All language subtitles for Kaili Blues.2015.720p.BRRip.999MB.MkvCage_french

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Original subtitles

Ta derni�re perfusion remonte � ton mariage avec Zhang Xi.

Tu n'es jamais malade, et voil� que tu tousses.

Seuls les morts ne tombent pas malades.

Il faut �tre vivant pour �tre malade.

Le courant est revenu. Trois fois par jour.

- Le courant est coup� 3 fois ? - Trois comprim�s par jour.

- J'avais compris le courant. - Et n'oublie pas.

Le chien du Poivrot est toujours fourr� ici.

C'est f�te, aujourd'hui ?

C'est un jour normal.

Tu devrais te reposer quelques jours.

Le Bouddha dit :

"Pourquoi toutes les pens�es de tous les �tres

"sont-elles connues du Tathagata ?

"Toutes sont appel�es 'pens�es', mais il s'agit de non-pens�es.

"Car on ne peut retenir la pens�e pass�e,

"ni garder la pens�e pr�sente ni saisir la pens�e future."

Soutra du Diamant

L'arrivage de bananes est pour quand ?

Balance-moi plut�t du vin !

Si tu ne t'en vas pas, l'homme des cavernes te prendra.

Tu ferais bien de me croire.

L'homme sauvage a d�j� pris Weiwei.

Weiwei ?

Merci de suivre notre programme.

Pour finir, Cheng Sheng nous lira l'un de ses po�mes.

Chen Sheng est m�decin dans un dispensaire de Kaili

et l'auteur du recueil "Pique-nique en bord de route".

Une production de Wang Zjian, Luo Fang

Ding Jianguo et Tang Jili

Production ex�cutive : Ding Jianguo, Shen Yang

Conseiller artistique : Zhang Xianmin

Coordinateur litt�raire : Chen Ji

Consultants : Projet Cin�-Correspondance

Avec :

Chen Yongzhong

Zhao Daqing

Luo Feiyang

Xie Lixun,

Zeng Shuai,

Yu Shixue,

Guo Yue,

Liu Linyan,

Yang Zuohua.

Weiwei !

Chen !

J'ai entendu ta voix � la t�l�.

- O� est ton p�re ? - � son stand de tir.

- Il t'a enferm� ? - Pour que je fasse mes devoirs.

Tu sais, le Poivrot m'a fait peur.

Il va me le payer.

Il a dit qu'un homme sauvage me prendrait.

�a n'existe pas. Il a juste voulu te faire peur.

Tu sais forcer les serrures ?

- Qui a chang� la serrure ? - Mon p�re.

Tu sais forcer les serrures ?

Tais-toi donc. Tu as faim ?

Tu as � manger ?

Papa a fait des nouilles, mais j'aime pas �a.

Tu veux quoi ?

- Des p�tes de riz. - Je t'emm�ne.

Chen, j'ai perdu mon ballon !

- O� �a ? - Dans la rivi�re.

Je t'en rach�terai un.

Ne m'appelle pas "Chen". Je suis ton oncle.

Chen, ta voiture ne me rattrapera pas !

Tiens-toi bien pour ne pas tomber.

Un, deux, trois, quatre cinq...

- Dix yuans. - Je suis.

Chen et ton fils sont l�.

Quoi encore ?

Papa ?

Je t'avais dit de rester � la maison regarder la t�l�.

La t�l� ne prend qu'une cha�ne. �a parlait d'hommes sauvages.

J'ai eu peur.

Jouez sans moi.

Pourquoi tu as chang� la serrure ?

Je t'ai pos� une question.

� cause des voleurs.

Weiwei dit que vous d�m�nagez.

Le mois prochain ?

Tu as r�ussi � entrer quand m�me.

Weiwei n'a qu'� habiter chez moi.

Non merci.

