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Original subtitles

Une femme assassin�e dans d'�tranges circonstances.

Mon sang coulera. Beaucoup me suivront dans la mort.

- Le groupe ? - Des soldats d'�lite. 3-2 alpha.

Raben �tait chef.

Pas d'officier Perk ni de cadavre.

Un lieutenant. Perk.

Attendez. Le cercueil est vide.

On abandonne. Je vais appeler Gedser.

Lund, d�sol� que...

- C'est le quatri�me meurtre. - On ne fait rien ? Qu'y a-t-il ?

Il vaut mieux l'ignorer, �tant Premier ministre.

On y va ?

Creusez en d�tail.

- On peut savoir quoi ? - Non.

Il ne ferait pas de mal au pasteur.

- Pourquoi ? - Pour que je t�moigne.

Myg a parl� de Perk.

Trouve Sarah Lund.

- Tu es parti quand Jonas est n� ? - Ce n'est pas �a.

Ne viens plus jamais.

Pourquoi vous ne l'embarquez pas ?

Raben est le dernier.

Il sert d'app�t ?

- Anne Dragsholm, l'avocate ? - Raben en parlait. Je ne l'ai pas vue.

- Faut pas le l�cher. - Lund ne travaille plus ici.

Vous g�chez votre carri�re m�diocrement pour...

Selon son �pouse, il n'�crivait pas.

Il est r�veill�. On doit lui parler avant Rossing.

- Vous vous ridiculisez. - Qu'a dit Rossing en r�union ?

Tu as encore une visite ?

Ravi de te revoir. Ton ami Rossing.

- Qui ? - Je n'en sais rien.

- Le chef, Jens Peter Raben. - On avait refus� sa lib�ration.

- Mais qui ? - L'administration.

Vous porterez le chapeau, pas Rossing !

- Elle a trouv� qui ? - L'officier meurtrier.

Krabbe demande votre �viction,

ou il sape le gouvernement.

Qui a amen� les fleurs ?

Sa plaque militaire

On a usurp� l'identit� de Perk.

- Quoi ? - Interroge Sogaard.

Vois avec Brix.

La carte a des empreintes du pasteur.

Il ne l'a jamais vue.

Une ambulance. �glise St Simon. Le pasteur respire encore.

THE KILLING II

Dimanche 20 novembre 18 h 11

Va chercher le pasteur.

Il a ni� conna�tre l'avocate, il a menti.

Lund, je n'ai pas le temps...

Le pasteur est gri�vement bless�. Je poursuis le coupable.

Il a fui en me voyant. Il n'a pas pu aller loin.

Envoyez vite des renforts.

On arrive.

- Il a vu son agresseur. - Vous n'enqu�tez plus.

Vous ne devez plus rien entreprendre.

Oui. Attendez une seconde.

N'intervenez pas.

Lund ?

L'ex-ministre de la Justice, M. Monberg, est d�c�d� � l'h�pital.

Il avait �t� admis, suite � un probl�me cardiaque. Frode Monberg

est mort � 52 ans. Il a �t� ministre de la Justice neuf ans,

puis remplac� par Thomas Buch, qui venait de lui rendre visite...

Le Premier ministre a convoqu� Krabbe et le ministre de la D�fense.

Monberg voulait se suicider.

- Sans pression, il n'avouait pas. - Comment ?

- Vous l'avez mis sous pression ? - Il le devait.

Vous n'�tiez pas l�. Vous vous �tes dit quoi ?

Monberg �tait complice. C'est sa faute !

� moins de r�agir vite, la D�fense va gagner.

Monberg ne peut plus rien confirmer !

Il faut �tre au point pour la r�union.

All� ?

Appelez le 1er ministre.

Krabbe et la D�fense vont signer l'accord.

Sans le Parti du Peuple, c'est fini.

Tout �a pour rien.

Le cabinet du Premier ministre.

La r�union a commenc�. Nous attendons leurs consignes.

- Il faut arr�ter la r�union. - Je ne peux pas

sans excellent pr�texte.

