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Original subtitles

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Ambiance sous-marine sourde

Official YIFY movies site: YTS.MX

---

- C'est comme quand un avion s'écrase.

C'est le mauvais temps,

un boulon mal serré, un pilote fatigué,

un oiseau qui passait par là.

Y a plein de causes pour un seul effet :

le crash.

Musique douce

---

- Pas de problème, on fait comme ça.

---

- Et voilà notre nouveau chez nous !

- Tu me fais visiter ?

- Madame...

- Regarde, ici c'est la TV,

et ici c'est le salon.

Par là, la cuisine.

- Tu vas lui montrer ta chambre ?

- Viens, maman.

C'est là-haut !

Tada ! Ca, c'est ma chambre !

- Waouh, trop la classe !

- Tu viens Max ? Allez !

Il imite un bruit de moteur.

- Attention, j'arrive !

- Ouais ! Il rit.

Y a maman qui est rentrée, youpi !

Ils rient.

- Il est où Grigri ? Il m'a pas dit bonjour.

- Il est dehors, à l'état sauvage.

Bon, chaton,

pyj', les dents et je monte te lire une histoire.

- Non, je veux maman ! - Sympa.

Maman a voyagé toute la journée.

- C'est bon, je m'en occupe.

Allez, file. J'arrive dans deux minutes.

- Pas de bisou, donc ?

Un bisou ? La bouche pleine

Elle rit.

- Tu as choisi un livre ?

- Non. - Non ?

Eh ben ! Sacré travail.

Alors, t'es content de ta nouvelle maison ?

- Elle est trop grande.

- T'inquiète pas, tu vas grandir, toi aussi.

Clic d'interrupteur

- Papa, laisse allumé.

- Bonne nuit. - Bonne nuit, papa.

- C'est nouveau, ça ?

On lit le livre ?

Une porte se ferme.

- Ciao, ragazza! Elle rit.

- T'es en forme, toi ! - Tu veux que je t'aide ?

- Je veux bien.

- Allez, madame.

Donnez-moi vos jambes.

- Comme ça ? - Oui.

- Attends, c'est vraiment pas mal ton truc.

- Juste un petit truc...

Lève les jambes. Elle rit.

Allez !

Ils halètent.

Musique tendre

---

Ils gémissent.

---

Claquements sourds

- Ah !

Respiration paniquée

Léger grincement

Musique inquiétante

---

Ils crient.

Il souffle de soulagement.

- Qu'est-ce qu'il y a, chéri ?

- Y a quelqu'un dehors.

- Il y a personne.

Tu as déjà dit ça la semaine dernière.

- Tu as dû rêver, mon coeur. D'accord ?

Va te coucher, c'est la rentrée demain.

- Je peux dormir ici ? - Non.

- Ah non !

- Tu es grand. - Pas question.

Il ronfle.

Il grogne.

Tintement métallique

- Tu cherches quoi ? - Le grille-pain.

- J'ai repensé l'ergonomie de la cuisine.

- L'ergonomie ?

- Oui, mets pas le bordel.

Regarde ce que j'ai trouvé pour ton premier jour d'école.

Un sac comme les grands. - Merci !

- Ca te plaît ?

*Musique rock

Un homme chante en anglais.

- Sympas, les voisins !

---

- T'es snob, parfois. Il rit.

- Assume, t'es une provinciale, maintenant.

- C'est quoi "provinciale" ?

- C'est un truc de grands, chaton.

- C'est un Parisien à la campagne. Il pouffe.

- T'inquiète pas mon chéri, tu vas te faire des copains.

Clic d'appareil photo - Hé, Bryan !

Bonjour. - Bonjour.

- Il rentre en CE1 aussi, ce petit bout ?

Oui, avec Mme Gagnon.

- C'est la jeune, là-bas. - Super, merci.

- Eh ben, il a l'air stressé.

- Oh non.

C'est sa tête normale.

- Ils sont plus solides qu'on pense.

Hein ? Elle rit.

Hé, tu sais quoi ?

Reste avec Bryan, il va tout te montrer.

Take care of Max, OK?

- Moi aussi c'est mon premier jour. Je stresse un peu.

Ca va le faire. Force et courage.

Je viendrai te chercher. - Allez, on y va.

Bonne journée. - Bonne journée, sois sage.

(- Max, Max !)

- Je me suis pas présentée.

Angela Maupin.

- On est les Gravel. Nicolas et Sophie.

- Je suis présidente des parents d'élèves.

Appelez si besoin.

- Vous vivez rue des Jonquilles ? - Oui.

- Nous aussi.

No way!

Vous venez d'emménager ? - C'est ça.

Mais on est vos voisins du 10 !

La maison avec le grand drapeau américain.

- Ah ? - Ca me dit rien.

- Vous allez voir,

on est une "community" super sympa.

- "Angela Maupin, designer de bijoux."

Ils pouffent.

Ecoute ça : "Les détails du vent font briller la beauté."

C'est n'importe quoi, non ? Elle a l'air bien perchée.

- Te moque pas de notre voisine. - Pardon.

C'est pas très "community super sympa",

contrairement à son décolleté. - Ca, c'est clair !

Allez, à ce soir.

- Ca ira, Max ?

- Mais oui. C'est un dur, comme son père.

Faut que j'y aille.

- Ben moi aussi, c'est mon premier jour !

- C'est excitant, non ? - Oui, très.

- Je penserai à toi. Bonne journée. - Bonne journée.

Musique mystérieuse

---

Un corbeau croasse au loin.

- Tout ce qui compte, c'est le suivi médical des patients.

On est en sous-effectif et on est pas assez financés.

Mais on est bien cotés.

Tout ce qui n'est pas médical ou restauration, c'est vous.

On facture tous les extras.

S'ils n'ont pas les moyens,

tant pis pour eux. - D'accord.

- Comme convenu, vous êtes en 4/5e, du lundi au jeudi,

de 9 h 30 à 16 h 30.

- Alors, justement...

Le trajet est plus long que prévu. - Et ?

- Mon fils finit l'école à 16 h 45. Le téléphone vibre.

- Oui ?

- Je pourrais partir à 16 h 15 et venir un vendredi pour rattraper.

- Tant que le travail est fait.

Une porte s'ouvre.

Marta, Dimitri, je vous présente Mme Gravel.

- Bonjour. Il marmonne en Russe.

- Marta da Silva.

- Enchantée. Sophie Gravel. - Marta s'occupe

de la restauration et Dimitri de la maintenance.

Voici votre bureau.

Et ceci,

c'est votre outil de travail.

- Le livre des lamentations.

- Le système n'est pas informatisé ?

- On préfère le papier...

et les traces écrites.

Marta, j'ai rendez-vous à la DAS. Vous pouvez lui faire visiter ?

- Et ma prédécesseur ? - Sabine ?

Elle est partie du jour au lendemain.

On est pas près de la revoir.

Musique mystérieuse

- Bonjour tout le monde.

Bonjour Christian. Vous avez passé un bon weekend ?

- Bien sûr, j'adore le weekend.

Par contre, je déteste la semaine. Il rit.