Mains dans le dos � la taverne subtropicale

Dans la brise, � la porte

Et plus tard, assis

� regarder de tendres �clairs

Le dos � la ville

Rive du fleuve sous la brise subtropicale

Pont submerg� au bord de l'ivresse

"Pique-nique en bord de route" par Chen Sheng

B�timents sans ivresse

Cuvant leur vin en silence

Demain : nuageux

Entre 3 et 12 degr�s,

R�parer les essuie-glaces, prendre un parapluie

R�solu � ne plus boire

Descendre de voiture sans raison Et marcher jusqu'au jour

Ouvrir comme toujours

L'armoire du corps

Mol�cules d'eau traversant la trame

Tu es matinale. Tu as d�jeun� ?

J'ai d�jeun�. Toi, tu arrives bien tard.

Il est courageux, il ne pleure pas.

Il est courageux. Il n'aura pas peur.

Qu'est-ce qui lui arrive ? Il allait mieux, il y a deux jours.

Courage, �a ira mieux apr�s la piq�re.

Donne.

Suivez-moi.

Tu �coutes la radio ?

Mon lecteur de cassettes ne marche plus.

Ne pleure pas. La piq�re va te gu�rir.

Il a eu sa piq�re ?

Un comprim� de la grande bo�te trois fois par jour,

et un de la petite bo�te deux fois par jour.

Apr�s les repas, dans de l'eau chaude.

Comme indiqu� sur les notices.

Et s'il ne va pas mieux...

Vous le ram�nerez pour une perfusion.

C'est toi qui as sorti la malle ?

Elle est tomb�e en morceaux.

J'y rangeais des p�tards

que j'avais achet�s pour aller sur la tombe de mon fils.

Mais les p�tards et le papier-monnaie ont �t� interdits.

M�me br�ler du papier-monnaie ?

Cette nuit, j'ai fait un r�ve.

J'ai r�v� d'un ami

dont la R�volution culturelle m'a s�par�e.

Je suis venue � Kaili, il est rest� � Zhenyuan.

Ton amant ?

Amant...

Mais il s'appelle "Airen", comme dans "amant".

Il savait que je craignais le froid.

Mais � l'�poque, on vivait pauvrement.

Sans chauffage ni rien pour avoir chaud.

Il a sorti de sa poche une torche �lectrique

et il l'a press�e contre mes mains.

�a t'a r�chauff�e ?

Penses-tu, une torche �lectrique...

Et ensuite ?

Plus de 10 ans apr�s, � Kaili, il m'a donn� une cassette.

Apr�s �a, on s'est perdus de vue.

On s'�tait promis que le premier qui partirait

offrirait un v�tement � l'autre.

Mais une fois � Kaili, j'ai oubli�, et je n'ai rien achet�.

Je vais r�parer ton lecteur de cassettes.

Le poulet que tu m'as apport� est encore dans mon frigo.

Viens donc le manger avec moi.

D'accord. Je viendrai demain.

Weiwei !

Viens te laver !

- J'ai pas envie. - D�p�che !

Regarde-toi, noir comme une couleuvre !

Viens te laver.

J'ai pas envie !

L�ve les bras.

Regarde-moi ce tatouage ! Tu joues au gangster ?

Ton patron est l� ?

L�-bas.

Patron, le Moine m'envoie prendre sa moto.

Bon, suis-moi.

Voil�.

C'est laquelle ?

Celle-l�.

Celle-l� ?

Celle-l� !

- Tu as fait tes devoirs ? - Oui.

Regarde cette montre. Tu la veux ?

Combien de montres tu as ?

Des tas. Tu verrais chez moi...

Il a une pi�ce enti�re pleine de montres.

- Tu veux y aller ? - Oui, je veux.

Restes-y quelques jours.

Pr�s de Kaili, nouvelle d�couverte d'empreintes d'homme sauvage

presque trois fois plus grandes que des empreintes ordinaires,

ainsi que de restes de ch�vres et de vaches.

La derni�re apparition d'homme sauvage � Kaili remonte � 9 ans.

Elle avait provoqu� un accident de la route.

