femme ?

Non. Wayne et Clyde l'ont enchaîné et jeté dans l'océan.

Je n'ai rien fait. J'étais dans la coquerie.

O.K. ? S'il vous plaît.

Attendez. Non.

- S'il vous plaît. - Quoi d'autre ?

Rien. J'ai vu le corps et c'est tout.

J'ai vu un corps, c'est tout.

J'ai vu le cadavre.

Il y avait un trou,

juste ici, dans sa tête.

On lui avait tiré dessus avant de le mettre à l'eau.

L'agent Simon restera avec vous.

- Ça va aller ? - Oui.

Si je peux faire quoi que ce soit pour vous...

- Vous pourriez me croire. - Je crois que vous êtes inquiète.

Vous iriez mieux si nous pouvions contacter Mike,

- mais il est en opération secrète. - D'accord.

Merci. Tu as quelques minutes pour Tyler ?

- Bien sûr. - Merci.

Bonne nuit.

Nous aurions dû être évacués dès que je l'ai prévenue.

- Que se passe-t-il ? - Elle ne me croit pas.

La dernière fois que Mike a été menacé, nous déménagions le jour même.

- Il n'y a pas de preuve tangible. - J'ai vu la voiture.

Et cette société d'alarme ? As-tu vérifié toi-même ?

- Ils sont réglo. - Que se passe-t-il ? C'est quoi, ça ?

Retrouve-moi à la station d'essence en face du parc.

- Je peux me faire du café ? - Allez-y.

- Vous en voulez ? - Non.

- Tu feras quoi de ta part ? - T'en fais pas pour moi, vieux.

J'ai des idées.

Tu crois pouvoir te cacher de ceux qui te recherchent ?

Tes anciens amis. Camarades.

J'ai eu le meilleur entraînement du monde.

On m'a appris à réfléchir comme les mecs comme toi.

- Je vais m'en sortir. - Tu as de la famille, non ?

Faites le plein, je reviens tout de suite.

Cette entreprise est une couverture pour nos agents.

Il y a des micros chez toi, tu es suivie.

Pourquoi ?

Elle veut que tu sois sous surveillance continue.

Tes appels sont enregistrés et écoutés, on te suit.

- Il y a un truc que tu ne m'as pas dit ? - Non. De quoi tu parles ?

Je dois y aller.

- C'est encore loin ? - Deux jours, au plus. On s'active.

Même si elle sait quelque chose, elle a peur de te le dire,

- de peur que tu sois impliquée. - Dans quoi ?

Il y a quelque chose sur la disparition de Mike qu'elle ne veut pas te dire.

- Ça va ? - Oui, ça va.

Ma carte.

Vous devez payer d'abord.

Dix-sept, j'écoute. Tenez-vous prêt.

- Oui. - Allô.

- Désolé. Qui... - Tu ferais mieux de parler à la police.

Brigade des Stupéfiants Seattle, Washington

Vous avez dit que je faisais partie de la famille.

C'est quoi, ça ?

- Nous vous protégeons. - En me mentant ?

En me faisant croire qu'il y a un contrat sur ma famille ?

- Ne tirez pas de conclusions hâtives. - Ah oui ?

La société d'alarme, c'est vous.

Je ne voulais pas vous contrarier. J'ai fait cela pour vous protéger.

De quoi ? C'est quoi, ça ? Dites-moi juste ce qui se passe.

Quelque chose est arrivé à Mike, mais nous ne savons toujours pas quoi.

Tout ce que nous savons, c'est qu'il a disparu.

J'ai un petit problème avec un de mes clients.

Je n'ai pas le numéro de permis de vente de son affaire.

C'est un bar dans le quartier international.

Ronny Cho. Oui.

J'ai juste besoin du numéro de permis de revente sur les ventes et les alcools.

Je ne sais pas s'il a un partenariat, une société, ou s'il est gérant.

- Une embuscade ? - Ça y ressemblait.

La Jeep était criblée de balles.

Il est peut-être là-bas, blessé.

Si ça s'était passé comme ça, nous l'aurions trouvé. Croyez-moi.

Mon Dieu. Que veulent-ils ?

Nous ne le savons pas.

- Vous savez qui ils sont ? - C'est ce que nous cherchons.

Je ne comprends pas.

Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? Pourquoi m'espionner ?

- Pourquoi m'avoir suivie ? - Nous voulions vous protéger. C'est tout.