- Où est Xavier ? - En pause, je crois.

- Ah, déjà ?

- Bonjour, chef. - Bonjour, Xavier.

Vous pouvez arrêter de m'appeler "chef".

- Bon, on va changer la méthodo pour la présentation.

- Comme vous voulez.

C'est vous qui décidez, chef.

Ils rient.

Il pouffe.

- Ouais. Il rit jaune.

Elle soupire.

- L'endroit est vraiment très beau.

Par contre ma chef a un balai du cul à la glotte.

J'espère qu'elle va finir par se calmer.

Hé.

Tu m'écoutes ? Elle rit.

- Bah ?

Tu repars dans tes années collège, ou quoi ?

- Je sais, j'ai pas déballé tous mes cartons.

Donc, je disais...

Je suis contente, parce que la nana de la restauration est sympa.

Mais alors par contre, niveau organisation...

- Oh, alors...

Attends un peu.

- Quoi ?

- Pour révéler ton côté "Obersturmfuhrer".

- "Ober" quoi ? - Obersturmfuhrer.

Elle pouffe.

Ils crient.

- Oh, putain.

Le chat miaule.

- Mon Grigri !

Tu m'as fait un cadeau ?

- C'est le chat du diable.

- On dit pas du mal du chat

de feu ma mère. - Du diable, oui.

- Maman, qu'est-ce qui se passe ?

- T'inquiète pas, mon coeur.

Grigri a chassé un animal et il nous a fait un cadeau.

- C'est rien Max. Tu peux retourner te coucher.

- On va se coucher ?

Je te laisse gérer.

Leurs pas s'éloignent.

Le chat ronronne.

- T'es dégueulasse toi.

T'es vraiment dégueulasse.

- Je peux entrer ? - Je vous en prie, installez-vous.

- Albane Gabolde. - Sophie Gravel, enchantée.

Que puis-je pour vous ?

- Je suis terriblement navrée...

de m'imposer à vous.

Si vous regardez

dans votre registre,

vous verrez que pour ma chambre,

le disjoncteur est défaillant.

Sauf que je souffre d'emphysème,

et le courant saute de manière aléatoire.

- Ca a été signalé.

A plusieurs reprises, d'ailleurs.

Je vais m'assurer que ça soit fait en priorité.

Je vous le promets.

Musique douce

- C'est un beau petit garçon.

- Merci.

---

Musique angoissante

---

- Et "little Max", il s'habitue ?

- Disons qu'il prend ses marques. - That's so cute.

Et les cartons, vous y arrivez ?

- J'en vois pas le bout. - C'est normal.

Mon père était dans l'US Navy. - Ah, d'où le...

- Ah oui, le franglais ? Je sais.

J'en ai fait, des déménagements.

A chaque fois on change de ville, d'appartement,

mais y a toujours autant de cartons.

Elle rit.

Et il t'aide, ton mari ?

- Les travaux, c'est pas son truc. La sonnerie retentit.

- Tu sais, le mien est super avec ses mains.

Si tu as besoin, il serait ravi de t'aider.

Ils s'entendraient bien, avec Nico.

- Pourquoi pas ? - Ah, voilà les "boys" !

Les enfants crient.

Ca va, mon coeur ?

Pourquoi vous viendriez pas dîner ? - Euh...

- Hein ? Ouais ?

On sonne à la porte.

- Allez, on est "community sympas".

- Babe, the guests are here!

Here they are!

Allez, venez ! Comment ça va ?

- Voilou, voilou !

- Patrice, mon mari.

- Nicolas. - Sophie.

- Merci, fallait pas !

- Bonjour, Bryan.

- L'armée, c'était surtout pour faire chier mon père.

Je suis rentré, on s'est expliqués...

et il m'a aidé à monter ma boite. - Tu fais quoi ?

- Du BTP, je fais des travaux.

Electricité, plomberie...

Mais ce que je préfère, c'est la menuiserie.

- Ah ? - Olive ?

- Oui. - C'est super, ça.

- Attention, ça pique.

- Et toi, Nico ?

- Je suis informaticien. - C'est un truc d'intello !

- Oh, ben... Il pouffe.

- Tu fais ça où ? - Dans une banque.

- Ca magouille, là-dedans.

- Ben, comme le BTP.

Il rit.

- Bienvenue dans la "community" !

- Bienvenue chez les ploucs !

Ils rient.

- Tu devrais amener Max un week-end,

pour que les garçons jouent ensemble.

Vous pourriez souffler et finir de tout déballer.

- J'appellerais pas ça "souffler".

- Non, mais vous auriez un peu de temps pour vous deux.

- Ouais, pourquoi pas ? - Ouais ?

Cool alors. A vite, "kiddo". - Allez, bonne nuit.

- Bonne nuit.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Bon, on s'en est pas trop mal tirés.

- Elle, ça va, mais lui, c'est le roi des beaufs.

- Il est un peu beauf mais il est marrant, quoi.

Claquements métalliques

Tu fais quoi ?

- La porte du compteur extérieur se ferme pas.

- Il est vieux, faut appeler EDF.

Max ?

Je fais quoi des dinosaures ?

- J'en veux plus, c'est pour les bébés.

- Ah bon ?

J'aime bien les dinosaures, moi.

- Je pourrais avoir un petit frère ?

- C'est pas toujours drôle d'avoir un petit frère.

Ca pleure, ça te pique tes jouets...

- Mais je pourrais jouer avec lui.

Et Bryan, ses parents, ils vont lui faire un petit frère.

- C'est lui qui t'a dit ça ?

- Bonjour !

- Bonjour.

- Robert Marchandeau. - Nicolas Gravel.

- C'est le voisin. - Ah !

- Ravi de vous rencontrer ! - Moi aussi, M. Marchandeau.

- Je vous en prie, appelez-moi Robert.

Alors, bienvenue chez nous.

Vous êtes venus chercher le monde d'après en province ?

- Non, je travaille en banque et j'ai été transféré.

- J'étais chez EDF.

J'ai profité de la retraite anticipée,

mais comme les temps sont durs,

je suis autoentrepreneur. Je vends des alarmes.

Vous n'en avez pas ?

- Ben non, on en a pas.

- Ca a changé, ici. Tout le monde a déjà été visité.

Cambriolé, ouais.

Rien de bien méchant, mais bon... On est jamais trop prudent.

Et puis votre maison serait aussi sûre que votre banque.

- Vous savez, les banques, Chat qui miaule

c'est plus aussi sûr.

- Oula.

---

Oh là là...

- Quoi ? - Vous avez des taupes, là.

- Ah bon ?

- Je vends des produits de jardinerie par correspondance.

J'ai une super solution pour ça.

- Bonne nuit, mon coeur. - Bonne nuit, maman.

Un moteur de moto vrombit.

- Vas-y, roue arrière !

---

- Il se passe quoi ?

- C'est rien, chéri.

Ils crient.

- Putain...

Musique rap

---

- Wouhou !

- Salut, ouais, bonsoir !

Vous pouvez baisser la musique et y aller mollo sur les wheeling ?