- Oui. - Pourquoi laisser Monberg seul ?

Qu'avez-vous dit ?

J'ai �t� pein� d'apprendre la mort de ce grand homme politique,

et avant tout, de cet ami tr�s cher. Une grande perte,

surtout dans le contexte actuel.

On ne pouvait pas deviner ! Pourquoi le d�fendre ?

Je veux comprendre !

Il n'a pas voulu affronter la Justice !

C'est tout !

Convoquez la presse,

et tout de suite.

D'autres auraient mieux convenu pour ce poste.

Oui, mais c'est mon ministre.

Cessez de l'incendier.

Cela d�pendra de votre d�cision.

Nous conclurons en int�grant vos remarques,

avec le ministre de la Justice.

J'aimerais qu'il soit vir�.

Je ne l'ai pas nomm� pour l'�jecter. Buch a des excuses.

Il r�gle des irr�gularit�s commises par Monberg.

- Plus de d�tails ? - Inutile.

Comme vous savez,

Frode �tait d�pass�, ces derniers temps.

Nous verrons quand ce sera plus calme.

Je ne rechigne pas devant les probl�mes. Je suis inquiet.

Pas une journ�e sans surprise, d�sagr�able. Encore derni�rement,

on m'a parl� d'une sombre histoire militaire ancienne.

Vous ne pr�tez pas attention � ces bruits de couloirs ?

�a me rassure.

Signons vite cet accord.

- Tout rentrera dans l'ordre. - Ceci me pousse

� poser des questions

au ministre de la D�fense, M. Rossing, sur une affaire

remontant � deux ans, qui serait li�e � la vague d'assassinats.

Le ministre de la D�fense aurait cach� d'importantes informations,

afin de couvrir

ses manquements professionnels. L'entretien que j'ai eu

avec Frode Monberg l'a confirm�. Je ne peux pas en dire plus,

- mais je vous informerai. Merci. - De quoi l'accusez-vous ?

- Les Islamistes sont innocents ? - Le Premier ministre est au courant ?

Merci.

Vous disiez que les choses allaient rentrer dans l'ordre.

Lund l'a surpris dans l'�glise, l'a poursuivi, et il l'a assomm�e.

Par l�.

Le pasteur a parl� ?

Non, il �tait inconscient. Il est mort avant d'arriver.

Le gars s'est acharn�.

- Qu'a dit Lund ? - De v�rifier la plaque

du soldat exhum�. Elle aurait disparu.

Je n'ai pas donn� suite.

Vous allez vous y atteler. Tirez au clair cette histoire de plaque.

O� est Lund ?

Aux urgences. On va l'interroger.

C'est moi.

Il faut que je te parle de toute urgence.

- Tu n'as pas vu son visage ? - Non.

- Un signe distinctif chez lui ? - Non, je vous l'ai d�j� dit.

Pourquoi tu n'as pas appel� plus t�t ?

Tu n'�tais plus sur l'affaire.

�a va ?

Je te raccompagne.

Je pr�viens quelqu'un ?

Non.

Je ne tiens pas � rentrer.

Ma m�re f�te son mariage.

Il y a des invit�s partout.

Viens.

Je t'emm�ne.

Elle a abus�, mais on tenait quelque chose.

- Non, aucun commentaire. - On n'a pas sa plaque.

- Brix ? - Pas maintenant.

Son identit� a �t� utilis�e

- frauduleusement. - Que faisait Lund l�-bas ?

- Bosse pas en solo ! - Les Renseignements

se sont plant�s. Il faut voir Koenig.

Il est occup�. Buch a lanc� une bombe aux m�dias.

Raben donne du fil � retordre.

Les Renseignements veulent intervenir.

Si tu m'accordais un peu de cr�dit pour une fois ?

J'ai faut�,

et Lund n'est pas irr�prochable.

Si tu avais confiance, autrement que

dans le cadre de nos rencontres nocturnes � l'h�tel,

tu me laisserais voir Koenig.

Je vais voir ce que je peux faire.