C'est logique seulement si vous ne me faites pas confiance.

Ou que vous ne faites pas confiance à Mike.

Vous me cachez encore quelque chose. Dites-le moi.

Mike n'était pas seul dans la Jeep, il y avait quelqu'un qui n'avait rien à faire là.

Tu sauras t'occuper d'un si gros truc ?

Tu vas devoir me faire confiance comme je te fais confiance.

On ne peut pas mettre tout ça sur le marché d'un coup.

- Il faudra étaler les livraisons. - Je m'en occuperai.

Il faut en expédier la moitié en Europe, et l'autre aux U.S.A.

C'est sensé. C'est ce que je ferais.

Ce n'est pas ton problème. C'est le mien.

C'est pour ça que tu as besoin de moi.

Quels ports américains comptes-tu utiliser ?

- Ceux de la côte ouest ? Est ? - Ne t'en fais pas.

Je connais ceux qui sont sécurisés et ceux qui ne le sont pas.

- Tu comprends ? - Ce ne sera pas nécessaire.

Tu as besoin de ce que je sais.

J'ai juste besoin de savoir où se trouve l'héroïne.

C'est pour ça que je t'ai dit oui.

Américain.

Il travaille avec des trafiquants, des gens dangereux.

Il s'est donné beaucoup de mal pour avoir celui-ci.

Il faudra me tuer pour l'avoir.

Il a utilisé de faux documents pour le faire sortir de l'hôpital.

Il n'a informé aucun de ses collègues,

même pas son partenaire.

Personne ici ne veut croire à cette version,

mais il ne nous laisse pas le choix.

Il a consacré sa vie à son travail. C'est dingue.

- Retrouvez-le. - C'est ce que nous essayons de faire.

Quand ce sera fait, j'espère qu'il aura une bonne explication,

et pas seulement pour nous.

Ronny Cho, commerçant sous le nom de Cho Enterprises.

L'adresse de son entreprise est son adresse personnelle ?

D'accord, super. Un instant.

Super, merci.

- Allô. - Tu le savais, hein ?

Quand tu es venu nous voir, tu savais qu'il avait disparu.

Carole. On m'a ordonné d'agir de la sorte.

Tu cherchais quoi ? Valises prêtes, billets d'avion ?

- Je sais que tu n'es pas impliquée. - Dans quoi ?

Tu crois que Mike bosse avec ce trafiquant ?

Non. Et je sais que tu n'es pas impliquée.

Impliquée dans quoi ? Tu leur dis ça, à tes collègues ?

- Ils ne te croient pas. - Oui, je le leur dis.

Je prends de grands risques en te parlant. Écoute, Carole, tu dois...

Tu dois me faire confiance. Quoiqu'il arrive...

Je suis dans votre camp.

Non. Tu n'es pas dans notre camp. Tu es dans le leur.

Ce sont les tiens, ceux-là. C'est ton clan ?

Oui.

Alors dis-leur de rester sur leurs gardes.

Les familles s'éparpillent. Surtout dans le coin.

- Tu connais un autre chemin ? - Plus tôt on y sera, mieux ce sera.

Ça laisse moins de chances que quelqu'un la découvre.

29 Fairfield View.

L'hypothèque est au nom de Ronny Cho.

J'ai besoin d'une recherche de titre, comment il a financé l'achat.

Oui, et ses dossiers de carte de crédit.

Vous pouvez me rappeler à ce numéro. Super, merci.

Allez !

C'est ce qui se passe quand tu essaies d'aider les gens,

que tu fais beaucoup d'efforts pour eux.

Ils demandent toujours plus.

Nous sommes allés voir les gens dont vous m'avez parlé, ils n'ont rien dit.

Sur le retour, ma belle-sœur a été tuée.

Non, elle a eu un accident.

Pas un accident. Elle est sortie de la route exprès ?

- Quoi ? - Elle était contrariée.

Elle s'est endormie au volant,

dans mon taxi, j'ai perdu une voiture pour t'avoir aidé.

- Qu'est-il arrivé à bord ? - Personne ne sait.

Personne ne saura jamais.

Vous m'avez envoyé là-bas. C'était pour que je ne revienne pas ?

Écoute-moi.

Toi et moi, on est rien. Des gens bien.

Attachés à nos familles.

Nous voulons le meilleur pour ceux que nous aimons.

Il y a des gens dans ce milieu

qui sont très dangereux, ils ont beaucoup d'argent en jeu.