- T'inquiète, la vieille.

- Pardon ?

- On fait ce qu'on veut.

- Vas-y, fais ce que tu veux.

Continue d'emmerder le monde,

et je te fais bouffer ta mèche avant de te ramener chez ta mère.

Ou alors, j'appelle les flics.

Allez faire vos acrobatie sur le parking du Leclerc.

- Comment elle t'a clashé, la miss.

- C'est pas une miss, c'est une conasse, bouffon.

- Elle t'a bien calmée, pour une conasse.

---

Les grillons chantent.

Musique de tension

---

- Mais ça va pas ? - Pardon, je suis désolée !

- Pourquoi ? - Chut.

(- Mais quoi "chut" ?) (- Attends.)

(Regarde.) (- Quoi ?)

(- Tu les vois pas ?)

(- T'es grave, toi.)

(- Moi ?) (- Ben oui.)

(- C'est eux qui sont graves !)

(- Pourquoi on chuchote ?) (- Je sais pas.)

---

Ca va, mon chat ?

Papa viendra en fin d'après-midi, OK.

- T'es content ? Ils rient.

Bonjour.

- Hello!

C'est le fils de Patrice.

Il t'a dit bonjour ? - Non.

- Les ados, quoi !

Allez, c'est parti !

Play date!

Elle rit.

Tu veux un café ?

- Non merci, c'est la course. - Je vois.

- C'est qui ?

- Ah, salut. - Hey, you !

- Ca va, depuis ?

On s'est vus, l'autre soir !

- Euh... J'y vais, du coup.

- Attends, bouge pas !

- C'est plutôt sympa

d'avoir des nouveaux voisins.

- Oui, c'est... - Sympa.

- Oui, c'est... sympa.

Je trouve aussi. Il rit.

- Tiens, de la force pour les cartons.

Ils sont encore chauds. - Merci, c'est gentil.

- C'est bio, les enfants adorent.

- OK ! Bon, ben...

- Bonne journée. - BYE !

- A plus tard.

- Bon, on s'y colle ?

- Allez.

Tic tac d'horloge accéléré

---

Coups de marteau

Terminé !

- Je mets ça là. - Ca va être l'heure, t'y vas ?

- T'as pas envie de recroiser son ado ?

- Non, elle veut qu'on soit copines.

Je suis pas prête. On sonne à la porte.

- C'est qui ? - Me dis pas qu'ils l'ont ramené.

Putain, ils vont vouloir visiter. - Allez.

- Salut, mon chat.

Ben t'es rentré tout seul ?

Ils auraient pu le raccompagner.

- Ca va ? - Je suis fatigué.

- Qu'est-ce qu'il a ? - Je sais pas.

Après, il a l'air assez énergique, le Bryan.

Allez, au bain.

Vous avez joué à quoi ?

- Des trucs.

- Quels trucs ?

- Je sais pas.

- Tu sais pas ?

- On a joué dans le jardin avec son père.

Et des jeux vidéo,

avec son frère.

- Quoi comme jeu ?

- Salut. - Salut, mon pote.

Je te serrerai bien la pince, mais...

- Waouh !

Ah ouais ! - Ouais !

Ford Mustang Fastback. Elle est de 68.

T'as vu l'engin ?

- Mais t'es mécanicien, en plus ?

- Ouais, c'est mon passe-temps, quoi.

- Waouh, et ça ?

C'est une Harley, ça.

- Salut, Nico. - Salut.

- "Babe", viens décrocher ton fils de ses "videogames".

- Je termine et je m'en occupe. - OK.

- Ma plus belle pièce.

T'as vu ? Je monte que des ricaines.

Il rit.

- Ouais. - Allez,

sors de là.

Comment tu t'es fait ça ?

- Quoi ?

- Ces marques, dans ton dos !

Hein ?

- Je sais pas. - Ca a été avec Max ?

- Ils se gardent tout seuls, à cet âge-là.

Mais t'inquiète, je les ai surveillés.

- On t'a attaché ?

- Non.

- Regarde, tu sais pas comment tu t'es fait ça ?

- Je me demande, parce que...

il rentré seul.

- Ah, je vois. C'est votre premier ?

- Ouais.

- T'inquiète, c'est pas le périph' ici.

- Non ! - On va pas l'écraser.

- Non, mais moi ça va. C'est ma femme, elle est...

protectrice. - Ouais, je vois.

Il soupire.

- Bon, ben je vais...

Je vais faire mes cartons, moi.

Salut, Patrice. - Salut, mon pote !

Musique menaçante

- Ecoute, c'est juste des garçons qui jouent.

A son âge, j'étais couvert de bleus et de bosses.

Il doit marquer un peu plus que les autres.

Comme sa mère, tu me diras.

- Je sais pas. Je suis pas sûre.

Il s'est rien passé, Angela nous l'aurait dit, non ?

- Oui. - Ben oui !

Il grogne et elle glousse.

Réveil en sursaut

- Nico. - Hein ?

Nico, il est 10 h 45.

- C'est magnifique.

- Il s'est jamais réveillé aussi tard.

- Et il a choisi un dimanche, il est parfait ton gosse.

Elle souffle.

Attends, viens.

- Un jour, la p'tite Huguette

Tripote-moi la bite avec les doigts

Un jour, la p'tite Huguette

S'en revenait du bois

S'en revenait du bois

Il la prend et la baise

Tripote-moi la bite avec les doigts

Il la prend et la...

- Max, c'est quoi cette chanson ?

Où t'as appris ça ? A l'école ?

Chez Bryan ?

C'est son grand frère qui te l'a apprise ?

- Non, son père.

- Ecoute, c'est une chanson de grands et y a plein de gros mots.

Je veux plus l'entendre.

- Mais Bryan la chante toujours.

- Et ben moi, je veux pas.

Jamais, c'est compris ?

Allez, habille-toi.

Musique inquiétante

---

Elle se rend pas compte.

Ca va me prendre du temps de renégocier ces contrats.

Tu manges, Max ?

- J'ai pas faim, j'ai mal au coeur. - Allez, mange.

- Il est peut-être malade.

- Mais non, il veut juste pas aller à l'école.

- Hier t'adorais l'école !

Tu disais que Mme Gagnon était super.

- Grouille un peu, Max. On va être en retard.

- C'est moi qui viens te chercher ce soir.

Bisou.

A ce soir.

La sonnerie retentit.

- Comment ça va, chéri ?

Ca va mon coeur ? Tu dis bonjour à Angela ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Excuse-moi.

- No probs, bye!

- Ca va pas ?

Max, qu'est-ce que t'as ? Il sanglote.

Il y a eu un truc à l'école ?

Tu es fatigué, c'est ça ?

Tu veux quoi pour le goûter, mon chat ?

Un truc en particulier ?

Raffut à l'étage

---

Tintement métallique

---

(Tu cours chez les Maupin, je reviens tout à l'heure.)

(Vas-y, vite.)

Musique angoissante

---

Craquement d'os

---

Elle gémit. - Ca va ?

- Y a quelqu'un là-haut !

---

- Appelle les flics !