Le conducteur rapporte qu'il avait aper�u,

dans son r�troviseur, un homme sauvage assis � l'arri�re,

le corps couvert de poils bruns, les yeux �tincelants,

une voix grondante comme le tonnerre.

Sans musique, les oreilles se d�composent

Sans asc�se s'�teint la flamme de la chandelle

Comme au temps o� la photographie �tait magie

Tu as captur� mon �me

Sans rasoirs, les langues sont scell�es

J'ai v�cu neuf ans sans c�ur

Ces temps-ci, je r�ve souvent de ma m�re.

Je vois les fleurs brod�es de ses chaussons,

mais jamais elle, et je n'entends que le son des orgues � bouche.

Je vois autour de moi des gens de l'ethnie Miao.

Je me sens mal.

� mon r�veil, je me sens mieux.

Tu devrais aller sur la tombe de ta m�re

et br�ler du papier-monnaie en cachette.

Vivement que cette maison soit d�molie.

Quand j'y dors, je r�ve trop.

C'est p�nible.

La maison n'y est pour rien.

Moi aussi, je r�ve souvent.

De mon fils, sur sa moto toute neuve.

Le batik qu'il �tait all� chercher chez ta m�re

�tait tremp� du sang de ses mains.

Si j'avais su, je n'aurais rien command� � ta m�re.

Du temps o� j'�tais voyou, je tra�nais avec un gangster

dont le fils avait �t� enterr� vivant.

Il r�vait que son fils lui demandait une montre.

Il br�la une montre sur la tombe,

mais il en r�vait toujours.

Il a fini par ouvrir un atelier d'horlogerie.

On a ouvert ce dispensaire pour la m�me raison.

Tu as br�l� le batik ?

Non, je n'ai pas eu le courage.

- Tu le gardes pour rien. - C'est un souvenir.

Nos patients retombent malades.

� quoi bon se d�mener comme on le fait...

Arr�tons de jouer.

Le m�dicament fait de l'effet ?

Pas vraiment.

On ne va pas tarder � rentrer.

Chante.

Tu te fiches de moi ?

- Je veux t'�couter chanter. - Je ne sais pas chanter.

- Ta femme dit le contraire. - Tu m'as d�j� entendu ?

Laisse-le.

Il te reste des bananes ?

Non, reviens demain.

Laisse-moi passer.

Je repasserai.

Pique-nique en bord de route

Descends !

Arr�te un peu !

Tu es bourr� du matin au soir !

Descends ou je confisque ta bagnole.

Tu es encore d�fonc�.

Va-t'en !

Vous n'avez plus de cr�dit.

Ton frangin est l�

Tu as chang� la pierre tombale ?

Pourquoi tu l'as chang�e sans me le dire ?

Et alors ? De quoi tu te plains ?

Tu n'as m�me pas fait graver mon nom.

Tu peux m'expliquer ?

De quel droit il y aurait ton nom ?

Tu ne t'occupes pas de Weiwei, tu t'en fiches.

M�me pas s�r qu'il mange.

Tu passes tes journ�es � tra�ner.

Et alors ? C'est mon fils.

De quoi tu te m�les ?

J'ai le droit de le vendre.

Qui est Xu Ying ?

Qui est Xu Ying ?

Quoi ?

J'ai des questions.

C'est toi qui as coup� une main au fils du Moine ?

Il est mort depuis longtemps.

Il me devait 400 000 yuans.

L'affaire de la main, c'est de la vieille histoire.

Et j'ai fait une croix sur l'argent.

Je veux savoir si la main coup�e �tait ton id�e.

Les montagnes sont l'ombre des montagnes

Les chiens �voluent paresseusement

L'�t�

Les enzymes humaines sont tenaces

Les enzymes de l'�me ressemblent � des n�nuphars

Vous �tes fr�res, Chen. Ne fais pas de sc�ne.

C'est mauvais pour les affaires.

Attends-moi.

Je n'osais pas t'appeler. J'�tais dans des trucs louches.

Ne t'occupe pas de moi.

Allez, quoi !

San !

Joue.

Bois un coup avec moi, Chen.