Je ne suis pas surpris des d�sistements.

Les gens ont �t� secou�s, mais on s'en occupe.

Alors,

le dernier survivant est votre gendre,

ou votre ex-gendre.

Et la police ?

Il est impliqu� ?

La police ne dit rien. C'est une bonne ann�e

- pour le chevreuil ? - Je n'en ai pas tir�.

S'il a agress� le pasteur,

il est anormal.

Oui.

- Bonsoir. - Sogaard !

- Juste � temps pour le dessert. - Il reste quasi rien.

Asseyez-vous.

Sogaard allait m'inviter � danser.

Oui, absolument.

Torsten, j'insiste. Je suis curieux.

Les forces de l'ordre

vont arr�ter Raben. Cela est confidentiel.

Ils sauraient d�j� o� il est.

Ils le surveillent comme le p�cheur son asticot.

Une seconde.

All� ?

Mais que dit la police ?

D'accord. Merci, Bilal.

Dites-moi ce que je veux savoir et vous retournerez � la f�te.

L'officier que vous avez couvert, c'�tait qui ?

Il disait s'appeler Perk. Il avait sa plaque.

C'�tait qui ?

- Ce n'�tait pas un officier. - Le pasteur dit

- que vous avez �touff� l'affaire. - Je ne vois pas.

Le pasteur a �t� retrouv� mort dans son �glise.

- Tu as besoin d'aide. - Je veux les dossiers des officiers.

Tu ne les trouveras pas. C'est au service du personnel.

Les Renseignements t'ont � l'�il. Tu dois te rendre.

- Les dossiers sont � Holme ? - Tu es un app�t pour le meurtrier.

Arr�te. Tu compliques tout. On va partir ensemble.

D'accord ? Et on va discuter

- de tout �a. - Tu vas la fermer.

Je voulais rentrer chez moi.

Je n'avais que deux semaines � tirer.

Puis, on m'a enferm� deux ans.

- Vous auriez pu enqu�ter. - Il n'y �tait pas, cet officier !

Tu as tout g�ch� pour toi-m�me,

Louise et Jonas.

Quel est ton souci ?

Pourquoi j'aurais racont� �a ? Pourquoi les autres auraient menti ?

J'ai essay� de l'arr�ter, mais �a a �t� facile pour lui.

Il avait la devise des officiers danois tatou�e : "Ingenio et armis".

Je pourrais le reconna�tre.

Par-derri�re.

�a m�ne au jardin.

Les toilettes sont au bout du couloir.

Pas le choix.

Je voulais...

Je vais vous faire une confidence. Je vous ai choisi sans h�sitation.

J'avais enti�rement confiance en vous.

Rien ne laissait pr�sager que vous pourriez

poignarder dans le dos votre gouvernement !

On ne peut pas effacer les accusations port�es.

Je ne vais pas les retirer.

- Nous devons faire le m�nage. - Thomas,

vous n'avez aucune preuve.

J'ai confiance en Rossing.

Laissez-moi l'interroger devant le conseil de s�curit�. C'est tout.

Je n'ai plus trop le choix. Vous avez d�j� annonc� l'�v�nement.

Vous ne mesurez pas les cons�quences de vos actes.

Si ce que vous dites tient la route,

�a doit sortir.

Pareil si vous faites erreur.

Merci de cette confiance.

On va mieux avancer maintenant.

On l'a trouv� dans son �glise. C'�tait un ancien pasteur militaire.

�a porte � cinq les victimes, � moins d'y inclure Monberg.

Pas de plaque ?

Si, par terre. L'assassin a �t� interrompu par la commissaire.

- Sarah Lund ? - Oui.

Le pasteur faisait partie d'Eguir. Il a vu l'avocate Anne Dragsholm.

Les victimes savaient pour l'Afghanistan.

Une enqu�te a tout v�rifi� dans les moindres d�tails.

Ces documents. Rien n'indique qu'il y a eu des meurtres de civils.

Ce qui est trop �vident peut �tre trompeur.