Ne m'appelle plus, ne viens plus. Oublie que tu as travaillé pour moi,

ou ce qui est arrivé à ta famille t'arrivera. Tu comprends ?

Tu as beaucoup travaillé.

En plus de tes affaires, tu as le temps de fouiner dans les miennes ?

Tu fais quoi, t'es cinglé ? C'est quoi, ça ?

Nous sommes en affaires, je dois faire preuve de zèle.

Alors tu te renseignes sur mes affaires. Tu vérifies mes finances.

- Tu veux savoir où je vis. - Je veux travailler avec toi.

Tu veux travailler avec moi ?

Je t'utilise pour les conteneurs,

ça s'arrête là.

Tu veux décharger chaque jour un conteneur dans mon entrepôt,

ça me va.

Je ne veux pas savoir ce qui est dedans. Le problème, c'est que si tu plonges

parce que tu n'as pas de pare-feu, je plonge aussi.

Alors j'ai fait vérifier tes hypothèques,

ton relevé de carte de crédit du mois dernier,

je sais où tu as fait ton plein,

où tu as mangé, où et quand tu as utilisé tes cartes.

Ça aura quelle valeur, ces informations ? Pas seulement pour les fédéraux.

Pour ceux qui veulent te voir disparaître.

Pourquoi tu ne me dis pas ?

Ton plus grand ennemi n'est pas le F.B.I.

Ce sont les chiffres qui tuent. Tu as besoin de quelqu'un comme moi.

Je ne veux pas de toi.

On va t'auditer pour fraude fiscale.

Le permis de sécurité d'un de tes bâtiments est dépassé.

Une inspection de l'hygiène va venir. Ils retireront ta licence à la moindre erreur.

Ça m'a pris une demi-journée pour trouver ça, assis à mon bureau.

Si les flics veulent ta peau, ils feront la même chose.

Ils commenceront par le bar,

ils vérifieront minutieusement l'état de tes finances.

Tu es trop visible. C'est mauvais pour les affaires.

Donne-moi une semaine et le bar sera au nom de quelqu'un d'autre.

Pareil pour la maison,

je la loue à une société qui n'est pas liée à toi.

Et ce n'est que le début.

Je peux te faire disparaître.

J'espère que tu sais où tu vas.

Oui. J'en ai marre de jouer gagne-petit.

Bien joué, maman. Je suis sérieux.

- Merci. - Désolée.

Tu m'as humilié devant la seule personne que je connaisse.

C'était une erreur...

Je veux pas qu'on sache que papa est un fédéral.

Arrête ça, Tyler. C'était une erreur.

Tu vas voir. Tout le monde à l'école va le savoir.

On va me tatouer "mouchard" sur le front.

- Ne dis pas ce mot. - Ils sont rentrés dans ma chambre.

Tyler, j'ai cru que tu étais en danger. J'ai merdé. Désolée.

- Allez, Tyler. - Je déteste ça.

Je hais nos vies. Je hais ce que fait papa. Je hais ce que ça te fait.

Je hais cette famille. Je n'ai même pas d'amis, ici.

Tyler.

- Salut. - Salut.

Désolée de t'avoir appelé ducon.

Même si tu es un con.

Pas de problème.

Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as une autre fille ici ?

- Non. - Tu veux pas que je rentre ?

- Tu veux un truc à boire ? À manger ? - Oui.

Pas de bulles, je déteste les bulles.

- Pas de bulles ? - Ça éclabousse le joint.

Tu attends quoi ? Ça fait du bien.

- Je te crois. - Allez, viens.

Non, merci.

Que dirait maman ?

Non, je ne fume pas, c'est tout.

Alors tu fais quoi quand tu veux planer ?

Si tu veux fumer, vas-y. Je n'en ai pas besoin.

Ceux qui disent ça en ont le plus besoin.

- Vraiment ? - Oui.

- Tu étais où, avant ? - En Californie.

Avant, à Baltimore, dans l'Utah,

et je suis né à Philadelphie.

Tu as une copine dans un de ces endroits ?

Oui, je voyais quelqu'un.

Mais c'est dur, on déménage si souvent.

Quand mes parents ont divorcé, je voulais aussi que personne ne sache.

- Non. C'est pas ça. - Je comprends, si c'est le cas.

C'est à cause de mon père. Il voyage beaucoup.

Tu crois qu'il est infidèle ?

Tous les hommes sont infidèles.