N'y pensons plus.

Silence, vous autres.

Allez...

Avant de mourir, ta m�re m'a longuement parl�.

Elle regrettait de t'avoir abandonn� � Zhenyuan

quand tu �tais petit...

Pourquoi tu me parles de �a ?

Ce voyou est tout de m�me ton demi-fr�re.

- Pauvre Weiwei. - Je dois y aller.

Je te t�l�phonerai.

- O� est sa moto ? - L�.

� qui as-tu vendu Weiwei ?

Hier, je n'ai pas voulu te faire honte.

Ne me cherche pas.

Je veux savoir � qui tu l'as vendu.

�a te regarde ?

Quel genre d'homme tu es ?

Tu ne t'es pas regard�.

Quand maman �tait mourante,

tu n'�tais pas l�.

Mais c'est � toi qu'elle a laiss� la maison.

Tu ne penses qu'� cette maison. Je te la donne.

O� est Weiwei ?

O� est Weiwei...

Tu me donnes une maison qui me revient ?

Tu disparais des ann�es... je n'�tais pas en taule, moi.

Dis-moi o� est Weiwei.

Je te donne la maison et Weiwei vient vivre avec moi.

Le quartier va �tre reconstruit.

D�s que j'aurai trouv� Weiwei, la maison sera � toi.

Tu as ma parole.

Tu crois qu'on vend un enfant de cet �ge ?

Le Moine l'a emmen� � Zhenyuan.

Descends de cette balance. Je bosse.

D�sol�.

L'ami dont j'ai r�v� l'autre nuit

m'a fait appeler par son fils. Il est malade, il veut me voir.

Tu vas y aller ?

Non, je suis trop vieille.

�a me ferait trop de peine de le voir malade.

Tu as d�j� de la peine.

Tu as d�j� de la peine.

Pas autant que si je le voyais.

Je dois bient�t aller � Zhenyuan.

- En cong�. - � Zhenyuan ?

Une affaire � r�gler.

Tu veux bien lui apporter des choses de ma part ?

Quoi ?

Cette chemise.

C'est Lin Airen.

Quand il �tait jeune. Il a d� changer.

Cette cassette est pour lui.

Il habite � Zhenyuan. Tu trouveras facilement.

Dis-lui : "De la part de Guanglian."

Qu'il se soigne bien et qu'il se remette vite.

On mangera le poisson du frigo � mon retour.

Comme je vis seul, j'h�site � acheter un frigo.

Tu as raison. Tu peux utiliser le mien.

De tant de nuits accumul�es

Na�t en silence l'obscurit�

Quand les roses absorbent la lumi�re

La terre enti�re en est parfum�e

En allant � ta recherche

J'ai habit� les yeux d'un oiseau

Et souvent regard� passer le vent

Tu es venu tout seul ?

Je t'ai loup�.

Quand je suis sorti, personne n'�tait l�.

Je suis venu m'asseoir ici.

Viens, tu pourras te doucher et te changer.

Donne.

- C'est lourd. - Ce sont des livres.

Je vais conduire.

Tu es s�r ?

Bien s�r que oui.

Le mois dernier s'est produit un �trange accident.

Le conducteur d'un pick-up blanc

a renvers� un jeune homme, mort sur le coup,

tenant � la main un batik Miao.

Le conducteur, qui �tait ivre,

affirme qu'un homme sauvage �tait � l'arri�re,

couvert de poils bruns, les yeux �tincelants,

la voix grondante comme le tonnerre.

Un jour, � la mine,

j'�tais si �puis� que j'ai voulu remonter du fond sur une benne.

Mais le r�glement de la prison

interdit de remonter dans les bennes

sous peine d'annulation des points gagn�s dans la journ�e.

Comme il y a eu des morts, ils sont tr�s stricts.

Ce jour-l�, je n'ai pas eu de chance.

J'�tais � peine sur la benne que le contrema�tre m'a chop�.

Je crois qu'il s'appelait Wang.

Je l'ai suppli�.