- J'arr�te les cochonneries. - Il faut ressortir ce dossier,

savoir si quelqu'un de la D�fense n'a pas une dent contre Rossing.

- Vous pouvez, Karina ? - Oui.

Dites-moi ce que la police et Sarah Lund trouveront sur l'officier.

Cela risque d'�tre probl�matique.

Lund a �t� dessaisie. Les Renseignements reprennent.

- Des pr�cisions ? - Ils analysent vos r�v�lations,

sans �tre convaincus d'un lien avec les meurtres.

La disparition de la plaque de l'officier est troublante, non ?

Pas tant que �a. En quoi

�a incriminerait l'arm�e ?

Nous n'avons rien qui implique

- des fondamentalistes. - Et Kodmani ?

Les �l�ments viendraient

du coreligionnaire.

Oui, all� ?

Oui.

Pourquoi on n'enqu�te pas sur l'arm�e et Eguir...

Lennart, stop.

Arr�tons ce bras de fer. Je veux entendre Raben.

- Allons le chercher. - Plus tard, on l'a perdu.

Vous l'avez perdu ?

On le cherche. On le retrouvera.

Nous suivons plusieurs pistes. Faites-nous confiance, Brix !

Essayez de r�fl�chir.

Si je savais quelque chose, vous croyez

que je mentirais ?

C'�tait la Justice,

� propos de l'entretien

que Buch a eu avec Monberg.

Monberg avait connu Anne Dragsholm.

Elle lui aurait confi�

qui �tait l'officier meurtrier.

On ne peut pas le v�rifier. Cet �l�ment reste

- peu fiable. - Le message

est clair. La Justice veut que la lumi�re soit faite.

Si quoi que ce soit g�ne l'enqu�te, le ministre sera pr�venu.

Vous oubliez votre...

Merci.

Il nous reste encore une chose � voir.

Non.

C'est tout vu. Je ne veux pas de Lund.

Oui, une seconde. �a y est ? Tu as choisi ?

- Oui, une 38. - D'accord.

- Alors... - Avec du fromage.

�a roule. Vous ajoutez une 38 avec du fromage. C'est �a. Merci.

Au revoir.

- Comment �a va, la t�te ? - Mieux, avec l'aspirine.

- Donne. - Je le fais.

Je vais t'aider.

�a a l'air d'aller.

Pardon, �a doit piquer.

- Je n'arrive pas � comprendre. - Quoi ?

Il n'a pas tir�.

- �a n'a plus d'importance. - Si. Il pouvait s'enfuir.

Il n'aura plus l'occasion, je te promets.

D�j� la pizza ?

C'est pour toi.

Pour moi ?

Excusez-moi. Je n'en ai pas pour longtemps.

Lennart Brix vous donnera les d�tails,

mais nous avons trait� votre cas un peu trop h�tivement.

Nous vous proposons de r�int�grer votre poste.

Vu la tournure

que prend l'affaire, la Justice demande

que vous repreniez les choses en main. Voil�, � demain.

Je veux avoir

la garantie de rester jusqu'� la fin. C'est ma condition.

Ce sera mon enqu�te, avec Strange.

Si �a lui convient.

Aucune restriction.

- J'entendrai tous les officiers. - Tr�s bien. On fera comme vous voulez.

Attendez.

Que les Renseignements ne suivent plus Raben. Je tiens � l'interroger.

Raben est parti.

Oui, je sais. Je le d�plore autant que vous.

Je dors o� ?

Il faut prendre des forces.

- Je vais garder ma pizza pour demain. - D'accord.

Lund ne l'a pas vu. On pense � un officier d'Eguir,

envoy� en Afghanistan. Ce groupe compte 500 hommes

et 28 officiers. Voici la liste.

Tous suspects.

Retrouvez chacun d'eux. On les interrogera.

La plaque de Perk a disparu. Quelqu'un usurpe son identit�.

Peut-�tre qu'il continue � en profiter.

�tudiez les lettres de relance des choses achet�es � son nom. Tiens.