Ah, Nico.

- Nico.

- Je suis désolé ! Ca fait pas trop mal ?

- Non. - Elle a quoi ?

- C'est fracturé, faut passer une radio.

- Je vais l'hôpital. - Je t'emmène.

- Non, va récupérer Max. - T'es sûre ?

- Oui. - Où ça ?

- Chez Angela. - J'y vais.

- Nico !

Je te présente mon pote Raphaël.

- Capitaine Rocher. - Nicolas Gravel.

- Il est passé par la fenêtre de votre fils.

- Je t'ai posé une volige, mais il faudra changer la fenêtre.

- Ils ont rien pris ? - Je te la commanderai.

- Il devait être seul et votre femme l'a surpris.

- Nico. - Oui ?

- Et Max ? - Pardon, j'y vais.

J'aurais dû changer cette fenêtre.

- Tu pouvais pas savoir. - Le voisin nous avait prévenus.

- Qui ça, Marchandeau ?

Il est parano, il veut juste vendre ses alarmes.

Si ça se trouve...

- Non, Patrice. - Quoi ?

- Marchandeau dramatise un peu, mais bon...

- J'aurais dû l'écouter.

- Ecoutez, je vais aller l'interroger.

Je fais patrouiller le secteur et je vous appelle demain.

Allez vous occuper de votre famille. - Merci.

- Merci, salut mon grand. Rentre bien.

Tiens.

Prends-en soin, j'y tiens.

Elle est signée.

- Merci beaucoup, Patrice.

- Tu veux qu'on garde Max, ce soir ?

- Non, non. - Sûr ?

- Ouais, je vais le chercher.

Musique inquiétante

---

- Allez, c'est fini.

Allez, Max.

---

Tintement métallique

Que faites-vous, Dimitri ?

C'est aux pompiers de faire ça.

- Je fais travail. Parlez Mme Palon.

- J'y manquerai pas, oui.

Vous avez réparé

le disjoncteur de Mme Gabolde ?

Faites-le !

- Oh, dis donc !

On va manger ?

On va où ?

- Chez Carlie ? - Bof, franchement.

Musique oppressante

---

Le boitier sonne.

---

Le chat miaule.

- Ben alors, Grigri ! ---

Elle soupire.

Le chat ronronne.

Morceaux de bois qui s'entrechoquent.

- Putain. T'inquiète pas.

Je sais très bien ce que je fais.

Allez, putain. ---

Elle pleure.

Bah...

qu'est-ce qui t'arrive ? - Je suis fatiguée.

- Mais c'est normal, ça.

C'est normal, après cette histoire. - Non, c'est pas ça !

C'est juste que...

J'ai trop de boulot et je m'en sors pas,

avec ces cons de merde.

Et puis Max est malheureux,

et toi tu bosses tout le temps avec une équipe de merde.

Y a un truc qui cloche, ici. - Ca va pas du tout, toi.

Hein ?

- Tu veux pas qu'on rentre à Paris ?

- Ben, ma chérie, pourquoi ? - Je...

- C'est ce qu'on voulait, non ?

Sortir de la ville, avoir une maison et un jardin pour Max...

Puis je peux pas démissionner.

- Je sais.

Il souffle. - Allez.

Ca va aller, OK ? T'inquiète pas.

On vient d'arriver, c'est dur pour tout le monde,

mais il va s'habituer, Max.

Et puis toi aussi, hein ?

C'était pas de chance, le cambriolage,

mais maintenant on a le système de Môssieur Marchandeau.

Voilà. On est protégés, quoi.

Ca va aller.

Elle soupire.

Musique de suspense

---

Gémissements faibles

---

- Monsieur ?

Ca va ?

---

Y a quelqu'un ?

Attendez. Respiration paniquée

Y a quelqu'un ?

Oh, merde...

Je reviens tout de suite, je vais chercher de l'aide, OK ?

Ca va aller, monsieur.

Y a quelqu'un ?

Excusez-moi ?

Où était l'infirmière de garde ?

- Elles font plus d'heures sup'.

L'infirmière de jour part parfois avant que celle de nuit n'arrive.

- Ca n'a pas de sens.

- C'est pas très convaincant. - C'est que le début.

- Joli morceau !

Le téléphone vibre.

Ben dis donc, elle insiste !

*- Vous êtes sur le répondeur de Nicolas Gravel...

Elle soupire.

*Tonalité d'attente

Angela ? *- Hey.

- Tu pourrais m'aider ? *- Bien sûr.

- Y a eu un accident où je travaille et Nico répond pas.

*- OK ?

- Tu peux récupérer Max à l'école ? Je viendrai le chercher après.

*- Of course!

- Merci, tu me sauves.

*- Tu préviens l'école ? - Je leur envoie un mail.

Je te remercie, à tout à l'heure.

La sonnette retentit.

*Tonalité d'attente

Le téléphone vibre.

---

*- Hello, c'est Angela ! Laissez un message.

Musique angoissante

---

Raffut dans une pièce

---

Ils crient.

- T'as failli me fracasser la tête !

- Pourquoi t'es dans le noir, aussi ?

- Je sais pas !

T'es folle ! - Putain, pardon.

Ils soufflent.

- Je suis rentré plus tôt, je voulais voir Max.

Il est où ?

- Il serait là si tu décrochais.

- T'as passé une bonne journée, on dirait.

Il est avec Angela, mais elle est pas chez elle.

J'espère qu'il leur est rien arrivé. - Il doit y avoir une raison.

- 20 fois quand même.

20 fois qu'on appelle.

- Il marche bien son produit, y a presque plus de taupes.

- Il pose la fenêtre quand, Patrice ?

- Je sais pas.

D'ailleurs, qu'est-ce qu'on fait de la pièce du fond ?

- Je sais pas, un bureau ?

- Ou alors, une chambre pour un petit garçon,

ou une petite fille ?

- Tu vas pas recommencer. - Allez, quoi !

Ca serait bien, un 2e.

- Nico, c'est pas le moment.

- C'est quand le bon moment ?

- Ils pourraient décrocher, au moins.

- OK, pas maintenant.

Elle soupire.

Des pas approchent.

- Hey Soph'!

T'en fais une tête ! Everything's OK?

J'ai eu une journée compliquée.

- Oh non...

Viens, on va passer à table.

On reçoit des amis.

- J'ai déjà dîné, je viens chercher Max.

- Oh, mais il dort le chéri !

Je l'ai couché, il était épuisé.

- Ah bon ? Mais j'ai essayé de te joindre.

Ah oui, j'avais plus de batterie.

On a été faire des courses, et les garçons ont joué dehors.

- Pourtant je suis venue, j'ai essayé de sonner...

- On entend pas toujours de dehors.

- OK.

Bon, je t'embête pas plus longtemps.

- Je peux le récupérer ? - Of course!

- Dis, Angie,

il reste du vin ? - Dans la cuisine.

- Salut Sophie.

- Bonsoir. - Je vous présente Sophie !

C'est la mère du petit Max.

- BONSOIR SOPHIE.

- Bonsoir. - Hé, Angie !