- Tous des salauds, des connards. - Vraiment ?

- Oui. - Je suis comme eux, aussi ?

Je ne sais pas. Tu serais fidèle à ta femme ?

Oui.

Je m'appelle Adam. Ma belle-sœur travaillait pour vous.

- Elle n'est pas là aujourd'hui. - Je sais.

S'il vous plaît, il faut que je vous parle.

Voilà nos relevés bancaires sur cinq ans.

Nos déclarations d'impôts, nos prêts, tout.

Nous avons économisé 30 000 $.

À part ça, nous possédons une voiture et un emprunt.

Il travaille pour vous depuis 15 ans et a reçu trois citations.

On lui a tiré dessus. On a déménagé deux fois pour des menaces.

Il va là où vous lui dites.

Il est souvent en présence de fortes sommes

et personne ne l'a jamais accusé d'avoir pris 1 $.

C'est fou. C'est complètement insensé.

Pourquoi tout foutre en l'air à cette étape de sa carrière ?

Je sais que les pressions de ce travail peuvent changer les priorités d'un homme.

Je connais mon mari. Je connais Mike.

Je vous dis que s'il a simulé sa disparition, c'est pour une bonne raison.

Pas une raison que l'on connaît. Voilà le problème.

Isler. Oui.

Faites-le entrer. Oui.

Un délit de fuite ? Ont-ils retrouvé l'autre conducteur ?

Ce n'est pas aussi simple.

J'ai payé pour que ma femme et ma fille viennent aux U.S.A.

Illégalement.

Le bateau a coulé avant d'atteindre la côte.

Zula est venue avec moi pour en savoir plus,

savoir ce qui s'est passé. Si quelqu'un avait survécu.

Est-ce possible ?

Les accidents arrivent. Les bateaux coulent.

- Ce n'est pas... - Non. Ce bateau n'a pas seulement coulé.

Il y a eu un drame avant que le bateau coule.

Je sais qu'on a tiré sur des gens.

Je ne comprends pas. Qu'attendez-vous de nous ?

Je veux juste savoir ce qui s'est passé.

Pourquoi ?

Je dois savoir ce qui leur est arrivé.

Je dois savoir que quelqu'un va agir.

Vous êtes en train de parler de meurtre. De meurtre collectif.

De passeurs de clandestins, et de Dieu sait quoi encore.

Vous savez comme ces gens sont dangereux ?

Nous avons trois filles, et...

S'il vous plaît. Regardez.

Nous aimons ce pays.

Nous avons rêvé de ce pays.

Je travaille pour lui. Je donnerais ma vie pour lui.

Je me battrais pour lui. Quoique vous me demandiez.

Nous voulons vous aider. Nous aimions Zula,

- et nous voulons vous aider, mais... - Chérie.

Nous sommes vraiment désolés de ce qui vous est arrivé,

mais nous ne pouvons rien pour vous.

- Chéri... - Chérie, je t'en prie.

Nous ne sommes pas en position de vous aider

et je pense que vous devriez partir.

S'il vous plaît.

- Tu as dit que c'était ton peuple. - Ce sont des bandits.

Ils veulent les armes.

- Désolée. - Je ne pensais pas te revoir.

J'avais peur.

J'étais blessée. Je ne comprenais rien.

Mais je n'aurais rien su si tu ne m'avais pas aidé.

J'aimerais pouvoir faire plus.

Je sais que tu es dévoué. Tu ne peux pas tout nous dire.

Dis-moi quelque chose qui me soit utile.

Tu veux faire un truc, ou manger un morceau ?

J'ai pas trop faim, mais j'ai une idée.

Je dois voir quelqu'un. Tu veux venir ?

- O.K. - O.K.

- C'est en ville. Pas de souci. - Ça marche.

C'est parti.

Ils redistribuent tous les dossiers de Mike,

- tous ses contacts. - Mon Dieu.

Carole, souviens-toi bien de ce coup de fil.

A-t-il parlé de ce sur quoi il travaillait ?

Non. Ça fait un million de fois que tu me le demandes.

Il n'y a rien.

Une remarque anodine ?

Non. Pourquoi ? Qu'y a-t-il ? Qu'est-ce que tu ne me dis pas ?

Tu te rappelles quand Mike était en Afghanistan dans les années 1980 ?

C'est quand il travaillait à la C.I.A.

pour déstabiliser le régime soutenu par les Russes à Kaboul.