Selon l'enqu�te, la premi�re victime

a d�couvert qui �tait cet officier.

On n'a plus qu'� comprendre comment elle l'a trouv�.

Voil�.

Le rapport sur la f�te des officiers.

- Des infos sur Raben ? - Rien de neuf. Il a laiss� la voiture.

Il s'est volatilis�.

Son �pouse et le colonel �taient l�.

Rien n'indique un contact.

Il veut savoir.

Et les ministres de la Justice et de la D�fense ?

- Il faudra qu'on discute... - Du calme, Lund.

Vous avez lu

- le dossier du commandant ? - Oui. Un pass� int�ressant.

Nous envoyons une �quipe en mission. C'est perturbant pour les hommes.

O� �tiez-vous hier entre 17 et 21 h, avant la f�te des officiers ?

- Un des hommes voulait parler. - Vraiment ?

- Il est pr�occup� par le danger. - Vous avez son nom ?

Appelez-le. Il part bient�t.

Ou �a sera dans six mois.

Hier, vous avez parl� � un pasteur, � quel propos ?

- Vous me collez sa mort sur le dos ? - Peur qu'il parle ?

Non. Il avait �t� agress� par Raben. Je voulais savoir si �a allait.

Vous saviez que Dragsholm avait contact� le pasteur

pour relancer cette vieille affaire.

- Non. - Vous n'�tiez pas pour.

Vous aviez dit que Raben �tait un l�che.

Possible.

Raben a voulu se couvrir.

- Et tout le monde a trinqu�. - Vos relations

avec la femme de Raben ? Vous l'avez raccompagn�e hier.

Vous la connaissez depuis longtemps ?

Il y a cinq ans, vous avez ordonn� qu'on attache des soldats � un arbre.

Ils auraient �t� d�loyaux avec des camarades.

Vous ne mettez pas votre vie entre les mains de quelqu'un.

Je les pr�pare � la guerre. Il faut la confiance.

Raben, vous le trouviez l�che

d'accuser vos officiers d'avoir massacr� des civils ?

Un bon mobile de crime pour vos officiers et vous.

Je veux mon avocat.

J'esp�re que vous serez patient.

Encore vingt personnes � entendre.

Vous �tes partis ensemble ?

Oui, Sogaard m'a raccompagn�e vers 22 h 30. Pourquoi ?

- Rien d'inhabituel ? - Non. Deux secondes.

Les premiers secours :

compresses, bandages, antidouleurs, morphine, etc.

- Et quand Gruner a �t� tu� ? - Je l'ai d�j� dit.

On a rencontr� Sogaard. Il nous a raccompagn�s.

- Il �tait o�, ensuite ? - Je n'en ai aucune id�e.

J'ignore s'il est all� en Su�de avec des explosifs mais j'en doute.

Il est rest� nous aider pour les travaux et la peinture.

D'accord, merci. S'il y a du neuf, on vous fait signe, �videmment.

- Ces interrogatoires sont pesants. - Excusez-moi.

Ils ont leurs raisons.

Essayons de collaborer.

J'ai besoin de la cl� du d�p�t pour mes affaires.

Oui, je m'en occupe.

- J'ai des choses � r�gler. - Je vais le faire moi-m�me.

T'as de la visite, l'abruti d'hier soir.

La police se focalise sur les officiers d'Eguir.

- Pour quelle raison ? Vous savez ? - Oui, en lien avec les assassinats.

Grotesque, nos meilleurs �l�ments ne sont pas terroristes !

Nous faisons au mieux pour que la police avance.

Seulement la police ?

Il para�t que Raben est pass� hier.

- �tiez-vous au courant ? - Non, pourquoi ?

- Il a fait quelque chose ? - Il s'int�resse aux officiers.

Je ne sais pas comment il a fil� entre les doigts des Renseignements.

Ce matin, le service du personnel � Holme a �t� cambriol�.

Quelle �trange co�ncidence, non ? D'apr�s le rapport,

le cambrioleur a vol� les dossiers des officiers d'Eguir.