Mets ses clés dans le bocal !

- Viens, fais pas attention, c'est un gros lourd, Christophe.

- Excellent, Christophe !

- Il dort, j'arrive pas à le porter.

- Ben laisse-le, je m'en occupe. Va te reposer.

Allez ! - Ouais, t'as raison.

- Ils sont mignons.

- Merci. - De rien.

*Une femme gémit.

Elle rit. Oui, c'est l'ado de la maison.

Il dort, il mange et le reste du temps...

20 fois par jour. - Waouh.

- Je sais pas comment il fait. - Ah ben ouais.

- Tu veux pas rester ? - Non, non.

- Allez, appelle Nico. - On est un peu fatigués.

- Oh, t'es sûre ? - Merci.

Elle le garde cette nuit, il dormait déjà.

- C'est super, ils étaient où ?

- Dans le jardin, ils m'ont pas entendu sonner.

- Ben ça va, tu vois ? T'es rassurée ?

- Hum.

Leur ado, il se branle 20 fois par jour

et il fume des joints.

- Ben chérie, c'est un ado, quoi.

D'ailleurs, je veux pas être indiscret,

mais comment tu sais qu'il se...

C'était bizarre.

Ils avaient des invités, et y en a un

qui voulait que je laisse mes clés dans un bocal.

Tout le monde s'est marré. - Mais nan !

Il rit. - Ben si !

- Tu connais pas ? - Ben non !

- Mais c'est un truc hyper connu.

Ca date des années 80. T'organises une soirée,

ou un dîner entre couples.

A l'entrée, tu mets un bocal,

et chaque couple met ses clés dedans,

et puis à la fin de la soirée...

quand tout le monde est rond, la femme prend une clé au hasard.

- Et ?

- Ben elle repart avec le propriétaire.

- Nos voisins m'ont proposé une soirée échangiste ?

- Ben on dirait bien !

- Mais Max est là-bas !

- Oui, mais il a pas le permis, t'inquiète !

- Oui, c'est vrai.

Il rit. - Putain.

- J'y crois pas, quand même.

Sophie a des haut-le-coeur.

Elle tousse et crache.

- Ca va, chérie ?

Elle vomit.

- Putain, cookies de merde.

- J'arrive.

---

Au moins, y en a qui s'amusent.

J'arrive.

Elle l'embrasse.

- Ca va, mon petit chat ? Tu nous as manqués.

Tu t'es bien amusé avec Bryan ? - Bonjour.

- Bonjour. - Je peux vous parler ?

- Oui.

- Maxime, va jouer dans la cour pendant que je parle à ta maman.

- Tout va bien ? - Oui, oui.

C'est juste que...

je trouve Maxime un peu absent, disons.

- Ou, on a eu un imprévu hier, il a dormi chez les Maupin.

- Non, de manière générale, pas juste aujourd'hui.

- Ah ?

- Il participe plus en classe depuis un moment.

Il a beaucoup changé, alors je voulais vous en parler.

Vous pourriez l'emmener chez le pédiatre.

Je pense pas que ça soit grave.

- Un peu quand même, sinon on en discuterait pas.

T'as pas faim, mon chat ?

- J'ai mal au coeur.

- Tu veux prendre un bain ? Ca te fera peut-être du bien.

Friction de scratch - Aïe.

- T'as mal au pied ?

C'est quoi ces chaussures ? Elles sont à Bryan ?

Elles sont trop petites, tu m'expliques ?

- Les miennes étaient mouillées.

- Elle aurait pu venir en chercher.

Musique inquiétante

---

Max, t'as des nouvelles marques dans le dos.

Chéri, tu sais que tu peux tout me dire ?

Clic d'appareil photo

- Et Max, il dit quoi ?

- Il dit rien, il sait pas.

- Ils doivent se chamailler ou jouer à saute-mouton.

- Ca fait deux fois qu'il rentre comme ça de chez eux.

- Ils sont échangistes, pas psychopathes.

- OK. - Quoi, "OK" ?

- Laisse tomber. - Ben dis-moi.

- Laisse, je te dis. J'organise l'anniversaire.

- Putain...

Musique inquiétante

---

Le téléphone sonne.

---

- Oui, allô ?

Ah, d'accord.

OK, j'arrive tout de suite.

C'est des bras cassés

à la compta.

Des pas approchent.

Bonjour Mme Gabolde.

Comment ça va, aujourd'hui ?

- Mieux que ce pauvre Charles !

- Il fait ça souvent ? - C'est sporadique.

Comment va votre petit garçon ?

- Ca va.

Il a du mal à s'adapter.

- A cet âge, on s'adapte à tout.

Ne vous inquiétez pas.

Je suis sûre que vous êtes une maman parfaite.

- Max, allez on y va ! On a rendez-vous.

Salut, Sophie ! - Bonjour, ça va ?

- Alors, cette soirée en amoureux ? - Ouais...

Je dois te rendre les chaussures de Bryan.

- Ca presse pas. - Elles étaient trop petites.

- No way, really?

Je suis désolée.

- Ecoute, j'ai vu David fumer un joint, l'autre jour.

- Je sais, il arrête pas de nous en piquer.

D'ailleurs, on en fait pousser.

Hésite pas, si vous en voulez.

Ou pour les vieux de ton EPHAD. - Non, c'est gentil.

Allez Max. En route, mauvaise troupe !

Allez hop !

Il éternue. Ben alors ?

- J'en ai marre maintenant, d'accord ?

I said enough!

Maintenant, tu te relèves. Dépêche-toi !

Tu vas voir, quand je vais raconter ça à ton père !

T'arrêtes jamais de faire des conneries !

On fait quoi, nous ?

Elle soupire.

- Alors, cette nouvelle alarme ?

- Très bien, merci.

- Vous êtes en sécurité maintenant. - Oui, oui.

- Je viens chercher ma petite fille, mais je me suis trompé.

C'est pas mon tour, aujourd'hui. - D'accord.

Je suis désolée, on a un rendez-vous médical.

- Sophie, si vous avez le moindre problème,

vous pouvez compter sur moi.

- Merci, au revoir.

- Prenez soin de vous.

- Respire fort.

- Alors ?

- Tout va bien.

- Je voulais vous montrer ça. - Comme tous les enfants.

C'est des bobos, rien d'inquiétant.

- OK.

C'est une prise de sang.

T'es pas obligé de regarder, chéri.

Allez, détends-toi.

- Ah. - Regarde ça fait pas mal.

Musique angoissante

---

- Allonge ton bras.

Ca va aller vite, OK ?

---

- Il dit quoi, le médecin ?

- Que les garçons se font toujours des bobos.

- Ben tu vois ? Et pour les nausées ?

- C'est peut-être psy, mais il a fait une prise de sang.

- Y a un truc à l'école, tu penses ? - Non.

Même une conne comme Gagnon aurait vu si on l'harcelait.

Je t'ai dit, ça a commencé après son invitation chez Bryan.

Il soupire. Je sais pas.

Y a un truc qui cloche.

- Tu dis ça parce qu'ils fument et qu'ils sont un peu olé olé.