C'est ce que nous faisions.

À l'époque, nous n'avons pas fait attention à la manière dont les résistants

obtenaient ou finançaient leurs armes.

Si la résistance vendait de l'héroïne pour acheter des armes,

nous fermions les yeux.

À l'époque, c'était pendant les derniers combats intenses

de la guerre froide.

Ils se déploient en L. Attention à droite.

Alors, vous voulez les armes ? Les voilà.

- On va où ? - C'est une petite surprise.

Je ne dois pas te le dire.

- J'aime les surprises. - C'est top secret.

Plus vite, cheval.

Encore une fois, nous parlons de choses dont nous ne sommes pas censés parler.

Puis nous avons fini nos opérations, nous sommes partis et avons oublié,

jusqu'à ce que notre meilleur élève, Ben Laden, fasse parler de lui.

Je pense qu'ils imaginent qu'il y a des chances

que Mike ait repris là où il avait arrêté.

Tu veux dire quoi ?

Alors, cousin.

Allez, finis ta clope, rassemble tes hommes et on se casse.

Nous n'avons pas fermé les yeux à l'époque.

Nous avons aidé ces mecs pour des affaires.

D'autres fois, on a même fait pire.

Mike était celui qui mettait tout en place, c'était de son ressort.

Des opérations illégales sous couvert total, réfutables à souhait.

Le genre d'opérations où on ne distingue plus le légal de l'illégal.

Tu comprends ? La limite devient trouble.

On oublie de quel côté on se trouve.

Allez, on y va.

- Tu as peur ? - Non.

Même pas un peu ?

Non, pas vraiment.

Voilà.

Cousin.

Ça fait trois jours. On doit se reposer.

On se reposera quand on sera là-bas.

Alors tu pourras boire ton thé.

Vous êtes des montagnards, non ?

C'est vous qui devriez m'apprendre ça.

- Ce n'est rien pour vous. - Ça suffit.

Tu veux attendre ici ?

- Non. - Allez, bouge-toi.

Attends ici, O.K. ?

Par ici.

Salut ?

Tyler ?

- C'était qui ? - Personne.

C'est maman ? De quoi elle s'occupe ?

Elle a pas assez de ses problèmes ?

De toute façon, il y a beaucoup mieux à faire.

Aux abris !

Allez, bande de malins.

- Tu me crois maintenant, cousin ? - Quand je verrai pourquoi on est venu.

C'est quoi ?

Le groupe électrogène.

On va le démarrer.

Qu'est-ce que je t'avais dit ?

- Tu sais ce que tu veux. - Oui.

Les gens pour qui je bosse ? Ils ne plaisantent pas, O.K. ?

On livre en temps voulu et au prix convenu.

La concurrence est acharnée.

Il y a les Colombiens, les Mexicains, les Russes.

- Je m'en sortirai. - Bien.

Parce qu'il n'y a pas le droit à l'erreur.

Soit tu es utile, soit tu ne l'es pas.

Même moi.

C'est ce que je veux. J'ai toujours attendu ce moment.

Aux affaires.

Aux affaires.

Bon. Et la prime à la signature ?

Mesdemoiselles, voici Ben.

- Salut, Ben. - Salut, les filles.

- Ça va ? - Bien.

- Portons un toast. - Santé.

LES 10 MEILLEURES VILLES DES U.S.A.

- Pourquoi tu fais ça ? - Parce que j'aime ça.

Qu'est-ce que tu aimes ?

Tout. Je me sens à l'aise.

- Vraiment ? - Oui.

Je ne comprends pas.

Parce que

tu ne vois que ça.

Tu ne vois pas le reste.

Comme quoi ?

J'ai vu ces deux gamins se piquer l'un l'autre.

Il prend sa tête comme ça.

Il cherche l'endroit où elle planera le plus.

Quand tu l'injectes dans la veine, c'est dangereux, très dangereux.

Elle met sa vie entre ses mains.

S'il se plante d'un centimètre, elle meurt.

Elle tient sa tête et lui fait la même chose.

C'est la plus belle chose que j'aie jamais vue.

Quelle est la valeur de revente de tout ça ?

- Ça va chercher dans les combien ? - Ça fait un paquet de pavot,

mais on doit l'expédier,

s'occuper du transport, le protéger, le mettre sur le marché.

Tout le monde a les mêmes problèmes dans le milieu.

Américain.

Pourquoi ai-je besoin de toi, maintenant ?

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