"Je vous en supplie, Ma�tre Wang,

"ne me punissez pas, c'est la premi�re fois,

"j'�tais �puis�, je ne le ferai plus,

"passez l'�ponge, ne dites rien aux chefs.

"Si vous faites un rapport, je suis fichu."

Sur le moment, il n'a rien dit. J'ai cru que j'�tais sauv�.

Mais voil� qu'au retour, apr�s la douche et le repas,

deux chefs d'�quipe se pointent

et me tabassent dans un bureau.

Ce n'est qu'� la fin de ma peine que j'ai appris

qu'autrefois, les gens du coin ne savaient pas baiser

et qu'ils avaient appris en observant les chiens.

Du coup, ils appelaient les chiens "Ma�tre".

Chen, j'ai une dette envers toi.

Te d�noncer n'aurait pas r�duit ma sentence de beaucoup.

Ne me remercie pas. On est amis.

Chen...

ta m�re a laiss� les actes de la maison � la doctoresse.

Ton demi-fr�re est venu faire des sc�nes avec Weiwei.

Ta m�re voulait que tu veilles sur Weiwei.

Ton fr�re est irr�cup�rable.

Le Moine est venu te voir ?

Oui, il t'a laiss� de l'argent.

Je te l'ai gard�.

Ta m�re voulait que je t'aide � ouvrir le dispensaire

avec la vieille doctoresse.

Tu devais le donner � Zhang Xi.

Elle m'�crivait une fois par mois et ne parlait que du pass�.

Jamais du pr�sent.

Elle s'est remari�e ?

Ralentis, Chen.

Tu sais o� est Zhang Xi ?

J'aimerais la revoir.

En prison, j'ai appris une chanson pour elle.

Zhang Xi est morte de maladie l'an pass�.

Dangmai

Je sors.

On prend ma moto ?

C'est quoi ?

De la peinture.

Encore en panne ?

�a vient.

- Attends ! - Qui m'emm�ne ?

Moi.

- Salet� ! - � qui tu parles ?

Pour Dangmai, cinq yuans !

Vous connaissez les Miao qui jouent de l'orgue � bouche ?

Ceux qui jouent du lusheng.

Plus personne n'en joue.

Je les connais.

- Les joueurs de lusheng ? - Je passe devant tous les jours.

Tu peux m'y emmener ?

Monte.

Attention � l'arnaque !

Va doucement.

La main de lumi�re du destin a �rig� pour moi 42 moulins � vent

Flux incessant de la nature

L'univers provient de l'�quilibre

De l'�cho viennent les plan�tes voisines

De l'insomnie de la terre viennent les marais

De la mer viennent les rides

La glace vient du vin

Lampe de secours aux escaliers du temps

Par les fentes des pierres de mes po�mes

Quelqu'un qui est parti s�rement reviendra

Et emplira d'amour un panier de bambou vide

S�rement il y aura quelque �croulement d'argile

Et quelque vall�e s'ouvrira comme une main

- C'est ici ? - Les Miao vivent ici.

Ils jouent du lusheng.

- C'est combien ? - Vingt.

- Ce n'est pas 5 yuans ? - Tu as cru ces types ?

Ils t'auraient emmen� au diable et d�valis�.

La vie est ch�re, dans ce patelin.

Pardon, vous connaissez les ma�tres de lusheng ?

Les joueurs de lusheng.

Vous d�sirez ?

Vous savez o� je peux trouver les joueurs de lusheng ?

Les vieux ma�tres ne sont pas l�.

Ces jeunes-l� ne savent pas jouer.

Il y a un bus qui retourne vers Zhenyuan ?

Zhenyuan ?

Ce pick-up doit y aller d�s qu'il sera r�par�.

C'est de l'autre c�t� du fleuve.

Je vais leur demander de vous emmener.

Ils vous emm�neront.

- Merci beaucoup. - Pas de quoi.

Poivrot, tu l'emm�nes au fleuve ?

D'accord.

Merci.