- Non, pas du tout !

Sauf qu'à chaque fois il revient avec des marques dans le dos.

Il souffle.

On a vu Angela

mettre une baffe à Bryan.

- Ca colle pas avec le personnage.

- C'est ce que je te dis.

Impact sur la vitre

Quand on parle du loup...

Ouais, Bryan ? - On va au parc, avec maman.

Est-ce que Max peut venir ?

- Ben oui, pourquoi pas ?

- Ils vont au parc. - Mais non, enfin !

On vient d'en parler !

- Ah ! Ah, oui ! Non, excuse-moi Bryan,

on doit faire des courses, désolé.

Il claque la fenêtre.

- Tiens, tu finiras, s'il te plaît.

- Je suis désolée, le tunnel St Gilles était fermé.

- Evitez d'en faire une habitude, ce serait mieux.

Je suis désolée d'être en retard. Ca a été l'école ?

Max, tu veux pas me répondre un peu ?

Où t'as trouvé ça ?

Réponds-moi, qui te l'a donné ?

- Je sais pas, on l'a trouvé. - C'est Bryan ?

- On l'a trouvé ! - Mais comment ça ? Où ?

Où tu l'as trouvé ?

Ils l'ont peut-être trouvé dans la cour.

- Il ment, ça vient de chez les Maupin.

- Chérie, y a un collège à côté. - Tu me fais pas confiance ?

- Il ment ! - Mais pourquoi il mentirait ?

- Il a peur !

- Je pense qu'il sait pas ce que ça veut dire.

Faut que tu te détendes. Max il est comme tout le monde.

Il est fatigué par les changements, le cambriolage...

Paf !

On se le tente ?

Allez !

Il rit.

Hé, ça te dit pas ?

- Nico, arrête, c'est pas drôle.

- Je me suis toujours demandé. Il met...

une jambe là,

et une jambe là.

Bah ?

- C'est la fête de l'école. On peut se déguiser.

Amuse-toi bien aujourd'hui.

Je t'aime. Elle l'embrasse.

- Mets ton armure, chevalier.

- J'ai mal à la tête.

Ah bon ? Fais voir.

Doliprane ?

Doliprane.

- M. Gravel. - Ange.

- En forme ?

Vous avez vu le combat ? - Bien sûr, j'adore Kalenga.

- J'ai vu que la fin, mais il a une sacrée droite.

- On était au même club, à Kinshasa. - C'est bon, ça !

Et vous étiez pro ? - Oui, j'ai failli.

- Vous voulez prendre un café ? - Allez.

- Aïe !

- Mme Gravel... - Tout va bien.

- Qu'est-il arrivé ? Ca va mon coeur ?

Tu t'es fait mal ? Tu es tombé ?

Montre-moi. Tu t'es fait mal là ?

Tu devrais apprendre à ton fils à se tenir.

- Pardon ?

- Regarde-le, il fait mal aux autres.

C'est une brute, ton gosse.

Le cartable, merci.

- "Jean-Luc",

"Léo",

"Bryan"...

- Je suis pas sûre.

- Max veut l'inviter, c'est son meilleur copain.

Syndrome de Stockholm. Il pouffe.

- On sera là, de toute façon.

"Mandarine". "Mandarine", quoi...

Musique de tension

---

- ALLEZ MAXIME, ALLEZ MAXIME ! - Ah, bonjour Capitaine.

- Bonjour.

- Vous êtes le père de Charles ? - Et oui !

Pardon pour le retard. Appelez-moi Raphaël, d'ailleurs.

- Une bière ? - OK.

Autant en profiter aussi.

A la vôtre.

- Santé.

Coups violents

- Ils adorent ça !

- Max, doucement avec la pinata !

Cris de joie

- Vous avez réparé votre fenêtre ?

- Non, Patrice doit passer.

Il fait du bon boulot.

- Vous les connaissez ? - Les Maupin ?

Qui ne les connaît pas ?

Le père de Patrice a été maire, ici.

C'est une star locale.

- Et son fils finit souvent chez nous.

- Ah oui ?

- Rien de grave, il deal un peu, il pique des trucs...

Comme son père à son âge, quoi.

Et comme lui, il finira par rentrer dans le rang.

- Bonne fin de journée, merci. - Merci, au revoir.

- Merci, Charles est ravi. - Oh, super.

Au fait, je voulais vous dire,

mon fils entend des bruits sous sa chambre, la nuit.

Il doit rêver, mais bon.

- C'est un enfant, il a de l'imagination,

et on est à la campagne. Mais j'irai jeter un oeil.

Klaxon

J'ai vu que vous utilisiez le produit de Robert.

Pour l'herbe. - Ah, oui.

Faites gaffe, c'est toxique. Ils veulent l'interdire en Europe.

- OK, au revoir. A bientôt.

- Salut, Charles. - Salut.

- Je vais ranger. - Ca marche.

Au revoir. - Au revoir, merci pour tout.

Au revoir, rentrez bien.

Sonnette de vélo

Max ?

Rentre, il fait froid.

Il t'a dit quoi, Robert ?

- Rien, il m'a demandé si j'aimais le jus de pomme.

- Elles te plaisent celles-là ? Tu sais pas ?

Il éternue. A tes souhaits.

Tu préfères les bleues ? - Je sais pas.

Allez, on essaie !

Alors, c'est quoi ? "Puma 78".

Parfait.

Max ?

Max ?

Max !

Tintement de métal

Balles qui rebondissent

Elle souffle.

Ca va pas la tête ?

Vous avez vu ce bazar ?

Enfin ! Excusez-moi.

Désolée. - Tout va bien, ils jouaient juste.

- T'appelles ça jouer, toi ?

- Il préfèrerait taper sur des pinatas, mais bon.

Je veux plus que ton fils entraîne Max dans des jeux idiots.

C'est des garçons, c'est normal...

- Non, c'est pas normal !

Je veux qu'il prenne ses distances.

- Qu'ils soient plus amis ?

Exactement.

Allez, range. - C'est pas toi qui décides.

(- Ton fils terrorise les autres enfants.)

(Et il est violent.)

- Faut te détendre.

- Je veux plus qu'il approche de Max, c'est clair ?

Allez, ça suffit.

- Enfin Sophie, reviens !

On peut parler ! Sophie !

- Max, pas trop longtemps, le vélo. - Oui, maman.

Musique étrange

---

- Je veux pas que son fils s'approche de Max.

- Ils sont dans la même classe, c'est compliqué

- J'ai demandé à ce qu'il change.

On est voisins, on doit déménager aussi ?

- Putain...

Ils sont toxiques, chéri.

- Bryan est turbulent, c'est pas un tueur en série.

- Mais toute la famille est bizarre !

Il pouffe de rire.

Tu vas me soutenir à un moment ? Il soupire.

On parle de ton fils !

- Je parlerai à Patrice quand il viendra pour la fenêtre.

- Non, je veux pas de ce type ici !

- Putain, Sophie ! - Non, je préfère même payer !

Il souffle. - OK, ben tu sais quoi ?

On va s'expliquer.