Capitaine Torben Skaning

Instable, violent, incontr�lable

Trois morts en mission. Le commandant informe le minist�re de la D�fense.

On apprend qu'une famille locale aurait �t� massacr�e.

Voil� la chronologie.

- Des documents ? - Ce que l'arm�e a mis dans le rapport.

Les survivants disent qu'un officier est l'auteur de la tuerie.

Ce serait de la propagande pour les Talibans.

Puis, les soldats se r�tractent. Affaire class�e.

Pourquoi ce revirement ?

Ceux qui pourraient r�pondre sont morts. C'est une �nigme.

Et Jens Peter Raben ?

Aucune trace de lui.

Le ministre de la D�fense le savait,

sinon il n'aurait pas fait pression sur Monberg.

- Une journaliste souhaite vous voir. - Elle va devoir patienter.

- On va � la r�union. - Elle est remont�e

contre le ministre de la D�fense. Vemmer a travaill� pour lui.

Entrez.

J'ai travaill� au service de presse

de la D�fense, il y a deux ans, quand cette affaire a �clat�.

� l'enterrement des soldats

tomb�s pour la Patrie,

le ministre a fait un joli discours.

Au bureau, je re�ois un fax anonyme envoy� d'Afghanistan. Excusez-moi.

- �a d�range si je fume ? - Oui.

Mais non.

- Tenez. - Merci.

- O� en �tais-je ? - Un fax.

C'est le compte rendu du m�decin

qui a examin� les corps apr�s les �v�nements. Il s'av�re qu'il y a

un probl�me entre le nombre de corps et le nombre de membres.

Comment �a ?

Il y en a trop. Il y a une main de trop.

- Une main ? - Oui.

Pas celle d'un soldat.

La main d'un civil ?

C'est fort possible, vu le contexte.

Donc, je transmets le fax pour que l'affaire soit r�examin�e

comme �a allait dans le sens de ce que les soldats avaient d�clar�.

Mais rien ne se passe.

Aucune r�action.

- Le fax n'est pas ajout� au dossier. - Venez au conseil de s�curit�.

Mais je suis coinc�e.

Par le secret professionnel.

On m'accusera de crime contre la s�ret� de l'�tat.

Sinon, j'aurais parl�.

Vous marchandez ?

Je ne monnaye pas quoi que ce soit. �a fait deux ans que j'attends �a.

Je ne peux rien si vous ne parlez pas.

C'est quoi ?

Le fax. C'est une photocopie. L'original est au cabinet du ministre.

Voil�.

Merci.

Je n'y crois pas.

J'ai un tr�s mauvais pressentiment.

Bonjour.

Excusez mon retard.

La r�union est ouverte,

suite aux accusations

contre le ministre de la D�fense,

sur les meurtres et une ancienne affaire militaire.

En plus de moi-m�me, sont pr�sents les ministres concern�s.

Commen�ons donc.

Il y a deux ans, des soldats sont morts en Afghanistan.

On a soup�onn� le meurtre de civils. L'affaire du Helmand.

Raben a vol� des infos sur les officiers d'Eguir. On ne sait pas

qui il cherche, mais il veut le coincer.

Il faut intervenir avant. V�rifiez les v�hicules vol�s.

- Compris. - OK, merci.

Pardon.

Pardon.

Regardez �a.

Lund ?

C'est int�ressant.

Il ne s'est pas pr�sent�. On va le chercher.

- Lund ? - Oui. On parle de qui ?

Lieutenant Peter Lankolm de la caserne, avant d'�tre vir�.

Merci.

C'�tait bien.

Je ne suis plus � l'arm�e. Je ne sais pas ce qui se passe.

Au sein d'Eguir,

comment �a allait avec Sogaard ?

Super. C'�tait mon prof � l'�cole d'officiers. Un type formidable.

- J'ai voulu �tre sous ses ordres. - Pas pour longtemps.

- J'ai quand m�me fait l'Afghanistan. - Vous avez eu

des probl�mes avec vos sup�rieurs ?