L'avant est complet. Montez � l'arri�re avec eux.

- Je peux ? - Bien s�r. On a un concert.

Merci beaucoup.

- On y va ? - En route, Poivrot.

- Quel genre de concert ? - Musique pop.

En principe, c'�tait pour notre prof,

mais il est all� aux fun�railles de son ma�tre.

Il ne sait que des chants Miao.

C'est rare qu'on puisse jouer de la pop. Tu connais ?

Je ne sais que des chansons pour enfants.

On en conna�t aussi ! �coute.

Le soleil couchant caresse ma petite Fleur de Jasmin

Le vent marin fait voler sa chevelure

Elle et moi, nous courons sur la plage

Elle dit qu'elle cherche des coquillages

Tout s'endort sous la lune

Ma Fleur de Jasmin et moi nous nous endormons aussi

Je lui envoie un beau r�ve

Pour qu'elle ne m'oublie pas

Petite Fleur de Jasmin, je t'en prie, ne m'oublie pas

Quand le soleil se l�vera, je viendrai te faire visite

Petite Fleur de Jasmin, ne m'oublie pas

Quand le soleil se l�vera, je viendrai te rendre visite

Douze, treize, quatorze...

Qu'est-ce qui t'arrive ? Reprends-toi !

Tu les laisses te maltraiter ?

Qui �tes-vous ?

Tu t'es tatou� une montre ?

Tu leur as vol� de l'argent,

pour qu'ils te maltraitent comme �a ?

Non !

Ils voulaient mes jumelles.

Tes jumelles ? C'est quoi, cette histoire ?

Ils ont bloqu� ma moto.

Je te la d�bloque si tu m'emm�nes � la gare.

Pour aller o� ?

� Zhenyuan.

Je peux vous emmener au bateau pour Zhenyuan, pas plus loin.

- On n'a pas de gare. - Non ?

Trouve-moi une couturi�re. J'ai perdu des boutons en venant.

D'accord.

Essaye.

�a devrait marcher.

Redressons-la.

Et laisse tomber ces types.

Ils sont nombreux, c'est tout.

Ton moteur cale facilement.

Va doucement.

Marche arri�re.

Elle d�marre mal.

�a vient. Elle est vieille.

Doucement.

Mangez en m'attendant.

On trouve quoi, ici ?

Des trucs simples.

Deux bols de nouilles, s'il vous pla�t.

Ici, �a ressemble � Kaili.

Tu connais ?

Non, mais Yangyang va aller � Kaili.

- Yangyang ? - Vous allez la rencontrer.

Quel est votre nom ?

Appelle-moi Chen.

Chen.

Yangyang va �tre guide pour touristes � Kaili.

Je connais son texte par c�ur.

Son texte ?

"Kaili se situe dans la zone tropicale de mousson du sud-est asiatique.

"La temp�rature moyenne y est de 16,8 � 18,5 degr�s.

"Le mois le plus chaud est juillet."

Un litre de vin dans un bidon.

Une seconde, j'en ai un de pr�t.

Prends �a, Poivrot, et vas-y mollo.

Mets �a sur mon compte.

Yangyang, ma chemise est pr�te ?

Une seconde.

Tu mangeras apr�s. Je suis press�.

Tu rentres chez toi ?

C'est pour �a... salut !

Tu peux recoudre des boutons � un copain de Kaili ?

Je suis de Kaili aussi.

Minute ! Elle n'est pas finie !

Entrez et �tez votre chemise.

Yangyang, l'eau bout ?

Pas encore.

Appelle-moi quand c'est bon.

Tu as perdu.

Presque.

- Encore une. - Non, on doit r�p�ter.

Yangyang, le thermos.

On est ferm�s pour aujourd'hui.

Tu vas au concert ?

Je ferme la boutique et on y va.

O� tu vas ?

- Sur l'autre rive. - Je t'emm�ne en moto ?

Pas la peine.

Je traverse.

Kaili est bord�e � l'est par Taijiang et Leishan,

au sud par Majiang et Danzhai,

� l'ouest par Fuquan

et par Huangping au nord.