Salut, Patrice.

- Ben dis bonjour. - Ouais.

- Au fait,

faut qu'on se parle, tous les deux. - De quoi ?

- Euh...

Ben, pour la fenêtre,

on a demandé à quelqu'un d'autre, on savait pas si tu...

- Qui ?

- Pardon ? - T'as demandé à qui ?

- J'ai pas noté son nom.

- Ah ouais, d'accord, je vois.

Allez, on y va.

C'est quoi votre problème ?

On est pas assez bien pour vous ?

On est trop beaufs

pour les citadins ? - Non, non !

- Et mon gosse,

il est trop bête pour le tien ? - Mais non !

Ecoute, nos enfants

et nos femmes ont pas la même personnalité, mais...

on apprécie votre gentillesse.

- Notre quoi ?

- Euh.. Gentillesse. - Gentillesse ?

On s'est pas bien compris, Nico.

On veut pas de votre pitié, nous.

Tu veux savoir ce que je pense ?

Nos gosses sont potes.

Ils sont même très pote, tu vois ? - Oui.

Les potes, y a rien de plus important.

Ca a rien à voir avec nos femmes.

OK. - Faut qu'on discute.

- C'est qu'une fenêtre.

- Non, ça n'a rien à voir.

C'est entre toi et moi, rien d'autre.

Va falloir qu'on discute entre hommes.

Remballe, toi.

Rendez-vous à 20 h vendredi, à mon atelier.

On réglera tout ça autour d'une pinte.

Deal ?

- Deal. Voilà. Allez !

Salut !

- Eh ben !

T'as bien mis les choses au clair, bravo.

- Ouais, ben...

Un moteur de scooter vrombit.

Musique de tension

---

Il a eu un petit accident, il devait chasser un oiseau.

- Je croyais que les chats étaient habiles.

- Ben, pas tous, faut croire.

Faut rien dire à maman, hein ?

C'était le chat de mamie, c'est son seul souvenir d'elle.

On lui dira plus tard, elle est un peu stressée, là.

- C'est quoi "stressé" ?

- C'est quand on est fatigué et de mauvaise humeur.

- Mais si la gamelle reste pleine, elle va s'en rendre compte !

- T'es mignon.

- Et s'il vient plus la câliner ? - Allez, viens.

T'inquiète pas, je vais m'en occuper.

T'es pas trop triste ? - Si, et toi ?

- Un petit peu.

---

Notification d'envoi

- Je peux vous aider ? - On est de la DAS.

- Les remarques de l'an dernier ont été prises en compte.

- Les extincteurs ont été contrôlés ?

- Oui.

- Et le registre de maintenance ?

- Il est dans mon bureau. - Non, il est là.

Merci, Sophie.

Dimitri guidera les inspecteurs.

- Vous avez des embrouilles avec ce gars ?

- C'est un ancien légionnaire qui a déjà tué quelqu'un.

Puis il a l'air d'avoir un sacré tempérament.

Du coup, je me demandais si vous...

pourriez m'accompagner à son atelier ?

- Vous avez besoin de gros bras ? - Oui, au cas où, quoi.

- Vous avez besoin d'un Noir pour protéger votre cul de Blanc ?

- Non, pas du tout, je... - Hé, je vous fais marcher.

Pas de souci, je serai là.

- Vraiment ? - Ben oui. Donnez-moi votre numéro.

Comment il s'appelle le type ?

Un téléphone vibre.

*- Tu rentres quand ? Max a encore mouillé son lit.

- Encore ? *- Oui mon coeur, j'arrive.

Je vais changer les draps. - Je suis là dans 20 minutes.

Notification du téléphone

*Tonalité d'appel

- Tout va bien, Ange ? *- Ecoutez, j'ai bien réfléchi.

Je vais bientôt avoir la nationalité, et ce type,

c'est le fils de l'ancien maire. - Je comprends.

Je comprends, vous en faites pas.

*- Si je peux vous donner un conseil, rentrez chez vous.

Faut pas boxer contre plus lourd que soi.

- Merci, Ange. A lundi.

Connard.

Le moteur démarre.

- Qu'ils soient différents, c'est pas le problème.

- Ben c'est quoi, le problème ?

- "C'est quoi le problème" ? T'es sérieux ?

- Il t'a dit qu'il avait trouvé le dé à l'école.

- Mais c'est un petit garçon, un enfant impressionnable !

Il veut protéger son tortionnaire ! - "Tortionnaire", carrément ?

T'y vas fort, non ?

- Bryan est un enfant perturbé.

Ca doit bien venir de ses parents, non ?

- Il est abusé et il le reproduit. - Merde, "abusé", quoi !

"Abusé", vraiment ?

- Putain...

T'as des oeillères. - Non mais écoute-toi, Sophie !

Tu parles que de ça, bordel !

Tous les jours, c'est : "Nos voisins, nos voisins..."

Mais j'en ai rien à foutre, moi !

- Nico, je te préviens.

S'il arrive quelque chose à Max, je t'en voudrai beaucoup.

- Alors quoi, tu prévenir les flics ?

C'est ça ?

Alors viens on y va. Allez, viens !

Prends ton manteau,

et on y va une bonne fois pour toutes !

- Mais on va pas aller voir les flics !

Ils leur claquent la bise, aux flics.

Rocher nous a rien dit

sur cette histoire de bagarre ! - Alors tu veux quoi ?

Tu veux quoi ?

Elle monte les escaliers.

- Maman ?

Il est où, papa ? - Au travail, mon chat.

C'est la réunion de profs ce matin, donc on reste à deux.

- Je peux aller jouer dehors ? - Oui.

Tu restes dans le jardin, OK ?

Elle soupire.

Musique angoissante

---

Où elle est cette culotte ?

---

Le téléphone vibre.

- Oui ?

*- La maison a été construite sur un cimetière indien ?

- Quoi ? *- Non, je rigole.

Grigri m'a encore amené un cadeau. *- C'est-à-dire ?

*- Il a ramené un corbeau mort sur notre lit.

- Attends, quoi ?

T'as trouvé quoi ?

- Un nouveau cadeau de Grigri.

- Mais il est mort la semaine dernière !

*- J'attendais pour t'en parler, je l'ai retrouvé dehors.

- Mort comment ?

- Quoi ?

*- On l'a écrasé ? Il est mort comment ?

- J'en sais rien, moi.

*Sophie ?

- C'est eux.

*- Qu'est-ce que tu racontes ? - C'est les Maupin.

Ils ont tué le chat pour nous faire peur.

Impacts sur du bois

Attends, je te rappelle.

Tonalité de fin d'appel

J'ai dit que je voulais plus que tu joues avec lui.

Musique triste

---

- Je peux vous aider ? - Je veux voir la directrice.

- Elle est en rendez-vous. Madame ? - Sophie Gravel.

Mon fils Maxime

est en CE1 avec Mme Gagnon.

- Vous avez rendez-vous ? - Non, c'est urgent.

- Alors...

Je peux vous proposer mardi prochain, à 11 h.

- C'est pas français, "urgent" ?

En fait, je pense...