J'ai pas de raison de d�blat�rer sur Sogaard.

Je vais t'en donner des raisons.

On peut te coffrer pour ta culture de pavot.

Ce n'est pas pour vendre, c'est pour moi.

Comment c'�tait avec Sogaard ?

Qu'est-ce qui a foir� ?

Tu ob�is,

- il t'a � la bonne, il est cool. - Tu n'as pas suivi les r�gles ?

Je me suis roul� un joint.

Je n'�tais pas plus d�fonc� que les Talibans.

Du coup, ils t'ont vir�.

- Hein ? - Non. Sogaard vire pas si facilement.

J'ai eu le traitement.

C'est quoi ?

Alors ?

Des gars te sautent dessus quand tu dors, t'embarquent � poil.

Avec de l'adh�sif, ils t'attachent.

- Et te mettent un flare dans le cul. - C'est quoi un flare ?

Une fus�e de d�tresse. Difficile de passer inaper�u.

Vous �tes rest� longtemps ? Personne ne vous a aid� ?

Pour ses hommes, Sogaard est un dieu.

Personne ne bouge sans ordre.

Et avec Raben ? C'�tait tendu entre lui et Sogaard ?

Alors ?

Oui, plut�t tendu.

Un m�chant merdier.

Vous en avez quels souvenirs ?

On a entendu des rumeurs et on a su qu'il y avait

un officier qui avait �t� renvoy�. Mais je savais

que Sogaard ne virait pas pour une broutille.

Il a fait pire

que fumer un petit p�tard, alors quoi ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

- C'est Skoning. - Autre chose ?

Non, je ne sais rien d'autre.

C'est lui ?

Merci.

Il r�pond pas.

Il a coup� son t�l�phone. Tu viens ?

Pourquoi le Parlement n'a pas �t�

inform� des accusations ?

On n'alerte pas le Parlement � chaque propagande des Talibans.

Des civils massacr�s, c'�tait � prendre � la l�g�re ?

Le ministre a r�pondu. Si on avan�ait ?

Lancez-vous, jouez cartes sur table.

Allez-y.

C'est quoi �a ?

L'expertise m�dicale

qui n'est pas dans le dossier.

Elle a �t� fax�e anonymement � la D�fense le jour de l'enterrement.

Vous constatez que parmi les restes des soldats,

il y avait une main de trop. De civil.

D'o� sortez-vous �a ?

Cette irr�gularit� m�ritait qu'on enqu�te sur les meurtres de civils.

Aucune raison de s'attarder.

L'affaire a d�j� �t� �tudi�e.

Vous n'avez rien fait !

Vous avez ferm� les yeux l�-dessus !

Et vous avez fait pression

sur Monberg, terroris� par vos jolis discours !

Ce secret, garant de la s�curit� nationale !

Cinq personnes tu�es � cause de ce secret !

Cinq personnes sont mortes par votre faute !

Une explication ?

Assur�ment.

Ce fax a �t� envoy� au minist�re.

Il n'est pas au dossier. Il y a une erreur.

Ce n'est pas vrai. L'heure et le lieu sont bons.

- J'ai v�rifi�. - D�sol� d'insister,

mais des examens approfondis montrent

que la main

appartenait � la bombe humaine.

Vous le dites, mais...

Mais c'est confirm� dans le compte rendu

que j'ai re�u ensuite.

Le temps �tant pr�cieux,

ce rapport est � disposition pour que vous puissiez l'�tudier.

Comment saviez-vous ?

Comment saviez-vous

- pour ce fax ? - Vous foncez.

Vous demandez de s'acharner sur nos braves soldats !

Vous avez pouss� Monberg, en connaissant sa fragilit� !

Et vous avez l'ind�cence de m'accuser

pour votre incomp�tence !

Votre mari ne r�pond pas. Il est chez vous ?

OK.

Pourquoi ?

C'�tait quand ?

D'accord.

Elle ne sait pas.

Skoning �tudie pour devenir officier linguiste,

- � la biblioth�que. - Et alors ?