Latitude 26� 35' Nord, longitude 107� 59' Est.

La ville s'�tend sur 51, 75 km d'est en ouest

et sur 44, 3 km du nord au sud.

Les zones nord-ouest, sud-ouest et sud-est sont en altitude,

le centre et le nord-est en plaine.

Kaili est bord� par Taijiang et Leishan � l'est...

La ville culmine � 1 447 m�tres.

Point le plus bas : 532 m�tres.

Altitude moyenne : 850 m�tres,

configur� en collines...

Kaili se situe en zone subtropicale chaude et humide.

Les temp�ratures...

Temp�rature moyenne

entre 13,5 et 15,2 degr�s.

Le mois le plus chaud est juillet...

Temp�rature moyenne entre 13,5 et 15,2 degr�s...

Avec des pointes � 25,8 degr�s.

Le mois le plus chaud est juillet, temp�ratures entre 23,2� et 25,8�.

Le mois le plus froid est janvier, temp�ratures entre 2,6� et 5,2�.

Le climat est temp�r�, avec des saisons marqu�es...

Et des pr�cipitations annuelles de 1240,1 mm...

Et des pr�cipitations annuelles de 1240,1 mm

propices � l'agriculture et � l'�levage.

Merci.

- Combien co�te un moulin ? - Cinq yuans.

- Trois, �a irait ? - Non.

Trois yuans.

C'est pour les enfants, pas pour les grands.

�a me pla�t.

�a marche avec le vent.

Un train...

Je vais au concert.

Je t'en fabriquerai un.

- Quand vas-tu � Kaili ? - Bient�t.

Et si je t'accompagnais ?

Je vais au concert.

- J'y vais. - Va devant, je te rejoins.

Venez vous rincer.

On dit que les mains dans le dos indiquent un criminel.

Pourquoi ?

Les vieux disent que c'�tait la marque des fugitifs.

J'avais un ami

qui avait rencontr� sa femme dans une discoth�que...

Apr�s le mariage,

ils habitaient une petite maison

tout � c�t� d'une cascade tr�s bruyante.

Chez eux, ils ne pouvaient que danser,

sans jamais parler, � cause du bruit.

La femme est tomb�e malade. Mon ami n'avait pas d'argent.

Il est all� voir son ancien chef de gang

pour lui emprunter de l'argent.

Le fils de ce gangster

a �t� enterr� vivant par un de ses ennemis.

Avant de l'enterrer vivant, ils lui ont coup� une main.

Le gangster pensa que la mort de son fils �tait un risque du m�tier.

Mais qu'on lui coupe une main en plus, il ne l'accepta pas.

Mon ami a donc aid� son ex-boss � se venger de la main coup�e.

Il a �t� pris et condamn� � 9 ans de prison.

Il a divorc� pour prot�ger sa femme.

Il lui a tout laiss�.

� sa sortie de prison 9 ans plus tard,

il a appris qu'elle �tait morte.

Il n'avait pas de nouvelles d'elle en prison ?

Qui sait...

Il recevait des lettres d'elle.

D'ailleurs...

Sa derni�re lettre disait...

qu'elle aurait aim� voir la mer.

Moi aussi, j'aimerais voir la mer.

� c�t� de la mine des travaux forc�s, il y avait un �tang.

Le mercure de la mine avait teint l'eau en bleu.

Il y avait des dauphins dans l'�tang ?

Des dauphins ?

L'eau �tait satur�e de produits chimiques.

Des dauphins, tu parles...

�teins.

Donne-moi ta main.

Tu es mari�e ?

Voil� ce que �a fait de voir des dauphins.

Le concert va commencer.

Vos cheveux sont propres.

Vous venez au concert avec moi ? Ils jouent de la pop.

D'accord.

Je vais chanter pour toi.

"Fleur de Jasmin".