Enfin, euh...

Nous pensons qu'un enfant de sa classe est victime d'abus.

- Un petit instant.

Elle toque à une porte.

- Oui ? - Mme Gravel veut vous voir.

C'est urgent. - Faites-la entrer.

- Allez-y, je vous en prie.

- Marta ?

Jen peux te parler deux minutes ?

- Ca va, Sophie ?

- J'ai besoin d'aide, je suis perdue.

Y a un gamin abusé dans la classe de mon fils.

- T'en as parlé à l'école ?

- Ils m'ont dit qu'ils pouvaient rien faire sans preuve.

Ils vont appeler la DAS, mais ils s'affolent pas.

Pas de vagues. - Non.

C'est fou. J'ai un contact aux affaires familiales.

Je vais t'aider.

Tu sais que les inspecteurs de la DAS sont passés ?

- Oui, Mme Pelon leur a donné le mauvais registre.

- Comment ça ?

- Ils ont demandé le registre des plaintes,

et elle leur a donné un faux.

L'autre jour, Dimitri a trafiqué les extincteurs.

Ca commence à faire beaucoup.

Sophie,

si Mme Pelon a fait ça, c'est qu'elle a ses raisons.

Cet endroit, c'est toute sa vie, OK ?

- Oui,

t'as sûrement raison, c'est juste pas très honnête.

On appelle ?

Faut que j'aille à la compta. - C'est urgent.

- J'aime pas tes insinuations.

- "J'aime pas tes insinuations."

Connasse, va.

*Tonalité d'appel

*- Vous êtes bien à la DAS, ne quittez pas.

- Dix jours ? L'immédiat, c'est pas votre truc !

Dites, "SS", ça veut bien dire services sociaux ?

Connard.

Merde.

On chahute dans le couloir.

C'est quoi ça encore ?

- Quelle tristesse. - Quelle honte, tu veux dire.

- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est Albane Gabolde.

Quand on a un emphysème, faut pouvoir appeler !

- Son alarme était en panne et elle suffoquait.

- Ils l'emmènent à l'hôpital.

Musique dramatique

---

- Ca arrive.

Respiration difficile

---

Va chercher Bion.

---

Bip d'encéphalogramme plat

- C'est fini, je suis désolé.

Elle fond en sanglots.

- Tu sais, ça fait partie du boulot.

- Qui prévient la famille ? - C'est Pelon.

- OK.

Oh, putain.

Mme Pelon ?

C'est votre négligence qui l'a tuée. - Pardon ?

- Vous le savez très bien, avec vos petites combines.

- Allez vous reposer, Sophie.

Musique oppressante

---

Les pneus crissent.

Respiration paniquée

*Tonalité d'appel

Le téléphone vibre.

---

---

- Y a quelqu'un ?

Ah, excusez-moi ? Maxime est avec vous ?

- On a essayé de vous appeler, vous et votre mari.

- Où est mon fils ?

- Angela Maupin l'a emmené. - Quoi ?

Vous l'avez laissé avec elle ?

Vous nous avez autorisés par mail.

- On se fout de ma gueule !

---

- Pardon, Xavier.

---

Oui, chérie ?

- Ils ont pris Max.

- Qu'est-ce que tu racontes ? *- Je suis arrivée en retard !

Quand j'ai emmené Max... *- Calme-toi, t'es où ?

- A l'école, je vais chez eux. Bip de voiture

*- Ils vont lui faire du mal. - Non, rentre.

*J'arrive.

J'arrive.

Musique de tension

---

Bip continu

L'alarme sonne.

Le téléphone sonne.

- Oui. *- Ils sont pas là, y a personne !

- C'est l'alarme que j'entends ? ---

- On s'en fout de l'alarme ! ---

- Je vais à l'atelier de Patrice.

- Je t'en supplie, retrouve-le. ---

- C'est sûrement rien, ils vont pas tarder.

Comment ça "sûrement rien" ? Mais putain, Nico !

*- Les marques, le chat, le dé, qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

Des photos pédophiles de Max sur Internet ? Putain !

*Tonalité de fin d'appel - Allô ?

L'alarme sonne.

---

- Bonsoir Sophie. Je m'excuse, j'ai entendu l'alarme.

- Désolée, j'ai besoin d'être seule, là.

- Tout va bien, Sophie ?

- Vous comprenez ce que je dis ?

Allez, sortez de chez moi !

Sortez de chez moi, dégagez !

Elle crie de rage.

*Tonalité d'appel

- Oui ? *- Dis-moi que tu l'as trouvé.

- L'atelier est fermé.

Reste à la maison.

*On appelle les flics dès que je rentre.

- Non, pas les flics. *- Fais-moi confiance, j'arrive.

Tu bouges pas. - Non !

*Tonalité de fin d'appel - Putain.

Un moteur de voiture vrombit.

Une portière s'ouvre.

Musique de tension

---

Crissement de machine

---

- Patrice !

Eteins ta machine,

il faut qu'on parle.

La machine s'arrête.

- On devait pas boire une bière vendredi ?

- Il est où, mon fils ?

- Mais de quoi tu parles ?

Ca va pas ? Je peux t'aider ?

- Ta connasse de femme,

elle l'a mis où, mon fils ? - T'as craqué ou quoi, Nico ?

- T'as pas répondu.

- Casse-toi.

On a déjà été assez gentils avec ton gosse !

T'es con, ou quoi ?

Il geint.

Musique angoissante

---

Il tousse.

- Patrice ?

Ca va ?

- Je vais te tuer.

Entaille dans la chair

---

Respiration saccadée

Aide-moi, putain !

Aide-moi.

...

Il renifle et tremble.

Elle hyperventile.

---

Musique angoissante

---

Elle pleure.

- Mon bébé...

Nan, nan, nan !

Oh, mon bébé...

---

Elle hyperventile.

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Grincement de bois

Musique vindicative

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- Hey!

- Où est mon fils ?

Maxime ?

Qu'avez-vous fait de mon fils ?

Elle crie.

Max !

- Sophie !

Arrête !

Elle grogne.

Eclat de verre

Lame dans la chair

Ils halètent.

Musique dramatique

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Tintement métallique - Où est mon fils ?

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...

Je l'ai pas trouvé.

Je l'ai pas...

- Chut, viens.

- Je l'ai abandonné.

Je l'ai abandonné ! - Chut, regarde-moi.

(Chut, je vais aller le chercher.)

Musique mystérieuse

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- Et si Grigri vient plus la câliner ?

Musique oppressante

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- Qu'est-ce que tu fous ? Casse-toi !

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- Viens.

Allez.

Des enfants crient de joie.

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Musique dramatique

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- Ca va pas ? - J'ai pas faim, j'ai mal au coeur.

(- C'est le voisin qui a piraté le compteur.)

C'est lui que le gamin a vu.

- C'est comme quand un avion s'écrase.

C'est le mauvais temps,

un boulon mal serré,

un pilote fatigué, un oiseau qui passait par là.

Y a plein de causes pour un seul effet :

le crash.

Musique douce

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Sous-titrage TITRAFILM

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