Quelqu'un a pos� les m�mes questions.

Un ancien camarade qu'elle ne conna�t pas.

- Salut. - Salut, j'allais fermer.

- Oui. Vas-y, je fermerai. - �a marche, bon courage.

Salut.

Le ministre de la D�fense a rejet� vos accusations.

Pr�senterez-vous des excuses ?

M. Buch est ministre de la Justice depuis une semaine.

On ne parie pas sur sa long�vit�. Personne n'a vu

un ministre marquer contre son camp en favorisant l'opposition.

D�s demain, le Parti du Peuple

exigera le d�part du ministre.

Ils signeront probablement l'accord avec les modifications.

- La journaliste ? - Vingt messages sans r�ponse.

C'�tait un pi�ge maniganc� par Rossing.

Ce n'�tait pas agr�able. Je suis soulag�

qu'il doive retirer ces accusations.

C'est ma faute.

Rossing a raison.

J'ai mis Monberg sous pression.

Je n'ai pas l�ch� le morceau, jusqu'au bout.

Je ne me suis pas mis � sa place.

� aucun moment.

Vous aviez une raison. Vous teniez quelque chose.

�a ne saute pas aux yeux.

Excusez-moi... Vous avez deux minutes � m'accorder ?

Ce n'est pas le jour.

Je peux fumer ?

Je ne veux pas parler de l'accord. Je ne vous l�cherai pas les bottes.

Ne vous m�prenez pas. Je signerai l'accord.

Je souhaite votre d�mission, mais vous �tes s�r de vos accusations ?

Pourquoi ?

J'imagine mal que �a vous emp�che de dormir.

- Vous pensez qu'il y a du vrai ? - Pourquoi ?

Il �tait particuli�rement bien pr�par�

� votre attaque-surprise. �a laisse songeur.

Oui, comme vous dites.

Mais on m'a refil� un tuyau perc�.

Rossing a tendu un pi�ge gros comme une maison. J'ai �t� bern�.

Vous �tes content ?

Et une fuite ?

Quelqu'un savait, avant la r�union ?

Je n'ai pas cri� la nouvelle.

Seul vous et votre �quipe �tiez au courant ?

C'est quoi ce jeu ?

- Le Premier ministre ? - Bien s�r.

Sinon je n'aurais rien fait. Pour qui me prenez-vous ?

Excusez-moi, le Premier ministre vient d'appeler.

- Il veut vous voir de suite. - Oui.

Je n'abuse pas plus.

Merci de m'avoir �cout�.

- T'es fantastique. - Arr�te de filmer.

J'ai l'air d'une baleine � fleurs.

C'est joli. Un petit bisou ? Embrasse-moi.

�teins la cam�ra, esp�ce de voyeur.

Salut, d�sol� du retard. Ils m'ont gard� toute la journ�e.

- Excuse-moi, je reviendrai. - Non, reste.

- Le petit n'est pas l� ? - Il est chez mon p�re.

Tu ne l'as pas tromp�.

Tu as r�sist� plus que d'autres.

Tu peux m'aider ?

Il faut r�essayer chez lui, maintenant.

Ta gueule ! Tu t'appelais Perk.

- C'est toi ! - Ce n'est pas moi.

Avoue ! Avoue !

Je sais que c'est toi.

Tu te moques de moi !

Laisse-moi tranquille.

J'ai �t� rapatri� pour une d�pression.

Je suis revenu avec les bless�s.

- Avec qui ? - Ceux de 3-2 alfa.

- Les survivants ? - Ceux qui ont �t� assi�g�s.

T'�tais dans l'avion ?

Laisse-moi.

Raben ?

Raben ?

L�che-le.

Tu es le seul qui reste.

Raben, r�fl�chis bien.

L�che ton arme et viens vers moi.

Viens.

Il est avec moi. Pose ton arme.

Raben, pose ton arme.

Pose-la.

Pose-la, l�ve tes mains.

- Perk. - Pose ton arme !

Imm�diatement !

Fais ce qu'il dit.

Non !

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