Le soleil couchant caresse ma petite Fleur de Jasmin

Le vent marin fait voler sa chevelure

Elle et moi, nous courons sur la plage

Elle dit qu'elle cherche des coquillages

Tu vas louper ton bateau.

Attends.

Je t'attends en haut.

Porte �a comme talisman, ton moteur ne calera plus.

Tu aimes les chansons ?

�coute cette cassette.

C'est "Adieu" de Li Tai-hsiang.

Monte.

En route.

Encore !

Le talisman de Yangyang ne marche pas.

Chen, je n'irai pas plus loin que la rivi�re � Dangmai.

Je dois dessiner sur les trains.

Les trains ?

Yangyang dit qu'elle ne reviendra que si je renverse le temps.

Comment tu feras ?

Je ferai tourner le temps � l'envers.

Les convois de charbon pour Kaili font halte � Dangmai.

Je dessinerai une horloge sur chaque train.

Les horloges seront synchronis�es.

Ici, on voit souvent des hommes sauvages suivre les gens.

Sois prudent pendant que tu attendras le bateau.

J'attacherai des b�tons � tes coudes.

- Des b�tons ? - Attach�s � tes coudes.

L'homme sauvage sait distinguer le devant et l'arri�re d'un humain.

Il te suit en silence,

il t'attrape par-derri�re.

Les b�tons que tu as aux coudes

lui chatouillent les aisselles.

�a le fait rire.

Et toi, tu t'enfuis !

Comment tu t'appelles ?

Weiwei.

On dirait un r�ve.

Chen ! Prenez soin de vous !

Le soleil d'aujourd'hui tel un camion paralys�

Emporte la charge de tout l'apr�s-midi

Vinaigre de riz, r�ves �rotiques, pamplemousses sauvages

Souvenirs qui battent au rythme des veines de mes mains

L'�clat d'une lampe �lectrique traverse ma paume

Comme si l'on voyait des dauphins tombant dans les nuages

H�tel de Zhenyuan

Horloger. R�parations et changements de piles.

Il arrive ?

Il arrive.

Demain, ils ont travaux manuels.

Il m'a demand� des boutons pour le cours.

J'irai en acheter et j'en profiterai pour r�parer le ventilateur.

Je le ram�ne � la maison.

De tout ce temps, tu n'es venu me voir que pour tes papiers.

Et voil� que tu veux me retirer le gosse ?

- �pargne-moi ton blabla. - C'est pas du blabla.

Regarde la vie que je m�ne.

J'am�ne les gosses � l'�cole et je les raccompagne le soir.

Je les aime beaucoup.

Que veux-tu que �a me fasse ?

Je souffre d'insuffisance cardiaque.

Je te suis redevable de tout le sang

que tu as vers� autrefois.

Quand j'ai su que ton fr�re allait vendre Weiwei,

je l'ai aussit�t amen� ici.

Je savais que tu souffrirais comme j'avais souffert.

Laisse-moi Weiwei quelques jours.

Tu le reprendras pour la rentr�e scolaire.

J'ai trouv� des boutons en chemin. Donne-les � Weiwei.

Je reviendrai lundi.

Une �paisse nu�e d'oiseaux dissimule les tours du destin

Ni le ciel ni l'oc�an ne peuvent les voir

C'est au c�ur des r�ves qu'ils sont visibles

Instants invers�s comme � t�tons

Tous les souvenirs se cachent dans des jours semblables

Les araign�es de mon c�ur imitent le d�cor des maisons des hommes

Mme le nomade musicien ne saurait l'exprimer

Cette forme du regard rapproche des anciens

Et du ciel �toil�

Pour Guanglian

Mon p�re est mort depuis longtemps.

Il est mort ?

Qui sont-ils ?

Des disciples de mon p�re. Ils jouent pour lui.

J'avais une cassette pour lui. Je l'ai perdue.

Les mois d'hiver sont novembre, d�cembre...

Janvier, f�vrier, mars et avril

Quand ma lumi�re se pose sur toi

Les retrouvailles sont une chambre noire

Traduction : Marie-Pierre Duhamel Muller

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